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Ethique - Page 447

  • Belgique : quand les citoyens se réveillent…

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    À partir du 10 mai 2014, un GPS électoral est mis en ligne par les partenaires 'NousCitoyens' asbl et Sudpresse. En Belgique francophone, c’est le seul système d’aide au vote permettant de sélectionner l’ensemble des candidats aux élections du 25 mai. Il est couplé au Répertoire Politique déjà mis en ligne le 4 avril par 'NousCitoyens'.

    'NousCitoyens' dépend évidemment de la collaboration des candidats pour compléter les rubriques. Les candidats sont répertoriés gratuitement et peuvent à tout moment éditer leur profil. Les utilisateurs du système ont un accès gratuit aux profils de tous les candidats, mais limité à certaines rubriques. Pour visualiser les données de contact, le CV, les scores électoraux ils doivent se connecter en tant que membre cotisant de 'NousCitoyens'.

    'NousCitoyens'

    ‘WeCitizens – WijBurgers – NousCitoyens’ asbl est un observatoire citoyen agissant comme ‘test-achats’ de l’électeur et ‘quality-surveyor’ de la gestion publique dans l’ensemble du pays. Créée en novembre 2012, l’asbl est pluraliste, indépendante de toute institution et membre d’associations internationales telles que Democracy International. Elle mobilise des citoyens de tous les bords, convaincus que la transparence est indispensable pour le bon fonctionnement de la démocratie. 'NousCitoyens' ne prend pas position sur les choix politiques : elle n’est ni de gauche, ni de droite, ni du centre.

    Les candidats et mandataires politiques n’ont pas de pouvoirs au sein de l’association. Les partis sont toutefois représentés dans un « Groupe de liaison politique » qui sert d’interface entre l’asbl et les partis.

    Pour son financement, l’association invite les citoyens à cotiser comme membres. Les cotisations donnent droit d’accès complet au Répertoire politique et au FiscoFlash (un bulletin d’actualité fiscale). Les cotisations varient selon les catégories : particuliers, associations & institutions, entreprises, etc. La cotisation de base est de € 15.

    Afin d’assurer une bonne qualité de ses informations, l’asbl s’appuie sur un comité scientifique, composé de professeurs universitaires, de journalistes et autres experts.

    Sudpresse

    Sud Presse S.A., appartenant au groupe Rossel, édite les journaux : La Capitale, La Meuse, La Province, La Nouvelle Gazette et Nord Eclair. Le tirage global est de 116.000 exemplaires.

    Selon le Centre d’Information sur les Médias (CIM), Sudpresse atteint un niveau de 618.000 lecteurs journaliers (en incluant le site web et les applications digitales).

    Contact : Jean-Paul Pinon, administrateur délégué, 0497 527751

    JPSC

  • Après la déconstruction soixante-huitarde, les Veilleurs font le pari de l'intelligence

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    Du Père Thierry-Dominique Humbrecht, o.p. sur le site FigaroVox  :

    PHOd3a309a2-d149-11e3-baf2-5f6a5bb018b1-100x100 (1).jpg« Dans l'Église de France, des jeunes se sont levés, pendant que s'asseyaient leurs aînés, quand ils ne se couchaient pas. Peut-on interpréter les événements? Le monde culturel et politique fait assaut d'aveuglement et de surdité, à mesure que la réalité lui échappe. Est-ce par entêtement ou bien par défaut d'analyse? Qu'en est-il des chrétiens?

     La déconstruction, pauvreté des riches

    La génération post-soixante-huitarde cultive le goût de la déconstruction, démolition systématique de la civilisation qui l'a enfantée. Subversion tout confort, de gauche comme de droite, entre élitisme des beaux quartiers et tiers-mondisme mondain. Elle met tout en péril mais ne risque rien. Pour disserter sur les pauvres, il faut disposer de tous les atouts de la richesse, sans se croire obligé de rencontrer ceux dont on parle. Pour priver les humbles de culture, il faut détenir les clefs du pouvoir culturel. Par ses gesticulations, l'oligarchie en déclin fait étalage de ses richesses, devant les contribuables médusés.

    Ce petit monde coupé de tout paie cher son mépris, «absorbé dans sa graisse et dans ses ténèbres», comme le disait Saint-Simon du fils de Louis XIV. Les nouvelles générations s'en détournent. Non par réaction, elles sont privées des instruments permettant d'y parvenir. Pour objecter, il faut être cultivé. Elles ne tuent pas le père, elles n'en ont pas eu. Elles ne sont même pas bobophobes, puisque nourries depuis le berceau de culture bobote, la seule autorisée en démocratie. L'idéologie monochrome les a privées de capacité pluraliste. Ignorantes des postures de leurs aînées, ces jeunes planètes s'éloignent, le cosmos se vide.

     L'ouverture murée

    Dans l'Église de France, qu'en est-il? Parfois, on se prend à tracer, malgré soi, des parallèles. Pas pour la richesse des élites, encore moins pour le snobisme de caste, ni a fortiori pour le mépris des pauvres. Mais pour la grisaille du discours, l'éloignement culturel, et, curieusement, pour la faiblesse des instruments d'analyse du présent.

    Nos générations ont été soûlées de slogans, aussi assénés que privés d'explications ; par exemple, la nécessité pour les chrétiens de «l'ouverture au monde». Mais si les chrétiens doivent s'ouvrir au monde, c'est qu'ils n'en font pas partie. Ce vent d'optimisme autoproclamé se fonde sur un pessimisme révoltant. Récusons cette mode complexée, et dans l'Église les modes sont longues. Comme si les chrétiens, en panne de fécondité, se mettaient à la remorque des idées des autres et peut-être surtout de la reconnaissance de ceux qui ne les aiment pas.

    Le pire est que l'incantation de l'ouverture, plombée et plombante, comporte une part de vérité. Or cette vérité risque de vaciller, si les chrétiens perdent les instruments de leur immense culture. Pour comprendre le monde, il faut l'étudier. Étudier, c'est lire, donc écouter, discuter à égalité, discerner au nom de l'Évangile, puis expliquer ce qu'on a compris.

    La philosophie s'est voulue critique. Étudions-la et devenons critiques. Pas seulement envers nous-mêmes, mais aussi à front renversé, envers les produits dérivés et même falsifiés qu'assène la culture postmoderne.

    L'intelligence au pouvoir

    Sont apparus des débats publics qui mettent en jeu la personne humaine, l'amour, Dieu. Où sont les dossiers philosophiques et théologiques solides et nuancés, parus à cette occasion ou surtout par anticipation? Les intellectuels qui ont préparé les lois s'y livraient au grand jour depuis Michel Foucault - pas plus d'un demi-siècle. Promener sur les boulevards son droit au courage, c'est bien. Critiquer ceux qui le font est également un droit. C'est aussi nier leur courage, celui qui brave la pensée unique, et les rejoindre à égalité dans l'absence de parole culturelle.

    Les chrétiens marginalisent leurs penseurs, alors qu'ils en ont, ou bien ne réfléchissent pas aux conditions de leur reproduction. L'Église de France a pris l'habitude de déléguer à des non-croyants le soin de penser le domaine du religieux, comme par un constat d'impuissance à s'y livrer elle-même. Elle commence à regretter son anti-intellectualisme et son déracinement doctrinal (toutes catégories spirituelles confondues, y compris les Ordres religieux qui jadis se piquaient d'intellectualité). Si la confrontation culturelle n'est pas au compte de nos priorités, elle se fera mais sans nous.

     Veilleurs et éveilleurs

    Quel discours puissant et transportant les chrétiens, laïcs comme clercs, offrent-ils aux jeunes générations? «La foi ne s'enseigne pas», nous a-t-on enseigné doctement. Elle ne l'a pas été, merci. Au sortir de cette fabrique d'ignorants, les rangs se sont éclaircis.

    Pourtant, voici que des jeunes catholiques surgissent, nul ne sait comment. Les Veilleurs ont veillé, dignes, lumineux, mal soutenus, grands dans leur petitesse et leur non-violence. Les policiers en étaient bouleversés, sans avoir le droit de dénoncer la répression à laquelle ils étaient mêlés. L'Église sait-elle encore lire les signes des temps, même avec des lunettes à triple foyer?

    Beaucoup de ces jeunes pressentent qu'ils doivent parler, leurs aînés leur laissant mutisme ou hébétude. Hélas, à défaut de colonne vertébrale culturelle, ils risquent de se raccrocher à l'action, action souvent sans formation, donc à courte vue. Le moment est venu de la profondeur. Maritain l'appelait la «sainteté de l'intelligence».

    À défaut d'avoir précédé, nous pouvons encore suivre. Nous sommes acculés à l'exemplarité culturelle.

     Réf. Après la déconstruction soixante-huitarde, les Veilleurs font le pari de l'intelligence

    Thierry-Dominique Humbrecht est un religieux dominicain, écrivain, théologien, philosophe, lauréat de l'Académie des sciences morales et politiques.

    Oui mais voilà : dans l’Eglise comme dans l’Etat, qui donc occupe le pouvoir ? JPSC 

  • Quand Rome prépare le synode sur la famille

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    De  Sandro Magister sur son site « Chiesa » (extraits)

    « Le pape François exhorte à s’ouvrir aux "périphéries" du globe. Mais alors ce n’est pas par l’Allemagne ou par la France que la doctrine et la pratique de l’Église en matière de mariage homosexuel et d’accès des divorcés remariés à la communion peuvent être définies 

    Au cours des démarches de préparation au synode consacré à la famille, l’un des éléments qui ont eu l’impact le plus fort a été le questionnaire qui a été distribué "dans le but d’obtenir des données concrètes et réelles à propos du thème du  synode" : (…) Les réponses devaient rester confidentielles. Cependant certains épiscopats, en particulier ceux des pays de langue allemande, Allemagne Autriche, Suisse, les ont rendues publiques, ce qui a mis en évidence le fait que, dans ces pays, il existe une grande distance entre, d’une part, l'enseignement de l’Église en matière de morale et, d’autre part, l'opinion et le comportement de très nombreux fidèles.

    Le secrétariat du synode est en train de préparer un rapport général à propos des réponses données au questionnaire.

    Mais, en attendant la publication de ce rapport, il peut être utile de parcourir les résultats d’une enquête scientifique qui a été menée dans 40 pays des cinq continents par celui des centres de recherche sur les religions qui fait le plus autorité, le Pew Research Center, dont le siège se trouve à Washington :

    Cette enquête, menée entre 2013 et le commencement de 2014 et rendue publique le 15 avril, a consisté à demander aux personnes interviewées d’indiquer si elles considéraient comme moralement acceptables ou non huit situations ou comportements, dont six concernant précisément la famille, qui est le thème du synode :l'avortement, l'homosexualité,les relations sexuelles extraconjugales de la part de personnes mariées, les relations sexuelles entre adultes non mariés, le divorce, les contraceptifs. Pour l’Europe, les pays qui ont fait l’objet de l’enquête ont été le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Pologne, la République Tchèque, la Russie. Pour l’Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada. Pour l’Amérique latine, l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, le Salvador, le Mexique, le Venezuela. Pour l’Asie, la Turquie, la Jordanie, le Liban, les Territoires Palestiniens, Israël, la Chine, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Pakistan, l’Inde, les Philippines, la Corée du Sud. Pour l’Afrique, l’Égypte, la Tunisie, le Ghana, le Kenya, le Nigéria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Ouganda. Pour l’Océanie, l'Australie.

    Les réponses varient d’un thème à un autre et d’un pays à un autre. Mais, alors que les contraceptifs et le divorce sont admis partout par la majorité de la population, l'avortement, l'homosexualité et les rapports extraconjugaux sont en revanche considérés comme moralement inacceptables par la plupart des personnes interrogées dans la majorité des pays. (…) En chiffres l’écart le plus important s’établit entre, d’une part, quelques pays d’Europe et le Canada et, d’autre part, les pays d’Afrique (…). En Amérique latine, l'Argentine est le pays qui s’approche le plus des standards européens. 

    Par ailleurs l'enquête du Pew Research Center met également en évidence la nature de l’écart : entre l'opinion majoritaire de certaines parties de l’Europe et de l’Amérique du nord, où règnent l'indifférence en ce qui concerne l’avortement, la dissolution du mariage et l'idéologie du "genre", et la sensibilité opposée d’autres parties du monde, immenses, en particulier en Afrique et en Asie, où existent cependant de sérieux problèmes dans d’autres domaines, qu’il s’agisse des mariages arrangés ou de la polygamie.

    Si, comme le prêche inlassablement le pape François, la mission de l’Église n’est pas de se renfermer dans ses vieux périmètres géographiques et culturels mais de s’ouvrir aux "périphéries" du monde, il est évident que le catholicisme allemand ne peut pas être – c’est un peu ce qui arrive en ce moment – le paramètre universel du changement dans la doctrine et dans la pratique de l’Église en matière de famille, d’accès des divorcés remariés à la communion et de mariages entre personnes du même sexe.

    Réf. En matière d’homosexualité et d’avortement, la voix du Tiers Monde

    Deux remarques, pour ne pas simplifier les choses:

    Par eux-mêmes, les mots sont toujours piégés. En fait, le pape François prie l’Eglise qu’il qualifie d’ « auto-référencielle », de sortir d’elle-même pour aller vers les « périphéries » : en ce sens, dans son esprit, l’Allemagne pourrait être plus « périphérique » que l’Ouganda ou le Kenya…

    Par ailleurs, l’enquête du  Pew Research Center a un caractère scientifique que celle du Saint-Siège, sauf erreur, ne revendique pas, ce qui relativise la portée des conclusions qu’on pourrait tirer de cette dernière.

     JPSC

  • François va-t-il béatifier Paul VI en octobre prochain ?

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    De Solène Tadié sur le site « Aleteia » :

    Après l’approbation de la part de la commission médicale du professeur Patrizio Polisca d’un miracle attribué à l’intercession de Paul VI, c’est au tour des théologiens de la Congrégation pour la cause des saints d’abonder dans ce sens, rapporte Vatican Insider.

    Ce miracle aurait permis la guérison “inexpliquée” dans les années 90 d’un bébé à naître, à qui l’on avait diagnostiqué une maladie qui lui aurait causé d’importants dommages physiques et cérébraux. Les médecins avaient alors conseillé à la mère d’avorter, mais celle-ci n’en fit rien, convaincue que sa foi pourrait sauver son bébé. Elle préféra s'en remettre à l’intercession de Jean-Baptiste Montini, le pape Paul VI, auteur de l’encyclique “Humanae Vitae”, un vibrant plaidoyer en faveur de la vie. 

    Le bébé est né en parfaite santé

    Contre toute attente, aucun problème d’ordre physique ou cérébral n’a été constaté sur le nouveau-né. Le miracle n’a pas été immédiatement signalé, il fallait que le bébé atteigne l’adolescence afin de s’assurer que la guérison soit bien définitive, et le miracle complet. 
    Le postulateur de la cause, Antonio Marrazzo, avait déclaré en 2012 au micro de Radio Vatican qu’il s’agissait d’un “événement vraiment extraordinaire et surnaturel, survenu par l’intercession de Paul VI”, précisant que cette guérison s’inscrivait dans la logique du magistère de ce dernier.

    Vers la béatification 

    Le 20 décembre 2012Benoît XVI avait souligné le caractère “héroïque” des vertus de Paul VI, dont la béatification s’inscrirait en continuité essentielle avec ses prédécesseurs. Dès lors, il ne manquait plus qu’un miracle soit officiellement attribué à son intercession. 

    L’approbation unanime des théologiens doit encore être confirmée par les cardinaux et évêques du dicastère, avant l’accord final du pape François. Vatican Insider  rapporte en outre que ces deux étapes manquantes pourraient avoir lieu dans les plus brefs délais, laissant entrevoir la béatification du pape Paul VI dans les mois à venir.

     Réf. Le miracle de Paul VI approuvé par la Congrégation pour la cause des saints

    Encore une élévation d’un « pape du Concile » sur les autels ? Une épidémie toute pastorale . JPSC.

  • Le Saint-Siège auditionné par le Comité de l’Onu sur la torture

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    Sur le site de l’agence Zenith :

    ROME, 2 mai 2014 (Zenit.org) - Le Saint-Siège souhaite « un dialogue serein et objectif » lorsqu'il présentera son Rapport sur la Convention contre la Torture (CAT) au Comité de la Convention, dans le cadre d'une « procédure ordinaire », les 5-6 mai 2014 (cf. Zenit du 15 avril 2014).

    Dans une note dont la traduction est publiée par Radio Vatican, le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, met en garde en amont de la rencontre contre les « pressions exercées par des ONG fortement orientées idéologiquement ».

    En février dernier en effet, un rapport du Comité de l’ONU sur les droits de l’enfance avait accusé le Saint-Siège de violer la Convention des droits de l'Enfant et critiqué le Vatican pour ses positions sur l'homosexualité, la contraception et l'avortement (cf. Zenit du 5 février 2014).

    Pour le P. Lombardi, il s'agit d'une « manipulation » par laquelle les comités des Nations-Unies formulent « des questions qui ne sont pas directement liées au cadre strict de la convention correspondante, mais à une interprétation extensive du texte ».

    Au contraire, le Saint-Siège souhaite « dialoguer de manière sereine et objective dans les limites des conventions et de leurs buts, afin que ces dernières ne soient pas dénaturées et que leurs comités ne perdent pas de leur autorité sous quelque pression idéologique » mais qu'ils restent « instruments de progrès dans le respect et la promotion des droits de la personne ».

    En réaffirmant « son ferme engagement contre toute forme de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants », le Saint-Siège précise qu'il a adhéré à la Convention en 2002, « pour le compte exclusif de l’État du Vatican. Sa responsabilité juridique quant à l'application de la convention ne s'applique donc qu'au territoire et compétences de l’État vatican et non à l’Église catholique de par le monde ».

    Le Comité de la Convention contre la Torture publiera ses observations sur les rapports des Etats auditionnés le 23 mai prochain.

    A.K. 

    Extraits de la note du P. Federico Lombardi:

    « La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, à laquelle adhère de nombreux états, est un des principaux documents des Nations-Unies.(…) Pour évaluer l'importance de l'audition et la nature du dialogue entre la délégation et le comité, et vue la nature de la convention (qui touche principalement à la matière pénale ou carcérale, aux rapports judiciaires internationaux, etc) il importe de préciser au premier chef que le Saint-Siège a adhéré pour le compte exclusif de l’État du Vatican. Sa responsabilité juridique quant à l'application de la convention ne s'applique donc qu'au territoire et compétences de l’État vatican et non à l’Église catholique de par le monde (…).

    Dans le cadre de ses discussions avec les états signataires les comités des Nations-Unies formulent souvent des questions qui ne sont pas directement liées au cadre strict de la convention correspondante, mais à une interprétation extensive du texte. C'est par exemple ce qui s'est produit en janvier lors de l'audition devant le Comité pour la Convention sur la protection des mineurs. Ce genre d'intervention découle généralement des pressions exercées par des ONG fortement orientées idéologiquement dans l'opinion publique ainsi que sur les comités des Nations-Unies.

    En l'occurrence on avait agi dans les médias pour que les abus sexuels sur mineurs soient débattus lors de l'examen du Comité sur la torture alors que cela relève à l'évidence de celui sur les Droits de l'enfance. Il s'agissait à l'évidence d'une manoeuvre et d'une manipulation(…).

    Il faut donc espérer dialoguer de manière sereine et objective dans les limites des conventions et de leurs buts, afin que ces dernières ne soient pas dénaturées que leurs comités ne perdent pas de leur autorité sous quelque pression idéologique. De fait ils doivent rester instruments de progrès dans le respect et la promotion des droits de la personne. C'est ce que le Saint-Siège espère en vue du rendez-vous des 5 et 6 mai, en réaffirmant son ferme engagement contre toute forme de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

    Les 5 et 6 mai à Genève : un remake de l’audition devant le Comité de la Convention sur la protection des mineurs ?

    A cet égard, l'’agence News.va a émis un signal « complémentaire » qui nuance celui de "Zenith" (extraits) :

    "Concernant la question des abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé, le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston (Etats-Unis) et président de la nouvelle commission anti-pédophilie instituée par le pape François, a déploré qu’il y ait “encore beaucoup de personnes qui ne voient pas cela comme un problème de l’Eglise universelle“. Au terme de la 1ère réunion de 3 jours au Vatican de ce nouvel organe, le 3 mai 2014, le haut prélat a estimé que “l’ignorance“ et le “déni“ étaient encore importants dans l’Eglise sur le sujet (…)

    C’est d’ailleurs pour aller à l’encontre de cette ignorance que la commission souhaite s’élargir, pour représenter d’autres zones géographiques, et accueillir plus d’anciennes victimes d’abus sexuels, volontaires pour faire avancer l’Eglise sur ce dossier. La commission n’écarte d’ailleurs pas l’idée de créer plusieurs groupes de travail pour avancer efficacement sur plusieurs aspects de ce dossier complexe".

    Et, selon le site « Riposte catholique » :

     « Le pape François va prononcer un discours le 10 mai prochain, aux dirigeants des 29 agences de l’Organisation des Nations Unies à l’occasion de leur réunion plénière à Rome le 10 mai prochain. Les observateurs considèrent cette rencontre comme un « moment crucial » pour le Saint-Père afin de rappeler quelques principes de la doctrine sociale de l’Église dont les agences de l’ONU se sont sensiblement éloigné, notamment en matière de défense de la vie. Selon une source anonyme du Saint-Siège rapportée par Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register, le message devrait être « fort ». De son côté, Austin Ruse, président du Catholic Family and Human Rights Institute (C-FAM), estime que la rencontre « pourrait être très importante » et offrir au Saint-Père « l’occasion d’inviter les agences à revenir à ce qui les a fondé plutôt qu’à poursuivre un programme radical ». Il est bon de rappeler que, depuis près de vingt ans, le Saint-Siège ne subventionne plus l’UNICEF en raison de la promotion de l’avortement que mène cette agence ».

    Ici : Le pape François va s’adresser aux agences de l’ONU

     A suivre...

    JPSC

  • France : l’avortement, seulement une question de chiffres ?

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    Lu sur le blog du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

     

    "L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) recense 810 000 naissances et 222 500 avortements en France pour l’année 2013. Ce qui fait environ 21,8 % de bébés avortés, soit, en d’autres termes, plus d’un bébé sur cinq tués dans le sein de leur mère. On estime par ailleurs que 96 % à 98 % des enfants dépistés porteurs de la trisomie 21 suite à un diagnostic prénatal sont avortés. La systématisation du dépistage – informatif à l’origine et finalement préventif - de cette anomalie chromosomique a pour conséquence l’éradication quasi totale de ce handicap en France comme dans la plupart des pays dits « développés ».

    Un chiffre qui fait frémir

    Grâce à l’immense travail d’information et de sensibilisation des défenseurs des personnes porteuses de la trisomie 21, comme la Fondation Lejeune pour ne citer qu’elle, cet eugénisme silencieux commence progressivement à être dénoncé publiquement. Si quelques figures du monde politique ou scientifique se targuent d’atteindre un jour 100 % de trisomiques avortés, le chiffre de 96 % est difficile à justifier, même pour ceux qui ne sont pas spécialement acquis à la cause de la défense de la vie. Une dénonciation forte du sort terrible qui attend les fœtus porteurs du fameux chromosome surnuméraire avait notamment été faite à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 le 21 mars dernier, comme nous l’avions expliqué ici.

    Militer pour les 27,5 % ?

    Nous mettions en lumière la position paradoxale de nombre de défenseurs des personnes atteintes de trisomie 21 qui consiste à déplorer l’eugénisme dont elles sont victimes sans toutefois remettre en cause la pratique même de l’avortement. Éléonore Laloux a 27 ans, elle est trisomique, elle est l’égérie rieuse et attachante de l’association « Les Amis d’Éléonore » qui se bat pour faire changer le regard de la société sur ce handicap.  Elle a publié à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 et avec la collaboration du journaliste Yann Barte, « Triso, et alors ? » (éd. Max Milo). Éléonore y raconte sa naissance, son enfance, son entrée dans le monde professionnel, elle y raconte aussi la manière dont son chromosome surnuméraire est vu par ceux qui l’entourent, combien elle a dû se battre pour surmonter toutes les difficultés liées à son handicap. Poussée et encouragée par ses parents eux-mêmes très investis dans la cause, elle ne se contente pas seulement de livrer un témoignage sur sa vie, elle s’offusque également de ce que la plupart des personnes trisomiques soient avortées sans autre forme de procès. Et pourtant, celle qui semble si heureuse de vivre et si reconnaissante à ses parents de l’avoir menée à terme écrit ainsi : « C’est une maladie génétique qui n’est pas lourde à porter mais il faut vivre avec. Il faut aider la recherche et puis surtout informer et rassurer. Mais on doit aussi respecter le choix des parents. S’ils ne veulent pas garder l’enfant, ce n’est pas grave. Mais c’est quand même dommage. » Pour certains, il n’est pas question de s’interroger sur la pratique de l’avortement : comme si le problème n’était pas tant le fait que les trisomiques soient avortés mais le fait qu’ils le soient en masse, du moins plus que les autres. On entend ainsi de nombreux défenseurs de la cause déplorer la différence de traitement entre personnes saines et handicapées.

    À croire qu’il faudrait militer pour que 21,8 % des trisomiques soient tués in utero : au moins, tout le monde serait logé à la même enseigne. L’égalité jusque dans la mort, est-ce vraiment ce pour quoi nous devons nous battre ? Devrons-nous cesser de nous battre pour les trisomiques si un jour « seulement » 21,8 % d’entre eux étaient tués ?"

    Rédigé par Adélaïde Pouchol le 02 mai 2014 dans Éthique et tac

    Éléonore Laloux, porte-parole du collectif "Les Amis d'Éléonore".

    Réf. Avortement : seulement une question de chiffres ?

    JPSC

     

  • A Liège le 26 mai prochain: conférence de Mgr Paglia, Président du Conseil pontifical pour la Famille

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    A Liège, le lundi 26 mai ne sera pas que le lendemain des élections : invité par l’évêque du diocèse, Jean-Pierre Delville, Mgr Vincenzo Paglia, Président du Conseil Pontifical pour la Famille donnera, à 20h en la collégiale Saint-Jacques de Liège, une conférence sur ce thème de la famille, enjeu d’un important Synode qui aura lieu à Rome dans quelques mois.

     PAF 5 euro. Gratuit en-dessous de 25 ans.

    famille_chretienne.jpg

     

     

    Pour en savoir plus sur l’orateur du jour, voyez son blog et, notamment, le texte d'une conférence que Mgr Paglia a donnée au Collège des Bernardins (Paris) le 25 juin 2013.

     

    http://www.vincenzopaglia.it/index.php/la-famille-reve-et-ressource-de-la-societe.html

     

    JPSC

  • Les cours de religion menacés dans l’enseignement public luxembourgeois

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    Lu sur le site des médias catholiques belges : Les cours de religion sont menacés au Grand-Duché de Luxembourg. Plusieurs centaines de personnes ont donc manifesté samedi dernier pour défendre le maintien du choix entre cours de religion et cours de morale laïque.

    "Actuellement, deux cours sont dispensés dans les écoles luxembourgeoises: un cours d’instruction religieuse et un cours d’éducation morale et sociale. Mais le nouveau Premier ministre, Xavier Bettel, a décidé de mettre en place un cours sur les « valeurs », qui remplacerait l’enseignement de la religion.

    C’est le collectif « Fir de choix » (« Pour le choix », en Lëtzebuerger) qui a organisé cette manifestation. « Le cours d’instruction religieuse devra continuer à faire partie de ce choix. L’école se doit d’assurer l’accompagnement et la formation des jeunes dans leur recherche de sens. C’est pourquoi l’école a pour mission de transmettre une éducation globale qui ne se limite pas aux seules connaissances, et d’en assurer la qualité », écrivent les auteurs de la pétition contre le projet gouvernemental, qui rassemble actuellement 18.000 signatures. « Le libre choix actuellement garanti est l’expression d’un respect mutuel et d’une démocratie vivante », poursuivent les signataires.

    Pour ce gouvernement composé de partis laïcs (libéraux-socialistes-écolos), il est grand temps de réformer le dialogue entre l’Eglise et l’Etat au Luxembourg. Après les cours de religion, le gouvernement Bettel a déjà prévu de revoir le système de financement des cultes.

    Mais ces réformes ne passent pas très bien parmi la population, qui voit d’un mauvais œil cette « guéguerre » entre laïcs et catholiques. David Marques, éditorialiste du journal Le Quotidien, n’hésitait pas à écrire:  »Même au niveau des réformes sociétales, qui étaient censées former un des fers de lance de la nouvelle coalition, les résistances sont en train de se former. Les mois à venir ne s’annoncent donc pas de tout repos. »

    M.B (d’après La Croix)

    Ref. : Au Luxembourg, une manifestation pour défendre les cours de religion

    JPSC

  • François, « le pape des pauvres »

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    Mais de quels pauvres parle-t-on ? Ici : http://www.culture-et foi.com/nouvelles/articles/hans_kung_pape_francois_defi.htm, le célèbre théologien Hans Küng (photo) invite le pape François à choisir son chemin (extraits) :

    images (6).jpg«  (…) Le pape François n’a pas encore donné de preuve convaincante de sa volonté d’engager une réforme.

    Il me paraît tout à fait naturel et vraisemblable qu’un évêque d’Amérique latine accorde la priorité aux pauvres des bidonvilles des grandes métropoles. Mais le pape de l’Église catholique ne doit pas perdre de vue qu’il existe, dans d’autres pays, des types différents de « pauvreté » qui touchent d’autres groupes de personnes. Ces groupes se battent pour améliorer leur situation et le pape est davantage en mesure d’aider ces pauvres que ceux des bidonvilles qui peuvent être mieux pris en charge par des organismes gouvernementaux et par la société en général.

    Les Évangiles synoptiques ont une conception plus large de la pauvreté. Dans l’Évangile de Luc, l’expression « bienheureux les pauvres » désigne sûrement les vrais pauvres, les pauvres au sens matériel. Quand, dans son Évangile, Mathieu écrit : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre », il pense plus aux pauvres de cœur, à la pauvreté spirituelle des personnes qui sont à la recherche de Dieu et qui sont conscientes de leur pauvreté spirituelle (…)  

    Alors, le nombre de pauvres ayant besoin d’être secourus augmente considérablement. L’aide du pape, en raison du poste qu’il occupe, est de toute première importance. En fait, cela tient au fait que le pape est le représentant d’une institution et d’une tradition ecclésiastique; on attend de lui non seulement des paroles de réconfort et d’encouragement, mais aussi des gestes de miséricorde et de charité. 

    Quand il est question de « pauvres » dans l’Église, on pense spontanément à trois groupes de personnes :

    Le premier groupe est constitué de millions de personnes divorcées dans de nombreux pays.

    Ces personnes sont privées des sacrements de l’Église pendant toute leur vie parce qu’elles sont engagées dans une seconde union. Il faut dire qu’à notre époque une plus grande mobilité sociale, une souplesse et une liberté plus grandes, jointes à une durée de vie plus longue, rendent plus difficile l’harmonie au sein d’un couple pendant toute une vie. Il est certain que le pape voudra maintenir l’indissolubilité du mariage malgré ces conditions plus difficiles. Mais l’indissolubilité ne doit pas être comprise comme une condamnation absolue des personnes qui ont connu un échec, sans qu’elles puissent espérer de pardon.

    Plutôt, ce commandement exprime un idéal de fidélité pour toute une vie, comme cela est vécu par un grand nombre de couples, mais sans aucune garantie de durée. En vertu de la miséricorde que le pape François prêche, l’Église autoriserait les personnes divorcées et remariées à avoir accès aux sacrements si tel est leur désir profond.

    Le second groupe de « pauvres » est celui des femmes ostracisées à cause de la position officielle de l’Église sur la contraception, l’insémination artificielle et l’avortement. 

    Il y a des millions de femmes dans le monde à souffrir d’une détresse spirituelle. Seule une faible minorité de femmes catholiques acceptent la position de l’Église sur la l’interdiction de la contraception « artificielle », et plusieurs par contre ont recours en toute bonne foi à l’insémination artificielle. On doit éviter, bien sûr, de banaliser l’avortement et de l’utiliser comme moyen de contraception. Sauf que les femmes qui, pour des raisons graves, ont recours à l’avortement et sont en proie à de grands problèmes de conscience, méritent compréhension et miséricorde.

    Le troisième groupe de « pauvres », ce sont les prêtres qui ont quitté leur état pour se marier. 

    Ils sont des milliers sur tous les continents. On sait que bien des jeunes hommes aptes au sacerdoce ne deviennent pas prêtres à cause de l’obligation du célibat. Le célibat librement accepté continuera toujours d’avoir sa place dans l’Église catholique. Mais la règle du célibat obligatoire pour les clercs est contraire à la liberté garantie dans le Nouveau Testament, à la tradition œcuménique du premier millénaire et aux droits humains d’aujourd’hui. L’abolition du célibat obligatoire serait le remède le plus efficace au manque criant de prêtres et à la disparition progressive de la pastorale dans le monde. Si l’Église maintient la règle du célibat obligatoire, l’accès souhaitable des femmes à l’ordination sacerdotale devient impensable. Le pape François aura maintenant d’importantes décisions à prendre. A ce jour, il a fait preuve d’une grande sensibilité et d’une profonde empathie pour les problèmes des gens, et il n’a pas manqué de courage dans diverses situations. Ces qualités le rendent apte à prendre les décisions nécessaires et attendues sur des questions qui sont des problèmes depuis des siècles.

    Dans l’interview qu’il a accordée aux revues jésuites du monde, comme La Civiltà Cattolica et America, et publiée le 20 septembre, le pape François reconnaît l’importance de questions telles que la contraception, l’homosexualité et l’avortement. Mais il refuse de donner à ces questions une place trop centrale dans la mission de l’Église. Il souligne l’importance d’un « nouvel équilibre » entre ces problèmes d’ordre moral et les appels de l’Évangile lui-même. Mais cet équilibre ne pourra être atteint que lorsque des réformes constamment reportées seront enfin réalisées et que ces questions morales secondaires n’enlèveront pas à l’annonce de l’Évangile sa nouveauté et son attrait. Tel sera le grand défi du pape François. »

    Le Pape et le Malin ? Hans Kung, prêtre suisse, est professeur émérite de théologie œcuménique à l’Université allemande de Tübingen. Il est le président de la Fondation Éthique Planétaire (www.weltethos.org).

    JPSC 

  • Sur Gènéthique.org... (28 avril)

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    Euthanasie: des pharmaciens Néerlandais refusent de délivrer les médicaments

     
    Bien que l'euthanasie soit légale aux Pays-Bas, des pharmaciens Néerlandais refusent de délivrer les médicaments létaux permettant de la réaliser. Selon Altijd Wat Monitor, un programme de télévision qui a mené l'enquête, ce refus ne serait pas nécessairement motivé par des motifs religieux. Certains pharmaciens s'y refusent [...] Lire la suite sur genethique.org

    Mexico: 12 avortements pour 15 naissances

     
    En 2009, l’Institut national des statistiques et de géographie (INEGI) fait état de 153 237 naissances dans la ville de Mexico, tandis que le Collège de Mexico et l’Institut du Guttmacher font état de 122 455 avortements sur la même période. [...] Lire la suite sur genethique.org
     

    Suisse: La fécondation in vitro en léger recul

     
    Depuis 1978, plus de cinq millions d'enfants sont nés par fécondation in vitro (FIV). En Suisse, c'est plus de 1600 enfants chaque année, soit près de deux naissances sur cent; un chiffre qui est aujourd'hui en léger recul après des années de forte augmentation. [...] Lire la suite sur genethique.org
     

    Un député russe s'oppose à tout commerce relatif à la GPA

     
    Yelena Mizulina, à la tête du Comité pour la famille, les femmes et les enfants et député de la Duma (Parlement russe) souhaite que la pratique visant à rémunérer les mères porteuses soit interdite. Elle souligne que rémunérer des femmes pour porter les enfants d'autres personnes est une pratique [...] Lire la suite sur genethique.org

  • Jean-Paul II, les Lumières et la liberté de conscience

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    JPII-AMsj-2_large (1).jpgEn marge de la canonisation du pape Wojtyla, un article du Père André Manaranche sj publié par le site « Liberté Politique » :

    « LA DONNE d’abord entre la raison et la foi. La raison se définissait elle-même par son étroitesse (« dans les limites de la simple raison ») et rejetait tout ce qui ne pou­vait entrer dans ce corset logique. Mais en devenant une « philosophie séparée », elle s’enflait en même temps qu’elle se mutilait. Alors la foi a humilié la raison comme étant un rationalisme prétentieux. Puis elle a fustigé cette raison pour la timidité de son agnosticisme. Ce qu’a fait Vatican I.

    Le retour de la raison

    Restait à Jean Paul II de réquisitionner tout l’apport culturel des sagesses pour venir au secours d’une mentalité libérale qui avait perdu — et même rejeté — tout repère objectif pour ne plus se fier qu’au consensuel ou au procédural. Le navire suivait alors non plus l’étoile polaire mais son fa­nal avant. Le pape défunt aura ainsi retourné l’argumentation en exaltant ce “paganisme” (Platon, Aristote, les stoïciens...) que la pastorale, elle, prenait comme une stupidi­té. Ceci en philosophie et aussi en morale, si l’on en juge par Veritatis splendor.

    Nous n’avons pas fini de réaliser ce renversement, nous les chrétiens et encore plus certains athées résolus qui n’ont pas dépassé l’athéisme du charbonnier ou l’athéisme du café du commerce, nous provoquant à reprendre une vieille apologétique devenue risible. En se fermant à la foi, la raison perd son dynamisme et sa noblesse : elle sous-raisonne, elle dé-raisonne ou bien elle arraisonne tout avec morgue.

    Jean Paul II — comme Édith Stein — auront dû, pour rendre possible la recherche de la vérité, changer de voie d’accès. Partis de la phénoménologie (Husserl, Max Scheler), avec une incursion dans la mystique (Jean de la Croix, Thérèse d’Avila), ils retrouveront en finale saint Thomas d’Aquin, mais avec une ouverture que n’auront pas forcément nos thomistes occidentaux.

    En morale familiale, Jean Paul II reprendra d’une autre manière les thèses de Paul VI, et son langage ne soulèvera pas le même chahut parce qu’il aura intégré la valeur de la sexualité humaine, cette valeur qui fonde l’exigence au lieu de l’abolir.

    L’amitié politique

    Ceci concerne du même coup la vie politique, que les Grecs ne dissociaient pas d’a­vec la vertu. Le mot « éthique » n’est pas confessionnel : il se trouve chez Aristote (en­tre autres), et ce n’est pas une invention de curés rétrogrades. Le lien de la société, c’est l’amitié politique (philia politikè) et non pas le conflit, ni le profit, ni le simple contrat.

    Le monde actuel a beau se dire libéral en s’opposant aux idéologies brune ou rouge, il devient vite, en congédiant les valeurs, ce que Jean Paul II appelait un « tota­litarisme sournois » ou une « démocratie creuse », et sa prétendue tolérance est en fait une intolérance. Ce qui est dit neutre ou laïc, c’est l’amoralité et l’athéisme, alors que ces deux choses fonctionnent d’une manière inquisitoriale. Il n’y a pas que le nazisme et le marxisme à être totalitaires, donc homicides. La « culture de mort » opère les mêmes dégâts, même s’ils sont moins spectaculaires.

    L’homme, route de l’Église

    La tâche commune à tous, c’est la défense de l’homme. Et « l’homme est la route fondamentale de l’Église », d’une Église « experte en humanité ». La nouvelle évangélisation n’est pas seulement religieuse : elle se joue au niveau de l’humanisme.

    Alors Jean Paul II redéfinit l’Église dans son être et dans sa tâche. Église et État ne sont plus deux « sociétés parfaites » juxtaposées et indépendantes, comme sous Léon XIII : le Christ est le « Récapitulateur » dont parlait Pie XI au début de son pontificat, et de ce fait, même s’il y a une certaine autonomie du temporel (Gaudium et Spes 36), ce n’est pas là un cloisonnement étanche.

    D’abord la foi a le devoir et le droit de s’inculturer à la société, au lieu de demeurer cachée dans des clubs sans se concréti­ser en rien. Le Christ n’est pas un gourou débarquant à Roissy avec son visa et sommé de demeurer « politiquement correct » sous peine — non pas d’être crucifié — mais d’être reconduit à la frontière. C’est ce passé de culture chrétienne que refusent bien des politiques — et de tout bord — afin que ce passé indéniable ne soit pas mentionné : c’est une erreur à tuer par le silence.

    Le droit de la conscience

    L’Église garde aussi le droit, sans pour autant sortir de son rôle, d’émettre un jugement sur des lois et des pratiques qui lèsent la justice élémentaire et la dignité humaine, car l’homme est son affaire. Elle est allée, avec Jean Paul II, jusqu’à demander l’objection de conscience du personnel médical en ce qui concerne l’avortement et l’euthanasie, objection qui ne devrait pas être pé­nalisée.

    Délaissant l’ostpolitik du cardinal Casaroli qui, pour des raisons bassement « pas­torales », faisait à l’adversaire d’insupportables concessions pour avoir la paix ou bé­néficier encore de quelques avantages, Jean Paul II a choisi délibérément le franc-parler et la prise en compte de la morale : justice et liberté. Et son attitude énergique a été payante. De même qu’au nom de la réconciliation ou de l’œcuménisme, il n’a pas consen­ti à pénaliser la partie fidèle, celle qui était demeurée dans le giron de l’Église ou celle qui demandait d’y revenir. Il a été franc du collier.

    Et tout cela se tient rigoureusement. Merci, Jean Paul II. » 

    Réf.Le pape qui a changé la donne

    « Qui suis-je pour juger ? ».  Prise dans l'absolu, la petite phrase du pape François qui fait maintenant le tour de la planète, est évidemment fausse.

     Dans son testament spirituel « Mémoire et Identité » (Flammarion , 2005, p. 162) Jean-Paul II a écrit : « La loi établie par l’homme a des limites précises que l’on ne peut franchir. Ce sont les limites fixées par la loi naturelle, par laquelle c’est Dieu lui-même qui protège les biens fondamentaux de l’homme ».  

    Reste qu’elles le sont allègrement, au nom de la liberté de conscience : celle de nier tout fondement objectif au bien et au mal : une attitude qui, quoi qu’on dise de la miséricorde, est intenable. Aucune société, humaine et a fortiori divine ne peut se passer de jugement. JPSC