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International - Page 231

  • Retour sur les ambiguïtés du pape François lors de son voyage dans la péninsule arabique.

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    Par Annie Laurent dans le mensuel  « LA NEF » n°312 Mars 2019

    Pape Emirat 368608695.jpg« Premier pape à se rendre dans la péninsule Arabique, François s’est engagé avec un dignitaire musulman à promouvoir la fraternité entre religions. Présentation d’une démarche non dénuée d’ambiguïté.

    «Fais de moi un instrument de ta paix. » En choisissant la célèbre prière composée par saint François d’Assise comme thème du voyage qu’il a effectué à Abou-Dhabi du 3 au 5 février dernier, le pape François entendait placer sa démarche sous le parrainage de celui dont il a choisi le nom lors de son élection au siège de Pierre, en 2013. Cela semblait d’autant plus approprié que la visite s’est produite juste huit cents ans après la rencontre du Poverello avec le sultan Malik El-Kamil à Damiette (Égypte). C’était en 1219, lors de la cinquième croisade. Le projet de saint François était de prêcher au monarque musulman la foi en Jésus-Christ et en son Évangile, et c’est ce qu’il fit, persuadé qu’il aurait à verser son sang pour son audace missionnaire. La courtoisie a cependant dominé leurs échanges : il n’y eut ni conversion ni martyre. Au fil des siècles, cet épisode a donné lieu à diverses interprétations dans l’Église catholique. Depuis une cinquantaine d’années, il est souvent présenté comme le prototype du dialogue islamo-chrétien (1).

    Le dialogue interreligieux était bien la priorité du pape François en se rendant dans la capitale des Émirats arabes unis (EAU), fédération de sept cités-États fondée en 1971 à l’initiative de Zayed ben Sultan El-Nahyane (1918-2004). Ce pays était sans doute le mieux préparé à accueillir la première visite d’un souverain pontife dans la péninsule Arabique. L’islam sunnite y est la religion officielle mais il s’oppose aux idéologies islamistes qui dominent une grande partie de la région (wahabisme, Frères musulmans).

    La population des EAU est de 9 millions d’habitants, dont près de 90 % sont des immigrés (venus du sud-est asiatique, du Levant et d’Occident) auxquels la nationalité émiratie est refusée. Parmi eux, on compte quelque 900 000 chrétiens de diverses confessions, 70 % étant des catholiques. Ceux-ci, latins et orientaux, relèvent d’un Vicariat apostolique d’Arabie méridionale (EAU, Oman et Yémen) dont le titulaire actuel est un religieux capucin, Mgr Paul Hinder, qui réside à Abou-Dhabi où se trouve sa cathédrale, dédiée à saint Joseph.

    La Constitution de la fédération concède aux non-musulmans la liberté de culte en leur imposant une totale discrétion, pour ne pas « troubler l’ordre public » (art. 32), sous-entendu en suscitant l’attraction de musulmans pour le christianisme. C’est pourquoi toute activité associative est interdite aux chrétiens. Il existe maintenant une trentaine d’églises aux EAU, dont huit catholiques, toutes dépourvues de clocher et de croix extérieure. Le voyage du pape n’avait donc pas une priorité pastorale, même si les catholiques n’ont pas été oubliés puisque François a présidé une messe dans le grand stade d’Abou-Dhabi, à laquelle ont assisté 135 000 fidèles.

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  • La population mondiale compte 17,7% de catholiques baptisés

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    La population mondiale compte 17,7% de catholiques baptisés

    Selon les données récemment publiées par l’Annuaire Pontifical 2019 et l’Annuarium Statisticum Ecclesiae 2017, le nombre de catholiques baptisés est en légère augmentation dans le monde, tandis que les prêtres et les candidats au sacerdoce sont moins nombreux qu’en 2016.

    Sur les 7,408 milliards d’habitants que compte notre planète, 1,313 milliard sont catholiques baptisés, soit 17,7%. La majorité d’entre eux, soit 48,5%, vivent en Amérique, 21,8% en Europe, 17,8% en Afrique, 11,1% en Asie et 0,8% en Océanie.

    Le nombre de catholiques augmente dans le monde, surtout en Afrique

    Une plus grande proportion de catholiques en Amérique

    Ces données (et les suivantes) sont celles du dernier Annuarium Statisticum Ecclesiae, et correspondent donc à l’année 2017. Par rapport à 2016, l’augmentation totale du nombre de catholiques baptisés est de 1,1%. La hausse est la plus forte en Afrique et en Asie: +2,5% et +1,5% respectivement. Elle est moins significative en Amérique et en Europe: +0,96% et +0,1% respectivement.

    Le rapport entre le nombre de catholiques et celui de la population totale d’une aire géographique est quasi semblable entre 2016 et 2017. Ainsi, la population américaine compte 63,8% de catholiques. Si l’on “zoome” davantage, on constate d’importantes disparités: les catholiques représentent 24,7% de la population du centre du continent américain, mais 84,6% des habitants des Antilles et 86,6% de la population du Sud du continent. Ce taux s’élève à 39,7% pour l’Europe, 19,2% en Afrique et seulement 3,3% en Asie.

    Le nombre de séminaristes continue de baisser

    Les données concernant les prêtres confirment une tendance à la baisse. Les prêtres catholiques étaient 414 969 en 2016; ils sont 414 582 en 2017. Le nombre de candidats au sacerdoce passe quant à lui de 116 160 en 2016 à 115 328 en 2017, soit une diminution de 0,7%. La baisse est marquée en Europe et en Amérique, tandis que les Églises d’Afrique et d’Asie se trouvent dans une situation satisfaisante. La distribution des séminaristes (séminaires majeurs) par continent est presque identique entre 2016 et 2017. L’Europe contribue à hauteur de 14,9% au total mondial. Les autres continent font mieux: 29,8% pour l’Asie, 27,3% pour l’Amérique et 27,1% pour l’Asie.

    Le nombre des évêques, des diacres permanents, des missionnaires laïcs et des catéchistes est en augmentation par rapport à l’année précédente.

    Enfin, d’après l’Annuaire Pontifical 2019, quatre nouveaux évêchés ont été érigés en 2018, un diocèse est devenu siège métropolitain, quatre exarchats apostoliques ont été érigés en éparchies et une administration apostolique en diocèse.

  • Le cas d'Asia Bibi ne doit pas nous faire oublier 224 autres victimes de la loi anti-blasphème au Pakistan

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    Au Pakistan, on recense 224 « Asia Bibi » en 30 ans (source : aleteia.org)

    Pendant près de dix ans, le cas Asia Bibi a mobilisé la communauté internationale. Alors que la mère de famille a finalement été libérée fin 2018, l'AED publie des chiffres qui démontrent que son cas est loin d'être isolé et que de nombreux autres chrétiens, accusés de blasphème, sont emprisonnés au Pakistan.

    Le cas d’Asia Bibi, la Pakistanaise condamnée à mort pour blasphème puis acquittée par la Cour suprême le 31 octobre 2018, a permis à la communauté internationale de prendre davantage conscience de la réalité de la persécution vis-à-vis des chrétiens au Pakistan. Si la mère de famille a finalement été libérée, son cas est loin d’être isolé et de nombreux autres chrétiens sont encore emprisonnés dans le pays.

    224 chrétiens emprisonnés depuis 1986

    En visite au Pakistan, l’AED (Aide à l’Église en Détresse) a rencontré Cecil Shane Chaudhry, directeur exécutif de la Commission nationale Justice et Paix sur place. D’après lui, ce sont 224 chrétiens qui ont été victimes de la loi contre le « blasphème » depuis son adoption en 1986. Aujourd’hui, ils seraient 25 à séjourner encore en prison. Si plusieurs ont été condamnés à mort, aucun n’a été exécuté pour le moment. En revanche, entre 1990 et 2017, ils sont pas moins de 23 à avoir été lynchés par des foules en colère pour « blasphème ».

    Depuis 1986, la législation du pays punit le blasphème de la peine de mort. Dans ce pays où les musulmans représentent 95% de la population, Cecil Chaudhry souligne que pour les fondamentalistes, cette loi « constitue une arme puissante pour exercer le pouvoir au préjudice des minorités et elle est souvent utilisée à des fins de vengeance personnelle ». Il ajoute que « lorsque c’est un chrétien qui est accusé, les conséquences concernent l’ensemble de la communauté ». Une affirmation corroborée par Mgr Joseph Arshad, président de la Conférence épiscopale du Pakistan, qui déclarait dans un entretien avec Aleteia que « cette loi est souvent utilisée par intérêt personnel, pour accuser faussement d’autres personnes », tout en insistant sur l’importance du dialogue interreligieux comme moyen de « freiner l’extrémisme ».

  • Léopold II et les fantasmes d’une histoire coloniale belge « revue et corrigée »

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    Un groupe d' «experts » des Nations Unies vient de demander à la Belgique de s'excuser pour son passé colonial et les crimes commis, selon eux, durant ce « chapitre sombre » de son histoire:  "Les violations contemporaines des droits de l'homme, déclarent-ils,  ont pour origine le manque de reconnaissance de l'ampleur réelle de la violence et de l'injustice pendant la période coloniale" belge: pas moins !

    Commentaire à la VRT du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque émérite de Kinshasa,  de passage en Belgique pour une rencontre dans le cadre des grandes conférences catholiques et une visite au Sénat :

     "Vous me demandez ce que les Congolais pensent de cela, mais les Congolais vous ont-ils demandé de vous excuser?  Il y a des questions plus importantes, telles que le développement du pays. Si vous faites cela, cela signifie que le fichier est ouvert et que vous risquez d’ouvrir les autres : agissons alors avec courage et ouverture d’esprit pour permettre à ces personnes de ne pas aller trop loin dans le processus." !

    Réponse aux « experts » onusiens

    par le professeur émérite Jean-Luc Vellut, historien, publiée par « La Libre Afrique » :

    léopold II jpg.jpg

    « Dans une communication récente au journal De Standaard (20.02.2019), le professeur G. Vanthemsche démontre clairement le caractère très hypothétique des chiffres de mortalité hors normes qui sont brandis comme autant de faits avérés (!) de l’histoire démographique du Congo. Il s’en prend aussi à l’absurdité et à l’indécence qu’il y a à comparer des pertes que l’on peut attribuer à la conquête coloniale avec celles, planifiées, dues aux régimes totalitaires du XXe siècle. On en est venu à faire de Léopold II un précurseur de Hitler, Staline, voire Pol Pot (!). Le Guardian du 22 février publiait de son côté un article flamboyant accusant l’État Indépendant du Congo non seulement de meurtres mais aussi de mutilations de masse . L’occasion de l’article avait d’ailleurs été le bizarre épisode d’une main coupée sur un monument colonial à Ostende.

    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/22/statue-missing-hand-colonial-belgium-leopold-congo?CMP=share_btn_link

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  • Le mensuel "Chrétiens Persécutés" #2 vient de paraître

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    Vous pouvez le consulter ICI

  • Nations Unies : Mgr Gallagher s'inquiète des atteintes à la liberté religieuse

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    À Genève, Mgr Gallagher s'inquiète des atteintes à la liberté religieuse

    Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les États, était au siège des Nations-Unies à Genève le 25 février. Il y a prononcé deux discours, l’un à l’occasion de la 40e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme, l’autre dans le cadre du centenaire de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Il a notamment évoqué la liberté religieuse dans le monde.
    Devant les participants à la 40e session du Conseil des droits de l’homme, Mgr Gallagher a d’abord rappelé que le Saint-Siège recherche, en matière de relations internationales, «l’avancement de leur universalité et de leur indivisibilité, qui est un élément essentiel dans la construction de sociétés pacifiques et du développement des individus, peuples et nations».

    Poursuivre sur la voie de la coopération entre États

    Il a ensuite mentionné plusieurs évènements historiques qui seront commémorés cette année. D’abord le centenaire de la création de la Société des Nations, fruit du Traité de Versailles signé le 28 juin 1919. «Nous vivons dans un monde toujours plus complexe et interconnecté, a rappelé Mgr Gallagher, où la sécurité et le développement, les méthodes de guerre, les migrations et les mouvements de réfugiés, le changement climatique et le commerce, et la promotion ou la violation des droits humains ne devraient pas être considérés, et encore moins traités, de manière isolée», a-t-il poursuivi. Par conséquent, «le besoin des pays de se rassembler et de chercher des solutions à des problèmes communs est plus que jamais évident»«Nous célébrons les 100 ans des premières étapes d’une nouvelle vision de relations multilatérales stables», a-t-il ajouté.

    La protection des droits de l’enfant

    Puis le secrétaire pour les Rapports avec les États a mentionné la Convention des Droits de l’Enfant, adoptée par l’ONU le 20 novembre 1989. «Un instrument approprié et louable destiné à protéger les droits et les intérêts des enfants, qui sont ce trésor précieux donné à chaque génération comme un défi pour sa sagesse et son humanité». «Le Saint-Siège s’engage non seulement à assurer la sécurité et la protection des enfants et des adultes vulnérables, mais aussi à former un environnement fiable pour eux dans ses propres institutions, afin de continuer ses actions pour remédier à l’atroce fléau de la violence contre les enfants», a affirmé Mgr Gallagher.

    Inquiétude face à la violation de la liberté religieuse

    Le prélat s’est enfin alarmé de «l’augmentation significative des violations du droit à la liberté de religion et de croyance». «En dépit de l’existence d’une solide structure légale internationale, de récents rapports concernant l’abus de ce droit humain fondamental sont très inquiétants», a-t-il déclaré. «La protection et les limitations sont deux éléments clés entourant tout débat sur la liberté religieuse en tant que droit fondamental, en raison de son lien direct avec la personne humaine».

    Ainsi, «ce droit fondamental ne doit pas être seulement limité à la sphère privée, mais doit aussi être reconnu “lorsqu’ils [les croyants] agissent ensemble”, tandis que les limites peuvent être posées uniquement dans la mesure où  “les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées”», a continué Mgr Gallagher, s’appuyant sur la déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse. «La liberté religieuse et les activités ne devraient pas être mise en danger par l’exigence d’autorisations spéciales. Dans le même temps, les responsables religieux devraient s’assurer que de telles activités et rassemblements s’inscrivent dans les limitations habituellement prescrites par la législation internationale sur les droits humains, résumée en termes de sécurité publique, d’ordre, de santé, de morales ou de droits fondamentaux et de libertés d’autrui».

    Menaces sur le droit à l’objection de conscience

    Par ailleurs, d’après Mgr Gallagher, «de récents exemples d’appels accrus à restreindre le droit à l’objection de conscience montrent combien certains politiciens et même certaines entités d’agence internationales, oubliant leur nature et agissant sans mandat, sont toujours gênées avec le droit à la liberté de religion et de croyance».

    En conclusion de son discours, suggérant des pistes d’amélioration, le secrétaire pour les Rapports avec les États a cité un extrait du Document sur «La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune» signé par le Pape François et le Grand Imam d'Al-Azhar Ahamad al-Tayyib le 4 février dernier: «Le dialogue, la compréhension, la diffusion de la culture de la tolérance, de l’acceptation de l’autre et de la coexistence entre les êtres humains contribueraient notablement à réduire de nombreux problèmes économiques, sociaux, politiques et environnementaux qui assaillent une grande partie du genre humain».

    Dans son deuxième discours, Mgr Gallagher est revenu sur des aspects historiques de la Doctrine Sociale de l’Église à propos du travail, avant d’analyser quelques enjeux actuels. Le prélat intervenait dans le cadre du centenaire de l’OIT, plus précisément lors d’une séance de réflexion sur le thème: “Repenser le travail et le futur du travail – une perspective interreligieuse”

  • RDC : le Cardinal Monsengwo fait le point sans langue de buis

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    monsengwo_pasinya_18_0001_640_350_1-min.jpgLe cardinal Laurent Monsengwo, archevêque émérite de Kinshasa,  est à Bruxelles cette semaine. Il a été reçu au Sénat belge et a pris la parole aux Grandes Conférences catholiques. La Libre Afrique.be a pu interviewer le prélat congolais . Entretien avec Marie-France Cros et Hubert Leclercq:

    LLAVous avez confirmé, au Sénat belge, que pour la Conférence épiscopale congolaise (Cenco), le vainqueur de l’élection présidentielle était Martin Fayulu. Que peut faire celui-ci pour que soit reconnue sa victoire. Y a-t-il encore de l’espoir pour lui?

    Mgr Monsengwo. Oui. Nous avons bien fait de diffuser les chiffres. Ceux qui ont financé le déploiement de nos observateurs l’ont fait pour que ceux-ci récoltent les résultats affichés bureau de vote par bureau de vote. Malheureusement, l’occasion d’afficher ces résultats n’a pas été totalement donnée aux agents de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) mais nos observateurs ont pu prendre environ 73% des procès verbaux. Nos chiffres ont été compilés pour être diffusés, pas pour être cachés. D’autant qu’ils sont similaires à ceux rapportés par Cach (NDLR: la coalition Tshisekedi/Kamerhe) et à ceux des Eglises protestantes. Martin Fayulu doit continuer à faire ce qu’il a fait jusqu’ici – soit le contraire de ce qu’on veut lui faire faire. Il doit s’efforcer de faire éclater la vérité des urnes. Son combat, c’est celui du peuple.

    LLAMais de quels leviers dispose-t-il, concrètement, alors que la Cour constitutionnelle a dit sa requête non fondée?

    Mgr. M. La Cour constitutionnelle est inféodée. Le peuple voulait que disparaisse le système de gouvernance de Kabila; ce n’est pas une affaire de personne, c’est une affaire de système. C’est ce que dit le peuple.

    LLA. Mais personne ne l’entend…

    Mgr MNous ne pensons pas. On a dit que l’Union africaine avait reconnu Tshisekedi. Or, quand M. Tshisekedi s’est rendu à Luanda, le président angolais Joao Lourenço avait fait déployer le drapeau national, pas celui du Congo. Et lorsque leurs entretiens ont été terminés, qu’a-t-il donné à Félix Tshisekedi? Il lui a dit: puisque le régime a changé, reprenez vos réfugiés. Ces gestes, cela voulait dire: je reçois un commerçant, avec lequel je fais des accords. 

    LLAA l’Union africaine on l’a cependant élu comme un des vice-présidents de la Commission africaine.

    Mgr MOui. (Rire) Cela ne veut rien dire…

    LLA. Comment se fait -il que la population n’ait pas protesté devant le tour de passe passe électoral?

    Mgr MLa population proteste par sa manière d’accueillir Martin Fayulu en triomphe, partout où il est passé après les élections – Kinshasa, Beni, Butembo, Goma, Kikwit, Masi-Manimba, Matadi.

    LLA. Mais cela ne change pas les choses.

    Mgr MAprès les élections, la Cenco, les confessions religieuses, les acteurs politiques et Fayulu lui-même ont appelé le peuple au calme; c’est très important pour comprendre pourquoi le peuple est resté calme malgré sa déception. Plusieurs fois, d’ailleurs, le peuple a réclamé des armes mais Martin Fayulu a dit: c’est un combat démocratique. Il faut se rappeler qu’avant les élections, il y a eu beaucoup de morts lors des protestations (NDLR: contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila). La seule réaction de Joseph Kabila a été la répression dans le sang. Il est encore là; son gouvernement est encore là; sa police est là, son armée est là… Donc on voit la volonté du peuple dans sa mobilisation lorsque vient Martin Fayulu.

    LLAQue pensez-vous de l’attitude de l’Union européenne (NDLR: qui a félicité Félix Tshisekedi)? De la Belgique (qui a pris note de son accession à la Présidence)?

    Mgr MSi vous ne comprenez pas les signaux qui vous sont envoyés, que voulez-vous qu’on vous dise?

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  • Le lancement de la plate-forme One of Us

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    Lu sur le Boulevard Voltaire :

    Plate-forme One of Us : malheur à nous si nous ne portons pas assistance à civilisation en danger !

    C’est dans un contexte français très troublé que se sont réunis, samedi, au Sénat, une centaine d’intellectuels européens autour du professeur Rémi Brague pour lancer la plate-forme culturelle One of Us.

    Anglais, Allemands, Espagnols, Italiens, Maltais, Roumains, Belges, Slovaques, Portugais, Hongrois, Hollandais… ils n’ignoraient rien des gilets jaunes ni des velléités législatives ubuesques de certains députés de LREM d’effacer « père » et « mère » au profit de « parent 1 » et « parent 2 » ni, encore, de l’amalgame aussi farfelu qu’inquiétant de telle secrétaire d’État entre manifestants LMPT et terroriste islamiste. Le programme que s’est fixé One of Us de « libérer les intelligences » n’en apparaît que plus urgent : il est des intelligences captives de l’idéologie qui n’ont pas donné signe de vie depuis si longtemps que l’on se demande si elles n’ont pas été exécutées par le geôlier…

    La prophétie de Chesterton, citée par Rémi Brague, dans son propos inaugural ne pouvait avoir meilleure illustration : « Un temps viendra où l’on allumera des bûchers pour y brûler ceux qui osent rappeler que deux et deux font quatre. » Et qu’un enfant a un père et une mère. Rémi Brague d’évoquer une « terreur douce, non sanglante, une terreur soft » : « À chaque fois qu’on parle d’un débat sans tabou, il y a fort à parier que cela veuille dire que toutes les questions seront abordées – à l’exception, bien entendu, de celles qui pourraient fâcher. »

    Souvenez-vous, c’était il y a cinq ans, une pétition intitulée « One of Us » – l’un de nous – demandait le respect de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle. Elle avait recueilli près de deux millions de signatures, devenant ainsi la première initiative citoyenne d’Europe, mais, comme l’a rappelé Thierry de La Villejégu, directeur de la fondation Lejeune et vice-président de One of Us, ce grand succès populaire « fut paradoxalement un échec politique puisque le Parlement européen décida de s’exonérer de la suite à donner à l’initiative, et ceci en totale violation des règles qu’il avait établies ». On connaît la chanson, elle existe aussi dans sa version nationale avec les 700.000 signataires du CESE. Son principe défie toutes les lois de la physique : si un kilo de plume pèse autant qu’un kilo de plomb, la voix d’un citoyen dit « conservateur » vaut bien moins que celle d’un citoyen progressiste. Comment s’étonner du discrédit des institutions ?

    C’est dans le sillage de cette initiative que s’inscrit la plate-forme One of Us, entendant laver l’honneur de l’Europe, comme l’explique Rémi Brague : « Si l’Europe reste la tête pensante du monde, et si le proverbe est vrai selon lequel la tête est ce par quoi le poisson pourrit, alors […] nous avons notre place juste là où tout risque de se décomposer. » Il évoque « un héritage déterminé. Celui de ceux qui, tout au long de l’Histoire, ont défendu la raison, la liberté et la dignité de chaque homme. » Et dit n’avoir qu’une crainte : « que les générations futures, pour peu qu’il y en ait, nous accusent de non-assistance à civilisation en danger. Malheur à nous si nous nous taisons ! »

    Que sera cette plate-forme de réflexion ? L’avenir le dira. S’y côtoieront sans doute, comme durant cette journée, des tribunes de philosophes – les interventions d’Olivier Rey et Pierre Manent ont également été très remarquées – et des témoignages plus incarnés à l’instar de celui de la secrétaire d’État à la famille hongroise Katalin Novák, sorte d’anti-Marlène Schiappa. Le résultat sera peut-être désordonné, l’état « d’avancement » de chaque pays étant différent, mais qu’importe : la première pierre est posée, l’impulsion donnée, selon les mots de l’ancien ministre espagnol Jaime Mayor Oreja, président de la fédération One of Us.

    En regagnant leur pays, les participants auront peut-être croisé sur la route quelques-uns de ces fameux gilets jaunes.

    L’essence de cette gronde, anarchique, disparate, confuse, violente parfois, récupérée maintenant, n’est pas sans lien avec le sujet. Paradoxalement, alors que d’aucuns s’emploient à les qualifier de crétins, ils ont peut-être contribué à délier l’un des rets de cette intelligence obscurcie.

    Le docteur Laurent Alexandre, « futurologue » très présent dans les médias, met souvent en garde : la montée de l’intelligence artificielle conduira à la multiplication des « inutiles », ceux qui ne sauront apporter aucune valeur ajoutée à cette IA, grossissant les cohortes de gilets jaunes désespérés.

    Pourquoi ces inutiles de demain seraient-ils mieux considérés que ces inutiles d’aujourd’hui que sont les enfants in utero handicapés ou non désirés, les vieillards en fin de vie ? Sauf si tout homme, quel qu’il soit, est à nouveau considéré comme… l’un de nous.

  • Être missionnaire en Chine aujourd’hui

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    La diversité de l’engagement des chrétiens se révèle à travers de grands évènements ou des projets locaux, auprès des personnes fragiles, au service du Bien commun ou par l’évangélisation. Un regard d’espérance sur le monde. Ci-dessous, dans la grande Tradition missionnaire : « se faire chinois parmi les chinois », c´est la vie quotidienne du père Nicolas de Francqueville, prêtre des Missions Etrangères de Paris et envoyé à Hong Kong. Après trois années intensives d'études du cantonnais, la langue locale, il découvre les joies et défis de la mission en paroisse. Portrait d'un jeune prêtre dynamique qui nous emmène à la découverte de son quotidien de missionnaire ! Un reportage en partenariat avec les Missions Etrangères de Paris.

    JPSC

  • Comment l'immigration et le multiculturalisme changent le monde

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Exodus de Paul Collier, comment l'immigration et le multiculturalisme changent le monde

    Exodus: l’immigration et le multiculturalisme au XXIe siècle est un livre de 2013 de l’économiste Paul Collier sur la manière dont la migration affecte autant les migrants que les pays d’origine et de destination de ces migrants. L’ouvrage se penche sur les effets économiques de l’immigration internationale et la lutte contre la pauvreté. Le livre de Collier affirme également que l’exode des cerveaux est l’un des inconvénients, souvent négligés, de la migration. Selon Colin Kidd, Collier soutient que la politique d’immigration occidentale a été guidée non par la raison, mais par des réactions émotionnelles face à la culpabilité postcoloniale occidentale « tout en étouffant la prise en compte de problèmes plus vastes de pauvreté dans le monde ».

    L’ouvrage qui vient d’être traduit en français est déjà considéré comme un classique dans le monde anglo-saxon. Sans céder à l’émotion, le professeur à Oxford y décrypte les conséquences de l’immigration, aussi bien pour les pays d’accueil que de départ. Loin d’être une chance, celle-ci fragilise l’Europe et appauvrit l’Afrique.

    Pour Collier, si l’immigration ne frappe pas les nations d’obsolescence, son accélération continue, conjuguée à une politique de multiculturalisme assumé, pourrait menacer leur viabilité. L’absorption s’est révélée plus difficile que prévu. Tout indiquerait que l’accroissement continu de la diversité pourrait, à un moment ou à un autre, mettre en péril les accomplissements fondamentaux des sociétés modernes. 

    Si beaucoup d’économistes vantent les bienfaits de l’immigration, pour Collier c’est en grande partie une position incantatoire. Ces économistes répondent à la mauvaise question : « L’immigration est-elle une bonne chose ? » plutôt que « Quel est le meilleur niveau d’immigration ». Nous ajouterions une question sur le type d’immigration, toutes les immigrations à même effectif ne se valant pas. Deuxièmement, ces économistes mettent généralement en avant les effets à court terme sur le PIB, alors que les effets à long terme importent davantage. Troisièmement, les recherches les plus fiables sur l’effet de l’immigration sur les salaires moyens ont montré qu’il est nul, ou très proche de zéro. Quatrièmement, cela a un coût social, notamment en matière de logement. Cinquièmement, les effets économiques sont probablement moins importants que les effets sociaux, qui n’ont pas fait l’objet de suffisamment de recherches.

    L’un des messages que ce livre tente de véhiculer, c’est que les cultures, ça compte. La culture, c’est ce qui sépare les diasporas des autochtones, et certaines cultures sont plus que d’autres éloignées de celle de la population indigène.

    Paul Collier
    Exodus 
    Immigration et multiculturalisme au XXIe siècle
    aux éditions L’ARTILLEUR,
    en février 2019, 
    411 pages

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  • Harcèlement, heures supplémentaires, humiliation ouverte et népotisme : l'insupportable culture de travail qui sévit chez Amnesty International

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    De Dominique Dewitte sur le site de L'Express.live :

    Amnesty International est soumise à une culture de travail «toxique» depuis un quart de siècle

    Ce problème peut entacher gravement la réputation de l'organisation

    L’organisation de défense des droits humains Amnesty International souffre d’une culture de travail toxique depuis des années. C’est la conclusion d’un rapport du consultant Konterra Group. Amnesty International avait demandé au consultant de procéder à un audit de son organisation après le suicide de deux employés l’an dernier. Le rapport décrit un environnement de travail dans lequel règnent une culture de harcèlement, d’heures supplémentaires, d’humiliation ouverte et de népotisme.

    Le groupe Konterra mentionne un problème qui dure depuis au moins un quart de siècle. Amnesty International a été créée au début des années 1960 par l’avocat britannique Peter Benenson.

    Plan de réforme

    « De nombreux employés ont souvent déclaré qu’ils se sentaient exclus des discussions importantes« , indique le rapport. « Le personnel entendait souvent dire qu’il ne servait à rien. Il y avait aussi régulièrement des menaces qui sortaient du cadre des procédures disciplinaires normales. Ces problèmes semblent dominer la culture du travail depuis plus de vingt-cinq ans. »

    Le rapport, qui a principalement porté sur le secrétariat international de l’organisation à Londres, mentionne également un grave manque de confiance dans la direction de l’organisation.

    « De nombreux employés considèrent leur emploi comme une vocation », indique le rapport. « Les employés disent que la nature de leurs tâches peut avoir des effets traumatisants. Cependant, la plupart des problèmes de bien-être ne sont pas liés à l’exposition aux traumatismes ou à la souffrance. Ils proviennent bien davantage de la culture et de la charge de travail, qui ont un effet particulièrement néfaste. »

    Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International, a reconnu que l’étude avait abouti à des conclusions alarmantes. Il a promis de présenter un plan de réforme d’ici la fin mars.

    Atteintes à la réputation

    « Amnesty International n’est en aucun cas la seule grande organisation confrontée à de tels problèmes », commente l’étude publiée dans le journal britannique The Times. « Oxfam a également récemment publié les conclusions provisoires d’un rapport sur une série de scandales sexuels au sein de son organisation. »

    « Là encore, les faits établis étaient symptomatiques d’un plus large éventail de problèmes dont l’organisation a souffert. Comme c’est le cas pour Amnesty International, de nombreux employés d’Oxfam ont également mentionné le harcèlement et un environnement de travail toxique. »

    « De nombreuses personnes du secteur bénévole et communautaire décrivent des difficultés dans la gestion de leurs organisations », note le Times. « Les employés et les dirigeants de ces organisations peuvent probablement compter davantage sur l’engagement que sur le professionnalisme. »

    « La conviction du droit moral peut avoir des conséquences dévastatrices. Cela peut conduire à une attitude caractérisée par l’impatience et l’intolérance à l’égard de ses collègues. Cependant, ces organisations ont de puissants ennemis et sont donc particulièrement vulnérables aux atteintes à la réputation. En conséquence, leur mission risque également de perdre de la crédibilité. »

  • Rapprochement avec la Chine communiste : le Vatican se fourvoie-t-il ?

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    Lu dans Le Soir d'aujourd'hui (p. 12) : 

    Chine : Une répression sans précédent de toutes les religions 

    Du jamais vu depuis la Révolution culturelle, selon les experts. Les musulmans ouïghours sont particulièrement ciblés, mais catholiques, protestants et membres du Falun Gong sont aussi ostracisés. … « Dans plusieurs provinces chinoises (Dongbei, Anhui, Henan, Mongolie Intérieure), les messes de Noël ont été contrôlées par la police : elles étaient interdites aux moins de 18 ans. Et dans d’autres provinces (Hebei, Shaanxi, Yunnan), les célébrations et décorations de Noël étaient interdites », détaille Bernardo Cervellera, prêtre catholique et éditeur du site AsiaNews , lié à l’Institut pontifical pour les Missions à l’étranger  … « La situation des catholiques s’est encore compliquée après le lancement il y a un an des Nouvelles régulations sur les activités religieuses , poursuit le père CervelleraLes communautés officielles sont depuis contrôlées sur les dimensions des croix, la hauteur des statues, les textes qu’elles mettent en ligne. Et la retransmission en live des cérémonies est interdite. De plus, une politique de sinisation est en cours, qui a mené à la destruction de clochers ou de façades pas assez chinoises . Désormais, les hymnes patriotiques doivent être chantés avant les offices et le portrait de Xi Jinping doit être accroché sur l’autel. Quant à l’Eglise illégale, souterraine , elle n’a pas le droit d’exister. Les lieux de culte sont fermés, saisis, et on est sans nouvelles plusieurs évêques et prêtres qui ont été arrêtés puis ont disparu ».