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Ethique - Page 582

  • Le "transhumanisme" : reconfigurer l'humain ?

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    Sur genethique.org

    Venu des États-Unis, le transhumanisme est un mouvement prônant l'utilisation des innovations techno-scientifiques afin d'accroître les capacités physiques et intellectuelles de l'homme. Les tenants de ce courant de pensée appellent de leurs voeux une reconfiguration de l'humain grâce à la convergence de plusieurs technologies (convergence NBIC) que sont les nanotechnologies, les biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives (Cf. Synthèse de presse du 03/03/11). L'informaticien américain Ray Kurzweil et l'ingénieur Eric Drexler, spécialiste des nanotechnologies, font, entre autres, partie des théoriciens et promoteurs de ce mouvement.

    Parmi les options envisagées par les transhumanistes pour améliorer l'humain se trouvent le fantasme d'une médecine offrant les moyens de nous "autoréparer" pour éliminer totalement la maladie, mais aussi celui d'une "autoproduction" par laquelle les êtres humains seraient "délivrés" de la nécessité de la naissance par l'utérus artificiel ou le clonage. Si l'ectogenèse (reproduction humaine en dehors du corps de la femme) n'est aujourd'hui pas possible techniquement, certains, comme le philosophe Henri Atlan, pensent que l'utérus artificiel sera mis au point d'ici la moitié du XXIe siècle.

    Atteindre une forme d'immortalité via le téléchargement de notre conscience sur un support numérique est l'ultime fantasme des transhumanistes. Selon Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à la Sorbonne et auteur du livre "Demain, les posthumains", l'idéal transhumaniste "d'un esprit autonome, dégagé des contraintes imposées par le corps, culmine dans le désir de débarrasser l'humain du poids de la naissance, de la maladie et de la mort". En cela, le transhumanisme apparaît avant tout comme le symptôme d'une désaffection pour l'humanité.  "Pour eux, après Auschwitz, l'homme n'est plus désirable. Ce n'est pas seulement le progrès, mais l'espèce humaine elle-même qui est périmée. Il faut donc éradiquer ce qui la caractérise : la fragilité, la finitude, le désir lui-même", explique Jean-Michel Besnier.

    Si les thèses des transhumanistes semblent appartenir à la science-fiction, elles s'appuient toutefois sur des aspirations et des tendances implicitement présentes dans l'ensemble de la société. Les partisans de ce courant estiment que lorsque les possibilités techniques d'un dépassement de l'humain seront rassemblées, les gens y adhéreront naturellement, voulant échapper à la maladie et la mort... A ce titre, ils invitent à s'interroger sur ce que nous voulons vraiment faire de la médecine, des sciences et techniques.

    Une Association française transhumaniste a été créée récemment en France. En début d'année, elle a tenu une première conférence dans les locaux de la Sorbonne, à Paris, pour faire connaître ses thèses au public français.

    http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mai/20110519.2.asp

  • Une australienne diagnostiquée en état de mort cérébrale se réveille

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    En Australie, Gloria Cruz, une femme de 51 ans, victime d'un accident vasculaire cérébral dans son sommeil, le 7 mars 2011, s'est réveillée après presque 3 semaines de coma, rapporte « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

    Les médecins du Royal Darwin Hospital où elle avait été emmenée en urgence l'avaient diagnostiquée en état de mort cérébrale. Ils avaient expliqué à son mari Tani que son cas était « sans espoir » et qu'elle allait probablement mourir dans les 48 heures.

    Bien qu'un médecin ait alors recommandé de retirer le respirateur pour laisser Mme Cruz mourir, son mari avait refusé : « un miracle pourrait encore se produire ». Il avait demandé un délai de 48 heures aux médecins. Plus tard, un médecin l'avait appelé pour demander de nouveau son accord pour débrancher le respirateur.

    Après 2 semaines, un tube a été inséré dans la bouche de Gloria Cruz pour lui permettre de respirer et le respirateur a été éteint. Trois jours plus tard, elle s'est réveillée de son coma à la grande surprise du personnel de l'hôpital.

    « C'est un miracle », s'est exclamé un médecin extrêmement surpris. « Je suis heureux que mon diagnostic ait été faux », a-t-il dit au mari de la patiente. Ce dernier a expliqué que sa famille n'a jamais perdu espoir. Mme Cruz est aujourd'hui en voie de guérison.

    Sources : Ntnews.com (Nigel Adlam) 11/05/11 - The Australian.com.au 11/05/11

  • Belgique : la "fatigue de vivre" entraîne de plus en plus de demandes d'euthanasie

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    C'est Jeanne Smits, décidément très attentive à ce qui se passe dans notre pays et qui supplée ainsi aux limites de nos moyens, qui nous en avertit :

    "La tendance se précise et se confirme : aux Pays-Bas comme en Belgique, les médias accordent une place croissante au thème de l'euthanasie pour les déments, ou l'euthanasie pour les personnes âgées bien portantes qui sont tout simplement « fatiguées de vivre ». La revue Knack, poursuivant une série d'articles sur la pratique de l'euthanasie en Belgique flamande assure aujourd'hui que de plus en plus de Belges néerlandophones disent aujourd'hui sans détours qu'ils ont envie de mourir, soit qu'ils souffrent d'une maladie dégénérative, soit qu'ils se jugent trop dépendants ou simplement au bout de leur vie."

    découvrir la suite ici

  • L'écologie pour l'homme et non l'inverse...

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    "Sauver l'homme prime l'écologie"

    "Une réflexion (de haut niveau!) du cardinal Scola, dans l'Avvenire, autour du thème choisi pour l'exposition universelle de 2015 à Milan: "Nourrir la planète. Énergie pour la vie" (18/5/2011) à découvrir ici : benoit-et-moi.fr"

  • Pédophilie : la "patate chaude refilée aux évêques" ?

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    C'est le célèbre vaticaniste Sandro Magister qui l'écrit, commentant les directives édictées hier par le Vatican pour les affaires d'abus sexuels. Il voit dans ces instructions une inflexion de la ligne vaticane qui était jusqu'à présent trop centralisatrice et qui demande à présent aux épiscopats des différents pays de prendre les dispositions adéquates, en fonction des situations et de la législation qui y existe.

    Lire l'analyse de S. Magister ici : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1347923?fr=y

  • Sacrifier l'homme à son environnement ?

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    Les désastres dans le Golfe du Mexique et au Japon ont donné du tonus à l'écologisme. S'il est évident que l'environnement doit faire l'objet d'une politique soucieuse de sa préservation, ce n'est pas pour autant que nous devons accepter que l'écologisme devienne une idéologie totalitaire, dont l'objet ne serait plus de préserver la nature pour le bien de l'homme mais bien de faire de la nature un absolu auquel on sacrifierait l'homme, le cas échéant. Le Causeur met en ligne (payante) un article de "Basile de Koch", journaliste à Valeurs actuelles, qui commence ainsi :

    « L’environnement, ça commence à bien faire ! » La saillie de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture 2010 aurait pu servir d’exergue à l’excellent documentaire rediffusé par France 2 en avril − sauf qu’il date de 2008. Mais qu’importe : non seulement cette enquête, intitulée Les Prêcheurs de l’Apocalypse, ne s’est pas biodégradée, mais elle nous en apprend de belles sur les dérives et les délires de l’Église d’Écologie, qui n’a jamais été aussi influente dans notre Occident décadent.

    Sous la houlette de Françoise Castro, productrice, Jérôme Lambert et Philippe Picard retracent les glissements progressifs de l’écologie, qui fut une science avant de devenir une idéologie, puis une nouvelle foi dans l’Ouest. Une foi dont le fondamentalisme, avec ses superstitions et ses tabous, constitue désormais une menace pour l’avenir de l’humanité – à commencer par la sécurité alimentaire mondiale."

    voir la suite ici : http://www.causeur.fr/soleil-vert,9903

  • Nous n'aimons pas

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    Nous n'aimons pas la joie malsaine qui s'étale sur toutes les unes et dans les discours de politiciens devant le spectacle d'un homme, coupable ou non, victime ou non d'un complot, même si cet homme "n'est pas de notre bord".

    Il est des arguments et des informations qui ne grandissent pas ceux qui les exploitent.

    "L’amour ne se réjouit point de l'injustice, l'injustice l'attriste, l'amour ne se réjouit pas du mal. Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal ne fait pas plaisir à celui qui aime." 

    (1, Cor., 13, 6)

  • Quand la défense des droits de l'homme devient un prétexte pour la christianophobie

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    VIENNE, 13 Mai (C-FAM By Austin Ruse ) Même cette femme d'expérience rompue à la «guerre culturelle» n’était pas préparée au harcèlement  dont elle a été l’objet lors d’une réunion européenne sur les droits de l’homme. Elle ne l’était pas plus lorsqu’elle entendu, ébahie, les acclamations des militants homosexuels présents à la réunion à propos des violences commises à l’égard des chrétiens.

    Mme Gudrun Kugler dirige un groupement basé à Vienne appelé « Observatoire Européen des Intolérances et Discriminations Contre les Chrétiens », qui fait le suivi et rédige des rapports sur ce que certains appellent la « christianophobie ». Le professeur Joseph Weiler, de la New York University School of Law, a inauguré ce terme suite à l’expulsion de Rocco Buttiglione de la Commission européenne en 2004 pour ses convictions chrétiennes sur la question de l’homosexualité.

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  • Abus sexuels

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    Zenit met en ligne les documents relatifs aux recommandations du Saint-Siège relatives aux abus sexuels:

    Cliquer sur les liens suivants :

    Abus sexuels : Synthèse de la lettre circulaire

         Écouter les victimes et leurs familles et les aider

    Abus sexuels : Lettre du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi

         D’ici mai 2012, des Directives des conférences épiscopales [16-05-2011]

    Abus sexuels : Lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi

                Texte intégral

     

    Commentaire de Radio Vatican :

    Le Vatican est passé à la vitesse supérieure dans la lutte contre la pédophilie dans l’Église. Dans une lettre circulaire, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi exhorte les épiscopats à collaborer avec la justice civile et à mettre au point des programmes de prévention, de formation des séminaristes et de formation permanente du clergé. Les Conférences épiscopales ont un an pour élaborer des lignes directrices. Objectif : venir en aide aux victimes, coopérer avec la justice et prévenir de tels crimes, dans les divers contextes nationaux. Tous dans l’Église sont invités à suivre l’exemple du Pape, à écouter les victimes, à leur offrir une assistance spirituelle. Si le droit canon est en désaccord avec l’enquête civile, les évêques donneront la priorité à cette dernière. Le but est d’affronter le problème sans tarder et de manière efficace grâce à des indications claires. L’Église – souligne la circulaire – a le devoir de donner une réponse adéquate. C’est un tournant voulu par Benoît XVI lui-même.
    Le Directeur du bureau de presse du Saint-Siège, le Père Lombardi a souligné combien cette directive donnait aux évêques -et aux supérieurs d'ordres religieux - une responsabilité juridique fondamentale dans la lutte contre la pédophilie. Certains épiscopats, a précisé le Père Lombardi, comme ceux des pays anglophones et d'Allemagne, ont déjà publié de nombreuses directives, alors que d'autres doivent encore tout faire. Et d’ajouter que des aspects comme celui des dédommagements ne pouvaient être abordées précisément dans cette lettre, car ils doivent être réglée entre autorités civiles et ecclésiales des pays, en vertu des législations.
    Écoutez l’éclairage de Jean Werckmeister, professeur de Droit Canonique à la faculté de Théologie Catholique de Strasbourg interrogé par Marie-Leïla Coussa RealAudioMP3

     

  • DSK : savoir raison garder

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    "...la première chose qui vient à l’esprit, c’est qu’il faut savoir raison garder. N’importe qui peut être accusé de viol, d’agression sexuelle. C’est le type même de crime pour lequel il est très difficile d’attester son innocence aux yeux de la justice et de l’opinion. Mais justement : DSK est présumé innocent. Et il nie tous les faits qui lui sont reprochés. C’est à l’accusation de prouver qu’il est coupable, et non l’inverse. Espérons que la législation américaine – que je ne connais pas sur ce point – ne favorise pas exagérément la « victime » dans ce genre d’affaire. Pour condamner quelqu’un, il faut des preuves...."

    Ces sages propos, on les trouve ICI, sur "Pensées d'outre-politique", et ils méritent d'être lus dans leur intégralité.

    Toujours est-il qu'on est atterré de constater qu'un écart réel ou supposé du type de celui qui est attribué à Dominique Strauss-Kahn puisse ainsi ébranler la politique de l'Hexagone et même risquer d'hypothéquer la stabilité monétaire. On s'attendrait aussi à plus de retenue dans les commentaires des autres politiciens qui se fichent comme d'une guigne de la présomption d'innocence et des intérêts supérieurs d'une nation.

  • Coma profond : "débrancher" ?

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    Jeanne Smits relaie une information venue d'Australie : une femme hospitalisée après une attaque cérébrale aurait passé des semaines en état de "mort cérébrale", et se serait réveillée après des semaines passées dans cet état de coma profond alors que les médecins n'avaient aucun espoir et voulaient la "débrancher". Ce n'est pas le premier cas de ce type qui nous est rapporté et cela incite évidemment à la prudence lorsque des situations de ce type se produisent...

    voir ici : Australie : réveil après une « mort cérébrale » ?

     

  • La croissance démographique, une menace pour la planète ?

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    surpopulation2.jpgMonsieur et Madame Tout-le-monde en sont convaincus : si la population continue à croître dans les proportions que l'on annonce, il n'y aura pas d'avenir pour la planète. Est-ce si simple et si sûr? Jeanne Smits aborde le sujet dans une note parue hier sur son blog :

    "L'un des thèmes récurrents de l'écologie idéologique est clairement anti-humain : il faut réduire la population mondiale pour assurer l'avenir de la planète. Alors que la Division population des Nations unies vient de réviser ses prévisions à la hausse, annonçant 10 milliards d'habitants à la fin du siècle au lieu du pic de 9 milliards suivi d'une baisse après 2050, l'occasion est rêvée pour faire peur. L'un des principaux fournisseurs de contenu radio aux Etats-Unis, NPR, largement repris par un grand nombre de radios locales et subventionné par les pouvoirs publics, vient d'ajouter sa pierre à l'édifice en publiant un article intitulé « Politique étrangère : sans contrôle des naissances, la planète est condamnée »."

    Lire la suite sur le blog de Jeanne Smits : leblogdejeannesmits.blogspot.com