Sur Liberté Politique, Philippe Oswald envisage les scenarios possibles auxquels on pourrait assister en Syrie dans les temps à venir :
Les trains de sanctions contre le régime de Bachar El-Assad se succèdent : on en est au quinzième décrété par l’Union européenne ! Mais rien n’y fait : la Syrie s’enfonce dans la guerre civile et confessionnelle. Et la contagion s’étend au Liban.
Les nouvelles sanctions contre le régime syrien adoptées le 14 mai par les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont coïncidé avec les journées les plus meurtrières qu’ait connues la Syrie : ce même jour, 23 soldats des troupes régulières ont trouvé la mort dans des combats contre des rebelles. La veille, on dénombrait 45 morts (civils et militaires) dans l’ensemble du pays et encore une douzaine de morts civils le lendemain, 15 mai. En près de 15 mois, cette guerre civile aurait fait quelque 12 000 morts.
Les affrontements entre pro et anti-régime ont gagné le nord du Liban tuant 5 personnes et en blessant 47 autres les 12, 13 et 14 mai à Tripoli. D'un côté, les sunnites adversaires du régime syrien, de l'autre, des alaouites et sympathisants de Bachar el-Assad. Le Liban est devenu un des principaux lieux de passage clandestin d’armes et de combattants en soutien de la rébellion. Le risque majeur qu’encourt à présent le Pays du Cèdre est que ces confrontations gagnent l’armée libanaise où se côtoient sunnites, chrétiens et chiites du Hezbollah, alliés de Damas et de Téhéran. Une internationalisation du conflit plus large encore se profile, comme en témoigne la dénonciation du Kosovo comme terrain d’entraînement de l’opposition armée syrienne par l'ambassadeur russe auprès de l'ONU le 14 mai.
Que va-t-il se passer en Syrie dans les mois à venir ? La fin de Bachar El-Assad paraît inéluctable à plus ou moins long terme. Mais on ne prend pas de risque à faire ce genre de « prédiction », il suffit d’attendre qu’elle se réalise…un jour ! Selon Georges Malbrunot (Le Figaro du 9 mai), trois scénarios sont généralement envisagés par les chancelleries :
Laïcité, neutralité, démocratie, pluralisme ont-ils le même sens dans l’Occident sécularisé et l’Orient islamisé ? Comment l’Islam comprend-il les notions de majorité et de minorité inhérentes à tout système démocratique ? A quelles conditions un Etat confessionnel peut-il être pluraliste ? Qu’est-ce que la dhimmitude ? Atatürk a-t-il réussi à imposer le modèle européen à la Turquie ? Que représentent exactement des défenseurs sécularisés des droits de l’homme dans le monde musulman ? La démocratie ne sert-elle pas finalement l’islamisme ?
bâtiment central de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7. Accueil et parcours fléché à partir de la grande entrée. Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h30. P.A.F : 10 € (à régler sur place).
Méfiez vous des termes de « santé reproductive » et de « planning familial » (Friday fax)