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Persécutions antichrétiennes - Page 130

  • Pourquoi on brûle des églises en Egypte

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    Du Figaro via Riposte Séfarade :

    Pourquoi brûle-t-on des églises en Égypte?

    En «représailles» à l’action de l’armée pour les déloger par la force de leurs sit-in au centre du Caire, les Frères musulmans s’en sont pris aux chrétiens d’Égypte, une communauté remontant au Ier siècle et à saint Marc. L’islam n’est arrivé sur les bords du Nil qu’à la fin du VIIe siècle, à la faveur des invasions arabes. Jusqu’au Moyen Âge, les coptes restèrent majoritaires en Égypte. Mais, notamment pour ne pas payer l’impôt réservé aux dhimmis (gens du Livre, protégés mais ne jouissant pas de l’égalité juridique), de nombreux chrétiens se convertirent et c’est ainsi que l’islam devint la religion majoritaire en Égypte. En brûlant des églises, des librairies et des couvents chrétiens à travers l’ensemble du pays, les Frères musulmans ont montré leur vrai visage. Un fanatique a même assassiné dans la rue une petite fille de dix ans, qui revenait du catéchisme, une bible sous le bras. Le scénario est toujours le même avec les islamistes dans le monde arabo-musulman. Quand ils sont confrontés à une force qui les dépasse, ils se vengent contre la minorité chrétienne, même si cette dernière n’est en rien responsable de leurs vicissitudes. On a vu le cas en Irak, en Palestine, au Pakistan, au Nigeria, etc.

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  • Suivre la situation en Egypte sur les medias catholiques

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    Voici les liens :

  • Rimsha et Asia : rien de nouveau sous le soleil pakistanais

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    C'est ce qu'on peut conclure à la lecture de ceci, sur RFI

    Affaire Rimsha Masih : l'imam qui l'accusait à tort de blasphème acquitté

    Au Pakistan, l’histoire de Rimsha, une jeune chrétienne accusée à tort d’avoir brûlé un Coran avait bénéficié l’an dernier d’un retentissement international. Cette affaire connaît en ce dimanche 18 août 2013 son épilogue. L’imam qui l’avait mise en cause –avant de se retrouver lui-même incriminé –vient en effet d’être acquitté par la justice pakistanaise.

    L’imam Khalid Chishtiest est libre. L’homme à l’origine de l’affaire Rimsha Masih a été acquitté ce week-end par un tribunal d’Islamabad. Face à la cour, la majorité des témoins sont en effet revenus sur leurs déclarations.

    L’an dernier, ce religieux avait été mis en cause pour avoir lui-même incendié des pages du Coran afin de faire accuser la jeune chrétienne. Originaire d’un bidonville de la capitale pakistanaise, Rimsha, 14 ans à l’époque, avait passé trois semaines en prison avant d’être libérée. Menacés dans leur propre pays, la jeune fille intellectuellement déficiente et sa famille vivent désormais au Canada où elles ont trouvé asile.

    ... quant à Asia Bibi :

    Symbole de la loi sur le blasphème, la chrétienne Asia Bibi est en prison depuis 2009. Entre-temps, elle a été condamnée à la peine de mort. Au départ de l’affaire, des voisines lui avaient reproché d’avoir manqué de respect au prophète Mahomet.

  • L'Egypte plongée dans la guerre civile et les chrétiens victimes de pogroms

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    Alors que l’Egypte s’enfonce dans une guerre civile qui aurait déjà fait plus de 750 morts, les chrétiens sont victimes de pogroms.

    Philippe Oswald (sur Aleteia.org)

    Le pape François suit « avec une inquiétude croissante les graves informations qui arrivent d'Égypte » , rapporte Radio Vatican  citant un communiqué de la salle de presse vaticane. Le pape "continue à prier pour que cesse la violence et que les parties en présence choisissent la voie du dialogue et de la réconciliation", poursuit la déclaration.

    Celle-ci est intervenue samedi matin alors que la police égyptienne assiégeait une mosquée du Caire où s’étaient retranchés de nombreux manifestants islamistes qui en ont été évacués de force. Au total, le nombre des victimes depuis mercredi dernier dépasserait les 750 morts, en majorité des pro-Morsi.

    Mais les mêmes se font bourreaux des chrétiens (coptes principalement) dont ils brûlent systématiquement les églises et institutions, ainsi que leurs commerces ou leurs demeures après les avoir pillés dans au moins 10 des 27 provinces d’Egypte.

    « On peut parler de pogroms », estime Sophie Caillat dans Rue89 : « Depuis que leur pape, Tawadros II d’Alexandrie, a affiché son soutien au général al-Sisi lors du renversement début juillet du Président islamiste Mohamed Morsi, les Frères musulmans les tiennent pour coresponsables du coup d’Etat. » De toute façon, les islamistes ne tolèrent pas l’existence de cette communauté qui représente entre 5% et 10% de la population et dont les racines en Egypte sont bien antérieures à l’islamisation du pays. Les vexations ou agressions ponctuelles et récurrentes se sont muées en un raz-de-marée de haine.

    Si ce déferlement contre les chrétiens n’a pas encore suscité de réaction du gouvernement français, l’ONU s’en est émue par les voix d’Adama Dieng, conseiller spécial de Ban Ki-moon sur la prévention du génocide, et Jennifer Welsh, conseillère spéciale sur la responsabilité de protéger. Ces deux hauts responsables ont demandé aux autorités égyptiennes de mener "une enquête rapide, indépendante et efficace sur les événements tragiques du Caire et les attaques contre des minorités et institutions religieuses", comme l'a rapporté Aleteia dans une précédente revue de presse.

    Plus remarquable encore, d’autant qu’elle a été retransmise en direct à la télévision d'Etat égyptienne le 16 août,  l’intervention en faveur des coptes du grand imam d'Al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite.  Pendant son prêche du vendredi, il a condamné "avec force" les attaques contre des églises chrétiennes et "la persécution visant les coptes ».

    Mgr Kyrillos William Samaan, évêque copte catholique d'Assiout, en Haute-Egypte, lui a fait écho en soulignant que durant les attaques contre les églises chrétiennes, à Assiout comme à Minya ou à Sohag, "des musulmans sont intervenus, cherchant à empêcher les émeutiers, parce que ceci est le vrai sens de la foi, c'est la vraie Egypte, chrétiens et musulmans unis !"

    Quant aux autorités égyptiennes, elles ont assuré samedi que les membres des Frères musulmans, la confrérie du président déchu Mohamed Morsi, n'ayant pas commis de violences pourraient participer à la transition dans le pays. Mais le Premier ministre Hazem Beblawi a assuré qu'il n'y aurait "pas de réconciliation avec ceux qui ont du sang sur les mains et ont violé la loi ». rapporte encore Radio Vatican.

  • Egypte : vous avez dit "heurts interconfessionnels" ? Dites "pogroms" !

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    Sur le blog "Nystagmus" : "Heurts interconfessionnels", mode d'emploi, un billet d'humeur des plus opportuns dont voici un extrait significatif :

    (...) j'avoue que les termes de "représailles" et de "heurts interconfessionnels" décrivant dans la presse ce qui se passe aujourd'hui pour les coptes au pays des Pharaons commence à me chauffer un peu la cochlée. "Représailles", ça veut dire quoi? Ça veut dire : tu m'as pris un oeil, je t'en prends un. Tu as fait quelque chose de répréhensible, je te rends la pareille.

    "Heurts interconfessionnels", ou son avatar "violences interreligieuses", ça évoque quoi? Ça évoque deux milices de religion différente, pareillement armées, jouant dramatiquement à qui pisse le plus loin sans qu'on puisse vraiment dire qui a commencé ni qui a raison. Ça sous-entend que chacune des deux communautés a fait du mal à l'autre. Le pékin lambda, quand il entend parler de "heurts interconfessionnels", éteint sa télé en se disant que, décidément, les religions elles font rien qu'à se battre tout le temps, et que tout le monde l'a un peu cherché. Fermez le ban.

    Oui mais non. Ce qui se passe aujourd'hui en Egypte, ce ne sont pas des "représailles", ce ne sont pas des "heurts interconfessionnels", ce sont des pogroms - et je salue, une fois n'est pas coutume, Rue 89 de l'avoir dit tel quel... bien qu'entre guillemets. Entre 25 (estimation basse par l'ONG Initiative égyptienne pour les droits de la personne) et plus probablement une soixantaine (liste visible sur le Blog Copte) d'églises attaquées, brûlées dans tout le pays. Le pape des coptes, Tawadros II, menacé de mort, bien qu'il ait supplié ses ouailles de ne pas répondre à la violence - ce qu'elles ont fait.

    Des dizaines de commerces appartenant à des coptes saccagés, leurs propriétaires battus. Des écoles chrétiennes détruites. Des enfants tués.

    L'Egypte n'a pas le monopole de la pudeur journalistique. Partout où des gens se font tuer pour nulle autre raison que d'être chrétiens, le refrain du virus des "violences interreligieuses" revient. Au Pakistan. Au Nigeria. Si les chrétiens ne sont pas les seules victimes de cette étrange épidémie (les Rohingyas musulmans de Birmanie peuvent en témoigner, eux qui se font atomiser par des bouddhistes), ils sont très largement représentés.

    La vérité est qu'aujourd'hui, en Egypte, les chrétiens se font éliminer de façon ouvertement planifiée par les islamistes, même si certains musulmans ont le courage de leur porter secours.

    Ce n'est pas le dire qui est criminel, c'est de le taire.

  • Egypte : la minorité copte est prise pour cible

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    La RTBF ne fait pas l'impasse sur la situation des Coptes d'Egypte :

    Crise égyptienne: terreur de la minorité copte, prise pour cible

    Les chrétiens d'Egypte ont payé cher les violences de mercredi. Ils ont été pris pour cible. Une dizaine d'églises coptes ont été incendiées dans le pays. Des commerçants coptes ont été battus. Les chrétiens d'Egypte, qui forment a peu près 10% de la population, ont rejoint très tôt les rangs des opposants au président islamiste, Mohammed Morsi.

    La semaine dernière, des graffitis menaçants avaient sali les murs des églises égyptiennes, promettant le feu, promettant l'enfer aux chrétiens.

    Ce feu a dévoré mercredi des églises au centre de l'Egypte, provoquant la terreur de la minorité copte.

    Il y a un an, cette minorité avait été choquée par l'arrivée au pouvoir des islamistes. Puis épouvantée par la tournure des événements. Les coptes en avaient donc naturellement appelé à l'armée pour déposer Mohamed Morsi.

    Cette armée pourtant, six mois après la chute d'Hosni Moubarak, avait elle-même envoyé ses chars pour réprimer une manifestation de chrétiens, écrasant 26 personnes. Un drame pour une communauté qui déjà, à l'époque de l'ancien régime, avait été victime des violences islamistes, mais aussi de l'appareil sécuritaire qui avait parfois orchestré ou manipulé ces violences, pour justifier le maintien de la répression.

    Aujourd'hui, une fois encore, les coptes se retrouvent donc les premières victimes d'un bras de fer qui fait d'eux les éternelles cibles, prises entre le marteau et l'enclume.

    C. Guibal

    voir également : 

    http://www.afriquinfos.com/articles/2013/8/16/eglises-coptes-incendiees-egypte-228821.asp

    http://www.lalibre.be/actu/international/les-chretiens-d-egypte-pris-pour-cible-520cd91a3570fb19a88e3857

    http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/28701747

  • Egypte : plus de 40 églises et institutions chrétiennes attaquées ce 14 août

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    Sans titre.pngDe Daniel Hamiche (15/8) :

    "Hier, plutôt tard dans la soirée alors que j’avais coupé ma connexion Internet écœuré de tout ce que j’avais lu au fil de la journée sur les attaques et les incendies des Frères Musulmans contre les églises chrétiennes, une dépêche “urgente” du site AsiaNews arrivait dans ma boîte à courriels (j’en ai pris connaissance tôt ce matin) : elle signalait que 22 églises (22 !) avaient été attaquées dans la journée : 7 églises catholiques et 15 églises orthodoxes ou protestantes ! Ces chiffres déjà incroyables avaient été fournis à l’agence des Œuvres pontificales missionnaires par le porte-parole de la Conférence des évêques catholiques d’Égypte, le Père Rafic Greiche qui soulignait le fait que la große presse occidentale était demeurée à peu près muette sur les pogroms déclenchés contre les chrétiens par les Frères Musulmans et la secte salafiste… On a pu s’en rendre compte ! (...)

    Ce matin, un peu avant 5 h, un correspondant (merci J.-P. V. !), qui a l’obligeance de me signaler ce qu’il observe au cours de sa “veille internet”, me signalait que l’on parle désormais, sur les blogues coptes de langue arabe, de quelque 40 (40 !) institutions attaquées dans la journée d’hier dont 17 églises incendiées… On en trouvera une liste non exhaustive ici sur le blogue d’Amira Mikhail qui signale aussi l’enlèvement d’un pasteur adventiste et de son épouse à Assiout… On ne connaît pas encore le nombre des blessés et des morts de ces pogroms antichrétiens généralisés."

    http://www.christianophobie.fr/breves/au-moins-40-eglises-et-institutions-chretiennes-attaquees-hier-en-egypte

    Voir également : http://fr.radiovaticana.va/news/2013/08/14/apr%C3%A8s_les_violences_contre_les_pro-morsi,_les_coptes_victimes_de/fr1-719701

  • Sept églises et un collège catholique attaqués en Egypte

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    Nous lisons ICI :

    ... des informations qui viennent d’être publiées sur le site américain Weaselzippers.us, affirment que ce sont sept églises coptes qui ont été attaquées de ce jour, certaines incendiées dont la cathédrale copte de Sohag : elle avait été protégée hier par une chaîne de musulmans contre toute attaque venant des Frères Musulmans, mais le cordon n’ayant pas été poursuivi ce matin, la cathédrale a été la proie des flammes. Une autre église a été incendiée à Suez ainsi que le collège Catholic Franciscan… 

  • Le Président de la Russie fustige l’Occident sécularisé

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    Tous ceux qui ont connu les années de plomb de l’U.R.S.S. peuvent se frotter les yeux une fois encore en lisant ceci sur le site de  Campagne Québec-Vie

    "Vladimir Poutine a exorté les dirigeants politiques du monde entier à faire cesser les persécutions violentes qui ont éclaté contre les chrétiens dans de nombreux pays du Moyen-Orient.

    S'exprimant récemment à Moscou, lors d'une réunion avec les chefs des églises orthodoxes, le président russe a noté « avec inquiétude » que « dans de nombreuses régions du monde, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les tensions interconfessionnelles s'intensifient et les droits des minorités religieuses sont violés, y compris ceux des Chrétiens et des Orthodoxes ».

    "Ce problème pressant devrait faire l'objet d'une attention étroite de l'ensemble de la communauté internationale", a déclaré M. Poutine. "Il est particulièrement important aujourd'hui de faire des efforts pour prévenir les conflits interculturels et interreligieux, car ils sont associés aux bouleversements les plus graves." Poutine a fait l'éloge de la coopération croissante entre les Églises orthodoxes et l'État russe, en disant: « Nous agissons en tant que partenaires et collègues authentiques pour résoudre les tâches domestiques et internationales les plus pressantes, et pour mettre en œuvre des initiatives conjointes pour le bénéfice de notre pays et de ses habitants».

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  • Chine : un prêtre et un pasteur arrêtés

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    Plus de nouvelles du Père Song Wanjun - Radio Vatican

    En Chine, on est sans nouvelles d’un prêtre arrêté par la police mercredi matin alors qu’il était à bord de sa voiture. Le père Song Wanjun est âgé de 39 ans. Il a toujours refusé d’adhérer à l’Association patriotique, une sorte d’Eglise nationale créée par Pékin et officiellement indépendante de l’autorité du Pape.

    Selon l’agence catholique AsiaNews, la répression s’est accentuée ces dernières années contre l’Eglise clandestine. Des prêtres et des évêques ont été arrêtés, assignés à résidence ou soumis à des « sessions d’études » pour les convaincre d’adhérer à la structure officielle. On a perdu les traces de la plupart d’entre eux.

    Les autres confessions ne sont pas épargnées

    Dimanche dernier, un pasteur protestant a été arrêté et sa communauté a reçu l’ordre de cesser de se réunir. Plus d’une vingtaine de policiers sans mandat, sont intervenus lors de l’office dominical du matin auquel assistaient plusieurs dizaines de fidèles. Ils ont forcé les portes, interpellé le pasteur et confisqué toutes les Bibles et livres de prière.

  • L'Eglise copte égyptienne sous la menace

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    De Radio Vatican :

    Menaces contre l'Eglise copte orthodoxe égyptienne

    En Egypte, les menaces se multiplient à l’encontre de l’Eglise copte orthodoxe. Les partisans des Frères musulmans les accusent de jouer le jeu de l’armée qui a destitué le président Morsi. Selon l’agence vaticane Fides, le nom du patriarche Tawadros II figure sur une liste de personnes à assassiner, retrouvée mercredi dans une mosquée du Caire. Début juillet, le patriarche a été contraint de suspendre, pour des raisons de sécurité, les catéchèses publiques qu’il donnait chaque semaine. 

    A Assiout, ces jours derniers, 10 000 militants islamistes ont défilé en pleine nuit dans les rues du quartier chrétien, scandant des slogans hostiles aux chrétiens et recouvrant les murs d’insultes comme « Tawadros est un chien ». Des croix ont été peintes en rouge sur les magasins appartenant à des coptes. Selon l’agence de presse AP, le sud de l’Egypte est le théâtre d’une campagne de haine antichrétienne visant à convaincre la population que la minorité copte est en partie responsable de la destitution du président Morsi. Les églises ont supprimé les offices de l’après-midi et des familles chrétiennes aisées ont choisi de quitter la région. 

    D’autres attaques antichrétiennes ont été signalées à Minya, au sud du Caire tandis que des menaces ont été taguées sur les murs de la cathédrale Saint-Marc du Caire. On peut y lire que l’Egypte restera musulmane. Mercredi, seize organisations de défense des droits de l’homme ont demandé aux autorités de renforcer la protection des chrétiens qui vivent dans la terreur. Cela fait longtemps que la minorité chrétienne est discriminée en Egypte ; mais aujourd’hui elle est victime d’une véritable persécution. Ce climat de violences n’a pas empêché Tawadros II d’envoyer un message de félicitations aux musulmans d’Egypte et du monde entier à l’occasion de la fin du Ramadan.

  • République Centrafricaine : massacres, exactions et villages décimés

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    RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : massacres et réfugiés par centaines dans le diocèse de Bouar

    source : aed-france.org

    Ces derniers jours, le diocèse de Bouar, à l’ouest du pays, a été le théâtre de violentes exactions et massacres commis par les rebelles de la « Séléka ».

    « Au moins 14 villages ont été totalement abandonnés, les habitants se sont enfuis » déplore le Père Aurelio Gazzera, Carme de Bozoum, dans un entretien avec l’Aide à l’Eglise en Détresse. Le week-end dernier, plus de 970 réfugiés sont arrivés rien que dans sa mission de Bozoum. Les localités menacées par les exactions sont éloignées de 70 à 120 kilomètres et situées sur la route entre Bozoum et Bossangoa. Le missionnaire a par ailleurs déclaré que les villages à population majoritairement musulmane « ne seraient que peu ou pas du tout touchés par ce genre d’exactions. »

    « Plusieurs douzaine de tués »

    Le Père Gazzera, qui s’est personnellement rendu sur les lieux des crimes mercredi 7 août, rapporte : « C’était horrible. Des témoins m’ont dit que les rebelles avaient jeté les cadavres des tués dans le fleuve. Beaucoup de localités ressemblent à des villages fantômes, parce qu’ils sont totalement vides et abandonnés.» Un bébé de cinq mois se serait trouvé parmi les morts. Quinze personnes au moins auraient perdu la vie, « mais il faudrait plutôt tabler sur plusieurs douzaines de tués », continue le Père Gazzera.

    Prière interreligieuse pour la Paix lundi prochain

    Lundi 12 août, une prière commune en faveur de la paix aura lieu avec des représentants de l’Église catholique, de l’Islam et des communautés protestantes dans la ville de Bouar, qui est aussi le siège du diocèse catholique du même nom. Les représentants des communautés religieuses s’étaient récemment exprimés dans une déclaration commune contre toute forme de violence.