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Foi - Page 855

  • Notre société nous oblige à la conversion pour ré-enchanter ce monde

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    Trouiller2-Copie-2-600x250.jpgNatalia Trouiller, "ancienne" journaliste à RCF et La Vie, est la dynamique chargée de communication du diocèse de Lyon; elle dialogue avec Joël Sprung dans "Confessions des nouveaux enfants du siècle" sur leur identité de chrétiens. Tous deux (trentenaires) appartiennent à cette nouvelle génération de catholiques qui a succédé à celle des "post-conciliaires" et qui affronte les défis d'un monde déchristianisé. Elle est interviewée dans le n° de janvier 2014 d'"Il est Vivant".

    Extraits :

    "L’identitarisme est tout le contraire de ce que l’Evangile nous demande de vivre. Il consisterait à afficher des valeurs, quitte à les transgresser allégrement. Nous devons à l’inverse nous réapproprier l’incarnation qui est le fondement de la foi chrétienne. Incarner véritablement cette identité chrétienne, cela passe par une visibilité de notre parole. Les chrétiens doivent être là pour que les Roms soient traités dignement autant que pour dire que la dignité humaine est intrinsèque à l’être humain. La croix est notre symbole : nous sommes à la croisée de l’horizontal et du vertical." (...)

    Conjuguer identification et évangélisation : "l’un de va pas sans l’autre. Je n’ai pas de plan pour réformer l’Eglise. En revanche, l’Eglise me donne un plan pour me réformer, moi. A partir du moment où nous aurons une génération de chrétiens cohérents qui veillent devant les ministères pour la vie naissante et pour les enfants Roms, le jour où des chrétiens décideront en conscience d’appliquer ce que nous demande le Christ – que cela corresponde ou pas à ce qu’ils votent – les gens nous reconnaîtront, et ils viendront." (...) "Cette identité, c’est Jésus qui nous la donne. Que nous dit-il de lui-même, de nous-mêmes et de nos frères ? Sans une relation personnelle avec Dieu, nous restons bloqués dans une idéologie. J’ai été frappée, en décembre dernier, par le débat sur la pénalisation des clients de prostituées. Voir certains catholiques défendre le système prostutionnel alors qu’ils se sont battus comme des lions pour défendre un modèle traditionnel du mariage, cela m’a franchement posé question." (...)

    La notion de « rencontre personnelle » : "C’est la grâce qui nous est donnée à travers notre société sécularisée. Les chrétiens sont obligés de faire l’expérience de la grâce. Je lisais il y a quelques semaines Frédéric Ozanam, qui se plaignait du déclin de l’Eglise… alors qu’il vivait sous Charles X,  que la religion catholique était religion d’Etat, qu’il y avait le Curé d’Ars et des séminaires pleins à craquer ! Il pressentait que ce n’est pas parce que l’on vit dans un monde chrétien que nous le sommes davantage. Notre société nous oblige à la conversion, et une conversion de tous les instants." (...)

    "Nous avons un manque cruel d’une vraie élite intellectuelle dans l’Eglise. Qui prendra la suite de Rémi Brague ou de Jean-Luc Marion ? À une époque, être un laïc catholique c’était faire partie d’une élite intellectuelle. Aujourd’hui, dans l’esprit des gens, si vous êtes très intelligent, vous êtes agnostique ; si vous êtes un peu moins intelligent, vous êtes protestant ; si vous êtes complètement idiot, vous êtes catholique. Il faut montrer aux gens que si la foi peut passer par la révélation, l’un des canaux privilégié de l’entretien de cette foi est l’exercice de la raison."

    La génération qui arrive : "Ils vont avoir à faire face à des défis énormes, que nous commençons tout juste à relever. L’un d’eux est de parvenir à entrer en relation avec les autres, à l’heure où chacun est enfermé dans sa conception de la vérité, où la notion de bien commun n’existe plus. Le dialogue est impossible car il ne semble même plus utile. Or il nous faut repartir, chrétiens et non-chrétiens, à la recherche de cette Vérité. Mais j’ai confiance, car j’ai confiance en Dieu. Il faut leur dire que : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » Cette phrase contient toute la tension du chrétien. Il nous faut annoncer le don du Fils à l’humanité, et ne jamais oublier que si ce Fils a été donné, c’est parce que Dieu aime cette humanité… même si elle nous paraît détestable, et que nous sommes tentés de nous enfermer dans nos paroisses. Dieu aime ce monde, et il ne cesse pas de l’aimer. Il nous faut le ré-enchanter, le regarder tel que Dieu le voit, et tel que Dieu le veut."

  • Dieu nous précède toujours

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    Du pape François lors de l’angélus du jour de l'Epiphanie (source)

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Aujourd’hui, nous célébrons l’Épiphanie, c’est-à-dire la « manifestation » du Seigneur. Cette solennité est liée au récit biblique de la venue des rois mages d’Orient à Bethléem pour rendre hommage au roi des juifs ; c’est un épisode que le pape Benoît a magnifiquement commenté dans son livre sur l’enfance de Jésus. Cela a été précisément la première « manifestation » du Christ aux peuples. C’est pourquoi l’Épiphanie met en relief l’ouverture universelle du salut apporté par Jésus. La liturgie de ce jour proclame : « Tous les peuples de la terre viendront t’adorer, Seigneur » parce que Jésus est venu pour chacun de nous, pour tous les peuples, pour tous !

    En effet, cette fête nous montre un double mouvement : d’un côté, le mouvement de Dieu vers le monde, vers l’humanité – toute l’histoire du salut, qui culmine en Jésus – et, de l’autre, le mouvement des hommes vers Dieu – pensons aux religions, à la recherche de la vérité, au cheminement des peuples vers la paix, la paix intérieure, la justice, la liberté. Et ce double mouvement est porté par une attraction mutuelle. Du côté de Dieu, qu’est-ce qui l’attire ? C’est son amour pour nous : nous sommes ses enfants, il nous aime et veut nous libérer du mal, des maladies, de la mort et nous emporter dans sa maison, dans son Royaume. « Dieu, par pure grâce, nous attire pour nous unir à lui » (exhort. apost. Evangelii gaudium, 112). Et de notre côté aussi, il y a un amour, un désir : le bien nous attire toujours, la vérité nous attire, la vie, le bonheur, la beauté nous attirent… Jésus est le point de rencontre de cette attraction mutuelle, de ce double mouvement. Il est Dieu et homme : Jésus, Dieu et homme. Mais qui prend l’initiative ? C’est toujours Dieu ! L’amour de Dieu précède toujours le nôtre ! C’est toujours lui qui prend l’initiative. Il nous attend, il nous invite, l’initiative vient toujours de lui. Jésus est Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné, qui est né pour nous. La nouvelle étoile qui est apparue aux mages était le signe de la naissance du Christ. S’ils n’avaient pas vu l’étoile, ces hommes ne seraient pas partis. La lumière nous précède, la vérité nous DSC_1031-_Amandiers_en_fleurs_-_Aragon_.jpgprécède, la beauté nous précède. Dieu nous précède. Le prophète Isaïe disait que Dieu est comme la fleur d’amandier. Pourquoi ? Parce que sur cette terre, là-bas, l’amandier fleurit le premier. Et Dieu précède toujours, il est toujours le premier à nous chercher. C’est lui qui fait le premier pas. Dieu nous précède toujours. Sa grâce nous précède et cette grâce est apparue en Jésus. Il est l’épiphanie. Lui, Jésus-Christ, est la manifestation de l’amour de Dieu. Il est avec nous.

    L’Église est tout entière dans ce mouvement de Dieu vers le monde : sa joie est l’Évangile, elle est de refléter la lumière du Christ. L’Église est le peuple de ceux qui ont fait l’expérience de cette attraction et qui la portent en eux, dans leur cœur et dans leur vie. « Je voudrais dire - sincèrement - je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour ! » (ibid., 113). Le Seigneur t’appelle. Le Seigneur te cherche. Le Seigneur t’attend. Le Seigneur ne fait pas de prosélytisme, il donne de l’amour, et cet amour te cherche, t’attend, toi qui, en ce moment, ne crois pas ou qui es loin. Et c’est cela l’amour de Dieu.

    Demandons à Dieu, pour toute l’Église, demandons la joie d’évangéliser, parce qu’elle a été « envoyée par le Christ pour manifester et communiquer la charité de Dieu à toutes les nations » (Ad gentes, 10). Que la Vierge Marie nous aide tous à être des disciples-missionnaires, de petites étoiles qui reflètent sa lumière. Et prions pour que les cœurs s’ouvrent à l’accueil de l’annonce et que tous les hommes parviennent à être « bénéficiaires de la même promesse par le moyen de l’Évangile » (Eph 3,6).

  • Banneux, 17-19 janvier : session consacrée à "Lumen Fidei"

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  • Savoir discerner ce qui mène au Seigneur et ce qui éloigne de Lui

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    Ecouter Jésus pour éviter les faux prophètes


    (Radio Vatican) Le chrétien sait surveiller son cœur pour distinguer ce qui vient de Dieu et ce qui provient des faux prophètes. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe célébrée ce mardi matin en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, la première messe après les fêtes de Noël. Le Pape a rappelé que la voie de Jésus est celle du service et de l’humilité. Une voie que tous les chrétiens sont appelés à suivre.  

    « Restez proches du Seigneur ». Le Pape François a prononcé son homélie en partant de l’exhortation de l’apôtre Jean, figurant dans la première lecture. Un « conseil de vie », a-t-il souligné, que Jean répète de manière « presque obsessionnelle ». L’apôtre désigne « un des comportements du chrétien qui veut rester proche du Seigneur : savoir ce qui se passe dans son propre cœur ». C’est pour cela qu’il avertit qu’il ne faut pas donner foi à tout esprit , mais mettre « les esprits à l’épreuve ». Il est nécessaire, a souligné le Pape, de savoir « discerner les esprits », savoir discerner si « quelque chose nous fait rester proche du Seigneur ou nous éloigne de lui ». Notre cœur, a-t-il ajouté, a toujours des désirs, des envies, des pensées. Mais, il s’est demandé: « proviennent-ils du Seigneur ou certains de ceux-ci nous éloignent du Seigneur ? »                                  

    Le chrétien doit surveiller son coeur                                          

    Voilà que l’apôtre Jean nous exhorte à mettre à l’épreuve ce que nous pensons et ce que nous désirons : « Si cela figure dans la ligne du Seigneur, c’est bien, mais sinon…. Mettez à l’épreuve les esprits pour savoir s’ils proviennent véritablement de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Prophètes, prophéties ou propositions : « J’ai envie de faire ceci ! » « Mais ça ne te mène pas au Seigneur, ça t’éloigne de lui. C’est pour cela que la vigilance est nécessaire. Le chrétien est un homme ou une femme qui sait surveiller son cœur. Et à plusieurs reprises, notre cœur, avec tant de choses qui vont et viennent, semble être un marché de rue : de tout, tu trouves de tout là-bas…Et non ! Nous devons sonder si ceci provient du Seigneur et si cela ne l’est pas, pour rester proche du Seigneur ».

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  • Banneux en vedette sur KTO

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    De l'avenir.net :

    SPRIMONT - «Lieux marials», une série de documentaires, consacre sa prochaine «apparition» sur nos écrans à Banneux. À voir selon le Sanctuaire.

    Banneux sera en vedette dès vendredi sur la chaîne KTO, diffusée sur Belgacom TV. Cette chaîne catholique, comme son nom l’indique, diffusera en effet pour la première fois un documentaire de 52 minutes consacré au Sanctuaire de Banneux dans le cadre de la série«Lieux marials». Tourné pendant plusieurs jours de juin dernier par le réalisateur, mais aussi l’acteur, Armand Isnard, à qui l’on doit d’autres œuvres sur Chopin, Sissi Impératrice, Léo Ferré, Bernadette Soubirous, Edith Piaf, Frédéric Ozanam, Georges Brassens, Don Bosco, Jean Marais, Marthe Robin… mais aussi sur l’Autriche, le Trentin et les Dolomites ou Sainte-Maxime, ce documentaire est grandement servi par les autochtones. «C’est l’interview du recteur, l’abbé Léo Palm, qui sert de fil conducteur» souligne Jean-Marie Denis, responsable presse du Sanctuaire de Banneux. «Sur ses propos on peut voir de très belles images de Banneux ainsi que de nombreuses photos, dont des inédités, des archives du Sanctuaire». D’autres intervenants, «bénévoles ou membres du personnel du Sanctuaire», apportent leurs bonnes paroles au récit comme «Sœur Marie-Thérèse de l’Hospitalité; deux amies de Mariette Beco, l’archiviste Anny De Deyn et Nicole Ingenbleek, servante de la Vierge des Pauvres, Fabian Delarbre, cérémoniaire, et Pascal Lecoq, chapelain du Sanctuaire». Et Jean-Marie Denis d’expliquer que «ses amies expliquent très bien la personnalité de Mariette Beco» dont on pourra apprécier «des images relativement inédites» entre celles de «la période des apparitions» et «sa dernière photo 10 ans avant sa mort». De quoi faire dire à notre interlocuteur que «le message de la Vierge des Pauvres est très bien expliqué et très bien mis en perspective avec les explications et des éclairages particuliers de toute la vie de Mariette Beco, des suites des apparitions, de son vécu… au jour le jour de l’accueil du témoignage confié par la Vierge Marie».

    Une œuvre cinématographique, «très bien faite de très belles interventions et de très beaux montages» qui sera d’ailleurs disponible en DVD au Sanctuaire de Banneux.

    Vendredi 10 janvier à 20 h 40 sur KTO ou www.kto.com ; rediffusions : samedi 11 à 0 h 25 et 11 h ; dimanche 12 à 14 h 25, lundi 13 à 9 h, mercredi 15 à 18 h 40, jeudi 16 à 16 h et vendredi 17 janvier à 13 h.

  • Le message de Noël du patriarche de Moscou : "le Christ est parmi nous"

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    Message de Noël du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie (source)

    icone-nativite-77168_2.jpg

    Éminences, bien-aimés dans le Seigneur archipasteurs, révérends prêtres et diacres, moines et moniales aimant Dieu, chers frères et sœurs !

    Aujourd’hui nos églises sont pleines de ceux qui viennent rendre gloire à l’Enfant-Dieu  nouveau-né, le Christ Sauveur, et à Sa Mère Très-pure, la Vierge Marie.

    La Nativité du Christ est l’évènement central de toute l’histoire humaine. L’homme a toujours cherché Dieu, mais Dieu Lui-même ne s’est manifesté à l’humanité que dans l’incarnation de Son Fils unique. Avec l’avènement du Fils de Dieu et Fils de l’homme, le monde apprend que Dieu est Amour, et non pas seulement Puissance suprême, qu’Il est miséricorde, et non pas seulement justicier, qu’Il est source de vie et de joie, et non seulement un Juge menaçant, qu’Il est Trinité sainte régie par l’amour, et nullement un Maître du monde solitaire.

    Aujourd’hui, nous fêtons l’évènement qui a radicalement changé le cours de l’histoire humaine. Dieu entre au cœur même de la vie humaine, il devient l’un de nous, il prend sur lui tout le poids de nos péchés, de nos infirmités et de nos faiblesses humaines qu’Il porte au Golgotha pour libérer les hommes d’un fardeau intolérable. Désormais, Dieu n’est plus quelque part au fond de cieux inaccessibles, il est ici, au milieu de nous. Chaque fois que nous célébrons la Divine liturgie, nous disons : « Le Christ est parmi nous » ! La réponse étant : « Il l’est et le demeurera », témoignage éclatant de la présence du Dieu incarné, du Christ Sauveur parmi Ses fidèles. En communiant régulièrement à Son Corps et à Son Sang, en nous efforçant d’observer Ses commandements, nous entrons dans une communion réelle avec Lui, avec notre Sauveur, et nous acquérons le pardon des péchés.

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  • La bienheureuse Jeanne Haze, fondatrice des Filles de la Croix (7 janvier)

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    marie-th-r-se-du-sacr--coeur.jpgJeanne Haze1782-1876 - source

     

    Jeanne était la fille du secrétaire du dernier prince-évêque de Liège, et naquit à Liège (Belgique) le 17 février 1782 (1), avant-dernière de six enfants.

    La France révolutionnaire occupa la Belgique jusqu’en 1815. La famille Haze dut fuir, et le père mourut dans ces circonstances à Düsseldorf. Les deux sœurs, Fernande et Jeanne, seraient volontiers entrées en religion, mais les lois antireligieuses interdisaient encore les congrégations religieuses et les deux sœurs s’organisèrent à domicile, discrètement, en groupe de piété. Elles vivaient de leçons privées à domicile.

    La mère mourut à son tour en 1820. 

    Les deux demoiselles s’occupèrent à Liège des pauvres et des enfants abandonnés de la ville, au lendemain des ravages causés par l’esprit révolutionnaire français.

    En 1824, on leur demanda de prendre en charge une école paroissiale, privée et très discrète, officiellement interdite par le pouvoir hollandais. Mais quand la Belgique acquit son indépendance (1830), Jeanne put faire reconnaître son établissement. Puis, avec quelques compagnes, elle donna naissance à la Congrégation des Filles de la Croix.

    Dès 1833 elles prononcèrent leurs premiers vœux. Jeanne prit le nom religieux de Marie-Thérèse du Sacré-Cœur de Jésus. En 1845 l’archevêque les reconnut officiellement, et approuva les constitutions en 1851.

    Le mot d’ordre de Jeanne était : Aller aux pauvres avec un cœur de pauvre.

    La priorité des nouvelles Religieuses allait à l’éducation des jeunes filles, mais aussi aux malades à domicile, aux femmes incarcérées, à la catéchèse, aux personnes âgées et handicapées, à la broderie, pour occuper les enfants durant la journée et les adultes dans les soirées. On commençait à les connaître dans la ville : elles avaient la charge de la prison des femmes, d’une maison pour réhabiliter les prostituées, d’une maison d’accueil pour les mendiants.

    Bien vite s’ouvrirent d’autres maisons en Allemagne (1849), en Inde (1861), en Angleterre (1863) et particulièrement dans le monde anglophone… jusqu’à cinquante communautés et près d’un millier de Religieuses, lorsque la Fondatrice s’éteignit. 

    Jeanne Haze mourut à Liège le 7 janvier 1876, à l’âge vénérable de quatre-vingt quatorze ans. Cinquante ans plus tard, le corps exhumé apparaissait intact.

    Elle a été béatifiée en 1991.

    Outre les pays mentionnés plus haut, les Filles de la Croix de Liège sont actuellement environ un millier, présentes dans cent treize maisons en Italie, au Congo belge, au Pakistan et au Brésil. En Inde, elles ont d’importants centres en pleine expansion. (2)

    Elles ont donné naissance à trois congrégations indigènes devenues autonomes, les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie, en Inde et au Congo-Kinshasa.

     

     (1)  On trouve aussi 27 février 1777, ce qui ferait mourir la Bienheureuse à quatre-vingt dix-neuf ans. Mais cette date semble moins officielle que celle qu’on a choisie ci-dessus.


    (2) De wikipedia : La maison généralice a quitté la rue Hors-Château de Liège (Belgique) pour s'installer en Angleterre en septembre 2012. Une communauté restant présente à Liège à quelques pas de l'ancienne maison généralice, celle-ci étant reprise par la Haute École HELMo pour y construire des classes afin de former de futurs enseignants.

    La chapelle de la rue Hors-Château reste propriété de la Congrégation des Filles de la Croix.

  • Pape François : Scalfari en remet une couche

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    Dans un nouvel article publié le 5 janvier 2014 par le grand quotidien italien « La Reppublica » (dont il est le fondateur),  Eugenio Scalfari persiste et signe. Extrait de la traduction parue sur le site web « Benoît et moi » :

    « (...) Une polémique sur la question du péché a vu le jour explique Scalfari,  et, selon certains de mes détracteurs, j'aurais soutenu que le pape l'a effectivement aboli. Je n'ai pas dit cela: un Pape catholique ne peut pas abolir le péché, il peut étendre à toutes les âmes la miséricorde divine jusqu'à la dernière minute d'une vie de péchés graves et répétés; mais à ce moment ultime, le pécheur se repent et il sera pardonné. Donc, le péché existe et exige le repentir. Jusqu'à présent, nous sommes en pleine conformité avec la doctrine, le canon et aussi le Dieu mosaïque des commandements.

    « Mais, ajoute Scalfari, - c'est la nouveauté de François (ndt: bien entendu, ce n'est pas du tout une nouveauté de François, Benoît XVI n'a rien dit d'autre et, j'imagine, ses prédécesseurs, et c'est à travers ce mensonge flagrant que Scalfari doit être recadré par les décrypteurs du pape qui oeuvrent laborieusement à sa communication) - le Pape nous rappelle que l'homme a été créé libre. C'est lui qui décide de son comportement et c'est Dieu qui a l'a créé de cette façon. Quelle est la vérité révolutionnaire de cette reconnaissance? Non pas que l'homme choisit le mal parce que dans ce cas, il meurt damné, mais que l'homme choisit le bien tel qu'il se le représente (ndt: il n'y a donc plus de mal, mais l'interprétation de chaque individu!). Il y a donc un canon de l'éthique dans ce choix. L'éthique occupe la première place dans toutes les religions, dans toutes les cultures, à toutes les époques, mais l'éthique est l'exigence la plus changeante d'homme à homme, de société à société, de temps et de lieu. Si la conscience est libre, et si l'homme ne choisit pas le mal, mais choisit le bien comme il l'entend, alors le péché de fait disparaît, et avec lui la punition.

    Ce n'est pas une révolution? Comment voulez-vous l’appeler? (…) » 

    Tout le texte ici : Le Dieu qui afflige et celui qui console

    www.repubblica.it/politica/2014/01/05/news/il_dio_che_affanna_e_che_consola_di_eugenio_scalfari

    Scalfari croit avoir trouvé un bon filon dans une réponse fort elliptique que lui a faite le pape François. Il se trompe et je n’oserais pas ajouter « de bonne foi ( « Qui suis-je pour juger » ? )

    Il m’étonnerait tout de même que le fondateur de la « Reppublica » ignore la doctrine catholique relative à la liberté de conscience : pour être dans la vérité (et pas seulement dans la sincérité) et faire effectivement le bien, je dois éclairer ma conscience et l’éduquer afin que mon jugement personnel se rapproche autant que possible du jugement idéal de la raison droite et se soumette à la loi morale naturelle et, de la sorte, se conforme à la volonté de Dieu. À cette condition seulement, je puis dire que j’agis bien si je me décide à l’action selon ma conscience.

    JPSC

  • Une chaîne de prières pour les otages en Syrie

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    Un ami nous écrit :

    A la demande d'une proche (que nous connaissons bien) d'une des personnes enlevées en Syrie (militants de MSF), une chaîne de prières s'est constituée.
    Si vous voulez vous associer ou répercuter la demande...
    Merci pour elles
  • Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière

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    etoile-epiphanie.jpgPape François, Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi », §35 (trad. © Libreria Editrice Vaticana) (via EAQ)

    « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière »

          La lumière de la foi en Jésus éclaire aussi le chemin de tous ceux qui cherchent Dieu, et offre la contribution spécifique du christianisme dans le dialogue avec les adeptes des diverses religions… L’image de cette recherche se trouve dans les mages, guidés par l’étoile jusqu’à Bethléem (Mt 2,1s). Pour eux, la lumière de Dieu s’est montrée comme chemin, comme étoile qui guide le long d’une route de découvertes. L’étoile évoque ainsi la patience de Dieu envers nos yeux, qui doivent s’habituer à sa splendeur.

          L’homme religieux est en chemin et doit être prêt à se laisser guider, à sortir de soi pour trouver le Dieu qui surprend toujours. Ce respect de Dieu pour les yeux de l’homme nous montre que, quand l’homme s’approche de lui, la lumière humaine ne se dissout pas dans l’immensité lumineuse de Dieu, comme si elle était une étoile engloutie par l’aube, mais elle devient plus brillante d’autant plus qu’elle est plus proche du feu des origines, comme le miroir qui reflète la splendeur

          La confession chrétienne de Jésus, unique sauveur, affirme que toute la lumière de Dieu s’est concentrée en lui, dans sa « vie lumineuse », où se révèlent l’origine et la consommation de l’histoire (Décl. Dominus Jesus). Il n’y a aucune expérience humaine, aucun itinéraire de l’homme vers Dieu, qui ne puisse être accueilli, éclairé et purifié par cette lumière. Plus le chrétien s’immerge dans le cercle ouvert par la lumière du Christ, plus il est capable de comprendre et d’accompagner la route de tout homme vers Dieu.

  • Un livre électronique en ligne pour présenter les enseignements du pape

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    Cliquer sur l'image pour accéder au "livre" que vous pourrez parcourir en cliquant sur les petites flèches blanches. Chaque page présente une photo du pape et renvoie à un de ses enseignements.

  • Nous autres, jésuites...

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    Homélie du pape François lors de la messe d’action de grâce pour la canonisation du premier prêtre jésuite, le français Pierre Favre, célébrée en l’église du Gesù à Rome, ce vendredi 3 janvier, en la fête du Saint Nom de Jésus (source) :

    Saint Paul nous dit – nous l’avons entendu : « Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. » (Ph 2,5-7). Nous autres, jésuites, nous voulons être appelés du nom de Jésus, nous battre sous l’étendard de sa Croix, et cela signifie : avoir les mêmes sentiments que le Christ. Cela signifie penser comme lui, aimer comme lui, voir comme lui, marcher comme lui. Cela signifie faire ce qu’il a fait et avec les mêmes sentiments que lui, avec les sentiments de son cœur.

    Le cœur du Christ est le cœur d’un Dieu qui, par amour, s’est « anéanti ». Chacun de nous, jésuites qui suivons Jésus, devrait être disposé à s’anéantir. Nous sommes appelés à cet abaissement, à être des « anéantis ». Être des hommes qui ne doivent pas vivre centrés sur eux-mêmes, parce que le centre de la Compagnie est le Christ et son Église. Et Dieu est le « Deus semper maior », le Dieu qui nous surprend toujours. Et si le Dieu des surprises n’est pas au centre, la Compagnie s’égare. C’est pour cela qu’être jésuite signifie être une personne à la pensée incomplète, à la pensée ouverte : parce qu’on pense toujours en regardant l’horizon qui est la gloire de Dieu, toujours plus grande, qui nous surprend sans cesse. Et c’est cela l’inquiétude qui nous dévore. Cette sainte et belle inquiétude.

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