COMMUNIQUÉ DE PRESSE
790 716 signataires dont 204 prélats demandent au Pape une parole éclairante
Rome 29/09/2015 – La “Filiale Supplique au Pape François sur l’avenir de la famille”, dont les signatures proviennent de 178 pays, a été délivrée ce matin au Vatican.
En vue de l’ouverture prochaine du Synode ordinaire sur la famille, les 790 716 personnes, dont 204 cardinaux, archevêques et évêques, demandent au Pape François de prononcer une « parole éclairante » pour dissiper la « désorientation généralisée causée par l’éventualité qu’au sein de l’Église se soit ouverte une brèche permettant l’acceptation de l’adultère – moyennant l’admission à l’Eucharistie de couples divorcés civilement remariés – et jusqu’à une virtuelle acceptation des unions homosexuelles, pratiques condamnées de façon catégorique comme contraires à la loi divine et naturelle ».
Seule une intervention suprême du Souverain Pontife peut en effet aider les fidèles désorientés à sortir de la confusion qui s’est créée au fil des années et s’est aggravée dernièrement de façon dramatique.
Le porte-parole de cette initiative, le professeur Tommaso Scandroglio, professeur d’Éthique et de Bioéthique à l’Université Européenne de Rome a fait remarquer que la Supplique « a déjà reçu un large écho dans la presse italienne et internationale », relevant que « ses répercussions dans les médias, la quantité d’adhésions et le grand nombre de personnalités du monde ecclésial, civil et universitaire ayant signé la Supplique démontrent la vive préoccupation de tout un peuple de croyants devant l’activité croissante dans l’Église d’un certain courant théologique ».
Selon Scandroglio, « preuve que l’initiative s’inscrit de façon constructive dans le climat de discussion et de dialogue sur ces sujets, le cahier Une option préférentielle pour la famille - 100 questions et 100 réponses autour du Synode, qui a apporté son appui doctrinal à la collecte de signatures et se veut un instrument de diffusion du Magistère catholique sur les thèmes en discussion. Ce Vade-mecum, œuvre de trois évêques, a été commandé par des dizaines de milliers de fidèles dans le monde entier ».
Parmi les nombreux signataires du monde ecclésial on trouve les Cardinaux Jorge Medina Estévez, préfet émérite de la Congrégation du Culte divin,Geraldo Majella Agnelo, ancien primat du Brésil et ex-secrétaire de la même congrégation, Gaudencio Rosales, archevêque émérite de Manille ; les évêques aux Armées des États-Unis et du Brésil, Mgrs Timothy Broglio et Fernando Guimarães ; le président de la Conférence épiscopale de Madagascar et archevêque de Tamatave (Toamasina), Mgr Désiré Tsarahazana, et encore plusieurs prélats dirigeants de grands diocèses tels que Mgr Ramón Arguelles, archevêque de Lipa aux Philippines (2 700 000 fidèles), Mgr Alfredo Zecca, archevêque de Tucumán en Argentine, Mgr Aldo di Cillo Pagotto, archevêque de Paraíba au Brésil dont les diocèses rassemblent plus d’un million de fidèles, Mgr Gonzalo Restrepo, archevêque de Manizales en Colombie (plus de 800 000 fidèles).
On peut également mentionner parmi les signataires d’Afrique, Mgr Francis Chimoio, l’archevêque du diocèse de Maputo au Mozambique (plus de 1 200 000 fidèles) et son prédécesseur le Cardinal Alexandre dos Santos ; en Asie, ont aussi signé, entre autres, Mgr Tomasz Peta, archevêque d’Astana au Kazakhstan, et Mgr Calis Soosa Pakiam, archevêque de Trivandrum en Inde ; enfin de nombreux archevêques et évêques européens comme différents éparques et évêques de rite oriental ont également signé la Supplique.
Dans le monde politique et civil, on trouve parmi les signataires M. Alejandro Ordóñez Maldonado, procureur général de Colombie, Rick Santorum, ancien sénateur américain, le prince Louis d’Orléans-Bragance, chef de la Maison impériale du Brésil, les eurodéputés Anna Zaborska (Slovaquie) etRuza Tomasic (Croatie).
La Supplique est aussi signée par différents membres de l’Académie pontificale pour la vie tels que Josef Seifert, ex-président de l’International Academy of Philosophy, Luke Gormally, directeur émérite du Linacre Centre for Healthcare Ethics, et Wolfgang Waldstein, professeur émérite de l’Université de Salzbourg. A noter également parmi les signataires des figures académiques de renom telles que le Pr Stephan Kampowski, de l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, et le Pr Massimo de Leonardis, directeur de la faculté de sciences politiques de l’Université Catholique du Sacré-Cœur de Milan.
Enfin de nombreux dirigeants de mouvements pro-famille et pro-vie de tous les continents ont aussi adhéré à cette initiative, 62 grandes associations s’étant solidarisées avec elle.

ROME, le 28 septembre 2015 – De retour à Rome après son voyage à Cuba et aux États-Unis, dont le couronnement a été la rencontre mondiale des familles qui a eu lieu à Philadelphie, le pape François est maintenant confronté à un événement beaucoup plus important : le synode. Celui-ci va s’ouvrir le 4 octobre, qui sera le dimanche de l'année liturgique où – comme s’il s’agissait d’un jeu de la providence – on entendra dans les églises catholiques du monde entier cette phrase de Jésus : "Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint".
VERBATIM | La paroisse Saint-Symphorien de Versailles recevait ce dimanche 27 septembre le cardinal Raymond Leo Burke, à l’occasion de la sortie de son livre d’entretien (Artège) avec Guillaume d’Alançon. Le cardinal est un homme simple, ne rechignant pas à prolonger sa présence auprès de simples paroissiens, malgré son emploi du temps. « Mon espérance est que l’Église soit de plus en plus fidèle à son identité d’Épouse du Christ. J’espère communiquer cette espérance à travers mon livre. »
« Le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris et vice-président du synode ordinaire qui débutera prochainement à Rome, a invité le cardinal Burke à venir célébrer la messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris, demain dimanche, à 10h (
À Cuba, la Vierge du Cuivre, sa sainte patronne, est un peu comme Notre-Dame de la Garde à Marseille. Un symbole national ! C’est dans son sanctuaire que pour la première fois les esclaves de l’île, emmenés par leur aumônier, conquirent leur liberté.
« On a dit que chaque Concile engendre un profil spécifique de sainteté. C’est ainsi que le Concile de Trente, en redéfinissant le sacerdoce catholique, a engendré une lignée de saints prêtres et évêques. Je pense en particulier à ces saints pasteurs qui ont éclairé le grand XVIIe siècle français et qui ont fondé l’École Française de spiritualité : saint François de Sales, Monsieur Vincent, saint Jean Eudes, saint Louis-Marie Grignon de Monfort... Ils ont en commun d’avoir été attentifs aux grandes pauvretés de leur temps, à la fois matérielles et spirituelles, parfois en fondant des oeuvres de charité gigantesques – les filles de la charité de saint Vincent de Paul, pour endiguer le paupérisme de son siècle, la congrégation de Notre-Dame de charité de saint Jean Eudes pour recueillir les prostituées repenties – et des sociétés de prêtres pour la formation du clergé, qui laissait tant à désirer, et pour l’évangélisation des campagnes, par la mise en oeuvre de missions populaires – comme la congrégation de la mission, plus connue sous le nom de lazaristes, ou la congrégation de Jésus et de Marie, appelée plus communément les eudistes. Qui ne verrait d’ailleurs l’actualité pour aujourd’hui de ces grandes intuitions du XVIIe s., en particulier pour ce qui est de la formation du clergé et des missions populaires, pour nous aider à relever le défi de la nouvelle évangélisation propre à notre époque ?