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Ethique - Page 449

  • Euthanasie des mineurs : l'archidiocèse de Malines-Bruxelles lance un appel à la mobilisation des chrétiens

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    La proposition de loi qui étend aux mineurs l'accès à l'euthanasie, a déjà été votée par le Sénat et par la commission de la justice de la Chambre. Dans les jours à venir et bien avant que la présente législature ne prenne fin, elle sera soumise au vote des députés en séance plénière avant d'être proposée, si elle est adoptée, à la signature du Roi. Mgr Léonard et ses évêques auxiliaires appellent les chrétiens à se mobiliser avant cette échéance :

     

    Appel à une journée de jeûne et à une veillée de prière

    avant le vote sur l’euthanasie 

             Nous, votre archevêque et vos trois évêques auxiliaires, nous lançons un appel à tous les doyennés, ainsi qu’aux basiliques et sanctuaires de l’archidiocèse, à vivre le jeudi 6 février une journée de jeûne et, le soir à 20h, une veillée de prière, afin d’éveiller les consciences et de provoquer un ultime débat public au moment où notre pays risque de se donner une législation étendant la possibilité de l’euthanasie à des personnes mineures. Si le jour proposé ne pouvait vous convenir, vous avez, bien sûr, toute latitude pour organiser ce double événement à une autre date proche, car il y a urgence.

             Nous serions évidemment heureux si d’autres chrétiens, des croyants d’autres religions ainsi que des agnostiques ou des athées nous rejoignaient dans cette démarche, qui est d’abord d’ordre philosophique, selon des modalités adaptées à leurs propres convictions.

             Nous invitons nos concitoyens à réfléchir aux points suivants :

    1. Beaucoup de personnes professionnellement proches des mineurs d’âge attestent que la demande d’euthanasie émanant de ces derniers est rarissime. C’est en tout cas le constat fait dans les Pays-Bas voisins, qui se sont pourtant dotés d’une législation ouverte à cette extension de l’euthanasie. Extension étonnante quand on sait que, en d’autres domaines de la vie, bien moins décisifs que la résolution de se faire euthanasier, les mineurs d’âge sont jugés incapables de décisions importantes pour leur vie économique ou affective ! De plus, en Belgique, où les demandes anticipées d’euthanasie d’adultes se multiplient dangereusement, le risque est grand qu’en élargissant l’offre aux mineurs, la loi projetée ne suscite artificiellement la demande. Et cela, alors que nous disposons de soins palliatifs performants, ainsi que de sédatifs adaptés et progressifs dans les cas de douleur rebelle, pour rencontrer, comme il faut le faire, l’immense détresse physique et psychique des personnes qui souffrent et s’approchent de la mort, même si ces moyens palliatifs ont pour conséquence d’abréger quelque peu la vie, ce qui est moralement acceptable. Mais une mort douce, paisible, dans la dignité, n’est pas synonyme de l’euthanasie, laquelle, de manière directe et en quelques minutes, provoque délibérément la mort ! Il y a un monde de différence entre les deux, tant dans l’intention que dans la procédure employée !                                              
    2. L’expérience a déjà montré que, dès qu’on transgresse l’interdit fondamental de toute société humaine, à savoir l’interdit de tuer un être humain innocent, il est impossible de refermer la porte que l’on a entr’ouverte. Au contraire, elle a tendance à s’ouvrir toujours plus largement. La loi déjà en vigueur concernant l’euthanasie excluait la prise en compte des mineurs d’âge. La loi aujourd’hui projetée l’inclut. Un mouvement s’est mis en route, qui risque de ne jamais s’arrêter. On finira, dans certains cas, par présumer le consentement qui n’a pas été donné ou n’a pas pu l’être. Par contre, nous nous refusons, comme certains osent le faire, à émettre l’hypothèse qu’on en viendra peut-être un jour à supposer ce consentement dans le chef de mineurs handicapés mentalement, dès lors qu’ils sont par définition incapables d’un jugement mûrement délibéré. Nous sommes fermement convaincus que jamais notre pays ne se laissera entraîner à une telle dérive. En revanche, à plus court terme, le risque n’est pas nul qu’on se demande un jour si une nouvelle loi ou une jurisprudence invoquant le principe de non-discrimination ne devraient pas faire cesser une discrimination, celle qui consiste à ne pas prendre en compte le critère de la souffrance psychique quand il s’agit de mineurs d’âge.                                                                                             
    3. D’autres projets de loi sont déjà prêts pour, à l’autre bout de la vie humaine, ouvrir l’euthanasie aux personnes démentes, n’ayant plus une conscience claire de leur identité personnelle, pourvu qu’elles en aient fait anticipativement la demande écrite. Redoutable perspective, qui va exercer une pression insidieuse sur les personnes âgées craignant de peser plus tard sur leur entourage ! Beaucoup de personnes âgées vont se convaincre qu’elles feraient preuve d’un grand égoïsme en ne faisant pas cette demande anticipée… C’est ainsi que s’effritera progressivement l’admirable solidarité qui unit les personnes démentes, leurs familles et tout le monde médical et paramédical qui entoure ces personnes de soins pleins d’humanité, de compétence et de tendresse. Comme solution aux inévitables fragilités de l’existence humaine, surtout quand elle arrive à son déclin, on n’offrira plus aux personnes démentes que la décision solitaire de prévoir à temps leur sortie de ce monde lorsque d’autres en jugeront le temps venu. Il n’est que trop prévisible qu’un élargissement ultérieur de la loi permettra de présumer raisonnablement le consentement de la personne démente, dès lors qu’il ne manque qu’une petite signature en bas d’un document… De plus, comme c’est déjà le cas, beaucoup de personnes âgées et potentiellement démentes, seront tentées de demander l’euthanasie pour ne pas être à charge de leur entourage, voire, à la limite, pour cause de vieillesse et de perte du goût de la vie. Ce sera alors une sorte d’« euthanasie » d’un autre genre, celle de la solidarité même qui doit unir les plus vaillants aux plus fragiles. Enfin, il n’est pas non plus exclu que des considérations d’économie en arrivent un jour à recommander indirectement l’euthanasie pour des raisons de finances publiques ou de solvabilité des institutions de soin.                   
    4. En dernier lieu, l’on entend souvent dire que la décision de se faire euthanasier est une simple question de liberté personnelle, de libre disposition de soi, et que la loi n’impose à personne d’y recourir. C’est oublier que cette prétendue décision purement individuelle exerce, surtout quand elle se multiplie, une redoutable pression sur la liberté de tous les soignants, ainsi que sur celle des institutions de soin qui sont opposées à l’euthanasie et, finalement, sur les personnes les plus fragiles de la société.  

             Nous osons donc dire à nos concitoyens, en payant de notre personne : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ! ». Secouons notre propre conscience et aussi, avec respect, celle de nos frères et sœurs en humanité. L’histoire ne sert jamais deux fois les mêmes plats ni les mêmes circonstances. C’est donc aujourd’hui qu’il faut agir. Nous comptons sur vous.

             Concrètement, nous voulons, outre l’appel au jeûne, organiser une  veillée de prière dans quelques lieux emblématiques et géographiquement centraux de l’archidiocèse (la Basilique nationale de Koekelberg à Bruxelles, la Collégiale Saint-Pierre de Leuven et la Basilique de Basse-Wavre), mais en demandant avec insistance aux doyens et aux recteurs de sanctuaires moins centraux, d’organiser, eux aussi, une veillée de prière dans leur église décanale ou leur sanctuaire, selon leurs possibilités. A Bruxelles et à Leuven, la veillée aura lieu le 6 février à 20h. Celle de Bruxelles sera présidée par l’archevêque. Celle de Leuven sera présidée par Mgr Kockerols, Mgr Lemmens étant retenu à Rome. A Basse-Wavre, elle sera reportée au 8 février à 20h et sera présidée par Mgr Hudsyn.

             Pour vous faciliter la tâche, nous joignons au présent appel un schéma pour la mise en œuvre de la veillée.

             Nous vous remercions de votre collaboration et vous disons avec insistance notre attente, en ce moment très grave où nous devons absolument en appeler, par un engagement résolu, au débat public et citoyen.

             La Belgique n’est pas souvent au centre de l’attention des médias de la planète. Mais, en cette circonstance, de manière frappante, de nombreux médias, dans plusieurs continents, ont les yeux braqués sur notre petit pays, en se demandant jusqu’où ira le laxisme de notre législation en une matière aussi déterminante pour la conception que toute une société risque, à long terme, de se faire de la vie, de la mort et de la liberté humaine.

    + André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles

    + Jean-Luc Hudsyn, évêque auxiliaire pour le Brabant Wallon

    + Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles

    + Leon Lemmens, évêque auxiliaire pour le Brabant Flamand et Malines

     

    Intention spéciale pour la prière universelle des messes des 1er et 2 février 2014

    Dieu notre Père, c’est avec grande confiance que nous nous tournons vers Toi au moment où notre pays risque de se doter d’une législation élargissant, dans certaines conditions, la possibilité de l’euthanasie aux mineurs d’âge. Confrontés aux graves dérives qu’une telle loi peut entraîner dans son sillage, nous te supplions d’éclairer nos consciences et celles de tous nos concitoyens et de nos responsables politiques. Ne permets pas que, par une nouvelle transgression de l’interdit de faire mourir une personne innocente, une porte s’ouvre encore plus largement, que plus personne ne pourra refermer. Fortifie en nous et chez nos concitoyens cet amour, plein d’imagination et de tendresse, qui trouve d’autres solutions pour rencontrer la douleur rebelle et la profonde détresse de nos frères et sœurs souffrants, nous t’en prions, Seigneur.

  • BXL 18 février : Handicap du nouveau-né; faire vivre ou laisser mourir ?

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    L’Institut Européen de Bioéthique vous invite le

    Mardi 18 février à 20h à la conférence : 

    Handicap du nouveau-né : faire vivre, laisser mourir ? 

    par Laurence HENRY, Infirmière anesthésiste, Doctorante en Philosophie (Paris-Est Marne-la-Vallée), 
    auteur de l’essai « On ne peut imposer cela à personne » (Ed. Salvator, 2013) 

    Un drink sera offert à l’issue de la conférence.

    Lieu : Hôtel THON, rue de la loi 75, Bruxelles (Parking rue de Trèves)

    PAF : 5 euros à payer à l’entrée. 
    Inscription conseillée par mail secretariat@ieb-eib.org
     (nombre de places limitées)

    Face à un nouveau-né atteint d'un grave handicap, les soignants doivent-ils prolonger la vie à tout prix ? La tentation de l'euthanasie ou de l'eugénisme se profile-t-elle à l’horizon ? Les implications de ces décisions sont déterminantes : quel visage voulons-nous donner à notre civilisation et quel est le rôle dévolu à la médecine ? 

  • Le Père Gaël Giraud s.j. : "L’avenir de l’économie est dans les mains des jeunes"

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    35957_gael-giraud_440x260 (1).jpgLa préservation de la planète les préoccupe. C’est pourquoi les lycéens ont plébiscité l’ouvrage Illusion financière de Gaël Giraud, un économiste qui les responsabilise. Interview du jeune et brillant économiste jésuite par Constance de Buor sur le site de « La Vie » du 28 janvier :

    Pour sa quatrième édition, le prix lycéen "Lire l’économie" a été remis au jésuite et directeur de recherches au CNRS Gaël Giraud, pour son livre Illusion financière (éditions de l’Atelier). En décembre dernier, 3 000 lycéens de seconde, de bac général, technologique et professionnel tertiaire ont récompensé l’économiste, déjà coauteur avec Cécile Renouard de Vingt Propositions pour réformer le capitalisme (Flammarion) qui mise sur la transition écologique pour sortir l’Europe des suites de la crise financière pour cet ouvrage pédagogique.

    Quels retours avez-vous déjà reçus de la part de la génération qui a primé votre livre ?

    Ces jeunes ont été sensibles à une explication claire de la crise des subprimes de 2008, en lien avec le problème des dettes publiques en Europe et avec les failles structurelles de la zone euro. Peu de voix se sont élevées dans le débat public pour expliquer le lien existant entre ces trois problèmes, trop souvent présentés comme déconnectés les uns des autres. Or, le problème des dettes publiques en Europe découle directement de la décision des États de sauver les banques en 2008. Dès que l’on prend un peu de recul, les choses s’éclairent. Et puis il y a cette voie de la transition écologique que je défends pour sortir de la crise financière. L’espérance que cette transition rend possible a sûrement été décisive pour ces jeunes. Les nouvelles générations se sentent profondément concernées par la problématique écologique. Beaucoup plus que ma génération (Gaël Giraud a 43 ans, ndlr) ou la précédente. Elles sont sensibles à l’appel que représente ce livre.

    Le fait d’être un prêtre jésuite a-t-il un impact sur l’intérêt que vous suscitez ?

    La méfiance vis-à-vis de la parole publique, des commentateurs, analystes et acteurs est assez généralisée. Le fait d’être religieux donne un certain crédit. J’ai l’impression qu’un certain nombre de jeunes se disent : « Il n’est pas payé par les banques, il n’a pas d’intérêt personnel à défendre telle opinion, donc on peut écouter ce qu’il dit. » Quoi que je raconte à la télévision, j’aurai en effet la même soupe en communauté le soir !

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  • Euthanasie des mineurs : 38 pédiatres dénoncent une loi inutile et précipitée

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    Fin de vie des enfants : une loi inutile et précipitée (source)


    38 PÉDIATRES ONT SIGNÉ CE PAPIER POUR DÉNONCER LE PROJET DE LOI.

    Est-il souhaitable d’étendre la loi sur l’euthanasie aux mineurs d’âge si un grand nombre de soignants expérimentés, qui, jour après jour, prennent soin d’enfants gravement malades et sont capables de soulager leur douleur, n’y voient aucune plus-value ? Cette lettre est un appel lancé par des pédiatres jouissant d’une pratique quotidienne, et non un pur exercice de réflexion en chambre !

    Elle n’est pas une tentative de mise au frigo de l’euthanasie des mineurs, mais une demande de sursis pour une proposition de loi qui risque d’être adoptée dans la précipitation. Loin d’être un pamphlet politique ou idéologique, cette lettre ouverte propose une réflexion sereine émanant de soignants de terrain.

    1 - Cette loi ne répond à aucune réelle demande. La plupart des équipes médicales qui prennent en charge des enfants en phase terminale, à domicile ou en hôpital, doivent reconnaître qu’elles n’ont jamais été confrontées dans leur pratique à une demande d’euthanasie spontanée et volontaire exprimée par un mineur d’âge. Même les cas médicaux les plus complexes peuvent être résolus, dans le cadre juridique actuel, avec les moyens et l’expertise qui sont à notre disposition. Pour qui cette loi est-elle dès lors conçue ?

    A l’étranger, il n’existe pas davantage de revendication d’un tel cadre légal. Une enquête récente auprès de pédiatres issus de 19 pays a montré que ni la population ni les pédiatres n’aperçoivent la nécessité d’un cadre légal en Autriche, Tchéquie, Danemark, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Norvège, Portugal, Slovénie et Suède. Les soins palliatifs prodigués dans le respect de l’enfant malade coupent parfaitement court à toute demande de mort provoquée. Seul un tout petit nombre de pédiatres en Australie, France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni et certains Etats des Etats-Unis réclame, à l’heure actuelle, la création d’un cadre légal au motif que les soins palliatifs seraient insuffisants dans des cas exceptionnels.

    2 - Dans l’état actuel de la médecine, les moyens pour apaiser la souffrance sont largement disponibles dans notre pays, bien plus que dans la plupart des autres pays. Il est évident aujourd’hui qu’aucun patient, et donc aucun enfant, ne devrait souffrir. Il doit aussi être renoncé à toute forme d’acharnement médical, moyennant une opportune et progressive désescalade thérapeutique, de façon à ne pas prolonger inutilement la vie dans des circonstances pénibles. Par ailleurs, nous sommes aujourd’hui en mesure de contrôler parfaitement la douleur physique, l’étouffement ou l’angoisse à l’approche de la mort. Les équipes de soins palliatifs pour enfants reconnues sont parfaitement aptes à soulager la douleur, tant en hôpital qu’à domicile.

    La proposition de loi concernant l’extension de l’euthanasie a été examinée beaucoup trop rapidement au Sénat et à la Chambre : récemment encore toutes les demandes formulées à la Chambre pour procéder à de nouvelles auditions d’experts en pédiatrie ont été rejetées. Nous pouvons donc difficilement parler d’un débat paisible et dûment éclairé. Cette précipitation politique crée l’impression que la situation est dramatique dans notre pays et qu’il faut agir de toute urgence. Nous opposons un démenti formel à cette fausse impression et affirmons que la situation dans notre pays est loin d’être dramatique. Sans doute n’est-il pas prêté une attention suffisante aux initiatives louables et efficaces de nombreux soignants. Leur travail ne pourra jamais être apprécié à sa juste valeur !

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  • Euthanasie des mineurs : vote sans surprise à la commission de la Chambre

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    En Commission de la Chambre, le projet de loi sur l'euthanasie des mineurs a été voté. C'est un vote sans surprise; on connaît la détermination des partisans de cette loi auxquels seuls résistent les parlementaires cdH, CDNV et Vlaams Belang, auxquels est venue se joindre Marie-Christine Marghem (M.R.-MCC). Plus rien ne devrait empêcher le vote de cette loi avant la fin de la législature (avril).

    Sur le site de la RTBF : Le projet a reçu le soutien des socialistes, des libéraux, des écologistes et de la N-VA. Une voix a toutefois fait défaut dans cette majorité de circonstance. La députée Marie-Christine Marghem (MR) a voté contre le texte. "Je me sens profondément interpellée", a-t-elle expliqué. La membre du MCC, l'une des composantes du MR, a montré du doigt certains points du dispositif, en particulier la capacité de discernement du mineur que doit attester un psychologue ou un pédopsychiatre.

    Le cdH et le CD&V ont répété leur opposition au projet. La cheffe de groupe humaniste, Catherine Fonck, a regretté la façon dont le texte mélangeait des situations pourtant distinctes ou l'absence de la ministre de la Santé dans ce débat, alors que les professionnels de la santé devront le mettre en oeuvre. Et d'ajouter: "A titre personnel, je n'aurais pas légiféré". A l'instar d'Olivier Maingain (FDF), son collègue Christian Brotcorne a mis en garde la majorité contre le risque de conflits judiciaires qu'ouvrait ce texte.

    Dans la majorité, Karine Lalieux (PS) a fait remarquer que ce projet de loi était le résultat d'attentes exprimées sur le terrain. "Aujourd'hui, il y a un problème de sécurité juridique", a-t-elle souligné. "Nous dépénalisons aujourd'hui quelque chose qui peut être pénalisé", a répondu la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open Vld) à ceux qui mettent en cause la sécurité juridique du dispositif. A ses yeux, la sédation palliative et l'euthanasie doivent pouvoir coexister pour laisser le choix au patient de décider de sa fin de vie lorsque la souffrance est insupportable.

    Le PS, le sp.a, le MR (sauf Mme Marghem), l'Open Vld, Ecolo-Groen et la N-VA ont voté en faveur du texte. Le cdH, le CD&V et le Vlaams Belang ont voté contre. Il n'y a pas eu d'abstention. Le texte devrait venir en séance plénière dans 15 jours.

  • De l'avortement à l'infanticide ou quand les revendications des extrémistes pro-avortement donnent froid dans le dos

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    Lu sur APIC-KIPA (que nous remercions pour leur aimable autorisation)

    Etats-Unis: Les nouveaux extrémistes pro-avortement montrent leur face sombre  

    Le droit à l'infanticide, appelé «avortement post partum» (after-birth abortion) en langage politiquement correct, est une idée soutenue par un nombre croissant d'éthiciens et de leaders d'opinion, en particulier aux Etats-Unis. Selon cette théorie, un nouveau-né ne peut pas être moralement considéré comme une personne et peut donc être «éliminé» sur souhait de ses parents. Si l'on ajoute à cela des militants pro-avortement qui invoquent Satan lors d'un rassemblement, on découvre une face plus sombre du mouvement en faveur de l'IVG.

    En juillet 2013, Melissa Harris-Perry, essayiste et présentatrice de la chaîne de télévision américaine MSNBC, provoquait un tollé en affirmant dans son émission que la vie d'un enfant commençait lorsque ses parents en décidaient. Et que l'élimination de celui-ci était moralement acceptable.

    On pourrait penser que c'était là l'opinion marginale et provocatrice d'une personnalité médiatique férue d'effets de scène. Mais il existe, principalement dans les franges radicales de la gauche américaine, tout un courant d'idées confortant le droit à l'infanticide.

    Bébés «jetables»

    L'un des plus éminents défenseurs du droit à l'infanticide est Peter Singer, professeur d'éthique à l'Université de Princeton, aux Etats-Unis. Il justifie moralement un tel acte par le fait que les nouveau-nés ne possèdent pas encore les caractéristiques essentielles qui font une personne: la rationalité, l'autonomie et la conscience de soi. Selon ce point de vue, le meurtre d'un nouveau-né ne serait donc pas semblable à celui d'une personne, c'est-à-dire à celui d'un être «qui veut continuer à vivre».

    Dans un article publié par le «British Medical Journal» en 2011, Francesca Minerva, philosophe et éthicienne de la médecine à l'Université d'Oxford, soutient que le statut moral d'un nouveau-né est équivalent à celui d'un fœtus. Dans la ligne de Peter Singer, elle écrit que, puisque les bébés n'ont pas encore d'espoir, d'objectifs, de rêves, ils ne sont pas de vraies personnes, et n'ont donc pas de droit moral à la vie. La philosophe considère ainsi que les médecins devraient pouvoir mettre fin aux jours d'un nourrisson parce qu'il est handicapé, qu'il coûte trop cher à ses parents, ou simplement parce qu'il n'était pas désiré.

    Pas de pitié pour le foetus

    En Floride, des partisans de l'IVG ont fait appel en 2013 contre un projet de loi obligeant les médecins à porter secours à un bébé qui aurait survécu à un avortement. Bien qu'il n'existe aucune statistique précise sur le sujet aux Etats-Unis, l'Institut Guttmacher, qui recueille des données sur le contrôle des naissances, estimait en 1997 qu'un peu plus d'un millier d'avortements étaient pratiqués chaque année dans le pays après la 24e semaine de grossesse, à un moment où le fœtus est complètement viable.

    Dans le cadre de la procédure juridique de Floride, il a été demandé à la lobbyiste du planning familial Alisa LaPolt ce qu'il conviendrait de faire pour un enfant qui serait en train de lutter pour sa vie suite à un avortement manqué. L'activiste a répondu que, dans ce cas, «la décision doit être laissée à la mère, à la famille et au médecin». (...)

    Ce surgissement de revendications et de références macabres et inquiétantes fait résonner de façon particulière les paroles du pape François, quand il dénonce la culture de la mort et «du déchet» qui caractérise nos sociétés contemporaines. (apic/arch/rz)

    Lire l'intégralité de l'article sur APIC-KIPA

  • Bulletin de l'IEB - 27 janvier 2014 - Décl. anticipées/Co-maternité/Vincent Lambert sauvé de la mort

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    header_fr.jpgSommaire

  • L'Institut Européen de Bioéthique vous propose une Carte de fin de vie

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    L'IEB vous propose la Carte de fin de vie.

    Carte de fin de vie

    Il est toujours difficile de penser à notre propre mort. N'avons-nous pas peur d'aborder ce sujet avec nos proches et parfois notre médecin ?

    Cette Carte permet de réaffirmer notre confiance dans le médecin et de refuser autant l'acharnement thérapeutique que le comportement euthanasique.

    Une Carte à garder sur vous. Découvrez-la (en la téléchargeant sur le site) et n'hésitez pas à la faire connaître autour de vous.

    Pour obtenir des exemplaires de cette carte, merci de nous envoyer une enveloppe pré-adressée et timbrée à votre nom à l'Institut Européen de Bioéthique - 205 chaussée de Wavre - 1050 Bruxelles

  • Parlement européen : après le rapport Estrela, le rapport Lunacek

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    Comme l'indiquait info.catho.be le 21 janvier, on peut lutter contre l'homophobie sans tout confondre... 

    Une pétition adressée aux députés européens dénonce une perversion des droits de l'homme sous couvert de lutte contre l'homophobie et la discrimination :

    Le Parlement européen s'apprête à voter une feuille de route pour des droits spécifiques aux LGBT

    Peu après l'échec du rapport Estrela, la gauche du Parlement européen s'est tout de suite penchée sur sa prochaine initiative, le « rapport Lunacek ».

    Avec votre aide, et comme pour le rapport Estrela, nous pouvons le faire échouer. Le 3 février, le Parlement européen votera sur le rapport Lunacek, officiellement connu sous le nom de « Feuille de route de l'UE contre l'homophobie et la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre » (2013/2183). Adopté par la Commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine.

    Toutefois, l'opinion de la Commision LIBE ne reflète pas celle de tous les députés siégeant au parlement. Le Rapport Lunacek impose les "principes de Jogjakarta" à l'ordre juridique de l'UE. Dans les principes de Jogjakarta, les militants LGBT prétendent à tort que « les droits spécifiques aux homosexuels sont du domaine des droits universels de la personne humaine » et que l'ensemble des 120 droits spécifiques à la communauté homosexuelle doit être imposé dans le but de satisfaire aux exigences internationales concernant les droits de l'homme.

    Le rapport Lunacek avance une ré-interpretation extrême et une manipulation des droits de l'homme. En voici le commentaire approfondi : Ulrike Lunacek, le rapporteur, est une féministe de gauche et militante LGBT, membre du Parlement européen (Autriche – parti des verts), et Vice-président de l'intergroupe pour les droits des LGBT. En 2013, Lunacek co-présentait un amendement cherchant à légitimer la pédophilie en invoquant la nécessité d'une « éducation sexuelle interactive et sans tabou auprès des tout-petits ».

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  • François Hollande : divorce durable avec l'électorat catholique

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    Alors que le François des laïcs hexagonaux rencontre aujourd'hui celui des catholiques, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop, décrypte dans le « Figaro »  les derniers chiffres du baromètre Ifop/JDD du chef de l'État français, qui atteint des records d'impopularité :

    10_46_06_175100096_dv1616437.jpg« La photo des deux François réunis - le Pape et le président - peut-elle faire vibrer les catholiques français? Au plus bas dans les sondages, le chef de l'État atteint des records d'impopularité chez les catholiques pratiquants, avec seulement 16 % de satisfaits, contre 22 % en moyenne pour l'ensemble de la population sur ces quatre derniers mois, d'octobre 2012 à janvier 2013, selon les derniers chiffres du baromètre Ifop/JDD.

    La rupture entre Hollande le laïc et les catholiques ne date pas d'hier. Entre mai 2012 et janvier 2013, la cote de popularité moyenne du président de la République n'atteignait que 36 % chez ces croyants, contre 48 % dans l'ensemble de la population. Le basculement de l'opinion est donc moins sensible chez les catholiques. Entre ces deux périodes, la cote du président a en effet baissé de 20 points chez ces derniers, alors qu'elle s'effondrait de 26 points pour l'ensemble des Français. «Les catholiques forment un électorat traditionnellement ancré à droite, rappelle Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop. Pour eux, le décrochage s'est fait très tôt, dès les premiers mois qui ont suivi l'élection présidentielle.»

     Des mois de manifestations

    La tempête du mariage pour tous a-t-elle contribué à la chute de François Hollande dans l'opinion catholique? Tout le laisse à penser, alors que les pratiquants se sont montrés majoritairement opposés à l'instauration d'un droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels. «L'Église a donné de la voix, la “cathosphère” s'est mobilisée, mais cette mobilisation ne s'est pas traduite par un basculement massif de son cœur de cible que sont les catholiques pratiquants», décrypte Jérôme Fourquet. Ainsi, après des mois de manifestations et de polémiques, une minorité importante de catholiques pratiquants se déclaraient toujours favorables au mariage (41 %) et à l'adoption (30 %) pour les couples homosexuels. En plein débat, entre août 2012 et janvier 2013, la courbe de la popularité de François Hollande auprès des fidèles comme auprès de l'ensemble de la population suivait une trajectoire similaire. Autre président, autre schéma. Quand Nicolas Sarkozy décrochait brutalement dans l'opinion entre fin 2007 et 2008, il était toujours largement soutenu par les «cathos». «En revanche, les affaires de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad et du double salaire d'Henri Proglio fin 2009, ont fait chuter le président dans l'électorat catholique, attaché aux valeurs de l'exemplarité et entretenant un rapport distancié à l'argent, note Jérôme Fourquet. «Ni le discours du Latran, ni la visite à Benoît XVI n'ont suffi à lui assurer le soutien des catholiques sur la durée.»

    Dans ce contexte, l'hostilité de l'électorat catholique de droite envers François Hollande - structurelle et apparemment tenace - semble difficile à estomper. Même après un tête-à-tête avec le Saint-Père. PMA, éthique, fin de vie… François Hollande va écouter les remontrances du Pape. «C'est un jeu de posture, relève le directeur adjoint de l'Ifop. Le sujet de la défense des chrétiens d'Orient semble plus susceptible de toucher cet électorat et de faire marquer des points au président.»

    Réf. Divorce durable avec l'électorat catholique

    Il est en effet peu probable que l’ "opération François" à Rome puisse faire changer d’avis les catholiques français. JPSC

  • Plaidoyer pour un alter-humanisme

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    De Cyril Brun dans ndf.fr

    Pour un alter-humanisme

    "L’homme doit être au centre de l’économie et l’économie ne doit pas se mesurer en fonction d’un plus grand profit mais en fonction du bien commun. Elle inclut la responsabilité de l’autre et ne fonctionne vraiment bien que si elle agit de façon humaine dans le respect de l’autre", Benoît XVI dans l’avion qui le conduisait à Madrid en août 2011.

    Je dirais volontiers que tout est dit ! Cela nous ferait gagner du temps sur le programme ! Mais non j’ai trente minutes à tenir !

    Tout est dit mais tout reste à déployer, car comme Benoît XVI en a l’habitude, chacun des mots qu’il utilise est choisi pour lui-même, en fonction de son sens le plus profond. Chaque parole est une réalité d’une grande densité qu’il convient de bien appréhender pour tirer tout le suc de sa pensée.

    L’homme doit être au centre de l’économie ! Et de fait la crise mondiale actuelle, la crise financière, sont fondamentalement une crise anthropologique. Au fond qu’est-ce que l’économie ? Un aspect, un espace, une modalité de l’agir humain. Quel que soit sa forme, son soubassement idéologique ou philosophique, l’économie est fondamentalement un ensemble d’actes humains, portés ou subis, par des hommes. L’économie en soit n’est pas une réalité agissante. Il n’y a pas « d’être économique » comme il y a l’être humain ou l’être pluie ou vent. L’économie n’agit pas par elle-même. Ce sont les hommes qui font de l’économie, qui font l’économie. C’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant, parce que l’homme on connait ! Inquiétant… parce que l’homme, justement, on connait !

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  • Mon ventre est à moi... Vraiment ?

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    Sur le thème de l'avortement, plusieurs articles sont mis en ligne qui interpellent tout particulièrement à propos de la revendication féministe exprimée par le fameux "mon ventre est à moi" :