L'orient et "l'autre poumon de l'Eglise", mais nous le connaissons assez mal.
Histoire - Page 182
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"Trois week-ends pour découvrir l'orient"
Nous vous proposons un cycle de trois week ends de découverte :- 21-23 octobre : Découvrir l'orientAvec Mgr Philppe Bär, moine de Chevetogne- 16-18 décembre : L'histoire Sainte à travers les IcônesAvec Jean Marc Vingerhoets, iconographeet fr. Gonzague, Prieur de la Communauté- 4-6 mai 2012 : La Mère de Dieu dans les IcônesAvec Jean Marc Vingerhoets, iconographeet fr. Gonzague, Prieur de la CommunautéNous pourrons contempler une grande iconostase.Il y aura aussi projection de film, audition de liturgie orientaleConférences, partages d'évangile...De quoi nourrir les curieux, les néophytes ou ceux qui sont déjà amoureux de l'Orient chrétienChaque week end commence le vendredi à 20h00 et se termine le dimanche à 16h00.Renseignements et inscriptions :Congrégation Saint JeanRegina PacisRue de la Sapinière, 504141 BANNEUX ND -
L'accord de Metz
Cet accord marque l’un des épisodes les moins glorieux de l’Histoire récente de l’Église catholique. L’Accord de Metz a été connu trop tard, et il reste encore bien des aspects inconnus à tirer au clair. Celui-ci est intervenu le 13 août 1962. On était à deux mois de l’inauguration du Concile Vatican II, lorsqu’a été stipulé dans cette ville française un accord entre le cardinal Tisserant et l’archevêque orthodoxe, Monseigneur Nicodème. On a découvert par la suite que ce dernier était un espion à la solde des Soviétiques. L’accord, en effet, prévoyait que le Kremlin permette d’envoyer au Concile quelques représentants de l’Église orthodoxe en échange de la promesse d’un silence total sur le communisme.
L’absence de condamnation du marxisme et des crimes perpétrés par les régimes qui lui étaient liés a entraîné des conséquences pernicieuses, tant dans l’Histoire du monde que dans l’Histoire de l’Église, contribuant à retarder la fin de la Guerre Froide, et délégitimant l’autorité du Catholicisme, car empêchant toute possibilité de condamnation de tout type d’aberration de la modernité dans les années futures. -
Pie XII : Quelle mouche a piqué la Compagnie des Galeries ?
Le théâtre des Galeries (Bruxelles) a programmé pour la fin de ce mois la pièce de théâtre de Hochhuth intitulée "Le Vicaire" et qui a inspiré le film de Costa-Gravas "Amen". Le propos de Hochhuth (communiste, soupçonné d'être un agent de la Stasi) était d'accuser le pape Pie XII de complaisance à l'égard du nazisme et de ne pas avoir dénoncé le génocide juif. Or, aujourd'hui, les archives s'ouvrent et la vérité historique se fait jour, montrant que ces accusations sont infondées et que Pie XII a déployé de nombreuses initiatives pour sauver un maximum de Juifs, au point que, récemment, l'ambassadeur d'Israël déclarait : "La volonté vaticane de sauver des Juifs est un fait".
Un site est consacré à la défense et à l'illustration du pape calomnié et outragé; il se présente ainsi :
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11 octobre 1962 : ouverture de Vatican II...
Voici comment Wikipedia présente cet évènement :
"Le IIe concile œcuménique du Vatican, plus couramment appelé Vatican II, est le XXIe concile œcuménique de l'Église catholique romaine. Il a été ouvert par le pape Jean XXIII en 1962 et clos sous le pontificat de Paul VI en 1965.
On le considère généralement comme l'événement le plus marquant de l'histoire de l'Église catholique au XXe siècle, symbolisant son ouverture au monde moderne et à la culture contemporaine faite de progrès technologiques considérables, d'émancipation des peuples et de sécularisation croissante. Des réponses aux questions modernes furent cherchées dans un retour aux racines du christianisme : la Bible (sur la base de nouvelles recherches bibliques) et la grande Tradition.
Le déroulement inattendu du concile s'explique par les différences importantes entre la première et la deuxième session. Un programme préétabli par des cardinaux de curie (avec des textes quasi prêts à être votés) fut rejeté. Les pères conciliaires prirent alors leur agenda en main. Les cardinaux Léon-Joseph Suenens, Giacomo Lercaro, et Julius Döpfner, trois des quatre modérateurs, semblent avoir été à l'origine de cette « révolte ». Le changement de procédure fut immédiatement accepté par Jean XXIII. Tout fut alors très différent, et les discussions plus libres.
On y a débattu notamment des célébrations liturgiques, du rapport que devait entretenir l'Église catholique avec les autres confessions chrétiennes, avec les autres religions, et la société en général, mais aussi de problèmes plus spécifiquement théologiques, comme la liberté religieuse et la Révélation."
On connaît la suite. 50 ans plus tard, on peut se demander ce qui compte le plus : l'"en soi" de la chose ou l'exploitation qui en a été faite. Un peu comme si le Concile avait été l'équivalent d'une assemblée constituante produisant des textes qui n'auraient pas été le terme répondant aux attentes mais dont le mérite, aux yeux des réformateurs de tout poil, est d'avoir mis fin à une période de l'histoire de l'Eglise pour en ouvrir une autre où toutes les remises en cause seraient autorisées.
Il y a quelques semaines, dans le cadre du processus de main tendue par le Vatican à la Fraternité Saint Pie X, on a découvert avec surprise (et bonheur en ce qui nous concerne) que le Saint-Siège s'est dit prêt à accepter de discuter de certaines formulations du concile Vatican II.
Cela irrite les "intégristes" de Vatican II pour lesquels ce Concile compte plus que tout et qui n'imaginent pas que l'on puisse en remettre en question le moindre iota! Pourquoi cette "fétichisation" d'un concile alors que les mêmes ne seraient nullement heurtés par une remise en cause d'un des conciles antérieurs (Latran, Trente, ou encore de Vatican I)?
Quant à nous, nous nous réjouirions de voir ouverts des débats sur certains points cruciaux de Vatican II qui ne semblent pas s'inscrire dans la continuité de la Tradition de l'Eglise et qui ont été exploités depuis lors dans une perspective de rupture qui a produit les fruits que l'on sait.
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"Mission", le film préféré du pape ?
C'est, du moins, ce qu'affirme Sandro Magister, le "vaticaniste" italien bien connu :
"Au cours du XIXe siècle, l'Église catholique a réagi à l'offensive laïciste qui se développait en Europe par une spectaculaire expansion missionnaire dans les autres continents. Benoît XVI veut que le miracle se renouvelle aujourd'hui. Son prochain voyage: en Afrique..."
découvrir la suite ici : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1349789?fr=y
S. Magister en profite pour mettre en ligne la description que Romanato donne de l'élan missionnaire au XIXe siècle, considérant que cela pourrait aussi être un enseignement pour les catholiques d’aujourd’hui. "D’un événement – l'offensive laïciste – qui était considéré comme catastrophique par l’Église de l’époque est née une expansion extraordinaire de la foi chrétienne dans le monde.
Romanato est professeur d’histoire contemporaine à l'Université de Padoue et il se définit comme "un universitaire laïc qui est habitué à raisonner de manière laïque".
Il a donné lecture de ce texte lors d’un colloque qui s’est tenu à Subiaco, le 6 octobre 2011. "L'Osservatore Romano" l'a publié le même jour." -
Ce que la politique moderne doit à l'Eglise, et réciproquement
Sur "Le temps d'y penser", Corbulon recense l'ouvrage suivant : "Catholicisme et démocratie, une histoire de la pensée politique" de Emile Perreau-Saussine.
"Docteur en philosophie, Emile Perreau-Saussine a enseigné la philosophie politique à Cambridge, avant de disparaître à 37 ans en 2010. Son œuvre est brillante, de l’avis de ses pairs.
L’ouvrage analyse les rapports entre le catholicisme et la démocratie dans la France depuis la fin de la monarchie. Ce travail n’a jamais été réalisé dans notre pays, a fortiori l’étude des représentations politiques structurant le rapport entre la France, la politique et la religion par excellence, l’Eglise catholique.
Si le contenu est à ce point impressionnant, c’est parce que la démonstration est faite de la dette de la politique moderne à l’encontre de l’Eglise, mais de l’inverse également."
La suite se trouve ici : http://www.letempsdypenser.fr/
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BBC : éliminer la référence au Christ fait partie du culturellement correct
Slate.fr se fait l'écho de cette directive de la BBC visant à bannir la référence à Jésus-Christ dans l'emploi des dates. Ainsi faudra-t-il évoquer "l'ère commune" et non plus les mentions "avant" ou "après Jésus-Christ". (Nous avions déjà évoqué le même type de dispositions en Australie : http://www.belgicatho.be.)
"Proposée au départ par des spécialistes de déontologie de la chaîne pour ne pas porter atteinte aux non-chrétiens, et par devoir d’impartialité, cette idée a été très mal reçue par des chrétiens traditionalistes et certains journalistes parmi les plus connus de la chaîne, qui ont décidé de ne pas la suivre: «Je ne vois pas de problème à l’utilisation d’“avant JC” ou “après JC”, compris de tous», explique John Humphrys, l’un des journalistes historiques de la chaîne.
«Je dis avant, après JC, parce que je comprends ces termes. En revanche, je ne sais pas ce que signifie “ère commune”. Pourquoi serions-nous dans l’ère commune en 20 après JC et pas en 20 avant JC?», explique Boris Johnson, maire de Londres qui présentait un documentaire sur l’empire romain à la BBC. Il est même allé jusqu’à qualifier l’adoption de cette nouvelle dénomination de «puérile, absurde et anti-démocratique» dans une tribune du Telegraph du 26 septembre."
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Le 4 octobre 1830 : naissance de l'Etat belge
Merci au site Herodote.net de s'en souvenir !"La Belgique proclame son indépendance le 4 octobre 1830.
Une union mal assortieQuinze ans plus tôt, l'Angleterre avait imposé son union avec les Pays-Bas. Mais catholiques et bons vivants, les Belges se sentaient peu d'affinités avec les Hollandais calvinistes qu'ils jugeaient plutôt austères.
Le soir du 25 août 1830, le théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, donne une représentation de La Muette de Portici. Cet opéra d'Auber raconte un soulèvement des Napolitains contre leur oppresseur. Le public, enthousiaste, reprend le refrain : «Amour sacré de la patrie, rends-nous l'audace et la fierté».
Lire la suite ici : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18301004
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Une grande voix s'est éteinte il y a 120 ans, celle de Monseigneur Freppel
A Obernai, en Alsace, une exposition commémore le 120ème anniversaire du décès de Mgr Freppel. Un nom qui ne dit peut-être plus grand chose à la plupart des gens mais qui fut celui d'un grand évêque peu enclin à manier la langue de buis. A travers sa dénonciation de la "Révolution française", on découvre un diagnostic clair de tous les maux qui nous accablent aujourd'hui et qui mérite d'être médité.
Dans sa "Révolution française, à propos du centenaire de 1789", il voit dans cet évènement, non une péripétie de l'histoire, mais une vraie doctrine qui ne concerne pas la seule France mais la civilisation toute entière:
« ...la Révolution française (...) est une doctrine, ou, si l'on aime mieux, un ensemble de doctrines, en matière religieuse, philosophique, politique et sociale. Voilà ce qui lui donne sa véritable portée ; et c'est à ces divers points de vue qu'il convient de se placer, pour la juger en elle-même et dans son influence sur les destinées de la nation française, comme aussi sur la marche générale de la civilisation. » (...)
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Jésus au crible de l’histoire
Dans « Valeurs actuelles », Laurent Dandrieu parcourt une monumentale « biographie » signée Jean-Christian Petitfils. Elle fait le point des connaissances historiques sur le Christ. À l’opposé des démarches sensationnalistes trop souvent adoptées sur le sujet. Extraits relatifs à quelques unes des questions habituelles :Un homme se manifeste : quel âge ?
Au début de l’an 30, alors que le mouvement de Jean [le Baptiste, NDLR] a pris de l’ampleur, un homme parmi la foule s’avance pour recevoir, lui aussi, le baptême. Il vient de Galilée, à trois jours de marche...
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Religio depopulata : comment recycler le patrimoine immobilier d’une Eglise désertée ?
Au diocèse de Liège, c’est le failli lui-même nous invite à y réfléchir en termes de réaffectation sociale. Voici son invitation :
UN LOGEMENT POUR TOUS : DEFI POUR L’EGLISE
Samedi 22 octobre 2011 de 9h à 13h
Centre Diocésain de Formation
« Espace Prémontrés »
Rue des Prémontrés, 40 à 4000 Liège
Organisation de Justice & Paix Liège
Avec :
Le Père Bernard DEVERT, Habitat et Humanisme France
Marie-Françoise BOVEROULLE, Projet Bethléem Bruxelles
Joël SCHALLENBERGH, Président de l’Union wallonne des AIS
Stephan LUX, A.P.L. Habitat Service Liège
Jacques WYNANTS, Président de la Fabrique d’église de Saint-Remacle Verviers
Entrée gratuite et préinscription souhaitée justpaixlg@yahoo.fr ou 04/230.31.66
Un logement pour tous : défi pour l’Eglise
Le droit à un logement digne est fondamental. Dans un contexte économique et social où le fossé entre riches et pauvres se creuse et où la difficulté de se loger décemment s’accroît, il est urgent de rappeler ce droit, mais aussi de se mobiliser pour que chaque famille en bénéficie. L’Eglise ne peut rester indifférente. En effet, elle dispose de bâtiments inoccupés et il en va donc de sa crédibilité dans l’annonce libératrice de l’Evangile de s’impliquer pour contribuer, en collaboration avec d’autres, à relever le défi du logement. Aussi la Commission « Justice et Paix » du diocèse de Liège vous invite à un colloque qui se tiendra à Liège le samedi 22 octobre 2011 de 9 à 13 heures pour aider à fédérer les énergies en abordant les deux questions qui suivent.
Pourquoi l’enjeu est-il important pour les chrétiens ?
Fondateur de « Habitat & Humanisme », le Père Bernard Devert a accepté de venir de Lyon nous partager les réflexions qui l’ont amené, comme chrétien, à créer ce mouvement qui rassemble maintenant beaucoup de monde dans plusieurs pays.
Comment l’Eglise de Belgique peut-elle affecter des biens immobiliers à du logement ?
Grâce à l’action de différentes organisations et personnalités phares, la question n’est plus théorique. Le « projet Bethléem », initié par le diocèse de Malines-Bruxelles, sera exposé par sa représentante. Celle-ci retracera le long chemin parcouru pour aboutir à des réalisations concrètes, ainsi que les obstacles juridiques, administratifs et techniques qu’il a fallu surmonter. Seule, l’Eglise ne peut relever le défi, mais heureusement des structures publiques existent dans ce domaine. Les témoignages de personnes travaillant dans celles-ci illustreront comment des collaborations fructueuses rendent possible et souhaitable l’implication de l’Eglise dans une meilleure offre de logement digne pour tous. Un autre témoignage très concret, celui d’un membre d’un Conseil de Fabrique, évoquera les difficultés que pose de toute manière la gestion de bâtiments inoccupés ou loués dans des conditions difficiles. Les affecter au logement via des organismes publics présente l’avantage, non seulement d’offrir un toit, mais aussi de ne plus se retrouver seuls face à des problèmes de gestion et de suivi du bien mis en location.
Cette question rejoint, en partie, la réflexion exprimée ici Un besoin d’églises par le chef d’édition de la Libre Belgique-Gazette de Liège. Comme nous l’avons déjà signalé, nous ne manquerons pas d’y revenir.
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Erdogan serait-il en train de ressusciter l'empire ottoman ?
C'est en tout cas la conviction de Herodote.net qui écit :
"Tandis que la Grèce et l’Europe s’enfoncent dans des difficultés sans nom, le Premier ministre turc effectue une tournée triomphale en Égypte, Tunisie et Libye, pays arabes autrefois ottomans.
Menaçant d’intervenir contre Israël avec sa flotte, il se présente en nouveau champion de la cause arabe.
Il y a quinze mois, Herodote.net a pressenti cette résurrection de la Turquie ottomane. Notre analyse n’a pas pris une ride. Elle se voit amplement confirmée par les événements de ces derniers jours…"
Voir ici : Le réveil ottoman