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Foi - Page 1024

  • Un festival marial des familles en août prochain

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    Affiche FMF 2012 petite.jpg

    Cliquer sur l'image pour accéder au site et aux informations relatives à ce "festival"

  • Eglise conciliaire et années soixante

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    Rade.jpgIl s’agit d’un essai paru chez L’Harmattan, sous la plume de Louis Rade. Louis-Marie Lamotte en a rendu compte sur le blog de réflexion « contre-débat ». Extraits :

    « Que s’est-il donc passé ? Pourquoi la pratique religieuse a-t-elle chuté ? Pourquoi le message moral de l’Eglise passe-t-il si mal et son message sociopolitique plutôt bien alors qu’il y a un siècle c’était l’inverse ? Pourquoi les vocations se sont-elles taries malgré des efforts sérieux ? »  

    « C’est à ces questions que Louis Rade s’efforce de répondre, dans« Eglise conciliaire et années soixante », un ouvrage publié par L’Harmattan dans la collection « Logiques sociales ». Il ne s’agit en effet pas de mener une étude théologique, mais d’apporter une « contribution à l’édifice interprétatif, en fournissant un schéma hypothétique pouvant s’accorder avec un maximum de faits et surtout tenant compte des plus récentes analyses de ce qui se passa vraiment en Occident riche, et dont le concile est un épisode » (p. 7). L’ouvrage, qui se veut donc une réflexion sur la crise de l’Eglise à partir de la question du rapport de celle-ci au monde propose ainsi un modèle simple (…) : l’ouverture au monde postconciliaire n’a pas été tant une ouverture à la modernité qu’une ouverture au « soixantisme » issu de la croissance économique d’après-guerre, dont les effets ont été décuplés par la disparition ou du moins l’affaiblissement de la « musculature surnaturelle » de l’Eglise (p. 13).  Voir ici : samedi 18 février 2012

    Louis RADE, Eglise conciliaire et années soixante, L’Harmattan, Paris, 2011, 239 pages

  • Quebec: Big brother pense désormais pour vous

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    Lu dans les matinales de “La Vie”:

    L'affaire a débuté en 2008. Jusque-là, l'enseignement public dans les écoles québécoises dispensait aux enfants, selon le choix des parents, un cours d'enseignement moral et religieux catholique ou protestant. Cette année-là, le gouvernement décide de mettre en place un cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) qui propose non plus de l'instruction confessionnelle, mais de l'éducation morale et religieuse, c'est-à-dire une présentation laïque des différentes confessions et des cours de morale civique, dans tous les établissements publics et privés de la Belle-Province. Depuis sa mise en place, les demandes de dérogation, sans être nombreuses, ont été significatives, venant aussi bien de particuliers (2.300 demandes) que d'établissements privés confessionnels demandant à pouvoir enseigner ce cours selon leur propre positionnement religieux. Dans l'affaire dite de Drummondville, ce sont deux parents catholiques qui ont demandé aux tribunaux de pouvoir dispenser leurs enfants de ces cours, arguant que "le relativisme auquel seraient exposés les élèves qui suivent le cours ECR entraverait leur capacité de transmettre leur foi à leurs enfants". Déboutés par la Cour supérieure du Québec, puis par la Cour d'appel, les deux parents ont porté l'affaire devant la juridiction canadienne suprême. Celle-ci vient de les débouter également. Pour les juges suprêmes, en effet, l'obligation de suivre les cours d'ECR "ne contrevient pas à la liberté de conscience et de religion". "Suggérer que le fait même d'exposer des enfants à différents faits religieux porte atteinte à la liberté de religion de ceux-ci ou de leurs parents revient à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaître les obligations de l'État québécois en matière d'éducation publique", écrit ainsi l'une des juges, Mme Deschamps. Pour autant, bien qu'ayant pris cette décision à l'unanimité, deux des neuf juges de la Cour suprême ouvrent la porte à de futures poursuites pouvant cette fois-ci aboutir: "Par ailleurs, l'état de la preuve ne permet pas non plus de conclure que le programme et sa mise en application ne pourront éventuellement porter atteinte aux droits accordés aux appelants et à des personnes placées dans la même situation". Les regards se tournent maintenant vers l'affaire du collège Loyola, établissement privé catholique qui avait obtenu, lui de pouvoir dispenser les cours d'ECR "dans une perspective catholique" par un jugement de la Cour supérieure du Québec qui a été porté devant la Cour suprême par le gouvernement. Jugement attendu dans les prochains mois. Référence: Québec: les cours de culture religieuse jugés conformes aux libertés

    La Belgique n’en est pas encore là, mais le “melting pot” relativiste prêché dans les cours de religion et de morale prépare l’avènement de cette religion séculière unique. De lege ferenda, des projets  existent en ce sens, tant du côté flamand que francophone. Chers parents, Big brother vous veut du bien et il pense pour vous…

     

  • L'enjeu spirituel du ministère de Pierre

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    Source : Zenit.org

    Dans l'Église, tout repose sur la foi - Fête de la Chaire de saint Pierre

    ROME, dimanche 19 février 2012 (ZENIT.org) – « Dans l’Eglise, tout repose sur la foi », affirme Benoît XVI, invitant à revenir à la réalité profonde de la mission ecclésiale : être une « fenêtre vers Dieu ». 

    Le pape a présidé la messe, en la fête de la Chaire de Pierre, ce matin, 19 février 2012, dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Il était entouré des 22 nouveaux cardinaux, agrégés au collège cardinalice hier, 18 février, au cours du 4e consistoire public convoqué par lui.

    Benoît XVI a donné une homélie très concrète, redisant avec force la permanence de l’autorité de l’Eglise, éclairée par la Parole de Dieu, qui lui assure « un fondement stable au milieu des mutations historiques », en dépit des tempêtes dont elle est parfois l’objet. En outre, le pape a réaffirmé l’enjeu spirituel du magistère pétrinien, qui ne peut être atteint par les considérations de personnes.

    Tout dans l’Eglise repose sur la foi

    L'homélie de Benoît XVI fait comprendre plus profondément pourquoi le pape a convoqué une "Année de la Foi" (11 octobre 2012-24 novembre 2013).

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  • Cherchez où est l'erreur...

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    Nous lisons ceci sur Radio Vatican à propos de la journée qui a précédé le consistoire d'hier:

    "Les cardinaux ont rempli leur rôle de conseil auprès du Pape. Pendant toute cette journée, 27 d’entre eux ont pris la parole et se sont exprimés sur différents sujets, allant parfois bien au-delà de la nouvelle évangélisation, objet central de leur attention. Certains ont abordé les problèmes de cette nouvelle annonce de l’Evangile dans des régions et des cultures différentes les unes des autres. Parlant de l’urgence éducative, du renouvellement de la catéchèse pour faire face à l’analphabétisme religieux, de la transmission de la foi aux jeunes, de la formation des évangélisateurs, ils ont souligné la nécessité d’une foi mûre, capable de témoigner et de juger la réalité du monde. Leur boussole doit être le concile Vatican II comme l’a rappelé Benoît XVI à la fin des débats. Le concile et ses précieux contenus de vérité. « Sans cette vérité, nous ne savons pas où aller, avec elle, au contraire a affirmé le pape, la vie est riche et belle ». C’est cette conviction qui permettra de re-évangéliser l’humanité d’aujourd’hui selon Benoît XVI. Malgré les ombres et les difficultés évidentes, les cardinaux, tous autour du pape, ont au moins salué les nouvelles réalités ecclésiales, les journées mondiales de la jeunesse, ou les congrès eucharistiques internationaux : autant de signes positifs et encourageants."

  • Lève-toi et marche !

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    guerison-dun-paralytique.jpg

    Lève-toi et marche !
    Ouvre nos cœurs à ton appel,
    Seigneur Guéris nos paralysies spirituelles
    pour que, nous aussi,
    En nous aidant les uns les autres à venir vers Toi,
    A l'exemple de ceux qui ont apporté le paralysé,
    Nous marchions à ta suite Dans la joie en rendant
    Gloire à Dieu.

    notredamemontcarmel

  • Sept points pour résumer la nouvelle évangélisation

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    C'est ce que propose l’archevêque de New-York, comme le rapporte "Americatho"

    "Hier, à la veille du jour où il recevra la barrette rouge des nouveaux princes de l’Église, Mgr Timothy Dolan, archevêque de New York et cardinal désigné, a livré, lors de la journée de réflexion et de prière qui réunissait autour de Benoît XVI les cardinaux et les cardinaux désignés, ses sept points pour la nouvelle évangélisation.

    1. Se souvenir que même ceux qui se vantent de leur sécularisme, ont un désir inné du divin ; la première étape de l’évangélisation doit être de maintenir vivante la quête de Dieu.

    2. « N’ayez pas peur », soyez confiants, sans triomphalisme, puisque c’est par son pouvoir que Dieu envoie son peuple évangéliser.

    3. Savoir que la nouvelle évangélisation ne consiste pas à proposer une doctrine ou un système de croyance, mais une Personne dont le nom est Jésus.

    4. Cependant, ce Jésus est la Vérité et donc, par conséquent, l’évangélisation est liée à la catéchèse.

    5. La personne qui évangélise doit être emplie de joie : elle est quelqu’un qui sourit.

    6. La nouvelle évangélisation c’est une affaire d’amour, l’amour de Dieu rendu concret dans le service.

    7. Et pour finir, le martyre. Un rappel que désormais l’Église est peuplée de ceux qui endurent la persécution pour leur foi et que ces martyrs donnent un élan à la nouvelle évangélisation.

    La joie est le grand secret des chrétiens, disait Chesterton. Timothy Dolan est-il le plus chestertonien des cardinaux ?"

  • Pour l'amour de l'Amour, une video du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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    Regardez ce film ! Écoutez cette voix ! Laissez-vous emporter dans la beauté indépassable du christianisme...
    Que de nombreuses vocations se lèvent ! Allez les garçons ! En avant !

    http://www.youtube.com/
    www.delamoureneclats.fr

  • Les paroles fortes du pape lors du consistoire de ce 18 février

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    Cité du Vatican, 18 février 2012 (source : VIS). A 10 h 30', le Saint-Père a présidé en la Basilique vaticane le sixième consistoire ordinaire public pour la création de vingt deux Cardinaux, auxquels il a remis la barrette, l'anneau et le titre ou diaconie. Après la prière introductive et la lecture de l'Evangile, Benoît XVI a prononcé l'allocution dont voici de larges extraits :

    « Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam... C’est sur ces paroles du chant d'entrée que s'est ouvert le beau rite consistorial... Ce sont les paroles par lesquelles Jésus a constitué Pierre comme fondement solide de l’Eglise. De ce fondement, la foi représente le facteur qualificatif. De fait, Simon devient Pierre, le roc, car il a professé sa foi en Jésus Messie et Fils de Dieu... Les paroles que Jésus adresse à Pierre mettent bien en évidence le caractère ecclésial de l’événement d’aujourd’hui. Les nouveaux Cardinaux, en effet, par l’attribution du titre d’une église de cette ville, sont insérés à tous les effets dans l’Eglise de Rome, guidée par le Successeur de Pierre, pour coopérer étroitement avec lui au gouvernement de l’Eglise universelle... Dans cette tâche délicate, le témoignage de foi donné à travers sa vie et sa mort par le Prince des Apôtres, qui, par amour du Christ, s’est donné totalement lui-même jusqu’au sacrifice ultime, sera pour eux un exemple et une aide... C’est en ce sens qu’il faut comprendre aussi l’imposition de la barrette rouge. Aux nouveaux Cardinaux est confiée le service de l’amour, l'amour pour Dieu, l'amour pour son Eglise, l'amour pour le prochain avec un dévouement absolu et sans condition, jusqu’à l’effusion du sang, si nécessaire, comme le dit la formule de l’imposition de la barrette et comme l’indique la couleur rouge de leurs habits. En outre, il leur est demandé de servir l’Eglise avec vigueur, avec la clarté et la sagesse des maîtres, avec l’énergie et la force morale des pasteurs, avec la fidélité et le courage des martyrs. Il s’agit d’être d’éminents serviteurs de l’Eglise qui trouve en Pierre le fondement visible de l’unité.

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  • Quitter l'Eglise pour mieux adhérer au Christ?

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    L'abbé Rimaz (le Suisse romain) observe :

    "La tentation est parfois forte de vouloir quitter l'Eglise pour mieux adhérer à Jésus. Or, une juste connaissance de notre propre personne nous donne de voir en nous du bien et du mal, de l'ivraie et du bon grain, soit la présence de la grâce à côté du péché."

    Mais, ajoute-t-il : "Le Cardinal Journet, amoureux de la sainteté de l'Eglise, comme un fiancé envers sa jeune fiancée, place les frontières de l'Eglise dans notre propre coeur. Ce qui est bon en nous est donné par la grâce de Dieu. Ce qui est mauvais, de l'ordre du péché, n'appartient pas à l'Eglise catholique, mais au démon en tout premier lieu. Le théologien allemand Karl Rahner s'est trompé: l'Eglise n'est pas pécheresse. L'Eglise est cette immense gerbe de bon grain, et le champ est celui du monde, alors les pécheurs appartiennent à l'Eglise, mais pas leurs péchés. L'ivraie ne fait pas partie de la sainte Eglise."

    Toute la note est à lire ici : La parabole de l'ivraie et du bon grain

  • La confiance des Belges envers l'Eglise

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    Un ami de notre blog, JLC, nous adresse ces observations :

    "Un récent sondage indique que le niveau de confiance des Belges envers les institutions du pays n'a jamais été aussi bas. Parmi celles-ci, l'Eglise a vu son niveau de confiance chuter de façon particulièrement importante, au point de rejoindre le niveau de confiance des partis politiques, ce n'est pas peu dire!
     
    Cela vient sans doute de l'idée, maintenant largement répandue, que les autorités écclésiastiques étaient informées de faits de pédophilie mais auraient préféré, pour diverses raisons, ne pas prendre les mesures d'écartement des fautifs, même si cette idée est sans doute en partie erronée dans les faits.
     
    On peut évoquer les motifs suivants :
    - Peur de nuire à la réputation de l'institution;
    - Peur de ne pas trouver de remplaçant en raison du manque de vocations;
    - Sympathie à l'égard des fautifs et faux espoir d'un changement de leur attitude;
    - Sous-estimation de l'ampleur du problème et des dégats psychologiques aux victimes;
     
    Ce faisant, les reponsables ont en réalité allumé sans le savoir une sorte de bombe à retardement qui a fini par exploser et causer d'immenses dégats, culminant avec l'affaire "Vangheluwe".
     
    Mais il y a peut-être une autre cause, moins connue, de cette chute du niveau de confiance : certains chrétiens s'interrogent maintenant sur la capacité de l'Eglise, largement réduite au silence, de porter et diffuser le message de l'Evangile dans notre société. Car ce qui se produit maintenant est une sorte de "pénitence de Canossa" à l'envers. L'attitude et surtout le ton de Mme Onkelinckx envers Mgr Léonard est explicite à cet égard.

    Je prie pour que notre Eglise sorte grandie de cette épreuve, pour que nos évêques ne se laissent pas réduire au silence par le pouvoir politique et retrouvent pleinement leur rôle de dignes successeurs de Saint Pierre, Saint Paul et de tous les Apôtres (1 Cor 9, 16)."

  • Sociologues : diagnostic confirmé pour l’Eglise de Belgique

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    Compte-rendu de Christian Laporte dans « La Libre » (Extraits) :

    Green-Julien-Ce-Qu-il-Faut-D-amour-A-L-homme-Livre-873697818_ML.jpg « En 1978, le théologien louvaniste Jan Kerkhofs eut l’idée ingénieuse de vouloir interroger à intervalles plus ou moins réguliers les Européens sur leurs valeurs. Trois ans après, la première édition des "European values studies" voyait le jour dans la plupart des pays de l’Union de cette époque. On remit cela en 1990, 1999 et 2009.

    Chaque fois, la Belgique fut de la partie ; chaque fois, un autre éminent professeur de la KUL, Karel Dobbelaere, en fut un des maîtres d’œuvre. A l’occasion de la sortie de la version francophone de l’étude belge, il nous en a précisé les grandes lignes avec sa complice et épouse, Liliane Voyé (UCL), auxquels il faut aussi associer Koen Abts, tout frais émoulu docteur en sciences sociales, dans la réalisation de ce volet national.

    Que retenir globalement de leur analyse ? Pour les coordinateurs belges (…)"Les données  confirment dans une large mesure la thèse de l’individualisation et de la sécularisation, ce qui cadre parfaitement avec l’évolution du rôle et de l’influence des institutions traditionnelles. Dans une société où l’individuation se poursuit, de plus en plus de nos compatriotes veulent avoir une plus grande emprise sur leur propre temps, leur propre corps, leur propre cadre de vie. Et ils voudraient que leur propre vision de la vie se reflète sur tous les aspects de leur vie quotidienne. Cette mutation culturelle va de pair avec une détraditionnalisation galopante de la société et avec la perte des certitudes traditionnelles".

    Dans l’enquête, les exemples foisonnent. En leur qualité de sociologues de la religion - ils ont d’autres dadas aussi ! - le duo Dobbelaere-Voyé montre ainsi les conséquences du déclin de l’Eglise. On ne peut nier que l’identification avec la foi catholique et avec l’institution ecclésiale ne cesse de décliner : "Alors qu’en 1981, près de 75 % de la population belge se déclaraient encore catholiques, ce n’est plus le cas aujourd’hui que pour la moitié d’eux. En même temps, la proportion de catholiques périphériques et non pratiquants ne cesse de croître. En 2009, près de sept Belges sur dix ne vont jamais ou très exceptionnellement à l’église. Davantage encore : près d’un quart des Belges n’ont pas été élevés dans un milieu catholique".(…): "il y a 30 ans, 80 % de la population croyait encore en Dieu alors qu’ils sont un peu moins de 60 % aujourd’hui. Ajoutons à cela que la vision traditionnelle de ce Dieu s’estompe aussi : deux fois plus de personnes voient davantage Dieu comme un vague principe de vie ou une lointaine puissance supérieure que comme une personne".

    Autre constat : les Belges consomment de plus en plus la "religion à la carte : (…) un credo personnel avec un étonnant patchwork de pratiques et de croyances qui mélangent parfois des éléments catholiques avec des éléments d’autres religions ou même, horresco referens, de superstitions. Enfin, les auteurs nous présentent aussi les "catholiques sécularisés", à savoir 8 % des Belges qui allient une religiosité qui leur est propre et un attachement aux rites de passage lors des grands moments de l’existence. (…) Liliane Voyé, Karel Dobbelaere et Jaak Billiet constatent aussi le déclin de l’influence normative de l’Eglise sur la société et l’individu : "En 2009, à peine un Belge sur trois a encore confiance en l’Eglise". Précision : l’étude a été menée avant le séisme provoqué par l’affaire Vangheluwe  (…)

    Le fossé en matière religieuse n’existe plus, du reste, entre francophones et néerlandophones en raison de la décléricalisation galopante de la Flandre mais il n’y a pour ainsi dire plus de différences non plus entre les positions éthiques respectives en matière de libre disposition du corps et de permissivité sociale. "Autres temps, autres mœurs", Liliane Voyé, Karel Dobbelaere et Koen Abts (édit) ; 296 pp ; FRB et Racine Campus

    Voir ici :   Les valeurs restent très belges , selon M. Laporte, mais quelles valeurs ?

    Le pire c’est que, comme dans la fable des animaux malades de la peste, tous en sont aujourd’hui atteints. Irréversible ?