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International - Page 331

  • Le dépérissement du catholicisme au Québec

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    Lu ICI :

    Au moins 60 % des Québécois se déclarent catholiques. Néanmoins, au-delà de cette référence identitaire, l’appartenance réelle à l’Église a fondu comme neige au soleil. Et leur foi vacille dangereusement. Bref, le catholicisme québécois se délite. Pendant ce temps, l’athéisme et l’agnosticisme progressent : 17 % se déclarent sans religion. C’est ce que révèle le sondage CROP réalisé pour l’émission Second regard de Radio-Canada diffusé dimanche. Il a été mené du 13 au 16 février dernier auprès de 1000 adultes au moyen d’un panel Web. La société d’État a bien voulu nous en communiquer les résultats complets.

    Premier constat majeur : la religion comme valeur est dorénavant l’affaire d’une minorité : 58 % des Québécois et 54 % des catholiques accordent peu ou pas du tout d’importance à la religion. Mais elle est une réalité complexe. Distinguons.

    La religion joue d’abord une fonction identitaire. Si 59 % des Québécois, pratiquants ou non, se déclarent catholiques, c’est qu’ils disent avoir été baptisés (59 %). Pourtant parmi ces derniers, le tiers ne se « considèrent » pas comme catholique ou ne savent pas trop.

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  • Afrique centrale : le chaos continue

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    archeveque-bangui-centrafrique-360-x-200_article_large.jpgDans les années 1960, la France comme la Belgique a tout à coup jeté les populations d’Afrique centrale dans le bain de l’indépendance, un peu comme on jette les jeunes chiens à l’eau. L’idéologie « tiers-mondiste » était à la mode. Mais voilà, les hommes ne sont pas des chiens. Ils ont besoin d’apprendre. Après un demi-siècle de déconvenues et de régression sociale, le spectacle est désolant, de part et d’autre de l’Oubangui et de l’Uélé. L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga (photo), fait actuellement le tour des capitales européennes pour plaider la cause de la Centrafrique, en proie aux violences tribales sur fond de guerre de religions. Pour l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », Jean-Claude Bésida l’a interviewé sur le présent chaotique de son pays  :

    Qu’êtes-vous venus demander aux Européens ?

    Je suis en Europe avec l’imam de Bangui pour demander l’intervention des Casques bleus. Et demander de l’aide humanitaire pour la République Centrafricaine. C’est ce que j’ai dit à tous mes interlocuteurs, que ce soit à Paris, Bruxelles, Londres, Rome ou La Haye. Tous m’ont écouté avec beaucoup d’attention. L’intérêt est là, indéniablement. Maintenant, nous avons besoin d’une aide au plan militaire, mais aussi aux plans financier et humanitaire.

    Comment jugez-vous l’opération Sangaris ?

    Sangaris, avec la Misca (mission africaine) a stabilisé la situation. Sans Sangaris, on aurait basculé dans le pire, c’est-à-dire le génocide. On sentait les cœurs des uns et des autres gorgés de vengeance et de haine. Au départ, la mission était de désarmer les ex-Séléka. Or, avec le 5 décembre, les données ont changé rapidement. Il y a eu en effet ce jour-là l’attaque coordonnée des anti-balakas, qui sont arrivés de partout avec machettes et couteaux sur Bangui. Tous ces jeunes ont commencé à pourchasser les ex-Séléka. Puis très vite, ils s’en sont pris à des familles musulmanes dans un élan de vengeance difficile à arrêter. Du coup, aujourd’hui, il faut beaucoup plus que 6 000 ou 7 000 hommes pour restaurer l’ordre dans le pays.

    Quelle est en ce moment la situation sur place ?

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  • Rencontre François-Obama : le pape a défendu le droit à la vie et à l'objection de conscience

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    Lu sur France24.com :

    Au Vatican, le pape François qui a reçu Barack Obama a évoqué le droit à "l’objection de conscience" des catholiques américains. L’avortement est un des points de discorde entre les deux hommes.

    C’est l’un des points de divergence entre le chef de l’Église et le chef de l’État américain. Jeudi 27 mars, à l’occasion d’une rencontre entre Barack Obama et le pape François au Vatican, le souverain pontife a défendu une nouvelle fois le "droit à la vie" pour les catholiques américains confrontés à des interruptions de grossesse.

    Le Saint-Siège n’a pas vu d’un très bon œil la réforme de santé de Barack Obama qui prévoit, entre autres, le remboursement par les employeurs de la contraception et de la pilule abortive – deux mesures qu’ils jugent contraires aux droits religieux. Ils demandent donc une nouvelle fois le droit à l’objection de conscience, notamment pour des médecins qui refuseraient de pratiquer des avortements.

    Les deux hommes ont également évoqué des sujets plus consensuels comme la lutte contre la pauvreté. À cet égard, le pape et le président américain sont tombés d'accord sur un "engagement commun pour l'éradication de trafic d'êtres humains dans le monde", selon le communiqué du Vatican. (...)

     

  • Le premier pape applaudi par l'opinion publique laïque

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    De Sandro Magister sur chiesa.espresso.repubblica.it :

    François, le premier pape applaudi par l'opinion publique laïque

    C’est l’aspect véritablement nouveau du succès de ce pontificat. Jean-Paul II et Benoît XVI ont connu, eux aussi, la popularité à un niveau très élevé et parfois même supérieur, mais uniquement de la part des fidèles. Les gens qui étaient en dehors de l’Église les ont durement combattus 

    ROME, le 27 mars 2014 – Le pape François vient de franchir le cap de la première année de son pontificat en étant soutenu par une immense popularité. Mais cela n’a rien de nouveau. En 2008, déjà, Benoît XVI avait atteint des niveaux d’approbation identiques. Et Jean-Paul II avait été encore plus populaire, cela pendant plusieurs années de suite.

    Ce qu’il y a de nouveau, c’est autre chose. Avec François, pour la première fois depuis des temps immémoriaux, un pape est applaudi non seulement par ses fidèles, mais presque davantage encore par les gens qui ne font pas partie de l’Église, par l'opinion publique laïque, par les médias séculiers, par les gouvernements et par les organisations internationales.

    Même le rapport publié au début du mois de février par une commission de l'ONU dans lequel l’Église est attaquée férocement l’a épargné, en s’inclinant devant ce "qui suis-je pour juger ?" qui est désormais universellement considéré comme la formule emblématique des "ouvertures" de ce pontificat.

    Il n’en a pas été ainsi pour ses deux derniers prédécesseurs. À l'apogée de leur popularité, ils étaient soutenus par le peuple chrétien. Mais le reste du monde était contre eux.

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  • En marge de la visite du président Obama au pape François

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    De nombreux articles paraissent dans le contexte de cette rencontre, parmi lesquels :

    Sur Radio Vatican :

  • Entre 150.000 et 300.000 personnes à la Marche pour la Vie

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    ... à Lima (Pérou) :

    1509672_10152018935401914_1371546469_n.jpgPérou : la plus grande marche pro-vie d’Amérique latine (source : médias-presse.info)

    Pour la troisième année, Lima a accueilli la grande Marche pour la vie et cette année, les Péruviens sont entrés dans l’histoire en réalisant probablement la plus grande manifestation pro-vie de l’histoire de l’Amérique latine avec la participation de 150.000 à 300.000 personnes.

    Des enfants, des jeunes, des adultes ont marché dès 9h du matin le samedi 22 mars. Ils se sont réunis au croisement des avenues Brasil et Javier Prado et ont marché jusqu’au Campo de Marte .

     

    Les photos sont impressionnantes mais cela n’a pas empêché des articles défavorables comme celui de l’agence Andina, qui titrait ridiculement « Une centaine de personnes se sont mobilisées dans les rues de Lima ».

    Les photos aériennes nombreuses qui peuvent se voir sur le site Facebook des organisateurs ne sont pas reprises dans la majorité des journaux péruviens qui ont minimisé la participation et utiliser des photos de petits groupes.

    Aujourd’hui 25 mars,  jour de l’enfant à naître, fête reconnue par l’état péruvien depuis 2002, sont également organisées des marches à Piura, Trujillo, Iquitos, Huancayo et Arequipa.

    Au contraire de ce qui se passe en Europe et même en Espagne, où les évêques ne se font plus voir en public dans des manifestations depuis 2005, le cardinal de Lima est monté sur le podium pour parler à la foule immense et a encouragé à respecter la vie : « Le Pérou dit oui à la vie et non à l’avortement » a dit le cardinal

    Au Pérou, l’avortement est illégal dans la pratique. Le ministre de la Santé, Midori de Habich, a annoncé le jeudi 19, que le gouvernement approuverait d’ici juin un guide technique qui régulera l’avortement thérapeutique. En réalité, il s’agira d’une manipulation pour que la loi actuelle, très stricte et efficace, se transforme en passoire.

    Les groupes pro-vie du Pérou ont pris conscience de la nécessité d’agir et de s’organiser depuis 2009 quand le pays à légaliser la pilule du lendemain, une pilule qui a des effets abortifs.

    Les lobbies pro-avortement prétendent qu’il y aurait au Pérou 370.000 avortements illégaux par an. Ces chiffres sont tronqués. Par comparaison, l’Uruguay, qui a déjà soufflé son triste premier anniversaire de légalisation de l’avortement, a indiqué 6.600 avortements par an pour un pays plus urbain, petit, et très déchristianisé. Le Pérou a dix fois la population de l’Uruguay : s’il était aussi déchristianisé et urbanisé, on atteindrait les 60.000 avortements. Mais, comme le pays reste plus conservateur et religieux, a une population rurale importante avec de mauvais moyens de communications, et étant donné que l’avortement est illégal et socialement mal perçu, les chiffres réels ne doivent pas excéder les 20.000, peu-être moins. Trop déjà d’un point de vue pro-vie mais pas l’épidémie que décrivent les pro-avortement pour obtenir la légalisation de ce crime.

  • Le courage des chrétiens nigerians

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    De l'Aide à l'Eglise en Détresse :

    NIGERIA : courage et foi au milieu des attaques

    Plus de 2.000 personnes dans le nord du Nigeria ont risqué leur vie en se rassemblant dimanche dernier, 16 mars, pour la messe, alors que leur ville était en train d’être bombardée.

    Décrivant la Cathédrale Saint-Patrick, à Maiduguri, comme « encerclée », le Père John Bakeni, qui célébrait la messe, a déclaré que les gens lui avaient ensuite dit que si les attaques empiraient, ils préféreraient mourir à l’église plutôt qu’ailleurs. La messe dominicale a eu lieu après que des extrémistes présumés de Boko Haram ont lancé l’une de leurs principales campagnes armées de ces derniers mois, en tirant des roquettes et en se lançant massivement à l’assaut des casernes militaires. Des centaines de personnes sont mortes et l’inquiétude ne cesse d’augmenter en ce qui concerne la capacité du gouvernement à retenir les extrémistes.

    Au cours d’un entretien accordé lundi 17 mars à l’AED, le Père John Bakeni témoigne : « Hier matin, beaucoup de bombes ont explosé, mais cela ne semble pas avoir dissuadé les gens de venir à l’église. C’est une leçon d’humilité et une expérience édifiante que de voir tant de gens à la messe. L’endroit était bondé. Pendant l’homélie, je leur ai dit qu’il était inutile de prêcher. Je leur ai affirmé : Votre présence en si grand nombre est en soi une homélie. »

    Le prêtre a demandé à l’AED d’inviter instamment le monde à prier pour le peuple du Nigéria : « S’il vous plaît, priez pour que cette violence cesse. »

    L’Eglise parmi les ennemis de Boko Haram 

    Déjà dans un précédent message, le P. Bakeni avait décrit les attaques du vendredi 14 mars par ces mots : « Nous avons été accueillis au son assourdissant des explosions de bombes, des roquettes et des tirs. Il y avait de la confusion et un vacarme infernal partout. » Des centaines d’insurgés, vêtus de treillis militaires, ont attaqué les casernes militaires de Giwa, à Maiduguri, et ont réussi à libérer leurs compagnons de lutte qui étaient retenus dans des cellules. D’autres attaques ont eu lieu contre des zones résidentielles et même un campus universitaire ; une attaque typique de Boko Haram, pour qui « l’éducation occidentale est interdite ».

    Boko Haram l’a affirmé : ses ennemis sont le gouvernement nigérian, les établissements éducatifs et l’Église, ainsi que les musulmans modérés.

    Lors des affrontements militaires qui se sont poursuivis pendant plus de quatre heures, on a dénombré plus de 200 morts parmi les insurgés. Le Père Bakeni et d’autres personnes ont prévenu ces jours-ci que les forces ennemies s’étaient « regroupées » et étaient en train d’organiser de nouvelles attaques, faisant de plus en plus craindre que Maiduguri ne soit sur le point de tomber aux mains des extrémistes.

    De la « connivence » a été signalée entre les extrémistes et certains éléments de l’armée nigériane, ce qui expliquerait son récent échec à déjouer l’ennemi.

    Les attaques sur Maiduguri ont coïncidé avec les violences qui auraient été commises par des éleveurs musulmans fulanis contre des villages chrétiens non loin de Kaduna, dans la ceinture centrale du Nord du Nigeria. 

  • Pourquoi il faudrait emboiter le pas au New Hampshire qui a rejeté l'euthanasie et le suicide assisté

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    Lu ICI :

    Un ancien membre de la Chambre des représentants explique pourquoi le Québec devrait emboîter le pas au New Hampshire en rejetant le suicide assisté et l'euthanasie

    MONTREAL, March 17, 2014/PRNewswire/ --

    Par 219 voix contre 66, l'État du New Hampshire a massivement rejeté le suicide assisté le 6 mars 2014. Élue à trois reprises à la Chambre des représentants, Nancy Elliott a expliqué pourquoi le New Hampshire a rejeté le suicide assisté et exposé les raisons qui devraient conduire des sociétés progressistes comme le Québec à dire non à l'euthanasie.

    Il existe de nombreuses similitudes entre la législation du New Hampshire et celle du Québec Les deux projets ouvrent grand la porte à des dérapages dans les hôpitaux. Les conditions à remplir, telles que définies dans les deux projets de loi, sont à la fois vagues et très ouvertes. Les prévisions médicales ne sont pas toujours justes. De nombreuses personnes jugées condamnées ont survécu aux prévisions des médecins. Dans certaines pathologies, les malades ne sont pas nécessairement mourants et peuvent vivre encore de nombreuses années si elles sont soignées. Mme Elliott a ainsi donné l'exemple de Richard Bloom du New Hampshire. Atteint d'un cancer du pancréas, on lui donnait 18 mois à vivre. Après s'être vu refuser tout traitement, dans un premier temps, il a obtenu d'être traité après avoir longuement bataillé contre les prestataires de soins médicaux et, 9 ans plus tard, se porte bien.

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  • ONU : Grégor Puppinck dénonce les infanticides, les avortements tardifs et les atteintes à la liberté de conscience

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org (18 mars)

    Infanticide, avortement tardif et atteinte à la liberté de conscience dénoncés devant l'ONU

    A l'occasion d'un premier débat sur la violence contre les enfants et d'un autre sur la liberté de conscience et de religion dans le monde, qui se sont déroulés le 14 mars dernier devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, Grégor Puppinck, directeur du European Center for Law and Justice (ECLJ) a souhaité dénoncer les infanticides, avortements tardifs et atteintes à la liberté de conscience.

    Lors du premier débat, le directeur de l'ECLJ a invité le Conseil à "condamner [l]es violations graves des droits des enfants causées par les infanticides et les avortements tardifs, et à s'engager pour l'interdiction universelle de l'avortement au-delà du seuil de viabilité". En effet, il a été constaté, d'une part que de nombreux "enfants naissent vivants après des avortements et sont abandonnés à la mort sans soins ou tués" et d'autre part que "certaines méthodes d'avortements tardifs, extrêmement violentes, constituent de véritables actes de tortures".  
    Actuellement, un enfant prématuré à 21 semaines peut être sauvé. Or, dans des pays comme en Suède ou au Royaume-Uni, "l'avortement sur demande est légal jusqu'au delà du seuil de viabilité", ou encore comme en France, jusqu'à la fin de la grossesse en cas de malformations. Ainsi, en Angleterre, en 2005, 66 enfants sont nés vivants après un avortement, 622 au Canada entre 2000 et 2011: "tous ont été abandonnés à la mort ou tués par injection ou asphyxie". En Angleterre d'ailleurs, l'asphyxie ou l'injection létale est même une pratique recommandée aux médecins par le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, pour les bébés nés vivants après un avortement. Pourtant, souligne Grégor Puppinck, ce sont ces mêmes médecins qui "mettent tout en oeuvre pour sauver des enfants prématurés nés au même terme. Tuer un enfant né vivant est un infanticide". 

    Lors du second débat sur la liberté de conscience et de religion dans le monde, Grégor Puppinck a notamment dénoncé "les atteintes au droit à l'objection de conscience des médecins, infirmières et pharmaciens face à l'avortement". 
    En premier lieu, le directeur de l'ECLJ a tenu à faire part de sa crainte que "les pays occidentaux soient confrontés à une nouvelle idéologie qui s'oppose à la liberté de conscience et en particulier au droit à l'objection de conscience". Pour justifier son propos, G. Puppinck cite la Suède qui "refuse de reconnaître le droit des médecins à ne pas pratiquer l'avortement" ou encore la France qui "refuse de reconnaître le droit des pharmaciens à ne pas collaborer à l'avortement, quand un pharmacien, un médecin ou une infirmière sont licenciées à cause de leur objection de conscience". 
    Ainsi, G. Puppinck demande au Conseil des droits de l'homme "de veiller davantage au respect du droit à l'objection de conscience en matière morale qui est gravement remis en cause dans plusieurs pays occidentaux". 

    (Zenit.org 17/03/2014)

  • Aider les chrétiens d'Alep

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    Aidez les chrétiens d’Alep

    sur le site de l'Homme Nouveau

    par le Métropolite grec-catholique Jean-Clément Jeanbart

    Le conflit qui s’éternise en Syrie continue de faire de nombreuses victimes parmi la population confrontée à la misère. Beaucoup de pères de famille ont ainsi perdu leur emploi. Le Métropolite grec-catholique d’Alep Jean-Clément Jeanbart lance aujourd’hui un appel au secours vibrant pour toutes ces familles chrétiennes sinistrées d’Alep auxquelles il faut venir en aide.

    Une guerre affreuse

    Je viens, cher ami lecteur, recourir à votre bonté et à votre compréhension, pour vous prier de bien vouloir faire quelque chose pour aider nos chrétiens à Alep. Je suis sûr que vous suivez sur les chaînes de télévision les péripéties de cette guerre affreuse, que nous subissons depuis bientôt trois ans et qui détruit tout sur son passage, ne laissant derrière elle que malheur et désolation à tous les citadins en général et aux chrétiens dont nous avons tous, vous et moi particulièrement, la responsabilité, en ces temps pénibles. Un grand nombre d’entre eux sont tombés dans la misère et nous font mal au cœur.

    Des conséquences tragiques

    Je ne peux pas vous dire, bien cher ami, combien nous souffrons des conséquences tragiques de ces affrontements ! Près de la moitié des habitants de la ville ont dû quitter leurs maisons. Les bombardements, les voitures piégées, les assassinats, les attentats, les enlèvements à mains armées et les balles des francs-tireurs fauchent à leur passage des milliers de personnes. Tout cela vous avez dû le constater en suivant les nouvelles chaque jour. Mais ce dont les médias parlent très peu, c’est la misère dans laquelle cette guerre atroce et impitoyable a mis la population innocente qui souffre beaucoup et subit avec amertume les affres de combats qui n’en finissent plus. Nous voyons nos fidèles parmi tant d’autres souffrir du manque de sécurité mais aussi du manque de tout ce qui était leurs moyens de vivre. Alep, leur ville sept fois millénaire, fierté du pays et symbole de sa prospérité, se trouve malheureusement réduite à la plus grande misère.

    Sans aucun revenu

    Aujourd’hui, un très grand nombre de nos fidèles sont sans revenu aucun. Ils se morfondent en voyant leurs enfants manquer de tout et se démènent, se mettent en quatre, pour trouver de quoi les nourrir. Ils n’ont ni électricité, ni gaz, ni mazout. Ils ne savent pas comment chauffer leur soupe et ils ont eu très froid en cet hiver particulièrement dur qui a vu la température descendre en dessous de zéro. Le pain manque et les denrées alimentaires ont renchéri de façon dramatique. En un mot, c’est la désolation qui atteint tout le monde et nous nous battons pour alléger leur souffrance. Nous faisons tout ce que nous pouvons, mais nos moyens restent bien modestes face à ce qui nous est demandé. Ayez la bonté de faire quelque chose pour nous aider à les secourir et ne nous laissez pas seuls face à cette tragédie qui fait le malheur d’un très grand nombre de vos frères à Alep.

    Pour les familles

    Il y a un an, nous avons créé une « Caisse d’urgence » à l’intention des familles qui sont restées sans aucun revenu à cause de l’arrêt du travail du papa. Vous comprenez qu’il est indispensable que nous puissions les aider et ne point les laisser se débattre dans la misère et « sans le sou ». S’il est soutenu par votre bonté et par celle d’un certain nombre de bienfaiteurs miséricordieux, le Comité pourra continuer à étendre son aide mensuelle à un grand nombre de bénéficiaires. Elles sont désormais 395 familles secourues financièrement à chaque fin de mois et elles le seront, si Dieu le veut, jusqu’à la fin de cette année ! Le Comité, s’appuyant sur votre soutien, peut aussi répondre ponctuellement à des sollicitations exceptionnelles, qui s’imposent parce que faites dans des circonstances d’urgence qui ne supportent aucun délai, étant donné la situation particulièrement difficile et critique dans laquelle vivent présentement les chrétiens de la ville.

    À côté des secours dont nous venons de parler, nous avons pu lancer trois autres programmes d’aides aux familles les plus sinistrées : 1. Les bourses scolaires. 2. L’assistance médicale. 3. Les distributions mensuelles de denrées alimentaires. Quelque 1 500 familles chrétiennes d’Alep profitent de ces différents services qui les soulagent d’une façon significative. Nous espérons pouvoir continuer cette action jusqu’au rétablissement de la paix que nous attendons avec impatience.

    Faire circuler cet appel

    Vous pouvez, si vous le souhaitez, aider notre Comité de secours établi à cet effet en faisant circuler notre appel autour de vous et en envoyant un don à l’Œuvre d’Orient au 20, rue du Regard à 75278 Paris cedex 06, avec la mention : Pour les « Chrétiens d’Alep » (code N° 2211), tél. : 01 45 48 45 42/01 45 48 54 46 – amilcent@oeuvre-orient.fr

    Avec toute ma reconnaissance et la gratitude des chrétiens d’Alep, je remercie tous ceux veulent bien nous tendre la main.

  • Ukraine : les images censurées par la presse occidentale

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    De l’écrivain Jean-Claude Guillebaud sur le site de « La Vie » :

    50523_kiev-prieres-ukraine_440x260 (1).jpg"Autrefois, on parlait de « préjugés » pour désigner des croyances que chacun de nous a du mal à remettre en cause. Aujourd’hui, les progrès de la connaissance scientifique touchant le fonctionnement du cerveau ont substitué au mot « préjugé » un concept apparemment pédant mais dont la signification est simple : celui de « filtre cognitif ». On désigne ainsi le mécanisme mental qui, parfois à notre insu, nous pousse à écarter de notre conscience toute information qui menacerait sa cohérence. En d’autres termes, nous n’enregistrons pas lesdites informations. Elles sont tenues au-dehors de nous par ce « filtre » cérébral.

    Je pensais à cela en suivant la crise en Ukraine et la résistance acharnée, voire héroïque, des militants de Maïdan. Pendant des jours et des jours, les télévisions nous auront montré ce pathétique champ de bataille. La presse écrite, de son côté, aura exalté – à bon droit – le courage de ces manifestants, dont plusieurs dizaines l’auront payé de leur vie. Or pendant ces longues et tumultueuses journées, un « détail » aura été quasiment omis par les médias. Oublié ? Tout s’est passé comme si un « filtre cognitif » avait fonctionné à une échelle collective.

    De quel « détail » s’agit-il ? Celui-là : il se trouve que sur Maïdan les manifestants ont beaucoup prié. Mieux encore, les prêtres orthodoxes auront été omniprésents et – pour la plupart – très engagés du côté de la révolution, c’est-à-dire contre la tyrannie, contre la tutelle de Moscou, contre la corruption. Rappelons que tout cela se passait en Ukraine, dans une ancienne république de l’URSS, soumise pendant trois quarts de siècle à un régime d’athéisme obligatoire et de persécutions religieuses. La foi combative était intacte.

    Plus surprenant encore : l’Ukraine est le pays qui a vu naître, en 2008, le mouvement des Femen. Ces activistes de la nudité luttaient à l’origine contre le poids de Moscou, la corruption et – surtout – la prostitution, devenue l’un des fléaux du pays. À partir du début des années 2010, elles concentrèrent leurs actions contre la religion en général et le christianisme en particulier. Elles allèrent jusqu’à scier des croix, d’abord en Ukraine puis aux Pays-Bas.

    Ayant tout cela en mémoire, nos médias auront eu du mal à simplement « voir » que nombre de manifestants de Maïdan priaient, allumaient des cierges, faisaient prier leurs enfants et honoraient leurs « martyrs », abattus par les Berkout (nervis du régime). Quoi ? Les chrétiens n’étaient donc pas du côté de la domination ? Les prêtres orthodoxes ou uniates choisissaient le camp de la révolte ? Visiblement, l’information était si dérangeante qu’on préféra n’en point parler. Ou si peu. Vérification faite, c’est à peine si on trouva trace de ce constat dans notre presse. Quant aux commentaires, ils furent encore plus rares.

    Oh, certes, l’orthodoxie ukrainienne reste éparpillée entre plusieurs Églises, patriarcats (celui de Moscou et celui de Kiev), sans compter l’archevêché de l’Église uniate, qui dépend du Vatican. Sur Maïdan, tous n’étaient pas mobilisés. Il n’empêche que beaucoup de chrétiens l’étaient. Au lieu et place des Femen…"

    Ref Les prières de Maïdan

    L’idéologie laïciste et libertaire n’est pas non plus la liberté….

    JPSC

  • Adapter la déclaration universelle des droits de l'homme aux "nouvelles réalités familiales" ?

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    Friday-Fax-Header-French.jpgLes diplomates d’Obama tentent d’effacer une partie de la déclaration universelle

    NEW YORK, 28 février (C-FAM) Déçus de ne pas être parvenus à intégrer une définition de la famille compatible avec l’homosexualité, l’administration Obama a tenté de retirer des références à la Déclaration universelle des droits de l’homme, des termes consacrés par les fondateurs de l’Onu, et auxquels tous les documents officiels de l’Onu font référence depuis lors.

    Ces dernières décennies, le terme « famille » est régulièrement l’objet de polémiques. En cause, l’échange de passes entre ceux qui souhaitent la reconnaissance de « diverses formes de famille », et ceux qui pensent que la famille est « l'élément naturel et fondamental de la société », comme l’affirme la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).

    C’est à huis clos que les négociateurs américains ont mis sur table leur demande de remplacement de la traditionnelle définition de la famille, celle de la DUDH, par une nouvelle description des familles, qui ont « diverses formes et fonctions » et expriment la « diversité des préférences individuelles. »

    La définition proposée exclut la notion de famille naturelle, reposant sur l’union d’un homme et d’une femme, comme le cadre normal de procréation et d’éducation des enfants. La proposition américaine a finalement été rejetée par les Etats membres de l’Onu.

    Cet événement met les Etats-Unis dans une position délicate.

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