Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Foi - Page 937

  • Jean-Paul Sartre et le cardinal

    IMPRIMER

    On pouvait lire sur le monde d'hier :

    Le cardinal Giafranco Ravasi, "ministre" de la culture du Vatican, a cité, à l'occasion de Noël, un écrit de Jean-Paul Sartre sur la naissance de Jésus et plusieurs images féminines de Dieu dans la Bible, dans une tribune de presse originale consacrée à la "tendresse de Dieu".

    Dans ce texte publié ce week-end dans le quotidien italien Il Sole 24 Ore et repris lundi dans plusieurs médias du Vatican, le prélat italien, connu pour son intérêt culturel à 360 degrés et son foisonnement d'idées, rapporte cette fois un écrit du prisonnier de guerre Jean-Paul Sartre au stalag XX-D où il était interné enAllemagne, et qui a été publié dans Baronia ou le fils du tonnerre (1940).

    Le cardinal Ravasi cite ces phrases de Sartre, qui décrit l'étonnement de la Vierge Marie devant l'enfant à qui elle vient de donner le jour : "Elle pense : ce Dieu est mon fils, cette chair divine est ma chair (...) Il me ressemble et Dieu me ressemble. Un Dieu tout petit qu'on peut prendre dans les bras et couvrir de baisers". Selon le prélat, ce texte de celui qui allait devenir l'écrivain existentialiste le plus célèbre met en lumière une "valeur en déclin dans nos jours un peu vulgaires : la tendresse, et ses déclinaisons diverses, comme la douceur, la délicatesse, l'affection, la modération".

    Mgr Ravasi relève aussi l'importance dans la Bible de la symbolique nuptiale et reproductrice pour décrire l'action de Dieu. Rappelant que le pape Jean Paul Ieravait déconcerté le monde catholique quand il avait évoqué durant son unique mois de pontificat en 1978 le caractère "maternel" de Dieu, le "ministre de la culture" du pape cite plusieurs passages des livres d'Isaïe. Il mentionne notamment l'un d'eux, qui donne de Yahvé, à côté d'un dieu guerrier tout-puissant, l'image d'un Dieu qui "crie comme une femme qui accouche, respirant et aspirant en même temps".

    Metablog (de l'abbé de Tanoüarn) publie aujourd'hui ce texte de Jean-Paul sartre en entier. C'est d'une grande beauté et cela interroge sur tout ce qui peut traverser le coeur d'un homme pourtant classé comme "athée et critique de l'aliénation religieuse".

    Lire la suite

  • Nuit de Noël 2012, l'homélie du pape : Quelle place pour Dieu ?

    IMPRIMER

    LA « SAINTE CURIOSITÉ » POUR SE « HÂTER » VERS DIEU (ZENIT.ORG).

    Saluant la « sainte curiosité » des bergers venus voir le nouveau-né Jésus, Benoît XVI invite à « se hâter pour les choses de Dieu », car « il est la réalité la plus importante, l’Unique qui, en dernière analyse, est vraiment important ».

    « Avons-nous vraiment de la place pour Dieu, quand il cherche à entrer chez nous ? Avons-nous du temps et de l’espace pour lui ? » : c’est la question posée par le pape lors de la messe de la nuit de Noël, ce 24 décembre, en la basilique Saint-Pierre au Vatican.

    Question qu’il relie à l’accueil de l’autre, notamment à la "question morale" de « l'accueil des personnes déplacées, des réfugiés et des immigrés ». En effet, "il s’adresse à nous dans les pauvres de ce monde".

    Mais ce n’est pas tout : le pape questionne également « la place pour Dieu » dans la « pensée » de l’homme, ainsi que dans son « sentiment » et dans son « vouloir ».

    L’enjeu de la place réservée à Dieu est décisif : « la paix sur la terre entre les hommes est en relation avec la gloire de Dieu au plus haut des cieux », par conséquent « là où on ne rend pas gloire à Dieu, là où Dieu est oublié ou même renié, il n’y pas non plus de paix », affirme le pape.

    Lire la suite

  • Jésus est-il né le 25 décembre ? Mise au point.

    IMPRIMER

    Les chrétiens fêtent la naissance du Christ le 25 décembre. Cela signifie-t-il que nous ayons une certitude historique attestant que c'est bien la date précise de sa naissance ? Peut-être pas et, honnêtement, ça nous est égal car, ce qui compte, c'est le fait qu'Il soit venu en ce monde même si nous n'avons pas la date précise. Que la fête de Noël coïncide avec le moment où l'on fêtait le "Dies natalis solis invicti" nous réjouit puisque le Christ est lumière et qu'avec sa venue la victoire des ténèbres est définitivement compromise. Alors, qu'on s'amuse, sur la Libre ou ailleurs, à ergoter mesquinement sur la question de la date est sans importance sinon que cela manifeste une profonde méconnaissance du christianisme.

    Pour aller plus loin, nous avons trouvé des informations pleines d'intérêt sur un site bien documenté et également ICI.

    Mise au point opportune de notre collaborateur :

    Je ne suis nullement historien mais la lecture du texte péremptoire d’Itinerarium, auquel il est fait référence ci-dessus ("ICI"), m’avait laissé, instinctivement très dubitatif . Je me range à l’avis exprimé à ce sujet par Yves Daoudal, dont je découvre la réaction sur le « Forum Catholique », intitulée « Vouiii, sauf que… » «… Ce n'est pas Aurélien qui a inventé le Sol invictus, qui était déjà célébré à Rome au Ier siècle (dans le culte de Mithra... qui reprend sans doute, entre autres, des éléments du christianisme). « … On ne connaît pas une seule ligne du fameux Sextus Julius Africanus, dont l'oeuvre est perdue. On ne connaît que ce qui en a été repris par Eusèbe de Césarée, sans pouvoir dire ce qui vient de l'un et de l'autre. « … Ce n'est pas du tout la même chose qu’un auteur émette l'hypothèse que l'Annonciation ait eu lieu un 25 mars, et que l’Eglise institue une fête liturgique le 25 mars. (A supposer qu’il s’agisse de Sextus Julius Africanus, et non d’Eusèbe qui ferait écho à une fête qui commence à se répandre). « …La Nativité fut d'abord célébrée le 6 janvier dans toute l'Eglise, que c'était encore le cas à Constantinople du temps de saint Grégoire de Nazianze, et que c'est encore le cas chez les coptes (dont le calendrier particulier fait correspondre la nativité au 7 janvier). « Et surtout l'expression Sol invictus correspond parfaitement au Christ, Oriens et Sol justitiae. Donc je ne vois pas où est le problème, et cela ne me gênerait aucunement que l'Eglise ait choisi le 25 décembre pour lutter contre le Sol invictus païen en montrant qu'elle est fondée sur le véritable Sol invictus, le véritable vainqueur des ténèbres. « Il est seulement normal que les solstices et équinoxes aient été sacralisés et soient devenus des fêtes, ce qui permet de louer Dieu à travers le cosmos qu’il a créé et d’ancrer le symbolisme spirituel sur les réalités cosmiques. A la naissance de Jean Baptiste au solstice d’été (il faut qu’il croisse et que je diminue) correspond la naissance de Jésus Soleil invaincu au solstice d’hiver, à la conception de Jésus à l’équinoxe de printemps correspond la conception de Jean Baptiste à l’équinoxe d’automne (le 23 septembre chez les byzantins : cette fête est absente du calendrier romain parce que le calendrier romain ne fête que ce qui est saint et que Jean Baptiste n’a pas été conçu sans péché ; elle est plus ou moins remplacée par celle de saint Michel qui a été la grand fête du passage de l’été à l’automne) ». Ce qui est certain, c’est que l’Evangile selon saint Matthieu situe la naissance de Jésus avant la mort d’Hérode-le-Grand (à ne pas confondre avec son fils, le tétrarque Hérode Antipas) qui est indubitablement décédé en l’an 4… « avant Jésus-Christ » (comput erroné du calendrier de notre ère par Denys le Petit) ! Quant au jour et à l’heure de la naissance du Seigneur, c’est encore une autre paire de manches, sans doute historiquement insoluble.

  • Sur Jésus : enfin du sérieux !

    IMPRIMER

    Sur le Figaro :

    Un homme nommé Jésus

    Ce que nous savons de lui, nous le tenons des Evangiles, de brèves notations chez des historiens romains et de découvertes archéologiques. La connaissance de l'époque et le recours à l'exégèse historico-critique éclairent l'ensemble. Enquête sur le Jésus de l'Histoire.

    La fascination du public - croyant ou incroyant - pour le personnage de Jésus est profonde. Sans doute témoigne-t-elle d'une quête de sens et de spiritualité dans une société largement sécularisée, où s'effondrent les connaissances de base que dispensait naguère la catéchèse traditionnelle. Cependant, le trouble s'installe dans les esprits. Mis à part des travaux spécialisés de haute qualité mais d'abord difficile, la plupart des ouvrages publiés chaque année sur le sujet sont empreints pour le moins d'ambiguïté. Ce sont soit des livres de fantaisie, avides de scandale ou de sensationnel, soit des écrits à prétention scientifique qui déforment le vrai visage du fondateur du christianisme sous prétexte de le démythifier.

    Lire la suite

  • Quand l'attente et l'Attendu se rencontrent

    IMPRIMER

    Paroles de Benoît XVI avant l’angélus (en italien) (ZENIT.org) :

    Chers frères et sœurs,

    En ce IVe dimanche de l’Avent, qui précède de peu la naissance du Seigneur, l’Evangile raconte la visite de Marie à sa parente Elisabeth. Cet épisode n’est pas un simple geste de courtoisie, mais représente avec grande simplicité la rencontre de l’Ancien avec le Nouveau Testament. Les deux femmes, toutes deux enceintes, incarnent en effet l’attente et l’Attendu. Elisabeth âgée symbolise Israël qui attend le Messie, tandis que la jeune Marie porte en elle l’accomplissement de cette attente, au profit de toute l’humanité. Dans les deux femmes, ce sont d'abord les fruits de leurs seins, Jean et le Christ, qui se rencontrent et se reconnaissent. Le poète chrétien Prudencio commente : « L’enfant contenu dans le sein âgé salue, à travers la bouche de sa mère, le Seigneur fils de la Vierge » (Apotheosis, 590: PL 59, 970). L’exultation de Jean dans le sein d’Elisabeth est le signe de l’accomplissement de l’attente : Dieu vient visiter son peuple. A l’Annonciation, l’archange Gabriel avait parlé à Marie de la grossesse d’Elisabeth (cf. Lc 1,36) comme preuve de la puissance de Dieu : la stérilité, malgré l’âge avancé, s’était transformée en fertilité.

    Lire la suite

  • Un nouveau bienheureux épris du peuple juif

    IMPRIMER

    (Zenit.org) – Un décret de la Congrégation pur les causes des saints reconnaît par un décret, approuvé par Benoît XVI, les vertus héroïques d’un prêtre français : Louis-Marie Baudouin (1765-1835), fondateur des Congrégations des Fils de Marie Immaculée et des Ursulines de Jésus de Chavagnes.

    Le diocèse de La Rochelle, en France, publie cette note biographique sur le futur bienheureux : 

    Prêtre du diocèse de Luçon, insermenté et émigré en Espagne pendant la Révolution, Louis-Marie Baudouin rentre clandestinement aux Sables d’Olonne en 1797.

    Curé de Chavagnes-en-Paillers en 1801, il y fonde un séminaire et, avec la Mère Saint-Benoît, la congrégation des Filles du Verbe Incarné. Le séminaire fut transféré à La Rochelle en 1812, et l’abbé Baudouin en resta le supérieur en devenant le vicaire général de Mgr Paillou, et ce jusqu’à ce que la restauration de l’évêché de Luçon ne l’éloigne définitivement de La Rochelle en 1821.

    Pendant ses années rochelaises, l’abbé Baudouin fut encore l’instigateur et le conseiller des missionnaires de Saintonge, à une époque où toute la vie chrétienne était à reconstruire dans les campagnes charentaises.

    Celui qui disait au soir de sa vie : « Je n’ai rien de plus que le Bon Larron, et il est en Paradis comme un innocent par la grâce de Jésus. Dieu soit béni ! », est aussi le fondateur des Filles de Marie Immaculée. 
Sa cause de béatification a été introduite en 1871.

    Louis-Marie Baudouin, l'Eglise, la Bible et les juifs
    La vision étonnante d'un futur bienheureux par Michel Remaud, F.M.I. (auteur)

    (Zenit.org) - La vision du peuple juif du P. Louis-Marie Baudouin est  « étonnante à plus d’un titre », fait observer le P. Michel Remaud, F.M.I., qui souligne la conception de l’Eglise et l’amour de la Bible de son fondateur, en route vers la béatification. Il nous le fait mieux connaître dans cette biographie. (...)

    Directeur de l'Institut chrétien d'Études juives et de Littérature hébraïque (Institut Albert Decourtray, à Jérusalem), le P. Remaud, est le lauréat 2010 du Prix de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France.

    Et l’an dernier, il a présenté le fondateur de sa congrégation dans les colonnes de la revue « Sens », de cette même Amitié Judéo-Chrétienne de France (n° 360, juin 2011, pp. 457-477). Nous reproduisons cette présentation avec l’aimable autorisation de l’auteur et du directeur de la publication, Yves Chevalier, à l’occasion de l’approbation du décret romain.

    Lire la suite

  • Déclaration solennelle de l’Académie catholique de France sur la situation actuelle des Orientaux chrétiens

    IMPRIMER

    Source : http://academiecatholiquedefrance.info/

    La situation tragique continûment imposée depuis plusieurs décennies aux chrétiens qui sont nés et vivent au Moyen Orient  a désormais atteint  un degré d’inhumanité intolérable. Elle exige, avant le point de non-retour, un réveil  immédiat  des consciences  et  une mise en mouvement accélérée des corps de décision politiques et associatifs.

    La douleur quotidienne des déplacements imposés aux familles, les menaces aggravées qui pèsent sur  la vie des personnes,  les angoisses  permanentes des  lendemains  incertains quant au logement, à l’emploi et à l’éducation, ont fait de communautés entières, pour l’unique raison de leur appartenance religieuse, des groupes relégués dans la marginalisation civique et internationale*.

    Il faut y insister : dans la plupart des pays musulmans où la laïcité est comprise comme un concept étranger, les chrétiens relèvent  de facto d’un statut à part, en certains lieux officiellement abrogé mais officieusement observé : la  dhimmitude (c’est-à-dire  l’ensemble des relations entre la communauté islamique et les indigènes juifs et chrétiens). Ce statut fait d’eux des citoyens  de seconde zone (à l’exception du Liban), alors qu’ils ont historiquement joué et jouent encore un rôle important en faveur de la culture et de la démocratie.

    Lire la suite

  • Un merveilleux Noël à vivre sur KTO !

    IMPRIMER

    Cette année encore KTO a la joie de vous offrir la possibilité de suivre en direct les célébrations de la nativité se déroulant à Rome et à Paris. De plus, KTO profite de cette période intense pour vous offrir une programmation exceptionnelle. Joyeux Noël sur KTO !


    Vivez toutes les célébrations de Noël en direct

     
    Lundi 24 décembre     Mardi 25 décembre
           
          8h : Messe de l'Aurore
         
    La Messe de l'Aurore, retransmise depuis Saint-Gervais, constitue la 2ème messe de la Nativité du Seigneur.
           
    18h : Messe des familles     11h : Messe de la Nativité

    Présidée par Mgr Jacquin à Notre-Dame de Paris. À l'issue de la célébration, les enfants rejoindront la crèche en procession pour y déposer l'Enfant-Jésus.

       
    Messe de la Nativité à Notre-Dame de Paris. En signe d'unité, la messe est diffusée avec Le Jour du Seigneur (France Télévision).
           
     22h : Messe de la nuit de Noël     12h : Bénédiction Urbi et Orbi
    Participez à la messe de la nuit à la Basilique Saint-Pierre de Rome, célébrée par le pape Benoît XVI.KTO vous invite à fêter la naissance du Christ, à être en communion avec l'Église universelle.
       
    La bénédiction solennelle « à la ville et au monde » prononcée par le pape Benoît XVI du haut du balcon de la basilique Saint-Pierre. Le pape s'exprime à la fois en tant qu'évêque de Rome et en tant que pasteur universel de l'Église.
           
          17h45 : Vêpres Solennelles de la Nativité
          Vêpres solennelles de Noël à Notre-Dame de Paris.

     

    KTO est la seule chaîne française à diffuser en direct à 22h00 la messe de la nuit de Noël célébrée par le Pape, à suivre également sur le site www.ktotv.com et sur votre téléphone mobile (mobile.ktotv.com).

     

     

     

    Programme spécial sur KTO le 24 décembre

     

     

     

    24 décembre à 20h15

     

    Jésus de Nazareth

     

    Un film de Franco Zeffirelli

    Une exclusivité diffusée uniquement à l'antenne

     

     

     

     

    Un portait convaincant de la vie et de la mort du Christ (Robert Powell) tracé à partir de sa naissance, à travers son pélerinage d'enfance, son baptême par Jean le Baptiste (Michael York), les miracles, et qui cumine avec sa crucifixion et sa résurrection. Quatre années de production ont été nécessaires à cette épopée puissante, acclamée par la critique et saluée par les responsables religieux du monde entier pour sa sensibilité, sa passion et sa déférence œcuménique. Cette version télévisée de la vie du Christ réalisée par Franco Zeffirelli, de renommée internationale et primée, a confondu les critiques par sa majesté et son honnêteté historique et religieuse.

     

    Un film de Franco Zeffirelli, avec Robert Powell et Michael York. À voir lundi 24 décembre à 20h15 sur KTO. Rediffusion samedi 25 décembre à 9h15.
  • Le pape adresse à la Curie des vœux très en phase avec l'actualité

    IMPRIMER

    Messieurs les Cardinaux,

    vénérés Frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,

    chers frères et sœurs !

    C’est avec grande joie que je vous rencontre aujourd’hui, chers membres du Collège cardinalice, Représentants de la Curie romaine et du Gouvernorat, pour ce moment traditionnel avant Noël. J’adresse à chacun un cordial salut, à commencer par le Cardinal Angelo Sodano, que je remercie pour les belles paroles et les vœux fervents qu’il m’a adressés aussi en votre nom. Le Cardinal Doyen nous a rappelé une expression qui revient souvent en ces jours dans la liturgie latine : Prope est iam Dominus, venite, adoremus ! Désormais le Seigneur est proche, venez adorons-le ! Nous aussi, comme une unique famille, nous nous disposons à adorer, dans la grotte de Bethléem, cet Enfant qui est Dieu lui-même qui se fait proche jusqu’à devenir homme comme nous. Je vous rends volontiers vos souhaits et je vous remercie tous de grand cœur, y compris les Représentants pontificaux dispersés à travers le monde, pour la collaboration généreuse et qualifiée que chacun de vous prête à mon Ministère.

    Nous nous trouvons à la fin d’une année qui de nouveau, dans l’Église et dans le monde, a été caractérisée par de multiples situations tourmentées, par de grandes questions et des défis, mais aussi par des signes d’espérance. Je mentionne seulement quelques moments saillants dans le domaine de la vie de l’Église et de mon ministère pétrinien. Il y a eu avant tout les voyages au Mexique et à Cuba – rencontres inoubliables avec la force de la foi, profondément enracinée dans les cœurs des hommes, et avec la joie pour la vie qui naît de la foi. Après l’arrivée au Mexique, je me rappelle que, sur les bords de la longue route à parcourir, il y avait d’interminables foules de personnes qui saluaient, agitant des foulards et des drapeaux. Je me rappelle que durant le trajet vers Guanajuato, pittoresque capitale de l’État du même nom, il y avait des jeunes pieusement agenouillés au bord de la route pour recevoir la bénédiction du Successeur de Pierre ; je me rappelle comment la grande liturgie auprès de la statue du Christ Roi est devenue un acte rendant présente la royauté du Christ – sa paix, sa justice, sa vérité. Tout cela s’est déroulé avec en arrière-plan les problèmes d’un pays qui souffre de multiples formes de violence et des difficultés d’une dépendance économique. Ce sont des problèmes qui, certes, ne peuvent pas être résolus simplement par la religiosité, mais encore moins sans cette purification intérieure des cœurs qui vient de la force de la foi, de la rencontre avec Jésus-Christ. Et il y eut ensuite l’expérience de Cuba – ici aussi au cours des grandes liturgies, à travers les chants, les prières et les silences, la présence de Celui à qui, pendant longtemps, on avait voulu refuser une place dans le pays se rendait perceptible. La recherche, dans ce pays, d’une nouvelle organisation du rapport entre contraintes et liberté ne peut assurément pas réussir sans une référence à ces critères fondamentaux qui se sont manifestés à l’humanité dans la rencontre avec le Dieu de Jésus-Christ. Comme étapes ultérieures de l’année qui touche à sa fin, je voudrais mentionner la grande Fête de la Famille à Milan, ainsi que ma visite au Liban avec la remise de l’Exhortation apostolique post-synodale, qui maintenant devra constituer, dans la vie des Églises et de la société au Moyen-Orient, une orientation sur les difficiles chemins de l’unité et de la paix. Le dernier événement important de cette année qui s’achève a été le Synode sur la Nouvelle Evangélisation qui a été en même temps un commencement communautaire de l’Année de la Foi , par laquelle nous commémorons l’ouverture du Concile Vatican II, il y a cinquante ans, pour le comprendre et l’assimiler de nouveau dans une situation changeante.

    Lire la suite

  • Béatification de 33 Espagnols martyrisés pour leur foi durant la guerre civile

    IMPRIMER

    L'Eglise reconnaît 33 nouveaux martyrs de la Guerre d'Espagne et un martyr du communisme en Croatie

    Anita Bourdin (Zenit.org) –  Le pape Benoît XVI a approuvé 5 décrets de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant 33 martyrs (dont une laïque) de la persécution religieuse qui a été fomentée sous couvert de la Guerre civile espagnole et un martyr du communisme en Croatie.

    La reconnaissance du martyre ouvre la voie à leur béatification : un miracle ultérieur ne sera pas utile. En revanche il en faudra un pour leur éventuelle canonisation.

    Ce sont les serviteurs et servantes de Dieu suivants :

    - Miroslav Bulesic, prêtre diocésain né à Cabrunici en 1920 et tué en haine de la foi à Lanisce en 1947;

    - José Xavier Gorosterratzu et 5 compagnons, Rédemptoristes, tués en haine de la foi en Espagne entre 1936 et 1938;

    - Ricardo Gil Barcelón, prêtre, et Antonio Arrué Peiró, postulant, de la Congrégation de la Petite œuvre de la Providence divine, tués en haine de la foi à Valence, en Espagne, en 1936;

    - Emanuel de la Sagrada Familia (au siècle: Emanuel Sanz Domínguez), moine profès et réformateur de l’Ordre de Saint-Jérôme, Sotodosos en 1887 et tué en haine de la foi à Paracuellos de Jarama, entre le 6 et le 8 novembre 1936;

    - Maria de Montserrat (au siècle: Josepha Pilar García y Solanas) et 8 compagnes, sœurs professes des Minimes dechaussées de Saint François de Paule, ainsi que Lucrecia García y Solanas, laïque, veuve, tuées en haine de la foi à Barcelone, le 23 juillet 1936 ;

    - Melchiora de l'Adoracion Cortés Bueno et 14 compagnes, des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, tuées en haine de la foi en Espagne entre 1936 et 1937.

  • Apocalypse now ?

    IMPRIMER

    L’ « information » a eu ces dernières semaines son petit succès médiatique : pour certains théoriciens de l'apocalypse, la fin du monde, c'est pour ce vendredi 21 décembre 2012. Même si les Mayas n'ont pas vraiment prédit cette fin du monde, mais plutôt la fin d'une ère, la légende a la peau dure. Le calendrier maya, à l'origine des spéculations de la fin du monde 2012, est gravé sur une pierre de Torguero, au Mexique…

    Le Père Irénée, moine de l’abbaye bénédictine (rite romain et rite byzantin) de Chevetogne (Belgique) commente ce désir récurrent d’apocalypse:

    “ La fin du monde est un sujet contemporain de toutes les époques. Comme si elle était une antique prévision enfouie au plus profond de l’homme. Suscitant sa crainte et lui faisant prendre conscience de sa fragilité extrême, elle l’encourage à se rendre compte qu’il existe plus grand que lui-même. De ce schéma classique, la Bible ne s’écarte guère. Mais elle invite le lecteur à dépasser ses peurs archaïques en engageant une réflexion sur ce qu’est le temps selon Dieu. En affirmant que pour Lui « mille ans sont comme un jour », elle révèle que la mesure du temps est relative et que son étalon, son « horloge atomique » est la conversion des hommes. Comprise ainsi, la fin du monde est un événement à la fois cosmique et individuel qui se joue dans le cœur de chaque homme. Un cœur qui, de façon irrépressible, aspire à la venue du Seigneur afin de goûter la vie divine en plénitude. Mais alors, pourquoi tarde-t-il, se demandent les croyants jusqu’aujourd’hui ? Parce que « Dieu n’accepte pas que quelques-uns se perdent » !

    Lire la suite

  • Quand une Polonaise, religieuse et médecin, sauvait des Juifs

    IMPRIMER

    Pendant l'Occupation de la Pologne, Marie-Eve Noiszewska sauve des juifs

    Franz Le Guen - Zenit.org – La bienheureuse Marie-Eve Noiszewska, vierge et martyre, victime du nazisme (1885-1942), est inscrite aujourd’hui au martyrologe romain. Elle était née à Osaniszki, près de Vilnius (aujourd’hui en Lituanie). Devenue médecin, elle décida, au lendemain de la Première guerre mondiale, à 34 ans, d'entrer chez les Sœurs de l'Immaculée Conception. Elle avait appris à unir étroitement les tâches apostoliques et la prière. Elle devint directrice, à Slonim Slonim (au sud-est de Grodno, aujourd'hui en Biélorussie), d'une Ecole de Sciences économiques dont elle était aussi le médecin scolaire lorsque la Seconde guerre mondiale éclata. Pendant l'Occupation nazie, elle n'hésita pas à risquer sa vie pour cacher dans l'hôpital où elle travaillait des réfugiés et des Juifs. Mais elle fut finalement arrêtée par la Gestapo dans la nuit du 18 décembre 1942, en même temps que sa supérieure et son aînée, Marie Marthe Wolowska. Le lendemain, elles étaient fusillées sans autre forme de procès, à Slonim, pour avoir sauvé une famille juive.  Elle passèrent leurs dernières heures à prier et à implorer de Dieu le pardon de leurs bourreaux.