Une lettre adressée au président de la république française qui pourrait tout aussi bien l'être aux excellences qui nous gouvernent : http://www.koztoujours.fr/au-nom-de-lhumanite-que-fait-la-france-monsieur-le-president
Persécutions antichrétiennes - Page 118
-
« Au nom de l’Humanité », que fait la France, Monsieur le Président ?!
Lien permanent Catégories : Actualité, International, Persécutions antichrétiennes, Politique, Solidarité -
Chrétiens d’Irak : Le Pape François prie pour "que surgisse de toute l’Eglise une prière incessante pour invoquer de l’Esprit Saint le don de la paix"
Le père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a fait part aujourd’hui des inquiétudes du Pape concernant « la situation des Irakiens en fuite au nord du pays » :
« Lors d’un point presse organisé ce jeudi dans la perspective du prochain déplacement apostolique en Corée du Sud, le père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a fait part des inquiétudes du Pape concernant la situation des Irakiens en fuite au nord du pays. « Les communautés chrétiennes en particulier sont touchées : c’est un Peuple en fuite de ses propres villages à cause de la violence qui ces jours-ci se déchainent et bouleversent la région (…).
A la lumière des événements angoissants, le Pape renouvelle ce jeudi« sa proximité spirituelle à tous ceux qui sont en train de traverser cette très douloureuse épreuve et il s’unit aux appels des évêques sur place, pour demander avec eux et pour leurs communautés qui souffrent, que surgisse de toute l’Eglise une prière incessante pour invoquer de l’Esprit Saint le don de la paix », a poursuivi le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. »
L’article complet sur le site aleteia Pape François : "que surgisse de toute l’Eglise une prière incessante pour invoquer de l’Esprit Saint le don de la paix"sources: Radio Vatican
Ne quid nimis...
JPSC
Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, Ethique, Foi, International, Islam, Justice, Persécutions antichrétiennes, Politique -
Chrétiens d’Orient persécutés : échos de la manifestation du 6 août à Bruxelles
Une amie nous adresse les échos et ambiances de cette manifestation d’hier à Bruxelles, en solidarité avec nos frères persécutés du Moyen-Orient . Beaucoup de familles, de jeunesse, de vigueur chrétienne qui devraient nous stimuler !
Voir ici :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Y9e1LwkH7-k
https://www.facebook.com/photo.php?v=10203269528793883
JPSC
Lien permanent Catégories : Actualité, Belgique, Eglise, Ethique, Foi, Islam, Jeunes, Justice, Persécutions antichrétiennes, Solidarité, Témoignages -
Irak : le S.O.S. du patriarche des Chaldéens
IRAK : SOS de Mgr Sako, patriarche des chaldéens (source)
« Nous espérons qu’il n’est pas trop tard ». C’est par ces mots que Mgr Sako, patriarche des Chaldéens, conclut son appel au secours à la communauté internationale après la prise de Qaraqosh par l’EI. Nous publions ci-dessous l’intégralité du communiqué de Mgr Sako envoyé à l’AED ce matin, 7 août 2014.
SOS : Appel du Patriarcat Chaldéens pour une aide d’urgence
Les militants de l’Etat islamique ont attaqué au mortier la plupart des villages de la plaine de Ninive durant la nuit du 6 au 7 août. Ils contrôlent désormais la zone. Environ 100 000 chrétiens, horrifiés et paniqués, ont fui leurs villages et leurs maisons sans rien emporter d’autres que leurs vêtements. En exode, vivant une réelle via crucis, les chrétiens se dirigent à pied, dans la chaleur brulante de l’été, vers les villes kurdes d’Erbil, de Dubok et de Soulaymiyia. Parmi eux, des personnes malades, âgées, des enfants et des femmes enceintes. Ils font face à une catastrophe humaine et à un véritable risque de génocide. Ils ont besoin d’eau, de nourriture et d’abris.
Concernant les églises et les ses biens dans les villages désormais occupés par les militants d’ISIS, nous avons des témoignages de destructions et de profanations. Des vieux manuscrits et des documents (1500) ont été brûlés.
Il est évident pour tous que le gouvernement central est incapable de maintenir l’ordre et la loi dans cette partie de l’Irak. Il existe aussi des doutes sur la capacité de la Région du Kurdistan de défendre seule l’avance acharnée des djihadistes. Il y a clairement un manque de coopération entre le gouvernement central et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan. Ce « vide » est profitable pour ISIS (l’Etat Islamique ndlr) pour imposer sa loi et sa terreur. Il y a un besoin d’un soutien international et d’une armée professionnelle et bien équipée. La situation va de mal en pis.
Nous lançons avec tristesse et douleur un appel à toutes les consciences, à toutes les personnes de bonne volonté, aux Nations-Unies, à l’Union européenne pour sauver ces personnes innocentes de la mort. Nous espérons qu’il n’est pas trop tard.
+ Louis Raphael Sako,
Patriarche de Babylone des Chaldéens
Président de l’Assemblée des évêques catholiques d’Irak,
Bagdad, Irak, le 07 août 2014. -
Quand de jeunes réfugiés chrétiens d’Irak découvrent en Europe un monde relativiste et indifférent
Lu sur le site de l’hebdomadaire Famille chrétienne sous le titre « Réfugiés en France, les chrétiens d’Irak se heurtent à l’indifférence ». Extraits.
Réfugiés politiques en France depuis l’attentat contre la cathédrale syriaque de Bagdad, en octobre 2010, trois jeunes Irakiens racontent sans concession la manière impersonnelle, voire glaciale, dont ils ont été accueillis en France.
Leur parole est franche envers le pays qui les a accueillis en octobre 2010, après l’attentat perpétré contre la cathédrale syriaque de Bagdad. La France, Pierre, Mariam et Benoît, jeunes réfugiés politiques irakiens, lui doivent énormément. Ils le savent. Le mouvement de solidarité qui s’est mis en place ces dernières semaines pour soutenir les chrétiens d’Orient les touche. « Je veux dire merci aux chrétiens, ici, en France, qui organisent des manifestations. Si elles ne changent rien à la situation en Irak, au moins elles ont le mérite de dire : on ne vous oublie pas. C’est très important », témoigne Pierre.
Comme Michèle Alliot-Marie l’avait fait en 2010, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, et son homologue de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, ont proposé le 28 juillet l’asile aux chrétiens irakiens. « Si Mgr Sako a raison de dire que les chrétiens d’Irak doivent rester sur leur terre historique, explique Benoît, les familles doivent aussi prendre une décision pour sauver leur vie ! La meilleure solution pour les chrétiens, aujourd’hui, c’est de partir », poursuit le jeune homme, ne cachant pas les faibles chances qu’il a un jour de revoir son pays.
Mariam, jeune lycéenne qui vient de passer son bac de français avec un brillant 19 à l’oral, se montre plus sceptique :« La France accepte de les accueillir. Mais comment pourront-ils venir ici ? », s’interroge-t-elle. Et surtout, comment seront-ils réellement accueillis ?
Car pour eux, comme pour de nombreuses autres familles irakiennes, arriver à Paris à l’automne 2010 ne fut pas simple. Loin de là. Ce fut, d’abord, le choc de découvrir une France qui n’est pas celle où ils avaient cru se réfugier. Non pas une société chrétienne, mais multiculturelle et athée. « J’avais imaginé la France et quand je suis arrivé à Paris, j’ai trouvé tout autre chose… », témoigne Benoît.
Ce choc, dont ils parlent volontiers, cache une autre amertume : celle de ne pas se sentir accueillis par les Français, particulièrement les chrétiens. Sur place, ils ont trouvé le traitement de l’administration française « froid et compliqué ». Aucune structure performante n’était présente pour les aider à s’insérer. Mariam se souvient : « On a trouvé de l’aide auprès des Arabes, qui croyaient que nous étions musulmans. Mais quand ils apprenaient que nous étions chrétiens, ils partaient ».
Est-ce plus difficile pour un chrétien de s’installer en France ? « Nous rencontrons beaucoup de difficultés, alors que nous sommes chassés de notre pays », répond la lycéenne. « Nous ne sommes pas venus par envie, mais parce que nous y étions obligés. Les Algériens, les Marocains, les Turcs viennent ici pour trouver un travail, et ils sont presque mieux traités par l’État », dénonce-t-elle sans concession.
Alors, quand ils entendent certains discours politiques, comme la réaction de Louis Aliot (FN) à la proposition de M. Fabius d’ouvrir l’asile aux chrétiens orientaux, les jeunes Irakiens voient rouge. « Selon lui, il n’y a plus de place en France pour les immigrés. Il nous a comparés à la misère, alors que nous n’étions pas pauvres dans notre pays. Étrangement, il y a toujours de la place pour les autres mais pas pour les chrétiens, alors qu’eux, ils ont vraiment besoin de se réfugier. J’ai toujours de la famille en Irak : ils sont morts de peur, et ne savent pas quoi faire. » (…)
Les beaux discours sont aussi souvent synonymes, ensuite, d’abandon. C’est l’avis d’Arnaud Duroyaume, qui s’occupe d’aider les Irakiens chrétiens. « Combien de fois on leur a dit : « On s’occupe de vous » ? Mitterrand a fait la même chose avec les Libanais : « Venez dans les hôpitaux ». Et après, c’était « Débrouillez-vous ». Combien de Libanais se sont retrouvés à la rue, alors qu’on leur avait fait miroiter un vrai accueil ? » Selon lui, cette froideur s’explique par une gêne envers les Arabes chrétiens.
Du coup, les Irakiens souffrent de vivre dans un contexte très éloigné du leur, déspiritualisé et parfois violent, comme les banlieues. Pour Arnaud Duroyaume, la solution consiste à sortir du ghetto communautaire, à s’ouvrir à la diversité dans l’Église. « Les Irakiens envoyés dans les banlieues, s’ils ne vont pas à la messe à côté de chez eux, au bout d’un moment, ils n’y vont plus. Je vois plein de jeunes livrés à eux-mêmes. Le père de famille, dans la culture orientale, est très important. Il y a un gros problème d’adaptation : soit le père verrouille tout, et ce n’est pas bon dans la société où l’on vit, soit il abandonne. Il y a beaucoup de jeunes qui sont livrés à eux-mêmes, et commencent à avoir des comportements choquants. » Et Mariam de confirmer : « On était dans un pays avec énormément de règles. Vivant en France, je découvre qu’en fait, les règles, j’aimais bien ».
Quand Arnaud Duroyaume est allé à la rencontre des rescapés de la cathédrale, il a réalisé qu’il était l’un des seuls chrétiens non orientaux à avoir eu cette démarche. L’accueil dans les paroisses n’a pas été non plus à la hauteur. « J’ai essayé de les intégrer dans diverses structures comme le scoutisme ou les Béatitudes, mais ça n’a pas marché », regrette-t-il. Ceux qui les reçoivent souvent et avec joie font partie de la frange la plus traditionnelle, comme la paroisse Saint-Eugène, le centre Saint-Paul ou encore la communauté Saint-Martin. « Au pèlerinage de Chartres, je me suis dit : enfin, je suis en France. Je me suis sentie intégrée ! On est mieux accueillis chez les traditionnalistes qu’ailleurs », confirme Mariam. « Je ne sais pas pourquoi, mais on a senti quelque chose de différent. » (…) . Pauline Quillon.
Ref. Réfugiés en France, les chrétiens d’Irak se heurtent à l’indifférence
C’est que la mentalité « traditionaliste » est, comme dirait Monsieur de la Palice, la plus proche de celle des chrétientés traditionnelles…
JPSC
Lien permanent Catégories : Actualité, Culture, Eglise, Europe, Foi, Islam, Jeunes, Patrimoine religieux, Persécutions antichrétiennes, Religions, Société, Solidarité, Spiritualité, Témoignages -
L'urgence irakienne : briser le silence
Sur la Libre, Francis Van De Woestyne souligne l'urgence de la situation en Irak :
La communauté internationale ne sait plus où prévenir, où agir, où guérir. Elle gronde, elle menace. Mais en vain. Et son impuissance nous lasse.
Car les lieux d’infamie se multiplient. Les urgences arrivent en cadence : lorsqu’une trêve, fragile, est signée à Gaza, c’est l’Est de l’Ukraine qui s’enflamme. On en vient presque à oublier la Syrie et son déluge d’atrocités. Sans parler de la Libye où les fanatiques font la loi. Ou le Nigeria où Boko Haram sème la terreur dans les villages. Il est un autre endroit, où l’hérésie avance : l’Irak.
Là, les chrétiens sont en danger. De mort. De disparition. Et les plaintes des martyrs ne parviennent que faiblement aux Occidentaux, concentrés sur d’autres conflits. Leur bourreau a un nom : Abou Bakr al-Baghadi.
Ce calife, ce vautour, les chasse de la terre où ils vivaient depuis la nuit des temps. C’est là, dans ces contrées d’Irak et de Mésopotamie, que le judaïsme est né, et que les chrétiens ont toujours vécu. Pendant des siècles, la cohabitation des citoyens de différentes confessions s’est faite sans trop de heurts.
Depuis quelques décennies, l’Irak vit dans la terreur. Et récemment, la persécution touche ces Irakiens chrétiens, forcés de se convertir à l’Islam, de payer un impôt ou de fuir. Sur leur maison, on dessine un "N" (Nazaréen) comme à d’autres on accrochait une étoile jaune. Ils étaient quelque 800 000 autour de Mossoul. Il en reste une poignée.
Résignés, abandonnés, ils ont choisi le chemin de l’exil. Face la terreur que fait régner sur cette région le nouvel Etat islamique, l’Europe ne peut rester les bras ballants. Que faire ? Les accueillir, oui bien sûr. Mais protéger leur fuite, c’est déjà céder. Il faut condamner et désigner du doigt les pays qui arment ces fanatiques islamiques. Et mobiliser, crier, hurler pour briser le silence grâce auquel on persécute les chrétiens d’Irak.
Lire également :
- http://www.lalibre.be/actu/international/peu-soutenus-les-chretiens-d-orient-manifestent-a-bruxelles-53e2799735702004f7dc84c2
- http://www.lalibre.be/actu/international/les-orientaux-chretiens-ont-besoin-de-vivre-la-ou-l-histoire-les-a-fait-vivre-53e27cc235702004f7dc84e6
- http://www.famillechretienne.fr/societe/monde/irak-les-enfants-les-femmes-enceintes-et-les-vieillards-courent-un-grand-danger-147536
Lien permanent Catégories : Actualité, International, Islam, Médias, Persécutions antichrétiennes, Politique -
Irak : toute la plaine de Ninive tombe aux mains de la folie islamiste
D'Aleteia.org :
Qaraqosh est tombée, les chrétiens fuient la plaine de Ninive
C'est une tragédie. On a appris dans la nuit que les troupes kurdes abandonnaient leurs positions à Qaraqosh. Mgr Sako a lancé un appel au secours à l'aube.
Il est des phrases que l'on voudrait ne pas avoir à écrire. "L'Etat Islamique a pris Qaraqosh, plus grande ville chrétienne d'Irak. Mgr Petros Mouche, évêque de la ville, a dû lui-même partir. Des femmes enceintes et des personnes âgées sont actuellement sur la route, souvent à pied", nous informe l'association Fraternité en Irak.
C'est toute la plaine de Ninive qui va maintenant tomber aux mains de la folie islamiste, dans le silence et l'inaction des grandes puissances, de l'ONU comme de la Ligue Arabe. Dans la nuit du 6 au 7 août, les habitants de Qaraqosh, Qaramless, Bartala, Tell Keff, Ba'ashika, et la plaine de Ninive ont fui suite au retrait kurde. Le départ a été déclenché par l'annonce des kurdes qu'ils abandonnaient leurs postes de combats à Qaraqosh. "À minuit, la quasi-totalité des habitants de Qaraqosh est partie, nous informe l'association Fraternité en Irak, après l'annonce des kurdes qu'ils se repliaient, abandonnant leur poste." "Ces villes chrétiennes se sont vidées de leurs habitants cette nuit. C'est au moins un quart des chrétiens d'Irak qui sont concernés. C'est une tragédie, un revers militaire des kurdes très inquiétant pour la suite, c'est une menace pour l'avenir de la région du kurdistan irakien", constate Faradj Benoit Camurat, responsable de l'association, joint ce matin.
La plus grande tragédie pour les chrétiens d'Irak est en train de se jouer : depuis cette nuit ils fuient la plaine de Ninive. Certains chrétiens sont déjà arrivés à Erbil, notamment l'évêque, d'autres joints par Fraternité en Irak vers 4h30 sont sur la route. Des milliers de personnes dont beaucoup de chrétiens, mais aussi des Shabaks, minorité musulmane menacée, sont sur les routes. Des milliers de gens sont sur la route se dirigeant vers les villes kurdes d'Erbil et Dohuk.
À 6 h ce matin, le patriarche des chaldéens Louis Sako a lancé un SOS international d'appel à l'aide : "beaucoup de gens sont à pieds. Quand le jour sera levé, que vont devenir les vieillards, les femmes enceintes sous la chaleur?" "Il faut que la communauté internationale fasse quelque chose pour secourir ces milliers de gens sur la route" lance Mgr Sako.
Lire également : http://www.aed-france.org/actualite/irak-qaraqosh-la-plus-grande-ville-chretienne-prise-par-letat-islamique/
Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, International, Islam, Persécutions antichrétiennes, Politique -
Plus d'un millier de personnes rassemblées à Bruxelles pour soutenir les chrétiens d'Orient
A l'appel du Comité de soutien aux chrétiens d'Orient, plus d'un millier de personnes se sont rassemblées aujourd'hui à Bruxelles devant les institutions européennes. On notait la présence de Mgr Hudsyn, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles. En marge de ce rassemblement, deux jeunes djihadistes appelaient à massacrer les chrétiens.
Un ami, présent à la manifestation, nous a fait parvenir les photos reproduites ci-dessous.
-
Chrétiens d’Irak : le patriarche Sako a écrit hier au Pape pour dénoncer l’inaction de la Communauté internationale
Dans un courrier notamment adressé au Pape François, le patriarche chaldéen dénonce l’inaction de la Communauté internationale devant une situation de plus en plus dramatique.
Sur le site « aleteia » :
"Les chrétiens d’Irak affrontent une tragédie énorme". Pour Louis Raphaël Sako, la solution se trouve "uniquement dans la main de la communauté internationale, à commencer par les super puissances ".Le Patriarche chaldéen appelle à une prise de conscience, et exige de véritables actions : " Nous sommes devant une crise existentielle : le fait que nous existions ou que nous n'existions plus." " Nos chrétiens ont un besoin vital d'une aide humanitaire urgente", ainsi que d’une protection efficace et permanente.Voici un extrait de son courrier en date du 5 Août 2014 :
A Sa Sainteté le Pape François,
A Leurs Béatitudes les Patriarches d’Orient,
A Leurs Excellences Les Présidents des conférences Épiscopales,
Les chrétiens de l’Irak affrontent une tragédie énorme. Les chrétiens de Mossoul (province Irakienne de Ninive), horrifiés, ont quitté la ville avec seulement leurs habits sur eux. Leurs églises ont été profanées. Le 2 août, une migration de masse a eu lieu depuis les villages de Telkef, Batnaya et Telleskuf. La petite ville de Sinjar et d’autres villes voisines sont tombées et 70 personnes ont été massacrées. Hier, lundi 4 août, l'EI a commencé à bombarder le village Telkef, et une jeune chrétienne a été tuée.
(…) Il est évident qu’il n’a y pratiquement pas de collaboration entre le Gouvernement central et celui de la Région Kurde, d'autant plus que le nouveau gouvernement n’est pas encore formé ! Nos partis politiques ont échoué à mener toute action tangible. Quant à l’Église, elle se trouve toute seule, plus qu’en tout autre temps. Néanmoins, il faut que ses leaders réagissent, quand bien même il serait trop tard, en exerçant la pression nécessaire sur la communauté internationale ainsi que sur ceux qui détiennent le pouvoir de décider, afin de faire cesser ces crimes scandaleux et ces destructions, qui touchent surtout des citoyens désarmés.Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, Ethique, Foi, International, Islam, Justice, Persécutions antichrétiennes -
Irak : deux nouvelles villes prises par les djihadistes, 200 000 personnes en péril
Lu sur le site web « aleteia » aujourd’hui :
Les peshmerga kurdes ne sont pas parvenus ces deux derniers jours à empêcher les islamistes de l'auto proclamé Etat Islamique de s'emparer de deux nouvelles villes du nord de l'Irak. Selon l'ONU, ces deux défaites risquent de renvoyer jusqu'à 200 000 personnes sur les routes, ce qui ne pourrait que déboucher sur une nouvelle catastrophe humanitaire. Les islamistes de l'EI ont également pris le contrôle de deux gisements pétroliers, Aïn Zalah et Batma, près de Zoumar.
C'est un grave revers pour les forces kurdes en Irak. La prise de Sinjar, ville de 310 000 habitants située à 50 km de la frontière syrienne, vient renforcer la constitution d'un califat islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Sinjar accueillait par ailleurs plusieurs dizaine de réfugiés chassés des villes prises par les islamistes, notamment des Turcomans chiites, qui ont de nouveau dû fuir vers Dohouk, au Kurdistan irakien.
Par ailleurs, dans la nuit de vendredi à samedi, 23 soldats des forces gouvernementales irakiennes ont été tués à Jourf al-Sakhr, sur la route reliant les bastions insurgés aux villes saintes chiites au sud de Bagdad.
Pour l'instant, les forces kurdes se seraient repliées dans les montagnes, en attendant de recevoir des renforts. Selon certaines sources sur place, mais cette information reste à confirmer, les forces de l'Etat Islamique auraient peu après leur arrivée détruit le sanctuaire de Sayyeda Zeinab, fille de l’imam Ali et figure vénérée de l’islam chiite.Ici Irak : deux nouvelles villes prises par les djihadistes, 200 000 personnes en péril
Et, pour mémoire :
Lien permanent Catégories : Actualité, Belgique, Eglise, Ethique, Foi, International, Islam, Justice, Persécutions antichrétiennes, Politique, Témoignages -
BXL, 6 août : rassemblement de soutien aux Chrétiens d'Orient

-
De retour d'Irak, la délégation de l'épiscopat français témoigne
Communiqué de presse
Paris, le vendredi 1er août 2014
Chrétiens d’Irak : retour de la délégation de la CEF
Le Cardinal Barbarin, Mgr Dubost et Mgr Gollnisch sont de retour ce 1er août de leur voyage comme émissaires de l'Eglise catholique en France auprès des chrétiens d'Irak, accueillis par le Patriarche Chaldéen Louis-Raphaël Sako.
Dans une interview, recueillie sur place par Natalia Trouiller, responsable de la communication du diocèse de Lyon, et publiée sur le site eglise.catholique.fr, ils reviennent sur ces nombreuses rencontres, qui les ont profondément marqués. (...)
Ce qui a beaucoup frappé Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry et Président du Conseil pour les relations interreligieuses de la CEF, « c’est de trouver des gens qui ont tout perdu en raison de leur foi : ils demandent justice, mais sans haine ni appel à la vengeance. L’immense solidarité du peuple irakien m’a aussi frappé : paroisses, écoles, salles communes, maisons, toutes les portes se sont ouvertes pour les déplacés ». (...)
C’est bien pour être à l’écoute des chrétiens en Irak que cette délégation de l’Eglise en France a été organisée mais plus que jamais, tout est à poursuivre ! N’oublions pas les chrétiens d’Orient !
Merci de relayer dans vos medias ces témoignages.
Mgr Bernard Podvin - Porte-parole des évêques de France
Interview des trois membres de la délégation de la CEF auprès des catholiques irakiens
Que souhaitiez-vous faire par ce voyage auprès des communautés chrétiennes d’Irak ?
Mgr Dubost : Personnellement, j’avais 4 buts : tout d’abord, porter à la connaissance des catholiques irakiens l’immense souci des catholiques français à leur égard. Ensuite, nous mettre à l’écoute de ce qu’ils ont vécu et de leurs besoins immédiats. Puis aider à la mobilisation de ce qui est à faire maintenant. Enfin, aider à une réflexion à long terme sur l’avenir de l’Irak multiculturel. (...)
Considérez-vous que vous avez accompli votre mission ?
Mgr Barbarin : Nos espérances ont été dépassées. Nous voulions écouter les gens, nous avons entendu des témoignages tous les jours, plusieurs fois par jour. Quantité d’histoires personnelles bien concrètes. Nous en avons plein les yeux, les oreilles et le coeur, à raconter !
Ce qui me touche, ce que je garde de ce voyage, ce sont 2 remarques : une du patriarche, « De jour en jour, grâce à votre venue, on voyait leur espérance grandir » ; et une de Mgr Youssef Thomas, « Avant nous étions sans voix ; maintenant, enfin, nous avons une voix».
Mgr Dubost : Ce qui m’a beaucoup frappé, c’est de trouver des gens qui ont tout perdu en raison de leur foi : ils demandent justice, mais sans haine ni appel à la vengeance. L’immense solidarité du peuple irakien m’a aussi frappé : paroisses, écoles, salles communes, maisons, toutes les portes se sont ouvertes pour les déplacés. « Ils me demandent même ce que je veux manger !» témoignait une femme reçue dans le village de Malabrwan. Cela apporte quelque chose de fondamental dans le témoignage de la foi.
Mgr Gollnisch : Moi ce qui me frappe, ce sont ces gens qui ont accepté de tout perdre en raison de foi. Nous n’avons reçu aucun témoignage d’apostasie, pas même une rumeur. On sent aussi que beaucoup de musulmans sont choqués par ce qui se passe à Mossoul. L’un d’eux l’a même payé de sa vie : le professeur Mahmoud Al-Asali.
Nous avons été aussi les témoins complices du ministère paternel du patriarche Sako, un homme exceptionnel. On sent force des liens qui l’unissent à son peuple.
Mgr Dubost : …et la force et le courage de cet homme qui appelle sans cesse à se battre sans les armes de la violence, et qui se fait applaudir par ces gens qui ont tout perdu !
Mgr Gollnisch : Ce voyage nous a permis aussi de percevoir à quel point ces gens sont très proches de nous. Il y a la barrière de la langue, mais on les sent dans une grande proximité avec nous, au niveau de la foi.
Mgr Barbarin : On a entendu l’expression de vraies souffrances, de blessures profondes : « Pourquoi ils nous persécutent ? Pourquoi ils ne nous aiment pas ? » Mais pas de désir de vengeance. De la lassitude, oui : ils ont été chassés du Kurdistan, puis de Mossoul… certains ont vécu trois, quatre, cinq exils… Ils se demandent : « Jusqu’à quand ? »
Mgr Dubost : Il y a un dilemme profond dans le coeur de beaucoup : partir ou rester ? Le patriarche Sako leur dit : « Vous êtes libres, mais c’est notre pays ». Les personnes que nous avons rencontrées ne veulent pas partir, elles subissent l’idée de devoir partir. Ce n’est pas du tout la même chose.
Mgr Barbarin : Nous avons été touchés aussi par ces députés chiites, sunnites qui disent : « Vous devez rester, nous avons besoin des chrétiens pour reconstruire notre pays ».
Mgr Dubost : Ils ont perdu papiers, travail, maison, argent, bijoux, souvenirs, logement, avec une question de survie immédiate : hier nous avons vu 24 personnes logées dans une salle de classe : où seront-elles dans un mois, quand l’école fera sa rentrée ?
Mgr Gollnisch : Contrairement aux rumeurs qui ont pu circuler, les chrétiens n’ont pas été tués. Ils ont en revanche été profondément traumatisés, atteints dans leur dignité.
Mgr Barbarin : Une coiffeuse, qui a sauvé ses bijoux en profitant de l’heure de la rupture du jeûne de Ramadan pour quitter Mossoul est aussi abîmée que ceux qui ont tout perdu. Mais toujours cette dignité : « je veux travailler, je ne veux pas l’aumône ».
Mgr Dubost : Le souci des enfants. Je pense à cet homme à qui on a refusé de rendre son fils tant qu’il n’aurait pas retourné la moindre de ses poches. Il a dû arracher son enfant à ses bourreaux.
Mgr Gollnisch : Ce voyage permet aussi de remettre les pendules à l’heure : non, ce n’est pas un combat des musulmans contre les chrétiens. C’est bien plus complexe. Le dernier attentat qui ait visé les chrétiens, avant la prise de Mossoul, c’est en 2010 dans la cathédrale de Bagdad : mais depuis, il n’y a pas eu d’attentat contre eux. En revanche, il y a une bombe par semaine dans les mosquées. Certains, chrétiens ou non, irakiens ou pas, appellent à créer des zones basées sur l’ethnie ou la religion : une région sunnite, une région chiite, une région kurde, une turkmène, et pourquoi pas une enclave chrétienne (bien qu’ils soient si peu nombreux que c’est impensable). Ce n’est pas la solution. Si l’on se met à créer des enclaves monoethniques ou monoreligieuses, forcément cela débouchera tôt ou tard sur la guerre. Regardez l’exemple de la Première guerre mondiale : en 1918, on dit « plus jamais ça », et on redessine l’Europe en mettant les Italiens avec les Italiens, les Allemands avec les Allemands, etc. Le résultat ? Moins de 30 ans plus tard, une nouvelle guerre terrible. C’est obligé : si une nation se base sur une culture rigoureusement unique, elle va forcément à un moment ou à un autre réclamer tel ou tel morceau de territoire qui lui a appartenu à un moment de son histoire.
La beauté et la force des chrétiens d’Orient, c’est qu’ils permettent un dialogue.
Maintenant que vous êtes rentrés, que va-t-il se passer ?
Mgr Gollnisch : Il y a trois niveaux d’action. Le premier, c’est l’aide d’urgence : il faut appeler aux dons des fidèles en concertation avec la Congrégation pour les Eglises orientales. Il faut trouver des structures d’accueil d’ici l’hiver.
Ensuite, ce n’est pas à l’Eglise seule d’assumer des dizaines de milliers de personnes déplacées. Il faut mobiliser l’opinion et les structures internationales. Communiquer sur ce qui se passe.
Enfin, on ne pourra pas faire l’économie d’un travail en profondeur qui est aussi un travail de mémoire. Il faut qu’ils écrivent ce qui s’est passé. On ne peut que remarquer que nous allons célébrer le centenaire du génocide arménien et que nous assistons à des attitudes qui s’apparentent à ce qui s’est passé. Cette fois il n’y a pas de morts, mais il y a bel et bien épuration. Ce travail de mémoire est essentiel car c’est lui qui nous aidera à ne pas considérer que la situation à Mossoul est définitive. Regardons les choses en face : Il n’y a aucun Etat islamique à Mossoul, il y a un Etat islamique autoproclamé. Ce sont des bandes qui se proclament propriétaires de Mossoul, ce sont des occupants sans titres, illégitimes. Il est hors de question de les reconnaître ni de sembler accréditer la thèse selon laquelle ils sont chez eux !
Mgr Dubost : Cette actualité dramatique a révélé la capacité de prière des catholiques français. Il faut montrer que cette capacité est pérenne. Il faut aussi que nous réfléchissions au lien social dans notre propre pays. Si nous montrons que nous sommes capables de vivre ensemble, ce sera un témoignage pour eux. Enfin, je suis frappé par le nombre d’analyses basées sur du ressenti plus que sur des faits. Chacun utilise les chrétiens d’Orient contre quelque chose : contre les évêques, contre les musulmans, etc. Il nous faut nous former, et ne pas instrumentaliser. La situation à Mossoul est suffisamment tragique pour qu’on ne raconte pas n’importe quoi, par exemple que des chrétiens y ont été tués ! Nous devons éduquer à la paix en étant le plus vrai possible (...)
Mgr Gollnisch : J’ai fait plus de 40 conférences sur les chrétiens d’Orient, et à chaque fois les églises étaient pleines. On sent bien que les catholiques français s’interrogent sur leur propre foi à la lumière du témoignage de nos frères irakiens. Comme l’a dit le patriarche Sako : « Vous les Français, soyez forts dans votre foi ! »
En guise de conclusion, que diriez-vous ?
Mgr Dubost : Soutenons l’OEuvre d’Orient. Nous avons vu l’immensité de leur travail, le réseau de liens tissés de longue haleine, l’estime dont ils jouissent sur place, l’intelligence des projets qu’ils portent. Il faut absolument les soutenir.
Propos recueillis par Natalia Trouiller
Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, Foi, International, Persécutions antichrétiennes, Religions, Témoignages