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Spiritualité - Page 282

  • Une lumière qui dérange et réjouit (homélie du 4e dimanche de carême)

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    homélie du 4e dimanche de carême A, 22 mars 2020

    (une homélie entièrement dédiée à mes «paroissiens web», car je ne prêchais pas aujourd’hui)

    éclipse de mars 2015

    Aujourd’hui, Jésus, la lumière du monde, guérit un aveugle de naissance (Jn 9). La boue dont il enduit les yeux de l’aveugle nous renvoie à la poussière à partir de laquelle Dieu crée l’humanité (Gn 2,7), à laquelle s’ajoute ce qui vient de l’humanité du Fils de Dieu lui-même, ici sa salive. Si Dieu guérit cet homme, c’est parce qu’il est le Créateur et parce qu’il s’est risqué lui-même dans le monde, il s’est fait homme tout entier. Ô Jésus, donne-nous de savoir que tu es proche de nous, que tu ne nous regarde pas de loin mais que tu as visité toute notre humanité !

    La façon dont Jésus a guéri cet aveugle suscite diverses attitudes. L’aveugle découvre Jésus et croit en lui. Il y en a beaucoup qui s’interrogent, restent perplexes, sans trop se positionner, comme beaucoup aujourd’hui qui sont prêt à toujours passer à autre chose. Enfin il y en a d’autres qui s’opposent clairement à ce geste de miséricorde car il fut fait un jour de sabbat. Cette frange-là des pharisiens1 poursuivra son opposition à Jésus jusqu’à le conduire à la croix avec l’aide des grands prêtres.

    Cette tension croissante entre Jésus et les figures du judaïsme officiel a fait dire à beaucoup que Jésus s’était opposé à la religion établie, et qu’aujourd’hui encore l’Évangile ne peut pas être vécu à l’intérieur d’une « religion ». Il ne faudrait pas en rester à cette analyse superficielle. Car ce que Jésus pointe comme gros problème chez les pharisiens ou les grands prêtres ce n’est pas de faire partie de la religion établie, mais de penser qu’on peut servir Dieu sans y mettre son cœur. Par toute son attitude, Jésus montre avec quelle tendresse le Père cherche le cœur de l’homme pour l’unir à lui. À chaque pécheur il lance l’appel à la conversion. Personne n’est trop loin, trop perdu, trop pécheur pour revenir à Dieu. Dieu ne pactise pas avec le péché, mais il fait la fête au pécheur retrouvé, au pécheur qui accepte enfin de vivre de sa vie, de marcher sur ses chemins. Au contraire, la dureté du cœur devient un péché grave qui empêche de connaître la venue de Dieu et qui ferme à son action. « Le Seigneur regarde le cœur », disait-il au prophète Samuel (1 S 16,7). Voilà le point d’achoppement entre Jésus et les autorités religieuses.

    La religion peut fonctionner sans cœur. C’est un danger dont elle doit se garder, ce qui nécessite de toujours revenir à l’intériorité, à la tendresse et à la miséricorde. Mais le cœur seul ne suffit pas, car il ne garantit pas de nous ouvrir efficacement à Dieu. Croire en Dieu comme on le sent, coupé du christianisme officiel, ne fait pas connaître l’appel de Dieu, ne mène finalement pas à Dieu mais seulement à nous-mêmes — or nous sommes grands, à l’image de Dieu, mais aussi entachés de ténèbres que nous ne pouvons pas éclairer seuls. Qu’est-ce qui m’assure que c’est bien à Dieu que je m’ouvre et pas à une construction personnelle qui m’arrange bien pour le moment et que je divinise ? Qu’est-ce qui m’assure que je ne suis pas en train de croire pour me rassurer, pour me donner une béquille ? C’est bien le christianisme — comme religion du Dieu qui s’est fait homme et qui a parlé sur la Terre — qui réalise cela, avec ses dogmes contraignants et avec ses rites établis qui me conduisent loin hors de mes attentes spontanées. Et lorsque je m’ouvre au vrai Dieu plutôt qu’à mon petit divin de carnaval, alors la lumière peut pénétrer peu à peu au plus profond de mes ténèbres. Alors je marche de joies en joies, même s’il faut que je me dépouille de beaucoup de choses qui faisaient mon confort intérieur. Dieu est si grand, et nous sommes à son image !

    1Saint Jean n’y ajoute pas les scribes ou les anciens car il les assimile dans le terme « pharisiens ». Il utilise aussi le terme « juifs » pour désigner les opposants à Jésus.

  • Coronavirus : le Doyenné de Liège-Ville a communiqué l’horaire des églises de Liège restant ouvertes aux visites individuelles de prière

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    Églises de Liège ouvertes pour la méditation personnelle:

    La Cathédrale Saint-Paul

    tous les jours de 8h00 à 17h00

    Rive gauche :

    • Saint-Denis

    → tous les jours de 10h à 12h

    • Saint-Sacrement

    → tous les mardis de 17h à 19h

    → tous les jeudis de 10h à 12h et de 14h à 17h

    → tous les vendredis de 12h à 14h

    → tous les samedis et tous les dimanches de 14h00 à 17h00

    • Sainte-Marie des Anges

     → tous les jours de la semaine de 9h à 16h

    → tous les samedis de 9h à 12h

    • Saint-Gilles

    → tous les jours de 9h à 12h

    Rive droite :

    • Notre-Dame du Rosaire Bressoux

    → sas d’entrée ouvert tous les jours de 9h à 17h

    JPSC

  • Comme un Samedi Saint prolongé...

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    Le témoignage d'un ami, Joseph B. :

    Oui, nous sommes confinés. Curieuse situation en effet.

    Personnellement je vis cela comme un samedi saint prolongé (et pas spécialement comme un carême forcé, selon le mot de beaucoup d'autres) : 

    un grand silence, recueillement, pas ou très peu de mouvement, temps d'attente, nul ne sait encore de quoi demain sera fait

    mais après le samedi saint il y a la nuit pascale, la résurrection, la mort vaincue, une lumière éclatante, le jaillissement de la vie en Jésus-Christ.

    Et cela me réjouit profondément.

    Alors oui j'ai confiance, entre les mains de Jésus, la tendresse de Marie, et l'attention de mon saint Patron.

    Seigneur, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !
  • Coronavirus : Le « Dio vi Salvi Regina » diffusé dans les rues d’Ajaccio

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    En souvenir du vœu que firent les « Magnifiques Anciens » d’Ajaccio - les responsables de la ville – de consacrer la ville à Notre-Dame de Miséricorde, alors que la peste sévissait dans l’Italie voisine, ce vœu, renouvelé et diffusé publiquement mercredi dernier dans les rues de la capitale de la Corse en la fête de la Madonuccia, revêt une importance toute particulière en ces temps de pandémie. « Dio vi salvi, Regina / E Madre universale / Par cui favor si sale / Al Paradisu », « Que Dieu vous garde, Reine, / Et Mère universelle / Par qui on s’élève / Jusqu’au Paradis. » ...

    JPSC

  • Carême et confinement; feuillet du samedi 21 mars : Récits et expériences eucharistiques; "La faim du pauvre"

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    2020_03_21_09_45_00_Greenshot.pngTélécharger le PDF

  • L'équipe de la Basilique Notre-Dame d'Avioth nous invite à prier avec elle; commençons par la prière à Marie en ce samedi 21 mars

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    AVIOTH À DOMICILE

    À l’heure du coronavirus, l’Équipe de la Basilique vous rejoint dans la prière. Un confinement ne doit pas nous empêcher de nous recueillir auprès de Notre Dame d’Avioth. Au contraire : il doit être l’occasion de nous transporter autrement. Voici donc une prière quotidienne, préparée par l’Abbé Daniel Vannesson, curé de la basilique.

    samedi 21 mars – prière avec Marie

    C’est peut-être ce samedi après-midi que vous seriez venu visiter la basilique ; occasion, pour certaines et certains parmi vous, de déposer leur prière entre les mains de Marie. Que nous soyons touriste ou pèlerin, l’entrée dans la basilique nous met sur le chemin de la prière.

    C'est ICI

  • Comment saint Charles Borromée, archevêque de Milan, affrontait l'épidémie

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    De Roberto de Mattei sur le site "Correspondance européenne" :

    Coronavirus: comment Saint Charles Borromée a affronté l’épidémie de son époque

    Saint Charles Borromée (1538-1584), cardinal de la Sainte Eglise Romaine et archevêque de Milan de 1565 à 1583, a été défini, dans le décret de sa canonisation, comme « un homme qui, tandis que le monde lui sourit et le flatte abondamment, vit comme crucifié au monde, vit de l’Esprit, méprisant les choses terrestres, cherchant continuellement les choses du Ciel, imitant sur terre, dans ses pensées et dans ses actes, la vie des anges » (Paul V, Bulle Unigenitus du 1er novembre 1610).

    La dévotion aux anges a accompagné toute la vie de Saint Charles, que le comte d’Olivares, Enrique de Guzmán, ambassadeur de Philippe II à Rome, a défini comme un être « plus ange qu’homme » (Giovanni Pietro Giussano, Vita di San Carlo Borromeo, imprimerie de la Chambre apostolique , Rome 1610, p. 441). De nombreux artistes, tels que Teodoro Vallonio à Palerme et Sébastien Bourdon à Fabriano, ont représenté dans leurs tableaux Saint Charles Borromée contemplant un ange qui remet son épée sanglante dans son fourreau, pour illustrer la fin de la terrible peste de 1576.

    Tout a commencé en août de cette même année. Milan était en liesse pour accueillir l’infant don Juan d’Autriche, qui passait par la ville avant de rejoindre les Flandres, dont il avait venait d’être nommé gouverneur. Les autorités de la ville étaient tout absorbées par leurs préparatifs pour recevoir en grande pompe le prince espagnol. De son côté, Charles Borromée, archevêque depuis six ans du diocèse, suivait avec inquiétude les nouvelles qui lui parvenaient de Trente (Tyrol Sud), de Vérone, de Mantoue, où la peste avait commencé à faire des victimes. Les premiers cas éclatèrent à Milan le 11 août, juste le jour où Don Juan d’Autriche devait y faire son entrée. Le vainqueur de Lépante, suivi du gouverneur Antonio de Guzmán y Zuñiga, s’éloignèrent de la ville, tandis que Charles, qui se trouvait à Lodi pour les funérailles de l’évêque, se précipita à Milan. La confusion et la peur régnaient à Milan, et l’archevêque se consacra entièrement à aider les malades, à ordonner des prières publiques et privées. Dom Prosper Guéranger résume ainsi son inépuisable charité :  «  Les autorités locales faisant défaut, il a organisé les services sanitaires, il a fondé ou rénové des hôpitaux, il a recherché des fonds et des équipements, décrété des mesures de prévention. Et surtout, il a organisé et dispensé l’assistance spirituelle, la présence auprès des malades, l’enterrement des morts, l’administration des Sacrements aux habitants confinés chez eux par mesure de prudence. Sans crainte d’être contaminé, il a payé de sa personne, visitant les hôpitaux, prenant la tête des processions de pénitence, se faisant ” tout à tous “, comme un père et comme un vrai berger » (L’Année liturgique – II. Pâques et après la Pentecôte, Paoline, Alba 1959, p. 1245-1248).

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  • Le cardinal Gerhard Müller commente le coronavirus, occasion de se tourner vers Dieu

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    De Maike Hickson sur LifeSiteNews :

    Il est temps de «placer toute notre espérance en Dieu»: l’ancien responsable de la doctrine du Vatican commente le coronavirus

    "Le croyant sait: notre vie est entre les mains de Dieu", écrit le cardinal Müller lors du verrouillage de Rome.

    Jeu.19 mars 2020

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    Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a écrit une petite réflexion spirituelle (voir la réflexion complète ci-dessous) sur la situation mondiale depuis le début de la crise des coronavirus.

    Il nous rappelle qu'en tant qu'êtres humains, nous nous rappelons maintenant nos limites, malgré nos progrès médicaux et autres.

    "Bien que la situation ne soit certainement pas comparable aux dangers et à l'agitation de la guerre, l'expérience de l'impuissance est similaire", écrit le cardinal allemand.

    Mais cette situation peut aussi devenir une occasion de se tourner vers Dieu.

    «Il y a aussi une chance, explique-t-il, de réfléchir à ce qui est important sans que notre attention soit distraite par les nombreuses distractions de la vie moderne.»

    Le cardinal Müller conclut: «Maintenant, pendant le Carême avant Pâques, mettons toute notre espérance en Dieu. Son Fils est le Serviteur de Dieu tel que prophétisé dans l'Ancien Testament qui «a porté nos maladies et a porté nos douleurs».

    «Et nous confessons donc Jésus:« Par ses blessures, nous sommes guéris », ajoute-t-il.

    ***

    Confiance en Dieu en temps de crise

    Par le cardinal Gerhard Müller, Rome

    Le coronavirus mortel s'est propagé et a envahi presque le monde entier. Il n'y a toujours pas de vaccin qui pourrait empêcher la propagation de la maladie contagieuse et guérir les personnes touchées.

    Les dirigeants politiques prennent toutes les mesures à leur disposition pour protéger la population. Ils restreignent la vie publique et invitent les gens à éviter autant que possible les contacts sociaux. Les scientifiques des laboratoires travaillent intensément pour trouver un antidote à cette maladie insidieuse, qui a déjà coûté la vie à des milliers de personnes.

    Bien que la situation ne soit certainement pas comparable aux dangers et à l'agitation de la guerre, l'expérience de l'impuissance est similaire. Personne ne sait si et quand cela l'affectera ou si des personnes proches de lui seront en danger. Comme en période de peste et de choléra, de récoltes ratées et de famines, nous ressentons à nouveau les limites de nos possibilités. Tout le monde le sait: les possibilités de se protéger des infections sont limitées. Il n'y a aucune garantie que cela ne m'affectera pas. Nous sommes assis à la maison et passons le temps. Beaucoup d'entre nous s'ennuient et manquent de possibilités d'activité au travail et pendant leurs loisirs.

    Mais lorsque nous sommes renvoyés à nous-mêmes de cette manière, il y a aussi une chance de réfléchir sur ce qui est important sans que notre attention soit distraite par les nombreuses distractions de la vie moderne.

    Le croyant le sait: notre vie est entre les mains de Dieu. Nous n'avons pas de domicile permanent sur terre. Après notre mort, nous devrons répondre devant le siège du jugement de Dieu de nos actes et de tout le cours de notre vie. Mais nous pouvons compter sur la miséricorde de Dieu dans la vie et la mort, si seulement nous nous y confions.

    Même si nous faisons tout ce qui est humainement possible en médecine et utilisons la raison que Dieu nous a donnée pour optimiser les conditions de vie humaine, nous atteignons toujours les limites de nos possibilités. Nous ne savons pas quand, mais nous savons que l'heure de prendre congé de ce monde viendra.

    L'apôtre Paul a toute la misère de l'humanité sous les yeux lorsqu'il écrit à la jeune communauté chrétienne de Rome: "J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. (...) La création garde l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu." (Romains 8: 18-21).

    A présent, plaçons, pendant le Carême avant Pâques, toute notre espérance en Dieu. Son Fils est le Serviteur de Dieu comme prophétisé dans l'Ancien Testament qui «a porté nos maladies et a porté nos douleurs». Nous confessons donc Jésus: «Par ses blessures, nous sommes guéris» (Ésaïe 53: 4seq).
    Utilisons le temps à la maison pour réfléchir: qui suis-je? Comment puis-je servir la communauté avec mes talents dans la vie? Est-ce que j'aime Dieu de tout mon cœur et de toute mon âme et est-ce que j'aime mon prochain comme moi-même? Est-ce que je mets mon espérance en Jésus-Christ seul, dans la vie et la mort?

    Avant sa souffrance et sa mort sur la croix, Notre-Seigneur a réconforté ses disciples dans leur peur et leur confusion avec les mots: «Dans le monde, vous êtes dans la tribulation. Mais ayez courage: j'ai vaincu le monde. » (Jean 16:33).

  • Du Jeudi Saint au jour de Pâques : des célébrations en l'absence des fidèles

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal la Croix (extraits) :

    Dans un décret, la Congrégation pour le culte divin décide d’aménager les prescriptions concernant le triduum pascal pour que les célébrations du Jeudi saint au jour de Pâques puissent se faire en l’absence des fidèles.. 

    Dans le décret, la Congrégation pour le culte divin, soulignant que « le cœur de l’année liturgique (…) ne peut être transféré », décide d’aménager les prescriptions concernant le triduum pascal pour que les célébrations du Jeudi saint au jour de Pâques puissent se faire en l’absence des fidèles.

    Il est toutefois conseillé aux évêques et curés de prévenir leurs fidèles de l’heure de leurs célébrations « de manière à ce qu’ils puissent s’y unir en prière depuis leur domicile » ; des retransmissions directes, et non enregistrées, « peuvent y aider ».

    Messe chrismale reportée

    Des prescriptions concernent également chacune des célébrations du triduum pascal, à commencer par la messe chrismale, où les prêtres réunis autour de l’évêque réitèrent leurs engagements : « l’évêque a la possibilité de la reporter à une date ultérieure », explique le dicastère responsable de la liturgie.

    En ce qui concerne le Jeudi saint, les prêtres d’une même paroisse pourront concélébrer, sans fidèles, la messe de la Cène où le lavement des pieds sera omis, de même que la procession finale du Saint-Sacrement. Les prêtres confinés pourront aussi célébrer seuls ou, s’ils n’en ont pas la possibilité, prier à la place l’office des vêpres.

    Vendredi saint, évêques et prêtres célébreront seuls l’office de la Passion. « L’évêque aura soin d’établir une intention spéciale pour les malades, les morts et ceux qui se trouvent en état de détresse. » Le traditionnel chemin de croix pourra être reporté aux 14 et 15 septembre, fête de la Croix glorieuse et mémoire de Notre-Dame des douleurs.

    Vigile pascale sans fidèles

    Enfin, pour la vigile pascale, la Congrégation pour le culte divin prescrit de simplement allumer le cierge pascal, sans l’allumage et la bénédiction du feu ni la procession. Viendra ensuite l’annonce de la Pâque (Exsultet) suivie de la liturgie de la Parole.

    « Pour la liturgie baptismale, on renouvellera seulement les promesses baptismales », ajoute le dicastère dirigé par le cardinal Robert Sarah, sans donner de précision pour les baptêmes prévus cette nuit-là.

    Les monastères et autres communautés religieuses devront se conformer aux décisions des évêques diocésains.

  • Seigneur, je ne sais pas prier

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    Qu’est-ce que prier ? Le site web « Pro Liturgia » nous propose à ce sujet un bel enseignement de Joseph Ratzinger-Benoît XVI qui nous comble au centuple du petit effort d’attention qu’il suppose. A lire en ces temps de silence que nous impose l’état de siège décrété face à la pandémie du « coronavirus » :

    VE PN 107 413952581.png« En ces jours où l’épidémie de coronavirus gagne du terrain, où tous les rassemblements sont supprimés et par conséquent aussi nos messes dominicales, n’est-ce pas le moment favorable pour prendre le temps de la prière solitaire, si ce n’est à l’église devant le Saint Sacrement, du moins chez soi, en fermant la porte de sa chambre ? Et peut-être faut-il redécouvrir d’abord le sens de la prière chrétienne de façon plus générale.

     On peut relire à cet effet une méditation donnée au cours du carême 1983 par le cardinal Joseph Ratzinger devant le pape Saint Jean-Paul II et le Collège des cardinaux à Rome (in “Le Ressuscité”, Desclée de Brouwer 1986). En voici de larges extraits :

    Le Cardinal Ratzinger s’appuie dans son texte sur des passages des Evangiles évoquant ce thème de la prière. Et tout d’abord sur celui de saint Matthieu :

    « Dans l’Evangile, Jésus nous invite à la prière : « Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira » (Mt 7, 7). Ces paroles de Jésus sont très précieuses, parce qu’elles expriment la véritable relation entre Dieu et l’homme, et parce qu’elles répondent à un problème fondamental de toute l’histoire des religions et de notre vie personnelle. Est-il juste et bon de demander quelque chose à Dieu ? Ou bien l’unique réponse correspondant à la transcendance et à la grandeur de Dieu ne consiste-t-telle pas à le glorifier, à l’adorer, à lui rendre grâce, en une prière qui sera donc désintéressée ? Si nous demandons au Dieu de l’univers des biens pour notre vie, n’est-ce pas peut-être le signe d’une idée archaïque de Dieu et de l’homme, un égoïsme plus ou moins sublime ? Jésus ignore cette crainte. Jésus n’enseigne pas une religion pour élites, totalement désintéressée. L’idée de Dieu que Jésus nous enseigne est différente : son Dieu est très humain ; ce Dieu est bon et puissant. La religion de Jésus est très humaine, très simple ; c’est la religion des simples : « Je te rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, car tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et tu les as révélées aux petits » (Mt 11, 25).

    HugoVanDerGoes-Portinari-TheAdorationoftheShepherds(detail)6.JPGLes petits, ceux qui ont besoin de l’aide de Dieu et le disent, comprennent beaucoup mieux la vérité que les intelligents qui, en refusant la prière de demande et en n’admettant que la louange désintéressée de Dieu, construisent une autosuffisance de l’homme qui ne correspond pas à son indigence (…). Derrière cette noble attitude qui ne veut pas déranger Dieu avec nos petits malheurs, se cache le doute suivant : Dieu a-t-il le pouvoir de répondre aux réalités de notre vie terrestre ? Dans le contexte de notre conception moderne du monde, ces problèmes des « intelligents et des sages » apparaissent très fondés. Le cours de la nature est ordonné par les lois naturelles créées par Dieu. Dieu n’est pas un Dieu arbitraire ; si ces lois existent, comment pouvons-nous attendre de Dieu une réponse aux nécessités quotidiennes de notre vie ? Mais, par ailleurs, si Dieu n’agit pas, s’il n’a pas pouvoir sur les événements concrets de notre vie, comment Dieu reste-t-il Dieu ? Et si Dieu est amour, l’amour ne trouvera-t-il pas une possibilité de répondre à l’espérance de celui qui aime ? Si Dieu est amour, et s’il ne pouvait nous aider dans notre vie concrète, l’amour ne serait pas l’ultime pouvoir du monde, l’amour ne serait pas en harmonie avec la Vérité. Mais si l’amour n’est pas le pouvoir suprême, qui donc est, ou qui possède, le pouvoir suprême ? Et si amour et Vérité s’opposent, que devons-nous faire : suivre l’amour contre la Vérité, ou suivre la Vérité contre l’amour ? Les commandements de Dieu, dont le noyau est l’amour, ne seraient plus vrais. Quelles contradictions fondamentales ne trouverions-nous pas alors au centre de la réalité ? Certainement, ces problèmes existent et accompagnent l’histoire de la pensée humaine ; l’impression que la puissance, l’amour et la Vérité ne coïncident pas et que la réalité se signale par une contradiction fondamentale parce qu’elle est tragique en soi - cette impression, dis-je, s’impose à l’expérience humaine. La seule pensée humaine ne peut résoudre le problème, et toute philosophie ou religion purement naturelle reste tragique. « Demandez, et on vous donnera ». Ces paroles si simples de Jésus répondent aux questions les plus profondes de la pensée humaine, avec la sécurité que seul le Fils de Dieu peut donner. »

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  • Une prière pour communier spirituellement à défaut de recevoir la communion

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    La prière de communion spirituelle du cardinal Merry del Val, dite par le Pape chaque matin, avec et pour tous les téléspectateurs et internautes qui suivent la messe à Sainte-Marthe.

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