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Actualité - Page 1558

  • Chantal Delsol à l'Université de Liège le mardi 21 mai à 18 heures

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    Cycle de lunchs débats à l’Université de Liège

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    Les droits de l’homme en péril

    Dialogue entre Religions et Philosophies non confessionnelles

     Mercredi 21 mai 2013 

    Les Droits de l’Homme au defi de la Diversité culturelle

    par

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    Chantal DELSOL

    Professeur de philosophie politique à l'Université de Paris-Est

    Membre de l’Institut de France

    Le Groupe « Ethique sociale » et l’Union des Etudiants catholiques de Liège  organisent avec le forum de conférences « Calpurnia » un cycle de sept rencontres à l’Université de Liège, sur le thème « Les droits de l’homme en péril : dialogue entre religions et philosophies non confessionnelles ».

    Le mardi 21mai  2013 à 18 heures, la tribune sera occupée par Chantal DELSOL , philosophe , historienne des idées politiques, auteur d'un essai remarque sur "l'âge du renoncement" (paru l'an dernier aux éditions du cerf) et romancière française Elle  est aussi membre de l'Académie des Sciences morales et politiques , éditorialiste  au Figaro , à Valeurs actuelles, et directeur de collection aux éditions de La Table Ronde.

    La conférencière animera le lunch-débat consacré au fondement des Droits de l'Homme dans les différentes cultures:

     À la suite des diverses chartes ou déclarations des droits de l’homme apparues en Occident (et surtout de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 des Nations-Unies), d’autres textes sont nés aux confins de notre monde, pour marquer aussi leur foi en la dignité de l’homme et ses droits : Chartes et Déclarations islamiques, Charte africaine, Déclaration russe orthodoxe  ...    

    Le terreau commun à toutes ces déclarations, c’est l’affirmation de la dignité  de l’espèce humaine : les droits sont assis sur une certitude de la royauté de l’homme dans la nature mais qu’en est-il de la désignation des fondements et ne varie-t-elle pas selon les cultures ?

    Les déclarations islamiques s’enracinent toutes très clairement dans leur religion fondatrice et , dans la Déclaration russe orthodoxe ,  c’est  Dieu qui à la fois confère la valeur ontologique et désigne les finalités à poursuivre .  Il en va de même pour la Charte africaine

    Les Occidentaux pensent couramment que leurs Déclarations sont les plus universelles de toutes, voire les seules réellement universelles mais cela ne reste-t-il pas à  démontrer ? La dignité inhérente à la famille humaine y est-elle enracinée quelque part ?  ni sur une religion, ni sur une tradition, ni même sur la raison universelle,  semble-t-il.  Dans  les déclarations occidentales contemporaines, y compris la  Déclaration fondatrice de 1948, la dignité de l’homme serait fondée «  a minima », sur l’indignation naturelle de la conscience humaine devant  les « actes de barbarie » qui ont marqué le XX° siècle . 

    Néanmoins la figure humaine que, jusqu’ici,  tous ces textes expriment est assez proche. Elle signifie : on ne traite pas un homme comme un poulet.

    Mais un  autre  débat mérite aussi d’être ouvert : il serait utile en effet de montrer comment certains pays asiatiques tentent de décrire les droits de l’homme, et pourquoi ils y renâclent en général : leur anthropologie est différente de celle des cultures inspirées -de près ou de loin-  par les grandes religions monothéistes. Tous les courants panthéistes ou apparentés, qui venant d’Asie s’installent dans les contrées occidentales, n’établissent évidemment pas de différence intrinsèque (ontologique) entre l’homme et l’animal.

    C’est aussi pourquoi  l’écologie profonde, les théories défendant les droits des animaux, les courants évoquant les « impersonnes » humaines, sont radicalement en contradiction avec toute philosophie des droits, et à court ou à moyen terme, travaille à desceller les droits de l’homme, puisqu’ils descellent la royauté de l’homme.

     La rencontre aura lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire avant le 17 mai 2013, par téléphone : 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 € ,  à régler sur place.

    Chantal Delsol : pourquoi je suis catholique

    Le mardi 21 mai prochain à 18 heures, Chantal Delsol, Professeur de Philosophie Politique à l’Université de Paris-Est, et Membre de l’Institut de France, sera donc l’invitée d’un lunch débat organisé par le Groupe « Ethique sociale »  de l’Union des étudiants catholiques de Liège sur le thème  « Les Droits de l’Homme à l’épreuve de la diversité culturelle ». Mais, au-delà de ses titres universitaires et académiques, de ses dons d’écrivain ou d’orateur, qui est Chantal Delsol ?

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  • Le Patro a décidé de se référer à l'esprit de Jésus-Christ

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    Lors du dernier congrès des Patros de Belgique (10-12 mai),

    "les représentants des patros, régionales et commissions ont vécu différents ateliers abordant différents thèmes qui ont servi à se forger un avis et à prendre position sur le Patro de demain":

    dont cette question :

    Référence à Jésus- Christ : « Le Patro a une référence ». Quelle est cette référence ? Que veut dire référence à JC ? Que mets-tu derrière ces mots ? Quelles sont les valeurs du mouvement ?

    Lors des décisions, la réponse a été :

    • Référence à l’esprit de Jésus–Christ

    A la question : « Le Patro doit-il se référer à l’esprit de Jésus-Christ ? », la majorité a répondu oui.

    Sur les autres questions et orientations, se reporter au site du Patro : http://patro.be/congres2013/les-sujets-du-congres/

    A l'heure où certains mouvements de jeunesse ont abandonné leur référence chrétienne, on ne peut que se réjouir de cette décision du Patro mais aussi s'engager à les soutenir dans leur détermination.

  • Multiplication des agressions antichrétiennes

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  • Communauté Saint-Jean : réévaluation de la figure du fondateur (mise à jour 14.5)

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    Jean Mercier, dans La Vie, rend compte des informations qui viennent d'être divulguées par le prieur de la Communauté Saint-Jean. C'est avec beaucoup de tristesse que nous relayons ici cet article :

    Les Frères de Saint Jean révèlent les manquements à la chasteté de leur fondateur

    Le prieur de la Communauté Saint Jean, le Père Thomas Joachim, a informé ses frères de l'existence de témoignages "convergents et crédibles" sur les manquements à la chasteté du Père Marie-Dominique Philippe auprès de femmes dont il était l'accompagnateur spirituel.

    Regarder la vérité, aussi dure soit-elle, en toute lucidité. C’est actuellement le défi des membres de la Communauté Saint Jean, parfois plus connus sous le nom de “Petits gris”, en raison de la couleur de leur habit monastique. Suite au chapitre général de la congrégation, tenu du 9 au 29 avril 2013, le Prieur général, Frère Thomas Joachim, a en effet écrit à tous les frères de la communauté pour les informer d’une révolution copernicienne dans le regard porté sur leur fondateur, le Père Marie-Dominique Philippe (1912-2006).

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    C’est peut-être une des célébrations de la messe qui m’a le plus marqué. C’était à Lausanne, durant un congrès, dans les années ‘70. Le père Marie-Dominique Philippe était à l’autel et suivait le rituel dominicain ; sa façon tellement dense de rendre présent le mystère eucharistique m’avait profondément impressionné et j’avais eu la sensation de toucher du doigt la réalité de la transsubstantiation. Dans ses livres, j’ai été également séduit par la pensée rigoureuse et la grande intelligence qui se déploient dans les écrits de ce grand esprit ouvert au mystère de l'être. Et je me suis réjoui qu’un tel homme se soit décidé à créer une nouvelle famille religieuse pour y maintenir vivantes les perles de la tradition dominicaine, de la pensée de saint Thomas en particulier. Et c’est avec joie que j’ai vu débarquer dans notre contrée une escouade de « petits gris » ainsi que de petites sœurs contemplatives et apostoliques.

    Les révélations d’aujourd’hui viennent jeter une ombre sur la perception idéale que l’on pouvait avoir du père fondateur. Les désordres évoqués renvoient à la fragilité de la nature humaine « où l’esprit est prompt mais où la chair est faible » et ce n’est évidemment pas à nous qu’il appartient de prononcer le moindre jugement. Il n’empêche que cela nous attriste et qu’il sera difficile pour tous ceux qui se revendiquent de son héritage de ne pas être troublés par ces révélations. A la figure d’un père déjà écrite dans les icônes se substitue celle d’un homme aux traits contrastés et il faudra désormais vivre avec cette relecture et ce regard modifié. L’occasion, une fois de plus, de reporter son regard sur Celui qui ne déçoit jamais et qui, au-delà de toutes les médiations plus ou moins sublimes, plus ou moins pures, reste le seul et unique modèle auquel nous sommes invités à nous conformer.

  • Liège, 23 mai : Le gender, il ou elle ? par Olivier Bonnewijn

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    Le gender, il ou elle ?  23 mai 2013  
    "Le gender il ou elle ?" - les nouvelles conceptions de l'humain. Par le Chanoine Olivier Bonnewijn, professeur à la faculté jésuite de théologie de Bruxelles (IET).
    Date(s), horaire(s) et lieu(x)
      Le 23/05/2013 à 20:15 
    Où ?: Presbytère St Jacques, Place St Jacques, Liège
    Personne de contact Jeunes de l'Emmanuel de Liège
    Téléphone de contact 04 94 69 36 82
    E-mail de contact jeunes.emmanuel.liege@gmail.com
    Site web (URL) http://www.emmanuel.info/pays/europe/belgique/belgique-jeunes/jeunes-liege/jeunes-de-l-emmanuel-liege

    source : liege.diocese.be

  • Le bulletin de mai de l'Aide à l'Eglise en Détresse

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    Le bulletin n°4 (mai 2013) de l'Aide à l'Eglise en Détresse est publié. Son contenu est excellent et permet de prendre le pouls de nos frères chrétiens qui vivent dans des contextes où la foi est vécue de façon tellement différente. Vous pouvez le télécharger ici : Bulletin_4_2013.pdf

  • Nigeria : il faut déclarer l'état d'urgence

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    source : zenit.org

    Mgr Stephen, évêque de Yola, la capitale de l’État d’Adamawa au Nigeria, appelle à déclarer l’état d’urgence dans le nord-est du pays: « le gouvernement a la capacité d’affirmer son autorité » face aux terroristes.

    Mais « le gouvernement craint de perdre des voix aux prochaines élections générales s’il se bat contre Boko Haram » explique-t-il à une délégation internationale de l’Aide à l’Église en détresse, en visite dans le pays africain.

    L’évêque accuse le gouvernement guidé par Goodluck Jonathan de timidité pour combattre les « talibans africains » et les autres groupes de militants qui « déchainent le chaos dans tout le pays », non pas parce que ce serait impossible ou qu’il n’en aurait pas la capacité, mais par calcul en vue des élections.

    « Le régime a peur d’irriter les électeurs sympathisants des extrémistes alors qu’au contraire, il devrait déclarer l’état d’urgence dans le nord-est du Nigeria. La seule solution, c’est de mettre la région sous le contrôle direct de l’armée. », estime-t-il.

    Mgr Dami Mamza rapporte les attaques en série perpétrées par Boko Haram à Barma, dans l’état voisin de Borno, le 7 mai dernier : les fondamentalistes ont rasé au sol un poste de police, une caserne militaire et d’autres bâtiments gouvernementaux en tuant cinquante-cinq personnes. Le 8 mai, près de la cathédrale de Yola, ils ont ouvert le feu en pleine rue, tuant deux personnes.

    Pour l’évêque, « si des hommes préposés à la sécurité avaient été à leur poste, des attentats comme ceux-ci n’auraient pas eu lieu. Le gouvernement avait la capacité d’affirmer son autorité, mais il craignait la réaction des partisans des extrémistes qui, hélas, augmentent chaque jour. »

    La situation est encore plus dramatique dans les zones rurales, davantage exposées à la violence en raison de l’absence totale de l’État, dénonce-t-il : « Les autorités devraient prendre des mesures plus sérieuses contre Boko Haram. Au contraire, le président pense déjà au scrutin de 2015 et il est convaincu que, s’il combat le groupe jusqu’au-boutiste, il perdra une importante partie de l’électorat dans les états du Nord. »

    Selon Mgr Dami Mamza, la capacité militaire croissante des « talibans africains » et leur refus de toute possibilité de négociation constituent une sérieuse menace contre l’État de droit. « Et nous, que faisons-nous ? Allons-nous laisser Boko Haram s’emparer du gouvernement ? Non, nous ne pouvons absolument pas permettre cela. »

    Traduction d’Hélène Ginabat

  • Les médias et François : le franc tombe...

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    François n'est pas le pape dont rêvaient les "libéraux" et ils commencent à s'en apercevoir, comme en atteste cet article du Vif.be :

    Avortement, mariage: le pape François dans la lignée de ses prédécesseurs

    Deux mois après son élection, force est de constater que Jorge Mario Bergoglio ne se démarque pas de ses prédécesseurs en matière de moeurs. Le pape reste notamment opposé à l'avortement et au mariage gay.

    Opposition à l'avortement, remise au pas de religieuses féministes... Les moeurs du pape François s'inscrivent dans la lignée de ceux de ses prédecesseurs. © Reuters

    PLUS D'INFOS

    Le pape réclame "une garantie juridique de l'embryon"

    Pas de changement de cap. Novateur dans le contact simple et chaleureux, le pape François s'inscrit en revanche dans la lignée de ses prédécesseurs en matière de moeurs, au risque de hâter la fin d'une lune de miel avec l'opinion libérale. 

    Tout le monde l'avait remarqué: Jorge Bergoglio, qui fête ce lundi ses deux mois de pontificat, avait très peu pris position sur les "sujets qui fâchent" comme la défense de la vie et de la famille. Jusqu'aux clarifications des derniers jours.

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  • Aller buter un curé

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    A juste titre, Eric de Beukelaer dénonce l'incitation à la haine promue contre les prêtres dans la foulée d'un film ("Au nom du fils") dont le thème est consacré à la pédophilie ecclésiastique et s'étonne de voir une déclaration telle que "je crois que je vais aller buter un curé" circuler sans faire problème.

    C'est ici : http://minisite.catho.be/ericdebeukelaer/2013/05/13/je-crois-que-je-vais-aller-buter-un-cure/

  • L'au-delà du test prénatal

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    Sur gènéthique.org :

    Nouveau test de dépistage de la trisomie 21: "une simple prise de sang?" 

    Dans l'éditorial du quotidien Ouest France, le 10 mai dernier, Jacques Le Goff revient sur le récent avis du CCNE qui s'est déclaré favorable à l'introduction progressive du nouveau test foetal "ultra-précoce" capable de dépister les trisomies 21, 13 et 18 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 25/04/2013). 

    Il interroge sur l'éthique de ce nouveau test prénatal : représente-t-il "un changement significatif"? "en apparence, non. En réalité, oui", affirme Jacques Le Goff. Et c'est bien pour cela que le Directeur général de la santé à décidé de saisir le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), car les avancées de ce nouveau test "alimentent les questions tenant au risque possible de dérive eugéniste". Ce risque d'eugénisme, l'éditorialiste le souligne : "si l'on découvre la certitude ou la probabilité de maladies graves sans être incurables, que se passera-t-il?", au jour où le handicap est devenu intolérable. Si la normalité avait imposé sa loi, comme aujourd'hui, au temps de Mozart, Dostoïevski, Newton ou Beetoven, ils auraient tous été classés comme indésirables, rappelle-t-il.

    Alors, la "vraie inquiétude se situe au-delà du test" mais est bien "en lien avec lui". Il est à craindre que par le recours à cette nouvelle technique, "il sera, sous peu, plus simple de décrypter l'ensemble du message génétique du foetus que de sélectionner les régions concernées". Face à la tendance actuelle d'élargir les "cas de recours au diagnostic préimplantatoire, qui permet le tri des embryons dans des situations très exceptionnelles", le risque encore plus prégnant est la "stigmatisation du handicap" et ce qui en découle.

    Ouestfrance.fr (Jacques Le Goff) 10/05/2013

  • Comment va l'Eglise ?

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    Cité du Vatican, 13 mai 2013 (VIS). Ce matin, le Cardinal Secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, et le Substitut aux affaires générales, Mgr.Angelo Becciu, en présence des réalisateurs du nouveau volume, ont présenté au Pape l'édition 2013 de l'Annuaire Pontifical et de l'Annuaire statistique de l'Eglise. On y enregistre quelques nouveautés relatives à la vie de l'Eglise catholique dans le monde en 2012 et jusqu'à l'élection du Pape François, notamment la création de 11 nouveaux sièges épiscopaux, 2 ordinariats personnels, 1 vicariat apostolique et 1 préfecture apostolique.

    L'Eglise compte à ce jour 2.979 circonscriptions. Selon les statistiques qui se réfèrent à l'année 2011, le nombre des catholiques est passé à 1.214 millions alors qu'il était à 1.196 millions en 2010, soit une augmentation de 1,5%, soit 18 millions de fidèles en plus. Au cours des deux dernières années, la proportion des catholiques dans le monde est restée stable, autour de 17,5 %. Le nombre des catholiques a augmenté en Afrique de 4,3% où, entre 2010 et 2011 tandis que la population a augmenté de 2,3%. En Asie également, l'augmentation du nombre des catholiques est supérieure à celle de la population: 2% contre 1,2%. En Amérique et en Europe l'augmentation du nombre de catholiques reste à 0,3%. En 2011, la totalité des catholiques était répartie par continent comme suit: Afrique 16%, Amérique 48,8%, Asie 10,9%, Europe 23,5% et Océanie 0,8%. Parallèlement, le nombre des évêques a augmenté de 0,55% passant de 5.104 à 5.132, avec un accroissement notable en Océanie de 4,6% et en Afrique de 1%, alors qu'en Asie et en Europe, il est légèrement en dessous de la moyenne mondiale, et qu'en Amérique, aucune variation n'est enregistrée.

    L'accroissement du nombre de prêtres confirme la tendance amorcée en 2000. Au 31 décembre 2011, on comptait 413.418 prêtres, contre 405.067 en 2001. Cependant cette augmentation n'est pas homogène. En Afrique et en Asie, l'accroissement est respectivement de 39,5% et de 32% (avec une augmentation de plus de 3000 prêtres pour la seule année 2011). En Amérique, la situation est stationnaire (122.000) alors qu'en Europe cette dernière décennie a connu une diminution de plus de 9% du nombre de prêtres. Les diacres permanents ont globalement augmenté passant de 29.000 en 2001 à 41.000 en 2011. Ils sont surtout présents en Amérique du nord et en Europe à 97,4%, les 2,6% restants se répartissant entre l'Afrique, l'Asie et l'Océanie.

    Le nombre des religieux profès non prêtres se consolide et dépasse légèrement les 55.000. Il augmente en Afrique et Asie, avec respectivement, +18,5% et +44,9%, et diminue en Amérique de 3,6%, en Europe de 18% et en Océanie de 21,9%. Une dynamique de forte diminution dans le monde des religieuses professes est enregistrée: elles sont actuellement 713.000 contre 792.000 en 2001: -22% en Europe, -21% en Océanie, -17% en Amérique. Cependant, elles sont en augmentation en Afrique avec +28% et en Asie avec +18%.

    Les candidats au sacerdoce, diocésains et religieux, sont passés de 112.244 en 2001 à 120.616 en 2011 avec une augmentation de 7,5%. L'accroissement le plus fort est en Afrique avec +30,9% et en Asie avec +29,4%, alors que l'Europe et l'Amérique enregistrent respectivement une contraction de 21,7% et 1,9%.

  • Sur la mort par suicide assisté

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    La mort de Christian de Duve a fait couler beaucoup d'encre. Dans "Réussir sa mort", Fabrice Hadjadj commente un passage de "La dernière leçon" où Noëlle Châtelet rapporte les derniers moments de sa mère, Madame Jospin, qui avait décidé elle aussi de recourir à l'euthanasie. Nous reproduisons ici ces réflexions de Fabrice Hadjadj intitulées "Dernier sacrement" :

    Mme Jospin, la mère de Lionel et de Noëlle, était une sage-femme. Je ne crois pas néanmoins qu'elle fut une femme sage. Sa fille, dans un livre à la fois mièvre et barbare, le sentimentalisme ayant pour but de mieux en faire avaler le sadisme (le mot est à prendre dans un sens presque littéral, Noëlle Châtelet étant une spécialiste de Sade), prétend transmettre son enseignement sur le « comment mourir ». Le livre s'intitule La dernière leçon. Il obtint en 2004 le prix Renaudot des lycéens. Le ministère de l'Éducation nationale, après avoir béni sa circulation dans les classes de français, applaudit de bon cœur à cette récompense, car il faudra bien inculquer aux jeunes, dorénavant, les douceurs du suicide. Nul n'ignore sur ce point le militantisme de feue Mme Jospin, si active dans l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. Elle y voyait la seconde bataille d'une guerre dont la première aurait été remportée, et qui concernait le droit à tuer des embryons dans une dignité non moins suffisante. Noëlle Châtelet répète cette leçon bien apprise: « Le choix de mettre fin à tes jours avait nom liberté. Une liberté, pour la sage-femme, indissociable de celle de la conception. Tu t’étais battue pour cela aussi, pour le droit à donner ou non la vie, toi qui accouchas les mères [Remarquez qu’il n’est pas dit : « Toi qui les fis avorter », ce que les mots précédents laissaient attendre, mais cette rhétorique de l'euphémisme et du renversement nous est désormais familière]. Choisir la vie, choisir la mort relevaient de la même exigence. Une même logique: "Tu verras, un jour nous l'aurons, ce droit à la mort digne. Tu verras, cette bataille, nous la gagnerons!." » Choisir, le maître-mot du consommateur pointilleux, de l'abonné à Que choisir? Non pas accueillir la vie, non pas consentir à la mort, mais tout ramener à l'étroitesse d'un caddie dans quoi mettre son baril de cyanure ou son embryon en pot.

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