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Eglise - Page 739

  • En terre chrétienne, les souffrances sous silence...

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    Du site de l'Homme Nouveau (Clémence Diet), ce texte que l'on n'aura aucune difficulté à adapter au contexte belge :

    Chrétiens en France, souffrances sous silence

    Chrétiens en France, souffrances sous silence

    Traverser ces rues où les hommes se disent femmes, ces rues où la perversion couvre les allées comme du papier peint, ces rues où chaque ombre abrite une nouvelle forme de dépravation, pour enfin arriver devant l’église. Oui, mon église, celle qui porte encore dans ses murs les cicatrices de l’attaque sauvage qu’elle a subi l’an dernier. Bienvenue en France, terre chrétienne. 

    Terre d’un peuple dédié au Christ par son premier roi, la France se révèle de plus en plus hostile à cette Foi qui a fait son histoire. Aujourd’hui, quel tableau dresser de la persécution des chrétiens en son sein ? Ceux-ci se retrouvent face à une montée des attaques d’ordre physique, là où la tentation des compromis moraux et spirituels abondaient déjà. La menace est double, le corps comme l’esprit sont visés. 

    Dans sa forme la plus tangible, la persécution se lit dans les actes anti-chrétiens rapportés quotidiennement, quand ceux-ci ne s’évaporent pas dans le silence évocateur de la presse. Les lieux sacrés vandalisés, saccagés, déshonorés sont si banalisés qu’ils ne font même plus l’objet de couverture médiatique. Pourtant, entre 2008 et 2018, le nombre d’actes anti-chrétiens a augmenté de 270% (de 388 en 2008, à une stabilisation autour de 1050 ces deux dernières années). Le mois de février 2020 présente déjà un échantillon aussi écœurant qu’il est révélateur, tant par la fréquence que la diversité de ces actes. 

    Le 16 Février, deux policiers municipaux furent affectés à la cathédrale Notre-Dame de Saint-Dié-des-Vosges à la suite de dégradations et d’actes de vandalisme à répétition depuis mi-Janvier. Cet exemple est loin d’être un cas isolé. La nécessité de protection par les forces de l’ordre de nos églises n’est qu’un des symptômes d’une persécution physique en hausse. Une semaine plus tôt, un drapeau antifa avait été accroché sur le toit d’une église parisienne (l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie de Paris).

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  • Coronavirus en Italie : le pape en fait-il assez ?

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    De Roberto Pertici, universitaire italien spécialiste des relations entre l’Eglise et l’Etat, relayé par Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction française de "Benoît et moi")  :

    9 mars 2020

    Le pape et l'Italie prostrés par le coronavirus

    Le dimanche 5 mai 1940, Pie XII se rendit solennellement à la basilique de Santa Maria sopra Minerva pour commémorer Sainte Catherine et Saint François, patrons de l’Italie. À cette occasion, il éleva une prière pour le pays dont il était le primat:

    « O Jésus, Verbe tout-puissant, Roi des siècles, qui, lors de la division que vous fîtes du peuple et à la séparation des fils d’Adam, fixâtes les conditions du peuple (Dt 22, 8) et, à l’intérieur des frontières de l’Italie, élûtes et établîtes le lieu saint où siège Votre vicaire, regardez avec bienveillance ce peuple et cette terre que vous aimez, baignés du sang des Princes de vos Apôtres et de nombreux martyrs, consacrés par les vertus et le travail de tant de vos Vicaires, évêques, prêtres, vierges et bons et fidèles serviteurs. Ici, la foi en vous brilla toujours d’un éclat immaculé, elle sanctifia les antres et les abris de ceux qui croient en vous, elle purifia les temples des faux dieux et vous éleva des basiliques d’or d’un bord à l’autre des mers qui les entourent; ici, votre peuple s’est rassemblé de plus en plus autour de vos autels, oubliant les dissensions, soucieux de l’harmonie des âmes, et ici, ce même peuple vous implore, ô Divin Roi des Nations, de corroborer de votre grâce et de votre faveur l’intercession auprès de votre trône de bonté et de miséricorde, que nous confions à vos deux grands Serviteurs François et Catherine pour notre plus haute et plus spéciale protection. Écoutez, ô Jésus, notre prière, que nous vous présentons par leurs mains ».

    C’était une prière pour la paix: cinq jours plus tard, l’Allemagne devait attaquer le front français et entamer ce qui semblait être la phase finale de la guerre en Europe. Prier pour la paix en ces jours-là, c’était espérer que l’Italie, encore « non belligérante », resterait en dehors du conflit, dans la ligne suivie par la diplomatie pontificale des mois précédents et propagée par « L’Osservatore Romano » et la presse catholique.

    Bombardement de San Lorenzo, 19 juillet 1943

    Cette campagne avait fortement irrité les dirigeants du régime et Mussolini lui-même, qui tentait au contraire de préparer le pays à la guerre: selon les témoignages des ambassadeurs anglais et français auprès du Saint-Siège, Osborne et d’Ormesson, sur la route de Santa Maria sopra Minerva, à un carrefour, la voiture du pape aurait ralenti et aurait fait l’objet de diverses injures par des groupes de jeunes fascistes: « Le pape nous dégoûte! », « A bas le pape! » Ce n’est pas un hasard si Pie XII ne devait sortir à nouveau dans les rues de la ville dont il était l’évêque que le 19 juillet 1943, après le premier bombardement allié de la capitale: cet épisode est trop connu pour être relaté ici [Ndt: voir Benoit-et-moi-2008].

    L’attention que lui et ses successeurs ont portée à « la chère et bien-aimée Italie », comme on appelait généralement notre pays dans la rhétorique pontificale, a peut-être souvent été excessive et perçue par beaucoup de nos compatriotes comme une protection étouffante, mais il ne fait aucun doute que dans les moments vraiment difficiles, les Italiens (croyants et non-croyants) ont souvent tourné les yeux vers l’évêque de Rome, recevant de lui des paroles à ne pas oublier. Les anciens se souviennent encore de Paul VI célébrant la messe de Noël dans la cathédrale de Florence un mois et demi après l’inondation du 4 novembre 1966 et de son message aux « hommes des Brigades rouges » lors de l’enlèvement d’Aldo Moro en 1978.

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  • Que les prêtres aient le courage de porter la communion aux malades...

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    Sainte-Marthe: que les prêtres aient le courage de porter la communion aux malades (traduction complète)

    « Dialoguer » avec le Christ dans la prière

    Le pape François a offert la messe de ce mardi 10 mars 2020, en la chapelle de la maison Sainte-Marthe du Vatican pour que les prêtres aient le courage de porter la communion aux malades.

    Lors de cette deuxième messe présidée par le pape François en direct par vidéo, le pape a offert la messe, comme hier, lundi, pour « qui souffre du coronavirus », « pour qui soigne les malades »,  mais aujourd’hui aussi pour les prêtres: « Prions également le Seigneur pour nos prêtres, afin qu’ils aient le courage de sortir et d’aller chez les malades, pour apporter la force de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie et pour accompagner les agents de santé, les bénévoles, dans le travail qu’ils sont en train d’accomplir. »

    Le pape a fait poster un tweet sur son homélie: « Aujourd’hui le Seigneur nous appelle tous à dialoguer avec Lui: «N’ayez pas peur». «Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige» (Is 1,18) #HomélieSainteMarthe. »

    Il a aussi posté un tweet sur le carême: « Le Seigneur ne nous dit pas seulement d’accomplir des œuvres de charité, de prier et de jeûner, mais de faire tout cela sans prétention, sans duplicité, sans hypocrisie. #Carême. »

    Répondant aux questions des journalistes, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a fait observer que le pape a parlé, cela s’entend, en comptant au respect des précautions: « Ce matin, en commençant la célébration eucharistique à Sainte-Marthe, le pape François a voulu adresser une prière au Seigneur pour les prêtres, afin qu’ils aient le courage de sortir et d’aller vers les malades, en leur apportant la force de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie, clairement en conformité avec les mesures sanitaires établies par les autorités italiennes. »

    Voici notre traduction de l’homélie du pape François.

    AB

    Homélie du pape François

    Hier la Parole de Dieu nous enseignait à reconnaître nos péchés et à les confesser, pas seulement avec notre esprit, mais aussi avec notre coeur, avec un esprit de honte ; la honte comme une attitude plus noble devant Dieu, à cause de nos péchés.

    Et aujourd’hui, le Seigneur nous appelle tous, pécheurs, à dialoguer avec lui, parce que le péché nous enferme sur nous-mêmes, nous fait cacher notre vérité en nous. C’est ce qui est arrivé à Adam, à Ève : après le péché, ils se sont cachés, parce qu’ils avaient honte ; ils étaient nus. Et quand il éprouve de la honte, le pécheur a ensuite la tentation de se cacher.

    Et le Seigneur appelle : « Allez, venez, discutons, dit le Seigneur, parlons de ton péché, parlons de ta situation. N’ayez pas peur. Non… » Et il poursuit : « Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine ». « Venez, parce que je suis capable de tout changer, nous dit le Seigneur, n’ayez pas peur de venir parler, soyez courageux, même avec vos misères ».

    Il me vient à l’esprit ce saint qui était si pénitent, il priait tellement. Et il cherchait toujours à donner au Seigneur tout ce que le Seigneur lui demandait. Mais le Seigneur n’était pas content. Et un jour, oui, il était comme en colère contre le Seigneur, parce qu’il avait du caractère, ce saint. Et il dit au Seigneur : « Mais Seigneur, je ne te comprends pas, je te donne tout, tout, et toi, tu es toujours comme insatisfait, comme s’il manquait quelque chose. Que manque-t-il ? » [Et le Seigneur répond] : « Donne-moi tes péchés : c’est cela qui manque ». Avoir le courage d’aller parler avec le Seigneur, avec nos misères : « Allez, venez ! Discutons ! N’ayez pas peur ! Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine ».

    C’est l’invitation du Seigneur. Mais il y a toujours une ruse : au lieu d’aller parler avec le Seigneur, faire semblant de ne pas être pécheur. C’est ce que le Seigneur reproche aux docteurs de la loi. Ces personnes font les oeuvres « pour être remarqués des gens : ils élargissent leur phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi ».

    L’apparence, la vanité. Couvrir la vérité de notre coeur par la vanité. La vanité ne guérit jamais ! La vanité ne guérit jamais. Et même, elle est vénéneuse, elle avance en te donnant la maladie du coeur, en t’apportant cette dureté du coeur qui te dit : « Non, ne vas pas vers le Seigneur, n’y va pas. Reste ».

    La vanité est précisément le lieu où se fermer à l’appel du Seigneur. Au contraire l’invitation du Seigneur est celle d’un père, d’un frère : « Venez ! Parlons, parlons. À la fin, je suis capable de changer ta vie du rouge au blanc ».

    Que cette Parole du Seigneur nous encourage ; que notre prière soit une prière réelle. De notre réalité, de nos péchés, de nos misères. Parler avec le Seigneur. Lui, il sait, il sait ce que nous sommes. Nous, nous le savons, mais la vanité nous invite toujours à couvrir. Que le Seigneur nous aide !

  • Selon l'Université de Georgetown, l'Eglise catholique rend le monde meilleur

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    De Luca Volontè sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    UNIVERSITÉ DE GEORGETOWN

    «L'Église catholique rend le monde meilleur»

    09-03-2020

    Éducation, santé, réduction de la pauvreté: aucune organisation au monde ne fait plus que l'Église pour répondre aux besoins des gens. Et cela a été déclaré par un organisme de recherche de l'Université de Georgetown (USA), qui a quantifié le bien réalisé par les œuvres catholiques dans le monde. Sans parler du bien spirituel que l'Évangile apporte à l'humanité.

    Ce que l'Église est et fait, en raison du Christ, est indispensable pour le monde entier. «Contra factum non fit argumentum». Aucune organisation au monde ne travaille plus dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la réduction de la pauvreté, des soins à l'Église catholique, souvent grâce aux ordres religieux.

    Parmi toutes les critiques de l'Église, ce fait fondamental est toujours oublié, il est de bon ton de jeter des pierres contre l'Église, moins de noter que, à l'imitation du Christ, elle se soucie et répond génialement aux besoins de chacun. L'organisme de recherche «Cara» de l'Université de Georgetown aux États-Unis a compilé des statistiques qui rendent le travail vraiment impressionnant de l'Église dans le monde «quantifiable». Il va sans dire que le travail de charité, d'éducation et de soins n'est pas seulement statistiquement quantifiable, l'Église montre et éduque à la vérité et pour la vérité.

    Mais cette matérialisation du bon résultat secondaire de l'œuvre d'évangélisation ne peut être ni oubliée ni cachée. À travers le monde, l'Église catholique «gère» 150 087 écoles qui forment environ 54 millions d'élèves chaque année et la plupart d'entre elles sont situées dans des pays en développement. Dans le domaine de la santé et du bien-être, l'Église - toujours principalement par le biais de ses ordres religieux souvent diffamés - gère plus de 5 000 hôpitaux, 16 000 dispensaires et 600 colonies de lépreux. En outre, elle gère près de 16 000 foyers de soins pour personnes âgées, malades chroniques et handicapés, 10 000 orphelinats, 10 500 écoles maternelles, 13 000 centres de conseil matrimonial, 3 200 centres d'éducation sociale et 31 182 autres organisations caritatives.

    Les données n'incluent pas le travail exceptionnel accompli dans plusieurs pays par des membres d'organisations laïques catholiques, telles que la Société de Saint Vincent de Paul, Frédéric Ozanam ou la Légion de Marie. À lui seul, la Société «Saint Vincent de Paul» aide 20 millions de personnes dans le monde grâce à ses 150 bureaux sur tous les continents. Regardant de plus près le domaine de l'éducation, l'Église gère 71 305 écoles maternelles, 101 527 écoles primaires et 48 560 écoles secondaires. En Italie, le FMI s'occupe de 35% des enfants de la maternelle, s'ils fermaient, ce serait une tragédie pour des dizaines de milliers de familles. Pour avoir une idée de la façon dont l'engagement et la présence de l'Église dans l'éducation ont augmenté dans le monde depuis 1970, comparons les chiffres actuels avec ceux de l'époque. Les élèves du primaire sont passés de 20,3 millions en 1970 à 34,6 millions en 2017. En 1970, les élèves du secondaire étaient environ 7,7 millions, alors qu'en 2017, ils étaient un peu plus de 20 millions. C'est une énorme avancée. Le nombre d'enfants dans les jardins d'enfants s'élève à 7,3 millions d'enfants. En Italie, le FMI prend en charge 35% des enfants de la maternelle (environ 550 000 enfants), s'ils fermaient, ce serait une tragédie pour des dizaines de milliers de familles.

    L'Afrique a connu une croissance particulièrement forte. En 1980, 6,6 millions d'élèves fréquentaient des écoles gérées par des organisations ecclésiales, en 2012, ils étaient 23,5 millions et continuent d'augmenter. En 1970, les catholiques représentaient 18% de la population mondiale et ce pourcentage n'a pas changé après 50 ans. Cependant, le travail de l'Église dans le domaine de l'éducation et du bien-être s'est accru en termes de services et de personnes impliquées. Cela est particulièrement vrai des pays pauvres, où l'État est souvent presque inexistant, mais le travail subsidiaire que l'Église et ses initiatives mènent dans tous les autres pays du monde est également réel. Sans les activités des innombrables organisations dirigées par des catholiques mentionnées ci-dessus, la vie serait beaucoup plus difficile pour des dizaines de millions de personnes dans le monde chaque année. Les chiffres sont limpides et chaque année ne peut être révisée qu'à la hausse.

    À ce bien matériel, éducatif et curatif, il faut ajouter le bien spirituel que l'Évangile apporte à l'humanité. Nous n'avons aucune idée du nombre d'enfants, de garçons, d'hommes chaque jour, pardonnant à leurs ennemis, réconfortant les affligés, surmontant leurs mauvaises habitudes, trouvant la force et la motivation pour poursuivre leur bonheur et leur liberté, endurer patiemment, apporter de la consolation, construire la paix et la justice, tout cela au nom de leur foi catholique et de la véritable rencontre qui les a marqués durant leur enfance à l'école, alors qu'ils souffraient à l'hôpital, lorsqu'ils étaient dans le besoin.

    La contribution de l'Église catholique au progrès humain, bien qu'inestimable, est sous-estimée par tous. Il n'y a pas de fierté à le dire, mais la réalité ne peut pas être et ne peut pas rester sous silence. Les médias se concentrent sur les mauvaises nouvelles et lorsqu'ils parlent de l'Église, ils se concentrent uniquement sur les abus, les divisions, les complots, mais il y a beaucoup de bien dans le monde et la plupart viennent de l'Église.

  • Ni messes, ni mariages, ni enterrements...

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    La peste de l'avortement fait bien plus de morts que le coronavirus. Nous suggérions sur ce blog que nos seigneurs les évêques frappent d'interdit un pays comme le nôtre pour protester contre cette peste tueuse d'enfants qu'est la pratique de l'IVG, au moment où nos mandataires politiques se proposent de la porter bientôt jusqu'à 18 semaines de gestation. Ainsi, il n'y aurait plus de célébrations dans nos églises, ni messes, ni mariages, ni enterrements... Une telle suggestion a paru totalement déraisonnable à certains de nos visiteurs qui ne se sont pas privés de l'exprimer dans leurs commentaires. Mais voilà que l'épidémie actuelle du covid-19 a conduit les évêques d'Italie à suspendre messes et célébrations dans toute la Péninsule, et cela pour plusieurs semaines. Une mesure d'interdit que personne n'aurait jamais imaginée dans ce pays où se trouve enclavée la résidence du pape. La preuve, s'il en fallait une, qu'une mesure suspendant toutes les célébrations peut bel et bien être envisagée, a fortiori lorsqu'il s'agit de la vie de milliers de petits d'hommes détruits chaque jour dans le sein maternel...

  • Coronavirus, du jamais vu : les messes et les funérailles sont suspendues dans toute l'Italie jusqu'au 3 avril

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    Coronavirus. "Messes et funérailles suspendues dans toute l'Italie", selon le communiqué de la CEI

    SOURCE Dimanche 8 mars 2020

    La reconnaissance du décret gouvernemental qui limite les cérémonies religieuses dans toute l'Italie, y compris les rites funéraires, jusqu'au 3 avril. "Souffrance, mais l'Église prend sa part pour la protection de la santé"

    Le communiqué de presse de la Coférence des Evêques d'Italie (CEI) suite aux nouvelles dispositions :

    L'Église qui vit en Italie et, à travers les diocèses et les paroisses, se rapproche de chaque homme, partage la préoccupation commune face à l'urgence sanitaire qui affecte le pays. Par rapport à cette situation, la CEI (...) a fait siennes, en les relançant, les mesures par lesquelles le gouvernement s'est engagé à lutter contre la propagation du "coronavirus".

    Le décret de la présidence du Conseil des ministres, entré en vigueur aujourd'hui, suspend "les cérémonies civiles et religieuses, y compris les funérailles" dans tout le pays jusqu'au vendredi 3 avril.

    L'interprétation fournie par le gouvernement inclut strictement les messes et les rites funéraires parmi les "cérémonies religieuses". C'est un passage très contraignant, dont l'accueil rencontre des souffrances et des difficultés pour les pasteurs, les prêtres et les fidèles.

    L'acceptation du décret est assumée uniquement par la volonté de prendre sa part, dans cette situation, pour contribuer à la protection de la santé publique.

    Le commentaire de Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Stop aux messes dans toute l'Italie, comme un air de Chine

    09-03-2020

    La Conférence épiscopale italienne, à la suite du décret du gouvernement, a décidé de suspendre les messes avec participation populaire dans toute l'Italie jusqu'au 3 avril. Une décision sérieuse, sans précédent dans l'histoire, qui est un message clair de la non-pertinence de la foi pour la vie des hommes. La hiérarchie ecclésiastique est de plus en plus perçue comme dépendante du gouvernement, sur le modèle de l'Association patriotique des catholiques chinois. En fait, des prêtres "clandestins" surgissent également pour célébrer dans une église ou dans des maisons avec quelques fidèles de confiance, risquant ainsi les plaintes des fonctionnaires de l'État et d'autres prêtres.

    "Dieu n'est pas en mesure de répondre à nos besoins." Ainsi, dans l'éditorial publié hier, sœur Rosalina Ravasio a défini le message qui passe avec la décision de suspendre les messes avec assemblée, en raison du coronavirus. Et la question concernait encore les trois régions les plus touchées. Aujourd'hui, après la déclaration de la Conférence épiscopale italienne (CEI) dans laquelle la suspension des messes avec assemblées à travers l'Italie est annoncée, cet arrêt donne la mesure de la gravité de la décision prise.

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  • Le prochain synode portera sur la synodalité

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    D'Amedeo Lomonaco sur Vatican News :

    Le Pape convoque un synode sur l'Église et la synodalité en 2022

    Dans deux ans, la prochaine assemblée générale ordinaire du synode des évêques se tiendra sur le thème de la synodalité. Cela a été annoncé par le secrétaire général du synode, le cardinal Lorenzo Baldisseri

    «Pour une Église synodale : communion, participation et mission» : c'est le thème de la XVIe assemblée générale ordinaire du synode des évêques convoquée par le Pape François. Le Saint-Père, au cours de son pontificat, nous a rappelé à plusieurs reprises que la synodalité est une des voies majeures dans la vie de l'Église. À l'occasion du 50e anniversaire de la création du synode des évêques, le 17 octobre 2015, il avait affirmé : «Ce que le Seigneur nous demande, dans un certain sens, est déjà contenu entièrement dans le mot synode. Marcher ensemble - laïcs, pasteurs, évêque de Rome - est un concept facile à exprimer en paroles, mais pas si facile à mettre en pratique».

    Une pyramide inversée

    La synodalité, a souligné le Pape en 2015, offre «le cadre interprétatif le plus adéquat pour comprendre le ministère hiérarchique lui-même»«Si nous comprenons que, comme le dit saint Jean Chrysostome, l'Église et le synode sont synonymes, nous comprenons aussi qu'en son sein, personne ne peut être “élevé” au-dessus des autres»«Au contraire, explique le Saint-Père, dans l'Église, il est nécessaire que quelqu'un s'abaisse pour se mettre au service de ses frères en chemin». Jésus a constitué l'Église «en plaçant à son sommet le Collège apostolique, dont l'apôtre Pierre est le rocher». Mais dans cette Église, «comme dans une pyramide inversée, le sommet est sous la base». C'est pourquoi, observe François, ceux qui exercent l'autorité «sont appelés ministres : car, selon le sens premier du mot, ils sont les derniers de tous».

    Niveaux de synodalité

    Le premier niveau d'exercice de la synodalité a lieu dans les Églises particulières. Le deuxième niveau est celui des provinces et des régions ecclésiastiques, des conseils particuliers et surtout des conférences épiscopales. Le dernier niveau est celui de l'Église universelle. «Ici, le synode des évêques, représentant l'épiscopat catholique - a rappelé le Pape - devient une expression de la collégialité épiscopale au sein d'une Église synodale».

    Synode et synodalité

    S'inspirant des paroles de François à l'occasion du 50e anniversaire de la création du synode des évêques, la Commission théologique internationale a mené une étude en 2018 sur la synodalité dans la vie et la mission de l'Église. Synode - dit le document - est un mot ancien dans la tradition de l'Église. Il est composé de la préposition σύν (avec) et du nom ὁδός (via). Il indique le chemin parcouru ensemble par le peuple de Dieu. Depuis les premiers siècles - rappelle encore le document - le mot «synode» a été utilisé pour désigner les assemblées ecclésiales convoquées à différents niveaux pour discerner, à la lumière de la Parole de Dieu, les questions doctrinales, liturgiques, canoniques et pastorales. Le terme synodalité indique «le modus vivendi et operandi spécifique de l'Église, le Peuple de Dieu, qui manifeste et réalise concrètement sa communion d'être en marchant ensemble, en se rassemblant en assemblée et en participant activement de tous ses membres à sa mission évangélisatrice». Le concept de communion exprime «la substance profonde du mystère et de la mission de l'Église», qui a dans la célébration eucharistique «sa source et son sommet».

  • Le "silence de Pie XII" : sus aux fake news

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    Archives du pontificat de Pie XII : les nombreuses « fake news » seront démantelées

    Le p. Peter Gumpel, relateur de la cause de la béatification, s’exprime

    « Les nombreuses « fake news » seront démantelées autour du prétendu silence de Pie XII autour du drame de la Shoah », affirme l’historien jésuite allemand et relateur de la cause de béatification du pape Pie XII, le p. Peter Gumpel, dans des propos repris par Avvenire en italien du 2 mars 2020. Le jésuite de 96 ans se dit convaincu que l’ouverture des archives du Vatican relatives au pontificat du pape Pie XII confirmera « les nombreux gestes de charité cachée faits par Pacelli en faveur des Juifs » et « surtout, ajoute-t-il, il sera confirmé que rien n’a été caché ».

    Le père Gumpel représente, en un certain sens, le dernier témoin vivant – après la mort en 2014 du postulateur de la cause de Pie XII, le p. Paolo Molinari – de cette génération d’historiens jésuites ayant eu accès, sur mandat de Paul VI, aux Archives secrètes du Vatican. « J’ai eu, raconte-t-il, le même privilège que mes confrères Burkhart Schneider, Robert Graham, Pierre Blet et Angelo Martini, auteurs des fameux 12 volumes d’Actes et documents du Saint-Siège relatif à la Seconde Guerre mondiale, d’avoir accès à tous les documents des Archives secrètes du Vatican. »

    En tant que relateur de la cause de la béatification du pape Pie XII, le p. Gumpel a eu l’occasion de recueillir le témoignage de sœur Pascalina Lehnert (1894-1983), collaboratrice proche du pape Pie XII : elle « m’a confié sous serment », raconte le jésuite, l’existence « d’une lettre de protestation de Pie XII contre la déportation injustifiée des Juifs, qu’il avait brûlée au dernier moment dans la cheminée de la cuisine de l’appartement pontifical ». « ‘C’était un acte de prudence’, avait déclaré la religieuse, pour éviter de nouvelles représailles contre les Juifs par les nazis, poursuit le p. Gumpel : le pape Pie XII est intervenu avec sa prudence diplomatique proverbiale, généralement là où son action pouvait porter ses fruits, comme dans les pays indirectement occupés par les nazis tels la Slovaquie et la Hongrie. »

    Le jésuite explique que le pape Pie XII a fait de nombreux gestes cachés pour sauver les Juifs : « Son secrétaire historique, le père jésuite Robert Leiber, m’a confirmé que le pape avait utilisé une grande partie de sa fortune personnelle pour aider les Juifs, dit le p. Gumpel. La documentation et la thèse du savant juif Sir Martin Gilbert ont démontré … que Pacelli a probablement sauvé plus de 100 000 juifs dans le monde, en payant de sa propre poche de nombreux voyages d’espérance, d’Allemagne au Portugal ou au Brésil. »

    Le prince allemand devenu jésuite salue l’ouverture des archives du pontificat du pape Pie XII et explique que les chercheurs ne trouveront pas de documentation « brûlante »: « Ils ne trouveront rien d’inconfortable et de brûlant, aussi parce que Pie XII, comme toute la Curie romaine de cette époque après le 8 septembre 1943 craignant l’arrivée des Allemands dans la Cité, avait fait cacher et disparaître tous les documents « compromettants » dans lesquels il était possible de retracer tous les sauvetages qui ont eu lieu en faveur des Juifs, en particulier les Juifs romains. »

    « Une grande partie de ce matériel, poursuit-il, a été envoyé aux États-Unis ou à Lisbonne ou envoyé dans des couvents sûrs et des lieux cloîtrés ou détruit. Le reste? Je pense que c’est à l’intérieur du Vatican sous les planchers qui ont été fermés par des maçons experts du Saint-Siège et si bien cachés qu’aujourd’hui nous ne savons même pas où se trouvent ces matériaux. »

  • Scout : une école de vie

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    De RCF :

    Scout : une école de vie

    Présentée par Pascale De Barochez, Michel Leger, Wahid Selmi, Caroline Perocheau

    DURÉE ÉMISSION : 25 MIN

    Scout : une école de vie

    Cette semaine, dans le Magazine diocésain, entretien avec Paul et Anatole, deux scouts d'Europe. Ce que le scoutisme a apporté dans leur vie, dans leur éducation, ce qu'ils veulent transmettre : ils se livrent au micro de RCF Loiret.

  • Le coronavirus ou la grande peur des bien-vivants

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    Une Chronique du Père Danziec sur le site de Valeurs Actuelles :

    Coronavirus : la grande peur des bien-vivants

    06/03/2020

    Notre monde, qui se croyait invulnérable, traverse avec le coronavirus une crise sanitaire dont il est difficile de mesurer les contours et la réelle menace. Cependant là où autrefois la Foi servait de secours dans les épreuves des hommes, le père Danziec analyse la peur de l’homme d’aujourd’hui, sans transcendance et livré à ses seules considérations terrestres.

    Il y a le premier mot formulé par un enfant, celui dont les parents se souviennent. Et il y a les dernières volontés des parents, l’enveloppe testamentaire qui marque à jamais la mémoire des enfants. Saint-Exupéry n’a pas eu de descendance mais sa dernière lettre, rédigée la veille de sa mort accidentelle, s’adresse aux enfants de la modernité. Et aujourd’hui encore, elle impressionne par son actualité. Dans ces ultimes lignes qui datent de juillet 1944, l’aviateur-écrivain se dévoile comme jamais dans le rôle d’un lanceur d’alerte pour âmes en détresse. Il prend soin de prévenir. De diagnostiquer. Et d’offrir des solutions. Pour lui, « il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes des inquiétudes spirituelles ». Son remède ? « Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien ». Le seul problème de par le monde trouverait donc sa racine dans les motifs de nos peurs. Dis-moi quelles sont tes inquiétudes et je te dirai qui tu es.

    Les épidémies ? Plus proche du temps de Pharaon que d’Instagram

    Pour l’auteur du Petit Prince, l’avènement de la technique a en effet transformé l’homme en un “fonctionnaire universel” dénué de toute transcendance. Les inquiétudes humaines ont désormais changé de nature. Finie depuis longtemps la possibilité d’une mauvaise récolte qui se traduirait ensuite en famine. Dans nos sociétés occidentales, la crainte de la faim, de la soif ou du froid, si coutumière chez nos anciens, a quasi disparu. L’homme postmoderne, étourdi par les progrès de la révolution numérique, se croit dorénavant tout-puissant. La guerre et les épidémies appartiennent à un monde ancien, plus proche de celui de Pharaon et des plaies d’Egypte que celui d’Instagram et d’Uber Eats.

    Pourtant, il n’y a pas si longtemps encore, la respiration économique du pays reposait fondamentalement sur la vie paysanne de petits propriétaires agricoles. Cet univers rural, au quotidien âpre parfois et à la vie rude souvent, n’était pas, malgré cela, un grand consommateur d’anxiolytique. Les fêtes religieuses et les réjouissances villageoises avaient leurs vertus propres sans rien enlever aux difficultés inhérentes du quotidien. C’est que le travail du sol offre à lui seul des leçons de philosophie sur l’existence. Il rappelle incessamment à celui qui bèche la nécessité impérieuse de son labeur. Il lui redit aussi sa dépendance absolue quant à la nature qui impose son rythme et qu’il lui faut respecter. La crainte du gel ou de la maladie faisait partie de la vie. La foi en Dieu permettait de transfigurer ses inquiétudes et par-là éviter d’être submergée par elles en prenant de la hauteur spirituelle. A l’inverse, l’univers matérialiste athée, s’appuyant sur les avancées technologiques pour assouvir ses appétits, se prête à rêver au risque zéro ou à croire possible la maîtrise totale de l’échec. Là où l’on savait autrefois appréhender les épreuves sur le temps long, la postmodernité se trouve tétanisée lorsqu’elle peine à trouver une solution immédiate à un problème.

    La décision de mettre en quarantaine des zones géographiques entières suscitent l’incompréhension dans notre monde horizontal qui se croyait jusqu’alors invulnérable. Libération s'alarme ainsi dans un article du « retour de mesures médiévales et barbares » soupçonnées d’inefficacité. Saint-Exupéry avait bien raison, nos inquiétudes disent qui nous sommes. Dans un monde sans Dieu et sans guerre, l’homme s’inquiète davantage de ses paris sportifs ou de son prochain lieu de vacances que de la préservation de son identité garante d’un certain bien commun ou des dérives d’internet qui abiment l’innocence des plus jeunes. A l’heure d’une menace de pandémie, son inquiétude devient plus redoutablement égoïste, gouvernée par la suspicion et un terrifiant “sauve qui peut”. Métro à demi vides, rues désertes, supermarchés dévalisés : le vent de panique est palpable là où le virus sévit.  Et ce jusqu’aux portes des églises que deux diocèses ont pris la décision de fermer comme s’il était encore besoin que soit manifesté au grand jour ce manque de foi dont les catholiques observants subissent les conséquences depuis 50 ans... Ainsi a-t-on vu l’évêque de Beauvais annoncer sur sa page Facebook (sans doute sans même voir le ridicule de la situation) que, par précaution, la conférence “Guérison miraculeuse, est-ce possible ? ” prévue à Creil de longue date était reportée.

    Euripide dans sa tragédie Les Héraclides affirme que l’honneur « passe avant la vie dans l’opinion des hommes de cœur ». Encore faut-il y être éduqué pour affronter la mort qui, coronavirus ou pas, nous attend tous. Certains trouveront anecdotique que la France se prépare à entrer dans la phase 3 du stade épidémique tandis que la maladie gagne du terrain, avec neuf morts sur le territoire français et près de 577 cas positifs confirmés. Cependant, au-delà de l’urgence sanitaire dont les contours bien évidemment échappent au grand nombre, on est en droit de s’interroger sur la façon de gérer nos peurs. Bernanos parlait en son temps de la grande peur des bien-pensants. Bienvenue dans la grande peur des bien-vivants. Privé de spiritualité, ignorant sa nature dépendante, que peut attendre l’homme d’une société hédoniste et insouciante qui non seulement ne sait pas à quel saint se vouer, mais qui, surtout, depuis longtemps ne croit plus en leur existence et à la force de la prière ? Le christianisme ne se propose pas de sortir de la peur ni de l’éradiquer. Il cherche plus modestement à la purifier et à la transfigurer. A l’image du Christ en croix.

  • Le Vatican accepte la démission du cardinal Philippe Barbarin

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    De Jean-baptiste Le Roux sur RCF :

    Le Vatican accepte la démission du cardinal Barbarin

    6 MARS 2020

    Le Saint Siège a confirmé vendredi 6 mars qu'il acceptait la démission de l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin.

    LE VATICAN ACCEPTE LA DÉMISSION DU CARDINAL BARBARIN

    C'est officiel. Le Pape François a accepté la démission du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Une décision qui laisse le diocèse sous la direction de Mgr Michel Dubost, qui avait été nommé administrateur apostolique par le Saint Siège. 

    C’était la 3ème fois en quatre ans que l’archevêque de Lyon avait formulé une demande en ce sens au souverain pontife. Une première fois au moment de la révélation de l’affaire Preynat en 2016, une 2e fois en 2019 après sa condamnation en première instance et donc maintenant après sa relaxe.

    VERS UN APAISEMENT POUR LE DIOCÈSE

    Dans un communiqué, la La Conférence des Evêques de France a assuré le diocèse de Lyon de "la prière fraternelle de tous les catholiques de France". La CEF appelle également le diocèse de Lyon, à "poursuivre le travail de vérité et de réconciliation qu’il a engagé" "après les épreuves de ces derniers mois.

    Les évêques de France en profitent pour remercier "le cardinal Philippe Barbarin pour ce qu’il a apporté à l’Église en France pendant son service épiscopal". Ils espèrent également que "l’issue des procédures engagées contribuera à l’apaisement des personnes victimes" de Bernard Preynat.

    UN NOUVEL ARCHEVÊQUE D'ICI DEUX À QUATRE MOIS

    Actuellement en Israël pour deux mois, Mgr Philippe Barbarin devrait revenir à Lyon dans quelques semaines pour préparer son déménagement. La destination de sa prochaine nomination n’est toujours pas connue. Le diocèse va donc maintenant se préparer à accueillir un nouvel archevêque. Une nomination qui devrait être connue d'ici deux à quatre mois. A noter que si Mgr Barbarin n’est plus archevêque de Lyon, il reste cardinal. Un titre qui lui permettra de participer au prochain conclave pour élire un nouveau Pape. Une messe d'action de grâces pour remercier Mgr Philippe Barbarin sera donnée en sa présence le vendredi 15 mai à 19h à la cathédrale Saint Jean-Baptiste à Lyon.

    Mgr Barbarin avait été nommé primat des Gaules à l’été 2002 en provenance de Moulins, dans l’Allier. Créé cardinal un an après son arrivée à Lyon, il aura marqué le diocèse de Lyon par son dynamisme et ses initiatives. Mgr Barbarin aura aussi marqué par ses prises de parole médiatiques, notamment contre le mariage pour tous en 2013. Une médiatisation qui jouera en sa défaveur au moment de la révélation en 2016 des abus sexuels commis par le Père Bernard Preynat. 

  • Selon un rapport sur les droits de l'homme, les religions doivent se soumettre à l'ONU en matière de droits des femmes, droits LGBT…

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Les religions doivent se soumettre à l'ONU en matière de droits des femmes, droits LGBT… selon un rapport sur les droits de l'homme

    Il est urgent d'abroger les lois qui « discriminent » à l'encontre des femmes et de la communauté LGBT+ au nom de la religion : telle est la conclusion, en substance, d'un rapport publié fin février par le rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté de religion et de croyance, le Maldivien Ahmed Shaheed. Le rapport est téléchargeable ici.

    La photo ci-dessus illustre le communiqué de presse de l'ONU à son sujet ; elle représente un couple lors de la Gay Pride de Ney York en 2018.

    Son rapport met dans le même sac la lapidation pour adultère et l'interdiction de l'avortement, les mariages précoces ou forcés et les « stéréotypes de genre » qui impose tel ou tel rôle aux hommes et aux femmes en fonction de leur sexe, la criminalisation des actes homosexuels et l'accès aux droits familiaux pour les LGBT.

    Ce rapporteur onusien chargé d'assurer le droit de chacun de pratiquer sa religion (ou de n'en avoir point) met en balance deux types d'approche : d'une part, une série de droits absolus dont l'ONU assure systématiquement la défense – droits relatifs au genre, droits des femmes, droit à la santé reproductive, etc. –et de l'autre, les droits liés à la religion, plus relatifs, qui peuvent être restreints dès lors qu'ils portent atteint aux premiers. Ces droits d'ordre religieux comprennent évidemment tous les préceptes de la morale traditionnelle qui doive céder le pas devant la nouvelle anti-morale globale.

    Précisons tout de suite qu’Ahmed Shaheed, expert indépendant et d'ailleurs non rémunéré pour ce rapport n'émet que des avis consultatifs. Il n'empêche que sa prose est distribuée par les canaux d'information de l'ONU et entre dans le corpus des documents internationaux où il est d'usage qu'on se cite mutuellement, et que la terminologie utilisée dans les documents contraignants en soit affectée.

    S'agit-il dans le cas du rapport présenté au Conseil des droits de l'homme de l'ONU de proposer que les religions traditionnelles modifient leurs croyances et leurs préceptes moraux ? Comme l’observe Rebecca Oas de l’organisation pro-famille C-Fam, Shaheed ne va pas jusque-là, mais il pose que le christianisme et l’islam sont susceptibles d'être interprété de manière « patriarcale » ou non, et il cite des universitaires favorables à des réinterprétations « progressistes » des grandes religions traditionnelles.

    On retrouve ici l'idée force du mondialisme actuel qui s'accommode de l'existence de religions mais à la condition de leur restructuration afin de les rendre compatibles avec le relativisme global qui les met toutes sur un pied d'égalité, sous la coupole des droits de l'homme est au service d'une prétendue harmonie d'ensemble.

    Lire la suite sur le blog de Jeanne Smits

    Lire également : ONU : la liberté religieuse mise en cause au nom de la promotion de prétendus "droits humains"