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Persécutions antichrétiennes - Page 59

  • Pakistan : nouvelle arrestation d'un chrétien accusé de blasphème

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    D'InfoChrétienne.com :

     
    Accusé de blasphème, David Masih, chrétien pakistanais, vient d’être arrêté
    S’il est reconnu coupable de blasphème, David Masih risque la prison à perpétuité.

    David Masih est un chrétien pakistanais. Il vit dans la province de Khybar Pakhtunkhwa. Il a été arrêté et inculpé en vertu des lois sur le blasphème en vigueur dans la République islamique du Pakistan.

    Selon Persecution.org, des pages du Coran auraient été retrouvées dans une canalisation. Cette découverte a été partagée grâce à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux le 27 août dernier.

    David Masih aurait été arrêté le 30 août à Nowshera. La police n’aurait à ce jour donné aucune information concernant le lien entre ce chrétien et les pages du Coran profané.

    Au Pakistan, les lois sur le blasphème sont régies par les articles 295-B et 295-C. Profaner le Prophète est passible de la peine de mort. Profaner le Coran vaut la prison à perpétuité.

    En 2018 déjà, la Commission des États Unis sur la liberté religieuse internationale déplorait le fait que « les accusateurs n’ont pas besoin d’amener une quelconque preuve que le blasphème ait eu lieu, ce qui conduit à des abus, y compris de fausses accusations ».

    M.C.

    Crédit Image : Awais khan / Shutterstock.com

  • «On dit que le bouddhisme est pacifique. Dans une certaine mesure, c’est vrai. Mais on nous persécute, même pacifiquement.»

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    Du site "Portes Ouvertes" :

    Monde bouddhiste: une persécution de moins en moins «pacifique»

    Ils sont accusés de briser l’«harmonie» sociale. Dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, la vie des chrétiens d’arrière-plan bouddhiste se durcit.
     
    Chrétienne d'arrière-plan bouddhiste au Myanmar

    Dans les rues de Vientiane, de Mandalay ou de Thimphu, on entend résonner les litanies, les gongs, les invocations aux esprits des ancêtres. Des moines marchent dans la lumière du soleil levant tandis que des fidèles leur offrent du riz. Les temples brillent d’un éclat doré et le parfum de l’encens flotte dans l’air. Un monde de paix? Un pasteur du Bhoutan fait cette remarque:

    «On dit que le bouddhisme est pacifique. Dans une certaine mesure, c’est vrai. Mais on nous persécute, même pacifiquement.»
     
    Les chrétiens sont vus comme une malédiction
     
    Aux yeux des bouddhistes, la présence de chrétiens ou d’autres minorités détruit l’harmonie sociale à partir du moment où ils ne suivent pas les traditions. L’un de nos partenaires rapporte que, dans le Nord du Laos, trois familles chrétiennes ont été chassées de leur village car les gens avaient peur que leur présence irrite les divinités locales.
     
    Un pasteur explique: «Dans certaines sociétés bouddhistes, on voit les chrétiens comme une malédiction. Sous un angle plus politique, les chrétiens sont accusés de détruire la culture du pays.»
     
    L'essor du nationalisme bouddhiste affecte les chrétiens
     
    Avec l’arrivée du nationalisme dans lequel la religion devient le principal facteur d’identité des personnes, le bouddhisme s’applique davantage à conserver jalousement ses adeptes et cible principalement la jeunesse. Le pasteur observe des comportements de plus en plus hostiles:
     
    «Les moines bouddhistes incitent la population à s’opposer aux chrétiens qui vivent leur foi ouvertement et témoignent de façon active.»
     
    Les chrétiens sont souvent discriminés et rejetés, comme a pu le constater le pasteur Vungh (pseudonyme) du Myanmar auprès des chrétiens qu’il accompagne: «La vie est dure! Nous ne pouvons pas vendre notre charbon de bois et notre bois à brûler. Nous n’avons plus suffisamment d’argent pour acheter du riz», lui disent-ils.
     
    Une église vivante mais de plus en plus sous pression
     
    Les bouddhistes devenus chrétiens sont régulièrement arrêtés par les autorités. Souvent, ils sont rejetés par leur communauté. Leur famille les bat, les exclut, les prive de leurs biens. Toutefois la grande majorité d’entre eux garde une foi ferme. Outre l’assurance du salut en Christ, ils ont cette promesse dans leur cœur: heureux seront ceux qui sont persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux.
     
    Au Laos, au Myanmar, au Bhoutan et au Sri Lanka, l’Église est vivante et elle grandit. Nos partenaires locaux axent leur travail pour former les familles afin qu’elles résistent mieux à la persécution. Portes Ouvertes fortifie ces chrétiens avec votre aide et par la grâce de Dieu, au moyen de formations bibliques et d’une aide socio-économique. Ils sont alors capables de vivre la vraie paix de Dieu et de la rendre visible au milieu du monde bouddhiste dont le visage se durcit.
  • Les bienheureux Martyrs des Carmes (+1792) (2 septembre)

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    Les bienheureux Martyrs des Carmes (+1792) (source)

    Massacres de septembre 1792 à la Prison des Carmes (couvent) le 2 septembre.  Un épisode sanglant de la Révolution française

    Ils sont 191 : 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs qui furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé. On les entasse dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées : les Carmes, l’Abbaye, la Force. Le 2 septembre 1792, elles sont investies par des « sans-culottes » exaltés. Les assassinats qui inaugurent le carnage sont suivis d’un simulacre de jugement : « J’appartiens à l’Eglise catholique, apostolique et romaine. » A ce titre, exécution immédiate. Plus d’un millier d’entre ces prisonniers sont tombés en ces jours sous une fureur populaire incontrôlée. Pour 191 d’entre eux, on a pu établir qu’ils sont morts certainement à cause de leur foi, mais tous les autres partagèrent leurs souffrances et leur témoignage pour le Christ.

    Nous voilà réfugiés dans l’oratoire. Voici les Marseillais ! Nous ne pouvons être mieux qu’au pied de la croix pour faire le sacrifice de nos vies.
    (Abbé Desprez, l’un des martyrs)
  • On compte plus de martyrs chrétiens aujourd’hui que durant tous les siècles précédents

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    D'Agnès Pinard Legry/avec I.Media sur Aleteia.org

    Il y a plus de martyrs chrétiens aujourd’hui que durant tous les siècles précédents

    31 août 2020

    « Il y a eu plus de chrétiens martyrisés dans le siècle passé que durant tous les siècles précédents » et la tendance n’est pas en train de diminuer, a assuré Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, lors d’une méditation délivrée le 25 août à l’occasion d’un pèlerinage dans le diocèse de la Rochelle.

    L’Église compte, hier comme aujourd’hui, de nombreux martyrs persécutés au nom de leur foi. Si l’histoire des premiers martyrs de l’Église de Rome est particulièrement connue et rappelée à plusieurs occasions dont les Litanies des saints, les martyrs sont loin d’avoir disparu. « Il y a eu plus de chrétiens martyrisés dans le siècle passé que durant tous les siècles précédents » et la tendance n’est pas en train de diminuer, a relevé Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, dans une méditation le 25 août à l’occasion d’un pèlerinage de l’île Madame (Charente-Maritime) qui commémore chaque année le martyre de plus de 800 prêtres sous la Révolution.

    « Les martyrs d’aujourd’hui stimulent le travail de l’Église sur différents fronts », a-t-il détaillé. Parce qu’ils offrent « un témoignage contre la négation de la liberté religieuse et une demande pressante aux États de mettre en œuvre des mesures de protection », ces « martyrs d’aujourd’hui stimulent le travail de l’Église sur différents fronts, par exemple, en promouvant la liberté religieuse, l’unité entre les églises chrétiennes, l’amitié entre les religions du monde et le pouvoir transformant du pardon en politique », a-t-il considéré.

    La douceur de Dieu « nous amène à poser une limite à notre tendance à nous faire valoir devant les autres, de décider pour les autres, de toujours parler, de vouloir avoir un contrôle absolu de ce qui arrive autour de nous », a poursuivi plus largement le diplomate. Une alternative selon lui « efficace à la voie de la violence qui aujourd’hui est souvent retenue comme unique pour porter quelque résultat ».

  • Chine : les églises catholiques démolies ou transformées par le gouvernement

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    De Ling Tian sur Bitter Winter :

    Les églises catholiques démolies ou transformées par le gouvernement

    28/08/2020

    Les paroissiens et les prêtres sont persécutés pour pousser tous les catholiques à rejoindre l'Église patriotique officielle

    L'accord entre le Saint-Siège et la Chine de 2018 n'a pas atteint son but, comme l'espérait le Pape et comme il l'avait annoncé aux catholiques chinois après la signature de l'accord provisoire, "les objectifs spirituels et pastoraux propres à l'Église, à savoir soutenir et promouvoir la proclamation de l'Évangile, et réaliser et préserver la pleine et visible unité de la communauté catholique en Chine". Au contraire, les prêtres et les paroisses qui refusent d'adhérer à l'Association patriotique catholique chinoise (APCC) sont sévèrement réprimés et contrôlés, ignorant les directives du Vatican de 2019 qui, tout en permettant aux catholiques d'adhérer à l'APCC, exigeaient le "respect" de ceux qui refusaient d'adhérer pour des raisons de conscience. Les persécutions semblent s'intensifier en raison du renouvellement des accords, qui expirent en septembre.

    En avril, le gouvernement local a pris le contrôle d'une maison de prière catholique à Changpojiao, un village du comté de Jianshui, dans le sud-ouest de la province du Yunnan, et a détruit sa chapelle consacrée à la Vierge Marie. Avant le début de la démolition, les policiers ont enlevé toutes les images et tous les symboles religieux et ont menacé de frapper quiconque tenterait de les arrêter. Deux mois plus tard, un centre de mariage et de funérailles a été construit à la place de la chapelle.

    cappella della Vergine Maria demolita

    Le centre d'activités qui a été construit à la place de la chapelle de la Vierge Marie démolie

    "Nous avions l'habitude de prier et de chanter des hymnes dans la chapelle, mais nous ne pouvons plus le faire depuis que le gouvernement l'a détruite", dit un catholique du village.

    "Le gouvernement a transformé la maison de prière parce que nous n'adhérons pas à l'APCC", dit un autre catholique. "Les prêtres et les religieuses venaient souvent ici, mais ils n'ont pas osé nous rendre visite depuis que l'administration a commencé à envoyer son personnel pour garder un œil sur nous et prendre note des visiteurs.

    La maison de prière a été construite en 2011 grâce à des dons de 120 613 renminbi (environ 17 430 dollars US). En plus de la chapelle de la Vierge Marie, elle contenait une salle de chant et une salle pour les visiteurs.

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  • Une grande chaîne de prière pour soutenir Maria Shahbaz, mariée et convertie de force à l’Islam

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    De Timothée Dhellemmes sur Aleteia.org :

    20 août 2020

    Une chaîne de prière pour soutenir Maria Shahbaz, mariée et convertie de force à l’Islam

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    ACN
    Maira Shahbaz, une chrétienne pakistanaise de 14 ans enlevée et mariée de force.

    Kidnappée pendant le confinement par des hommes armés à proximité de son domicile au Pakistan, Maria Shahbaz, 14 ans, a été forcée de se convertir à l’Islam et d’épouser l’un de ses agresseurs. Mgr Jacob Muricken, évêque auxiliaire de Palai, en Inde, vient de lancer un site Internet et une grande chaîne de prière pour obtenir sa libération.

    C’est une histoire qui rappelle amèrement celle d’Asia Bibi, une chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour blasphème en 2009 avant d’être miraculeusement graciée huit ans plus tard au terme d’un procès retentissant. Au Pakistan, pays majoritairement musulman où la charia est encore en vigueur dans plusieurs provinces du pays, les communautés chrétiennes sont régulièrement cibles de violences.

    Lire aussi :

    Au mois d’avril dernier, alors qu’elle se rendait à son travail à Faisalabad, dans la province du Pendjab, Maria Shahbaz a été embarquée de force dans une voiture par trois hommes armés, qui se sont enfuis en tirant des coups de feu. Depuis, elle a été forcée de renoncer à sa foi et d’épouser l’un de ses kidnappeurs. Malgré les nombreuses plaintes déposées par sa famille, la Haute cour de Lahore a ordonné le 4 août dernier que Maria Shahbaz continue de vivre aux côtés de l’homme qui l’a enlevée. Celui-ci a en effet réussi à produire une déclaration indiquant que la jeune fille avait « volontairement » quitté le domicile de ses parents. Il soutient également qu’elle est âgée de 19 ans, alors que des documents officiels de l’Église et de son école prouvent qu’elle n’en a que 14.

    « Nous voulons une intervention judiciaire rapide et impartiale »

    Face à la relative indifférence que suscite le cas de Maria Shahbaz au niveau international, Mgr Jacob Muricken, évêque auxiliaire de Palai, dans l’État du Kerala, au sud de l’Inde, a créé un site Internet afin de réclamer sa libération. « Nous partageons sa douleur, nous voulons une intervention judiciaire rapide et impartiale, et nous prions pour que le monde entier s’unisse pour toujours contre de tels verdicts qui vont incontestablement à l’encontre de la conscience collective de l’humanité », est-il écrit en préambule du site. Pour soutenir Maria Shahbaz, plusieurs actions sont proposées : « offrir 14 saintes messes », « offrir 14 chapelets », « aider davantage 14 personnes qui sont dans le besoin »… 14, un chiffre qui fait référence à l’âge de Maria Shahbaz.

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    Lire aussi :

    S’appuyant sur le cas d’Asia Bibi, les soutiens de Maria Shahbaz conservent l’espoir que la jeune fille soit libérée un jour. Maintenant que la Haute Cour de Lahore a rejeté leur requête, ils peuvent toujours porter l’affaire devant la Cour suprême du Pakistan. D’après le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.

  • Le terrible quotidien des paysans chrétiens du Niger

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    Une dépêche de l'Agence Fides (20 août 2020) :

    AFRIQUE/NIGER - Poursuite de la passion des fidèles à cause des violences djihadistes au sein de la Paroisse du Père Maccalli

     

    « La nouvelle n'a été reprise par personne parce que la mort de paysans par rapport à celle d'occidentaux n'a pas la même importance » affirme le père Armanino. « Le message des assaillants, de présumés djihadistes installés depuis longtemps sur zone, peut se résumer de la sorte : détruire, démolir l'Eglise, entraîner des conversions à l'islam sous la menace de la destruction du village » souligne le missionnaire qui ajoute : « Par ailleurs, est implicite « l'invitation » à ne pas collaborer avec les forces gouvernementales sous peine de finir sa vie comme les deux personnes tuées sur place ».
    Bomoanga est le village dans lequel, le 17 septembre 2018, a été enlevé le Père Pierluigi Maccalli. « Vingt-trois mois après son enlèvement, la passion de sa population se poursuit – souligne le Père Armanino. Une délégation de la population en question, dans le cadre d'une rencontre avec l'Evêque du Diocèse, accompagnée de l'Administrateur de la Paroisse de Makaloni, actuellement isolée, a souligné trois aspects fondamentaux. Ils pourraient être résumés en trois questions simples et essentielles : Comment continuer à vivre la foi ? Comment se procurer la nourriture nécessaire à la famille ? Où se réfugier ? ».

    « Il est bon de rappeler que, dans la zone frontalière du Burkina Faso, le nombre des évacués a dépassé le million de personnes soit 5% de la population du pays » conclut le missionnaire. (L.M.) (Agence Fides 20/08/2020)

  • L'arrestation de Jimmy Lai : un coup dur pour les dissidents catholiques chinois

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    De Massimo Introvigne sur Bitter Winter :

    L'arrestation de Jimmy Lai : un coup dur pour les dissidents catholiques chinois

    11/08/2020

    Le magnat catholique était l'un des principaux soutiens financiers des catholiques qui ne souhaitent pas rejoindre l'Association patriotique contrôlée par l'État

    L'arresto di Jimmy LaiL'arrestation de Jimmy Lai (photo tirée de Twitter)

    Le millionnaire et philanthrope catholique Jimmy Lai a été arrêté à Hong Kong le 10 août pour diverses raisons.

    Tout d'abord, le PCC veut montrer aux habitants de Hong Kong et au monde entier que la nouvelle loi sur la sécurité nationale sera strictement appliquée contre quiconque ose critiquer le Parti. Le statut social, la popularité et la philanthropie ne seront pas protégés par la loi. Quiconque critique le PCC va en prison, un point c'est tout.

    Deuxièmement, le PCC déclare que les médias indépendants ne seront plus tolérés à Hong Kong. Jimmy Lai est propriétaire de l'Apple Daily, une véritable épine dans le pied de Pékin. Ainsi, parce que les boycotts des annonceurs menacés par le PCC et les cyber-attaques quotidiennes des pirates informatiques n'ont pas changé la ligne pro-démocratique du journal, le propriétaire a été arrêté.

    Troisièmement, mais moins évident dans la couverture médiatique de l'événement, l'arrestation de Lai est un message envoyé à l'Église catholique de Hong Kong et un coup porté aux objecteurs de conscience catholiques en Chine continentale, à savoir les évêques, les prêtres et les laïcs qui refusent de rejoindre l'Association catholique patriotique chinoise (APCC), contrôlée par l'État. Après l'accord entre le Saint-Siège et la Chine en 2018, les catholiques chinois sont autorisés et même encouragés par le Saint-Siège à rejoindre l'APCC. Toutefois, les directives du Vatican de 2019 recommandent que les objecteurs de conscience qui, pour des raisons de principe, ne souhaitent pas adhérer à l'APCC soient "respectés". Mais ce n'est pas le cas et les objecteurs de conscience sont persécutés et emprisonnés.

    Après l'accord de 2018, la plupart des objecteurs de conscience ne reçoivent aucune aide financière du Saint-Siège et leurs communautés persécutées sont normalement très pauvres. Mais ils peuvent avoir reçu un soutien, direct ou indirect, de Lai. Dans le passé, le magnat a fait don d'environ 20 millions de dollars de Hong Kong à l'ancien évêque de Hong Kong, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun. Une partie de cet argent a servi à financer les études de prêtres chinois à Rome, les voyages du Zen au Vatican et d'autres bonnes causes. Le reste de l'argent a été donné à ce qu'on appelait alors l'Église clandestine en Chine, cette partie de l'Église catholique qui a refusé de rejoindre l'APCC. Le chiffre de 20 millions de dollars se réfère à la période 2005-2011, mais il est largement admis que les communautés catholiques critiques à l'égard du PCC peuvent encore figurer parmi les bénéficiaires de l'aide caritative de Lai.

    C'est une vieille tactique du PCC d'étrangler les dissidents religieux en drainant leurs ressources financières. Cette tactique est maintenant utilisée contre les objecteurs de conscience catholiques. Pire encore, l'Église catholique de Hong Kong pourrait être contrainte de rejoindre l'APCC dont elle est restée indépendante jusqu'à présent. Pour combien de temps, cela reste à voir.

  • Prêtres catholiques persécutés : le Parti Communiste Chinois enquête sur les fuites

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    De An Xin sur Bitter Winter :

    Prêtres catholiques persécutés : le PCC enquête sur les fuites

    10/08/2020

    En vue du renouvellement de l'accord avec le Saint-Siège, le régime cherche à empêcher les fuites d'informations sur la répression des objecteurs de conscienc

    Les religieux clandestins espèrent que le pape écoutera leurs appels

    I religiosi clandestini sperano che il Papa ne ascolti le suppliche
    L'espoir religieux clandestin que le pape écoutera leurs supplications (image composite)

    Le 28 avril, Bitter Winter a rapporté que le père Huang, un prêtre du diocèse de Mindong dans la province de Fujian, a été torturé parce qu'il n'appartenait pas à l'Association catholique patriotique chinoise (APCC). Le fait que ces informations soient arrivées à l'étranger a semé la panique parmi les autorités chinoises puisque, en septembre, les conditions de renouvellement de l'accord entre le Saint-Siège et la Chine de 2018 vont expirer. L'archevêque Claudio Maria Celli est le principal négociateur et estime que l'accord devrait être renouvelé pour un ou deux ans.

    Une source bien informée dans le diocèse de Mindong a déclaré à Bitter Winter que des agents de la sécurité publique ont rendu visite au Père Huang pour découvrir comment les détails des tortures qu'il avait subies avaient été divulgués. Selon la police, la nouvelle publiée par Bitter Winter "a sapé l'unité de l'Église catholique chinoise" et est le résultat de "l'infiltration de forces étrangères".

    La nouvelle des tortures subies par le prêtre a attiré l'attention de la communauté internationale, si bien que, selon une source gouvernementale, le ministère de la sécurité publique a ordonné que l'informateur soit identifié à tout prix. La police a également ordonné à Fr Huang de signer une déclaration niant qu'il avait été soumis pendant quatre jours à la privation de sommeil, la torture dite de "l'usure d'un aigle", afin de le forcer à rejoindre l'APCC.

    Un prêtre catholique, qui a demandé à rester anonyme, a commenté : "L'accord de 2018 entre le Saint-Siège et la Chine expirera bientôt et le PCC craint que, lors des négociations pour son renouvellement, le pape ne demande des explications sur ce qui est arrivé au prêtre. C'est pourquoi Don Huang a été forcé de rédiger une déclaration dans laquelle il nie avoir été torturé. Le régime veut avoir une monnaie d'échange à utiliser pendant les négociations".

    Le prêtre a ajouté : "Nous espérons que le Pape reconsidérera le renouvellement de l'accord. L'accord provisoire a-t-il profité ou nui aux églises en Chine ? Avons-nous plus de place pour nous développer ou avons-nous perdu notre liberté ? Nous espérons que le Pape voit clairement l'essence du PCC et son attitude envers le catholicisme. Le régime tente de s'emparer de tout ce qui concerne le catholicisme en transformant les religieux clandestins et en contrôlant les églises sans interférence du Vatican, son but ultime est l'élimination du catholicisme".

    Le gouvernement continue à surveiller Don Huang de près et toute personne qui le contacte peut être considérée comme un informateur et faire l'objet d'une enquête. Pour empêcher le partage d'informations, les téléphones portables des religieux et des fidèles qui sont au courant des tortures infligées au prêtre sont également surveillés.

    Selon une source, un prêtre clandestin d'une autre province a téléphoné à une femme fidèle de Mindong pour s'informer des tortures subies par le père Huang. Cependant, le téléphone de la femme a été surveillé et les autorités l'ont avertie de ne pas révéler les détails de ce qui s'était passé.

    Malgré la surveillance, certains religieux clandestins voudraient révéler des détails sur l'intimidation des prêtres catholiques. L'un de ces prêtres a déclaré à Bitter Winter : "Les faits concernant la persécution doivent être connus à l'étranger parce qu'une plus grande supervision communautaire [internationale] est nécessaire. Depuis que la torture de Don Huang a été signalée, le régime a cessé d'utiliser cette méthode pour forcer d'autres prêtres à rejoindre l'APCC, du moins pour le moment".

    Ce qui n'empêcherait pas le Vatican d'envisager le renouvellement des accords secrets signés avec la Chine : Vatican bishop says Holy See’s secret deal with Chinese Communist Party will be renewed

  • Chine-Vatican, deux ans après la signature des accords provisoires, la persécution se renforce

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    De Stefano Magni sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Cina, la campagna di rimozione delle croci

    Chine-Vatican, deux ans plus tard, les persécutions se multiplient

    Deux ans après la signature des accords provisoires entre la Chine et le Saint-Siège, si nous ne pouvons pas encore en connaître le contenu nous pouvons évaluer leurs effets sur la vie des prêtres et des fidèles. L'agence Asia News a recueilli une série de témoignages, qui montrent que les persécutions se multiplient

    "Par rapport à l'Eglise dans le sud, notre situation est assez calme. Ces dernières années, notre lieu est resté relativement stable ; les messes dominicales, les messes solennelles et toutes les activités de prière se sont déroulées assez régulièrement. Tout cela s'est terminé avec la signature de l'accord intérimaire entre la Chine et le Vatican, le 22 septembre 2018. Dans la perspective de Noël 2018, le personnel du gouvernement local est arrivé pour nous dire que notre lieu de rencontre serait interdit." C'est ce qu'a déclaré un fidèle laïc chinois, "Benoît" (pseudonyme) à l'agence missionnaire Asia News.

    Deux ans après la signature des accords provisoires entre la Chine et le Saint-Siège, nous ne pouvons toujours pas connaître leur contenu, mais nous pouvons évaluer leurs effets sur la vie des prêtres et des fidèles. L'agence Asia News a recueilli une série de témoignages (anonymes, pour des raisons de sécurité) de catholiques et de prêtres chinois. L'image qui se dégage est clairement celle d'une dégradation des conditions de vie et de la liberté de culte.

    Ce qui ressort surtout des témoignages, c'est le double effort pour ramener l'Église "clandestine" (fidèle au Vatican) dans l'Église "patriotique" (fidèle au Parti) et ensuite réduire cette dernière, tant en nombre qu'en importance. L'objectif est clairement de transformer l'Eglise en un organe de propagande du Parti. John, de Shanghai, raconte : "J'ai eu un petit choc quand j'ai commencé à voir le drapeau national devant le bâtiment de l'église. Il n'y a rien de mal à arborer le drapeau national. Mais pour affirmer le slogan "aimer le pays, aimer l'Église" ["Ai guo, ai jiao" est le slogan de l'Association patriotique, également approuvé par le Conseil des évêques chinois reconnu par le gouvernement], ne serait-il pas préférable d'arborer aussi et en même temps le drapeau de la foi, par exemple celui du Vatican ou celui de la paroisse ? Maria, qui vit dans une autre région de la Chine continentale, confirme : "Les murs extérieurs de la paroisse sont couverts de nombreux slogans concernant la culture chinoise et l'administration de l'Église ; le drapeau flotte sur le clocher, à côté de la croix, comme pour prendre la place de la lumière de la croix.

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  • Cameroun : un nouveau carnage à l'actif de Boko Haram

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    4 août 2020

    TERRORISME ISLAMIQUE : BOKO HARAM, 11 ANS D’HORREURS

    Le groupe terroriste islamiste Boko Haram vient de perpétrer un nouveau carnage. Au moins 16 personnes ont été tuées au nord du Cameroun dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août, au cours de l’attaque d’un camp précisément destiné à servir de refuge aux populations locales… Radicalisé et constitué en groupe armé dans le Nord-Est du Nigeria en 2009, affilié depuis au groupe de l'État islamique ISWAP (Islamic State's West Africa), Boko Haram n’a cessé de multiplier les attaques sanglantes accompagnées de pillages : au Nigéria, le 9 juin dernier, un de ses raids a fait 62 morts, chrétiens et musulmans mêlés, parmi les villageois de Faduma Koloram, une localité située près du lac Tchad. Après cette tuerie perpétrée en représailles contre ce village tenu pour favorable aux forces de sécurité nigérianes, les assaillants ont emporté un millier de têtes de bétails. C’était la deuxième attaque d’envergure menée par ce groupe terroriste en deux semaines dans cette région du Nigéria.

    Depuis le début de l’année, Boko Haram concentre ses attaques autour du lac Tchad, une immense étendue d'eau et de marécages parsemée d'îlots que se partagent le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun. Ses raids lui permettent de voler du bétail et des vivres, en faisant le maximum de victimes. Lors de l’attaque de la nuit du 1er au 2 août dernier au Cameroun, les terroristes se sont vengés sur des civils sans défense de la perte de cinq des leurs, tués par l’armée camerounaise sept jours plus tôt. La lutte anti-terroriste des forces gouvernementales des pays de la région, théoriquement coordonnées depuis 2015 au sein d'une Force multinationale mixte (FMM), reste brouillonne et ponctuée d’échecs sanglants.

    Boko Haram est tenu pour responsable de plus de 30 000 morts et de l’exil de près de 3 millions de personnes. Coutumiers des enlèvements de jeunes filles (vieille tradition islamique), ces terroristes ne reculent devant aucune atrocité, jusqu’à utiliser des fillettes munies de ceintures d’explosifs pour perpétrer des attentats au cœur d’une foule. « Boko Haram, c’est la bête de l’Apocalypse ! », expliquait en janvier dernier à l’association internationale Aide à l’Église en Détresse, Mgr Bruno Ateba, évêque du diocèse de Maroua-Mokolo (nord du Cameroun), dans un entretien en lien ci-dessous : « Même si on coupe la tête, une autre repousse ! »

     
    Cameroun : Boko Haram, la bête de l’apocalypse
    AED-France 25-01-2020
    Cameroun : Boko Haram, la bête de l’apocalypse
    Lire sur le site de : AED-France
  • L'Archevêque de Managua souligne le caractère terroriste de l'incendie de la Cathédrale

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    AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l'Archevêque de Managua sur le caractère terroriste de l'incendie de la Cathédrale

    samedi, 1 août 2020

    Dans le cadre d'une conférence de presse improvisée dans la cour de la Cathédrale, le Cardinal a déclaré que « il existe des indications selon lesquels l'incendie de l'un des biens les plus précieux des catholiques du Nicaragua a été planifié très calmement ». Il a lié l'incendie à un autre événement, intervenu quant à lui le 20 juillet, lorsqu'un homme dans une camionnette a détruit les portes de la Cathédrale, endommageant une partie des grilles. Ce passage a servi de voie d'extraction pour les personnes ayant provoqué l'incendie. « Ils ont tout calculer : où entrer, comment le faire puis comment et où s'enfuir. Tout était parfaitement planifié » a déclaré le Cardinal.
    De son coté, le Vice-président, Rosario Murillo, a déclaré que l'incendie a été le résultat d'un accident causé par les fidèles. « Ce feu a débuté à cause des cierges des fidèles qui ont brûlé les tentures et les fleurs » a-t-elle déclaré. La version officielle a cependant été démentie par l'Archevêque de Managua, lequel a confirmé : « Il n'y a pas de cierges et nous n'avons pas de tentures. Nous ne pouvons par suite pas penser que le feu puisse être le résultat d'un cierge qui tombe. Ceci a constitué un acte de terrorisme incendiaire causé par une bombe puissante » a souligné le Cardinal.

    Les rapports entre l'Eglise au Nicaragua et le Président Ortega se sont interrompues depuis que la majeure partie des religieux a risqué la vie pour sauver la vie de milliers de personnes participant aux protestations antigouvernementales de 2018 (voir Fides 22/10/2018), lesquelles se sont traduites par l'arrestation de centaines de personnes devenues prisonniers politiques, par des morts, des disparus et le départ pour l'exil de plus de 100.000 personnes.

    L'incendie arrive alors que différentes institutions gouvernementales ont promu des activités populaires dans le cadre des célébrations de Saint Dominique de Guzmán, patron de la capitale, sachant que celles-ci avaient été suspendues par l'Archidiocèse (voir Fides 16/07/2020). « Ce qui est arrivé a constitué une douloureuse blessure dans le cœur du peuple catholique du Nicaragua » a écrit l'Evêque auxiliaire de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Báez, exilé depuis 2019 après avoir reçu des menaces de mort, probablement provenant de groupes liés au gouvernement.

    Selon la presse locale, l'attaque vient s'ajouter à d'autres « actes de vandalisme perpétrés ces jours derniers à l'encontre d'églises d'autres villes du pays. Les faits représentent une grave persécution contre l'Eglise, ses responsables et les fidèles, attaquant la liberté religieuse reconnue par notre Constitution ». (CE) (Agence Fides 01/08/2020)