Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Persécutions antichrétiennes - Page 55

  • Les intentions expansionnistes turco-azerbaïdjanaises ne s’arrêtent pas au Haut-Karabakh

    IMPRIMER

    De Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, sur le Figaro Vox :

    Haut-Karabakh:«Une attitude ferme des pays européens est indispensable pour freiner l’interventionnisme turc»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, Benjamin Blanchard, rappelle que les intentions expansionnistes turco-azerbaïdjanaises ne s’arrêtent pas au Haut-Karabakh et représentent un grand danger pour la population civile arménienne.

    L’armée islamique du Caucase, quant à elle, est une armée turque ayant mené l’offensive ottomane dans le Caucase en 1918. Le but de l’offensive était de parachever le génocide arménien en appliquant dans le Caucase l’extermination des populations chrétiennes, extermination qui avait déjà eu lieu en Anatolie. Ainsi, 10% de la population arménienne du Caucase, soit 150 000 personnes, ont été tuées en 1918. Le reste de la population n’ayant été sauvée du génocide que par la résistance acharnée des forces arméniennes et par la reddition de l’empire ottoman. Voilà l’armée dont Erdogan fait l’éloge.

    La Turquie assume donc une visée expansionniste et panturquiste s’appuyant sur l’éloge de dirigeants génocidaires. En outre la situation sur le terrain, même en Artsakh, reste très préoccupante. Les troupes azerbaïdjanaises se sont livrées à une série de crimes de guerre incluant la décapitation de civils arméniens âgés qui refusaient de fuir leurs terres, la mutilation des cadavres, la destruction et la profanation du patrimoine culturel arménien, notamment des tombes, des églises et des monuments aux morts. On peut penser particulièrement à Vahram Lalayan historien spécialiste de la pensée théologique de saint Grégoire de Narek, torturé et tué dans sa maison par les forces azerbaïdjanaises. Des soldats de l’armée azerbaïdjanaise seraient même entrés sur le territoire de la République d’Arménie, par exemple dans le village de Vorotan qui est dans la région du Syunik.

    Les ventes d’armes à la Turquie et à l’Azerbaïdjan doivent être suspendues et l’appartenance de la Turquie à l’OTAN doit être remise en question

    Que fait l’Union européenne? Elle a des réunions diplomatiques avec l’Azerbaïdjan, où l’on parle d’un accord offrant notamment des visas européens aux Azerbaïdjanais et une aide économique à l’Azerbaïdjan. Le budget militaire de ce pays s’élèvera à 2,7 milliards de dollars pour 2021 soit 20% de plus qu’en 2020 et près de quatre fois plus que celui de l’Arménie… Preuve, s’il en fallait, que l’Azerbaïdjan n’a guère besoin d’une aide économique! L’UE n’a pas même imposé d’embargo sur la vente d’armes avec lesquelles la Turquie et l’Azerbaïdjan ont combattu les Arméniens. Certes, l’UE et les différents pays européens apportent une aide humanitaire en Artsakh. Mais cela s’accompagne d’une neutralité qui revient à favoriser l’agresseur turco-azerbaïdjanais.

    Face au discours panturquiste faisant l’éloge des génocides de 1915, il faut une réaction politique. D’autant que cet expansionnisme menace également les frontières grecques, Chypre et, en Syrie, la ville chrétienne de Tell Tamer. Les ventes d’armes à la Turquie et à l’Azerbaïdjan doivent être suspendues et l’appartenance de la Turquie à l’OTAN doit être remise en question. Un soutien diplomatique ferme devrait être assuré à l’Arménie contre la volonté azerbaïdjanaise d’annexer le Synuik.

    L’aide humanitaire aux Arméniens est aussi grandement nécessaire. Une attitude ferme des pays européens est indispensable pour freiner l’interventionnisme turc dans le Caucase et en Méditerranée, alors qu’aujourd’hui les Russes se retrouvent être quasiment les seuls interlocuteurs des Turcs, et ont beau jeu de se comporter en arbitre.

  • Le calvaire de Marie, chrétienne d’Irak, devenue esclave sexuelle des bourreaux de Daech

    IMPRIMER

    De sur le site de l'hebdomadaire Marianne :

    Chrétienne d’Irak et esclave sexuelle de Daech : on a lu le livre choc "La putain du Califat"

    La putain du Califat, de Sara Daniel, Benoît Kanabus | Éditions Grasset

    Document

    Dans un document saisissant, Sara Daniel, grand reporter à l’Obs, et le chercheur Benoit Kanabus retracent le calvaire de Marie, chrétienne d’Irak devenue esclave sexuelle des bourreaux de Daech.

    « Esclave de douze maîtres, vendue et revendue de Qaraqosh en Irak à Raqqa en Syrie, l’histoire de Marie dessine la géographie de l’État islamique. Et sa théologie : tous les péchés des hommes se sont incarnés dans son corps de femme » écrivent les auteurs de La putain du Califat, une enquête terrifiante sur la tragédie d’une jeune chrétienne enlevée comme tant d’autres par les voyous de Daech. Des voyous obsédés et obscènes, drapant leur orgie de sang et de sexe dans le drapeau noir des fous d’Allah. Pornographes de tous âges et de tous pays, ils passent de la pulsion du meurtre à celle du viol, de la décapitation à la fornication, l’une justifiant l’autre on ne sait plus dans quel ordre, mais sans oublier ablutions et prières.

    Marie a des cheveux blond vénitien et des yeux verts. En ce mois d’août 2014, elle se prépare à sa rentrée de professeur d’anglais, en septembre au lycée de Qaraqosh, la plus grande cité chrétienne d’Irak. Ce jour ne viendra jamais. À sa place commence une longue nuit quand Daech se jette sur la ville. Marie rejoint le fleuve des victimes : la mort pour les hommes, l’esclavage sexuel pour les femmes. Mais le viol aussi  a ses hiérarchies. Sur un marché saturé de jeunes yézidies « les chrétiennes sont des perles rares, la part réservée des chefs et des alliés les plus méritants. Marie ne sait pas cela, elle ne sait pas non plus que la couleur de ses cheveux blonds exaspère le désir de ses geôliers : chrétienne, blonde, c’est un joyau. »

    Lire la suite

  • 2021 : une année dévolue au cardinal Wyszynski, "l'un des plus grands Polonais du XXe siècle"

    IMPRIMER

    Du National Catholic Register :

    Le Parlement polonais déclare 2021 l'année du Cardinal Wyszynski

    Dans sa résolution, le Sénat a décrit le cardinal Wyszyński comme "l'un des plus grands Polonais du XXe siècle".

    Cardinal Stefan Wyszyński with Cardinal Karol Wojtyła, the future St. John Paul II.Le cardinal Stefan Wyszyński avec le cardinal Karol Wojtyła, le futur Saint Jean-Paul II. (photo : Photo avec l'aimable autorisation d'Adam Bujak / Biały Kruk)

    CNA - 4 janvier 2021

    VARSOVIE, Pologne - Le Parlement polonais a déclaré 2021 l'année du cardinal Stefan Wyszyński, en l'honneur de l'homme d'Eglise qui a contribué à préserver et à renforcer le christianisme sous le régime communiste. 

    Les résolutions des deux chambres du parlement - le Sejm (chambre basse) et le Sénat (chambre haute) - ont salué les réalisations du cardinal qui a dirigé l'Eglise polonaise au plus fort de l'oppression communiste et qui devrait être béatifié prochainement.

    Les résolutions ont été adoptées à une majorité écrasante. 

    La résolution du Sejm dit : "Dans son activité sacerdotale, le Primat du Millénaire a prêté attention à la dignité inhérente de l'homme, source de tous ses droits." 

    Le cardinal Wyszyński est connu comme le "Primat du Millénaire" parce qu'en tant que Primat de Pologne, il a supervisé un programme de préparation de neuf ans qui a culminé avec la célébration nationale du millénaire du baptême de la Pologne en 1966.

    La résolution du Sejm a également fait l'éloge du cardinal pour sa défense vigoureuse de l'indépendance de l'Église sous le communisme. Elle faisait allusion à sa lettre de 1953 au dirigeant communiste polonais Bolesław Bierut, dans laquelle il refusait de subordonner l'Église aux autorités, déclarant "Non possumus ! (Nous ne pouvons pas). Le cardinal Wyszyński a été emprisonné plus tard dans l'année.

    "En tant qu'homme de foi profonde et d'amour pour l'Église et la Patrie, il a cherché à obtenir un accord avec les autorités. Cependant, lorsque les actions des autorités de la République populaire de Pologne ont menacé les droits de l'Église et des fidèles, elles ont entendu le ferme "Non possumus ! Le primat de Pologne fut emprisonné. Il est devenu le symbole d'une attitude inébranlable d'opposition au mal", a déclaré la résolution, datée du 27 novembre et adoptée par 387 voix contre 48, avec 16 abstentions.

    Dans sa résolution, le Sénat a décrit le cardinal Wyszyński comme "l'un des plus grands Polonais du XXe siècle". 

    "Il est impossible de décrire avec précision les mérites et le rôle que le Primat Stefan Wyszyński a joué pendant ces années pour la Pologne et l'Eglise. Lui et Jean-Paul II ont été ensemble les grands maîtres de la nation et ont soutenu les Polonais dans les moments les plus difficiles de l'histoire de notre patrie", a déclaré la résolution, datée du 2 décembre et adoptée par 77 voix contre 3, avec deux abstentions.

    Elle a été adoptée par 77 voix contre 3, avec deux abstentions : "Il a veillé avec un soin exceptionnel sur le sort de l'Église polonaise pendant les années les plus sombres du stalinisme. Pour son attitude ferme envers les autorités communistes, pour son opposition à la destruction de la vie sociale et ecclésiale - exprimée par la célèbre phrase "Non possumus" - il a été emprisonné pendant plusieurs années". 

    Cette année marque le 120e anniversaire de la naissance du cardinal Wyszyński et le 40e anniversaire de sa mort.

    Il est né le 3 août 1901 à Zuzela, à 60 miles au nord-est de Varsovie. 

    Avant la Seconde Guerre mondiale, il s'est engagé dans le travail social et éducatif avec des syndicats chrétiens et a organisé l'Union catholique des jeunes travailleurs. 

    Pendant la guerre, il devient membre de l'Armée de l'Intérieur, le mouvement de résistance clandestine de Pologne, et sert d'aumônier d'un hôpital pour insurgés à Laski, près de Varsovie.

    En 1946, le pape Pie XII le nomme évêque de Lublin et, deux ans plus tard, archevêque de Gniezno et de Varsovie. 

    Le cardinal Wyszyński a été primat de Pologne jusqu'à sa mort à Varsovie le 28 mai 1981, quelques mois après la création du syndicat Solidarité, qui allait entraîner l'effondrement du communisme polonais en 1989. 

    Sa cause de béatification s'est ouverte en 1989. Le 3 octobre 2019, le Vatican a annoncé l'approbation d'un miracle attribué à l'intercession du cardinal.

    Ce miracle concernait la guérison d'une femme de 19 ans d'un cancer de la thyroïde en 1989. Après que la jeune femme ait reçu le diagnostic incurable, un groupe de religieuses polonaises a commencé à prier pour sa guérison par l'intercession du cardinal.

    La béatification devait avoir lieu le 7 juin 2020 à Varsovie. Mais fin avril, la cérémonie a été reportée à une date indéterminée en raison de la pandémie de coronavirus.

  • Pakistan : des chrétiens contraints de fuir leurs maisons

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    2 janvier 2021

    Des chrétiens contraints de fuir leurs maisons au Pakistan

    Des centaines de familles chrétiennes pakistanaises ont fui un quartier de Lahore après que des musulmans aient menacé de mettre le feu à leurs maisons, rapporte l’Ucanews.

    Les chrétiens de Charar n’ont pas fêté Noël chez eux. Ils ont été contraints de chercher refuge chez des amis et des parents, loin de toute menace, peut-on lire sur le site de l’Union of Catholic Asian News.

    Le 22 décembre dernier, un pasteur de leur localité a publié un message évoquant sa foi sur Facebook. «Des musulmans se sont dit offensés par cette publication» a déclaré Saleem Khokhar, un chrétien déplacé de Charar à l'organisation International Christian Concern (ICC), une association basée à Washington.

    Le pasteur Raja Waris s’est excusé et aucune accusation de blasphème n’a été portée contre lui, mais il est néanmoins entré dans la clandestinité avec sa famille, après avoir été menacés par des extrémistes locaux, écrit la ICC dans un communiqué datant du 27 décembre.

    Rien ne semble s’être arrangé par la suite, malgré le déploiement des forces de l’ordre pour protéger les chrétiens de la zone. «La situation est devenue dangereuse lorsque quelqu'un a découvert que les musulmans prévoyaient de mettre le feu aux maisons des chrétiens. Cela a forcé les chrétiens à fuir le quartier» affirme Saleem Khokhar à l’ICC. En ce temps de Noël, des centaines de familles auraient ainsi pris la route pour se réfugier chez des proches.

    L’International Christian Concern a appelé les autorités pakistanaises à protéger les foyers chrétiens de Charar. «Personne ne devrait être forcé de fuir sa maison à cause d’une publication sur les réseaux sociaux» a estimé William Stark, le directeur régional de l’organisation.

  • Chine : la mort d'un évêque, leader de l'Eglise clandestine

    IMPRIMER

    De CNA (Catholic News Agency) :

    Un évêque catholique clandestin meurt en Chine

    31 déc. 2020

    Selon la chaîne catholique AsiaNews, dont le siège est à Rome, l'évêque Andrea Han Jingtao, 99 ans, leader de l'Eglise catholique clandestine en Chine, est décédé le 30 décembre. Han Jingtao était l'évêque clandestin de Siping.

    Au cours de ses premières années d'enfance dans une famille catholique, Han a reçu une formation et une éducation de qualité des missionnaires canadiens du Québec, qui dirigeaient le vicariat apostolique dans sa région de Chine avant la révolution communiste.

    Après l'arrivée au pouvoir de Mao Zedong, le défunt évêque a été envoyé dans un camp de concentration où il a été emprisonné pendant 27 ans (1953-1980) "pour avoir refusé de participer à l'Église 'indépendante et autonome', comme le voulait Mao Zedong", rapporte AsiaNews.

    Une fois libéré, sa maîtrise de la langue anglaise a fait de lui un atout pour le régime communiste, qui l'a enrôlé comme professeur d'anglais à l'université de Changchun, puis à l'université du Nord-Est pour des programmes de maîtrise et de doctorat. Selon AsiaNews, "il a initié de nombreux Chinois à l'étude des langues et cultures classiques, latines et grecques".

    Après sa retraite académique en 1987, il a consacré ses efforts pastoraux à la Légion de Marie locale et à la congrégation religieuse qu'il a fondée, les Sœurs du Mont Calvaire.

    Selon AsiaNews : "Il se souvient lui-même que dans les années 1950, le régime voulait "se débarrasser de l'ingérence du pape et expulser les missionnaires étrangers". À cette époque, j'ai réalisé que l'Église était confrontée à un grand défi et qu'elle avait besoin d'une forte endurance, sinon elle ne pourrait pas tenir debout. C'est pourquoi j'ai décidé de créer une congrégation religieuse".

    Il a été secrètement nommé évêque de Siping en 1982, mais son ordination clandestine n'a pu avoir lieu qu'en 1986.

    Après avoir été placé sous haute surveillance à la maison en 1997, il a continué à garder son troupeau sous la menace constante, organisant des rassemblements secrets et encourageant les laïcs à rester fermes dans la foi et la charité.

    Selon des statistiques récentes fournies par AsiaNews, son diocèse compte quelque 30 000 catholiques, dont les deux tiers appartiennent à l'Église clandestine. Il compte 20 prêtres et plus de 100 religieuses.

  • 20 missionnaires ont été tués de par le monde en 2020

    IMPRIMER

    Dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - Les Missionnaires tués au cours de l'année 2020

    mercredi, 30 décembre 2020

    Cité du Vatican (Agence Fides) – Au cours de l'année 2020, selon les informations recueillies par l'Agence Fides, ont été tués de par le monde 20 missionnaires : 8 prêtres, un religieux non prêtre, 3 religieuses, 2 séminaristes et 6 laïcs. Selon la répartition continentale, cette année, le nombre le plus élevé de missionnaires tués est à nouveau enregistré en Amérique avec 5 prêtres et 3 laïcs (8). Elle est suivie par l'Afrique – où ont été tués un prêtre, 3 religieuses, 1 séminariste et deux laïcs (7). En Asie, ont été tués 1 prêtre, 1 séminariste et un laïc alors qu'en Europe, l'ont été un prêtre et un religieux non prêtre. Au cours de ces 20 dernières années – 2000-2020 – ce sont 535 opérateurs pastoraux qui ont été tués de par le monde dont 5 Evêques.

    Continuant son service de collecte des informations relatives aux missionnaires tués au cours de l'année, l'Agence Fides utilise le terme « missionnaire » pour tous les baptisés, conscients du fait que « en vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire. Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Eglise et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation » (EG 120). Du reste, la liste annuelle établie par Fides depuis longtemps déjà ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente, pas expressément « in odium fidei ». Pour ce motif, nous préférons ne pas utiliser le terme « martyr », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, les proposant, après un examen attentif, pour la béatification ou la canonisation, comme cela arrive fréquemment.

    En 2020 également, de nombreux opérateurs pastoraux ont été tués au cours de tentatives de vol à main armée ou de cambriolage perpétrés aussi avec cruauté ou encore ont fait l'objet d'enlèvement ou encore se sont trouvés impliqués dans des fusillades ou des actes de violence dans les contextes où ils œuvraient, caractérisés par la pauvreté économique et culturelle, par la dégradation morale et environnementale, où la violence et les abus constituent des règles de comportement, en l'absence totale de respect pour la vie et pour tous les autres droits fondamentaux. Aucun d'entre eux n'a accompli d'entreprises ou d'actions éclatantes mais ils ont simplement partagé la vie quotidienne de la majeure partie de la population, portant leur témoignage évangélique comme signe d'espérance chrétienne. (SL) (Agence Fides 30/12/2020)

  • Christianophobie dans le monde : un bilan qui s'aggrave dramatiquement d'année en année

    IMPRIMER

    De  sur le site de la Revue des Deux Mondes :

    Comptes de Noël : bilan (provisoire) de la christianophobie dans le monde

    21 décembre 2020

    Combien de chrétiens fêteront Noël cette année ? Moins que l’année passée. Et de moins en moins chaque année. 260 millions de chrétiens subissent des persécutions dans le monde en Asie, en Afrique, en Orient et en Europe. À l’heure où l’on dénonce à grands bruits l’islamophobie, il n’est pas inutile de rappeler quelques chiffres.

    Le nombre de chrétiens tués dans le monde en 2020 dépassera vraisemblablement les 4 000, presque exclusivement des crimes commis par les islamistes, notamment en Afrique. Le nombre de victimes était de 2 985 en 2019. Cette année-là, 3 711 chrétiens étaient détenus dans le monde et 9 488 églises fermées, détruites ou ciblées par des attaques. Dans l’unique Nigéria, depuis 2015, 4 000 chrétiens ont été assassinés par Boko Haram, dont 500 prêtres exécutés dans l’État du Borno, principale cible des djihadistes.

    La première place du classement des persécutions antichrétiennes est occupée sans discontinuer depuis plusieurs années par la dictature communiste de Corée du Nord où l’on encourage les citoyens à dénoncer les chrétiens considérés comme « hostiles », internés dans des camps et parfois exécutés. En Afghanistan et en Somalie, respectivement au deuxième et troisième rang du classement, les chrétiens, généralement des musulmans convertis, sont passibles de mort car apostats. Au Pakistan, les enlèvements et viols de jeunes femmes chrétiennes sont quotidiens. Les menaces d’assassinat visent également tous ceux qui voudraient faire évoluer les lois anti-blasphème. Asia Bibi, condamnée à mort pour « blasphème », a été libérée en 2020 après neuf ans d’emprisonnement grâce à une mobilisation internationale.

    « Si personne n’intervient, il n’y aura bientôt plus de chrétiens ici. »

    La situation s’aggrave en Afrique subsaharienne, notamment au Cameroun, au Burkina Faso, au Mali, au Niger. « Si personne n’intervient, il n’y aura bientôt plus de chrétiens ici », s’est alarmé Mgr Laurent Birfuoré Dabiré, évêque du Burkina Faso et du Niger. 1,5 million de chrétiens animistes du Soudan ont été tués par les islamistes dans les années 1990-2000, dans l’indifférence générale.

    En Chine, où le christianisme s’est secrètement développé au fil des ans, le nombre de chrétiens détenus et d’églises ciblées a été multiplié par 10 en dix ans. À côté de la persécution des Ouïghours, dénoncée à juste titre, n’oublions pas la situation des chrétiens qui se détériore. Toutes les églises sont considérées comme une menace car elles ne cadrent pas avec le concept d’identité chinoise. Des milliers de chrétiens ont été persécutés en Chine ces vingt dernières années. En Inde, dans certains états, notamment l’Uttar Pradesh ultra nationaliste, les crimes visant les chrétiens indiens ont augmenté de 40 % au cours de l’année 2020 : six personnes ont perdu la vie, des femmes et fillettes ont été victimes de viols.

    Lire la suite

  • Nice : le sens du martyre et la vocation des chrétiens face à la haine et la violence

    IMPRIMER

    Entretien avec le curé de la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice

    26 décembre 2020

     
    Deux mois après l'attentat, le père Franklin Parmentier, curé de la basilique Notre-Dame de l'Assomption, livre un témoignage poignant sur le sens du martyre et la vocation des chrétiens face à la haine et la violence. Le 29 octobre 2020, Nadine, Vincent et Simone sont assassinés alors qu'ils priaient et servait dans la basilique à Nice.
  • Noël sanglant au Nigeria

    IMPRIMER

    De Benoît Lannoo sur Kerknet.be :

    Raid de Boko Haram sur un village chrétien

    28 décembre 2020

    Le mouvement terroriste Boko Haram a tué sept personnes la veille de Noël lors d'une attaque contre un village chrétien au Nigeria.

    La veille de Noël, la milice islamiste Boko Haram a attaqué le village de Pemi, juste au moment où les habitants s'apprêtaient à célébrer la naissance de Jésus. L'église a été incendiée, au moins sept personnes ont été tuées et une douzaine de personnes ont été kidnappées, dont un pasteur local. Pemi est situé à l'extrême nord-est du Nigeria, à moins de vingt kilomètres de Chibok, où Boko Haram a enlevé près de trois cents écolières en avril 2014 ; toutes les filles n'ont toujours pas été libérées. Boko Haram sème la terreur depuis des années dans diverses régions du Nigeria, mais aussi dans les pays voisins d'Afrique de l'Ouest, comme le Tchad et le Cameroun.

    Sharia

    Boko Haram souhaite une application stricte de la charia. L'armée nigériane - généralement considérée par la population locale comme une extension du gouvernement central éloigné d'Abuja - semble incapable de faire face aux raids et aux attaques du mouvement terroriste. Boko Haram s'oppose à tout ce qui est occidental : une éducation qui ne soit pas basée sur l'Islam, mais aussi, par exemple, le port de pantalons ou la participation aux élections. Le mouvement prétend parfois vouloir protéger les chrétiens en tant que dhimmi, mais en pratique, il s'attaque régulièrement à des cibles chrétiennes.

    Le fait que le nord du Nigeria n'ait guère bénéficié de la croissance économique rapide du pays est un terreau fertile pour ce mouvement sectaire.

    Avertissement

    Boko Haram terrorise tous ceux qui ne veulent pas rejoindre le sectarisme, tant chrétiens que musulmans, mais le mouvement sait mieux que quiconque qu'il attire davantage l'attention sur lui avec des attaques contre les chrétiens. Les terroristes avaient explicitement averti qu'ils frapperaient à nouveau à Noël. L'année dernière encore, Boko Haram a tué plus de dix chrétiens dans l'État de Borno, au nord-est du pays, à Noël, et a même diffusé une vidéo à ce sujet. Il est temps que le gouvernement central du Nigeria mette un terme à ces atrocités, déclare Nathan Johnson, le leader africain du Groupe international chrétien (ICC). Pendant ce temps, selon l'ONU, Boko Haram a tué 36 000 personnes et expulsé deux millions de Nigérians de leurs foyers. Le président nigérian Muhammadu Buhari ne fait guère impression avec son "combat acharné" contre Boko Haram.

  • L'indescriptible souffrance du peuple polonais et de son Église au XXe siècle

    IMPRIMER

    De Denis Lensel sur Aleteia.org :

    Pologne : l'indescriptible souffrance d'un peuple et de son Église au XXe siècle

    26/12/20

    En Pologne, les controverses des débats de société de l’Europe d’aujourd’hui ne sauraient faire oublier le passé douloureux de la nation tout entière. Le peuple et l’Église de Pologne ont traversé un double chemin de croix au XXe siècle, en subissant l’occupation du paganisme nazi et la persécution du communisme athée.

    La Pologne catholique a été broyée entre les fléaux d’Hitler et Staline de 1939 à 1944, sous le signe du Pacte germano-soviétique qui a sonné le glas de la liberté de l’Europe le 23 août 1939. Les démocraties occidentales n’ont alors mené aucune action efficace pour préserver ce pays d’un écrasement militaire fatal. Le peuple polonais a été considéré comme une « race inférieure » en tant que peuple slave par le régime nazi, et comme un ennemi héréditaire réactionnaire par la Russie soviétique. En outre, son identité religieuse chrétienne a fait de lui un objet commun d’exécration, tant de la part du nazisme néopaïen que de l’athéisme communiste. Ces deux systèmes totalitaires s’étant jurés de détruire la civilisation judéo-chrétienne, la Pologne catholique était devenue pour eux une proie idéale. 6,3 de ses 35,5 millions d’habitants ont péri, 22% de la population totale. C’est un des pays qui ont le plus souffert de la Seconde Guerre mondiale. Si le plus grand massacre a été celui des Juifs à partir de janvier 1942 (3 millions de morts sur 3,4 personnes), la population catholique vivant en Pologne a cependant payé un tribut considérable.

    Lire la suite sur Aleteia.org

  • Prier pour les chrétiens persécutés; une invitation du pape François

    IMPRIMER

    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Le pape François prie et invite à prier pour les chrétiens persécutés

    Qu’ils puissent « vaincre le mal par le bien »

    DÉCEMBRE 26, 2020

    Le pape François invite à prier pour ceux qui « souffrent des persécutions pour le nom de Jésus », afin qu’ils puissent « vaincre le mal par le bien »Ala fin e son allocution, avant l’angélus de ce samedi 26 décembre 2020, fête de Saint Etienne, diacre et martyr, le pape a fait cette invitation: « Prions aujourd’hui pour ceux qui souffrent des persécutions pour le nom de Jésus.

    Malheureusement, ils sont nombreux. Ils sont plus nombreux que dans les premiers temps de l’Église. »Depuis la bibliothèque privée du palais apostolique du Vatican, et nom depuis le bureau qui donne  place Saint-Pierre, à cause du coronavirus, pour ne pas créer d’occasions de contagion le pape François a demandé de les soutenir dans la prière pour qu’ils puissent être « vainqueurs du mal par le bien »: « Confions ces frères et sœurs à Notre Dame, pour qu’ils répondent à l’oppression par la douceur et qu’en véritables témoins de Jésus, ils soient vainqueurs du mal par le bien. »

    Cette exhortation de saint Paul dans la Lettre aux Romains : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien » (12, 21) avait été choisi par le pape Jean-Paul II pour son Message pour la Journée mondiale de la Paix 2005. Jean-Paul II disait notamment: « Le mal ne se vainc pas par le mal : si l’on prend ce chemin, au lieu de vaincre le mal, on se fait vaincre par lui. »

  • Dans l'indifférence complice de l'Occident : les chrétiens, premières victimes des violences religieuses dans le monde

    IMPRIMER

    D'Alexandre del Valle sur le site de Valeurs Actuelles :

    [Del Valle] Les chrétiens, premières victimes des violences religieuses dans le monde, dans l'indifférence complice de l'Occident

    Mardi 22 décembre 2020

    Noël, fête chrétienne de la naissance du Christ sauveur et donc de la joie, ne doit pas faire oublier que les violences religieuses dans le monde frappent majoritairement les chrétiens, comme l'a reconnu le Parlement européen en 2011. Les persécutions anti-chrétiennes sont tantôt officielles, en pays musulman, communiste ou hindouïste, tantôt le fait de groupes radicaux, islamistes, hindous ou bouddhistes. Les zones les plus touchées sont l'Afrique musulmane, le Moyen-Orient et l'Asie. Pour notre chroniqueur Alexandre del Valle, le “bilan”  2020 confirme le fait que, comme chaque année depuis des décennies, la “solution finale des chrétiens” se poursuit dans la quasi-indifférence générale.

    Chaque année, l'index publié par l'association chrétienne PORTE OUVERTES dresse un état des lieux qui ne cesse de se détériorer. Sur 50 pays étudiés, l'ONG évalue à 260 millions le nombre de chrétiens persécutés, soit une augmentation de 16% depuis 2014. Depuis 2017, après le pic terrible des massacres perpétrés par Daech en 2015, le nombre de chrétiens tués chaque année dans le monde oscille entre 3 000 et 4 000 âmes. La « première place » revient à la Corée du Nord communiste, où 50 000 chrétiens sont retenus dans les camps de concentration du régime. Vient ensuite le Nigeria, où des dizaines de milliers de chrétiens ont été assassinés par les islamistes depuis les années 1990. Les chrétiens d'Afrique subsaharienne sont aujourd'hui les plus persécutés au monde. Mais leur sort fait bien moins souvent la une que celui des musulmans en Occident, soi-disant victimes de « l'islamophobie ».

    Les chrétiens des pays islamiques, diabolisés comme « 5e colonne des Croisés » alors qu'ils étaient là avant les musulmans

    Les populations chrétiennes sont en déclin dans la totalité des pays du Proche-Orient, Liban compris, et ils sont voie de disparition en Irak, où leur nombre est passé de 1,5 million en 2003 à moins de 200 000 aujourd'hui... soit une baisse de 87% en 20 ans. En 2010, un attentat perpétré dans l'église Notre-Dame du Salut, à Bagdad, fit 50 morts. Les chrétiens de Syrie, bien que protégés par Bachar el-Assad, sont aujourd'hui moins de 745 000, contre 2,2 millions avant la guerre civile. En Turquie, depuis les assassinats du leader arménien protestant Hrant Dink (2006), du père Andrea Santoro, tué à Trébizonde, le 5 février 2006, du père Adriano Franchini, poignardé à Smyrne en décembre 2007, de Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie, décapité à Iskenderun par son chauffeur en juin 2010, et depuis le massacre de dizaines de chrétiens turcs évangéliques à Malatya, en mars 2007, le peu de chrétiens resté dans ce pays a peur. Ils sont aujourd'hui 90 000, contre trois millions en 1900. Et la Turquie négatrice du génocide de 1915 des Arméniens et Syriaques « continue le travail » en Azerbaïdjan, en massacrant les Arméniens du Haut-Karabakh.

    Lire la suite