Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Spiritualité - Page 482

  • Candide et le pape François

    IMPRIMER

    Faut-il vous l'avouer ? Le gestionnaire de ce blog est bien perplexe devant tout ce qui se dit et s'écrit au sujet du pape François. Les réticences des uns, les dithyrambes des autres lui ôtent toute envie d'y aller de son pauvre petit couplet. Aussi ne résiste-t-il pas au plaisir de vous livrer ce message du Père Guitton, reçu "cinq sur cinq", et qui lui semble dire, bien mieux qu'il n'aurait pu le faire, ce qu'il est "juste et bon" de professer au milieu de cette effervescence médiatique qui en trouble plus d'un.

    Du P. Louis-Marie Guitton, responsable de l'Observatoire Sociopolitique du Diocèse de Fréjus-Toulon :

    CANDIDE AU PAYS DES PAPES

    Il n’y a visiblement pas besoin d’être vaticanologue chevronné ou vaticaniste averti pour écrire une chronique sur le Pape François, au vu des innombrables éditoriaux dont il a déjà fait l’objet, jusque dans Libé. Candide s’émerveille des effets produits par le style et la prédication du nouveau Pontife, surtout chez les catholiques eux-mêmes. Il n’en finit pas de s’étonner des lectures étranges qu’en font les fils de l’Eglise.

    Cela faisait longtemps que la côte de popularité du Pape n’avait pas atteint de tels sommets. Après tout, il est normal que tout nouvel élu ait droit à sa lune de miel. Mais à force de côtoyer les sommets, on s’interroge sur cette longévité, qui met loin derrière le buzz le mieux réussi. Alors chacun y va de son analyse pour expliquer ce que le Pape a dit, ce qu’il a voulu dire, ce qu’il dira et comment il le dira, ce qu’il est en train de faire, ce qu’il pourrait faire…

    Ce Pape « commence en effet à poser un sérieux problème » : il n’est pas prévisible, jamais où on l’attend… un po’ furbo, comme il le dit lui-même. Comme si cela devait faire partie des qualités papales. Après tout, plutôt que de demander ce que cela signifie « avoir élu un pape jésuite », il suffit de regarder. Et puis, cette malice à déjouer les pronostics n’est pas à relier d’abord à un tempérament : si le nom du cardinal Bergolio est arrivé, c’est que peut-être le Saint Esprit y est pour quelque chose. Pas la peine d’évoquer la foi en la troisième personne de la Sainte Trinité si l’on n’est pas prêt à se laisser désorienter : le vent souffle où il veut, mais tu ne sais ni d'où il vient, ni où il va… ! Candide se dit qu’il n’est donc pas forcément utile de chercher à saisir le vent.

    Lire la suite

  • Le syndrome de Jonas

    IMPRIMER

    (Radio VaticanIl faut combattre le ‘syndrome de Jonas’ qui nous porte à penser hypocritement que pour nous sauver nos œuvres suffisent.

    Dans son homélie durant la messe célébrée ce lundi matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, le Pape a déclaré : « Jonas avait les choses bien au clair à l’esprit: la doctrine c’est cela et c’est cela qu’il faut faire, que les pécheurs se débrouillent, moi je m’en vais. Ceux qui vivent selon ce ‘syndrome’, Jésus les appelle hypocrites, parce qu’ils ne cherchent pas le salut de petites gens, des ignorants et des pécheurs. »

    « Et ce ‘ syndrome de Jonas ‘ ne fait pas preuve de zèle pour la conversion des gens, il cherche une sainteté de ‘teinturerie’, belle et bien faite, mais sans ce zèle d’aller annoncer le Seigneur ».

    « Tellement de chrétiens, a fait remarquer le Pape, - et il y en a tellement – pensent qu’ils seront sauvés juste par ce qu’ils auront fait, par leurs œuvres. Les œuvres sont nécessaires, mais sont une conséquence, une réponse à cet amour miséricordieux qui nous sauve. Car les œuvres seules, sans cet amour miséricordieux ne servent à rien. Et ce ‘ syndrome de Jonas ‘ , justement, n’a seulement confiance qu’en la justice personnelle, dans ses œuvres ».

    « Donc, le ‘ syndrome de Jonas ‘, a souligné le Pape, nous pousse à l’hypocrisie, à la suffisance d’être des chrétiens tout propres, parfaits, parce que nous faisons ces œuvres : nous accomplissons les commandements, tout . Mais c’est une sérieuse maladie » ! 

  • Un reportage sur les îles Solovki où naquit le Goulag en 1923

    IMPRIMER

    Le Figaro Magazine consacre un reportage à ce haut lieu de mémoire et de spiritualité de la Russie orthodoxe; à découvrir ici : http://www.lefigaro.fr/international/2013/10/11/01003-20131011ARTFIG00360-les-solovki-iles-sacrees-iles-martyres.php

  • Samedi 12 octobre : plus de 2000 veilleurs à Banneux

    IMPRIMER

    De La Gazette de Liège (Libre Belgique) :

    Sans titre.png

  • Liturgie : embrouilles sur la traduction du « Notre Père »

    IMPRIMER

    D’Anne-Cécile Juillet sur le site de « La Vie » (extraits) :

    C'est un article du Progrès (payant) signé de notre confrère Nicolas Ballet, qui l'a annoncé, hier, quelques semaines avant que l'Eglise ne le fasse: dans la nouvelle traduction française de la Bible liturgique, qui sera diffusée en France par les éditions Mame/Fleurus à partir du 22 novembre prochain, les prêtres, ne liront plus "Et ne nous soumets pas à la tentation", mais "Et ne nous laisse pas entrer en tentation", si l'évangile du jour aborde ce passage tiré des écrits de saint Matthieu ou saint Luc, lorsque le Christ montre à l'humanité comment prier son Père.(…)

    .En effet, cet été, le Vatican a donné son accord à la publication d'une nouvelle traduction française complète de la bible liturgique (qui comprend l'Ancien Testament, les psaumes et le Nouveau Testament), dont la dernière version remontait à 1993.

    Soixante-dix experts issus de différents pays francophones ont travaillé, chacun de leur côté, puis de façon collégiale, pendant près de vingt ans à cette nouvelle traduction. Ils l'ont souhaitée la plus précise, la plus claire et la plus compréhensible possible, tant pour les prêtres que pour les fidèles. Ils ont déposé le fruit de leur travail auprès d'une commission spécialisée au Vatican, avec des centaines de corrections sur l'ancienne version. Le Vatican a lui aussi apporté beaucoup de modifications, avant de parvenir à la version finale.

    La prière récitée du Notre-Père changera-t-elle pour autant? Pour l'instant, il est difficile de le savoir. Pour cela, il faudrait que cette nouvelle traduction soit également validée dans le Missel. Sur ce point, les sources citées par Le Progrès divergent"Oui, c'est absolument certain, elle s'imposera dans le futur missel", disent les uns. "Non, ce n'est pas sûr du tout puisque la commission, au Vatican, qui s'occupe du contenu du Missel romain est distincte de celle qui a validé la nouvelle traduction", estiment d'autres.

    La formule "Et ne nous soumets pas à la tentation" remonte à un accord obtenu entre catholiques, protestants et orthodoxes, entre 1964 et 66, au moment du Concile, et de sa volonté d'ouverture oecuménique. Reste à savoir si la nouvelle traduction fera elle aussi l'unanimité.

    Référence : La traduction française du Notre Père va changer

    De nouveau, comme dans le récent acte « consécratoire » à Notre-Dame de Fatima prononcé hier par le pape François, l’incertitude et la confusion règnent sur ce que l’on veut exactement faire.

    Dans notre enfance préconciliaire on priait : « ne nous laissez pas succomber à la tentation » . Après Vatican II, pour faire plaisir entre autres aux protestants, on introduisit un contresens théologique en traduisant le grec de référence « κα μ εσενέγκς μς ες πειρασμόν » par « ne nous soumets pas à la tentation » (il eût été possible de dire encore : "ne nous soumets pas à l’épreuve", le substantif peirasmos ayant aussi ce sens).

    Sur la question, dans son livre « Que Ton Règne vienne », (Editions de l’Emmanuel, 1998) Monseigneur Léonard, conserve le sens de « tentation » mais explique, un peu longuement, que la formule grammaticale grecque provient d’un hébraïsme mal traduit : «  il s’agit, écrit-il, de bien comprendre l’usage de la négation devant un verbe dont le substantif hébreu est conjugué à la forme causative, celle qui permet de passer de l’idée de « dormir », par exemple, à celle de « faire dormir ». En français, nous avons besoin de deux mots pour le dire. En hébreu, il suffit d’utiliser la forme causative ou factitive du verbe. C’est elle qui permet, dans notre texte, de passer de l’idée de « entrer dans la tentation » à celle de « faire entrer dans la tentation ». Que se passe-t-il si l’on met une négation devant la forme causative de la sixième demande ? Faut-il comprendre « ne nous fait pas entrer dans la tentation » ou bien « fais que nous n’entrions pas dans la tentation » ? Tel est exactement le problème. Pour un Sémite, la réponse est évidente d’après le contexte. La demande signifie : « Fais que nous n’entrions pas dans la tentation ». Exactement comme pour nous en français, si je dis : « je n’écris pas ce livre pour m’amuser », chacun comprend que j’écris effectivement ce livre (la preuve !), en dépit de la négation qui semble affecter  le verbe, mais que ce n’est pas pour m’amuser. Malgré les apparences, la négation ne porte pas sur « écrire », mais sur « pour » . Mais, dans son incommensurable bêtise, un ordinateur aurait pu comprendre que, pour pouvoir m’amuser, je n’écrivais pas ce livre… Qu’a fait ici le premier traducteur grec du « Notre Père » sémitique ? Le grec n’ayant pas de forme causative et ne connaissant pas davantage la tournure française « faire entrer », il a pris un autre verbe qu’ « entrer » , un verbe exprimant d’un seul mot, comme en hébreu, l’idée de « faire entrer », à savoir le verbe grec « introduire » et il a mis une négation devant ! Pour les lecteurs grecs connaissant encore les tournures sémitiques, l’interprétation correcte allait de soi. Mais, par la suite, l’expression allait forcément être mal comprise et prêter à scandale. Le problème est résolu si, instruit de ces petites ambiguités linguistiques, on traduit : « Fais que nous n’entrions pas dans la tentation » ou « Garde-nous de consentir à la tentation ». De ce point de vue, l’ancienne traduction française du « Notre Père » était moins heurtante que l’actuelle (sans être parfaite), puisqu’elle nous faisait dire : « Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ». La même  difficulté existant dans de nombreuses langues européennes, plusieurs conférences épiscopales ont entrepris de modifier la traduction du « Notre Père » en tenant compte du problème posé par la version actuelle. Espérons que les conférences épiscopales francophones feront un jour de même.

    Si nous traduisons correctement la sixième demande (« Garde nous de consentir à la tentation » !) alors tout s’éclaire. Dans la cinquième demande, nous avons prié le Père de nous remettre nos dettes passées. Dans la septième, nous allons lui demander de nous protéger, à l’avenir, du Tentateur. Dans la sixième, nous lui demandons logiquement, pour le présent, de nous préserver du péché en nous gardant de succomber à la tentation. »

    JPSC

  • Edith Piaf : je crois tout simplement

    IMPRIMER

    (Source) À la la suite de la semaine Thérésienne, Le Jour du Seigneur nous propose de découvrir un film de Marie-Christine Gambart, réalisé à l'occasion des cinquante ans de la disparition de "môme Piaf" et diffusé le dimanche 6 octobre à 11h30 sur France 2.

    Par suite d’une guérison reçue enfant à Lisieux, Edith Piaf fut toute sa vie reconnaissante à la « petite Thérèse » qu'elle a mis au cœur de sa vie. 

    Vous pouvez voir ce film (qui dure environ 26 minutes) encore jusqu'au 20 octobre :

    cliquer sur le lien : http://pndgs27.canalblog.com/archives/2013/10/08/28175634.html

  • Quand le pape met l'Eglise en prière aux pieds de Notre-Dame de Fatima

    IMPRIMER

    Sans titre.png

    Sans titre.png

    Sans titre.png

    En direct : http://www.ktotv.com/

    http://www.vatican.va/video/index.html

    L'allocution du papehttp://www.zenit.org/fr/articles/a-la-misericorde-de-dieu-rien-n-est-impossible

  • Le Pape et le diable

    IMPRIMER

    Commentant  le 11 octobre un passage de l'Evangile  de saint Luc (11, 15-16) dans lequel Jésus chasse les démons, le Pape François a, une nouvelle fois, parlé très explicitement de l'existence du « prince de ce monde ». Extraits... « Certains prêtres disent, en lisant ce passage de l'Evangile, que Jésus a guéri une personne d'une maladie psychique. Il est vrai qu'à cette époque on pouvait confondre une épilepsie avec la possession du démon mais, il est aussi vrai qu'il y avait le démon ! Le croyant n'a pas le droit de simplifier en disant que ce n'étaient pas des possédés. Non ! La présence du démon est dans la première page de la Bible et la Bible finit aussi avec la présence du démon, avec la victoire de Dieu sur le démon. Il s'agit donc de ne pas être naïfs. Mais, Père, vous êtes un peu dépassé ! Vous nous effrayez avec toutes ces choses ! Non, ce n'est pas moi ! C'est l'Evangile ! Et ce ne sont pas des mensonges ! C'est la Parole du Seigneur ! Jésus est venu pour donner la libération de l'esclavage du diable sur l'homme. On ne peut pas dire que l'on exagère. Il y a une lutte où se joue le salut, le salut éternel... » Comme on le voit, le Pape prend  l'Ecriture au sérieux. Voilà précisément ce qu'on attend de nos  prêtres et de nos évêques.  A force de considérer comme mythes ce qui est réalité, beaucoup d'ecclésiastiques  «  en état d'ébriété métaphysique », (l'expression est d'André Frossard), n'auront réussi qu'a vider le contenu de la foi de sa substance, pour le plus grand malheur du peuple chrétien qui  est en droit d'attendre autre chose que des messages édulcorés, réduits à l'ici-bas.

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.com

  • Ce week-end, à Rome, le pape accueillera la Vierge de Fatima et lui consacrera le monde

    IMPRIMER

    (selon le VIS) ... le Pape accueillera samedi Place St.Pierre la statue de Notre Dame de Fatima, qui sort exceptionnellement du sanctuaire. La dernière fut le 13 mai 2000 lorsque, dans le cadre du Grand Jubilé, Jean-Paul II s'adressa à la Vierge Marie. Cette fois le 13 octobre a été choisi car c'est en 1917 la dernière apparition de Fatima. Arrivée par avion, la statue sera portée en procession dans la chapelle de la résidence de Benoît XVI puis dans celle de la Maison Ste. Marthe, où le Pape François l'attendra. Le pèlerinage des familles, pour lequel on attend 150.000 familles provenant d'un cinquantaine de pays, se rendra sur la tombe de Pierre le matin et la veillée de prière présidée par le Saint-Père sur la place (à partir de 17 h) débutera par une heure de médiation et, à 16 h, la procession d'entrée de la statue. Après la cérémonie, elle gagnera le sanctuaire marial romain du Divino Amore pour une vénération nocturne. Elle sera ramenée au Vatican le lendemain matin pour la messe présidée à partir de 9 h 30' par le Pape qui, en conclusion récitera la prière d'intercession à la Vierge.

    Sur KTO : 



    10:30 : Direct de Rome - Messe à l'occasion de la journée mariale et Angélus

    A l'occasion de la journée mariale, le pape célèbre une messe Place Saint-Pierre. De façon exceptionnelle la statue de la vierge de Fatima sera amenée au Vatican pour l'occasion.

  • Vient de paraître: Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle 3eme trimestre 2013

    IMPRIMER

    vérité et espérance017.jpg

    SOMMAIRE 

    Editorial : qu’est-ce qui est essentiel pour la foi ? 

    téléchargement (2).jpg 

    L’encyclique « Lumen Fidei » : écrite à quatre mains

    Rio : les remèdes du docteur François

    Rome et la liturgie : sur quel pied danser ?

    Belgique : un nouveau Roi  Philippe, fils spirituel de Baudouin

    Liège accueille Mgr Delville

    Fontgombault : essaimage frontalier

    La K.U.L. va former des imams

    Benoît Poelvoorde : profession de foi

    paque.jpg 

    La vraie prière

    La troisième demande du Pater: « fiat voluntas tua »

    Quand l'Université s'intéresse au chant grégorien:

    Révisons notre catéchisme : Benoît XVI expose le dogme du péché originel…

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. , Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE. 

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:  BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

  • François incite à la vigilance face au démon dont la présence est à prendre au sérieux

    IMPRIMER

    Le Pape François exhorte à la vigilance face au démon (Radio Vatican)



    Nous devons toujours rester vigilants face aux tromperies du démon. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe de ce vendredi matin (11 octobre) en la chapelle de la maison Saint Marthe. Le Pape a souligné que le mal ne peut être vaincu par des comportements « à moitié » et qu’il faut suivre Jésus sans tergiversations. Il a également rappelé que nous ne devons pas confondre, relativiser la vérité dans la lutte contre le démon. 

    Jésus chasse les démons et quelqu’un commence à donner des explications pour « diminuer la force du Seigneur » : en concentrant l’homélie sur l’Évangile du jour, le Pape a souligné qu’il y a toujours la tentation de vouloir amoindrir le personnage de Jésus comme si il était « tout au plus un guérisseur », qu’il ne faut pas vraiment prendre « au sérieux ». Un comportement, a-t-il observé, qui est arrivé à nos jours ».

    Ne pas minimiser la réalité du démon

    « Il y a certains prêtres lorsqu’ils lisent ce passage de l’Évangile, celui-ci mais également d’autres passages, disent : Mais Jésus a guéri une personne d’une maladie mentale. Ils ne lisent pas ceci, n’est-ce pas ? C’est vrai qu’en ce temps-là nous pouvions confondre une épilepsie avec le fait d’être possédé par le démon ; mais il est également vrai qu’il y avait un démon ! Et nous n’avons pas le droit de minimiser la chose, comme pour dire : «Tous ceux-ci n’étaient pas possédés par le démon, c’étaient des malades mentaux. Non ! La présence du démon figure dans la première page de la Bible et la Bible finit avec la présence du démon, avec la victoire de Dieu sur le démon ». C’est pour cela, a averti le Pape, qu’ « il ne faut pas être naïf ». 

    Le Pape a donc fait remarquer que le Seigneur nous donne certains critères pour « discerner » la présence du mal et pour aller « sur la voie chrétienne lorsqu’il y a des tentations ». Un des critères est de « ne pas suivre la victoire de Jésus sur le mal seulement « à moitié ». Le Seigneur dit « Ou tu es avec moi ou tu es contre moi ». Jésus, a souligné le Pape, est venu détruire le démon, « nous offrir la libération de « l’esclavage du démon sur nous ». Et, a-t-il averti, nous ne pouvons pas dire qu’ainsi « nous exagérons ». « A ce point-là, il n’y a pas de nuances. Il y a une lutte et une lutte où se joue le salut, le salut éternel de chacun de nous ». Il y a ensuite le critère de la vigilance. « Nous devons toujours être vigilants – a exhorté le Pape- être vigilant face à la tromperie, à la séduction du mal. » 

    Un démon est chassé, un démon revient !

    «Lorsque l’esprit impur sort de l’homme, il rôde dans des endroits déserts cherchant un soulagement mais comme il n’en trouve pas, il dit : « Je reviens dans ma maison, là d’où je suis sorti. » Et quand il la trouve balayée et ornée, il va prendre sept autres esprits pires que lui, ils viennent et s’installent. Et ainsi, « l’ultime condition de cet homme devient pire que la précédente ». « l’Évangile d’aujourd’hui, a ajouté le Pape, commence par le démon chassé et finit avec le démon qui revient ! Saint-Pierre le disait « Il est comme un lion féroce qui rôde autour de nous ».

    « C’est ainsi. Mais Père, vous êtes un peu antique ! Vous nous faites peur avec ces choses. Non, pas moi ! C’est l’Évangile ! Et ce ne sont pas des mensonges : c’est la parole du Seigneur ! Nous demandons au Seigneur la grâce de prendre ces choses au sérieux. Il est venu lutter pour notre salut. Il a vaincu le démon ! S’il vous plait, ne faisons pas d’affaires avec le démon. Il cherche à retourner à la maison, à prendre possession de nous…Ne pas relativiser, être vigilent ! Et toujours avec Jésus. »