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Eglise - Page 933

  • Une jeune belge présente la situation des jeunes européens à l’inauguration de la réunion pré-synodale – en préparation au Synode d’octobre 2018

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    De zenit.org :

    Jeunes : la situation en Europe, présentation devant le pape

    « Faire en sorte que la foi chrétienne puisse les surprendre »

    En Europe, « le fait que les jeunes ne grandissent pas dans un contexte religieux offre de nouvelles opportunités. Les jeunes sont donc très ouverts sur la foi, ils la regardent avec un regard neuf et une grande réceptivité, simplement parce qu’ils en savent peu ». Donc, « le défi consiste à faire découvrir quelque chose, à faire en sorte que la foi chrétienne puisse les surprendre ».

    C’est ce que souligne Annelien Boone, jeune fille de Belgique (31 ans, directrice de l'IJD, Jongerenpastoraal Vlaanderen), représentant la jeunesse belge, qui a présenté la situation des jeunes européens à l’inauguration de la réunion pré-synodale – en préparation au Synode d’octobre 2018 sur les jeunes – ce 19 mars 2018, au Collège pontifical Maria Mater Ecclesia de Rome.

    Présentation à la réunion pré-synodale

    1. Quelques faits en chiffres

    Récemment, il y avait une étude sur la “génération Quoi” ? “Génération Quoi?” est un projet collaboratif entre 12 diffuseurs européens d’audiovisuel public et permet aux jeunes entre 18 et 34 ans de faire un autoportrait de leur génération. Plus d’un million de jeunes de 35 pays ont participé à cette étude. Des thèmes, des difficultés et des désirs que les jeunes Européens entre 18 et 34 ans éprouvent, sont précises dans l’étude. Je vous propose quelques thèmes qui vous donnent une idée des jeunes de l’Europe de l’Ouest aujourd’hui.

    • Nos futurs

    Une question examine quelles sont les perspectives des jeunes et des jeunes adultes. En général, les jeunes ont une vision plutôt positive de l’avenir. Presque deux tiers des jeunes GW (63,5%) ont un comportement plutôt positif vis-à-vis de l’avenir. Pourtant, l’étude démontre que les jeunes restent plutôt douteux au lieu d’être franchement positifs; seulement 6% semble être très optimiste quant à l’avenir. Néanmoins la même constatation vaut pour l’attitude pessimiste: moins de cinq pourcent semble être très pessimiste quant à l’avenir.

    • Tolérance

    Les jeunes de la génération Quoi? sont, en général, très tolérants. Egalement concernant la diversité culturelle, les jeunes sont très tolérants. 3 sur 4 voit l’immigration comme un enrichissement culturel. Beaucoup de jeunes de la génération Quoi? ont des amis d’une autre origine sociale ou éducative ou d’une orientation sexuelle différente. Toutefois, il n’y a que peu de jeunes qui ont des amis d’une autre religion, d’une autre contexte ethnique ou culturel.

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  • Laïcité française et Convention européenne des droits de l'homme (CEDH): les conditions d'octroi de la personnalité juridique aux associations religieuses conventuelles seraient discriminatoires

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    L’Afrique du Sud avait autrefois son "petty" apartheid, l’apartheid mesquin (le "grand" apartheid qui organisait la séparation du développement des communautés était-il plus raisonnable ?). Mutatis mutandis, la France nous apporte aussi chaque jour des manifestations plus ou moins  anecdotiques de sa « petty » laïcité dont la dernière concernait l’exclusion de la statue de saint Jean-Paul de l’espace public à Ploërmel en Bretagne. Mais voici, plus grave, une atteinte séculaire à la liberté d’association telle que la définit la convention européenne des droits de l’homme (CEDH) à laquelle la France a souscrit : lu sur le site « Liberté politique.com » cet article (extrait)  rédigé par l’ European centre for law & justice, le 14 mars 2018 :

    "Vincent Cador et Grégor Puppinck ont publié en janvier 2018 un article de doctrine en droit public intitulé « De la conventionnalité du régime français des congrégations », dans la Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger.

    Les deux auteurs sont docteurs en droit et Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ, est membre du panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion. L'article passe le régime français des congrégations religieuses au crible de la Convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l'homme (la Convention européenne). Ce régime contraignant, dérogatoire au droit commun des associations, est un double héritage de la Révolution française et de la République anticléricale du début du XXe siècle. Il apparaît en décalage avec le processus d’apaisement des relations entre l’État et l’Église depuis les années 1970 et surtout avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (la CEDH), protectrice de la liberté de religion (art. 9), de la liberté d'association (art. 11) et du principe de non-discrimination (art. 14). 

    Vincent Cador et Grégor Puppinck expliquent que, dans l’hypothèse d'un litige porté devant la CEDH opposant une congrégation à l’État français, « il est fort probable que les juges strasbourgeois condamneraient le régime français des congrégations, obligeant le gouvernement à faire procéder à sa révision ». Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs s'appuient sur la jurisprudence de la CEDH pour reproduire le raisonnement en trois étapes habituellement utilisé par cette dernière pour trancher les litiges qui lui sont soumis.

    Tout d'abord, ils analysent la législation française sur les congrégations comme une ingérence dans les droits à la liberté de religion et à la liberté d'association. Contrairement aux associations de droit commun qui sont tenues à une simple déclaration, l'octroi de la personnalité juridique est pour les congrégations subordonné à un décret après avis conforme du Conseil d’État. De plus, la constitution d'une congrégation est soumise à des conditions particulièrement intrusives et la teneur de ses statuts est encadrée de manière stricte. À titre d'illustration, le Conseil d'État continue d'interdire aux congrégations de mentionner dans les statuts qu’elles doivent joindre à une demande reconnaissance les vœux « solennels », « perpétuels » ou « définitifs » de leurs membres[1]. Une fois constituées, les congrégations subissent un contrôle rigoureux de la part des autorités publiques portant sur leur fonctionnement. Ces contraintes constituent une ingérence de la part de l’État dans la liberté de religion des religieux, qui s'exerce à travers leur liberté d'association et l'autonomie de leur organisation.

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  • "Dieu est jeune" : un nouveau livre du pape (extraits)

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    De Jérôme Cordelier sur le site du Point :

    Pape François : « Un jeune a quelque chose d'un prophète »

    EXTRAITS INÉDITS. « Le Point » publie en exclusivité des passages du livre du pape François, « Dieu est jeune », à paraître en France le 22 mars.

    À 81 ANS, Jorge Bergoglio a conversé avec un homme de 32 ans, le journaliste et écrivain italien Thomas Leoncini.

    Dieu est jeune ©  DR

    « Dieu est jeune ! » L'assertion est signée de la main du pape François, l'une des personnalités les plus populaires, l'un des leaders les plus influents sur la planète, et, en l'occurrence, un homme de 81 ans qui s'adresse à un autre homme de 32 ans, le journaliste et écrivain italien Thomas Leoncini. Pour le pape, « Dieu est jeune » « parce qu'Il est toujours neuf », parce qu'Il est « l'Éternel qui n'a pas de temps, mais qui est capable de se renouveler, de rajeunir continuellement et de rajeunir toutes choses ». C'est ce qu'on peut lire dans un livre* à paraître le 22 mars en France aux éditions Robert Laffont et Presses de la Renaissance.

    Non, François ne cède pas à la mode du jeunisme, qu'il honnit : il a d'ailleurs quelques paroles savoureuses sur ces adultes qui refusent de grandir, font « copains-copains » avec leurs enfants, s'adonnent à la chirurgie esthétique… C'est en homme qui accepte son âge pour l'expérience et la sagesse qu'ils lui confèrent que François s'adresse à ceux qui lui succèdent au monde. Le livre paraît en même temps que se réunissent à Rome 300 jeunes du monde entier pour préparer le prochain synode prévu en octobre 2018.

    Ces adultes en « grande concurrence » avec les jeunes 

    Petit-fils d'immigrés italiens, l'Argentin Jorge Bergoglio a vécu une enfance heureuse à Buenos Aires, que ces biographes ont tous évoquée, au milieu des bandes joyeuses qui serpentaient dans son quartier de Flores, des échanges bruyants dans les cages d'escalier et des grandes tablées où se mêlaient toutes les générations. Prêtre, archevêque, pape, il ne perdra jamais une occasion de mettre en avant l'âge, l'expérience, la vieillesse pour promouvoir la mémoire, la transmission au cœur d'univers qui ont tendance à l'oublier, préoccupation que l'on retrouve davantage chez les peuples autochtones d'Amazonie – dont ce pape se fait aussi le protecteur – que dans nos sociétés post-modernes dites civilisées.

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  • Les chrétiens et la Cité

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    Christophe Geffroy 7995387-12441097.jpgPlusieurs livres récents évoquent l’engagement des chrétiens dans la cité avec pour toile de fond un monde occidental qui n’est plus chrétien, preuve qu’il s’agit là d’une question majeure. Petit tour d’horizon de ces différents ouvrages par Christophe Geffroy, dans le mensuel « La Nef », mars 2018 :

    « J’ai, sur mon bureau, une dizaine de livres récemment reçus qui s’interrogent, d’une façon ou d’une autre, sur ce qu’est être chrétien aujourd’hui dans un monde qui ne l’est plus, et comment, en conséquence, aborder le fait indubitable que les chrétiens sont devenus une minorité dans nos pays qui formaient jadis la chrétienté. Rod Dreher, qui a publié son essai stimulant, Le pari bénédictin (1), en septembre dernier, semble avoir fait rapidement des émules ! Une telle foison d’ouvrages montre en tout cas assurément que la question se pose et interpelle, comme on dit, les catholiques français.

    À vrai dire, avant Dreher, Jean-Luc Marion avait publié en mai un essai original au titre provocateur, Brève apologie pour un moment catholique (2), et au ton résolument optimiste. Le propos de Marion est d’expliquer qu’il n’existe pas de « période bénie de référence » où il aurait été facile d’être chrétien et, afin de relativiser notre situation, qu’« il y a eu bien pire dans le passé, quand tout clergé digne de ce nom avait disparu de régions entières » (p. 17). Il se demande si notre pessimisme ne s’enracine pas dans une nostalgie d’un passé quelque peu idéalisé, avec l’idée, derrière la tête, de la nécessité « pour l’Église, de redevenir en France majoritaire, sinon hégémonique » – et pour y parvenir, certains, avant guerre, estimaient que « la rechristianisation de la France devait passer par une alliance avec les forces politiques dominantes » (p. 22 et 23), ce qui fut un échec complet.

    Aujourd’hui, selon Marion, il faut sortir du dilemme : « soit les catholiques s’adaptent pour survivre, et ils disparaîtront, dilués dans le modèle commun et unique ; soit ils persistent dans leur marginalité, et ils disparaîtront aussi, minoritaires et insignifiants » (p. 24). Il ne reste pour notre auteur qu’une possibilité qu’il exprime de façon bien abstraite, « celle que seuls les catholiques puissent occuper, comme une responsabilité particulière et inaliénable, l’universalité » (p. 25). C’est ce qu’il nomme le « moment catholique » qui n’est pas celui de la conversion d’une majorité, le Christ n’ayant jamais assuré l’Église « de devenir majoritaire ou dominante dans le monde : il lui a seulement demandé de passer par la même croix, où il a conquis la Résurrection » (p. 27). Ce « moment catholique » est, pour Marion, d’autant plus d’actualité que les chrétiens sont « les seuls alliés fiables » de la République pour défendre la laïcité en tant que séparation des pouvoirs (la laïcité ne s’est imposée que dans les pays christianisés), entre une vision laïciste et l’irruption de l’islam. C’est surtout ce dernier qui pose problème reconnaît Marion, et la réponse qu’il suggère est vraiment très courte : appliquer la loi de 1905 à l’islam et demander aux chrétiens de « monter en première ligne de la prise de parole » (p. 46) dans la nécessaire disputatio avec les musulmans pour leur faire admettre la séparation, l’État ne pouvant qu’aider à rendre cette disputatio possible, mais sans y intervenir.

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  • Les trois héritages du Padre Pio selon François

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Voyage à San Giovanni Rotondo : la prière, la petitesse et la sagesse, trois héritages du Padre Pio (traduction complète)

    La prière, la petitesse et la sagesse sont trois héritages laissés par saint Padre Pio, explique le pape François qui fait observer qu’au contraire la société contemporaine fait montre de plus de « cruauté » que les spartiates, envers les plus petits porteurs de malformations.

    Voici notre traduction, rapide, de travail de l’homélie prononcée par le pape François, ce samedi matin, 17 mars 2018, sur le parvis du nouveau sanctuaire San Giovanni Rotondo, dans la région italienne des Pouilles où il a présidé la messe, devant quelque 40 000 personnes.

    A l’occasion de son pèlerinage sur les pas du saint Padre Pio, pour le 50e anniversaire de sa « naissance au ciel » et le 100e anniversaire de la réception des stigmates de la passion du Christ dans son corps, le pape était arrivé vers 8 h tout d’abord, en hélicoptère à Pietrelcina, la ville natale du Padre Pio . Il s’est recueilli près de « l’orme des stigmates », avant de s’adresser à la population et de bénir les malades.

    Le pape est ensuite reparti pour San Giovanni Rotondo où Il a été accueilli notamment par l’évêque de Manfredonia, Mgr Michele Castoro qui a remercié le pape au terme de la messe en disant: « Pape François nous vous aimons fort » Il a invité la foule à le dire avec lui, la foule s’est levée pour cela. Le pape a anticipé sa visite parce que l’évêque est lui-même malade: il était ému en évoquant a propre vie “marquée par la fragilité de la maladie” et il a remercié le pape aussi pour cela.

    Il la aussi remercié d’avoir rendu visite aux petits malades, et de témoignage par ce qu’il a appelé « l’encyclique des gestes », et de faire de l’Eglise une « auberge du Bon Samaritain », il l’a remercié aussi pour son souci des jeunes, citant le prochain synode.

    En effet, le pape avait d’abord rendu visite aux petits malades de l’unité d’oncologie et d’hématologie de l’hôpital fondé par le Padre Pio, la « Maison du soulagement de la souffrance ».

    Il a ensuite visité l’ancien sanctuaire de Notre Dame des Grâces où il a rencontré la communauté des capucins : il s’est recueilli devant le crucifix puis devant le corps du Padre Pio auquel il a offert son étole. Il a également visité la cellule du saint.

    Le pape s’est ensuite rendu en papamobile au nouveau sanctuaire, conçu par l’architecte italien Renzo Piano et décoré des mosaïques du père Marko Ivan Rupnik, sj. Et il y a présidé la messe. Le pape est rentré au Vatican en hélicoptère vers 14h.

    AB

    Homélie du pape François

    J’aimerais retenir trois mots des lectures bibliques que nous avons écoutées: la prière, la petitesse, la sagesse.

    Prière. L’Évangile d’aujourd’hui nous présente Jésus qui prie. Ces paroles jaillissent de son Coeur: « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre … » (Mt 11, 25). Pour Jésus, la prière jaillissait spontanément, mais elle n’était pas facultative: il avait l’habitude de se retirer dans des lieux déserts pour prier (cf. Mc 1, 35); le dialogue avec le Père avait la première place. Et les disciples ont ainsi découvert naturellement combien la prière était importante, si bien qu’un jour ils lui ont demandé: « Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1). Si nous voulons imiter Jésus, commençons nous aussi là où il commençait, c’est-à-dire par la prière.

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  • De partout on recherche la présence et la parole de Jésus; prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 5e dimanche de carême

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    De partout on recherche la présence et la parole de Jésus / Michel-Marie Zanotti-Sorkine

    Prédication père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 12, 20-33) pour le cinquième dimanche de carême (archives du 25 mars 2012)

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : Jésus voit arriver son heure (Jean 12, 20-33)

    Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? — Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l'entendant, la foule qui se tenait là disait que c'était un coup de tonnerre ; d'autres disaient : « C'est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous. Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

    Références bibliques : http://aelf.org/

  • L'incroyable instrumentalisation d'une lettre tronquée de Benoît XVI : la communication du Vatican obligée de s'expliquer sur un singulier cafouillage

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    cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpegNous avions parlé ici, le 13 mars dernier, de cette lettre de Benoît XVI sollicitée par Mgr Vigano, Préfet de la Communication du Saint-Siège en réponse à l’envoi de 11 livres censés promouvoir « La théologie du Pape François » et utilisée par le prélat dans une version « écourtée » pour les besoins de la présentation de ces livres aux médias. Il apparait aujourd’hui qu’outre les deux lignes floutées dans la photo de la lettre du pape émérite remise à la presse, tout un paragraphe, plus embarrassant pour la finalité visée par Mgr Vigano, n’était pas repris . Le blog « Salon beige » écrit à ce propos:

    « Les grands communicants du Vatican devraient lire attentivement ce que le pape François a dit sur les "fakes news", car ils en ont commis une belle en instrumentalisant une lettre de Benoît XVI, écrite le 7 février et publiée le 12 mars pour souligner abusivement la continuité entre les deux pontificats, ce que ne disait pas la lettre.

    Or, aujourd'hui, un paragraphe qui avait été masqué a enfin été dévoilé, suite aux pressions médiatiques. Et on comprend pourquoi en le lisant. Benoît XVI y critique l'un des auteurs des 11 livres sur le pape François (livres que Benoît XVI ne lira pas) :

    "Soit dit en passant, je voudrais signaler ma surprise, concernant la présence parmi les auteurs du Professeur Hünermann, qui durant mon pontificat a été à l'origine d'initiatives opposées à la papauté. Il a joué un rôle de premier plan dans la publication de “Kölner Erklärung”, qui, en relation avec l'encyclique “Veritatis splendor”, a attaqué avec virulence l'autorité magistérielle du pape, spécialement sur des questions de théologie morale. De même le “Europaische Theologengesellschaft” qu'il a fondé, s'est initialement illustré comme une organisation en opposition au magistère pontifical. Par la suite, le sentiment ecclésial de nombreux théologiens a mis obstacle à cette orientation, transformant cette organisation en un instrument normal de rencontre entre théologiens.

    Je suis certain que vous comprendrez mon refus et je vous prie d’accepter mes cordiales salutations."

    Ref. La lettre mutilée de Benoît XVI

    On lira sur Vatican News le communiqué de ce jour par lequel Mgr Vigano pense pouvoir se tirer de son pas de clerc.

  • Le pape François prêt à donner sa vie pour défendre la pureté de la doctrine

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Le pape François est « prêt à donner sa vie pour défendre la pureté de la doctrine »

    Mgr Giovanni Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’Etat, est revenu le 13 mars 2018 sur les cinq ans de pontificat du pape François, a rapporté l’agence catholique italienne SIR le jour même. Selon le prélat, le Souverain pontife est “prêt à donner sa vie” pour la doctrine catholique.

     

    Pour Mgr Becciu, le successeur de Pierre est “un exemple de force, de sérenité et de courage”, face aux critiques qu’il affronte. Toutefois, a-t-il indiqué, le pape “souffre“ des “critiques gratuites” qui l’accusent “de trahir la doctrine de l’Eglise”. Celles-ci “touchent un point essentiel” de sa personne, et “il ne l’accepte pas”.

    En effet, a détaillé le prélat italien, c’est l’accusation “la plus grave“ qui puisse être formulée contre le chef de l'Eglise catholique. A rebours de ces accusations, a soutenu Mgr Becciu, le pape revendique être un “fils fidèle de l’Eglise” et est “prêt à donner sa vie pour défendre la pureté de la doctrine”.

    Ruptures du protocole

    Le pape François, a estimé le ‘numéro 2’ de la Secrétairerie d’Etat, avance “avec détermination” dans la réforme de la Curie romaine. Toutefois, a-t-il expliqué, c’est un travail long, qui doit conjuguer à la fois respect du droit, des règles canoniques et de la doctrine catholique.

    Mgr Becciu est également revenu sur les ruptures protocolaires par le pape argentin depuis son élection. Le protocole, a-t-il estimé, ne doit pas être une “prison” mais doit plutôt “servir à mieux manifester l’exercice du ministère” pétrinien.

    Nommé substitut pour les Affaires générales par Benoît XVI en 2011, Mgr Becciu a été confirmé à ce poste par le pape François après son élection. Il est également le représentant spécial du Souverain pontife auprès de l'Ordre de Malte, dans ses travaux de réforme constitutionnelle.

  • Le saint Padre Pio que le pape François vénère aujourd'hui

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    Biographie de Padre Pio (1887 – 1968) (source - site de l'Eglise de France)

    A l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Padre Pio (1887 – 1968) - et du pèlerinage accompli ce 17 mars par le pape à Pietrelcina et à San Giovanni Rotondo -, il est intéressant de rappeler les grands traits de sa vie, ainsi que la signification spirituelle des stigmates.

    Francesco Forgione naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina (Italie). Il prend le nom de Pio à son entrée chez les capucins de Morcone (1903). Prêtre en 1910, il réside dans sa famille, pour raisons de santé, jusqu’en 1916. En septembre 1916, il est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo, et y reste jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968.Les stigmates que portait le Padre Pio, attirèrent l’attention des autorités ecclésiastiques et provoquèrent l’attention du Saint-Office, qui ordonna son transfert de S. Giovanni Rotondo (2 juin 1922) et déclara “ ne rien constater de surnaturel dans les faits qui lui sont attribués ”. Le Saint-Office lui interdit tout exercice du ministère, à l’exception de la messe qu’il pouvait célébrer en privé dans la chapelle du couvent. Ces mesures furent rapportées progressivement : le 29 juillet 1933, on permit à Padre Pio de pouvoir de nouveau célébrer la messe dans l’église. Il est autorisé à confesser les hommes, le 25 mars 1934, puis les femmes, le 12 mai de la même année.

    Avant d’avoir atteint l’âge adulte, il comprit qu’il devait combler, en union avec Jésus, l’espace qui sépare les hommes de Dieu. Il mit en œuvre ce programme selon trois moyens : la direction des âmes ; la confession sacramentelle ; la célébration de la messe.

    En matière de direction spirituelle, le Padre Pio vivait et faisait vivre fermement la vérité fondamentale de la foi.

    Se confesser au Padre Pio n’était pas chose aisée avec la perspective d’une rencontre pas toujours amène. Pourtant on se pressait continuellement autour de son confesionnal.

    Le moment le plus exaltant de son activité apostolique était celui de la messe. La centaine de milliers de personne qui y ont assisté ont perçu par cette célébration la hauteur et la plénitude de sa spiritualité.

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  • La stratégie chinoise du pape François est anachronique

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    La diplomatie du Vatican avec la Chine et d'autres gouvernements autoritaires est basée sur des fantasmes de puissance datés de plus d'un siècle. Mise en perspective de Georges Weigel sur le site « Slate.fr » :

    pape1.jpg« Ces dernières semaines, de nombreux observateurs sont restés perplexes, voire profondément troublés, devant la perspective d’un accord sur le point d’être conclu entre le Vatican et la République populaire de Chine.

    Cet accord concèderait un rôle considérable au régime communiste chinois dans la nomination d’évêques catholiques en Chine et s’inscrirait dans une démarche visant à rétablir des relations diplomatiques pleines et entières entre Pékin et le Saint-Siège. La possibilité d’un tel accord soulève bon nombre de questions.

    Poursuite obstinée de relations avec la Chine

    Pourquoi le Vatican se fierait-il à un quelconque accord cosigné par une puissance autoritaire, compte tenu de ses précédentes expériences malheureuses avec l’Italie de Mussolini et le Troisième Reich de Hitler, qui ont tous les deux systématiquement violé les concordats qu’ils avaient conclus avec le Saint-Siège?

    Pourquoi les diplomates du Vatican (et peut-être même le pape François lui-même) ont-ils choisi d’ignorer les avertissements venus de l’intérieur de la Chine et du cardinal Joseph Zen, ancien évêque de Hong Kong, sur l’impact négatif d’un accord de ce type sur les catholiques chinois restés loyaux à Rome plutôt qu’à l’Association catholique patriotique parrainée par le régime?

    Pourquoi l’Église violerait-elle son propre droit canonique (selon lequel «aucun droit ou privilège d’élection, de nomination, de présentation ou de désignation d’évêque n’est accordé aux autorités civiles») dans le cadre de démarches pour établir des échanges diplomatiques officiels avec un régime qui viole les droits humains de façon quotidienne, et souvent en faisant preuve d’une grande cruauté?

    Qu’est-ce qui peut bien motiver, depuis quarante ans, la poursuite obstinée par les diplomates du Vatican de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Chine?

    Pour répondre à ces questions, il est nécessaire de faire trois bonds en arrière: d’abord en 1870, puis en 1929 et enfin en 1962.

    Puissance européenne secondaire

    En 1870, lorsque les forces du Risorgimento s’emparent de Rome et en font la capitale de l’Italie unifiée, les derniers vestiges des anciens États pontificaux (qui englobaient autrefois toute l’Italie centrale) disparaissent; le pape Pie IX se retire derrière les murs de la Cité léonine, où il se décrit lui-même comme «le prisonnier du Vatican».

    Le Saint-Siège, que le droit international et les pratiques diplomatiques coutumières reconnaissent depuis longtemps comme étant l’incarnation juridique du rôle de pasteur universel de l’Église catholique tenu par le pape, continue d’envoyer et de recevoir des ambassadeurs, alors même qu’il est dépourvu de territoires sur lesquels exercer une souveraineté internationalement reconnue.

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  • Soignies, 9 - 13 avril : Festival Choose Life pour les 12-17 ans

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    • Age : 12-17 ans comme participant et 18-30 ans comme animateur
    • Dates : du 09-04-2018 au 13-04-2018
    • Lieu : Soignies
    • Prix : 115 € (ne peut être un obstacle), 145 € (prix de solidarité et de soutien)
    • Contact : P. Eric VOLLEN sj – 0474 45 24 46 / Email :  info@festivalchooselife.be
  • Le martyre d'Anna Kolesarova

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    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    Slovaquie : reconnaissance du martyre d’Anna Kolesárová

    Feu vert pour sa béatification

    Le Vatican reconnaît le martyre d’une jeune laïque slovaque, la servante de Dieu Anna Kolesárová (Anka), tuée par un soldat de l’armée soviétique pour avoir refusé ses avances sexuelles (1928-1944).

    Le pape François a autorisé, le 6 mars 2018, la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret de reconnaissance du martyre, ce qui ouvre la voie à sa béatification.

    Issue d’une famille simple de petits agriculteurs, Anna Kolesárová perd sa mère à l’âge de dix ans. Son quotidien est marqué par les tâches domestiques qu’elle doit effectuer en tant qu’aînée de la fratrie. Tous les matins, elle participe à la messe.

    Le 22 novembre 1944, son village, Vysika nad Uhom, est occupé par l’armée soviétique. Un soldat ivre entre dans la maison de la famille d’Anna pour boire. Il voit Anna et lui fait des avances sexuelles. Devant son refus, il lui propose de céder à ses avances ou alors de mourir.

    Anna refuse et essaye de se réfugier à l’intérieur de la maison. Le soldat la suit et lui ordonne de dire adieu à ses proches. Ne cédant pas à la pression, elle crie : « Adieu, père ! Marie, Jésus, Joseph ! » Elle est abattue d’un coup de fusil.

    Le récit des événements a été mis par écrit par le prêtre Anton Lukáč la même année et se trouve dans l’église paroissiale de Pavlovce nad Uhom. Cinq témoins ont signé un témoignage. La maison d’Anna à Vysoké nad Uhom est maintenant connue comme la « Maison ». C’est un centre d’accueil pour personnes en difficultés.

    Chaque année, à Vysoká nad Uhom, près de la tombe d’Anna, se déroule la Voie de la Joie pour les jeunes de plus de 15 ans, ainsi que la Voie de la maturité pour ceux qui ont plus de 23 ans.