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Foi - Page 936

  • Michel-Marie Zanotti-Sorkine, un prêtre qui ne mâche pas ses mots

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    Le Figaro a rencontré le Père Zanotti qui vient de publier un nouveau livre intitulé "Au diable la tiédeur":

    INTERVIEW - Dans son livre Au diable la tiédeur, le père Zanotti dit ce qu'il pense du mariage homosexuel, de l'Eglise de France et de la place du prêtre dans la cité.

    En exergue de son nouveau livre, le père Zanotti-Sorkine cite Saint-Exupéry: «À la tête de ma cité, j'installerai des prêtres et des poètes ; ils feront s'épanouir le cœur des hommes.» Ce ministre de l'Église catholique est aussi un artiste des mots,un prêtre qui, en chaire, réveille ses ouailles de son verbe grave, vivant et vibrant ; un poète en soutane, intrépide, qui prêche au bistrot et dans la rue. DansAu diable la tiédeur, il secoue les clochers de France comme des cocotiers. Avec une liberté qui n'est pas du goût de tous, il appelle l'institution ecclésiastique à sortir de sa torpeur, dans le sillage du pape Benoît XVI : «Debout les prêtres et tous les passionnés du Christ» ! Une voix qui plaira à ceux qui aiment être dérangés.

    «Au diable la tiédeur», de Michel-Marie Zanotti-Sorkine, Robert Laffont, 190 p., 14,90.


    LE FIGARO. - Vous dénoncez la tiédeur de l'Église. Pourtant évêques et prêtres montent au front contre le projet de loi sur le mariage homosexuel?

    ZANOTTI. - Ce n'est pas la tiédeur de l'Église que je vise, Dieu m'en garde! Le pape est brûlant et avec lui bien des serviteurs de l'Évangile. Ce que je dénonce, c'est le risque pour les prêtres (et ce risque, je le sens poindre en moi) de mener une vie pastorale entièrement tournée vers des communautés plus ou moins mourantes, sans être tourmentés par la brebis perdue, que dis-je, par les troupeaux entiers de brebis et d'agneaux qui à l'heure présente s'éloignent de plus en plus du bercail de l'Église et mettent en péril, je le crois, jusqu'à leur bonheur le plus temporel. Le monde a besoin de la présence quotidienne du prêtre. Il faut qu'on le voie dans les rues, qu'on le reconnaisse, qu'on entende sa voix dans les bars et dans les magasins, qu'il prenne sans complexe sa place de guide et de père ; il n'est pas un homme de structures, il est un apôtre, ne l'oublions pas, et le repli, c'est le fruit de la tiédeur! Quant aux évêques qui prennent position sur les lois qui se préparent, ils ne font que leur devoir!

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  • Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton Royaume

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    Missel.free.fr propose en ce jour où l'on fait mémoire du "bon larron" cet extrait d'une homélie de saint Jean Chrysostome :

    Homélie sur la Croix et le Bon Larron

    « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume » (Luc, XXIII 42). Le larron n'a pas osé faire cette prière avant d'avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés. Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la confession ! II a avoué ses péchés et le paradis s'est ouvert. II a avoué ses péchés et il a eu assez d'assu­rance pour demander le Royaume après ses brigandages.

    Songes-tu à tous les bienfaits que la croix nous procure ? Tu veux connaître le Royaume ? Dis-moi : Que vois-tu donc ici qui y ressemble ? Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume. Et moi, en le voyant sur la croix, je le proclame roi. Ne revient-il pas à un roi de mourir pour ses sujets ? Lui-même l'a dit : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jean X 11). C'est également vrai pour un bon roi : lui aussi donne sa vie pour ses sujets. Je le proclamerai donc roi à cause du don qu'il a fait de sa vie. « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume ».

    Comprends-tu maintenant comment la croix est le signe du Royaume ? Si tu le veux, voici encore une autre preuve. Le Christ n'a pas laissé sa croix sur la terre, mais il l'a soulevée et emportée avec lui dans le ciel. Nous le savons parce qu'il l'aura près de lui quand il reviendra dans la gloire. Tout cela pour t'apprendre combien est vénérable la croix qu'il a appelée sa gloire (...)

    Lorsque le Fils de l'homme viendra, « le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat » (Matthieu XXIV 29). Il régnera alors une clarté si vive que même les étoiles les plus brillantes seront éclipsées. Les étoiles tomberont du ciel. « Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme » (Matthieu XXIV 29-30).

    Tu vois quelle est la puissance du signe de la croix ! (...) Quand un roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards, les hissent sur leurs épaules et marchent devant lui pour annoncer son arrivée. C'est ainsi que des légions d'anges et d'archanges précéderont le Christ, lorsqu'il descendra du ciel. Ils porteront sur leurs épaules ce signe annonciateur de la venue de notre Roi.

    Saint Jean Chrysostome

  • Synode à Rome sur la « nouvelle évangélisation » : sombre bilan pour Vatican II

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    Lu dans « Le Figaro » de ce jour, sous la plume de Jean-Marie Guénois :

    « À Rome, l'anniversaire du concile Vatican II n'est pas marqué par l'euphorie. Les cérémonies romaines, en ce 11 octobre, donneront le change mais, cinquante ans après l'ouverture de ce concile, le cœur n'y est pas. Car le bilan est plutôt sombre: l'“aggiornamento” de l'Église catholique voulu par Jean XXIII pose aujourd'hui plus de questions qu'il n'a pu en résoudre. Jusque-là relativement tabou, ou confisqué par les traditionalistes, le discours critique sur les fruits du concile est désormais publiquement porté par des évêques modérés. Une digue du silence semble même avoir cédé comme viennent de le démontrer les trois premiers jours de débat au synode sur «la nouvelle évangélisation» en cours à Rome jusqu'à la fin octobre.

    Bien sûr, le concile Vatican II n'est pas sur toutes les lèvres dans la salle du synode qui réunit 250 évêques choisis et une centaine d'experts et d'auditeurs venus de toute la planète. Mais si Benoît XVI les a convoqués pour stimuler la «nouvelle évangélisation» - déjà lancée par Jean-Paul II en 1983 - c'est parce que l'Église catholique souffre de «tiédeur» comme il l'a dénoncé lui-même en ouvrant les travaux lundi: «Le chrétien ne doit pas être tiède, a insisté le Pape. C'est le plus grand danger du chrétien.»

    «Faire l'Église»

    Il a aussi fustigé une grande idée, fausse à ses yeux, mais issue de l'esprit de ce concile, selon laquelle les chrétiens pouvaient désormais «faire l'Église», c'est-à-dire inventer une nouvelle Église catholique. Nul ne peut «faire l'Église», a-t-il rétorqué en improvisant devant les membres du synode. Chacun doit seulement «faire connaître ce que le Christ a fait». «L'Église, a-t-il ajouté, ne commence pas avec ce que nous faisons, mais avec ce que nous disons de Dieu.» Et Benoît XVI de conclure: «Les apôtres n'ont pas créé l'Église avec une Constitution, mais ils ont prié et attendu, car ils savaient que seul Dieu lui-même peut créer son Église.»

    Une idée sur laquelle il revient encore dans le texte inédit publié mercredi. Il y relate ses propres souvenirs du concile Vatican II qui demeure une «boussole» pour les chrétiens. Il a encore insisté, mercredi matin, lors de l'audience générale: «Il faut revenir aux textes du concile en le libérant d'une masse de publications qui, souvent, au lieu de les faire connaître, les ont cachés.»

    Redécouvrir donc le vrai concile mais, en attendant, le tableau dressé en introduction des travaux du synode par les rapporteurs continentaux sur la situation de l'Église catholique est inquiétant. Le cardinal Peter Erdö, archevêque de Budapest en Hongrie et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe, l'a constaté crûment: «Dans la plus large partie du continent, c'est l'ignorance à propos de la foi chrétienne qui se répand», avec «une perte de la mémoire et de l'héritage chrétiens».

    De fait, ce sont «les évêques européens» qui apparaissent «les plus déprimés et les plus démoralisés», rapportent les observateurs du Vatican chargés de relater les débats à la presse. D'où la nécessité de retrouver une nouvelle vigueur, ce qui a poussé Benoît XVI à lancer en ce 11 octobre une «année de la foi» car il lui apparaît capital qu'un demi-siècle après le concile, les catholiques puissent redécouvrir leur foi qu'ils connaissent mal.

    Il en a confié l'animation à Mgr Rino Fisichella, un brillant prélat italien qui en a résumé l'esprit, mardi: «On a trop bureaucratisé la vie sacramentelle», assure-t-il. Conséquence: «nous apparaissons fatigués, répétant des formules obsolètes qui ne communiquent pas la joie de la rencontre avec le Christ et nous sommes incertains sur le chemin à prendre. Nous nous sommes renfermés sur nous-mêmes, montrant une autosuffisance qui empêche les autres de nous aborder comme une communauté vive et féconde, générant des vocations». Il précise: «nous avons perdu la crédibilité. Oppressés par le contrôle de notre langage, nous sommes craintifs dans nos prises de paroles». Il a donc appelé le synode à ne pas regarder «le passé avec nostalgie», ni le futur avec «utopie» mais à mener une «analyse lucide».

    LIRE AUSSI:

    » Fin de la récréation doctrinale dans l'Eglise catholique?

    » «Rome veut sortir de l'impasse

    Référence ici  Vatican II: le bilan sans concession de l'Église

  • Dans le désert, on redécouvre ce qui est essentiel

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    "Si aujourd’hui l’Église propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce qu’on en a besoin, plus encore qu’il y a 50 ans ! (...) Les dernières décennies une « désertification » spirituelle a progressé. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous, les hommes et les femmes. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la Grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie témoigner d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin."

    Benoît XVI, dans son homélie pour l'ouverture de l'Année de la Foi (11/10/2012)

  • Ce que vient nous rappeler l'"Année de la Foi"

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    Sur Métablog, l'abbé Guillaume de Tanoüarn nous propose cette réflexion intitulée "Aujourd'hui, l'année de la foi"

    "La perspective que Benoît XVI exposait le 11 octobre 2011 dans la belle Exhortation apostolique Porta fidei est mise en oeuvre aujourd'hui, jour anniversaire du concile Vatican II, jour inaugural de l'année de la foi et de la nouvelle évangélisation.

    Cette année de la foi - l'encyclique sur la foi, achevant la trilogie des vertus théologales, que l'on nous promet et qui serait "déjà terminée" - tout cela a une importance considérable pour l'avenir de l'Eglise. A force de se présenter comme une stratégie pour l'Eglise dans le monde de ce temps, Vatican II nous a fait oublier que la foi est une grâce, la première grâce efficace, celle qui fait entrer l'âme dans le Royaume de Dieu. Porta fidei : on pourrait traduire par un génitif explétif : la foi est une porte, elle est la porte qui nous introduit dans l'intimité divine. "Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu" (Hébr. 11, 6). Voilà ce que vient nous rappeler l'année de la foi.

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  • Mgr Léonard sur KTO : "le feu de l'Evangile"

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    Alors que le Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation vient de s'ouvrir à Rome, KTO vous propose un entretien avec Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles et Primat de Belgique, dans le cloître de l'église Saint-Louis-des-Français. L'évangélisation est "nouvelle par son contexte", mais elle est inscrite "dans la nature même de l'Eglise", explique-t-il. Et si "les méthodes, les langages, les techniques sont importants", l'Eglise a d'abord besoin "de saints, d'hommes et de femmes passionnés et habités par la flamme" de la Foi. Abordant sans tabou la place des femmes dans l'Eglise, "les accidentés du mariage", le rôle des familles et des paroisses, l'évêque belge livre avec enthousiasme son amour de l'Eglise, sa bienveillance pour le monde et sa joie de croire.

  • "Nouvelle Évangélisation", avez-vous dit...

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    Le synode en cours depuis dimanche consacré à la « Nouvelle Evangélisation » et l’Année de la Foi qui s’ouvre ce jeudi à l’occasion du 50ème anniversaire de Vatican II donnent à une pléthore d’acteurs l’occasion de s’exprimer sur les perspectives de ré-évangélisation de zones jadis chrétiennes mais aujourd’hui très éloignées du message du Christ et de l’Eglise.

    On peut s’interroger sur les chances réelles d’un nouvel élan missionnaire dans un univers désenchanté. D’un triple point de vue : du message lui-même, de celui qui l’émet, de celui qui serait censé le recevoir.

    Le message, nous le connaissons, ou nous croyons le connaître. C’est celui qui figure dans les Evangiles, qui est formulé dans le Credo, qui nous indique pourquoi nous avons été créés, à quoi nous sommes destinés, et les moyens auxquels recourir pour y parvenir. La proclamation de ce message a été accueillie comme une « bonne nouvelle » durant des siècles par des générations qui s’en sont inspirées pour donner un sens à leur vie, à leur destinée, à leurs souffrances et à leur mort. Ce message est encore celui que nous ont transmis nos parents, celui qui a orienté leurs vies et qui reste notre référence. Mais il faut bien constater qu’il n’inspire plus guère les générations actuelles même s’il y a d’heureuses exceptions. Pourquoi ce message n’est-il plus accueilli comme une « bonne nouvelle » susceptible de donner sens et consistance à la vie de nos contemporains ?

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  • Le pape et son prochain livre consacré à l'enfance de Jésus

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    "Benoît-et-moi" nous tient informés de la prochaine publication du livre du pape consacré à l'enfance de Jésus :

    "Rizzoli présente à la Foire du livre de Francfort «L'enfance de Jésus», le nouveau livre, très attendu, par Joseph Ratzinger-Benoît XVI, dont la maison d'édition italienne vend les droits dans le monde. 
    A l'ouverture de la Foire internationale du livre, sont déjà en cours des négociations avec les éditeurs de 32 pays pour la traduction - l'original est en allemand - en 20 langues, dont le français, l'anglais, l'espagnol, le polonais et le portugais. En Italie, le volume sera publié avant Noël, co-édité avec la maison d'édition du Vatican."

    "Voici la préface de Benoît XVI :

    Je peux enfin pouvoir remettre entre les mains du lecteur le petit livre, promis depuis longtemps, sur les récits de l'enfance de Jésus. 
    Il ne s'agit pas d'un troisième volume, mais d'une sorte de petite «salle d'entrée» pour les deux volumes précédents sur la figure et le message de Jésus de Nazareth. 
    Ici, j'ai maintenant essayé d'interpréter, en dialogue avec les exégètes du passé et du présent, ce que Matthieu et Luc racontent au début de leurs évangiles sur l'enfance de Jésus. Une juste interprétation, selon ma conviction, nécessite deux étapes. D'une part, il faut se demander ce que les auteurs respectifs, dans leur moment historique entendaient dire, avec leurs textes,- c'est la composante historique de l'exégèse. 
    Mais il ne suffit pas de laisser le texte dans le passé, l'archivant ainsi parmi les choses qui se sont passées il y a longtemps. 
    La deuxième question de l'exégète correct doit être: C'est vrai, ce qui a été dit? Cela me concerne? Et si je suis concerné, de quelle manière? 
    Face à un texte comme le texte biblique, dont l'ultime et le plus profond auteur, selon notre foi, est Dieu lui-même, la question de la relation entre le passé et le présent fait immanquablement partie de notre interprétation. De cette façon, le sérieux de la recherche historique n'est pas diminué, mais augmenté. Je me suis engagé à entrer dans ce sens en dialogue avec les textes. Avec cela, je suis bien conscient que ce débat dans l'imbrication entre passé, présent et futur ne pourra jamais être accompli, et que toute interprétation reste en retrait par rapport à la grandeur du texte biblique. J'espère que le petit livre, malgré ses limites, pourra aider beaucoup de gens dans leur chemin vers et avec Jésus 

    Castel Gandolfo, en la solennité de l'Assomption de Marie au Ciel, 15 Août 2012"

  • L'évêque de Soissons réagit aux effractions de tabernacles

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    C'est ICI : Églises fracturées / Mgr Giraud: «Un acte de profanation grave»

    SOISSONS (Aisne). À la suite de vols avec effraction commis dans deux églises de Soissons, l'évêque, Mgr Giraud, a vivement réagi. Pour lui, le Saint-Sacrement a été profané.

    IL fallait « réparer cette injure par un acte pénitentiel ». Une messe exceptionnelle s'est ainsi tenue samedi à l'église de Presles. L'Évêque Mgr Hervé Giraud s'est fait le porte-voix de la communauté chrétienne, très choquée à la suite des vols avec effraction commis dans deux lieux de culte dans la nuit de mercredi à jeudi où un ciboire, un ostensoir ou encore une étole ont été dérobés. « On se sent comme après une violation de domicile », explique-t-il.

    Atteinte au sacré

    La porte de l'église Sainte-Eugénie a été fracturée, le tabernacle ouvert, des papiers et de l'argent ont été volés. Mais c'est à l'église de la Résurrection, dans le quartier de Presles, que le pire a été commis : le tabernacle a aussi été fracturé et les hosties consacrées emportées.

    Ces méfaits ne sont pas pour la communauté catholique qu'un simple vol. En effet, fracturer le tabernacle et voler les hosties, c'est porter atteinte au Christ, au sacré. « Au sens de notre foi, c'est un acte de profanation grave », observe l'évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin. « Ce manque total de respect à l'égard des hosties consacrées offense celui en qui nous croyons et les délits perpétrés blessent toute la communauté. »
    Mgr Giraud a immédiatement bouleversé son emploi du temps - il devait dire une messe à Terny-Sorny - pour organiser une messe, samedi en fin d'après-midi à l'église de Presles afin que le saint-sacrement soit consacré à nouveau. « Je voulais que ce soit fait le samedi soir, avant la messe du dimanche. » Bien que l'évêque ait communiqué tard sur cette messe improvisée, les fidèles étaient nombreux.

    Rites satanistes ?


    Cette affaire laisse un goût amer, d'autant qu'elle soulève quelques questions sans réponse. « Etait-ce des violences gratuites, juste pour avoir quelques objets dorés, qui n'ont aucune valeur d'ailleurs, ou était-ce par idéologie anti-chrétienne ? », se demande l'évêque. Comme les forces de police, Msg Giraud a eu vent de mouvements satanistes assez importants dans le département. Les hosties sont parfois utilisées dans les rites satanistes. Pourquoi avoir alors pris les hosties dans une église et pas dans l'autre ? Mystère…
    Il n'est pas rare que des vols soient commis dans des églises, en général en journée et pendant les heures d'ouverture. Mais de nuit, avec effraction, pour voler des hosties ou un vase liturgique, ça l'est déjà plus.

    Isabelle BERNARD

    Source : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/eglises-fracturees-mgr-giraud-un-acte-de-profanation-grave
  • Monseigneur Léonard rend compte du Synode (suite)

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    Deuxième compte-rendu du primat de Belgique présent au Synode (info.catho.be):

    La séance de ce lundi matin a commencé par un morceau de choix : la méditation du Saint-Père au cours de la prière du matin. S’inspirant de la lecture du jour, il a parlé de l’« evangelium », c’est-à-dire de la « bonne nouvelle », d’abord dans son sens romain impérial (tout message de l’empereur était considéré comme une bonne nouvelle !), puis au sens chrétien (en la personne même de Jésus, en qui Dieu parle, se révèle et se donne à nous). Commentant ensuite l’hymne du jour, il y a souligné deux mots : « confessio » (la confession de la foi) et « caritas » (l’amour en acte), montrant que l’annonce de la Bonne Nouvelle devait être une « confession » qui, comme celle des martyrs, peut conduire  au don de toute la vie, bref une « confession » de la foi rendue crédible par l’« amour » qui s’y livre sans réserve.

    Au lieu de lire un texte comme la plupart des intervenants, Benoît XVI improvise, il médite devant nous, avec une grande liberté et une admirable fraîcheur. Ses mots sortent de son cœur autant que de son intelligence. Par quoi il met en pratique le dernier thème de sa méditation, à savoir que l’évangélisation suppose en nous ce feu dont Jésus désirait qu’il fût partout allumé, mais un feu qui pétille en même temps de l’intelligence de la foi. Un régal !

    Après deux longues relations générales en latin, cinq cardinaux ou archevêques ont présenté l’état de la question dans les cinq continents. Ensuite commença la série des interventions de 5 minutes chacune, puis les brefs partages (3 minutes maximum) de propos entièrement libres. Je retiens surtout la suggestion du Cardinal Schönborn, de Vienne, souhaitant que ce temps de parole libre soit surtout consacré à l’échange de nos expériences concrètes d’évangélisation. Nul doute que cette recommandation sera suivie les jours prochains !

    Et Info.catho.be nous apprend que "Le jour même de l’anniversaire des cinquante ans de l’ouverture du Concile Vatican II (11 octobre 1962), Monseigneur André-Joseph Léonard sera l’invité de Bertrand Henne à Matin Première. En direct de Rome sur RTBF – La Première de 7h40 à 8h00."

  • Synode, Nouvelle Evangélisation, Année de la Foi...

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    Il n'entre pas dans les intentions des responsables de ce blog de tenir ses visiteurs au courant, "en direct", des évènements qui se déroulent à Rome. ZENIT.ORG met en ligne les discours et interventions significatifs auxquels on aura accès en cliquant sur les liens :

    Le Christ, Bon Pasteur, « premier et grand évangélisateur »
    Rapport de Mgr Eterovic

    Témoignage de foi et pédagogie de la culture, ensemble
    Par le card. Vingt-Trois

    Sans femmes heureuses, pas de nouvelle évangélisation
    Pourquoi l'Eglise n'ordonne pas de femmes, par Mgr Léonard

    Ouverture des travaux du synode : méditation de Benoît XVI
    « La Pentecôte est la condition de la naissance de l'Église »

    Benoît XVI ouvre le synode sous le signe de sainte Hildegarde
    « Le péché dans l'Eglise est un obstacle à la nouvelle évangélisation »

    L'Année de la foi, pour s'approprier Vatican II
    Assemblée du CCEE, analyse du patriarche de Lisbonne

    « Le concile, don de l'Esprit Saint à un moment très propice »
    Assemblée du CCEE, analyse du card. Eijk

    Le but de l'Eglise : la rencontre de tout homme avec Dieu
    Par Mgr Dagens

    Pour inaugurer l'Année de la foi, les gestes et documents de Vatican II
    Les messages du concile remis à des catholiques du monde entier

    Le sacrement de pénitence, sacrement de la nouvelle évangélisation
    Par le card. Dolan

    Les baptisés invités à vivre l'« ordinaire » de façon « extraordinaire »
    Intervention de Mgr Fisichella au synode des évêques

    • DOCUMENTS 

    Paroles de Benoît XVI avant l'angélus, 7 octobre 2012
    Le pape confie le synode à la Vierge Marie [07-10-2012]

    Allocution de Benoît XVI en français avant l'angélus, 7 octobre 2012
    Confions à Marie, l'Etoile de l'évangélisation, les travaux du synode [07-10-2012]

    Ouverture du synode : homélie de Benoît XVI, 7 octobre 2012
    « Invoquons une effusion spéciale de lEsprit Saint » [07-10-2012]

    Présentation du synode par Mgr Nikola Eterovic, 5 octobre 2012
    262 participants, dont 182 élus et 40 nommés par Benoît XVI [05-10-2012]

  • Pourquoi l'Eglise n'ordonne pas de femmes

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    SANS FEMMES HEUREUSES, PAS DE NOUVELLE ÉVANGÉLISATION (ZENIT.ORG)

    Pourquoi l'Eglise n'ordonne pas de femmes, par Mgr Léonard (Anne Kurian)

    ROME, mercredi 10 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Sans des femmes heureuses, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation » : telle est la conviction de Mgr André Léonard, président de la Conférence épiscopale de Belgique, intervenu hier, 9 octobre 2012, lors de la quatrième congrégation du synode des évêques.

    Signifier la qualité de l’apport des femmes

    « Sans des femmes heureuses, reconnues dans leur être propre et fières d’appartenir à l’Église, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation », affirme Mgr Léonard.

    En effet, les femmes représentent les 2/3 des effectifs de l’Eglise, mais « beaucoup se sentent discriminées », constate-t-il.

    Il invite donc à poser des « gestes forts » pour « signifier clairement » la « qualité et la spécificité de l’apport massif des femmes à l’évangélisation ».

    En outre, ajoute-t-il, l’Eglise doit « dire clairement » que, si l’Église n’ordonne pas de femmes prêtres, « ce n’est pas parce qu’elles seraient moins capables ou moins dignes : au contraire! » : c’est « uniquement parce que le prêtre n’est pas seulement un “ministre du culte”, mais un représentant du Christ Époux venu épouser l’humanité », rappelle Mgr Léonard.

    Approfondir la réalité du mal avec saint Paul

    Par ailleurs, fait-il observer, « l'un des freins à l’évangélisation est la réalité du mal » et la difficulté à « mettre ensemble l’existence de Dieu et celle du mal ». Il voit dans ces questions « un grand défi pour la sagesse chrétienne ».

    Les théologiens sont « tiraillés entre 2 tendances », explique-t-il à ce propos : celle qui voit dans le mal « un drame lié à l’inévitable finitude des créatures » et l’autre qui voit dans le tragique de ce monde « un état contingent de la création qui ne correspond plus à l’acte créateur ».

    Pour l’archevêque, cette question doit être approfondie « grâce à la théologie de Paul, spécialement Rm 8, 18-23 ». Il encourage à « penser jusqu’au bout ce qu’il dit de l’état présent de la création, assujetti à la vanité et livré à la servitude de la corruption ».