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islamisme - Page 61

  • La galère des chrétiens pakistanais

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    De Radio Vatican

    Nouvelles tensions entre chrétiens et islamistes au Pakistan

    Pour la troisième fois fois dans l'actualité récente, le Pendjab a été le théâtre d'intimidations de la majorité musulmane contre des chrétiens. Toutes les familles chrétiennes d'un village du district de Sahiwal ont été contraintes à abandonner leurs maisons et à fuir, un nouvel épisode de persécutions qui est la conséquence d'un mariage entre un chrétien et une jeune fille musulmane.

    Le couple habite dans le district de Khanewal. Quand s'est diffusée la nouvelle du mariage, les musulmans locaux ont intimé à la petite communauté chrétienne locale de rendre l'épouse, et le père de la jeune fille a dénoncé à la police le jeune homme et deux de ses proches pour le rapt de la fille. L'attitude hostile des voisins a finalement contraint les neuf familles chrétiennes résidentes, 25 personnes en tout, à chercher un autre refuge.

    Ce cas est le troisième de ce genre à avoir été rapporté dans l'actualité récente du Pendjab dans l'actualité récente. Généralement, les familles concernées ne parviennent pas à obtenir justice, malgré le soutien des associations locales pour les droits des minorités. La police locale a admis ne pas vouloir procéder avec des mesures qui pourraient amener des tensions ultérieures.

    Les cas d'hommes musulmans qui capturent des femmes chrétiennes (ou issues d'autres minorités) pour les contraindre au mariage après la conversion forcée ont un traitement différent. Ces situations, signalés par centaines chaque année, sont habituellement régularisées par des juristes islamiques, avec l'interdiction pour les familles d'origine de se rapprocher de leur fille. C'est l'un des nombreux visages de la discrimination et de l'intimidation qui frappent les communautés de baptisés dans le pays, souvent attaquées au nom de la loi anti-blasphème.

    Un drame récent a toutefois rencontré un écho médiatique inhabituel dans le pays. Dans les prochains jours, après un premier renvoi, on attend l'inculpation du propriétaire d'une fabrique de briques et de trois autres personnes accusées d'avoir procédé au lynchage et au meurtre d'un jeune couple chrétien après que la femme ait été accusée d'avoir brûlé des pages du Coran. Cette fois-ci, devant l'émotion internationale, les autorités pakistanaises ne sont pas restées inactives. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées et une centaine d'autres sont recherchées.

    (source : L'Avvenire)

    Voir le détail ici : http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/pakistan/2014-11-17-pendjab-les-chretiens-chasses-de-leur-village-par-les-musulmans-suite-a-un-mariage-interreligieux

  • Les dieux ont soif

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    Lu sur le site « Chiesa » de Sandro Magister (extrait) :

     (...) L'islam n’est pas la seule religion qui se livre à des actes de répression et de persécution systématiques des autres confessions.

     Par exemple, parmi les 20 pays ayant le taux d'intolérance le plus élevé, on en trouve un dont la religion dominante est le bouddhisme : c’est le Myanmar (Birmanie).

    Un autre pays ayant un niveau d’intolérance à peine inférieur est lui aussi à dominante bouddhiste : c’est le Sri Lanka.

     En Occident, le bouddhisme est synonyme de paix, de compassion, de sagesse, de fraternité œcuménique. C’est le cas, en particulier, de sa personnalité la plus universellement connue, le Dalaï Lama.

    Mais la réalité est bien différente. La liberté religieuse est lourdement réprimée non seulement au Myanmar et au Sri Lanka mais également, même si c’est dans une moindre mesure, dans d’autres pays à dominante bouddhiste tels que le Laos, le Cambodge, le Bhoutan, ou la Mongolie.

    Le Sri Lanka sera l’une des étapes du voyage que le pape François a inscrit dans son agenda pour le mois de janvier prochain.

    Dans ce pays, les bouddhistes représentent 70 % de la population, les hindouistes 12,6 %, les musulmans 9,7 % et les chrétiens 7,4 %, ces derniers étant catholiques pour la plupart.

    Pendant 25 ans, jusqu’en 2009, une guerre civile a ensanglanté le pays, le gouvernement central s’employant à écraser la rébellion des Tamouls, au nord de l'ile.

    Les Tamouls sont en majorité hindouistes mais la guerre était plus politique que religieuse. Après le cessez-le-feu, toutefois, il y a eu chez les bouddhistes un développement des tendances les plus intolérantes qui, au nom de l'identification entre le bouddhisme et la nation, agressent et persécutent comme des ennemis les gens qui appartiennent à d’autres croyances.

    Le rapport d'Aide à l'Église en détresse fournit un compte-rendu très détaillé des violences perpétrées entre 2013 et 2014 contre des musulmans et des chrétiens par les organisations bouddhistes les plus fanatiques, avec l'appui de fait du gouvernement central.

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  • Etat islamique: Voici ce que James Foley et les otages subissent avant leur décapitation

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    Lu sur le site web de « La Libre », cet article signé par Jacques Besnard :

    Que se passe-t-il pour les otages de l'Etat islamique entre le moment où ils sont enlevés et le terrible moment de leur décapitation ? Le New York Times est parvenu à retracer les deux ans de captivité de James Foley entre le 22 novembre 2012 et le 19 août 2014, jour de sa décapitation. Le document parle beaucoup du cas de l'Américain, mais évoque aussi celui des autres otages occidentaux enlevés par l'Etat islamique (EI).

    Ce récit unique s'appuie sur les témoignages de cinq anciens otages, de témoins locaux, de leurs amis ou leurs proches et des spécialistes de la région. Des détails cruciaux ont même été confirmés par un ancien membre de l'EI. Récit.

    « L'enlèvement

    Le 22 novembre 2012, à seulement 40 minutes de voiture de la frontière turque, James Foley et John Cantlie, son collègue photojournaliste britannique, décident de faire une dernière halte en Syrie pour envoyer leurs articles et leurs images dans un cybercafé de Binesh.

    Soudain, un homme entre dans la pièce. "Il avait une grosse barbe" raconte ainsi Mustafa Ali, leur traducteur syrien. "Il ne souriait pas et ne disait rien. Il nous regardait avec un regard noir".

    Les deux hommes reprennent la route mais n'atteindront jamais la frontière. Sur le chemin, en effet, un van les dépasse et leur coupe la route. Les deux hommes sont ensuite mis à terre, menottés et jetés dans le véhicule.

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  • S’inscrire au prochain lunch-débat de l’Union des étudiants catholiques de Liège – Groupe « Ethique sociale »

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    Invitation

    Madame, Monsieur, Chers amis,

    header.jpgVous êtes cordialement invités à prendre part à la prochaine rencontre du cycle de lunch-débats 2013-2014 organisé à l’Université de Liège sur le thème « humanisme chrétien, travail et société », par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège, avec le concours du Forum de conférences Calpurnia.

    La rencontre sera animée par la députée fédérale Vanessa MATZ, avec le témoignage du politologue et reporter de guerre  Pierre PICCININ da PRATA. Elle aura lieu le lundi 24 novembre 2014 dans les conditions indiquées ci-dessous :

    MOYEN ORIENT ET PERSÉCUTION RELIGIEUSE

    La question des minorités chrétiennes et des autres minorités

    La cause des chrétiens d’Orient et des autres minorités nous concerne tous, au titre de la fraternité et au nom de la liberté. Le renoncement ou l’impuissance seraient intolérables devant cette tragédie quotidienne qui met en péril l’existence de communautés chrétiennes dans le monde musulman. Leur existence même est un  enjeu de civilisation commun pour l’Europe et pour l’Islam.

    Vanessa Matz est licenciée en droit de l’Ulg. Ancienne directrice politique du cdH, elle fut aussi sénatrice, de 2008 à 2014. Elle est aujourd’hui députée fédérale de Liège. Membre suppléant du député Georges Dallemagne à la commission des Relations Extérieures de la Chambre, elle se consacre notamment, avec celui-ci, au dossier des minorités du Proche-Orient .

    Historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, Pierre Piccinin da Prata a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. Avec l’envoyé spécial su quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico, il a été, entre autres, retenu en otage, d’avril à septembre 2013, par les brigades islamistes al-Farouk.

    Par Vanessa Matz
    Députée de Liège au Parlement fédéral
      Programme
    Apéritif à 18h00
    Exposé suivi du lunch-débat de 18h15 à 20h30
    Pierre Piccinin da Prata
    Historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, il a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe.

    La rencontre se tient à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

    Participation aux frais : 10 € (à régler sur place); 2 € pour les étudiants
    Inscription nécessaire trois jours ouvrables à l’avance (19 novembre) :
    soit par téléphone : 04 344 10 89
    soit par email : info@ethiquesociale.org
    soit via le site internet : ethiquesociale.org

    JPSC

  • Pakistan : accusés de blasphème, deux chrétiens sont brûlés vifs dans un four à briques

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    PAKISTAN - Deux chrétiens accusés de blasphème brûlés vifs dans un four à briques

    Lahore (Agence Fides) – Un couple de chrétiens, lui 26 ans et elle 24, a été brûlé vif par une foule de musulmans provenant de cinq villages sis au sud de Lahore (Pendjab). Shahzad et Shama, étaient accusés d’avoir commis un blasphème pour avoir brûlé des pages du coran. C’est ce que communique à l’Agence Fides l’avocat chrétien Sardar Mushtaq Gill, défenseur des droits fondamentaux, qui a été appelé par d’autres chrétiens et s’est rendu sur le lieu du tragique événement, le village Chack 59, sis dans les environs de Kot Radha Kishan, au sud de Lahore. Les deux jeunes époux, qui travaillaient dans une fabrique de briques, ont été séquestrés et tenus en otage pendant deux jours, à compter du 2 novembre, à l’intérieur de l’établissement. Ce matin, à 07.00 locales, ils ont été poussés dans un four où était en cours la cuisson de briques.
    Comme l’a expliqué à Fides Maître Gill, l’épisode incriminé, à savoir le supposé blasphème, est lié au décès récent du père de Shahzad. Voici deux jours, Shama, en nettoyant l’habitation de son beau-père avait pris un certain nombre d’objets personnels, des papiers considérés comme inutiles, et les avait brûlés. Selon un musulman qui a assisté à la scène, dans ce feu se seraient trouvées des pages du coran. L’homme a donc fait courir la rumeur dans les villages alentours et une foule de plus de 100 personnes a pris en otage les deux jeunes, jusqu’à l’épilogue tragique de ce matin. La police, avertie par un certain nombre de chrétiens, est intervenue, constatant le décès et arrêtant 35 personnes pour un premier interrogatoire.
    Maître Gill déclare à Fides : « Il s’agit d’une vraie tragédie, d’un acte barbare et inhumain. Le monde entier doit condamner avec fermeté cet épisode qui démontre combien l’insécurité pour les chrétiens a augmenté au Pakistan. Il suffit d’une accusation pour être victime d’exécutions sommaires. Nous verrons si quelqu’un sera puni pour cet homicide ». (PA (Agence Fides 04/11/2014)
  • La liberté religieuse bafouée dans 41% des pays de la planète

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    Lu sur le site de Famille Chrétienne (Jean-Claude Bésida)

    41 % des pays du monde bafouent la liberté religieuse

    Aide à l’Église en détresse (AED) publie aujourd’hui son rapport sur la liberté religieuse dans le monde.

    La liberté religieuse est entravée dans 41 % des pays de la planète. C’est le principal enseignement du rapport 2014 sur la liberté religieuse dans le monde, publié le 4 novembre par Aide à l’Église en détresse (AED). « Un rapport sur la liberté religieuse de tous, et non seulement sur les persécutions contre les chrétiens, insiste Marc Fromager, directeur de AED-France, en présentant ce rapport. C’est une nuance d’importance : les chrétiens plaident en faveur de la liberté religieuse pour tous, pas seulement pour eux-mêmes. Mais bien souvent, là où les chrétiens sont persécutés, d’autres le sont aussi. Ainsi dans le nord de l’Irak, il y a 1,3 million de réfugiés. Parmi eux, 10 % de chrétiens. Tous les autres sont chiites ou yazidis. »

    « À l’échelle de la planète, les chrétiens restent la confession la plus persécutée, avec 200 millions de fidèles victimes de discriminations ou de persécutions, poursuit Marc Fromager. En réalité, l’époque est caractérisée par une aggravation du monoconfessionalisme : les gens ne supportent plus de vivre avec d’autres confessions que la leur. C’est particulièrement net au Moyen-Orient où la tendance à l’islamisation s’accroît et où la fuite des minorités vient dramatiser le problème des réfugiés. Il y a désormais une vraie crise des réfugiés pour cause de persécutions religieuses, qui vient aggraver le phénomène des migrations. »

    On observe une montée de l’intolérance religieuse et de l’athéisme agressif en Europe occidentale et aux États-Unis.

    Disponible sur un site dédié, celui de l’Observatoire de la liberté religieuse, ce rapport mondial est une mine d’informations, proposant des fiches par pays actualisées par les équipes d’AED. Il distingue quatre groupes, selon leur plus ou moins grande liberté religieuse.

    D’après le document, 81 pays (41 %) n’ont pas de difficultés majeures, même si, relève Marc Fromager, « on observe une montée de l’intolérance religieuse et de l’athéisme agressif en Europe occidentale et aux États-Unis. Un phénomène préoccupant lié à l’introduction de nouvelles normes sociétales ».

    À côté, il y a un groupe aussi nombreux où la liberté religieuse est sérieusement dégradée. Parmi eux les 20 États à haute intolérance religieuse, 14 présentent des situations de persécutions causées par l’extrémisme musulman : Afghanistan, Centrafrique, Égypte, Iran, Irak, Libye, Maldives, Nigeria, Pakistan, Arabie saoudite, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Dans six autres pays, la persécution est liée à des régimes autoritaires : Corée du Nord, Birmanie, Chine, Érythrée, Azerbaïdjan, Ouzbékistan.

    Enfin, Marc Fromager observe une évolution croisée : « D’une part, un Moyen-Orient qui devient de plus en plus monoconfessionnel – musulman – et chasse ses minorités. Et d’autre part, une Europe qui devient de plus en plus multiconfessionnelle ».

  • Comment des adolescentes se laissent endoctriner par des islamistes radicaux

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    Lu ICI

    Comment les islamistes radicaux endoctrinent les ados françaises

    Parmi les Français partis rejoindre les groupes djihadistes en Syrie, on compte des dizaines de femmes, dont des adolescentes. La plupart sont de brillantes élèves qui rêvent de changer le monde. Reperées sur les réseaux sociaux, elles sont manipulées avec méthode. L'anthropologue Dounia Bouzar revient sur ce processus dans une enquête passionnante. Interview.

    Elles n'ont parfois que 14 ans. Approchées par des entremetteuses ou autres « princes charmants barbus », elles quittent leur pays en pensant sauver les enfants syriens. Et laissent des familles dévastées, découvrant avec horreur sur Facebook des conversations surréalistes et des photos en niqab. Dounia Bouzar a accompagné 150 familles de jeunes radicalisés, qu’ils aient ou non gagné le terrain d'une supposée guerre sainte. Devant l’étendue du phénomène, elle a fondé en avril le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’Islam (CPDSI) avec d’autres experts. Dans son livre Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l’enfer (Éd. de l'Atelier), publié en octobre, elle livre un récit poignant directement issu de leurs témoignages. 

    Le Figaro/madame.fr.– Dans votre récit, beaucoup de témoignages concernent l’embrigadement de jeunes filles. Combien sont-elles ? Y a-t-il profil type ?

    Dounia Bouzar.– Effectivement, dans un premier temps ce sont uniquement des parents de filles qui m’ont appelée. J’ai ainsi accompagné 60 familles de filles, sur 80 en tout. Aujourd’hui, on en est à 90 familles de filles sur 150 suivies. Avec une dizaine d’adolescentes qui ont rejoint la Syrie. La plupart d’entre elles ne sont pas d’origine maghrébine et n’ont rien à voir avec l’islam. Beaucoup viennent de familles athées. C’est comme la foudre qui tombe sur la maison. Ce sont toutes des filles brillantes, qui s’apprêtaient à faire médecine, sciences politiques ou des métiers altruistes. Certaines voulaient être infirmières, aides-soignantes ou assistantes sociales. Elles ont eu le malheur d’en parler sur leur page Facebook. L’une d’elles avait posté des photos d’un camp humanitaire au Burkina Faso où elle s’était rendue l’été. C’est comme si les terroristes avaient des chasseurs de tête psychologues qui repèrent les profils de personnalités qui veulent changer le monde et se battre contre les injustices. On dirait qu’ils font exprès de chercher l’élite. Ça touche toutes les classes, y compris les plus aisées. Même quand elles viennent de milieux populaires, ce sont toujours de très bonnes élèves tandis que pour les garçons, les terroristes visent plutôt des jeunes au chômage et avec des difficultés d’insertion.

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  • La défaite électorale des islamistes en Tunisie

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    Sur le site d'Oasis :

    Le politologue tunisien Hamadi Redissi

    Séisme tunisien : la première défaite électorale d’un parti islamiste

    L’échec du parti islamiste an-Nahda, vainqueur en 2011 des premières élections législatives tunisiennes après la promulgation de la nouvelle Constitution, et la victoire du parti laïc et varié, Nidaa Tounes, lancent plusieurs signaux intéressants sur les processus en cours dans la région méditerranéenne. Le commentaire du politologue tunisien Hamadi Redissi.

    03/11/2014 | Marialaura Conte | Révolutions arabes

     
    Les leaders de Nidaa Tunis

    Les islamistes, battus, sont prêts à pactiser avec l’ennemi

    Non humiliés, mais tout de même défaits : les islamistes sortent perdants des élections tunisiennes, mais disposés à rester sur la scène politique, même au prix d’alliances avec leurs antagonistes dans la campagne électorale (Nidaa Tunis) qui ont gagné en se présentant « contre » l’Islam politique. C’est la stabilité du pays qui est en jeu.

    03/11/2014 | Michele Brignone | Révolutions arabes

     
    Affiches électorales en Tunisie

    La révolution est morte. Ou plutôt, non

    Les tons différents par lesquels les médias internationaux ont rapporté les élections récentes montrent l’attention particulière dont la Tunisie est l’objet pour qui cherche à mesurer aussi bien la possibilité qu’une société à majorité musulmane puisse construire un État démocratique, que les retombées sur tout le bassin méditerranéen.

    03/11/2014 | Claudio Fontana | Révolutions arabes

     

    « Mais mon succès appartient seulement à Dieu »

    La déclaration officielle du mouvement an-Nahda à propos des résultats officiels des élections du 26 octobre (publié le 30 octobre 2014)

    03/11/2014 | Rachid Ghannouchi | Révolutions arabes

     

  • Union des étudiants catholiques de Liège : prochain lunch-débat à l’ULg le lundi 24 novembre 2014 à 18h00 sur "Moyen Orient et persécution religieuse"

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    affiche_ulg.jpg

    S’informer ou  

    s’inscrire au lunch-débat (obligatoire 3 jours ouvrables à l'avance):

    tél 04.344.10.89

    ou sur notre site ici :

    MOYEN-ORIENT ET PERSÉCUTION RELIGIEUSE

  • Cynisme et barbarie accompagnent l'élan irrésistible du Boko Haram

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    Lu sur le site du Monde (Jean-Philippe Rémy) :

    L’onde de choc des conquêtes de Boko Haram

    La peur dans son corps, la douleur dans ses membres, dit-elle, « refusent de la quitter ». Mais cette jeune femme originaire du sud du pays, chrétienne, réalise peu à peu à quoi elle a réussi à échapper en parvenant à s’évader de Mubi, la ville du nord-est du Nigeria prise par les hommes de Boko Haram mercredi. Jointe au téléphone à son arrivée à Yola, capitale de l’Etat nigérian d’Adamawa, elle raconte la journée passée dans la ville sous contrôle de Boko Haram : « Ils ont commencé à faire du porte à porte dans le quartier (proche de l’université de l’Etat où des centaines d’étudiant ont été pris au piège). Ils criaient, donnaient des ordres. Ils disaient aux hommes et aux femmes de se séparer. Ils voulaient que les chrétiens se convertissent tout de suite (à l’islam). On entendait des coups de feu, des cris. Ils se sont arrêtés à la nuit. » A l’aube, elle a pris la route, « avec juste mon pantalon, ma chemise et mes chaussures aux pieds. » Il a fallu marcher des heures, se cacher, éviter les patrouilles de Boko Haram aux alentour de la ville où ils se sont matérialisés en force.

    Au terme d’une marche forcée, elle a réussi à atteindre un village et à y louer à prix d’or les services d’un moto-taxi, qui l’a emmenée jusqu’à Gombi, à cinquante kilomètres de Mubi. C’est là que l’essentiel des militaires en fuite se trouvent à présent, dans une « désorganisation stupéfiante » selon une source sur place. Le premier réflexe des soldats a été d’y renforcer… les nombreux check points qui paralysent un peu plus la circulation des personnes déplacées. Et où le racket prospère. Une bonne source analyse : « Si Boko Haram attaque Gombi, ils prendront cette ville sans la moindre difficulté. »

    Boko Haram nie tout accord de cessez-le-feu et de libération des otages. Dans une vidéo obtenue hier par l'AFP, le groupe islamiste accuse les autorités nigérianes de mensonge alors que ces dernières avaient annoncé, mi-octobre, avoir conclu un accord avec Boko Haram. Le chef du groupe islamiste, Abubakar Shekau, affirme aussi que les 219 lycéennes enlevées en avril dernier à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, ont toutes été converties à l'islam et mariées. C'est la première fois qu'il évoque leur sort, même si l'on ignore où et quand la vidéo a été tournée. Selon un rapport de Human Rights Watch publié cette semaine, Boko Haram détiendrait plus de 500 femmes et jeunes filles. Shekau dit aussi détenir un ressortissant allemand enlevé en juillet également dans le nord-est. Le gouvernement nigérian continue de son côté à affirmer que des pourparlers sont en cours au Tchad voisin.

    Lire la suite sur le site du Monde

  • Nigeria : le sort que le Boko Haram réserve aux adolescentes prises en otages

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    Nigeria : les femmes enlevées par Boko Haram forcées de commettre des attentats (source)

    Les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria sont utilisées "en première ligne" lors des combats menés par le groupe terroriste, dénonce ce lundi l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).

    Que deviennent les femmes et jeunes filles enlevées par le groupe terroriste Boko Haram ? Human Rights Watch répon en partie à cette question dans son dernier rapport. Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria sont utilisées « en première ligne lors des combats menés par le groupe islamiste ». L’ONG, qui compile plusieurs dizaines de témoignages d’ex-otages, fait état des nombreuses séquelles physiques et psychologiques dont souffrent celles qui sont libérées. 

    Selon Human Rights Watch, ce rapport intervient au moment où trente adolescents, garçons et filles, dont les plus jeunes ont 11 ans, ont été enlevés, ce weekend, dans l’Etat de Borno, épicentre de l’insurrection islamiste, dans le Nord-Est. La semaine précédente, soixante autres filles et jeunes femmes ont été enlevées à Wagga et Gwarta, deux autres villes du sud de cet Etat. Ces deux enlèvements ont jeté de nouveaux doutes sur l’accord de cessez-le-feu que les autorités nigérianes ont annoncé avoir conclu, mi-octobre, avec Boko Haram, et qui prévoyait notamment la libération des 219 lycéennes enlevées à Chibok en avril et toujours aux mains des islamistes.Dans le rapport de HRW, une jeune fille de 19 ans retenue trois mois en otage par Boko Haram l’année dernière dit avoir été forcée de participer à des attaques islamistes. « On m’a demandé de porter les munitions et de m’allonger dans l’herbe pendant qu’ils se battaient. Ils venaient s’approvisionner en munitions, au cours de la journée, alors que les combats se poursuivaient », a-t-elle raconté. « Quand les forces de sécurité sont arrivées sur place et qu’elles se sont mises à nous tirer dessus, je suis tombée par terre, de peur. Les insurgés m’ont alors trainée sur le sol, en s’enfuyant vers le camp »". L’ex-otage raconte aussi reçu l’ordre d’égorger un des membres d’une milice privée capturé par Boko Haram, à l’aide d’un couteau. « Je tremblais, horrifiée, et je n’ai pas pu le faire. La femme du chef du camp a alors pris le couteau et elle l’a tué », ajoute-t-elle. D’après l’ONG, une série d’attentats-suicides ont été menés par des femmes, parfois très jeunes, plus tôt cette année, et certains s’étaient demandé si ces femmes pouvaient être des otages de Boko Haram. Rien ne permet cependant de prouver, pour l’instant, que les femmes-martyrs étaient des otages et non des combattantes volontaires.D’ailleurs en juillet, une petite fille de 10 ans avait aussi été arrêtée dans l’Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, avec une ceinture d’explosifs autour de la taille.

  • Le Pays du Mal

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    Vient de paraître

     

    unnamed (1).jpgLE PAYS DU MAL

     

    Otages du djihad en Syrie, 152 jours

    Pierre PICCININ da PRATA,

    Domenico Quirico

    Historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, Pierre Piccinin da Prata a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. D'avril à septembre 2013, il a été retenu en otage par les Brigades islamistes al-Farouk, avec l'envoyé spécial du quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico. Ce sont cinq mois de souffrances, de colère, d'enfermement à travers les villes en ruines et les campagnes ravagées que les auteurs nous livrent dans ce témoignage.

    EAN : 9782343040110 • 220 pages 
    Prix éditeur : 20 € 
    Voir la fiche de ce livre

    Pierre Piccinin da Prata, historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. Il a effectué neuf voyages en Syrie, depuis le début des troubles, et, en mai 2012, il a été arrêté par les services secrets du régime et torturé dans leurs prisons de Homs et de Damas. Il collabore à plusieurs quotidiens et revues. Depuis mai 2014, il est rédacteur en chef du mensuel électroniqueLe Courrier du Maghreb et de l’Orient. Aux Éditions L’Harmattan, il a déjà publié La Batailled’Alep (chroniques de la révolution syrienne) et Tunisie,du triomphe au naufrage (entretiens avec le PrésidentMoncef Marzouki).

    Domenico Quirico est journaliste, grand-reporter à La Stampa. Il a couvert les principaux événements de ces vingtdernières années en Afrique, de la Somalie au Congo, duRwanda au Printemps arabe. Il a reçu les prix Cutuli etPremiolino du journalisme italien. Il a accompagné PierrePiccinin da Prata en Syrie durant cinq de ses voyages. Il estl’auteur de Primavera araba, aux Éditions Bollati Boringheri.

    Le 6 avril 2013, Pierre Piccinin da Prata et Domenico Quirico s’engagent sur un sentier escarpé qui serpente entre les rochers et les cerisiers en fleurs accrochés sur les contreforts des montagnes de l’Anti-Liban. À leur passage, les pétales blancs se détachent des arbres et virevoltent dans le vent encore frais du printemps. Après quelques heures, ils pénètrent dans la Syrie en guerre.
     
    Deux jours plus tard, alors qu’ils quittent la ville assiégée d’al-Qousseyr, les rebelles de l’Armée syrienne libre qui les escortent les livrent à un groupe de djihadistes, qui les entraînent vers leur pick-up en hurlant et en tirant en l’air des rafales de kalachnikov. Commencent alors 152 jours de souffrances et de colère, d’enfermement, d’aventures angoissantes, à travers les villes en ruines, les campagnes ravagées, dans le sang et le désespoir. Marches forcées, tentatives d’évasion, punitions, humiliations, rencontres aussi. Ce sont cinq mois d’une Odyssée extraordinaire et terrifiante. Celle de deux Occidentaux emportés dans le conflit syrien, de deux Chrétiens perdus en terre d’islam, où domine le dégoût, celui d’appartenir au genre humain…