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Au rythme de l'année liturgique - Page 177

  • Donner sa chair à manger ?

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    De Charles Becquérieux sur le site de France Catholique :

    Comment Jésus peut-il donner sa chair à manger ?

    mercredi 19 juin 2019

    Pour la Fête-Dieu, le 23 juin, ou fête du Saint-Sacrement, début d’une série de trois épisodes sur l’eucharistie à découvrir dans les prochains numéros de France Catholique.

    Certains affirment qu’en disant «  Ceci est mon corps  », Jésus a simplement fait une métaphore : «  Mon corps est comme ce pain que je vous donne  ». À quoi l’on répondra que si Jésus avait fait une métaphore, il l’aurait sûrement expliquée aux disciples, comme il en avait l’habitude. «  Il ne leur parlait pas sans parabole, mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples  » nous dit saint Marc (Mc 4, 34). Dès lors, pourquoi n’aurait-il pas donné d’explication à ce moment-là ? Certains répondront : parce que le caractère métaphorique était trop évident ! C’est comme lorsque Jésus dit qu’il est «  le chemin  » ou «  la porte  » : tout le monde comprend que Jésus ne se prend pas pour une porte ! Nul besoin d’explication. De même, diront certains, il était évident qu’il n’affirmait pas la présence réelle de son Corps dans un bout de pain.

    Les disciples ont retenu le sens littéral

    Admettons. Mais alors, on se retrouve avec un autre problème : si le caractère métaphorique était si évident, pourquoi, dès les premières années après la mort du Christ, les disciples ont-ils retenu la signification littérale, et non le sens imagé (voir saint Paul, I Co. 11, 23-29) ? Pourquoi les disciples, à qui le Christ expliquait tout, ont-ils cru en la présence réelle du corps et du sang du Christ dans le pain et le vin consacrés ?

    Eh bien, justement, et c’est notre hypothèse : parce que Jésus leur avait bien fait comprendre qu’il ne faisait pas une métaphore ! Rappelez-vous : les disciples avaient déjà entendu parler de ce mystère, à Capharnaüm (Jn 6, 48-60). Et, cette fois-là, les disciples – pas plus crédules que n’importe qui – avaient protesté. Ils avaient demandé des explications. Certains même, scandalisés, avaient décidé de quitter le groupe : «  Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.  » Jésus leur avait dit : «  Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel […] Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.  » Les disciples, comme nous, ne comprennent pas, se récrient, croient avoir mal entendu : «  Comment peut-il nous donner sa chair à manger ?  » (Jn 6, 52)

    Chacun doit choisir d’accepter ou non

    Or, que fait le Christ ? Bien loin de les rassurer en donnant une interprétation plus acceptable, il insiste : «  En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes  » (Jn 6, 53-58). Et encore ceci : «  Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle.  »

    Les manifestations d’incrédulité reprennent parmi les disciples : «  Cette parole est dure ; qui peut l’entendre ?  » (Jn 6, 60) Jésus, ironique, leur lance alors : «  Cela vous scandalise ? Qu’est-ce que ce sera quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !  » Par ces mots, Jésus met les points sur les «  i  » et met chacun en mesure de faire son choix. Si l’on est capable d’accepter l’idée que Jésus est Dieu, alors on ne trouvera rien d’impossible à ce qu’il donne sa chair à manger. Si on la refuse, alors inutile de rester.

    Étrange et perturbant

    Nous autres, lecteurs modernes, sommes tentés de nous dire : «  Mais pourquoi donc les disciples n’ont-ils pas pris ces paroles au sens figuré ?  » Tout simplement parce que c’était impossible ! Dans la langue araméenne, «  manger la chair de quelqu’un  », au sens figuré, ne signifie absolument pas s’unir à la personne en question, mais la haïr, la persécuter et même la tuer. L’interprétation imagée n’était donc pas possible. Si «  manger quelqu’un  » avait voulu dire «  aimer  », on peut supposer que les disciples n’auraient pas été autrement étonnés par les paroles de leur maître. Mais, cela veut dire haïr.

    Or, le Christ ne peut pas dire à ses disciples : «  Qui ne me hait pas, n’aura pas la vie éternelle.  » Ce serait complètement absurde. À l’extrême limite, il aurait pu dire : «  Si les méchants ne me mangent pas (sous-entendu : ne me tuent pas), alors le salut ne sera pas accompli.  » Mais il dit : «  Si vous, qui m’aimez, ne me mangez pas, vous n’aurez pas la vie éternelle.  »

    Aussi étrange et perturbant que cela puisse être, il faut donc reconnaître que la meilleure hypothèse est que Jésus parlait littéralement. De même qu’il fallait manger l’agneau sacrifié dans l’Ancienne Alliance, il faudra manger l’agneau de Dieu dans la Nouvelle. Ne doit-on pas voir là une application de l’affirmation de Jésus : «  Je ne suis pas venu abolir la loi, je suis venu l’accomplir.  »

  • « Du visible à l’invisible : un autre regard » : une exposition sur la Fête-Dieu ouverte à Liège jusqu’au 23 juin

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    DSC00370.jpgDans le cadre des manifestations organisées à Liège pour la Fête-Dieu 2019, l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132) présente une exposition « Du visible à l’invisible : un autre regard » illustrant les figures eucharistiques dans la liturgie liégeoise dédiée à cette Fête. Cette exposition est ouverte à l’église du Saint-Sacrement jusqu’au 23 juin, tous les jours (sauf le jeudi) de 14h00 à 17h00 (entrée libre). Outre les pièces exposées, elle donne à voir un DVD projeté « en boucle » sur grand écran : celui-ci retrace en images commentées la vie de saint Julienne (1193-1258) ) initiatrice de la Fête-Dieu et celle de l’expansion universelle de cette Fête. En fond sonore on peut aussi entendre l’interprétation des chants de l’office primitif de la Fête-Dieu composé par saint Julienne au XIIIe siècle.

    L’exposition est ouverte jusqu’au 23 juin, tous les jours (sauf le jeudi), de 14h00 à 17h00.

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    podcast

    podcast

    Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous:

    Livret exposition 2019 06 16 relu.pdf

    Entrée libre.

    Tous renseignements: tel. 04 344 10 89 ou gsm 0470 94 70 05 .

    Email :   [email protected]

    JPSC



  • Missa Gloria tibi Trinitas (John Taverner, 1490-1545)

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    JPSC

  • Pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres 2019 : Notre-Dame de Chrétienté a réuni près de 14.000 participants

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    PÈLERINAGE DE LA PENTECÔTE : JEAN DE TAURIERS RÉPOND À QUELQUES QUESTIONS

    Chartres intro-bg-4.jpg

    Pour commencer, pourriez-vous nous faire un court récit quant à l'histoire du pèlerinage de Pentecôte? 

    Le Centre Henri et André Charlier est à l’origine de ce pèlerinage,  Notre-Dame de Chrétienté est arrivée ensuite en 1993. Le premier pèlerinage a eu lieu en 1983. Nos fondateurs voulaient reprendre les pas de Péguy, marcher de Paris à Chartres, créer un élan missionnaire à l’imitation du pèlerinage de Częstochowa en Pologne. Jean-Paul II était pape depuis 1978, il venait de subir une tentative d’assassinat, le monde communiste commençait à l’époque à craqueler en Pologne. L’Eglise traversait une profonde crise de la foi dont nous ne sommes d’ailleurs pas sortis. Le pèlerinage de chrétienté voulait développer, dans ce contexte, une société chrétienne, être missionnaire, en s’appuyant sur la Tradition de l’Eglise.

    Quel est le sens de faire le pèlerinage de Chartres aujourd’hui ? Pourquoi avoir choisi le thème « La paix du Christ par le règne du Christ  »

    Notre vie est un pèlerinage, nous sommes tous des pèlerins sur cette terre. Les pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté marchent vers Chartres mais surtout vers le Ciel dont la cathédrale de Chartres n’est qu’un symbole. L’effort physique, spirituel et intellectuel du pèlerinage est une nécessité pour chaque homme qui réfléchit à sa vocation, à sa finalité. Nos jeunes pèlerins le savent bien et donnent bien volontiers ces 3 jours au Christ. Ils vous diront que nous avons tous besoin d’une pause spirituelle dans nos vies parfois agitées qu’invente la société moderne. Le pèlerinage est notre retraite annuelle, certes un peu fatigante et bruyante mais très enthousiasmante.

    Le thème de cette année « La paix du Christ par le règne du Christ » reprend les premiers mots de l’encyclique de Pie XI Quas Primas de 1925. Cette encyclique insiste sur la nécessité de la royauté sociale du Christ sur nos sociétés. La royauté sociale du Christ signifie qu’une société ne peut exister sans se fonder sur la Vérité du Christ. Une société chrétienne est une société qui met en pratique la Doctrine Sociale de l’Eglise. Nul besoin d’être chrétien pour comprendre la nécessité d’une réflexion sur le sens de nos sociétés. En revanche, pour apporter cette paix il est essentiel d’écouter ce que dit le Christ.

    Le cardinal Sarah qui nous avait fait l’honneur d’être pèlerin avec nous en 2018 rappelle cet enseignement quand il dit dans son dernier livre « Un État qui prétend fonder le droit uniquement sur son bon vouloir, qui ne cherche pas à fonder la loi sur un ordre objectif reçu du Créateur, risque de sombrer dans le totalitarisme ».

    Combien de personnes regroupez-vous chaque année ? Il paraît qu’il y a de plus en plus de monde ?

    Nous attendons environ 14000 pèlerins à Chartres, en nette progression par rapport à 2018. Notre monde athée et laïcard génère une réaction du monde catholique attachée à sa civilisation, ancrée dans son histoire, exigeant sur ses engagements. A la surprise de beaucoup, le pèlerin de Chartres est à la fois jeune (environ 20 ans), attaché au rite tridentin, militant et pas du tout effrayé par les enjeux actuels. Des livres récents comme celui de Yann Raison du Cleuziou (Une contre-révolution catholique), de Guillaume Cuchet (Comment notre monde a cessé d’être chrétien) permettent de comprendre ce que je vois comme une réaction salutaire des catholiques français.

    Comment organisez-vous la logistique pour l'accueil de tous les pèlerins ? Y-a-t'il uniquement des bénévoles ?

    Notre-Dame de Chrétienté repose sur le travail de près de 1500 cadres bénévoles dont un grand nombre travaille toute l’année à la réussite du pèlerinage. Nous sommes en train de travailler sur 2020 et 2019 n’est même pas commencé !

    Les sujets les plus variés occupent ces cadres comme l’encadrement pèlerins, la formation, la logistique, le service d’ordre, les cuisines, les tentes, la communication, … Tous les corps de métiers travaillent sur cet événement qui est le premier pèlerinage itinérant actuellement en Europe.

    Vous accueillez évidemment des prêtres dans le pèlerinage. Viennent-ils principalement de paroisses où on célèbre la messe dans la forme Saint Pie V ? Les curés qui célèbrent sous la forme ordinaire font-ils beaucoup de pub dans leur paroisse ?

    Le pèlerinage de chrétienté accueille plus de 300 clercs, religieux, religieuses, prêtres, séminaristes parmi lesquels plus de 150 prêtres. Très international, nous accueillons des prêtres du monde entier avec 20 langues parlées. Environ un quart des prêtres viennent des diocèses, les autres des Communautés dites traditionnelles, pour faire simple les ex-Ecclesia Dei. Tous ces prêtres sont des amis de notre pèlerinage, nous travaillons toute l’année ensemble pour former et animer les chapitres qui se réunissent pour certains en dehors du pèlerinage.

    Notre pèlerinage est missionnaire par la messe traditionnelle. En reprenant les mots de Benoît XVI (mais nous aurions pu aussi bien citer Monseigneur Lefebvre) nous sommes convaincus que la perte du sens de la foi aujourd’hui explique la grave crise spirituelle de notre monde. Nous pensons qu’il existe un lien entre la liturgie, « prière de l’Eglise » disait Saint Benoît, et la foi. « Lex orandi, lex credendi » selon l’ancien adage. Nous croyons finalement comme nous prions. Pour dire les choses autrement, je pense qu’il est plus simple d’être catholique au pèlerinage de chrétienté. Notre attachement à la messe tridentine, le rit extraordinaire, s’explique par cette exigence. Nos pèlerins, les jeunes comme les moins jeunes, viennent pour prier dans cette forme liturgique qui les attire spirituellement vers le Ciel, le but de notre vie sur terre.

    Quelles sont les relations entre Notre Dame de Chrétienté et l’Eglise? Quelles sont vos relations avec l’évêque de Chartres et l’archevêque de Paris ?  

    Nos relations sont excellentes. Le motu proprio de Benoît XVI en 2007 a voulu apaiser les incompréhensions du passé. Je tiens à remercier chaleureusement Monseigneur Aupetit qui a fait tout ce qu’il pouvait pour nous accueillir à Saint Sulpice pour le lancement du pèlerinage (la messe est à 7 heures du matin). Nos pèlerins seraient très heureux de lui faire découvrir le pèlerinage de chrétienté. Peut-être l’année prochaine ?

    Monseigneur Christory, évêque de Chartres, sera pèlerin tout l’après-midi du dimanche. Avec Monseigneur Léonard, ancien archevêque de Malines-Bruxelles et ancien primat de Belgique, il participera au Salut du Saint Sacrement du dimanche soir, un des grands moments du pèlerinage. Et il nous accueillera dans sa cathédrale pour le lundi de Pentecôte pour la Sainte Messe célébrée par Monseigneur Léonard...

    L'Incorrect - Angélique Cottin - 7 Juin 2019 »

    La Messe de clôture a été retransmise en streaming sur le  site  www.nd-chretiente.com/ ce lundi 10 juin à partir de 15h30. Dans son homélie, Mgr Léonard lance un appel au combat à mener dans le monde et au sein même de l’Eglise où règne aujourd’hui une confusion qu’il dénonce:

    JPSC

  • Fête-Dieu 2019 à Liège : toutes les célébrations et manifestations

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    Mardi 4 juin: Fête de la bienheureuse Eve, st Martin 18h
    Dimanche 16 juin: Vernissage expo "Du visible à l'invisible", st Sacrement
    Lundi 17 juin: Conférence d'ouverture, Abbé F. de saint Moulin, Cathédrale
    Mardi 18 juin: Adoration chez les Bénédictines
    Mercredi 19 juin : Adoration, avec les clarisses de Cornillon et le MEL
    Jeudi 20 juin: Fête-Dieu à st-Martin, procession populaire, NightFever à la cathédrale saint-Paul
    Vendredi 21 juin: Adoration à la cathédrale et conférence de Mgr Delville à Cornillon
    Samedi 22 juin: inauguration du béguinage contemporain et spectacle de marionnettes à Cornillon, balade-découverte St-Martin-Cornillon, service aux pauvres au restaurant Kamiano, messe et procession à Tancrémont, Mgr Delville au st-Sacrement avec le Choeur Grégorien de Paris
    Dimanche 23 juin: messe, procession et barbecue del fièsse dè Sacramint amon nos-ôtes à st Pholien, messe internationale à Banneux avec Mgr Fisichella, adoration à Cornillon et concert de clôture au st Sacrement

    Il y en a pour tous les goûts. Découvrez l'ensemble des 31 activités proposées en cliquant ici:

    Programme de "Liège Fête-Dieu 2019"

  • "Ayez soin de conserver votre coeur dans la paix"

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    Hier (3 juin), l'évangile du jour et le commentaire choisi par l'Evangile au Quotidien semblaient particulièrement répondre aux inquiétudes des temps que nous vivons et indiquer l'attitude qu'il convient d'adopter pour ne pas céder au découragement et à la tentation de tout abandonner :

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,29-33.

    En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.

    Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »

    Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !

    Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.

    Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

    (Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris)

     

    Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
    Avis et maximes (173-177 in trad. Œuvres spirituelles, Seuil 1945, p. 1203)

    « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : je suis vainqueur du monde »

    Ayez soin de conserver votre cœur dans la paix ; qu'aucun événement de ce monde ne le trouble ; songez que tout finit ici-bas.

    Dans tous les événements, si fâcheux qu'ils soient, nous devons plutôt nous réjouir que nous attrister, pour ne point perdre un bien plus précieux, la paix et le calme de l'âme.

    Quand même tout ici-bas s'écroulerait et que tous les événements nous seraient opposés, il serait inutile de se troubler, car le trouble nous apporterait plus de dommage que de profit.

    Supporter tout avec la même égalité d'humeur et dans la paix, c'est non seulement aider l'âme à acquérir de grands biens, mais encore la disposer à mieux juger des adversités où elle se trouve et à y apporter le remède convenable.

    Le ciel est stable et n'est pas sujet aux changements. De même, les âmes qui sont d'une nature céleste sont stables ; elles ne sont pas sujettes à des tendances désordonnées, ni quoi que ce soit de ce genre ; elles ressemblent d'une certaine manière à Dieu qui est immuable.

  • Plain- Chant, orgue et violons le dimanche 2 juin 2019 à 10h00 en l’église du Saint-Sacrement à Liège : messe du 1er dimanche du mois

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    MESSE GRÉGORIENNE DANS L’OCTAVE DE L’ASCENSION :

    PLAIN-CHANT ORGUE ET VIOLONS

    DIMANCHE 2 JUIN 2019 À 10 HEURES

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    L’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Ce dimanche 2 juin, l’Ensemble instrumental Darius interprétera des duos de violon extraits des œuvres d’Antonio Vivaldi, Juan Crisostomo de Ariaga et Boris Mokrousov. 

    Le propre grégorien de la messe du dimanche  dans l’octave de l’Ascension est chanté par la Schola du Saint-Sacrement : les mélodies se partagent entre l’évocation du retour glorieux du Christ ressuscité et la venue du Saint-Esprit.  

    Plus de renseignements :

    Sursum Corda asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64.

    Tel. 04.344.10.89. E-mail : [email protected].

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    ________________________________

    Restauration_depliant - Copie.jpgFaire un don pour la restauration de l’église du Saint Sacrement ?  Pour aider à la sauvegarde de ce joyau de l’art néo-classique, vous pouvez faire un don fiscalement déductible en versant le montant de votre choix au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, rue Brederode, 21, 1000 Bruxelles, avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.  

    Pour en savoir plus sur les enjeux de cette importante opération, cliquez ici : Restauration de l'église du Saint-Sacrement à Liège . L'évêque s'implique. Et vous?  

    Tous renseignements : Tel. 04 344 10 89.

    JPSC

  • Quand le Christ nous fait cadeau de sa paix (6ème dimanche de Pâques)

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    Vivre la paix du Royaume

    homélie du 6e dimanche de Pâques C, par l'abbé Christophe Cossement (26 mai 2019)

    Ce dont Dieu rêve, c’est que nos cœurs et le sien soient tout proches, afin qu’il puisse nous communiquer sa vie. C’est par le cœur qu’on reçoit les dons de Dieu. Notre cœur est le centre de notre personne. Quand notre cœur est content, alors tout va. Même de grandes difficultés ne nous font pas peur. Mais quand notre cœur est triste, il n’y a rien qui va bien. Jésus veut nous faire le cadeau d’un cœur où il y a toujours le soleil. C’est pourquoi, comme ultime formation de ses disciples, il leur dit : « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14,27)

    Et nous, nous devons lutter pour recevoir cette paix. C’est une paix vissée au cœur, une paix indestructible, mais qui s’obtient en menant un combat intérieur, le combat de la foi. En quoi consiste ce combat pour accueillir la paix du Christ ? Nous combattons pour prendre au sérieux la parole que nous dit le Christ. Pour « garder sa parole », comme il dit, c’est-à-dire baser nos choix sur lui, sur ce qu’il a dit et fait. Nous combattons pour croire à l’amour du Père posé sur nous, et pour cela nous écartons toutes les paroles de dénigrement que nous proférons sur nous-mêmes ou sur les autres. Nous combattons aussi pour ne pas nous laisser entraîner par le flot qui nous pousse à oublier la présence de Dieu : un flot dans notre tête — toutes les choses captivantes du monde d’aujourd’hui — et un flot autour de nous — le poids de l’incroyance généralisée. C’est pourquoi le Père nous donne un défenseur, le Saint-Esprit. Jésus l’appelle défenseur, « Paraclet » comme on dit en latin, ce qui veut dire « avocat ». Le Saint-Esprit nous assiste dans le combat pour accueillir la paix du Christ.

    Comment l’Esprit est-il avocat, défenseur ? Il le fait en rappelant ce que Jésus nous a dit, c’est-à-dire en rendant ses paroles pénétrantes, motivantes. Il nous montre avec quel amour le Christ nous interpelle. Quand nous lisons l’Évangile, nous nous trouvons parfois bien en décalage par rapport à ce que le Christ attend de nous. Mais ce qui pourrait nous paraître décourageant dans ce que nous demande le Seigneur par son Église, cela devient une lumière lorsque l’Esprit Saint lui-même nous instruit, car il nous montre en même temps l’exigence et l’amour qui fait dire cette demande exigeante. Demandons au Seigneur : Père, fais que je sois motivé par le chemin que ton Fils me propose ! Que l’Esprit Saint me conduise par le cœur à conformer ma vie à l’Évangile de ton Fils !

    L’Esprit Saint procure la joie profonde de se savoir aimé par Dieu que nous respectons et aimons. Cette joie qu’il est difficile de garder constamment dans les aléas de la vie d’ici-bas, elle deviendra notre état constant dans le Royaume de Dieu, la Jérusalem d’en haut, la ville illuminée par Dieu lui-même et où nous pourrons habiter avec lui. L’amour de Dieu sera dans tous les cœurs et circulera entre tous.

    Dans cette perspective, prions aussi pour tous ceux qui n’aiment pas le Christ, qui trouvent qu’il y a tant de choses plus ur­gentes et plus intéressantes que de s’attacher à lui. Car Jésus disait aussi : « Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé » (v.24). Ce n’est pas rien de ne pas aimer le Christ, de dire : ta parole ne nous intéresse pas. Car c’est la parole du Père qui a tout créé, de qui tout vient et vers qui nous allons. Il faut prier beau­coup pour ceux qui disent : Dieu ne m’intéresse pas, j’ai tant d’autres priorités. Prions pour eux, afin qu’un jour nous puissions nous réjouir ensemble de la beauté de Dieu !

  • Plain-chant sur Liège le samedi 25 mai 2019 : avec la Schola Trunchiniensis Femina de Gand et l'Académie de Chant grégorien à Liège

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    « Lumière d’éternité » 

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  • Liège, dimanche 5 mai 2019 à 10h00 en l’église du Saint-Sacrement, messe du Bon Pasteur : plain-chant, orgue et violons

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    L’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Le dimanche 5 mai prochain, l’organiste Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers et l’Ensemble instrumental Darius interpréteront deux œuvres du XVIIIe siècles : l’une de Mozart et l’autre de Vivaldi. 

    Le propre grégorien de la messe du 2e dimanche après Pâques dédiée au « Pastor Bonus » est chanté par la Schola du Saint-Sacrement : il exprime la confiance des enfants de Dieu dans le bon pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis. Se chante également au cours de la liturgie du jour l’hymne célèbre « Regina Caeli », dédiée à la Vierge au temps pascal.

    Regina Caeli (solennel):

     

    JPSC

  • Mgr Rey présidera le pèlerinage Summorum Pontificum : une présence encourageante

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    Mgr_Rey.jpegUn entretien de Mgr Rey, évêque de Fréjus et Toulon, avec l’abbé Barthe, le 30 avril 2019, lu sur le site web du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    « Pour la fête du Christ Roi, se déroulera à Rome la huitième édition du pèlerinage Summorum Pontificum. Cette année, c'est Monseigneur Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui présidera le pèlerinage. L'Abbé Claude Barthe, aumônier du pèlerinage, a répondu à nos questions. 

    Cette année, c’est donc Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui présidera le pèlerinage Summorum Pontificum.

    En effet, du 25 au 27 octobre, Mgr Dominique Rey conduira ce pèlerinage au Tombeau de l’Apôtre. Sa présence sera particulièrement appréciée des pèlerins venus de toutes les parties du monde, car il est un des rares évêques à appliquer intégralement le motu proprio de 2007. Je veux dire par là que bien des évêques acceptent certes volontiers la célébration de la messe traditionnelle dans leur diocèse, mais au titre d’une permission qu’ils accordent pour tel ou tel lieu, telle ou telle paroisse. C’est une bonne chose. Mais dans le diocèse de Fréjus-Toulon, conformément aux dispositions de Summorum Pontificum, les curés de paroisses ont toute latitude pour prendre eux-mêmes, librement, l’initiative de répondre aux demandes des fidèles.

    Quel est le programme du pèlerinage ?

    Avant le pèlerinage, comme l’an passé, aura lieu une « Rencontre Summorum Pontificum » à l’Augustinianum, le vendredi 25 octobre, qui sera organisée par Paix liturgique et Una Voce.

    Quant au pèlerinage, il commencera le vendredi après-midi par un chemin de Croix à Saint-Louis des Français, et il s’achèvera le dimanche, par une messe pontificale à la Trinité-des-Pèlerins. Mais comme chaque année, le moment fort du pèlerinage sera le samedi 26 octobre, avec une adoration eucharistique à San Lorenzo in Damaso, suivie d’une procession dans les rues de Rome, présidée par Mgr Rey, et d’une messe pontificale à Saint-Pierre qu’il célèbrera à midi. 

    Comment faut-il s’inscrire ?

    Pour la Rencontre Summorum Pontificum, les indications seront données dans quelques temps. 

    Pour le pèlerinage, un programme détaillé sera également fourni, mais aucune inscription n’est requise. On peut librement participer à tout ou partie du pèlerinage. En revanche, il faut que chacun organise son propre voyage et qu’il prévoit son logement, ce que je conseille de faire assez tôt (on peut aussi s’adresser à l’agence Via Sacra, [email protected], qui peut se charger de réservations de vols et dans des hôtels ou pensions religieuses). Les dates du pèlerinage se situent d’ailleurs au sein des vacances scolaires de la Toussaint. Pour les prêtres qui voudraient être rentrés en France le dimanche 27, afin d’assurer leur ministère paroissial, il existe des vols à tarif intéressants partant de Fiumicio le samedi après-midi.  

    Vous jugez donc importante la présence de Mgr Rey ? 

    Pour les catholiques français, qui appartiennent à ce qu’on appelle le « peuple Summorum Pontificum », c’est un encouragement. Aussi, est-il est bon que les pèlerins de notre pays soient nombreux à l’entourer. 

    En outre, la pratique conforme à l’esprit et à la lettre du motu proprio, qui est la sienne comme celle de quelques autres évêques dans le monde, doit être saluée et soutenue. La visée de Summorum Pontificum était de « banaliser » la messe d’avant le Concile, et cela doublement : d’une part, il la déclarait de soi légitime, au même titre que la messe de la réforme qui a suivi le Concile, puisque chaque prêtre de rite latin peut désormais personnellement la célébrer ; d’autre part, c’est au curé de paroisse qu’il a confié le soin de l’organisation publique de cette messe, lorsque des fidèles la demandent, au titre d’un exercice normal de sa charge pastorale. Cette normalité de l’usus antiquior est un jalon extrêmement important pour le redressement futur de la liturgie et de l’Eglise. Il est très important d’entourer les évêques qui, dans le monde, l’ont compris. »

    Ref. Mgr Rey présidera le pèlerinage Summorum Pontificum : une présence encourageante

    La normalisation de la forme dite extraordinaire du rite romain se poursuit : conformément à la base juridique fournie par le motu proprio « summorum pontificum » édicté le 7 juillet 2007 par le pape Benoît XVI pour mettre fin à la « guerre des deux messes ». Usage minoritaire sans doute, mais répandu de plus en plus paisiblement et partout. Il faut s’en réjouir. Petit rappel:

    JPSC

  • Quand le Père Michel Viot paraphrase Arletty

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    Atmosphère, atmosphère, l’Eglise d’aujourd’hui a-t-elle une gueule d’atmosphère ? Lu sur le blog du Père Michel Viot :

    Michel Viot 58c8c090459a45905d8b473d.jpgLa « trêve pascale » étant maintenant terminée, il importe que l’Eglise se souvienne que sur la terre elle a le devoir d’être militante. Au cas où elle l’aurait oublié, au travers du désengagement de certains, voire de leurs manques, et pire encore de leurs trahisons, le terrible avertissement, que constitue à mes yeux l’incendie de Notre Dame de Paris, est venu nous le rappeler. Le feu  qu’il agresse des cerveaux chrétiens ou leurs sanctuaires de pierres, est le genre d’ennemi qui incite aux questions et aux combats. A ce propos d’ailleurs, je me demande si nous avons tous vu brûler la même chose quand j’entends parler de reconstruction et de restauration. Je fais partie de ces catholiques qui n’admettront ni le modèle Reichstag de Berlin (mais les allemands avaient de bonnes raisons de ne pas reconstruire à l’identique), ni l’intrusion d’une flèche de style contemporain qui serait à notre cathédrale ce que le « vagin de la reine » fut aux jardins de Versailles.

    Ma première question demeure cependant liée à mon titre. Sans la semaine Sainte et l’incendie j’en aurais parlé beaucoup plus tôt. Par plusieurs médias nous avons en effet appris que des prêtres et des laïcs impliqués dans la vie du diocèse de Lyon, avaient voté, le 28 mars dernier, par 48 voix sur 50, le départ définitif de leur Cardinal Archevêque, Monseigneur Philippe Barbarin dont le Saint Père venait de refuser la démission, tout en acceptant que celui-ci prenne ses distances avec le diocèse. Ensuite on pouvait lire que ces votants se trouvaient dans « un climat de bienveillance et d’écoute mutuelle et une très belle atmosphère de communion et de paix ». Ma première réaction fut de me demander ce qu’ils auraient fait sans cette angélique atmosphère ! En fait, nous étions plongés dans des brumes de charité de sacristie, quant au vocabulaire, il me fait regretter ces autres brumes d’un Quai sur lequel l’inoubliable Arletty parlait d’atmosphère avec un accent de vérité reflétant admirablement le niveau moral de ce conciliabule lyonnais ! Ces paroles entre guillemets sont rapportées à l’identique par Valeurs actuelles et le Point comme venant du Vicaire général, Mgr Yves Baumgarten. Elles n’ont pas, à ma connaissance, été démenties. Si on ne peut que se poser des questions sur ce qu’on entend à Lyon par « climat de bienveillance » et « écoute mutuelle », il parait difficile en revanche à tout bon catholique de ne pas en être indigné ! Depuis quand, dans l’Eglise catholique une assemblée a-t’elle le droit de voter sur une décision prise par le Saint Père, décision dont le caractère temporaire a été clairement expliqué par les deux principaux intéressés (le Pape et le Cardinal) ? Aussi la suite du communiqué du Vicaire général apparaît comme plus que malheureuse, même si elle ne fait que traduire la « volonté générale » de ces grands électeurs engagés dans la vie du diocèse qui m’apparaissent décidément comme des héritiers du richerisme rousseauiste et gallican de 1789 « la solution de retrait ne peut être que temporaire ». Pourquoi redire ce qui a été exprimé par le Saint Père sinon pour manifester que cette décision d’en haut n’a de valeur que parce qu’on l’accepte en bas, et qu’on en contrôlera l’application ? Ce qui permet d’oser d’autres incongruités en parlant « des signaux contradictoires envoyés par notre Église ces derniers jours » et « du Cardinal qui continue à tirer les ficelles. Il doit se retirer pour que la gouvernance soit claire ». Dans certains combats, on est sauvé par le gong ou le sifflet de l’arbitre. Ici, c’est la bonne vieille hypocrisie ecclésiastique qui empêche les prophètes célestes de Lyon de crier à leur évêque « enfermez-vous dans un couvent pour ne plus en sortir », version évangélique du «  suicidez vous, » hurlé par certains gilets jaunes aux policiers. Je crois que le Vicaire général de Lyon a largement été dépassé par les événements, je ne lui en veux nullement et n’aurais pas aimé me trouver à sa place. Mais c’est son évêque qui l’a nommé, il n’exerce ses fonctions que par délégation d’un pouvoir qu’il ne possède pas en propre. Je regrette donc qu’il n’ait pas pris plus de distance avec ce qu’avait voté cette assemblée irresponsable.

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