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  • RDC : sondage et résignation ?

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    Lu sur le site web « Afrikarabia » ce commentaire d’un sondage d’opinion analysé par Christophe Rigaud (1) :

    « Les attentes étaient fortes… la déception aussi. L’arrivée à la tête du pays de l’opposant Félix Tshisekedi, dans des conditions contestées, avait suscité beaucoup d’espoirs. Il faut dire qu’après 17 années d’un pouvoir sans partage de Joseph Kabila, la République démocratique du Congo (RDC) n’avait toujours pas décollé économiquement, et le quotidien des Congolais ne s’était jamais amélioré. Félix Tshisekedi avait promis de s’attaquer au chômage, à la pauvreté, à la corruption, au manque d’infrastructures et à l’insécurité endémique à l’Est du pays. Un peu plus de 4 ans plus tard, le bilan est bien mince, et la déception est en rendez-vous.

    Un trop-plein de promesses

    Le sondage réalisé par le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), Ebuteli et le bureau d’études Berci (2) indique que 57,16% des Congolais interrogés considèrent que « les choses vont dans la mauvaise direction ». Selon Jacques Mukena, chercheur pour Ebuteli, « Le quinquennat du chef de l’État a commencé avec des projets ambitieux promettant de changer le quotidien de la population en un temps record : projets de 100 jours, programmes d’assainissements, nouveaux avions pour Congo Airways, etc. Aujourd’hui, la corruption, la mégestion, le manque de planification ou de volonté politique freinent la tenue de ces promesses ».

    Tshisekedi toujours fort dans les Kasaï

    Dans un contexte pré-électoral tendu, où la présidentielle est théoriquement prévue pour le 20 décembre si la situation sécuritaire s’améliore à l’Est, la confiance dans le président Tshisekedi reste pourtant forte dans son fief des Kasaï. Le taux de satisfaction est très élevé au Kasaï (95,24 %), Kasaï-Oriental (86,34 %), et Lomami (70,16 %), ce qui n’est pas le cas dans les provinces du Haut-Katanga (26,61 %), Haut-Lomami (13,10 %), Maniema (8,54 %), Bas-Uele (6,90 %) et Kwilu (0,86 %).

    Des promesses qui « n’ont rien changé »

    L’étude d’opinion relève également que les Congolais ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour améliorer la situation du pays, à près de 58%. « Pour la même question, 19,55 % de l’opinion consultée estime qu’il faut une intervention divine » note le sondage. Malgré les multiples programmes de développement (programme des 100 jours, projet Tshilejelu, programme des 145 territoires… ), 54,35 % des Congolais interrogés affirment que ces promesses « n’ont rien n’a changé », et 27,45 %, que la situation « a empiré ».

    L’IGF sauve l’honneur

    « Aucun service public ne donne satisfaction » estiment également les sondés. Seuls 39,23 % des répondants pensent que le secteur de l’enseignement « fonctionne bien ». « Les plus faibles taux de satisfaction sont enregistrés en matière d’assainissement (2,75 %), de transport public (5,31 %) et de sécurité (9,53 %) ». Une institution trouve tout de même grâce aux yeux de la population, il s’agit de l’Inspection générale des finances (IGF). 55,50 % des Congolais estiment que l’IGF « est la seule institution qui s’investit dans la lutte contre la corruption ». Mais il y a un bémol de taille, puisque 55,75 % des personnes interrogées trouvent que le niveau de corruption « n’a pas changé ces 6 derniers mois ». Et 21,39 % des Congolais estiment que la situation s’est dégradée.

    Une popularité en chute libre

    Le gouvernement concentre l’essentiel de la déception des sondés, puisque 65,12 % de l’opinion se dit « insatisfaite du bilan du gouvernement Sama Lukonde ». Par ricochet, la cote de popularité du président Félix Tshisekedi continue de chuter depuis son arrivée au pouvoir début 2019. Le chef de l’Etat passe de 63% d’opinion favorable en mars 2019 à 35,66% en janvier 2023… son plus faible score depuis son intronisation. L’inflation, la corruption endémique, la guerre à l’Est qui s’est réactivée avec le retour du M23, et un quotidien qui ne s’améliore pas, expliquent ce faible taux de satisfaction. Reste à savoir quel impact ce mécontentement aura sur les prochaines élections ? Mais les Congolais sont avant tout pragmatiques et réalistes. Une majorité des sondés estiment en effet, que d’ici décembre 2023, « le chef de l’État ne va pas réaliser ses promesses électorales de 2018 »… et qu’il n’y aura donc pas de miracle. »

    Christophe Rigaud – Afrikarabia

    ( 1) Journaliste, directeur du site Afrikarabia consacré à l'actualité en République démocratique du Congo (RDC) et en Afrique centrale.

     (2) Ce sondage a été réalisé du 14 au 17 janvier 2023 pour évaluer les quatre années de la gouvernance du président Félix Tshisekedi. L’enquête s’est déroulée auprès d’un échantillon de 4 000 répondants, dont 3 632 ont été retenus après nettoyage du fichier. La base de données utilisée provient du répertoire national d’enquêtes de Berci, répartis en 26 provinces de la République démocratique du Congo.

  • L’Ukraine sera au cœur de la visite du pape en Hongrie

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro (via Il Sismografo) :

    L’Ukraine au cœur de la visite du pape en Hongrie

    À Budapest, François veut soigner ses relations avec Viktor Orban pour faire avancer l’idée d’une conférence internationale de paix.

    La Hongrie attend François de pied ferme. Ce pays de haute tradition chrétienne - les deux tiers de sa population se disent catholiques - n’avait pas apprécié le comportement du pape, le 12 septembre 2021. Le chef de l’Église catholique, plutôt en froid avec le premier ministre, Viktor Orban, et sa politique en matière d’immigration, avait semblé dédaigner ce pays. Il s’y était arrêté seulement quelques heures pour y célébrer la messe de clôture d’un congrès eucharistique international avant de redécoller aussitôt vers la Slovaquie, visitée elle pendant plusieurs jours. De vendredi à dimanche, à Budapest, François va rattraper cet affront. Il avait promis de revenir.

    Le schéma de ce 41e voyage hors d’Italie depuis son élection en 2013 apparaît classique, mais il ne l’est pas, compte tenu de son enjeu: il rencontre vendredi les autorités politiques, dont la présidente de la République, Katalin Novak, puis, séparément, le premier ministre Orban et, plus tard, le monde religieux. Samedi, il visite un important centre médical dédié aux non-voyants fondé par un médecin, Laszlo Batthyany-Strattmann, béatifié par Jean-Paul II en 2003. Après un échange avec des réfugiés, où son discours est très attendu, puis une rencontre avec des jeunes Hongrois, une grande messe doit se dérouler sur la place Lajos Kossuth dimanche. Avant de regagner Rome dans la soirée, il recevra les représentants du monde de la culture.

    Halte spirituelle

    Une étape significative a été ajoutée il y a une semaine: François se rendra, samedi en fin de matinée, dans une petite église de rite gréco-catholique, attachée à Rome mais de tradition liturgique orthodoxe. Il ne devrait pas y prendre la parole mais ces minutes de prières auront une seule direction: l’Ukraine voisine où vivent de nombreux gréco-catholiques. Cette halte spirituelle sera une façon pour François de marquer, une nouvelle fois, sa proximité avec les Ukrainiens. Un premier schéma du voyage prévoyait d’ailleurs un déplacement depuis Budapest jusqu’à la frontière avec l’Ukraine pour qu’il y rencontre des réfugiés, mais ce projet a été abandonné. Avec le souci de faire oublier l’humiliation ressentie sur place lors de son passage éclair en 2021, le conflit en Ukraine s’impose donc comme le deuxième enjeu du périple de François.

    Si la Hongrie d’Orban se présente comme une terre d’accueil pour les réfugiés ukrainiens, elle reçoit en revanche au compte-gouttes les migrants venus d’ailleurs, suscitant des tensions avec la Commission européenne qui fait pression sur elle. Les autorités hongroises - là aussi en désaccord avec l’Europe et en vertu des bonnes relations entre Budapest et Moscou - refusent toutefois de livrer des armes à l’Ukraine ou de les faire transiter sur leur territoire. De là à penser que cette position diplomatique rapprocherait le gouvernement Orban du pape François, il n’y a qu’un pas.

    Il est franchi par les instances politiques hongroises, qui vantent une apparente vision commune - contre l’usage des armes et pour des négociations de paix - qu’elles partageraient avec le pape François et la diplomatie du Vatican. L’un des intérêts de cette visite apostolique sera de le vérifier. Le pape, confie le Vatican, va profiter de la situation de ce pays, au cœur de l’Europe, frontalier de l’Ukraine et ami de la Russie, pour lancer des nouveaux appels aux cessez-le-feu et à une conférence de paix pour l’Ukraine.

    Enjeu personnel

    Le Saint-Siège est prêt à jouer une mission de bons offices en ce sens. Moscou, de son côté, a toujours repoussé cette perspective. La Russie, pays de tradition orthodoxe, ne voit pas pourquoi le chef de l’Église catholique viendrait se mêler de ce dossier. La question d’un éventuel rôle de Viktor Orban pour permettre des négociations se pose aux yeux du Vatican, soucieux de cultiver de meilleures relations avec ce responsable politique dont la liberté vis-à-vis des États-Unis et de l’Otan plaît au pape François.

    D’autres dossiers, comme l’écologie, la défense de la famille traditionnelle - la politique hongroise consiste à donner aux familles des aides financières uniques en Europe -, recoupent aussi la vision de l’Église catholique, même s’il y a divergences d’approche sur le sujet des personnes homosexuelles. La Hongrie est par ailleurs en pointe contre la diffusion de «l’idéologie du genre».  Enfin, le dernier enjeu de cette visite est personnel pour François, 86 ans. Il consiste à démontrer que son problème de santé et son hospitalisation, le 29 mars dernier - dont la gravité n’aura pas été clairement révélée -, étaient un incident de parcours. Depuis son retour au Vatican le 1er avril, François a en effet assumé toutes ses obligations.

    Voir également :

    Entretien exclusif avec le cardinal Péter Erdo, Primat de Hongrie (Video) sur KTO TV Alors que le pape François se rend en Hongrie du 28 au 30 avril 2023, KTO est allée rencontrer le cardinal Péter Erdo, archevêque d'Esztergom-Budapest. Le primat de Hongrie évoque la courte préparation de cette visite apostolique, la promotion de l'identité chrétienne du pays, le défi de la transmission de la foi, et l'accueil des réfugiés de l'Ukraine voisine. (...)

  • Les moines et les moniales sont le cœur battant de l'annonce de l'Evangile

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    PAPE FRANÇOIS

    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Place Saint-Pierre
    Mercredi 26 avril 2023

    Catéchèse - La passion pour l’évangélisation : le zèle apostolique du croyant - 12. Témoins : le monachisme et la force de l’intercession. Grégoire de Narek.

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Nous poursuivons les catéchèses sur les témoins du zèle apostolique. Nous avons commencé avec saint Paul et la dernière fois nous avons considéré les martyrs, qui proclament Jésus par leur vie, jusqu'à donner leur vie pour Lui et pour l'Évangile. Mais il y a un autre grand témoignage qui traverse l'histoire de la foi : celui des moniales et des moines, des sœurs et des frères qui renoncent à eux-mêmes, ils renoncent au monde pour imiter Jésus sur le chemin de la pauvreté, de la chasteté et de l'obéissance et pour intercéder en faveur de tous. Leurs vies parlent d'elles-mêmes, mais nous pouvons nous demander comment les personnes vivant dans des monastères peuvent-elles contribuer à l'annonce de l'Évangile ? Ne feraient-ils pas mieux de mettre leur énergie au service de la mission ? En sortant du monastère et en prêchant l'Évangile en dehors du monastère ? En réalité, les moines sont le cœur battant de l'annonce : leur prière est l'oxygène de tous les membres du Corps du Christ, leur prière est la force invisible qui soutient la mission. Ce n'est pas un hasard si la patronne des missions est une moniale, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Écoutons comment elle a découvert sa vocation, elle écrivait ainsi : « J'ai compris que l'Église a un cœur, un cœur brûlant d'amour. J'ai compris que seul l'amour pousse les membres de l'Église à l'action et que, si cet amour s'éteignait, les apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les martyrs ne verseraient plus leur sang. J'ai compris et su que l'amour embrasse en lui toutes les vocations [...]. Alors, avec une joie immense et extase de l'âme, je me suis écriée : O Jésus, mon amour, j'ai enfin trouvé ma vocation. Ma vocation est l'amour. […] Dans le cœur de l'Église, ma mère, je serai l'amour" (Manuscrit autobiographique "B", 8 septembre 1896). Les contemplatifs, les moines, les moniales : des personnes qui prient, travaillent, prient en silence, pour toute l'Église. Et c’est l’amour : c’est l’amour qui s'exprime en priant pour l'Église, en travaillant pour l'Église, dans les monastères.

    Cet amour pour tous anime la vie des moines et se traduit dans leur prière d'intercession. À cet égard, je voudrais vous citer en exemple saint Grégoire de Narek, Docteur de l'Église. C’est un moine arménien, qui a vécu vers l'an mille, et qui nous a laissé un livre de prières dans lequel s'exprime la foi du peuple arménien, le premier à avoir embrassé le christianisme, un peuple qui, en restant fidèle à la croix du Christ, a tant souffert tout au long de l'histoire. Et Saint Grégoire passa presque toute sa vie au monastère de Narek. C'est là qu'il apprit à scruter les profondeurs de l'âme humaine et, en fusionnant ensemble la poésie et la prière, il marqua l'apogée de la littérature et de la spiritualité arméniennes. Ce qui frappe le plus chez lui, c'est la solidarité universelle dont il est l'interprète. Et parmi les moines et les moniales, il existe une solidarité universelle : tout ce qui se passe dans le monde trouve une place dans leur cœur et ils prient. Le cœur des moines et des moniales est un cœur qui capte, comme une antenne, ce qui se passe dans le monde et qui prie et intercède pour cela. Ils vivent ainsi en union avec le Seigneur et avec tout le monde. Et saint Grégoire de Narek écrit : « J'ai pris volontairement sur moi toutes les fautes, depuis celles du premier père jusqu'à celles du dernier de ses descendants ». (Livre des Lamentations, 72). Et comme Jésus l'a fait, les moines prennent sur eux les problèmes du monde, les difficultés, les maladies, tant de choses, et prient pour les autres. Et ce sont eux les grands évangélisateurs. Comment se fait-il que les monastères vivent fermés et évangélisent ? Parce que par la parole, l'exemple, l'intercession et le travail quotidien, les moines sont un pont d'intercession pour tous les hommes et pour les péchés.  Ils pleurent aussi avec des larmes, ils pleurent pour leurs propres péchés - nous sommes tous pécheurs - et ils pleurent aussi pour les péchés du monde, et ils prient et intercèdent avec leurs mains et leurs cœurs vers le ciel. Pensons un peu à cette "réserve" - si je puis dire - que nous avons dans l'Église : ils sont la vraie force, la vraie force qui fait avancer le peuple de Dieu, et c'est de là que vient l'habitude qu'ont les gens - le peuple de Dieu - quand ils rencontrent une personne consacrée, une personne consacrée, de dire : "Priez pour moi, priez pour moi", parce que vous savez qu'il y a une prière d'intercession. Cela nous fera du bien - dans la mesure du possible - de visiter un monastère, parce qu'on y prie et qu'on y travaille. Chacun a sa propre règle, mais les mains y sont toujours occupées : occupées par le travail, occupées par la prière. Que le Seigneur nous donne de nouveaux monastères, qu'il nous donne des moines et des moniales qui fassent avancer l'Église par leur intercession. Je vous remercie.

  • Quelle vision de l'homme dans l'Islam ?

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    De Marion Duvauchel, historienne des religions, sur le Salon Beige  :

    Anthropologie de l’islam, anthropologie dans l’islam

    L’islamologie « classique » (celle des XIX et XXsiècles) ne s’est jamais vraiment intéressée à la vision de l’homme dans l’islam, préoccupée qu’elle était de philologie et de constituer une bibliothèque de textes. L’idée d’une « anthropologie de l’islam » n’a tout au plus que quelques décennies et de ce fait, elle s’inscrit dans le paradigme de la « science de l’homme » élaborée depuis deux siècles, qui définit les pratiques et méthodes de l’ethnologie et en conditionne les débats comme les enjeux.

    L’anthropologie de l’islam n’est pas la nôtre. Elle n’est pas portée par deux mille ans d’histoire philosophique ni marquée par la rencontre au IIe siècle de la sagesse chrétienne et de la sagesse grecque qui a coulé les concepts sémites dans l’univers linguistique de l’hellénisme ; contrairement à la nôtre, elle n’a pas élaboré un humanisme singulier, aujourd’hui battu en brèche mais qui n’en a pas moins plusieurs siècles d’existence et de débat.

    Si l’on considère la structure de la pensée biblique, ses tendances constitutives, les raisons pour lesquelles saint Thomas d’Aquin, après son maitre Albert le Grand, a choisi comme guide en philosophie plutôt Aristote que Platon s’éclairent : la doctrine platonicienne de la matière, du sensible, du mal, de l’âme et du corps, était incompatible avec le réalisme biblique et avec l’amour de toute la tradition hébraïque pour la création sensible. Le premier acte de l’Ancien Testament est un texte justement célèbre, « le récit de la Création ». Ce que l’on appelle la Genèse est la réponse sémitique à la question que se sont posés les présocratiques, appelés aussi, les philosophes physiciens : celle de l’origine du monde. Mais contrairement à la dépréciation du monde grec puis du manichéisme, la formule « Dieu vit que cela était bon » établit un fondement solide pour une connaissance du monde sensible et même de la matière, capital pour le développement futur de la physique. C’est par ailleurs se méprendre que de croire que ce texte évoque l’origine de l’homme : il fournit les principes d’intelligibilité de la nature humaine, et donc des clés de compréhension et de connaissance de l’homme, à commencer par la nature véritable de la différenciation sexuelle. « Homme et femme (ish et isha)  il les créa ». La femme dans la Bible ne peut s’interpréter que comme ce qui est au plus intime de l’homme, son vis-à-vis, son interlocutrice, son aide dans le difficile et exaltant travail proposé d’accomplir la création.

    La Genèse implique une métaphysique et une idée du temps. Le monde n’est pas le produit d’un conflit d’éléments mus par le hasard – concession à la mathématique des jeux – et de la sombre nécessité des vieux mythes babylo-helléniques. Le monde est le lieu d’émergence, de développement et d’accomplissement de la liberté humaine, dans la création, dans l’histoire, et dans le monde humain, famille, cité, unités organiques différentes telles qu’elles apparaissent dans les climats et sous des cieux historiques divers. Le christianisme contient un principe d’ordre, de logique, de différenciation et donc de liberté, qui, bien compris est destructeur de toute oppression.

    Rien de tel dans l’islam.

    Le Coran n’a rien de comparable au « Dieu vit que cela était bon » qu’on trouve dans la Genèse. Pour l’Islam, la mort résulte d’un problème de difficultés techniques que le Créateur n’a pu résoudre. Il n’y a aucune liberté véritable dans la création islamique. Il en ressort un rapport à la parole bien précis : à quoi bon convaincre si tout est déterminé. À quoi bon agir si l’arbitraire divin gouverne la totalité du monde et des destinées humaines.

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  • La troisième grande crise de l'histoire bimillénaire de l'Eglise porte sur le "nous"

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    De George Weigel sur First Things :

    LA CRISE CATHOLIQUE SUR LE "NOUS"

    26 avril 2023

    L'historien de Cambridge Richard Rex a proposé de manière provocante que le catholicisme soit aujourd'hui plongé dans la troisième grande crise de son histoire bimillénaire.

    La première crise a été le débat acharné qui a divisé l'Église sur la question "Qu'est-ce que Dieu ?". Cette question a reçu une réponse définitive lors du premier concile de Nicée (325) et du concile de Chalcédoine (451). Nicée I a affirmé que Jésus est vraiment Dieu, la deuxième personne de la Trinité ; Chalcédoine a affirmé que, par l'incarnation de la deuxième personne de la Trinité, la divinité et l'humanité sont unies dans l'unique personne de Jésus-Christ. C'est ainsi que Nicée I et Chalcédoine ont établi les fondements trinitaires et incarnés de l'orthodoxie chrétienne pour l'éternité.

    La seconde crise, qui a conduit à la fracture de la chrétienté occidentale lors des différentes réformes protestantes du XVIe siècle, tournait autour de la question : "Qu'est-ce que l'Église ?" Le Concile de Trente a donné la réponse orthodoxe à cette question, dans des réponses affinées au fil du temps par l'enseignement du Pape Pie XII sur l'Église en tant que "Corps mystique du Christ", par la Constitution dogmatique sur l'Église du Concile Vatican II et par le Synode extraordinaire des évêques de 1985, qui a synthétisé l'enseignement de Vatican II en décrivant l'Église comme une communion de disciples en mission.

    Et la troisième crise, celle que nous vivons actuellement ? Selon le professeur Rex, elle implique une question qui aurait été exprimée autrefois comme "Qu'est-ce que l'homme ?" Le fait que cette formulation soit aujourd'hui considérée comme problématique est un symptôme de la condition même qu'elle cherche à diagnostiquer. En d'autres termes, qu'est-ce que c'est que d'être humain ? C'est, selon Rex, ce qui est en cause dans "tout un alphabet de croyances et de pratiques : avortement, bisexualité, contraception, divorce, euthanasie, famille, genre, homosexualité, traitement de la stérilité...". Et ainsi de suite, à travers les champs de bataille déchiquetés d'une guerre culturelle qui, commencée à l'extérieur de l'Église, se déroule maintenant à l'intérieur de la maison de la foi.

    Tout d'abord, une crise "théologique", au sens littéral de la théologie : "parler de Dieu". Puis une crise ecclésiologique. Et maintenant une crise anthropologique. Les deux crises précédentes ont divisé l'Église. La troisième pourrait bien le faire également, comme le montrent l'apostasie allemande qui menace de fracturer l'unité de l'Église catholique et l'abandon par d'éminents évêques, théologiens et activistes de la conception de la personne humaine fondée sur la Bible.

    La question "Qui sommes-nous en tant qu'êtres humains ?" est posée de la manière la plus aiguë par l'idéologie du genre et l'insurrection transgenre. Cela a atteint le point d'absurdité où "une drag queen de l'île de Man" (comme l'a rapporté Mary Wakefield le mois dernier dans le Spectator) "a informé les élèves de 7e année qu'il y avait exactement 73 genres. Lorsqu'un enfant courageux a insisté pour dire qu'il n'y en avait que deux, la drag queen aurait répondu "Vous m'avez contrarié" et aurait renvoyé l'enfant".

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  • Lettre ouverte de plus de 100 personnalités belges contre le nouvel assouplissement de la loi sur l'avortement

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    De Doorbraak.be (Roan Asselman) :

    Lettre ouverte de plus de 100 personnalités belges contre le nouvel assouplissement de la loi sur l'avortement

    Pour la défense de la vie à naître

    TRIBUNE LIBRE

    26/04/2023

    En mars 2023, sept universitaires ont présenté au gouvernement Vivaldi un rapport sur un nouvel assouplissement de la procédure d'avortement en Belgique. En avril 2023, plus d'une centaine d'universitaires, de médecins, de théologiens, de philosophes, d'historiens, d'avocats, de chefs d'entreprise, d'enseignants, d'étudiants et de politiciens leur apportent des réponses.

    La vie à naître

    Le rapport (intitulé Etude et évaluation de la législation et de la pratique de l'avortement en Belgique) a été préparé à la demande du gouvernement fédéral par la Commission interuniversitaire, pluridisciplinaire et indépendante chargée de l'étude et de l'évaluation de la pratique et de la législation en matière d'interruption volontaire de grossesse. Ce comité est le résultat du refus du CD&V en 2021 d'accepter les derniers assouplissements en matière d'avortement de la part de leurs partenaires gouvernementaux éthiques et progressistes. Un compromis belge a été trouvé, confiant la question à un groupe d'experts universitaires.

    Joachim Coens, alors président du CD&V, a ainsi réussi à passer la patate chaude à son successeur, Sammy Mahdi. Sous la houlette de ce dernier, les chrétiens-démocrates flamands ont opéré un virage à 180 degrés. La prolongation du délai d'avortement s'est avérée non seulement négociable, mais M. Mahdi a lancé sa propre proposition, modeste, de prolongation du délai normal d'avortement. Une proposition qui n'a satisfait personne. Pour les partenaires progressistes de la coalition, la proposition de Mahdi d'un délai de 14 semaines ne va pas assez loin : après tout, les experts préfèrent 18 semaines. Les électeurs plus conservateurs, quant à eux, y voient une capitulation sur l'un des sujets de bataille les plus chrétiens : la préservation de la vie innocente des enfants à naître.

    Aujourd'hui, le délai normal d'avortement est de 12 semaines, il doit s'écouler au moins six jours entre la demande et l'exécution et la mère doit être informée des alternatives possibles, telles que l'adoption. Les sept universitaires espèrent reléguer ces aspects de la législation dans les livres d'histoire. Les Belges soussignés préfèrent que cela ne se produise pas.

    Lettre ouverte

    Louvain, le 26 avril 2023

    A l'attention des membres de la Chambre des représentants et des ministres et secrétaires d'Etat du gouvernement fédéral

    Objet : le rapport de mars 2023 intitulé " Étude et évaluation de la législation et de la pratique de l'avortement en Belgique " et l'assouplissement de la procédure d'avortement en Belgique qu'il préconise.

    Mesdames et Messieurs les Députés, Ministres et Secrétaires d'Etat,

    Nous, soussignés, souhaitons par la présente lettre ouverte exprimer notre préoccupation quant aux recommandations contenues dans le rapport intitulé "Etude et évaluation de la loi et de la pratique de l'avortement en Belgique" (le "Rapport"), établi à la demande du Gouvernement fédéral par la Commission interuniversitaire, pluridisciplinaire et indépendante chargée de l'étude et de l'évaluation de la pratique et de la législation en matière d'interruption volontaire de grossesse (la "Commission").

    Nous avons pris connaissance des recommandations du rapport, en particulier celles relatives à (1) une légalisation généralisée des procédures d'avortement au cours du deuxième trimestre de la grossesse, notamment en prolongeant le délai normal d'avortement de 12 à (minimum) 18 semaines, (2) la suppression de la période d'attente de six jours entre la demande et l'exécution de l'interruption de grossesse (le "délai de réflexion") et (3) la suppression de l'information de la mère sur les alternatives existantes à l'avortement (telles que l'adoption).

    Nous sommes conscients de la complexité éthique, relationnelle, médicale et sociale de la question de l'avortement. En outre, nous ne remettons nullement en question les défis uniques d'une grossesse (non planifiée), ni ne contestons l'importance de soins de santé accessibles et de qualité pour les femmes, en particulier les futures mères.

    Malgré nos divergences de vues sur le plan humain et social, nous sommes néanmoins préoccupés par l'approche de la vie à naître mise en évidence dans le rapport. En particulier, nous sommes d'avis qu'un nouvel assouplissement de la procédure d'avortement, conformément aux recommandations du Comité (telles qu'elles figurent dans le rapport), ne correspond plus à l'équilibre que doit poursuivre le législateur entre la protection de la vie à naître d'une part et l'autodétermination (physique) de la femme enceinte d'autre part.

    Nous, soussignés, demandons donc aux destinataires de ne pas donner suite aux recommandations du Comité, telles qu'elles sont formulées dans le rapport et reprises dans la présente lettre ouverte.

    Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos salutations distinguées,

    L'initiateur :

    M. Roan ASSELMAN (Avocat) ;

    Signataires :

    Dhr. Rik TORFS, JCD (Jurist, Auteur, Docent); Dhr. Lieven ANNEMANS, PhD (Gezondheidseconoom, Docent); Mevr. Liliane SCHOOFS (Biologe, Docente); Mevr. Britt HUYSBRECHTS (Historica, Praeses KVHV-Leuven); Mevr. Barbara Pas (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Mark ELCHARDUS, PhD (Socioloog, Auteur); Dhr. Timothy DEVOS, MD, PhD (Arts, Docent); Dhr. Jonah PENNINCK (Nationaal Coördinator JONGCD&V); Mevr. Freija VAN DEN DRIESSCHE (Farmaceutisch Micriobiologe); Dhr. Frans CROLS (Econoom, Journalist, Columnist); Dhr. Karel ANTHONISSEN (Econoom, Jurist, Auteur); Dhr. Jan DENYS (Socioloog, Arbeidsmarktspecialist); Dhr. Frank JUDO (Jurist, Historicus, Auteur); Dhr. Herman QUINTELIER (Voorzitter JONGCD&V Hoboken); Mevr. Ellen VAN STICHEL, PhD (Theologe, Docente); Mevr. Hildegard WARNINK, PhD (Filosofe, Theologe, Docente); Dhr. Hugo BROECKAERT (Voorzitter De Debatclub Antwerpen); Dhr. Tom VAN GRIEKEN (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Bernard SPITZ, MD, PhD (Arts); Dhr. Wouter ROORDA (Econoom, Columnist); Dhr. Willem LEMMENS, PhD (Filosoof, Docent); Dhr. Bart MADDENS (Politicoloog, Auteur, Docent); Mevr. Aglaja BORNAUW (Theologe); Dhr. Jan DE VOLDER, PhD (Historicus, Docent); Dhr. Vincent VEROUDEN, PhD (Econoom); Dhr. Jacques MAES (Voorzitter Pro Petri Sede Antwerpen); Dhr. Seppe VANDEN BROUCKE, PhD (Bedrijfseconoom, Docent); Dhr. Bert BROECKAERT, PhD (Ethicus, Docent); Dhr. David Monjaerts (Sociaal-cultureel Werker); Mevr. Katleen BURY (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Michael PODEVYN (Jurist); Dhr. Chris JANSSENS (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Filip BRUSSELMANS (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Matthias E. STORME, PhD (Jurist, Filosoof, Docent); Dhr. Lucas KIEBOOMS, MD (Arts); Dhr. Michiel DUBBELDAM (Columnist); Dhr. Yannis LEIRS (Letterkundige, Schepen); Dhr. Thomas WOUTERS (Econoom); Dhr. Teun VOETEN, PhD (Antropoloog, Oorlogsfotograaf); Dhr. Joseph PEUSKENS, MD, PhD (Arts); Mevr; Jacqueline VAN DE WALLE, MD, PhD (Huisarts) ; Dhr. Bernard VAN ISACKER (Voorzitter N-VA Ieper) ; Dhr. Henning TEGTMEYER, PhD (Filosoof, Docent); Mevr. Roosmarijn BECKERS (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Jos THYS (Econoom, Adviseur, Docent); Mevr. Nathalie DEWULF (Volksvertegenwoordigster); Mevr. Célestine DESPIERRE (Juriste); Dhr. Paul BOONEFAES (Auteur, Columnist); Mevr. Jessie DEZUTTER, PhD (Psychologe, Docente); Dhr. Hans GEYBELS, PhD (Historicus, Docent); Dhr. Wouter SUENENS (Voorzitter CLARA Life); Dhr. Wim FRANCOIS, PhD (Historicus, Theoloog, Docent); Dhr. Pieter BAUWENS (Hoofdredacteur Doorbraak) ; Mevr. Clothilde DE LA MOTTE (Directeur CLARA Life); Dhr. Mark CORTENS, MD (Huisarts); Dhr. Stefaan DELEUS (Jurist, Gemeenteraadslid); Dhr. Antoon VANDEVELDE, PhD (Econoom, Filosoof);  Dhr. William DESMOND, PhD (Filosoof); Mevr. Adeline BLANCQUAERT (Volksvertegenwoordigster); Mevr. Diane WARNINK (Directeur in de zorg); Mevr. Astrid POLLERS (Burgemeester); Dhr. David NEYSKENS (Adviseur); Dhr. Stijn GEYSENBERGH, MD (Huisarts); Dhr. Dirk LAEREMANS (Bedrijfsleider); Dhr. Bart LAEREMANS (Burgemeester); Dhr. Jan LAEREMANS (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Cedric GUNSING (Vicevoorzitter Jong N-VA Leuven); Mevr. Anke VAN DERMEERSCH (Volksvertegenwoordigster); Mevr. Beatrijs DE SCHUTTER (Classica, Lerares); Dhr. Philip ROOSE (Historicus, Auteur); Dhr. Bart DE MEULENAER (Bedrijfsleider, Gemeenteraadslid); Dhr. Renier NIJKENS (Oud-ambassadeur); Mevr. Ellen SAMYN (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Bob DE BRABANDERE (Senator); Dhr. Mark GELEYN (Oud-ambassadeur); Dhr. Roeland HOUTTEKIET (Historicus); Dhr. Vincent DE ROECK (Jurist, Bedrijfsleider); Dhr. Marc VAN DEN REECK (Oud-ambassadeur); Dhr. Thomas BUYS (Politicoloog); Mevr. Annick PONTHIER (Volksvertegenwoordigster); Mevr. Marijke DILLEN (Volksvertegenwoordigster); Mevr. Françoise SUPELEY, MD (Huisarts); Mevr. Charlotte POPPE (Stafmedewerker KU Leuven); Mevr. Pascale PYNAERT (Huisvrouw); Dhr. Roeland VAN ROOSBROECK (Lid Nationaal Bureau JONG CD&V); Dhr. Niels MARIS (Stafmedewerker KU Leuven); Dhr. Bart CLAES (Volksvertegenwoordiger); Mevr. Kim BROOKS (Voorzitter VB Mechelen); Dhr. Jens HINDERYCKX (Praeses KVHV-Gent); Dhr. David GEENS (Bedrijfsleider); Dhr. Arne CRAPS (Bankier); Dhr. Gaëtan CLAEYS (Praeses NSV!); Mevr. Kristel JORIS-MONTEN (Verpleegkundige); Dhr. Philippe BALLAUX, MD (Arts); Dhr. Dominic POTTERS (Ondernemer, Journalist); Dhr. Kristof LUYPAERT (Criminoloog) ; Dhr. Ruben NOTTEBOOM (Linguïst, Student); Mevr. Carmen RYHEUL (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Stefan MEEUS (Historicus); Dhr. Sam VAN ROOY (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Joost VANFLETEREN (Jurist); Dhr. Carl DECONINCK (Politicoloog); Dhr. Brecht ARNAERT (Journalist); Dhr. Karel VAN BUTSEL (Handelsingenieur, Manager); Mevr. Ilse MALFROOT (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Dirk CLEENWERCK (Ondervoorzitter N-VA AB BTO); Dhr. Wim GELEYN (Economisch Adviseur); Dhr. Reccino VAN LOMMEL (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Kevin VANBUGGENHOUT (Sportjournalist); Dhr. Kyle BERNAERT (Bestuurder N-VA Kortemark); Mevr. Anaïs GELEYN (Studente); Dhr. Bruno VALKENIERS (Bedrijfsleider, Provincieraadslid); Dhr. Klaas SLOOTMANS (Volksvertegenwoordiger); Dhr. Jonas NAEYAERT (Hoofdredacteur V-NIEUWS); Dhr. Steven CREYELMAN (Volksvertegenwoordiger); Mevr. Frieda DESCHACHT (Volksvertegenwoordigster);  Dhr. Raf VERMEULEN (Deken); Mevr. Els STERCKX (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Sam NAUWELAERTS (Student); Dhr. Nicolas MFIZI SALMON (Jurist); Dhr. Ywein JORIS (Hoofdredacteur Rebel); Mevr. Suzy WOUTERS (Volksvertegenwoordigster); Dhr. Roan ASSELMAN (Jurist).