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Politique - Page 358

  • Le cdH a cessé d'être chrétien; cessera-t-il d'être "humaniste" ?

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    Lu sur Le Soir de ce 31 août (p. 6-7) :

    CDH : « Si on change de nom, humaniste n’y figurera probablement plus » 

    Maxime Prévot (CDH) : « Je n’ai pas envie de renier ce qui a été, mais ces questions religieuses et philosophiques ont vocation à être gérées et vécues à l’échelle de l’homme. Et donc ne constituent pas un élément qui doit structurer une offre politique. Cela ne doit pas être un pilier du nouveau rêve que j’ai envie de proposer à la population, mais cela doit être respecté. Et demain, que vous soyez laïc, catholique, musulman, protestant peu importe, dès lors que vous vous retrouverez dans le nouveau rêve contemporain, moderne, visionnaire, progressiste que l’on propose, vous serez les bienvenus. Ce qui a peut-être été mal vécu par une partie de nos électeurs historiques, quand on est passé de PSC à CDH, c’est l’impression qu’il fallait cacher un héritage, une conviction, et parallèlement, on a fait une course effrénée aux communautés, à Bruxelles singulièrement. J’ajoute : on voit bien l’effritement des piliers, mutuelle, syndicat…, qui se sont de longue date distancés de nous, ce que nous assumons. Ce n’est donc pas par un retour vers ces piliers que je compte structurer l’avenir du parti. Pour ma part, je suis philosophiquement hybride : j’ai fait ma petite communion, ma fête de morale laïque et aujourd’hui je me sens un chrétien en questionnement. Cela m’amène à considérer que ça relève de chacun mais que cela n’a pas à influencer la manière dont l’offre politique se structure. On peut peut-être s’interroger sur la décision d’avoir retiré le « C » de chrétien au CDH, mais on n’en est plus là. 20 ans plus tard, je veux être fédérateur sur une nouvelle offre politique, il faut donc quitter l’introspection sur ce qui s’est fait il y a 20 ans. Je veux regarder ce qu’on va pouvoir faire sur les 20 années qui viennent, au moins. »

    Il semble que pour "refonder" son parti et réenchanter la politique, Maxime Prévot veuille s'inspirer d'Emmanuel Macron dont la politique correspond sans doute au "nouveau rêve contemporain, moderne, visionnaire, progressiste" qu'il désire promouvoir.

  • Chine et Vietnam : des accords que le Vatican a payés au prix fort

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    De Sandro Magister traduit de l'italien sur le site Diakonos.be :

    Chine et Vietnam. Deux accords chèrement payés

    Fin août, en l’espace de quelques jours, deux informations semblables sont tombées à propos des rapports entre le Saint-Siège et deux pays importants d’Extrême-Orient : la Chine et le Vietnam.

    Le 26 août en Chine a eu lieu la première ordination épiscopale réalisées sur base de l’accord ratifié à Pékin le 22 septembre 2018 : celle d’Antonio Yao Shun, ordinaire du diocèse de Ji Ning, en Mongolie-Intérieure.

    Et le 28 août, une seconde ordination à suivi : celle de Stefano Xu Hongwei, évêque de Hanzhong, dans la région du Shaanxi.

    Curieusement, le Saint-Siège n’a pas publié la nouvelle officielle de leurs ordinations, se bornant à confirmer – dans deux déclarations du directeur de la salle de presse du Vatican, Matteo Bruni – que l’une comme l’autre avaient été faites avec le « mandat pontifical ».

    Ces deux nouveaux évêques avaient été élus à cette fonction en avril dernier par des assemblées composées de prêtres, de religieux et de laïcs de leurs diocèses respectifs, tous sélectionnés par les autorités chinoises et rassemblés dans un hôtel où ils ont reçu des instructions de vote bien précises.

    Et dans les deux cas, c’est la pseudo-conférence épiscopale chinoise, composée des seuls évêques officiellement reconnus par le gouvernement qui a présenté les nouveaux évêques à Rome, qui les a acceptés. Les termes précis de l’accord entre les deux parties sont toujours secrets mais il est d’une évidence limpide que c’est bien ainsi qu’il fonctionne.

    En ce qui concerne le Vietnam, l’une des réunions de travail périodiques entre les délégations des deux parties a eu lieu à Rome le 21 et le 22 août. Le communiqué final ouvrait la perspective d’établir « dans un futur proche » au Vietnam une résidence permanente pour le « représentant du Pape » auprès de ce pays, un représentant qui réside actuellement à Singapour.

    Quant à la vie de l’Église catholique vietnamienne, avec près de 8 millions de fidèles sur une population approchant des 100 millions, le communiqué s’est borné à rappeler les positions des deux parties, sans faire allusion aux lourdes limitations imposées à la liberté religieuse.

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  • Quand une infirmière est forcée de participer contre son gré à un avortement

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    ETATS-UNIS: UNE INFIRMIÈRE FORCÉE DE PARTICIPER À UN AVORTEMENT CONTRE SA VOLONTÉ

    de genethique.org

    Aux Etats-Unis, « le plus grand hôpital du Vermont a contraint une infirmière à participer à une procédure d'avortement malgré ses objections morales », en violation de la loi fédérale, a déclaré le 28 août dernier l'Office for Civil Rights du ministère américain de la Santé et des Services sociaux.

    L'avortement a eu lieu en 2017. L'infirmière pensait participer à une intervention liée une fausse couche de la patiente, et lorsqu’elle a réalisé qu’il s’agissait d’un avortement, le médecin lui a dit : « S'il vous plaît, ne m’en veuillez pas ». L'infirmière a déposé une plainte auprès du bureau des droits civils en mai 2018. Une enquête a révélé « une discrimination grave » de la part de l’établissement « contre les infirmières et le personnel qui ne peuvent, en toute bonne conscience, participer à un avortement volontaire, en violation des lois fédérales connues sous le nom d'amendements de l'Église ».

    Le Centre médical de l'Université du Vermont pourrait ainsi perdre une partie du financement fédéral « si les deux parties ne parviennent pas à s'entendre dans les 30 jours sur les politiques de l'hôpital concernant la participation des employés aux avortements », a annoncé l'Office for Civil Rights.

    « Avant l'élection de Donald. Trump », le directeur de cet Office, Roger Severino, « recevait en moyenne 1,25 plainte liée à l’objection de conscience par an, (…) maintenant, elles se comptent par centaines ».

    Sources: The Japan (29/08/2019) - Times Vermont hospital forced nurse to participate in 2017 abortion, U.S. agency says

  • La communauté chrétienne de l'Orissa se souvient des pogroms de 2008

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    De Vatican News (27 août) :

    L'Inde se souvient des pogroms anti-chrétiens d'Orissa

    La communauté chrétienne de l’Orissa ne veut pas oublier les victimes innocentes des vagues de violences qui ont ensanglanté cet État indien en 2008.

    Dimanche 25 août, comme chaque année depuis 11 ans désormais, les fidèles de Kandhamal, l’un des 30 districts de l’État d’Orissa (nord-ouest), se sont rassemblés dans la prière et le recueillement, en mémoire des victimes des massacres de 2008. «Elles nous inspirent encore aujourd’hui de rester solides dans la foi aimante en Jésus-Christ face aux persécutions et aux épreuves de la vie», a affirmé le père Bishoyi, curé d’une paroisse de Phulbani, cité par l’Agence Fides. «Dans cette souffrance, Dieu révèle Sa miséricorde à toutes les victimes et en fait un signe de Sa sainteté et une source de Sa grâce. Par leur intercession, la foi est renforcée parmi les générations futures», a pour sa part commenté le père Singh, qui offre conseil pastoral et suivi psychologique aux rescapés.

    En 2008, une vague de violences antichrétiennes sans précédent s’abat sur le Kandhamal. Le 23 août, un leader hindou est tué dans son ashram par un groupe maoïste. Des rumeurs colportées par des fondamentalistes hindous du RSS (le Rashtriya Swayamsevak Sangh, la branche armée du parti au pouvoir, le BJP) imputent aux chrétiens la responsabilité du meurtre; des pogroms sont aussitôt déclenchés dans plus de 400 villages.

    56 000 déplacés 

    À partir du 24 août et en quelques semaines, plus de 100 chrétiens, des Dalits en particulier, sont assassinés. 393 églises et lieux de culte chrétiens sont détruits. Quelque 6 000 maisons sont rasées, des établissements sanitaires ou scolaires sont saccagés, obligeant 12 000 écoliers à suspendre leur instruction. Environ 40 femmes sont violées. Pour échapper à la mort, aux humiliations ou aux conversions forcées, plus de 56 000 personnes sont contraintes de quitter le Kandhamal.

    11 ans plus tard, ils sont encore éparpillés dans diverses parties du pays. Certains sont rentrés chez eux, mais la sérénité n’est pas au rendez-vous, car le plupart des fondamentalistes hindous à l’origine des attaques sont encore en liberté et bénéficient, semble-t-il, d’une totale impunité. Selon des sources locales, sur les 3 300 dénonciations faites à la police, seuls 727 cas ont été pris en compte ; 88% des personnes accusées ont été absoutes. 

  • Chine : deux évêques ordonnés pour la première fois depuis la signature de l'accord entre la Chine et le Vatican

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Deux évêques chinois ordonnés pour la première fois depuis la signature de l’accord sino-vatican

    29/08/2019

    Deux nouvelles ordinations épiscopales, les premières depuis le 22 septembre 2018, jour de la signature de l’accord entre Pékin et le Saint-Siège, ont eu lieu les 26 et 28 août. Mgr Antoine Yao Shun, nommé évêque du diocèse de Jining, en Mongolie-Intérieure, a été ordonné dans la cathédrale Notre-Dame du Rosaire de Jining le 26 août. Mgr Stephen Xu Hongwei, nommé évêque coadjuteur du diocèse de Hanzhong, dans la province de Shannxi dans le nord de la Chine, a été ordonné le 28 août dans la cathédrale Saint-Michel de Hanzhong. Le Bureau de Presse du Saint-Siège a confirmé que ces deux ordinations ont eu lieu dans le cadre de l’accord provisoire sino-vatican, bien que le pape avait déjà nommé Mgr Yao et Mgr Xu avant la signature de l’accord.

    La première ordination d’un évêque chinois depuis l’accord signé en 2018 entre Pékin et le Saint-Siège a eu lieu le 26 août dans le diocèse de Jining, en Mongolie-Intérieure. Le père Antoine Yao Shun, âgé de 54 ans, prêtre du diocèse de Jining, a été ordonné dans la cathédrale Notre-Dame du Rosaire de Jining. La cérémonie était présidée par Mgr Paul Meng Qinglu, évêque de Hohhot, vice-président de l’Association patriotique des catholiques chinois (CCPA), et concélébrée par Mgr Matthias Du Jiang, évêque de Bameng, par Mgr Paul Meng Ningyou, évêque de Taiyuan dans la province de Shanxi, et par Mgr Joseph Li Jing, évêque de Ningxia dans la région autonome Hui du Ningxia. Une lettre de la conférence épiscopale chinoise (BCCCC) a été lue durant la cérémonie, déclarant que Mgr Yao a été élu « selon la tradition de la nomination des évêques de la Sainte Église et les règles de la BCCCC ». « Après vérification et une élection valide, nous donnons aujourd’hui notre accord. Ce candidat a été approuvé par le pape », a poursuivi la lettre.

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  • Ne pas banaliser le drame de l'avortement

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    Du Père Charles Delhez (chronique) dans la Libre (30.08), p. 41 :

    Ne banalisez pas le drame de l’avortement ! 

    « Chers amis socialistes, vous revenez encore avec votre proposition de loi qui banalise l’avortement, rendu d’ailleurs médicalement de plus en plus facile. Je reviens donc encore avec mes protestations, à titre personnel ! “L’avortement restera toujours un drame” , avait clamé Simone Veil en présentant son projet de loi qu’elle voulait dissuasive. Je crains que votre élargissement de la tolérance ne l’oublie et ne fasse d’un échec, quels qu’en soient les motifs, un droit. La dépénalisation partielle, dans les faits, a hélas permis que l’avortement devienne aussi une sorte de plan B ou de contraception, une option à côté d’autres, et non plus un problème de conscience. Si la loi n’indique plus quand un interdit est franchi, s’il n’y a plus de feu clignotant aux carrefours dangereux, cet acte apparaîtra, pour les jeunes de demain, comme une option parmi d’autres. Enseignant pendant près de dix ans en Faculté de médecine à l’UNamur, j’ai pu me rendre compte à quel point l’évolution de la législation bioéthique a banalisé ces questions chez les jeunes. … Je parle ici de la question législative et non des personnes. Je suis en effet disciple de ce prédicateur galiléen qui refusa de jeter la pierre sur une femme adultère, mais tout en reconnaissant que son acte demeurait un faux pas. Ce Jésus fut cependant capable de colère quand on touchait à des choses selon lui sacrées. Oui, la vie est sacrée et l’avortement arrête un cœur qui battait depuis des semaines, un cœur qui n’était pas celui d’un souriceau mais d’un être qui avait déjà en lui toutes les potentialités humaines. »

  • Erythrée : des chrétiens forcés de renier leur foi

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    De Vatican News :

    29.08

    La répression se poursuit contre les chrétiens d’Erythrée

    Selon les derniers témoignages recueillis par une ONG protestante, certains chrétiens arrêtés ces dernières semaines auraient été forcés de renier leur foi.

    Les intimidations se poursuivent contre les chrétiens d’Erythrée. Plusieurs vagues d’arrestations ont eu lieu dans ce pays, l’un des plus fermés du monde. Leurs conditions d’incarcération sont catastrophiques et les autorités font pression pour qu’ils renient leur foi.

    Ces derniers mois la communauté chrétienne d’Erythrée subit de nouvelles persécutions de la part du régime. Après une première vague d’arrestations au mois de juin dans la ville de Keren, la troisième du pays, une autre a eu lieu à la mi-août. Selon l’ONG protestante Portes-Ouvertes, les autorités auraient  arrêté 80 chrétiens dans le quartier de Godayef, situé non loin de l’aéroport de la capitale Asmara.

    D’après les témoignages recueillis par l’ONG, un juge leur aurait demandé d’abjurer leur foi, un ordre non négociable pour ces chrétiens qui ont assuré «vouloir suivre Jésus». Les conditions d’incarcération de ces prisonniers sont exécrables, relève aussi Portes Ouvertes. D’après son index mondial de la persécution publié cette année, l’Érythrée est le 7e pays où les chrétiens sont le plus persécutés dans le monde.

    Une dégradation des libertés préoccupante

    La répression du régime érythréen envers les différentes Églises du pays est montée d’un cran ces derniers mois, elle s’inscrit dans un contexte plus global de répression des libertés envers les minorités et les opposants. Début juillet, la nouvelle rapporteure spéciale sur les droits de l'homme de l'ONU en Érythrée, Daniela Kravetz s’était alarmé de cette répression, demandant notamment que toute personne arrêtée pour ses convictions religieuse soit libérée.

    En juin, le gouvernement avait annoncé la nationalisation de toutes les structures de santé administrées par l’Eglise catholique, soit une quarantaine de structures offrant des soins aux plus démunis. Les évêques érythréens n’avaient pas caché leur inquiétude devant une décision qualifiée d’injuste.

  • Syrie : Mhardeh, ville chrétienne, libérée des djihadistes

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    D'Alix sur tvlibertes.com :

    Syrie : la ville chrétienne de Mhardeh libérée des djihadistes (vidéo)

     

    Les cloches sonnent à nouveau à Mhardeh ! Bombardée par les terroristes basés dans la région d’Idleb depuis 2012, la ville chrétienne de Mhardeh, symbole de la résistance contre le terrorisme, a été libérée des bombardements hier. Des scènes de liesse ont envahi les rues. SOS Chrétiens d’Orient est sur place.

    À la faveur d’une offensive menée depuis quelques jours dans la région d’Idleb, au nord de la Syrie, contre le groupe djihadiste Hayat Tharir Al-Cham (HTC), la ville chrétienne de Mhardeh a été libérée. Bombardée sans répit depuis 7 années et comptabilisant plus de 160 morts, civils et militaires, cette petite ville sur la ligne de front de la poche d’Idllib, était devenue le symbole de la résistance syrienne contre le terrorisme.

    Ce vendredi, des scènes de joie ont envahi la ville : les habitants de Mhardeh se sont rassemblés dans les rues pour fêter la fin d’un épisode terrible pour ces populations chrétiennes. Une messe d’action de grâce sera célébrée ce dimanche à Mhardeh, en présence des équipes de SOS Chrétiens d’Orient.
    Depuis 2013, les Forces de la Défense Nationale de Mhardeh ont vaillamment résisté aux assauts et bombardements. Jour après jour, des tirs de roquettes et des bombes sont tombés au hasard sur ce village et les environs, terrorisant ses 20 000 habitants.

    SOS Chrétiens d’Orient est intervenue auprès des habitants de Mhardeh tout au long de leurs épreuves, leur apportant du matériel de secours médical, des équipements pour la reconstruction,  des denrées alimentaires, des colis vestimentaires et le soutien moral et spirituel indispensable.

    L’association s’associe à la joie des habitants de Mhardeh et salue leur courage et leur foi inébranlables.

    SOS Chrétiens d’Orient via l’Observatoire de la Christianophobie

  • RDC : un pouvoir politique construit sur la fraude, la trahison et le mensonge avec l’accord tacite de l’Eglise et de la Communauté internationale

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    Lu sur le site de « La Libre Afrique » : 

    Fayulu 000_1ef1py_0.jpg« L’opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, a dénoncé mardi l’omniprésence de l’ex-président Joseph Kabila dans le gouvernement de coalition annoncé mardi, sept mois après l’investiture de Félix Tshisekedi. « C’est Kabila qui a plus de 65% (des ministères) dans ce gouvernement. Et même ceux qui se disent du Cach (Cap pour le changement, coalition du président Tshisekedi), ne pourront rien faire parce qu’on leurs a mis des doublons », a-t-il déploré devant la presse.

    « C’est Kabila qui continue, c’est un affront au peuple congolais (…) Donc, nous devons refaire la lutte pour chasser Kabila. Mais, Kabila partira et je vous le dit », a-t-il affirmé à l’issue d’une convention de son regroupement politique, « Dynamique de l’opposition ».

    Fayulu revendique la victoire à l’élection présidentielle du 30 décembre et accuse MM. Kabila et Tshisekedi d’avoir « fabriqué » des résultats à ses dépens avec la complicité de la Commission électorale et de la Cour constitutionnelle.

    Son regroupement politique a d’ailleurs décidé de s’appeler « Dynamique pour la vérité des urnes (DVU) », estimant que le président Tshisekedi a été illégalement installé par l’ex-président Kabila, après ce « hold-up électoral ».

    Le Premier ministre a présenté lundi un gouvernement de coalition Tshisekedi-Kabila. La majorité des 66 ministères reviennent à des partisans de Joseph Kabila (Justice, Défense, Finances, Mines). Certains ministères sont doublonnés (Affaires étrangères et Coopération internationale).

    Les partisans de M. Fayulu ont appelé à l’organisation de manifestations populaires comme au Soudan et en Algérie, en vue de « réhabiliter le choix du peuple qui avait voté à plus de 62%, le président élu Martin Fayulu ».

    Les Etats-unis et la puissante Eglise catholique ont salué l’avènement de ce gouvernement ».​

    Ref. RDC: « C’est Kabila qui continue, c’est un affront », tempête Fayulu

    En 1960, les Congolais se posaient déjà la question de savoir si l’indépendance et la démocratie étaient un homme ou une femme. Y voient-ils beaucoup plus clair près de soixante ans plus tard ?

    La première visite officielle du Président Tshisekedi en Belgique est prévue du 17 au 20 septembre prochains.

    JPSC

  • Migrations : éviter de tout confondre

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    De Pierre de Lauzun sur son blog :

    Christianisme et migration : la grande illusion (via Liberté Politique) :

    11 août 2019

    Christianisme et migration : la grande illusion

    Les migrations en cours sont un phénomène majeur et sans précédent qui mérite un examen réfléchi. On sait que l’Eglise a pris des positions parfois extrêmement offensives sur le sujet, et notamment le pape François. C’est même le point sur lequel il diverge le plus fortement par rapport au sentiment spontané de nombreux fidèles, au point de donner l’impression d’un véritable dialogue de sourds. 

    Notamment du côté officiel, même si le pape nuance à l’occasion. On y martèle un supposé devoir évangélique absolu et sans réplique d’accueillir et d’intégrer toutes les personnes qui se présentent, et on ne tient aucun compte des soucis et objections. On cherche même à les disqualifier en mettant leurs réactions exclusivement sous le compte de l’individualisme, de la peur et de l’égoïsme, comme vient encore le faire le pape dans son dernier message sur les migrants. Sans donc répondre aux soucis qui sont à la base, autrement plus substantiels.

    Au vu des données disponibles, il paraît pourtant que la position actuellement dominante dans l’Eglise ne repose pas sur une analyse compréhensive et objective de la réalité. Confondant le migrant économique avec le réfugié, elle privilégie un seul facteur : le besoin du migrant - une fois qu’il a migré ou est en train de le faire. On en déduit alors ce qui malgré les dénégations est un droit à l’immigration illimitée et à l’égalité de droit entre migrants et citoyens du pays d’accueil. Certes le pape François admet (dans ses commentaires oraux) une limite : la capacité économique du pays d’accueil. Mais il est clair que celle-ci est compatible avec des migrations de grande ampleur. Or le goulot d’étranglement, le risque majeur de la migration, n’est pas d’abord là, mais dans la disruption profonde des équilibres socio-politiques et culturels du pays d’accueil. Plus que ses prédécesseurs, le pape donne l’impression de sous-estimer ce facteur, comme il paraît sous-estimer les problèmes considérables posés par l’Islam, essentiels dans le cas de l’immigration en Europe. Comme il paraît négliger par ailleurs le très grave effet de saignée des pays d’origine que signifie la migration.

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  • "Toute maternité de substitution est de l’exploitation"

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    Lu sur ce blog féministe (Tradfem) :

    Toute maternité de substitution est de l’exploitation — le monde devrait se rallier à l’interdiction adoptée en Suède.

    Aucun pays n’autorise la vente d’êtres humains, alors pourquoi la maternité de substitution est-elle encore légale ? Même quand elle est « altruiste », la société en paie le prix.

    Il est évident depuis un certain temps que quelque chose ne va pas avec la maternité de substitution. Depuis les débuts de cette industrie commerciale à la fin des années 1970, elle est truffée de scandales et de cas d’exploitation et de violences. De l’infâme affaire « Baby M » — dans laquelle la mère a changé d’avis et a été contrainte, en pleurs, à se départir de son bébé — au milliardaire japonais qui a commandé 16 enfants dans différentes cliniques thaïlandaises, on assiste à une marchandisation totale de la vie humaine : cliquez, choisissez la race et la couleur des yeux, payez, puis faites-vous livrer votre enfant.

    Il y a aussi le cas récent de la mère porteuse étatsunienne qui est décédée ; ou encore les futurs parents qui ont refusé d’accepter un enfant handicapé et ont essayé de faire avorter la mère porteuse ; sans parler des usines à bébés omniprésentes en Asie.

    Cette semaine, la Suède a pris fermement position contre la maternité de substitution. L’enquête gouvernementale à ce sujet a publié ses conclusions, que le Parlement devrait approuver plus tard cette année. Il s’agit notamment d’interdire toute maternité de substitution, qu’elle soit commerciale ou altruiste, et de prendre des mesures pour empêcher les citoyens de fréquenter dans ce but des cliniques situées à l’étranger.

    Il s’agit d’une décision révolutionnaire, un véritable pas en avant pour le mouvement des femmes. Initialement divisées sur la question, lcelles-ci ont progressivement fait front commun et mieux ciblé cet enjeu. Au début du mois de février (2016), des militantes féministes et des droits de la personne du monde entier se sont réunies à Paris pour signer une Charte pour l’abolition universelle de la maternité de substitution, et le Parlement européen a également demandé à ses États de l’interdire.

    Les principales objections au rapport de l’enquête suédoise viennent d’hommes voulant devenir pères, qui affirment que si une femme veut devenir mère porteuse, il est certainement erroné de l’en empêcher. Par contre, il est révélateur de constater que très peu de femmes se désolent de cette occasion manquée. Il est clair qu’au bout du compte, c’est la demande masculine qui alimente cette industrie.

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  • Croisades, inquisition, guerres de religion colonisation, sexe, argent... : 15 historiens répondent au procès de l'Eglise

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    Du site "Place des Libraires" :

     
    L'Eglise en procès ; la réponse des historiens
     

    Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ? L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s'opposaient aux découvertes scientifiques ? L'Église du xixe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ? Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l'Église catholique. Les réponses données ici par quinze historiens visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme. Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette fresque alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni oeillères.