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Famille - Page 118

  • Synode sur la famille : interview du cardinal hongrois Erdö, rapporteur général

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    L'Eglise a confié1846542_3_afbf_le-cardinal-peter-erdo-le-4-mars-au-vatican_713cdd6078b7308bcb9e7b2396a0c860.jpg à Peter Erdö, hongrois de 62 ans, des tâches importantes: archevêque de Esztergom-Budapest et primat de Hongrie depuis décembre 2002, cardinal depuis 2003; président des conférences épiscopales européennes depuis 2006, rapporteur général du Synode pour la Famille qui s'ouvre le 5 octobre.

    Giuseppe Rusconi l’a interviewé ici : www.rossoporpora.org, et la traduction figure sur le site « Benoît et moi » (extraits) :

    (…) Eminence, vous avez été nommé rapporteur général du Synode du 5-18 octobre (nous rappelons que dans un an un autre Synode suivra, avec des résultats concrets) et vous aurez donc un rôle de modérateur et de collecteur des instances émergeant du débat. Votre tâche ne sera certes pas facile, car en lisant ce qui apparaît dans les media (qui porte souvent la signature de cardinaux) la discussion promet d'être houleuse. D'après ce qu'on a pu comprendre - pardonnez-nous la métaphore du football - on va assister à une sorte de match très dur entre un front dit conservateur (avec beaucoup de pourpres déployés en style "catenaccio" (verrou), en défense de la porte de la Doctrine) et un front dit progressiste, animé par un fantaisiste tel que le cardinal allemand Kasper et inspiré - comme le suspectent les conservateurs - par un souffleur (suggeritore) argentin de poids. Ce sera vraiment comme ça?

    En réalité je ne crois pas qu'un affrontement s'annonce entre une doctrine plutôt abstraite et une pratique détachée de la foi, mais qu'il s'agira plutôt d'un débat bien plus réaliste autour des valeurs, les valeurs propres à la vie et sur la vie. Comme l'écrivit Paul VI dans sa grande exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, il faut œuvrer afin que l'Evangile entre dans notre propre vie, en faisant toutefois trésor de la tradition et de la foi de l'Eglise. Il faut donc dialoguer avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui afin que les valeurs évangéliques soient non seulement acceptées, mais paraissent attrayantes, capables de rendre notre vie heureuse. Voilà le grand défi.

    Tel est l'argument central du Synode, et ce n'est pas par hasard que déjà dans le titre il est appelé á discuter des « défis pastoraux sur la famille dans le contexte de la nouvelle évangélisation ». Ce « contexte de la nouvelle évangélisation » est toutefois souvent oublié dans la présentation des media. (…)

    Vous ne craignez pas qu'à cause des décisions synodales, ne se réduise chez le peuple chrétien la perception de l'indissolubilité du mariage ?

     Sur la base des contenus de l'Instrumentum laboris, fruit des réponses au Questionnaire élaboré par la Secrétairerie du Synode (qui est notre document-base pour l'assemblée), nous pouvons déjà penser que la majorité des catholiques du monde sait que le mariage sacramentel ne peut pas être dissous par les parties contractantes. Il ne s'agit pas d'un rapport à durée limitée, il n'est pas soluble. Ce point est largement partagé, peut-être pas seulement  pour des raisons théologiques abstraites (…)

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  • Une lettre ouverte adressée au Synode

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    Jeanne Smits publie la traduction d'une lettre adressée au Synode par une cinquantaine de personnalités :

    Lettre ouverte au synode : soutenez le mariage, soutenez les enfants

    Lettre ouverte au synode sur le véritable soutien à la famille

    Une cinquantaine de personnalités attachées à la défense du mariage et de la famille ont publié une lettre ouverte à l’approche de l’ouverture du synode extraordinaire sur la famille à Rome, dimanche. Je vous propose ici la traduction de ce document important, réalisé par des experts catholiques ou non, tous d’accord cependant sur le chemin à prendre pour le bien de cette institution indispensable à toute société humaine.
    On notera, parmi de nombreux signataires connus ou moins connus, la présence de Mary Ann Glendon, l’envoyée du pape Jean-Paul II à la Conférence de Pékin pour y contrer, déjà, l’idéologie du genre. J.S.
    Lire la traduction sur le blog de J. Smits
  • Synode : "trouver le langage juste pour transmettre aux jeunes la beauté de l’Evangile de la famille"

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    Synode sur la famille : chercher la vérité ensemble

    Les recommandations du card. Baldisseri

    Rome, 3 octobre 2014 (Zenit.org) Anne Kurian

    Le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, préconise « un esprit serein, de la pondération et une attitude calme » lors des travaux : les participants « sont appelés non pas à mettre en avant leur propre intérêt ou point de vue, mais à chercher la vérité ».

    Le cardinal revient sur le synode des évêques consacré aux défis de la famille, qui s'ouvrira sous peu (5-19 octobre), dans les colonnes de l'agence de presse de la Conférence épiscopale italienne, le Service d'Information religieuse (SIR).

    Il préconise « un esprit serein, de la pondération et une attitude calme » : « je comprends que les esprits s’échauffent à la veille de l’événement sur certaines questions » et si « exprimer ses opinions est positif », il faut cependant « rester civil et constructif », souligne-t-il.

    « Répondre de manière adéquate demande des efforts et de la bonne volonté pour discuter et rechercher des voies conduisant à une solution dans la vérité et la charité », ajoute-t-il.

    « Le pape François, à de nombreuses occasions, a dit et fait comprendre qu’il est important de s’exprimer, sans peurs et suspicions. Alors la discussion au Synode sera ouverte » : « quand on discute sur des thèmes sensibles, chacun doit pouvoir donner son opinion et s’exprimer selon ses connaissances et convictions ».

    Mais les participants « sont appelés non pas à mettre en avant leur propre intérêt ou point de vue, mais à chercher la vérité, qui n’est pas un concept abstrait, fruit d’une spéculation philosophique ou théologique, mais qui est la personne du Christ, chemin, vérité et vie. C’est de là qu’il faut partir ».

    Le cardinal rappelle que la question des divorcés-remariés ne sera pas la seule du synode : « la polygamie, les mariages arrangés, les mariages mixtes, les pauvretés sous toutes leurs formes et tant d’autres thèmes seront discutés ».

    Par dessus tout, il s'agira de « trouver le langage juste pour transmettre aux jeunes la beauté de l’Evangile de la famille ».

    L'assemblée synodale en deux étapes met en relief « le caractère synodal du cheminement commun qui prévoit des réflexions, des pauses, des reprises et ainsi de suite jusqu’à arriver au but ; et tout cela ne s’accomplit pas en travaillant en solitaire mais par petits groupes de personnes ou commissions, à travers la participation du peuple de Dieu tout entier ». 

    Evoquant la nouvelle méthodologie du synode, le cardinal précise qu' « une attention particulière sera accordée à l’aspect dynamique et participatif durant les travaux ».

    Un couple marié interviendra à chaque séance pour témoigner de son expérience. Parmi les auditeurs en effet, 13 couples mariés provenant des cinq continents témoigneront « d’une vie vécue dans la variété des cultures et des traditions comme une expérience de foi, élément essentiel pour la bonne réussite d’un mariage et d’une famille ».

    « L’information sera beaucoup plus immédiate et rapide », poursuit le cardinal : elle passera notamment par « les briefings avec les Pères et le réseau social Twitter », plutôt que par « un texte de synthèse souvent modifié durant les interventions orales en salle ».

    Pour la clôture du synode, un message au peuple de Dieu et un document synodal sur les ‘propositions’ sont attendus. Le document, approuvé par l’assemblée, sera remis aux mains du pape, qui disposera comme il le souhaite, et constituera la base du document de travail (l’Instrumentum laboris) du synode de 2015.

  • Week-ends pour célibataires catholiques

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    L'association "Homme et femme il les créa" communique :

    Week-ends pour célibataires catholiques à Ars (village du Saint Curé), programme 2014-2015

    L'association Homme et femme Il les créa organise des week-ends de rencontres et de formation théologique et spirituelle, pour des célibataires catholiques ayant le désir de se marier.

    Nous sommes envoyés par Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon.

    Ces week-ends sont destinés aux célibataires catholiques de 22 à 45 ans (regroupés par tranches d'âge), ayant le désir :

    • de fonder un foyer pour pouvoir témoigner en famille de la miséricorde du Christ et de la bonté du dessein de Dieu sur l'être humain homme et femme ;
    • de se former pour mieux connaître l'enseignement de l'Église catholique et avoir une intimité plus profonde avec Dieu ;
    • d'être missionnaires à travers leur vie dans le monde.

    Le nombre de participant à chaque week-end est limité à 8 hommes et 8 femmes maximum, afin que les participants puissent tous se connaître.

    Voici le programme de l'année 2014-2015 :

    • Pour les célibataires entre 30 et 45 ans :

    - Du vendredi soir 24 octobre au dimanche 26 octobre 2014, week-end sur le thème : « La foi et la raison : dons de Dieu pour contempler la vérité ».

    - Du vendredi soir 17 avril au dimanche 19 avril 2015, week-end sur le thème : « Identité féminine, identité masculine : y a-t-il concurrence entre la dignité de l'un et celle de l'autre ? ».

    • Pour les célibataires entre 25 et 40 ans :

    - Du vendredi soir 9 janvier au dimanche 11 janvier 2015, week-end sur le thème : « Accueillir la vie de Dieu par la liturgie à l’école de la grande Tradition de l’Église ».

    - Du vendredi soir 29 mai au dimanche 31 mai 2015, week-end sur le thème : « Chrétien dans le monde du travail : le travail au service de la dignité de l’homme selon la doctrine sociale de l’Église ».

    • Pour les célibataires entre 22 et 35 ans :

    - Du vendredi soir 20 février au dimanche 22 février 2015, week-end sur le thème : « Méditation de textes bibliques sur la vie, pour tenir dans un monde fasciné par la mort ».

    Les enseignements de ces week-ends ne portent pas sur le célibat, mais ce sont des enseignements de théologie et de spiritualité pour approfondir la connaissance de Dieu et de l'Église. Nous souhaitons réunir dans ces week-ends des personnes ayant en commun d'avoir vraiment soif de Dieu, et de désirer fonder un couple qui témoigne de l'amour du Christ.

    Détails ICI

  • Le succès des cohabitations fait chuter le taux de divorces (sic)

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    Les réflexions d'un ami :

    Reprenant une dépêche de presse de Belga publiée (entre autres) par Sudpresse et le Standaard, le site des médias catholiques nous gratifie d'un article au titre accrocheur : 

    Le succès des cohabitations fait chuter le taux de divorces

    Article commentant la baisse en chiffres absolus (mais non relatifs hélas) du nombre de divorces dans notre pays. Un article dans lequel il reprend intégralement de la dépêche originale la phrase suivante :

    « En chiffres absolus, il est normal que le nombre de divorces soit en diminution», analyse Patrick Deboosere, démographe et sociologue à l’ULB. « Car le stock de Belges mariés diminue progressivement au fil des ans. La cohabitation légale et la cohabitation de fait prennent peu à peu le dessus sur le mariage. De plus, avant de s’engager, les jeunes vivent désormais ensemble à l’essai. Ce qui évite les mariages ratés ». 

    Outre le titre particulièrement malheureux, il semble déjà fort peu habile que les médias catholiques fassent le choix de relayer sans décryptage une dépêche pour le moins décourageante à  l'égard de jeunes désireux de vivre des fiançailles chrétiennes, même s'il ne faut pas avoir peur de la vérité. 

    Mais que cela soit fait sans même faire une vérification minimale de l’info, cela laisse perplexe… car il se trouve que l'affirmation de P. Deboosere est tout simplement fausse et même contraire à la réalité: la cohabitation prémaritale augmente le taux de divorces ultérieurs ou, dans le meilleur des cas, ne l’influence pas.

    La plupart des études menées sur le sujet contredisent carrément l’affirmation du professeur de démographie de l’ULB, et s’accordent pour démontrer une influence clairement négative de la cohabitation sur le taux de divorces (jusque + 33% de divorces par rapport à ceux qui ne cohabitent pas) ou, dans le meilleur des cas, une influence neutre. Certaines études affirmant en effet (sans la remettre en cause) que la corrélation observée ne serait pas causale mais due à d’autres facteurs tels que l’âge des mariés. Dans tout les cas, l'information relayée est non seulement décourageante pour le jeune chrétien, mais tout simplement fausse. 

    Averti par un lecteur, le Standaard se fend même d'un article rectificatif. A n'en pas douter, les médias catholiques ne seront pas en reste et feront de même... en écrivant un bel article sur les mérites des fiançailles chrétiennes ?

  • Quand un cardinal-archevêque chapitre la classe politique

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    "Pourquoi donner la vie à l'homme ?", par le card. Vingt-Trois
    Lors de la messe célébrée mardi soir à l'occasion de la rentrée parlementaire pour les responsables politiques et les représentants de la nation à la basilique Sainte-Clotilde, le Cardinal André Vingt-Trois s'est adressé à eux dans ces termes (Zenit.org):

    « Pourquoi donner la vie à l’homme ? »

    Mesdames et Messieurs,

    Frères et Sœurs dans le Christ,

                Le cri que Job a lancé vers Dieu du fond de sa misère trouve un écho dans tous les cœurs qui se sentent abandonnés. Certes, nous le savons, le sentiment de désastre ultime est très relatif. Dieu merci, nous sommes tous loin d’avoir connu des épreuves comparables à celles de Job et ce que beaucoup de nos concitoyens considèrent comme des situations insupportables ne sont rien comparées aux millions d’hommes et de femmes qui sont soumis à des risques mortels, soit par la famine, soit par les épidémies, soit par des catastrophes naturelles ou toutes sortes de périls. Combien d’hommes et de femmes à travers notre monde du XXIe siècle, à quelques heures d’avion de chez nous rêvent de connaître ce que nous jugeons intolérable ?

                Mais si relatifs que soient nos embarras et nos réelles difficultés, ils n’en provoquent pas moins un sentiment d’insécurité diffus qui ne se limite pas à la comptabilité des faits délictueux et qui se nourrit aussi de la préoccupation omniprésente de la sauvegarde d’un certain nombre d’avantages qui constituent les éléments d’un certain confort. Depuis des années, et à plusieurs reprises, j’ai saisi toutes les occasions pour inviter chacun à s’examiner sur ses modes de consommation et inviter notre communauté nationale à s’interroger sur le modèle de consommation que nous finançons non seulement par le crédit particulier mais encore par la dette publique. Aujourd’hui le nombre de nos concitoyens qui n’ont plus de visibilité sur leur avenir ni de sécurité dans leur présent atteint des proportions qui affectent la totalité de notre système social. Et voilà que nous devons y ajouter la charge de nos responsabilités internationales en Afrique et au Moyen-Orient pour lesquelles le soutien moral international peine à se concrétiser par des engagements militaires et financiers réels. Estimer que nous traversons une phase critique n’est plus un jugement partisan mais une constatation partagée.

                Comment pourrions-nous évoquer cette crise dans le seul cadre de notre pays ? Comment pourrions-nous oublier les chrétiens d’Orient que l’on veut forcer à abjurer leur foi ou à quitter le pays où leurs communautés vivent depuis des siècles ? Leur sort est un enjeu non seulement pour l’Église, mais aussi pour toute la société contemporaine. Nous sommes appelés chaque jour à leur venir en aide, non seulement en accueillant ceux qui sont contraints de fuir, mais aussi et surtout en aidant ceux qui doivent pouvoir rester dans leurs pays. La dimension des persécutions qu’ils subissent nous oblige aussi à nous interroger sur la manière dont notre vie publique reconnait la réalité des communautés religieuses et développe des moyens éducatifs pour aider des jeunes à réagir devant certains messages fanatiques.

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  • L'appel de deux cardinaux européens contre la PMA et la GPA

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    Dans Le Figaro, deux proches de Benoît XVI, les cardinaux Angelo Scola, archevêque de Milan, et Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, encouragent les Français à combattre la gestation pour autrui. Ils refusent que l'enfant soit considéré comme une «marchandise» :

    « Il y a cent ans, notre continent s'embourbait dans la guerre, entraînant derrière lui le monde dans un conflit dont il n'a pas fini de mesurer les conséquences.

    La guerre de 1914-1918 posait, de façon tragique et nouvelle, la question de la valeur de la vie humaine: combien d'hommes et de femmes allaient payer le prix du sang? Combien de familles pleurèrent un fils, un père, un frère, un ami qui ne reviendrait pas? Combien de parents sans enfants et combien d'enfants sans parents? C'est toute la famille européenne qui était endeuillée.

    Aujourd'hui, de nouvelles menaces pèsent sur notre continent. Elles posent la même question de la valeur de la vie humaine, en des termes différents. Dans notre économie libérale, le marché ne peut pas devenir l'ultime norme, le besoin n'est pas l'unique boussole, et l'homme ne doit pas se transformer en variable d'ajustement entre l'offre et la demande.

    Dans différents pays d'Europe, des lois ou des réglementations autorisent désormais la gestation pour autrui (GPA). Nous y voyons une double atteinte à la dignité humaine, contre les enfants d'une part, condamnés «à être en fait orphelins de leurs parents vivants» pour reprendre l'expression de Jean-Paul II dans sa Lettre aux familles, et contre les mères, dont le corps se trouve chosifié, instrumentalisé, loué.

    Si l'on s'inquiète de la décision récente de la Cour européenne des droits de l'homme d'instaurer des filiations fictives, il faut saluer sur cette question la réaction tonique, créative, jeune et durable de la France. La France a eu le courage de dire non. Le président de la République française lui-même s'est engagé contre la GPA.

    La Manif pour tous, bien connue de toute l'Europe aujourd'hui, avait prévenu qu'en changeant la nature du mariage viendraient d'autres revendications, qui dénatureraient l'adoption et qui organiseraient la fabrication d'êtres humains.

    Il y a là, en effet, en germe toutes les conditions d'un esclavagisme moderne où l'enfant est conçu comme une marchandise, un commerce dans lequel les plus riches exploiteront les plus pauvres, et une accélération de l'eugénisme occidental.

    Vu depuis nos différents pays, ce qui nous touche, c'est que le mouvement français incontestablement porté par de nombreux catholiques s'est constitué avec des croyants d'autres confessions, d'autres religions et des non-croyants.

    Il ne s'agit donc pas d'une voix ecclésiale mais d'une voix française qui se fait entendre, au plan européen et au plan international. Son expression, populaire et citoyenne, devrait inspirer l'ensemble des peuples occidentaux et permettre à la Convention européenne des droits de l'homme de choisir un dispositif capable de protéger les droits de l'enfant.

    Ne serait-ce pas un prolongement logique de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Il faut garantir les droits de l'enfant à connaître ses origines et à grandir, autant que faire se peut, entre son père et sa mère, à l'exclusion de toute forme de contrat, financier ou non, le privant de l'un ou de ses deux parents.

    La fondation d'une famille ne peut être, en effet, l'expression de la seule volonté de quelques-uns. Si le biologique ne fait pas toute la filiation, la filiation ne peut pas se faire sans le biologique. Elle vient prolonger ce qui est initié dans le corps.

    Comme l'ont exprimé nos frères évêques en France, si l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la GPA est ouvert, c'est toute la filiation qui se trouvera désorientée, c'est une génération d'enfants qui se verra privée intentionnellement de l'un de leurs parents.

    Le pape François nous appelle sans cesse à sortir de nous-mêmes et à aller aux périphéries: il ne s'agit pas d'abord de géographie mais d'existence. Aux périphéries de notre humanité se trouvent l'extrême fragilité, la petitesse et la pauvreté: celle du très grand âge et celle de la toute petite enfance. C'est notre attention à ces périphéries-là qui a fait le cœur de notre civilisation.

    Nous voulons non seulement remercier les Français de leur réveil inattendu et de leur engagement stimulant - il sera très utile, le moment venu, dans nos pays -, mais nous les appelons surtout à rester fidèles à leur histoire.

    Il ne s'agit pas là de leurs racines, mais des branches, des bourgeons et des fruits, bref de l'avenir de notre Europe. »

    Ref. L'appel de deux cardinaux européens contre la PMA et la GPA

    La prochaine manif pour tous, c'est dimanche prochain, 5 octobre, à Paris et à Bordeaux.

    JPSC 

  • Synode J-7: l’accès des divorcés-remariés à la communion ne passera pas

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    C’est du moins l’avis de Philippe Oswald sur « Aleteia". A l’approche de l’ouverture du Synode extraordinaire sur la famille (5 octobre), une dizaine de cardinaux, et non des moindres, prennent publiquement position contre les propositions du cardinal Walter Kasper sur les divorcés remariés. Il est douteux que l’accès des divorcés-remariés à la communion sacramentelle puisse « passer » dans de telles conditions, sans jeter un grand trouble dans la vie de l’Eglise :

    Tous s’expriment « à l’encontre des propositions du cardinal Kasper » avec une franchise et une vigueur à la hauteur de l’enjeu : « La prédication de Jésus sur le divorce et le remariage ne souffre aucune ambiguïté ». Le cardinal est clairement blâmé pour « vouloir tolérer ce qui en soi est inacceptable », comme lui-même l’a avoué dans son livre. Même son interprétation de la pratique orthodoxe de l’« oikonomia » ou sa référence au cardinal Newman sont sévèrement battues en brèche pour leur inexactitude, tandis que le cardinal Müller dément « l’assertion selon laquelle la doctrine de l’Eglise relèguerait les catholiques divorcés au rang de chrétiens de catégorie inférieure. » Qualifiant de « faux appel à la miséricorde » la proposition principale de son frère dans l’épiscopat, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi exhorte l’Eglise à ne pas craindre de s’exposer comme par le passé en défendant l’indissolubilité du mariage ; qu’elle résiste, écrit-il, à « toute adaptation pragmatique », et qu’elle annonce au contraire « l’Evangile de la sainteté du mariage avec une audace prophétique ». Car c’est bien, ajoute pour sa part le cardinal Caffarra, un changement de doctrine et pas seulement de discipline qu’implique la proposition principale du cardinal Kasper. Déjà considérable par son ampleur et l’autorité des contributeurs de ce livre, ce « tir groupé » est conforté par d’autres interventions en solo, mais publiques elles aussi, d’au moins cinq autres cardinaux de premier plan : le Canadien Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques (un « papabile » du précédent consistoire), l'Australien George Pell, chef du tout nouveau Secrétariat pour l'économie, l'archevêque de Milan, Angelo Scola, l’Espagnol Fernando Sebastián Aguilar, et le Canadien Thomas Collins, l'archevêque de Toronto. On peut en conclure sans trop de risque de se tromper que la proposition du cardinal Kasper  d’admettre à la communion sacramentelle les divorcés remariés ne recueillera guère de suffrages au Synode. Pour l’heure, remarquait récemment le vaticaniste Sandro Magister (La Repubblica), seul son compatriote le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich, lui a promis son soutien avec l’espoir de rallier d'autres évêques allemands.

    1) Demeurer dans la vérité du Christ, mariage et communion dans l'Eglise catholique, textes rassemblés par Robert Dodaro, Artège, 312 pages, 19,90€
     
     Réf. Divorcés remariés : vif débat au sommet de l’Eglise

    JPSC

  • Selon Mgr Fernandez, de Cordoue, le pape lui-même récuse la communion pour les divorcés « remariés »

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     Lu sur « Riposte catholique » :

     « Alors que la confusion monte autour du prochain synode sur la famille, un évêque espagnol rapporte que le pape a déclaré aux évêques d’Espagne : ce que le Christ a institué, « le pape ne pas ne peut pas le changer ». C’est dans une interview au journal Diario de Cordoba que Mgr Demetrio Fernandez a raconté il y a quelques jours comment les évêques ont posé la question de la communion aux divorcés « remariés » lors de leur dernière visite ad limina, au printemps.

    Il répondait à la question du journaliste à propos des milliers de personnes séparées de Cordoue, après avoir évoqué les « deux millions de couples détruits en Espagne… un problème social énorme ». « L’Eglise nous dit continuellement que nous devons être accueillants, que les personnes ne se sentent pas exclues, et nous pouvons toujours rendre l’accueil plus ample. Mais… »

    « Ahora bien », dit Mgr Fernardez en espagnol. Un peu plus qu’un « or », un « cependant », un « mais ». Il faut bien écouter, c’est important, c’est précis :

    « Nous avons posé la question aux pape directement. Il nous a répondu qu’une personne mariée par l’église, divorcée et qui aurait contracté un nouveau mariage civil ne peut accéder aux sacrements. Le pape a poursuivi: “Cela a été établi par Jésus-Christ et le pape ne peut pas le changer.” »

    Curieuse époque, où l’évêque de Cordoue – ville pétrie d’histoire mais pas précisément un centre névralgique de l’Eglise – est obligé d’expliquer à la presse que le pape ne compte pas lâcher un enseignement aussi basique que celui sur le mariage sacramentel ! Curieuse époque où des évêques en visite ad limina en viennent à vérifier auprès du pape qu’il n’a pas l’intention de changer la doctrine !

    Mgr Fernandez poursuit : « Je dis cela parce que parfois des gens disent que “tout va changer” et qu’il y a des choses qui ne peuvent pas changer ? L’Eglise se doit à son Seigneur et son Seigneur est vivant. »

    Connu pour son franc-parler, Mgr Fernandez évoquait aussi dans cet entretien de la dénatalité inquiétante en Espagne, où le renouvellement des générations n’est pas assuré : « A quoi servent des routes ou internet s’il n’y a pas d’Andalous pour en profiter ? »

     Ref. Selon Mgr Fernandez, de Cordoue, le pape lui-même récuse la communion pour les divorcés « remariés »

    JPSC

  • Divorcés-remariés : le vent tourne-t-il dans la cathosphère ?

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    Retrouvez sur Aleteia la chronique de Guillaume de Prémare sur l'antenne de Radio Espérance :

     Il semblerait qu’il ne subsiste aujourd’hui que l’Eglise catholique pour témoigner de manière complète de la grandeur et de la beauté du mariage. L’Eglise n’a pas "inventé" le mariage, mais en l’élevant à la dignité de sacrement, à la suite de l’enseignement du Christ, elle en fait le témoignage vivant et incarné de l’alliance divine.

    Puisque le mariage est un témoignage de Dieu, il faut redire clairement la nature et le degré de ce témoignage. Qu’est-ce qui fait le mariage ? C’est le consentement des époux. Ce consentement est un engagement public devant témoins : « Je te reçois comme épouse et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement tout au long de ma vie. » Cette parole humaine échangée par les époux fait le lien matrimonial. Cette alliance exclusive est consacrée par Dieu et comporte donc aussi une dimension divine. Quant au degré de ce témoignage, il ne peut être plus élevé : c’est pour la vie.
    C’est pourquoi l’Eglise établit que « l’unité et l’indissolubilité sont les propriétés essentielles du mariage ». Si le mariage ne témoigne plus de cela, il ne témoigne plus de l’irrévocable alliance divine. Le mariage dit la fidélité de Dieu : « Dieu demeure fidèle car il ne peut se renier lui-même », dit saint Paul à Timothée. Alors même que le mariage est signe de l’alliance du Christ et de son Eglise, comment l’Eglise pourrait-elle se renier elle-même en relativisant le témoignage du mariage ?

    Ce témoignage est porté par de pauvres pécheurs. Mais c’est particulièrement en raison de nos misères qu’il a de la valeur, et non d’abord en raison de notre très hypothétique sainteté. Parlons clair : celui qui ne communie pas parce qu’il a contracté une seconde union témoigne aussi, à sa manière, de la grandeur sacrée du mariage indissoluble, donc de Dieu. Il en témoigne notamment devant ses enfants qui seront appelés, peut-être un jour, à s’engager pour la vie. J’admire le fidèle qui fait cela parce que son obéissance à l’Eglise est un signe de la grandeur de sa foi.
    Il rappelle à toute une communauté habituée à communier - parfois de manière routinière voire indigne - la substance même des sacrements de mariage, de pénitence et de l’Eucharistie. Ce faisant, il édifie l’Eglise, il édifie ses frères. D’une manière comparable, celui qui est publiquement "dans les clous" mais ne communie pas occasionnellement, pour un motif dont son âme porte le secret, témoigne de la haute valeur qu’il attribue aux sacrements.

    Pour le premier, le témoignage est certes plus difficile parce que le motif est public. Ne soyons pas naïfs : dans une communauté, l’état de vie des uns et des autres est connu de presque tous et les gens remarquent celui qui ne va pas communier. Ce témoignage comporte donc une dimension héroïque exemplaire. Ce que je donne en exemple, ce n’est pas l’échec de la première union dont nul ne peut juger. Ce que je donne en exemple, c’est la manière dont le divorcé-remarié qui ne communie pas vit cet échec, c’est sa loyauté envers l’Eglise qui est sa mère.

    Je crois vraiment qu’en ce temps de crise du mariage, l’Eglise a pour mission prophétique de redire encore plus explicitement l’alliance irrévocable. Le miracle de Dieu, le miracle de l’Eglise, c’est que les divorcés-remariés qui ne communient pas participent à cette prophétie pour le monde. »

    Chronique diffusée sur l'antenne de Radio Espérance le 26 septembre 2014
    à réécouter en cliquant sur ce lien

    sources: RADIO ESPÉRANCE

    Ref. OPINION. Divorcés-remariés, une dimension prophétique

     JPSC

  • Divorcés remariés, l'Eglise va-t-elle (enfin) évoluer ?

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Le mariage au risque de la miséricorde : entretien avec le philosophe Thibaud Collin

    Avec son dernier livre, à paraître, Divorcés remariésl'Église va-t-elle (enfin) évoluer ?, Thibaud Collin introduit cette question au sein du débat philosophique sans occulter la vision chrétienne du mariage fondée sur les paroles du Christ affirmant l’indissolubilité du mariage sacrement.

    Vous êtes philosophe et vous entrez dans un débat proprement théologique et canonique. Votre démarche est-elle fondée ? Et que pouvez-vous apporter ?

    Thibaud Collin : La question de l’accès aux sacrements des fidèles divorcés-remariés civilement touche la nature du mariage, bien commun de l’Église. Tout fidèle, notamment marié comme je le suis, est donc concerné. En tant que philosophe, j’exerce ma raison sur une question certes de nature théologique mais afin d’en manifester les enjeux anthropologiques, moraux et j’oserais dire logiques et même métaphysiques ! Cette question nous plonge au cœur du drame de l’existence chrétienne. En ­elle se reflète la totalité de la foi ­chrétienne. Pas étonnant si l’on se souvient que saint Paul parle du mariage pour parler des rapports entre le Christ et l’Église !

    Vous insistez en effet sur l’importance du tout organique que représente la foi. Toucher un pan, c’est risquer de détricoter l’ensemble. Par ailleurs, vous estimez que derrière la question de l’accès à la communion des divorcés-remariés se pose celle, plus globalisante, des rapports de l’Église au monde. Quelles sont les conséquences de ces deux perspectives ?

    Si les divorcés-remariés pouvaient communier, cela signifierait que leur situation objective ne serait plus vue comme opposée à l’appel du Christ au mariage indissoluble. Si l’on refuse de remettre en cause l’indissolubilité, on est contraint de reconnaître que la relation entre personnes divorcées et remariées civilement est de nature adultérine. Comment l’adultère pourrait-il être le seul péché grave à être pardonné sans repentir ? Or ici le repentir ne peut s’incarner que dans la continence complète. Ce langage apparaît au regard de l’esprit moderne comme inhumain mais l’Église n’est pas là pour présenter aux hommes d’aujourd’hui les valeurs des hommes d’aujourd’hui ! Elle est là pour annoncer la Bonne Nouvelle du mariage dans toute sa radicalité. Sans cette radicalité, pas de conversion.

    Votre démonstration vise à mettre en lumière que « l’Église ne peut pas se contredire pour supprimer la contradiction objective dans laquelle se sont mis » les fidèles divorcés-remariés. Est-ce que cette approche logique ne bloque pas finalement la recherche d’une solution ?

    Certains seront peut-être choqués de parler ici de logique là où on attend de la miséricorde. « Dieu est riche en miséricorde » mais c’est à nous de choisir de recevoir son pardon. Si nous ne le recevons pas, nous ne sommes pas pardonnés ! « Le Logos s’est fait chair » dit saint Jean. La logique chrétienne est donc le fondement de toute conversion. C’est soit oui, soit non. Si l’on vit en couple avec quelqu’un et que l’un des deux au moins est marié, l’on est soit marié, soit adultère. Il n’y a pas de troisième voie.

    On en revient cependant toujours au poids et au choc de certains mots. Par son refus actuel, l’Église manquerait de miséricorde, cœur normalement de sa charité. Mais au final, ce n’est pas d’être non moderne que l’on accuse l’Église, c’est d’être non-chrétienne.

    Mais quel est le critère de la vie chrétienne ? La vie avec le Christ. Les paroles du Christ sur l’indissolubilité de ce que Dieu a uni sont très claires. Le problème est que certains considèrent que la vie chrétienne est une sorte de prolongement de la vie humaine en niant le péché et les blessures de notre humanité. Dans ce cas-là, le Christ n’avait pas besoin de nous sauver ! La miséricorde divine n’est pas la tolérance humaine. Les personnes divorcées-remariées sont appelées à la sainteté comme tout baptisé et la voie étroite de la sainteté est la conversion et l’accueil de la grâce dans sa totalité.

    Face à ce sujet brûlant, l’Église, plutôt que d’amoindrir sa doctrine et la discipline qui lui correspond, ne devrait-elle pas susciter un véritable élan de ré-explication de la grandeur, de la beauté et de la cohérence de sa doctrine sacramentaire et morale ainsi que le sens exact du droit canon ?

    Je suis convaincu que tel est l’objectif du Synode voulu par le Pape. N’oublions pas qu’il a dit lui-même qu’il est « rusé ». Après l’approfondissement de la doctrine du mariage et de la sexualité par saint Jean-Paul II pour traverser la crise d’Humanæ Vitæ, le Pape François a fait le constat que de nombreux catholiques refusent cet enseignement. Alors que faire ? Faire comme si de rien n’était ? Laisser le silence recouvrir cet appel à la sainteté ou bien convoquer l’Église, mettre les problèmes sur la table et les affronter jusqu’au bout ? Je crois que le ­Pape en surprendra plus d’un sur ce sujet !

    À lire : Thibaud Collin, Divorcés remariésl'Église va-t-elle (enfin) évoluer ? 

    DDB, 180 p., 12,90 €. (À paraître le 2 octobre prochain.)

  • Synode sur la famille : éviter la foire d’empoigne et les débats réducteurs

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    Focaliser, c’est réduire. Quand ils se sont cristallisés sur la question de l’accès à la communion des divorcés remariés, les débats qui ont précédé le synode n’ont pas rendu compte des objectifs de ce synode.  C’est vrai que la question n’est pas secondaire, car derrière elle, se profile celle de l’indissolubilité du mariage sacramentel. Mais elle n’occupe toutefois qu’une très petite place (trois articles sur 159, de 93 à 95) dans l’Instrumentum laboris qui servira de base aux travaux des pères synodaux. D’Elisabeth de Baudouin sur le site « aleteia » (extraits) :

    « (…) Dans le domaine de la famille, qui connait une crise mondiale, les souffrances ne s’arrêtent pas (c’est peu de le dire) à celle des divorcés remariés qui ne peuvent pas communier sacramentellement, même si cette souffrance, quand elle est réelle, doit être entendue. (…)

    Parce qu’elle est aussi apostolique, c'est-à-dire missionnaire, l’Eglise doit répondre à un autre défi : celui d’annoncer l’Evangile de la famille ; avec la certitude qu’au-delà des exigences parfois élevées, cette « Bonne nouvelle »  constitue un chemin de bonheur profond pour ceux qui tâchent de la mettre en pratique (…) .

    Comment aider les jeunes, qui baignent aujourd’hui dans la culture du provisoire, à s’engager pour la vie ? Comment aider les couples, dans les sociétés où le divorce est banalisé, à surmonter les difficultés pour rester ensemble ? Comment aider les familles à trouver l’équilibre nécessaire à l’épanouissement de chacun, dans un monde où quand on est inutile (malades, personnes âgées…), on est marginalisé ?  Comment aider les parents à transmettre la foi à leurs enfants, dans un monde sécularisé ?

    Comment, enfin, à la veille de la béatification de Paul VI, le pape d’Humanae vitae, qui clôturera ce synode (19 octobre), (re)donner aux époux le sens de l’ouverture à la vie ? Comment leur faire découvrir et aimer l’enseignement de l’Eglise dans ce domaine ? Ces questions – et tant d’autres – dont  l’Instrumentum Laboris se fait l’écho, appellent une parole claire et des réponses concrètes de la part de l’Eglise. Elle a vocation à y répondre, comme mère et éducatrice : exigeante et aimante, aimante et exigeante.

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