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Foi - Page 880

  • Gino Bartali, juste parmi les nations

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    Gino Bartali "Juste parmi les Nations" ou la justice d'un champion
    Une activité longtemps ignorée

    Anita Bourdin

    ROME, 23 septembre 2013 (Zenit.org) - Le nom du grand champion cycliste italien Gino Bartali (1914-2000), a rejoint des milliers de noms inscrits au Mémorial de la Shoah deYad VaShem, à Jérusalem : il a mis ses jambes, son coeur et son intelligence au service des juifs persécutés pendant la seconde guerre mondiale.

    Sous prétexte de s’entraîner, celui que le monde entier avait acclamé avant-guerre pour sa victoire sur le Tour de France, faisait passer, dans sa bicyclette - son guidon, sa selle - des faux papiers qui ont sauvé des vies.

    La décision de le reconnaître « Juste parmi les Nations » a été prise le 7 juillet dernier (cf. Zenit du 16 août 2013). L’Osservatore Romano annonce pour sa part la nouvelle dans les colonnes de son édition quotidienne en italien des 23-24 septembre 2013.

    La notice en ligne, en anglais, de Yad VaShem, dont nous reprenons ici l’essentiel, souligne notamment que « catholique fervent, il a fait partie, à l’époque de l’Occupation allemande, d’un réseau de sauvetage dont les responsables ont été le rabbin de Florence, Nathan Cassuto, et l’archevêque de Florence, le cardinal Elia Angelo Dalla Costa ». Ce dernier a également été déclaré Juste parmi les Nations, en 2012.

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  • La religion de l'homme fait Dieu

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     Florilège d'interviews de Vincent Peillon,

    actuel ministre français de l'Education 

    Cela a le mérite d’être dit clairement. La religion, inventée, du laïcisme pourrait conduire tout droit au totalitarisme. L’Eglise reste la meilleure amie de la conscience, rempart face à la toute puissance de l’Etat (commentaire de l’abbé Rimaz sur son blog « Le Suisse Romain », ici : France: il faut supprimer la religion catholique) JPSC 

  • C'est le pape, alors c'est comme ça !

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    Nous avons relayé plusieurs commentaires relatifs à l'interview que le pape a accordée à ses confrères jésuites. Koztoujours, célèbre blogueur français y va du sien et il nous semble logique de vous inviter à écouter cet autre son de cloche :

    L'Eglise, hôpital de campagne

    C’est le pape. Alors c’est comme ça.

    Ses propos reçoivent le traitement des gros titres, gros comme sont gros les gros sabots. Ils remplissent leur fonction : interpeller sans trahir tout à fait.

    Vient ensuite le lot des réactions. Celles qui récupèrent et pêchent par manque de respect et puis celles qui dénoncent et pêchent par manque de bienveillance. Quand le pape, par ses mots, soigne le cœur à la chaleur de douces évidences, d’autres lui infligent, empressés, la morsure glaçante de la polémique.

    Fermer les écoutilles, fermer Twitter, fermer Facebook. Ne faire que sa propre lecture. D’ailleurs, si vous fermiez ce billet, je serais contraint de ne pas vous en vouloir.

    Il y a, dans l’interview du pape, plusieurs dimensions que je n’aborderai pas, depuis les questions de cuisine concernant les dicastères et le gouvernement de l’Eglise, aussi importantes soient-elles, jusqu’à la Tétralogie de Wagner dans l’interprétation de Furtwängler à la Scala en 1950, ou la référence à la devinette du Turandot de Puccini, même si les références culturelles ou théologiques du pape soulignent à qui en douterait que son goût pour la simplicité n’est évidemment pas une incapacité à appréhender la complexité.

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  • Banneux, 25 octobre : Vivre d'amour, Natasha St-Pier chante Thérèse

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  • Des chrétiens pessimistes, c'est moche !

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    Le pape s'est adressé aux jeunes de Sardaigne de façon très directe (extrait) :

    Je pense à l’Evangile qui se déroule sur la rive du lac de Galilée, où vivent et travaillent Simon et son frère André, avec Jacques et Jean, eux aussi frères, tous pêcheurs. Jésus est entouré par la foule qui veut écouter sa parole; il voit ces pêcheurs à côté des barques en train de nettoyer les filets.

    Il monte sur la barque de Simon et lui demande de s’éloigner un peu de la rive, et ainsi, s’étant assis dans la barque, il parle à la foule. Sur la barque, Jésus parle à la foule. Quand il a terminé, il dit à Simon d’avancer au large et de jeter les filets. Cette demande est une épreuve pour Simon – écoutez bien ce mot, une épreuve – car lui et les autres venaient de rentrer d’une nuit de pêche qui s’était mal terminée. Simon est un homme pratique et sincère, et il dit tout de suite à Jésus : « Maître, nous avons peiné toute la nuit et nous n’avons rien pris ».

    C’est le premier point : l’expérience de l’échec… dans vos questions, il y avait cette expérience. Le sacrement de la confirmation – comment s’appelle-t-il ce sacrement? La confirmation… non, ça a changé de nom : sacrement de l’adieu ! Il font cela et ils partent de l’Eglise, c’est vrai ou pas ? C’est une expérience de l’échec. Une expérience de l’échec. Les jeunes qui ne sont plus dans la paroisse… vous avez parlé de cela. Quelque chose va de travers, une déception…

    Dans la jeunesse, on se projette vers l’avant mais parfois il arrive de vivre un échec ou une frustration: c’est une épreuve, et c’est important ! Je voudrais maintenant vous poser une question, mais n’y répondez pas à haute voix, répondez chacun dans votre cœur en silence : pensez aux expériences d’échec dont vous avez fait l’expérience, pensez-y. Nous en avons tous... Dans l’Eglise, nous faisons si souvent cette expérience : les prêtres, les catéchistes, les animateurs se fatiguent beaucoup, dépensent beaucoup d’énergie, ils font tout leur possible, et à la fin ils ne voient pas toujours de résultats correspondant à leur efforts. Vos “porte-parole” l’ont dit aussi, dans les deux premières questions. Ils ont fait référence aux communautés où la foi apparaît un peu fanée, où peu de fidèles participent activement à la vie de l’Eglise, où l’on voit des chrétiens parfois fatigués et tristes, et beaucoup de jeunes, après avoir reçu la Confirmation, s’en vont, c’est le sacrement du congé, de l’adieu, comme je l’ai dit. C’est une expérience d’échec, qui laisse vide, qui nous décourage, c’est vrai n’est-ce pas ? C’est vrai ou pas ?

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  • Le pape a-t-il été bien avisé de se prêter au jeu risqué de l'interview ?

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    J'ai passé la soirée d'hier en compagnie d'excellents amis qui suivent d'assez loin les questions qui nous préoccupent sur ce blog. Toujours est-il qu'à moment donné la conversation s'est portée sur le nouveau pape et sur ses déclarations relayées dans la presse et sur les ondes. J'ai été effaré par les conclusions qu'ils en tiraient. Ainsi, François se démarquerait de Benoît XVI en ouvrant l'Eglise aux homosexuels, aux divorcés remariés et en abandonnant les positions crispées et négatives qui caractérisaient le pontificat précédent. J'ai bien peur, à les entendre, que ce ne soit la perception qui se trouve la plus répandue dans le public. La faute à qui ? Aux médias, sans doute, qui simplifient et travestissent les propos du pape jésuite, mais pas seulement : en acceptant de se prêter au jeu de l'interview, François a couru le risque de voir ses propos - parfois déconcertants - relayés, amplifiés et même déformés au point d'induire chez ceux qui les ont ainsi reçus l'impression que le pape rompait une fois pour toutes avec le discours tenu précédemment par l'Eglise, par Benoît XVI en particulier. Il sera sans doute bien difficile de détromper les uns et les autres d'autant que cette compréhension du message convient parfaitement à la mentalité ambiante qui se voit ainsi confortée dans son rejet du catholicisme "traditionnel". C'est pourquoi l'analyse à laquelle s'est livré Massimo Introvigne et que notre amie de "Benoît-et-moi" a pris la peine de traduire nous semble venir bien à propos.

    Le programme de François. Partir de la foi

    Massimo Introvigne http://www.lanuovabq.it/  21-09-2013 - traduit sur Benoît-et-moi

    Quand en 2010 Benoît XVI accorda une longue interviewe au journaliste Peter Seewald, dont un passage immédiatement repris par les journaux semblait ouvrir à l'utilisation des anticonceptionnels dans des circonstances particulières, le Pape Ratzinger fit préciser par la salle de presse du Vatican que les interviewes ne sont pas Magistère. Implicitement, le Pape François fait la même chose au début de la longue interviewe recueillie par son confrère jésuite, le Père Spadaro, quand il dénonce sa grande difficulté par rapport à ce genre littéraire particulier. Et, à propos de sa plus célèbre conversation avec la presse - celle sur le vol de retour des JMJ de Rio de Janeiro - il affirme aujourd'hui que "je ne me suis pas reconnu moi-même quand j'ai répondu aux journalistes qui m'ont posé des questions".

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  • Interview du pape par les Jésuites : L’ « Homme Nouveau » pose la bonne question

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    Toujours le « buzz » médiatique sur les propos, diversement accueillis, du nouveau pape : le directeur de la rédaction du bimensuel catholique  « L’Homme Nouveau » fait ce commentaire sur le site web du journal :

    «  Le Pape François s'est donc exprimé à travers un long entretien accordé aux jésuites de La Civiltà Cattolica, associés à plusieurs revues de la Compagnie de Jésus. Le risque n'est pas nouveau de se livrer ainsi par le biais d'un entretien et l'histoire récente de la papauté nous montre que généralement les interviews ainsi publiés ont entraîné des dommages qu'il a fallu ensuite réparer, comme je le rappelais à propos de celui qui fut accordé récemment par Mgr Parolin, nouveau secrétaire d'État.

    On trouvera ici l'intégralité de cet entretien qu'il vaut mieux lire plutôt que de se contenter des extraits ou des commentaires. C'est une ascèse professionnelle qui s'impose aujourd'hui à tous, puisque nous vivons dans le monde de la communication.

    Le meilleur commentateur du Pape reste encore le Pape lui-même. Et, plus précisément, les actes que le Souverain Pontife posera donneront la meilleure teneur de son propre commentaire.

    Seront-ils en adéquation avec ses paroles, même quand il semble en rupture avec ses prédécesseurs, alors que le catholicisme implique comme par essence la continuité et l'harmonie avec l'enseignement magistériel antérieur, ce qui évite fort heureusement de tomber dans l'arbitraire ?

    Une autre des vraies questions qui semble se poser se trouve en fait dans les affirmations du Saint-Père quant aux rapports de l'Église et de la culture contemporaine. Au-delà des débats stériles à propos de Vatican II, il semble que ce soit le grand préalable à régler.

    Le Saint-Père, derrière ses prédécesseurs, estime que l'Église devait entrer en dialogue avec la culture contemporaine comme l'Église l'avait fait tout naturellement avec les cultures antérieures. Si l'on comprend bien le double mouvement, qui consiste à ne pas ignorer les problèmes de son temps et à évangéliser à partir du réel, et non pas à rester plongé dans la nostalgie ou à se projeter sans fin dans le futurisme, on reste devant un problème resté sans réponse : comment dialoguer, et éventuellement évangéliser, une culture dont la radicale nouveauté consiste à s'être construite contre le christianisme ? Cette question nous continuons à la poser et, au-delà des effets d'annonce, de la présence médiatique, des ruptures sur certains plans et de la continuité dans d'autres, elle reste toujours sans réelle réponse satisfaisante pour la foi et la raison.

    Référence ici : Le Pape François répond aux questions des jésuites 

    JPSC

  • Peut-on relire l’évangile à la lumière de la culture contemporaine ?

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    C’est tout le problème de Vatican II . Vini Ganimara a posé la question à l’abbé Claude Barthe pour l’ « Osservatore Vaticano » :

    « Nous écoutions hier soir, sur Radio-CourtoisiePhilippe Maxence,Guillaume de Thieulloy et l’abbé Claude Barthe parler du livre de Roberto De MatteiVatican II. Une histoire à écrire (éditions Muller).

    Nous avons demandé à l’abbé Barthe de nous dire comment il sentait les propos tout récents du Pape à propos justement du Concile dans son entretien donné à La Civiltà Cattolica et à Études « Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de la réforme liturgique fut un service du peuple en tant que relecture de l’Évangile à partir d’une situation historique concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou de discontinuité, pourtant une chose est claire : la manière de lire l’Évangile en l’actualisant, qui fut propre au Concile, est absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du pape Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le risque d’idéologisation du Vetus Ordo, son instrumentalisation ».

    L’abbé Barthe nous répond : « “Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine”. Tout concile, le concile de Nicée, le concile de Trente, est une lecture de l’Évangile, plutôt qu’une relecture. Et on peut caractériser le champ et la portée de cette lecture, pour chaque concile, de manière précise (explicitation christologique, définitions sur le sacerdoce, la messe, les sacrements, la grâce). Pas pour Vatican II. Que la relecture faite par Vatican II le soit à “la lumière de la culture contemporaine” est précisément tout le problème de la part discutable tant du Concile que de la réforme liturgique : le grand écart d’une acculturation de l’Évangile dans une “culture” construite contre l’Évangile »

    Référence sur « Riposte catholique » :« C’est tout le problème de Vatican II » : propos de l’abbé Claude Barthe

    JPSC 

  • Encore un commentaire sur les réponses du pape François aux questions de la revue «Etudes » de la Compagnie de Jésus

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    Dans l’interview  qu’il a donnée à la revue des jésuites, Jorge Mario Bergoglio résout l'énigme de son silence en ce qui concerne la révolution anthropologique actuellement en cours. Qui concerne la naissance, la mort, la procréation, toute la nature de l'homme . Sur son blog  Chiesa, Sandro Magister met en lumière le propos  de l’évêque de Rome sur ce point (extraits) :

    « On trouve, dans les vingt-huit pages de l’interview accordée par le pape François à Antonio Spadaro, le directeur de "La Civiltà Cattolica", et publiée simultanément dans seize autres revues de la Compagnie de Jésus dans le monde entier, deux passages dans lesquels il résout l’une des grandes énigmes de son pontificat. C’est-à-dire qu’il y explique pourquoi il parle aussi peu des questions à propos desquelles les papes qui l’ont précédé se sont le plus vivement opposés à la culture dominante.

    Voici le premier de ces passages : "Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l’avortement, au mariage homosexuel et à l’utilisation de méthodes contraceptives. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses et on me l’a reproché. Mais lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis. La pensée de l’Église, nous la connaissons, et je suis fils de l’Église, mais il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence.

    "Les enseignements, tant dogmatiques que moraux, ne sont pas tous équivalents. Une pastorale missionnaire n’est pas obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance. L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. 

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  • Ce que le nouvel évêque de Liège a entendu à Rome

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    RECOMMANDATIONS AUX NOUVEAUX EVEQUES (RadinRue)

    Ce jeudi midi, le Saint-Père s’est adressé aux évêques récemment nommés et participant à un cours organisé par la Congrégation pour les évêques et celle pour les Eglises orientales.

    Faîtes paître le troupeau que Dieu vous a confié, c’est par ces paroles de saint Pierre qu’il a rappelé à ses hôtes leur mission d’être des pasteurs du Seigneur et non d’eux mêmes : « Nous ne devons pas nous servir nous mêmes mais servir les brebis qui nous ont été confiées, les servir jusqu’à offrir peur eux notre vie à l’instar du Bon Pasteur ».

    Puis il a rappelé que faire paître signifie nourrir et s’occuper jour après jour de la communauté, ce qui induit trois critères : "Pour accueillir avec générosité, votre coeur doit s’ouvrir à chacune des personnes que vous rencontrez et que retrouverez lors de vos visites pastorales...

    Marcher avec le troupeau veut dire accompagner les fidèles mais aussi tous ceux qui s’adressent à vous, partager en frères et en amis leurs joies et leurs attentes, leurs difficultés et leurs peines, et plus encore en pères capables d’écouter et de comprendre, d’aider et de conseiller« . Etre »présents dans le diocèse...indique que les pasteurs doivent porter l’odeur des brebis... Allez donc parmi vos fidèles« et ayez »un style de service pastoral humble, et même austère, allant à l’essentiel. Les évêques ne doivent pas avoir la psychologie des princes ! Etre ainsi est scandaleux. Si un pénitent vous demande s’il est adultère parce que marié il convoite continuellement une femme plus belle que la sienne, n’est-ce pas un adultère spirituel ? Alors ne soyez pas obsédés par l’envie d’obtenir un plus beau diocèse, car l’esprit carriériste est un véritable cancer... Rester au milieu du troupeau implique la stabilité, c’est à dire et de ne pas ambitionner promotion et changement de diocèse.

    « Avec cette recommandation le Pape François a réaffirmé qu’un bon gouvernement passe par la règle de la résidence. Certes, s’absenter du diocèse n’est pas interdit s’il s’agit de servir l’Eglise universelle ou d’autres Eglises particulières. Mais cela doit respecter un temps strictement nécessaire et ne pas être une habitude. »Vous êtes les époux de vos communautés, étroitement liés à elles. C’est pourquoi je vous demande de rester parmi les vôtres en évitant de devenir des évêques d’aéroport ! Soyez des pasteurs accueillants...pleins de délicatesse et de fermeté paternelle, humbles et discrets, capables d’évaluer aussi vos limites avec une bonne dose d’humour". En conclusion, le Pape a recommandé à ses hôtes de prier tout particulièrement pour la paix en Syrie, mais aussi pour lui.

  • Quand François se dévoile

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    (source) La revue mensuelle des jésuites français Études publie aujourd’hui 19 septembre 2013 la traduction française d’une interview exclusive du pape François. Cette interview est publiée simultanément dans les revues culturelles jésuites de 16 pays d’Europe et d’Amérique.

    Il a été conduit par le P. Antonio Spadaro, sj, directeur de la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica, en trois rencontres échelonnées du 19 au 29 août derniers. Les questions avaient été préparées par les responsables de ces revues.

    Le pape François n’accorde pas en général d’interview à la presse. C’est dire le caractère exceptionnel de ce document.

    Dans ce long entretien, le pape raconte son itinéraire de jésuite. Il présente sa manière de gouverner en insistant sur la consultation, la réflexion en commun et la collégialité. Il donne sa vision de l’Église comme « peuple de Dieu » en marche. Il insiste sur l’accueil de toutes les personnes, à commencer par les « blessés sociaux », divorcés remariés, homosexuels, femmes ayant connu un avortement. Il dévoile ses goûts artistiques (littérature, musique, cinéma) et donne sa vision de Dieu et de l’homme. On perçoit à quel point sa démarche est inspirée par la spiritualité jésuite.

    Le texte intégral de l’interview se trouve en exclusivité ici, et sa version originale en italien se trouve sur le site de La Civiltà Cattolica : www.laciviltacattolica.it.

  • Une martyre espagnole rendue muette pour qu'elle ne puisse plus crier "Vive le Christ Roi!"

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    Pour qu'elle ne crie plus "Vive le Christ Roi!"

    19 septembre 2013 (Zenit.org) Anita Bourdin

    Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de la bienheureuse Francisca Cuallado Baixauli, vierge et martyre espagnole (1890-1936).

    Francisca Cullado Baixauli fait partie des nombreux laïcs de l'Action catholique espagnole qui ont versé leur sang pour l'amour du Christ au cours de la persécution anti-catholique qui a accompagné la Guerre civile espagnole.

    Originaire de Valence, elle avait été toute jeune éprouvée par la mort de son père. Dès lors, elle s'occupa de sa maman, malade. Elles vivaient de son travail de couturière.

    Ses qualités humaines se déployaient aussi dans la pastorale sociale en tant que membre du syndicat catholique féminin. Et cet engagement était soutenu par la participation quotidienne à l'eucharistie et par la prière du chapelet en paroisse.

    Puis elle rejoignit l'Action catholique et elle se consacra à la catéchèse et aux oeuvres de charité envers les plus nécessiteux, prenant sur ses biens pour les secourir.

    Or, c'est justement cette activité intense de charité qui la mit en danger. Elle fut arrêtée à la mi-septembre 1936, et jetée en prison. Le 19 septembre, elle était exécutée sans autre forme de procès, à Benifayon. On lui avait tranché la langue pour qu'elle ne crie plus: "Vive le Christ Roi!"