Une grande figure européenne vient de disparaître : Otto de Habsbourg, le fils aîné du dernier empereur d’Autriche-Hongrie, le Bx Charles 1er , et de l’impératrice Zita (née princesse de Bourbon-Parme), s’est éteint ce lundi 4 juillet à l’âge de 98 ans. Il résidait en Bavière, mais ses obsèques auront lieu le 16 juillet à Vienne où il sera inhumé dans la crypte des capucins, aux côtés de ses ancêtres et de sa mère, l’impératrice Zita (1892-1989), dont le procès en béatification s’est ouvert l’an dernier.
Histoire - Page 186
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Décès de l’archiduc Otto de Habsbourg
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Un évêque roumain, martyr du communisme
Benoît XVI a évoqué hier la figure du bienheureux János Scheffler, évêque roumain de Satu Mare, mort martyr du communisme en 1952 à Bucarest, à l’âge de 65 ans, et béatifié samedi matin en Roumanie. (http://www.zenit.org/article-28393?l=french) « Je m’unis à la joie de l’Eglise en Roumanie, et en particulier de la communauté de Statu Mare » où Janos Scheffler a été proclamé bienheureux samedi matin lors de la célébration eucharistique présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints et envoyé de Benoît XVI.
« Que son témoignage soutienne toujours la foi de ceux qui font mémoire de lui avec affection et celle des nouvelles générations », a dit Benoît XVI après l’angélus de ce dimanche.
La persécution communiste contre l’Eglise catholique se durcit à partir de 1947 : « Le régime, a expliqué le cardinal Amato à Radio Vatican, voulait casser les relations avec le Saint-Siège et créer une Eglise sans le pape en forçant les catholiques à devenir orthodoxes ».
Cette haine de la foi se déchaîna contre les prêtres et contre les évêques. Mgr Scheffler fut emprisonné à Jilava et soumis aux travaux forcés, à toute sorte d’humiliations, à des tortures (des douches bouillantes), mais il sut « transformer cette expérience de douleur en occasion d’apostolat, de catéchèse, et de prière », a ajouté le cardinal Amato.
Le régime lui proposa de devenir « patriarche de Roumanie » s’il acceptait de passer à l’Eglise orthodoxe : il tint bon. Il mourut le 6 décembre 1952, en priant et en pardonnant à ses assassins.
Anita S. Bourdin (Zenit)
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Une reculade significative mais une avancée appréciable...
Sur Religioblog, Jean-Marie Guénois se faisait, la semaine dernière, l'écho des propos tenus par l'ambassadeur d'Israël au Vatican au sujet de l'action menée par Pie XII durant la guerre. Morchedaï Lewy n'avait pas hésité à affirmer "que ce pape en voie de béatification, a "sauvé" des juifs alors que beaucoup lui reprochent son "silence" face à la politique nazie d'extermination systématique des juifs." Et d'ajouter : "Il y a tout lieu de penser que ces institutions religieuses catholiques ont recueilli des Juifs avec l'accord et le soutien de la plus haute hiérarchie vaticane". (...) "Ce serait donc une erreur de dire que l'Eglise catholique, le Vatican et le pape lui-même n'ont rien voulu faire pour sauver des Juifs. C'est le contraire qui est vrai."
Dans un premier temps, l'ambassadeur, confronté au tollé soulevé par ses affirmations, avait affirmé qu'il ne retirerait aucun de ses propos : "Je suis bien conscient que certains dans la communauté juive de Rome vont froncer les sourcils mais j'ai parlé de gens qui ont sauvé des Juifs, ce que Pie XII a fait."
Mais voilà, les pressions exercées sur le diplomate ont été telles qu'il n'a pu y résister et qu'il s'est senti obligé de publier un communiqué atténuant ses affirmations "précisant que ce qu'il avait dit à propos de Pie XII - il "a sauvé" des juifs pendant la seconde guerre mondiale, était "historiquement prématuré"."
Comme on le constate, il faut beaucoup de cran pour tenir bon face à la dictature médiatique exercée par d'importants groupes de pression, et l'histoire de cet ambassadeur téméraire ne fait que confirmer ce constat. Il est toutefois intéressant de constater que peu à peu la vérité historique reprend ses droits et qu'il se trouve de plus en plus d'historiens et de gens sérieux pour travailler à la réhabilitation de ce grand "pape outragé" comme le qualifiait déjà Alexis Curvers. -
Vacances : ne voyagez pas idiot !
Les vacances sont au rendez-vous et avec elles les découvertes culturelles et historiques. Rien de plus intéressant que de visiter les hauts lieux de l'histoire : abbayes, châteaux, cathédrales, musées et autres témoignages du passé. C'est aussi l'occasion de faire découvrir tout cela à vos enfants.
Malheureusement, si des initiatives louables telles que CASA s'efforcent d'initier les visiteurs à l'art et à la culture chrétienne de façon constructive, il faut bien reconnaître qu'en beaucoup d'endroits on n'échappe pas aux discours convenus de guides soucieux de plaire et de s'inscrire dans le courant dominant du "politiquement, culturellement et historiquement correct". Vous aurez donc droit aux propos habituels sur les abus de l'Eglise, sur la cupidité des moines, l'ambition des papes, les horreurs des croisades et de l'Inquisition, les sombres complots des évêques et des cardinaux, les calculs politiques des rois sous couvert de ferveur religieuse, bref à tous les clichés caricaturaux auxquels on n'échappe guère en subissant les commentaires de nombreux guides patentés ou non.
Bien sûr, les ombres ne manquent pas sur un passé écrit par des hommes qui malgré les idéaux dont ils se revendiquaient ont commis des actes parfois odieux que l'on ne saurait nier. Mais cela ne justifie pas un parti-pris systématique qui finit par donner une idée générale négative à l'égard de notre héritage chrétien.
Les guides touristiques imprimés ne sont pas toujours, eux non plus, d'une objectivité ou d'une honnêteté à toute épreuve. Je me souviens avoir visité Prague, le Guide Vert à la main, et y avoir décelé un parti-pris favorable aux disciples de Jean Huss et systématiquement critique à l'égard des ordres catholiques de la Contre-Réforme. Pourtant, que serait Prague sans le style baroque qui fait sa beauté et sa grandeur et qui est un fruit évident de l'esprit de la Contre-Réforme...
Tout cela pour vous suggérer de bonnes lectures de vacances : les ouvrages de Jacques Heers et de Régine Pernoud sur le Moyen Age, les oeuvres de Jean Sévillia comme son "Historiquement correct - pour en finir avec le passé unique", on peut aussi faire référence à d'autres livres comme ceux de Jean Dumont sur "L'Eglise au risque de l'Histoire", sur la Révolution, sur Isabelle de Castille, etc.
N'hésitez pas à nous poser vos questions, à nous partager vos expériences sur les sites visités, à nous demander des références d'ouvrages ou d'articles. C'est avec plaisir que nous nous efforcerons de vous aider à ne pas "voyager idiot".
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A Bruxelles, un monument censuré...
Le passé belge, particulièrement son passé colonial, doit être revu et corrigé à la lumière de la modernité et du multiculturalisme. C'est ce qui s'est fait dans la pierre d'un monument bruxellois, semble-t-il.
C'est à découvrir sur le site du Causeur dans un billet intitulé "Monument sans maures - La Belgique esclave de son passé?" rédigé par Bernard Swysen, scénariste et dessinateur:
"Qu’il est agréable de déambuler nonchalamment dans le Parc du Cinquantenaire à Bruxelles ; de passer, insignifiante fourmi, sous les imposantes arcades surmontées par un immense quadrige représentant le Brabant – qui n’était pas encore divisé en Brabant-Flamand et Brabant-Wallon ; de flâner parmi les arbres et les monuments à la gloire d’un pays qui fut en son temps l’une des premières puissances économiques mondiales ; de parcourir les riches Musées Royaux d’Art et d’Histoire, le Musée de l’Armée ou même l’Autoworld (le Musée de l’automobile) qui y sont implantés… (Faites-moi penser à réclamer mon obole à l’Office du tourisme !). Et qu’il est doux et rassurant de s’allonger au soleil sur ses fraîches pelouses à regarder glisser de jolis cumulus..."
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Des oubliés de l'histoire au coeur de la rencontre entre le pape et les Roms
Le pape accueillait aujourd'hui plus de quinze cents Roms au Vatican auxquels il a rappelé qu'ils avaient toute leur place dans l'Eglise. On trouvera sur le site de notre amie et consoeur la traduction du discours qu'il leur a adressé : http://benoit-et-moi.fr/2011-II/0455009ed20de8213/0455009f010c7d315.html
Le pape a aussi évoqué la figure du bienheureux Ceferino Jiménez Malla, que les "rouges espagnols" fusillèrent en 1936; il était coupable d'avoir voulu venir au secours d'un prêtre molesté lors d'un massacre à Barbastro, au mois de juillet. Lors de son exécution, il avait 75 ans, son dernier cri fut : "Vive le Christ Roi".
Le pape a également rappelé un génocide oublié : celui des Tziganes qui ne fut même pas évoqué au procès de Nuremberg et qui pourtant fit entre 500.000 et 700.000 victimes :
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En marge de la visite du pape en Croatie : le bienheureux Alojzije Stepinac
Né à Brezaric (Krasic) le 8 mai 1898, ce fils de paysans, sujet autrichien, déserte l’armée austro-hongroise en 1915 et rejoint « l’armée verte », passant dans le camp de la Serbie pour combattre aux côtés des Alliés contre l’occupant. Ordonné prêtre en 1930, il devient évêque à 36 ans, comme coadjuteur de l’archevêque de Zagreb auquel il succède trois ans plus tard.
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Les trois amours de Stefan Wyszynski : Dieu, la Mère de Dieu, la Pologne
Le pape Benoît XVI prie pour la béatification du cardinal polonais Stefan Wyszynski, qui est mort il y a 30 ans, le 28 mai 1981.En effet, en saluant les Polonais dans leur langue, après la prière mariale du Regina Coeli, le pape a évoqué le 30e anniversaire de la mort du cardinalStefan Wyszynski, « Primat du Millénaire ».
Benoît XVI a ajouté : « Invoquant le don de sa béatification, apprenons de lui l’abandon total à la Mère de Dieu. Que sa confiance exprimée par ces paroles: “J’ai tout misé sur Marie”, soit pour nous un modèle spécial. Rappelons-nous cela au terme du mois de mai dédié de façon spéciale à la Madone ».
La cause s’est achevée au niveau diocésain, à Varsovie, et les documents concernant sa cause ont été communiqués à la congrégation romaine pour les causes des saints.
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A ne pas manquer : "Les enfants du Goulag" dimanche 29 mai à 21H31 sur France 5
Présentation sur le site de France 5.fr
"Sous le règne de Staline, des centaines de milliers d'enfants ont été arrêtés et déportés au Goulag. Nés d'"ennemis du peuple", ils étaient condamnés pour les crimes supposés de leurs parents et leur détention durait des années.
D'autres y sont nés, d'histoires d'amour ou à la suite de viols. Eux aussi y sont restés prisonniers, séparés de force de leur mère.
Après leur libération, beaucoup, parmi les survivants, sont restés sur place, notamment au Kazakhstan où existait un département du goulag destiné aux femmes et aux enfants.
Ce documentaire part à la rencontre d'anciens détenus... Tous racontent leur histoire, tous racontent l'enfer du Goulag."http://documentaires.france5.fr/documentaires/les-enfants-du-goulag
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Quand les Flamands émigraient en Wallonie...
Une exposition organisée à Gand ne manque pas d'intérêt puisqu'elle est consacrée au "flux migratoire" qui a conduit de nombreux Flamands à aller chercher du tavail en Wallonie à l'époque de sa prospérité industrielle. Tout cela a participé à ce phénomène de métissage de la population belge où l'on a bien du mal à trouver de "purs Flamands" et de "purs Wallons" comme en attestent les patronymes d'origine flamande dans le sud du pays et l'inverse dans le nord...
"Fuyant la misère au XIXe siècle, des centaines de milliers de Flamands sont allés gagner leur croûte en Wallonie, à l'époque où les mines de charbon, l'industrie verrière et la sidérurgie étaient florissantes. Certains faisaient la navette, mais beaucoup ont fini par s'y installer. Une nouvelle vague a déferlé au lendemain de la Seconde Guerre et elle fut davantage le fait de fermiers à la recherche de terres plus vastes. Ceux-ci se sont principalement établis dans le Hainaut. Qui sont tous ces Flamands ? Comment étaient-ils perçus ? Et quelles traces reste-t-il de cette émigration en Wallonie ? C'est l'objet de la très pertinente exposition « Vlaamse migranten in Wallonië 1850-2000 », qui se tient à Gand, avec traduction en français."
Extrait de l'article de présentation paru dans le Vif sous la plume de François Janne d'Othée. (Article à consulter également pour voir le diaporama qui l'accompagne)
Exposition jusqu'au 12 juin au Caermersklooster à Gand, 9, Vrouwebroerstraat.
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Quand "Dimanche" devrait s'abstenir...
En prévision de la visite pontificale que Benoît XVI effectuera en Croatie les 4 et 5 juin prochains, Louis Mathoux croit très opportun de nous donner, dans "Dimanche" (!) de cette semaine, un portrait au vitriol de l'Eglise croate coupable de bien des maux.
Il commence par rappeler le sort pénible de la Croatie devenue un pays satellite de l'Allemagne nazie où les Oustachis de Pavelic menèrent, comme chacun sait une politique de franche collaboration avec le régime de Hitler, et notre journaliste-historien d'ajouter : avec la collaboration du cardinal Stepinac. Or, c'est une allégation injuste et diffamatoire à l'encontre de ce prélat béatifié par Jean-Paul II et que Alain Finkielkraut défendait en ces termes (Le Monde, 7/10/1998) lors de sa béatification :
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Un grand pape et un grand saint
Aujourd'hui, nous fêtons SAINT GRÉGOIRE VII
Pape
(1021-1085)Saint Grégoire VII, l'un des plus grands Papes que Jésus-Christ ait donnés à Son Église, fut au XIe siècle, l'homme providentiel destiné à combattre tous les grands abus de cette époque si troublée : les empiètements des empereurs d'Allemagne, la vente des dignités ecclésiastiques, la contagion des mauvaises mœurs du clergé et dans le peuple.