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On fête les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Comment l'Eglise se situe-t-elle à l'égard de cette proclamation ? Du site ICHTUS.fr, cette synthèse qui, publiée en 2012, conserve toute son actualité :
L’Eglise et les droits de l’homme
Fondements des droits de l’homme
Les droits de la personne humaine sont par là-même antérieurs à la société et à l’Etat qui ont l’obligation de les reconnaître. C’est une idée sur laquelle Jean Paul II insiste également dans son livre “Entrez dans l’espérance”, où il écrit : “Les droits de l’homme ont été inscrits dans l’ordre de la création par le créateur lui-même. On ne peut parler ici de concession faite par des institutions humaines, gouvernements ou organisations internationales, ces institutions n’expriment que ce que Dieu a inscrit dans l’ordre qu’il a lui-même créé”. Autrement dit, aucun Etat, aucune institution, ne peut décréter les droits de l’homme, ils ne peuvent que les entériner, ces droits étant inscrits dans l’ordre que Dieu a lui-même créé.
Plus récemment, Jean-Paul II est revenu sur cette idée à propos des cinquante ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 en disant, dans son message du ler janvier 1999, qu'”elle est claire parce qu’elle reconnaît les droits qu’elle proclame, elle ne le confère pas”.
L’erreur tragique de notre siècle consiste précisément à considérer que les droits de la personne humaine dépendent de la volonté collective des hommes. Car si les droits de l’homme dépendent de la volonté exprimée, à un moment donné, par un Etat ou une institution internationale, alors l’arbitraire est effectivement possible et ces droits peuvent être niés, déformés ou remis en cause à tout moment.
Or les droits de l’homme sont inscrits dans l’ordre naturel des choses tel que Dieu l’a voulu; les vrais droits de l’homme viennent de Dieu. Peut-il d’ailleurs exister de fondement plus solide et moins incontestable que celui-là ?
Etienne Gilson, le célèbre philosophe néo-thomiste, attestait de cette évidence lorsqu’il écrivait : “les droits de l’homme nous sont beaucoup plus chers qu’ils ne le sont aux incroyants, car ils ne se fondent pour eux que sur l’homme qui les oublie, au lieu qu’ils se fondent pour nous sur les droits de Dieu qui ne nous permet pas de les oublier”.
La vie après la mort racontée par mon ange gardien, par Stéphane Duté
Chers amis,
Après des dizaines d’années de matérialisme dur et d’athéisme quasi-obligatoire en occident (dans la sphère publique), oser parler de la vie éternelle est souvent considéré par « nos élites » comme une provocation.
Ou comme une croyance archaïque n’ayant aucun fondement scientifique.
Ce qui n’a aucun fondement scientifique est précisément l’inverse.
C’est croire que l’Homme est arrivé sur terre par hasard, et qu’il repart vers le néant à la fin de sa vie…
Depuis près de 50 ans, avec les progrès de la réanimation, des centaines d’études scientifiques ont été réalisées à travers le monde, sur ce que l’on appelle communément les expériences de mort imminente.
Et ce phénomène touche des centaines de milliers d’individus. Des millions, peut-être.
Il s’agit de personnes cliniquement mortes qui reviennent à la vie, grâce au progrès des techniques de réanimation.
Et ces personnes racontent toutes la même histoire : celle d’une rencontre personnelle, dans un tunnel, avec une ineffable lumière.
Et cette lumière n’est qu’Amour.
Une abondante littérature new age surfe, malheureusement, sur cette réalité. Il est heureux, pour une fois, que ce soit un roman en théologie catholique, qui traite de ce sujet.
Je voudrais, vous présenter « Comme une révélation », le roman de Stéphane Duté.
« A la suite d’un attentat terroriste dans l’église de son village, Elie fait une « expérience de mort imminente ».
Il est projeté dans un incroyable tunnel du fond duquel jaillit une belle et bien étrange lumière.
L’aventure s’accélère quand Elie tombe nez à nez sur son ange gardien qui entreprend de lui narrer l’histoire de la création de l’univers ainsi que celle des anges et des êtres humains.
Simultanément, sur la terre, les terroristes poursuivent leur œuvre criminelle en déployant leur plan d’une diabolique ingéniosité.
Et c’est ainsi, « coincé entre Terre et Ciel », qu’Elie et le lecteur découvrent, ce qui se passe pour chacun d’entre nous, à l’heure de la mort. »
Et voilà ce qu’écrit, dans la préface de ce roman, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon :
« Comment mêler le drame d’un attentat à la plaisante conversation d’un homme avec son ange gardien ? C’est le pari qu’a fait Stéphane Duté dans ce livre palpitant. Pari réussi puisqu’on passe aisément (presqu’innocemment) d’une discussion théologique à la plus dramatique des réalités.
Le livre de l’Apocalypse est le témoin de cette espérance fondamentale pour tout chrétien (…) et c’est à mon sens le message de ce roman : l’Espérance. »
« De la Cité du Vatican, le pape émérite Benoît XVI, sorti pour cela de son silence monacal, a écrit voici quelques mois la préface de l’édition en anglais du livre du cardinal Robert Sarah « La force du silence », publié en français chez Fayard.
Plus qu’une préface c’est même un « essai » servant de préambule à cet entretien avec Nicolas Diat : « The Power of Silence : Against the Dictatorship of Noise » (« La force du silence : contre la dictature du bruit »), publié en anglais par Ignatius Press.
Le pape émérite répond à sa question en termes christologiques : « Nous savons par les Évangiles que Jésus passait fréquemment des nuits seul « sur la montage » en prière, en conversation avec son Père. Nous savons que son discours, sa parole, vient du silence et n’a pu mûrir que là. Il est donc raisonnable de penser que sa parole ne peut être correctement entendue que si nous aussi, nous entrons dans son silence, si nous apprenons à l’entendre de son silence. »
Il cite les paroles de saint Ignace d’Antioche (35-115), évêque syrien, père et docteur de l’Eglise, martyr : « Dès la première fois que j’ai lu les Lettres de saint Ignace d’Antioche, dans les années 1950, un passage de sa Lettre aux Éphésiens m’a particulièrement frappé : « Mieux vaut se taire et être que parler sans être. Il est bon d’enseigner, si celui qui parle agit. Il n’y a donc qu’un seul maître, celui qui ‘a dit et tout a été fait’ et les choses qu’il a faites dans le silence sont dignes de son Père. Celui qui possède en vérité la parole de Jésus peut entendre même son silence, afin d’être parfait, afin d’agir par sa parole et de se faire connaître par son silence. » (15, 1f.). »
Comme il le fait dans ses livres « Jésus de Nazareth », Benoît XVI redit son option pour une exégèse : « Certes, pour interpréter les paroles de Jésus, la connaissance historique est nécessaire, elle qui nous enseigne à comprendre le temps et le langage de ce temps. Mais seul, cela ne suffit pas si nous voulons vraiment comprendre le message du Seigneur en profondeur. Aujourd’hui quiconque lit les commentaires de plus en plus épais des Évangiles est déçu à la fin. Il apprend beaucoup de choses utiles sur cette époque et de nombreuses hypothèses qui n’apportent finalement rien du tout à la compréhension du texte. À la fin, vous sentez que dans tout cet excès de paroles, il manque quelque chose d’essentiel : entrer dans le silence de Jésus d’où sa parole est née. Si nous ne pouvons pas entrer dans ce silence, nous n’entendrons toujours la parole qu’en superficie et nous ne la comprendrons donc pas réellement. »
« En lisant le livre du cardinal Robert Sarah, confie le pape émérite, toutes ces pensées ont traversé à nouveau mon âme. Sarah nous enseigne le silence – être silencieux avec Jésus, véritable calme intérieur, et c’est précisément de cette façon qu’il nous aide à saisir à nouveau la parole du Seigneur. »
Il cite cette question de Nicolas Diat : « Vous est-il arrivé dans votre vie que les mots deviennent trop encombrants, trop lourds, trop bruyants ? » Et la réponse : « Dans ma prière et dans la vie intérieure, j’ai toujours ressenti le besoin d’un silence plus profond, plus complet… Les journées de solitude, de silence et de jeûne total ont été un grand soutien. Elles ont été une grâce sans précédent, une lente purification et une rencontre personnelle avec… Dieu… Des journées de solitude, de silence et de jeûne, nourries seulement par la Parole de Dieu, permettent à l’homme de fonder sa vie sur ce qui est essentiel ». Ces lignes indiquent la source d’où vit le cardinal, qui donne à sa parole une profondeur intérieure. »
Pour Benoît XVI le manque de silence est un « danger » pour l’Eglise et spécialement pour les évêques : « De ce point de vue privilégié, il peut alors voir les dangers qui menacent continuellement la vie spirituelle, des prêtres et des évêques aussi, et qui mettent donc en danger l’Église elle-même aussi, dans laquelle il n’est pas rare que la Parole soit remplacée par un verbiage qui dilue la grandeur de la Parole. J’aimerais juste citer une phrase qui peut devenir un examen de conscience pour tous les évêques : « Il peut arriver qu’un bon prêtre pieux, une fois élevé à la dignité épiscopale, tombe rapidement dans la médiocrité et une préoccupation pour le succès mondain. Submergé par le poids des devoirs qui lui incombent, inquiet pour son pouvoir, son autorité et les besoins matériels de son bureau, il s’épuise progressivement. ».
Il ne s’agit évidemment pas de l’éloge des « chiens muets » qui se taisent face au mal qui subjugue la création en son état présent, mais du silence comme maîtrise de soi et approfondissement de l’homme intérieur confronté à l’agitation cruelle et inutile du monde: « dans tes blessures, cache-moi, ne me laisse pas séparé de toi » priait saint Ignace de Loyola en récitant l’ « anima Christi » ( voir ici : Âme du Christ: un commentaire sur la célèbre prière de saint Ignace de Loyola)
à l’église du Saint-Sacrement (Liège Bd d’Avroy, 132)
Noël : la neige, le sapin, les marchés, le vin chaud, les cougnous… et sa musique ancrée dans l'inconscient collectif depuis des siècles.
Musica Vocalis
L'ambiance des fêtes de fin d'année résonne au son de ' Noël blanc ', ' L'enfant au tambour ', ' Let it snow ', ' Minuit, chrétiens ' et bien d’autres. Cynthia Hagelstein, soprano, interprétera pour vous un florilège de mélodies au parfum de fête. Elle sera accompagnée par un quatuor à cordes composé de Julien Collignon, Andrea Jackson, Capucine Decourt et François Robinet. L'Ensemble se nomme Musica Vocalis, dirigé par Arnaud François.
Foliamusica
En première partie du concert, Foliamusica vous propose aussi d'entendre le duo Amèle Meltini & Camille Devoulon, qui jouera à la guitare et au violon un programme d’airs et chansons du monde et, bien évidemment, de Noël.
Un décor à découvrir
Le concert se donne dans un décor peuplé de jolis santons liégeois habillés à l'ancienne pour illustrer l’histoire de la Nativité en 9 tableaux.
P.A.F. 12€
Informations et réservations : Arnaud François : email arn.françois@gmail.com – portable : 0488 15 63 06. Prévente (10€) au cpte IBAN : BE89 3631 4306 9885
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Sursum Corda asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89. E-mail : sursumcorda@skynet.be.
Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.comFaire un don? Compte bancaire : IBAN BE58 0003 2522 9579 BIC BPOTBEB1 de l’asbl « Sursum Corda, Vinâve d’île, 20/64, 4000 Liège. Mention : « pour la sauvegarde de l’église ».
Audience: Jésus, maître de prière «pour nous tous» (traduction intégrale)
Le «Notre Père», nouveau cycle de catéchèses
Jésus, explique le pape, « devient maître de prière de ses disciples, comme il veut certainement l’être pour nous tous » : « il est justement venu pour nous introduire dans cette relation avec le Père ».
Le pape François a entamé un nouveau cycle de catéchèses sur la prière du « Notre Père », ce mercredi matin 5 décembre 2018, lors de l’audience générale qui s’est déroulée dans la Salle Paul VI du Vatican, en présence de milliers de pèlerins et de fidèles en provenance de toute l’Italie et du monde entier.
Les disciples « voyaient Jésus prier et ils avaient envie d’apprendre à prier », souligne le pape François. En effet, « dans sa manière de prier, il y avait aussi un mystère renfermé, quelque chose qui n’avait certainement pas échappé aux yeux de ses disciples ».
Commentant la demande des disciples à Jésus « Apprends-nous à prier », le pape a encouragé même ceux qui prient « peut-être depuis de nombreuses années » à toujours apprendre et il a indiqué la première condition pour prier : « Le premier pas pour prier, c’est d’être humble, aller au Père et dire : “Regarde-moi, je suis pécheur, je suis faible, je suis mauvais” ». « Cela commence toujours par l’humilité et le Seigneur écoute », a-t-il insisté. « La prière humble est écoutée par le Seigneur ».
Voici notre traduction intégrale de la catéchèse du pape François.
LalumieredeNoel.com est en ligne depuis dimanche et sera alimenté tout au long l’Avent ! Y seront « postés » une douzaine d’e-missionnaires formés et prêts à répondre aux questions des internautes pour leur témoigner de la lumière du Christ.
Les catholiques sont tous invités à participer, soit en contribuant par des contenus, soit en partageant les publications dans les réseaux sociaux, soit par leur prière ou par un don. L’association donne un lien pour s’inscrire. De plus, il est proposé un concours de crèches et bientôt, des quiz !
Des cartes de visites missionnaires
Il est également proposé aux paroisses ou mouvements qui organisent des missions de Noël dans la rue de télécharger des cartes de visites à imprimer ou d’en commander à prix coûtant. Ces cartes renvoient vers Lalumieredenoel.com, avec, nouveauté dans l’Eglise, une proposition de discussion en direct avec des chrétiens, par le live chat’ du site (en savoir plus sur cette proposition).
30ème anniversaire de la canonisation des martyrs du Vietnam Permettez-moi de commencer par une histoire. Il y a quelques années, je prêchais la retraite des moniales dominicaines de Paray-Le-Monial. Pendant un temps libre, après avoir salué le Seigneur dans la basilique et au monastère de la Visitation, je suis entré dans une librairie. Là une dame me reconnaît. « Vous êtes le père Marcovits ! Qu’est-ce que vous faites là ? » Étonné par la question, je répondis quand même aimablement : « Je prêche une retraite aux Dominicaines. » « Sur quoi ? » Je lançai : « Sur le martyre. » L’effet, un peu voulu, fut terrible. « Oh ! Mon père ! Mais c’est épouvantable ! Le martyre… » Puis elle s’arrête devant une évidence qui s’impose à elle. « Le martyre ? Mais je vois. J’appelle mon amie qui est au fond du magasin. Le martyre, elle connaît, elle a été mariée ! »
C’est bien sûr avec humour que je vous livre ce récit. Accompagnant les Équipes Notre-Dame, parlant régulièrement de la spiritualité conjugale, rédigeant la cause de canonisation du père Caffarel, l’apôtre du mariage, je connais bien des couples heureux au-delà de toute épreuve. Mais, nous le savons aussi, certains passent par des moments bien durs. Et il n’y a pas que la vie de couple qui peut être marquée par la tourmente. Certains sont obligés de travailler avec des patrons au caractère épouvantable et l’on ne peut pas partir, il faut gagner sa vie. On connaît aussi des communautés religieuses où se vit un calvaire…
En vous parlant ainsi, je ne suis pas loin de notre sujet. Ou plutôt, je suis au cœur de notre propos. Au fond, comment ces martyrs du Vietnam dont nous célébrons aujourd’hui la fête, ont-ils tenu ? Comment ont-ils eu la force de rester fidèles ? Quelles ressources y avait-il en eux pour tenir tête au mal ? Y en a-t-il qui ont été trop faibles et qui n’ont pu résister à l’adversaire ? Ces questions sont importantes pour nous. Il ne s’agit pas « de nous prendre pour des martyrs », comme on dit, mais enfin, chacun au cours de son existence a déjà connu des épreuves, des années de violence intérieure peut-être. Comment avons-nous tenu ? C’est là que les martyrs du Vietnam peuvent éclairer notre vie, nous soutenir sur notre route.
Après avoir montré, je l’espère, l’actualité du martyre, il convient de donner les différentes acceptions du mot martyre.
Abus sexuels dans l’Église : oser voir ce que l’on voit !
Le synode a abordé la question des abus sexuels dans l’Église, mais sans s’y étendre. Sur cette difficile question existent des rapports, américains notamment, peu médiatisés et tout aussi peu évoqués par les responsables ecclésiastiques qui ne les intègrent pas dans leur réflexion. Or, ces rapports mettent en évidence un certain nombre de faits qu’il est essentiel de prendre en compte si l’on veut éradiquer un terrible fléau aux conséquences si dramatiques.
Depuis les dernières révélations concernant les abus sexuels sur mineurs commis par les membres du clergé au Chili, en Pennsylvanie et maintenant en Allemagne, la thèse officielle de l’Église est désormais claire : ces abus sont imputables au « cléricalisme », c’est-à-dire à ce sentiment de toute-puissance que le statut clérical conférerait à ses titulaires et qui les autoriserait à commettre de véritables crimes, en particulier sur les enfants. C’est en ce sens que, dans sa Lettre au peuple de Dieu du 20 août 2018, le pape François a souligné que l’origine de cette tragédie était à rechercher dans « la manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église », autrement dit dans le cléricalisme qui, « favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup de maux que nous dénonçons aujourd’hui ». Et le pape, dans cette lettre, de conclure de manière on ne peut plus claire : « Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toutes formes de cléricalisme. » Pourtant, d’autres voix, parmi lesquelles figurent des hauts prélats (tels que le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi), refusent de s’inscrire dans ce schéma explicatif et font entendre une thèse alternative, il est vrai un peu provocatrice : selon eux, les abus sexuels dans l’Église seraient, dans une large part, la conséquence de la surreprésentation d’homosexuels dans le clergé, et l’Église aurait fait preuve d’une tolérance aveugle en laissant accéder à la prêtrise ou à l’état religieux des hommes faisant courir, en raison de leur orientation sexuelle, un risque élevé aux mineurs et aux jeunes majeurs.
Pour tenter d’y voir plus clair dans le débat cléricalisme versus homosexualité, il convient plus que jamais d’avoir égard à la célèbre invitation de Charles Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » Or, que voit-on justement sinon que la victime type d’un abus sexuel dans l’Église n’est pas à proprement parler un enfant, ce en quoi le terme de pédophilie souvent entendu est mal choisi, mais plutôt un adolescent, qui plus est de sexe masculin. Il suffit, pour s’en convaincre, de se référer à l’étude la plus précise jamais menée jusqu’alors sur les abus sexuels dans l’Église, celle du John Jay College of Criminal Justice de New York de 2004, portant sur les années 1950-2002. Or, cette étude a mis en évidence que, en ce qui concerne l’Église catholique aux États-Unis, les victimes étaient avant tout des mineurs pubères de 11 à 17 ans (81 %) et que, parmi cette dernière catégorie, la proportion selon le sexe s’établissait à 85 % de garçons et 15 % de filles. Ces chiffres, qui ont été peu ou prou confirmés par des études plus récentes conduites en Belgique (1) et en Allemagne (2), attirent d’autant plus l’attention qu’ils sont exactement l’inverse de ce qui est observé dans la société dans son ensemble, où les victimes sont, dans leur immense majorité, de sexe féminin (3).
"Alors que la France est traversée par un profond mouvement social, Mgr Aupetit, archevêque de Paris, appelle « les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société ».
Mgr Aupetit, archevêque de Paris depuis un an, vient de publier un texte intitulé « L’urgence de la fraternité ». Il revient sur le mouvement des Gilets jaunes et appelle à un vrai dialogue afin de « reconstruire une société fraternelle ». Découvrez ci-dessous le texte en intégralité :
L’urgence de la fraternité
Les événements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.
Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles. Les valeurs de la République que sont la liberté et l’égalité sont parfois détournées par des réseaux d’influence qui réclament des droits nouveaux sans égard pour les plus vulnérables.
Où sont les véritables priorités ? Les urgences nationales, les « grandes causes » de notre pays ne peuvent légitimement être celles des revendications communautaristes ou catégorielles. Le devoir primordial de l’État est de garantir pour chacun les moyens d’entretenir sa famille et de vivre dans la paix sociale. Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.
La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix.
Je porterai notre pays dans la prière lors de la Messe de l’Immaculée Conception du vendredi 7 décembre prochain à 18h30 à Notre Dame de Paris. En ces temps troubles que nous vivons, nous pourrons confier à la sainte Patronne de la France la paix de notre nation qui ne peut naître que de la justice.
De KTO : "Cette semaine, nous entrons dans l´Avent et comme chaque année, nous vous proposons une série d´Avent. Nous retrouvons cette année la patristique. Après la série sur les Pères de l´Église grecs et celle sur les Pères de l´Église latins, nous vous invitons à découvrir les Pères orientaux. Et nous commençons cette semaine par un merveilleux poète qui nous fait découvrir un christianisme original et très touchant : Éphrem le Syrien, peut-être l´un des plus grands pères de l´Église syriaque. Quelle est cette Église syriaque et quelle fut son importance ? Et qui fut cet Éphrem, diacre de Nisibe, né en 303 et mort en 373 ? Pour le savoir, retrouvez nos deux invités : Muriel Debié, directeur d'études, section des Sciences Religieuses, à l´École Pratique des Hautes Études, et Françoise Briquel Chatonnet, directeur de recherches au CNRS, dans l´équipe Mondes sémitiques."