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Islam - Page 94

  • Quand les djihadistes instrumentalisent twitter

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    Lu dans la Libre :

    (...) Ces derniers jours, les messages sanglants de djihadistes adressés à la France se multiplient. Leur contenu menaçant et cynique donne froid dans le dos. Les images, elles, sont d'une cruauté absolue. Qu'ils proviennent du Mali, d'Algérie ou de Somalie, ces groupes clament haut et fort leurs revendications, utilisant les nouveaux moyens de communication et, surtout, les réseaux sociaux.

    Comme ce lundi 14 janvier, où les insurgés islamistes somaliens shebab publient laconiquement, en anglais, sur leur compte Twitter le message suivant : "Commandant français tué durant opération de sauvetage ratée à Bulo-Marer, #Somalie". Ces quelques mots sont accompagnés d'une photo d'un homme mort, étendu sur une bâche orange, une croix sortant ostensiblement de sa chemise noire. (...)

    http://www.lalibre.be/actu/international/article/792044/twitter-media-social-sanglant-pour-les-djihadistes.html

     

  • Propagande musulmane dans les gares de Paris... et de Liège

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    Nous lisons sur saphirnews.com : "Le vrai visage du Prophète de l'islam" présenté dans les gares parisiennes" :

    Malgré le froid, les bénévoles du collectif 'Tous unis autour du Prophète' étaient présents, samedi 19 janvier près de 5 gares parisiennes. Leur mission : distribuer un livre sur le Prophète Muhammad à des milliers de passants avec pour objectif clair de faire connaître son vrai visage au plus grand nombre. Une initiative qui répond aux caricatures du dernier des prophètes de l'islam, encore méconnu du grand public mais trop souvent sali ces derniers mois par les mouvements islamophobes.

    (...) Pour permettre aux non-musulmans de mieux connaître Muhammad, le collectif 'Tous unis autour du Prophète', réunissant de jeunes musulmans, membres de diverses associations et mosquées d'Île-de-France, a décidé de distribuer, aux abords de grandes gares parisiennes, l'ouvrage « Au-delà des caricatures - Le vrai visage du Prophète Mohammad », signé Noureddine Aoussat.

    11 000 exemplaires distribués

    Ce sont 700 livres qui ont été distribués, samedi 19 janvier, près de la gare Montparnasse vers 13h, indique Rabi Magri, l'initiateur du projet. Depuis 11h30, les membres bénévoles du collectif Tous unis autour du Prophète s'activent en offrant le livre de Noureddine Aoussat, accompagnés de pâtisseries orientaux, aux usagers qui entrent et sortent de la gare Montparnasse. Au même moment, à proximité des gares du Nord, de l'Est, de Lyon, de Châtelet et de Saint-Lazare, des dizaines de bénévoles du collectif réitère l'opération. « A la base, chaque groupe était chargé de distribuer 600 livres mais ici, nous avons déjà distribué 700 livres », indique M. Magri, précisant que chaque groupe est composé de 12 à 15 personnes. Des exemplaires du livre ont également été envoyés à Liège en Belgique. Près de 11 000 exemplaires seront ainsi offerts, à l'issue la journée du samedi, assure M.Magri.  (...)

  • Java : menace de fermeture pour des écoles catholiques refusant d'enseigner l'islam

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    Des écoles catholiques menacées de fermeture pour avoir refusé d’enseigner l’islam

    source : Eglises d'Asie (EDA MEP)

    Six écoles catholiques du diocèse de Surabaya, dans la province de Java-Est, sont menacées de fermeture pour leur refus de se soumettre à de nouvelles directives des autorités locales obligeant chaque établissement scolaire à enseigner l’islam et le Coran à leurs élèves musulmans.

    Ces écoles, dirigées par la Yohanes Gabriel Foundation et la Joseph Foundation(1), ont reçu fin décembre une injonction d’appliquer le décret municipal, édicté « avec l’aval du ministère des Affaires religieuses », d’ici le samedi 19 janvier 2013, sous peine de se voir retirer leur autorisation d’enseigner.

    Ce décret sur l’éducation, intitulé Blitar Mayoral Decree N° 8/2012, rend obligatoire l’enseignement de l’islam et l’étude du Coran par des professeurs qualifiés pour tous les élèves de religion musulmane dans tous les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés.

    Jusqu’à aujourd’hui, l’usage est que les (nombreux) élèves musulmans inscrits dans les écoles chrétiennes suivent un enseignement religieux dans un cadre privé, généralement au sein d’associations musulmanes dédiées. Il est tout au contraire acquis que les établissements tenus par les Eglises chrétiennes enseignent la foi chrétienne et proposent le catéchisme à leurs élèves.

    Les écoles concernées par l’ultimatum des autorités municipales ont argué du fait que leurs conditions d’enseignement avaient toujours été acceptées sans difficulté par leurs élèves musulmans et leurs familles. Mais, de leur côté, les autorités de Blitar et le bureau local du ministère des Affaires religieuses affirment que le décret municipal n° 8/2012 n’est qu’une application de la loi nationale sur l’enseignement religieux (Government Regulation n° 55/2007), elle-même découlant d’une loi de 2003 et que chercher à s’y soustraire est donc une infraction.

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  • Egypte : quinze ans de prison pour une famille convertie au christianisme

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    (Source : Aide à l'Eglise en Détresse - 16/1)

    EGYPTE : une famille condamnée à quinze ans de prison pour conversion au christianisme

    L’histoire de la famille de Nadia Ali Mohamed a commencé en 2004 quand elle-même et ses enfants ont décidé, après leur conversion au christianisme, de remplacer leurs noms musulmans sur leurs cartes d’identité par leurs noms chrétiens. Pour ce faire, ils ont obtenu l’aide de sept employés du bureau de l’état civil. Née chrétienne, Nadia Mohamed Ali s’était tournée vers l’Islam pour épouser son mari Mustafa Mohamed Abdel-Wahab. Après la mort de celui-ci en 1991, Nadia avait décidé de revenir à sa religion d’origine et de pousser ses sept enfants Mohab, Maged, Sherif, Amira, Amir, Nancy et Ahmed à se convertir.

    En 2006, l’un des fils, arrêté par la police dans un centre d’information de la ville de Beni Souef, avait été interrogé par la police pendant des heures jusqu’à ce qu’il avoue s’être converti au christianisme. Les juges ont alors procédé non seulement à l’arrestation de sa mère mais aussi à celle de tous ses frères et sœurs et des sept employés du bureau de l’état civil ayant modifié leurs documents.

    En Egypte, la religion des individus est inscrite sur les cartes d’identité égyptiennes. Les chrétiens, convertis à l’islam, pour des raisons diverses, qui tentent de retourner à la religion à laquelle ils appartenaient, ont d’énormes difficultés à corriger leurs noms sur les documents administratifs. Le processus inverse, c’est à dire le passage du christianisme à l’islam n’est jamais entravé et, dans de nombreux cas, est favorisé par les fonctionnaires.

  • Rimsha n'est pas encore tirée d'affaire

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    Le procès sans fin de Rimsha - (Radio Vatican)

    Le calvaire judiciaire de Rimsha Masih, la jeune chrétienne handicapée mentale accusée de blasphème, arrêtée puis acquittée par la Haute Cour d’Islamabad semble sans fin. La procédure concernant son cas n’est pas encore achevée, les avocats de la contrepartie ayant, comme ils l’avaient annoncé, présenté un recours devant la Cour Suprême d’Islamabad, troisième et dernier degré de juridiction, devant laquelle la première audience relative au cas se tient ce 15 janvier. 

    Ainsi que l’indique à l’Agence Fides l’ONG d’inspiration chrétienne LEAD (Legal Evangelical Association Development), dans la famille de Rimsha, encore cachée en lieu sûr, et parmi la communauté chrétienne, « un sentiment de peur a refait surface ». Entre temps, suite au manque de sécurité, des dizaines de familles chrétiennes très pauvres du quartier de Mehrabadi, à Islamabad, où vivait la famille de Rimsha, n’ont pas encore regagné leurs domiciles. Les familles en question avaient été contraintes à l’exode suite aux menaces des extrémistes liées au cas de Rimsha.

    Le recours motivé par des motifs probablement politiques

    Après la mobilisation internationale et le fait que le tribunal ait constaté que les accusations portées contre Rimsha n'étaient que des prétextes, le cas de la jeune chrétienne semblait exemplaire pour démontrer à l’opinion publique les abus de la loi sur le blasphème et, dans ce cadre, on a constaté la contribution de nombreux responsables et intellectuels musulmans. Selon des sources de Fides, le recours devant la Cour Suprême pourrait avoir été présenté pour des motifs purement politiques, sous la pression de groupes fondamentalistes alors que s’approchent les élections législatives, prévues pour mars prochain.

    Le Père Mario Rodrigues, Directeur des Œuvres pontificales missionnaires au Pakistan, explique à l’Agence Fides : « D’un côté, se trouve l’instrumentalisation politique du cas de Rimsha, de l’autre, un certain nombre de mullahs qui insistent. Et il existe par ailleurs un droit à interjeter appel. Nous faisons confiance à la justice du Pakistan et je suis sûr que la Cour Suprême confirmera elle aussi l’acquittement de Rimsha ». Le Père Rodrigues remarque que « les abus de la loi sur le blasphème, comme celui intervenu dans le cas de Rimsha, continuent à se perpétrer alors que le pays est traversé par une spirale de violence préoccupante ».

    Il semble que la Cour ait tranché ce 15 janvier.


  • Quand le printemps arabe se fait saison en enfer

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    Parue dans La Libre durant la trêve des confiseurs, cette "opinion" nous avait échappé. Nous vous en conseillons la lecture. (Merci à E.W.)

    Printemps arabe : une saison en enfer (Mis en ligne le 27/12/2012)

    Daniel Salvatore Schiffer est philosophe. Il fait le bilan de l'année 2012 et des grands changements qui se sont produits dans le monde arabe.

    Le 17 décembre 2010, il a deux ans déjà, un jeune Tunisien, Mohammed Bouazizi, s’immolait par le feu en Tunisie, y donnant ainsi naissance à ce que l’on baptisa alors du très poétique nom de "révolution de jasmin" puis à sa suite, en Egypte et en Libye, de la non moins suggestive métaphore de "printemps arabe". Et, certes, le monde démocratique, de l’Union européenne aux Etats-Unis, avait-il raison de se réjouir, en les encourageant, de ces diverses révolutions. Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Kadhafi en Libye : trois dictateurs dont la chute permettait donc, pensa l’Occident, la libération, aussi attendue qu’inespérée, de ces peuples opprimés, sous leur sanguinaire joug, depuis tant de longues et cruelles années.

    Mais, voilà, force est de constater, si l’on dresse un bilan objectif de cet historique "printemps arabe", que c’est plutôt un hiver islamiste qui, à voir ce qu’il en est advenu en cette année 2012, se profile désormais à l’horizon de ces différents pays : la Libye, où prolifèrent des milices surarmées, anarchiques et hors contrôle ; l’Egypte, où les Frères musulmans sont sur le point d’instaurer une dictature religieuse ; la Tunisie, où le fondamentalisme islamiste est en train de s’installer, avec le parti "Ennahada", au cœur de la société.

    Car ce sont les partis religieux, et les plus intégristes, qui y règnent, à présent, en maîtres, avec la probable introduction, au sein de leur future constitution, de la charia, cette très rétrograde et même obscurantiste loi coranique pour laquelle le statut des femmes, mais aussi des homosexuels, y subit un effroyable bond en arrière. C’est là, précisément, l’un des enjeux les plus dramatiques de ce référendum auquel le nouveau président égyptien, Mohammed Morsi, qui vient de s’arroger arbitrairement les pleins pouvoirs, entendait soumettre, soutenu par les Frères musulmans, son peuple, lequel risque de se voir maintenant privé des libertés les plus élémentaires.

    Lire la suite de cette opinion sur le site de la Libre

     

  • Le sort peu enviable de la minorité chrétienne au Bangladesh

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    Bangladesh : « L’Eglise doit s’investir davantage pour défendre les droits bafoués des chrétiens »

    EDA (Eglise d'Asie - Missions Etrangères de Paris) - 11/01/2013 

    Dans une dépêche mise en ligne ce 11 janvier, l’agence AsiaNews interroge le P. John Chinnappan, professeur de philosophie et de théologie au grand séminaire du Saint-Esprit à Dacca, sur les problèmes rencontrés par les chrétiens qui ne forment au Bangladesh qu’une très petite minorité de 0,3 % au sein d’une population musulmane à 90 %. Les chrétiens, dont la plupart vivent dans des conditions de pauvreté extrême et sans presque aucune instruction, explique-t-il, sont régulièrement victimes d’expropriations de terrain, et doivent souvent se convertir à l’islam pour se marier. Le prêtre jésuite plaide pour un engagement plus fort de l’Eglise auprès de ces communautés chrétiennes, « petites par le nombre mais fortes par la foi » et qui ont « désespérément besoin » d’être rétablies dans leurs droits et leur dignité.

    Découvrir l'interview du Père Chinnappan sur le site d'EDA

  • Quand Redouane Ahrouch invite Albert II à se convertir à l'Islam...

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    Un beau morceau d'anthologie que cette "Lettre ouverte à Sa Majesté le Roi Albert II" par un membre du parti "Islam", conseiller communal à Anderlecht :

     

    Bruxelles, le 7 janvier 2013

     

    Au Nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux

    Sire,

    Cette lettre a été écrite par Redouane fils d'Abdeslam ben Ali, conseiller communal à Anderlecht, à Albert fils de Léopold fils d'Albert, Roi des Belges.

    Béni soient ceux qui suivent la voie de la Révélation. Gloire à Dieu en dehors de qui il n'y a pas d'autre divinité, Le Maître des Mondes, Le Souverain.

    J'atteste que Jésus fils de Marie est l'Esprit de Dieu et Son verbe. C’est Dieu qui envoya à la Vierge Marie, Son Archange Gabriel qui lui annonça la bonne nouvelle. Dieu l'a créé de son Esprit et de Son souffle comme Il a créé Adam de Sa main et de Son souffle.

    Dans l’Évangile, Jésus annonça l’arrivée prochaine du dernier Prophète, Mohammed. Les premières versions de la Bible en attestent. Dans le Saint Coran, Dieu nous enjoint de croire en tous Ses Prophètes, en Ses Anges et en Ses Livres sacrés. Tout croyant monothéiste trouvera dans le Coran la satisfaction de sa foi.

    Par conséquent, je vous invite à adorer Dieu, l'Unique qui n'a point d'associés et à Lui obéir, ainsi qu'à suivre la voie de l’Islam qui est l’achèvement du monothéisme annoncé par Abraham, salut et paix de Dieu sur lui et sur sa descendance.

    En embrassant l'Islam, vous trouverez la Paix et Dieu vous donnera une double récompense. Si vous le rejetez, vous porterez sur vos épaules le fardeau des péchés de vos sujets et de vos fidèles.

    J'ai accompli ma tâche en vous transmettant la Bonne Nouvelle. A vous, Sire, de prendre la décision qui convient.

    Que la Paix soit sur vous ainsi que sur votre famille et sur tous ceux qui suivent la voie droite, celle de ceux qui on obtenu la satisfaction de Dieu.


    Redouane AHROUCH

     

    http://www.islam2012.be/LOSMA2.html

    http://www.islam2012.be/

  • Une chrétienne égorgée et un étudiant tué en Irak

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    Lu sur le site de l'AED :

    D’après l’agence Asianews, la police de Mossoul a découvert le 7 janvier 2013 le corps sauvagement mutilé de Shdha Elias, enseignante chrétienne de 54 ans. La victime vivait seule, ce qui d’après une source locale « faisait d’elle une proie facile pour les criminels. » A ce jour, le meurtre n’a pas été revendiqué.Mardi 8 janvier, un nouveau scénario catastrophe a ébranlé Mossoul. Devant le supermarché al-Alamia, l’explosion d’une voiture piégée a provoqué la mort immédiate d’un étudiant chrétien, Ayyoub Fauzi Auyyoub Al Sheikh, et blessé une dizaine d’autres.
    Ces deux dernières semaines, l’atmosphère de la ville s’est dégradée. Sont en cause l’état de santé défectueux du président de la République irakienne, Jalal Talabani, hospitalisé suite à une attaque cérébrale, les tensions politiques entre le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et la minorité sunnite, et l’incapacité du gouvernement central de Bagdad à faire face aux attaques terroristes.
    Mossoul est un bastion sunnite, étroitement liée à l’Arabie Saoudite. Pour les experts de la politique irakienne, l’objectif des sunnites est « de mettre en place un État fondé sur la charia », avec le Coran et la Sunna (loi immuable de Dieu) comme base de la législation. Dans un tel système, les non-musulmans peuvent choisir entre la conversion ou l’exil. En dix ans de conflit, la communauté chrétienne a perdu plus de la moitié de ses membres. Un responsable chrétien, souhaitant rester anonyme pour des raisons de sécurité, a reconnu que « de nombreuses familles chrétiennes » ont fui, ayant « perdu confiance en tout».La présence chrétienne en Irak se concentre désormais au Kurdistan irakien (Ankawa-Erbil, Dohuk, Zakho, Shaqlawa) et dans la Plaine de Ninive (Karakosh, Bartalla, Karamles, Alqosh).
  • L'Eglise catholique albanaise, 20 ans après la chute du communisme

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    Mgr Massafra se confie à l'AED  (Zenit.org).

    « Le 4 novembre 1990 la messe extraordinaire et courageuse célébrée par le père Simon Juban, dans le cimetière de Shkodrë  nous a ouvert les portes de la liberté », raconte Mgr Angelo Massafra, archevêque de Shkodrë et Pult et président de la conférence épiscopale albanaise, mais aujourd’hui « l’Eglise catholique est confrontée à tous les maux de l’Occident ».

    Dans un entretien avec l’association Aide à l’Eglise en Détresse (AED), Mgr Massafra décrit le parcours de cette renaissance compliquée de l’Eglise catholique en Albanie, après presque 50 ans de violente persécution. Avec l’écroulement du régime communiste d’Enver Hoxha et l’abolition de la loi qui, depuis 1967, interdisait l’exercice de toute pratique religieuse, raconte-t-il, la foi, «  jalousement gardée dans le temps par les familles albanaises » a permis à l’Eglise catholique, « souffrante, lacérée et décimée », de sortir de longues années de silence. Et la partie centrale du nord du pays, qui est à majorité catholique, compte aujourd’hui 5 diocèses qu’il faut ajouter à l’administration apostolique du sud de l’Albanie. Mais libérée de l’oppression de la dictature, raconte l’archevêque, l’Eglise s’est heurtée dès le début à de nouveaux problèmes «  non plus causés par le communisme et par le marxisme mais par un changement trop brusque qui, avec l’arrivée de la liberté, a introduit tous les maux de l’Occident » : corruption, surconsommation, drogue, prostitution, chômage.

    Ces problèmes, qui affligent l’Albanie, sont évoqués dans la lettre pastorale « Fides et Patria », publiée par les évêques du pays le 28 novembre dernier à l’occasion du centenaire de l’indépendance du territoire, dans laquelle ils confirment  que « l’Eglise s’est toujours engagée et qu’elle continue à s’engager, de manière parfois héroïque, afin que le message évangélique puisse atteindre les profondeurs intimes du cœur des hommes.« La voie est tracée, mais il reste encore tant à faire », soulignaient-ils.

    A ce propos, une tendance préoccupante a récemment été dénoncée par le responsable international de l’AED pour l’Albanie, Peter Rettig, qui a pu constater, lors d’un voyage dans le pays, que beaucoup de jeunes imams locaux prêchaient un Islam plus « pur et rigoureux ». En Albanie, la religion musulmane – arrivée au XVème siècle avec l’empire ottoman et aujourd’hui suivie par 61,9% de la population, est connue pour sa modération, mais les nouvelles recrues, qui sont formées en Turquie et en Arabie saoudite, cherchent à répandre un version plus conservatrice de celle-ci. L’influence turque sur la péninsule balkanique, rapporte Mgr Massafra, intéresse aussi les principaux secteurs de l’économie nationale : banques, télécommunications, industries automobile et agro-alimentaires. « Après un siècle, la Turquie est revenue dans les Balkans et les communautés musulmanes en Albanie, au Kosovo et en Bosnie, constituent le fondement de son action », a-t-il ajouté.

    Les revenus pétroliers de l’Arabie saoudite jouent un rôle lui-même très important. Au début des années 90, Ryad a financé l’impression de plus d’un demi-million de copies du Coran ; a sponsorisé de nombreux pèlerinages à la Mecque ; a construit des écoles islamiques et subventionné les jeunes albanais dans l’étude de la théologie islamique en Turquie, Syrie, Arabie saoudite et Egypte. L’Eglise catholique n’est pas la seule a être préoccupée par ces ingérences. Le clergé musulman local, explique Mgr Massafra à l’AED, a créé un comité ad hoc dont l’objectif est de fonder la première université islamique du pays. Celle-ci a déjà obtenu l’aval du gouvernement de Tirana et espère accueillir des étudiants albanais, macédoniens et kosovars. « Pour les guides modérés de l’islam, relève l’archevêque, l’ouverture de cette université est importante,  car cela évite que les jeunes musulmans aillent ailleurs et assimilent des dogmes et idéologies fanatiques qui ne reflètent pas la tradition nationale ».

    En 2011, l’AED a donné à l’Eglise albanaise plus de 210.000 euro. Parmi les divers projets soutenus, la restauration et la construction d’églises et autres édifices appartenant aux diocèses et l’aide à la formation de prêtres, religieuses et religieux. 
    Traduction d’Océane Le Gall
  • A propos de l'inauguration d'une chaîne islamique francophone...

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    Dominique Daguet s'en inquiète sur "France Catholique" :

    Pendant que Monsieur Hollande s’emploie à mettre le peuple français sous la coupe de sa vision gangrenée de la civilisation qu’il espère instaurer, les activistes musulmans s’organisent et constituent leur réseau de propagande. Leur dernière station vient d’être mise en place avec l’aide du serveur « Free ». C’est ainsi que le principal site français d’information des musulmans s’est réjoui, le 10 décembre dernier, de l’inauguration d’une chaîne, dite « religieuse », dont les émissions allaient commencer deux jours plus tard :

    « Après les anglophones, c’est au tour des francophones de confession musulmane d’être servis par « Iqraa ». La célèbre chaîne religieuse leur est désormais accessible. La doyenne des TV islamiques commence dès mercredi 12 décembre sa diffusion en langue française. Une nouvelle qui ravira un très grand nombre de musulmans de France qui attendaient son lancement de longue date. [...]

    La version française d’Iqraa sera intégrée au bouquet arabo-musulman, disponible sur Freebox TV. Le lancement se fera en direct avec l’émission « Fatawa » (Avis juridiques), qui sera également transmise sur la version arabe de la chaîne Iqraa mercredi 12 décembre, à 21 heures, heure de Paris. Les téléspectateurs sauront être au rendez-vous. »

    Mon informateur, journaliste à Montréal, me fait part de ses craintes, constatant à quel point les pays occidentaux sont peu attentifs à l’évolution d’un islam qui ne voit plus son salut que dans la fuite en avant dans l’océan de la violence. Cette chaîne islamiste nouvelle est diffusée à l’intention de tous les musulmans francophones du monde, comme l’est la version anglophone.

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  • Pierre Piccinin : « La bataille d’Alep », aux éditions L’Harmattan

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    Vignette-Alep.jpgLe témoignage à ne pas manquer d’un universitaire belge « de terrain » :

    Historien et politologue, spécialiste du Monde arabo-musulman, Pierre Piccinin da Prata a assisté aux événements majeurs du « Printemps arabe ». Il est aussi le seul observateur à en avoir couvert tous les terrains.

    Il était présent à Tunis, au moment de la chute du dictateur Ben Ali. En Égypte, il a participé aux manifestations de la place Tahrir et a rencontré les Frères musulmans dans leur quartier général du Caire. En Libye, il a accompagné les rebelles de Benghazi sur les lignes de front. Il s’est aussi rendu au Yémen, lors des troubles qui ont chassé du pouvoir le président Saleh.

    Le livre

     

    LIVRE---La-Bataille-d-Alep--couverture-recto-.jpg

     

    Pierre Piccinin da Prata a effectué six séjours d’observation en Syrie, à différents moments clefs de la révolution.

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