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Politique - Page 691

  • Présidentielles françaises : la gauche laïcarde fidèle à elle-même

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    De Jean-Marie Guénois, directeur adjoint du Figaro,  sur son blog, le 27 janvier :

    « Le réchauffement du climat entre l'Etat et les religions qui a objectivement dominé ce quinquennat [de Sarkozy, ndlr] et qui était palpable, mercredi 25 janvier, lors des vœux du président de la République aux religions, promoteur d'une « laïcité positive », risque de se transformer si François Hollande était élu à cette responsabilité.(…)

    A ce moment là de la semaine, les débats étaient focalisés sur la proposition de François Hollande de « constitutionnaliser » la loi de 1905, ce qui aurait eu pour conséquence d'en finir avec le statut particulier de l'Alsace- Moselle (voir ici le commentaire d'Emile Poulat). Il s'est rétracté depuis sur ce point ce qui déçoit fortement ma consoeur Caroline Fourest dans sa très intéressante chronique « sans détour » publiée dans le Monde du 28 janvier, représentative d'un certain courant d'opinion.

    Mais le problème est encore plus large. Claude Baty, président de la Fédération Protestante de France (…) a parfaitement résumé, ce même mercredi au même endroit, la préoccupation des religions : « « ma crainte, ce n'est pas tant l'Alsace car cette question là n'est pas raisonnable mais plutôt l'idée qui est véhiculée. Elle consiste à faire de la séparation de la loi de 1905, une séparation sociétale où l'on va dorénavant séparer la société des religions. Ce n'est plus de la laïcité, ce n'est plus de l'égalité, on n'est plus dans la constitution : on est dans une forme de laïcisme exacerbé ».

    Sans compter - et c'est pour cela que je pense que les religions vont devoir sortir du bois dans les mois qui viennent même si elles ne le veulent pas - que François Hollande annonce sans détour pour le coup le mariage homosexuel et l'euthanasie (voir sur le lien propositions 21 et 31 du programme) ... Ajouté au « laïcisme exacerbé » ressenti par le modéré Claude Baty, le cocktail est parfait pour se mettre à dos les religions, en tant que telles (…) » . Avis de gros temps politique pour les religions

     Il est vrai que les Français sont « en retard ». Dans notre petite terre d’héroïsme tout cela est déjà fait, depuis le début de ce siècle, par ce que l’on appelait autrefois « les gauches » anticléricales

     

  • Espagne : le gouvernement veut restreindre la pratique de l'avortement

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    Jeanne Smits fait écho à la volonté du nouveau gouvernement espagnol de revenir sur la loi de 2010 qui autorisait les mineures à recourir à l'avortement sans autorisation parentale :

    "Ce serait une première : un pays européen occidental qui imposerait des restrictions sur une loi d'avortement en vigueur, et même très récemment adoptée. Le Partido Popular de Mariano Rajoy étant élu depuis quelques mois à peine, le nouveau ministre de la Justice a annoncé que son gouvernement allait revenir sur la dispense d'autorisation parentale d'avorter pour les 16-18 ans mise en place par la loi entrée en vigueur en juillet 2010. Ses déclarations ont été largement répercutées dans le monde, y compris en France, et la plupart du temps comme une intolérable atteinte au droit des femmes. ... "

    Lire la suite ici : leblogdejeannesmits.blogspot.com

  • La Hongrie face aux critiques de sa nouvelle législation sur la famille

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    C-Fam.jpgPar Susan Yoshihara, Ph.D.

    New York, 27 janvier (C-FAM) La Hongrie a promulgué une loi protégeant la famille traditionnelle, ce faisant elle a défié les critiques de sa nouvelle constitution, qui réprouvaient le fait que celle-ci mettrait un frein à l’avortement et l’homosexualité.

    La nouvelle législation dispose que la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, qui a pour objet d’élever des enfants, est une « communauté autonome… établie avant l’émergence du droit et de l’Etat » et que l’Etat se doit de la respecter pour une question de survie nationale. Elle dispose « La vie embryonnaire et fœtale a droit à protection et respect à partir de la conception » et que l’Etat devrait promouvoir l’éducation des enfants dans « le milieu domestique ». Elle oblige les média à respecter le mariage et l’éducation des parents, et assigne aux parents plutôt qu’à l’Etat la responsabilité première de protéger les droits de l’enfant. La loi énumère les responsabilités des mineurs, qui incluent le respect et le soin de leurs parents âgés.

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  • Laurette Onkelinx ne débattra pas avec Mgr Léonard

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    Lu sur le site du « Vif » » ce matin :

    « Le cabinet de la vice-Première ministre Laurette Onkelinx (PS) a indiqué qu'elle ne pourrait participer au débat organisé à la Foire du Livre le 4 mars prochain, en présence de Monseigneur André-Joseph Léonard. La ministre des Affaires sociales sera en effet en conclave budgétaire ce jour-là.

    Les Médias Catholiques avaient pris l'initiative de cette rencontre après la polémique qui avait opposé la ministre et le primat de Belgique début janvier.

    Laurette Onkelinx avait déclaré que
    "les croyants de notre pays mériteraient d'avoir un autre représentant" après que l'archevêque de Malines-Bruxelles s'en soit pris au Parlement qui, selon lui, "s'attribue le droit de décider par vote majoritaire du sens de la sexualité".  Le cabinet ministériel a précisé que la vice-Première ministre avait dû décliner l'invitation la semaine passée. "Le conclave budgétaire ne le permet pas." Le cabinet de Mme Onkelinx a ajouté qu'elle reste ouverte au dialogue mais redoute "une opération marketing derrière cette proposition de débat".

    "Mme Onkelinx a déjà participé à ce type de discussions et elle reste ouverte à toute proposition mais nous pensons que la Foire du Livre n'est peut-être pas le lieu le plus approprié pour ce genre de débat", a indiqué le cabinet.

    Les Médias Catholiques prennent acte de la réponse de Laurette Onkelinx. Thierry Graulich, responsable de la communication, a précisé que les Médias Catholiques avaient pris contact avec le PS afin d'inviter une autre personnalité » Laurette Onkelinx ne débattra pas avec Mgr Léonard

     La vice-première ministre déclare « forfait » devant super Léo. On appréciera la qualité de ses « arguments »

  • Les catholiques de Bosnie-Herzégovine discriminés

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    Zenit.org : Bosnie-Herzégovine: La discrimination des catholiques, par le card. Puljic

    "L'archevêque de Sarajevo évoque les difficultés de l'après-guerre

    En Bosnie-Herzégovine, l’Eglise catholique ne représente plus aujourd’hui que 10% de la population. Face à l’islamisation croissante du pays, divisé en deux entités politiques distinctes depuis la fin du conflit yougoslave en 1995, les catholiques, discriminés, se sentent trahis par le gouvernement et par la communauté internationale, estime le cardinal Puljic, dans un entretien téléphonique avec l’Aide à l’Eglise en Détresse.

    S’il affirme travailler en bonne entente avec le Grand mufti et avec les autres responsables religieux, l’archevêque de Sarajevo, le cardinal Vinko Puljic, avertit que la solution est d’abord politique. Il faut créer, dit-il, « une entité politique unique, qui garantisse l’égalité des droits et assure le respect de la liberté religieuse »

    « Nous, catholiques, nous voulons continuer à espérer dans l’avenir et à travailler pour créer un climat de confiance, de réconciliation et de tolérance », déclare le cardinal Puljic qui raconte les conditions de vie difficiles des catholiques en Bosnie-et-Herzégovine, parce que « systématiquement discriminés ».

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  • Europe : vote d'une résolution favorable au respect de la vie

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    C'est Jeanne Smits, sur son blog, qui nous en informe :

    "Euthanasie : victoire sur la culture de mort à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe

    ...l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a voté mercredi soir une résolution visant à « protéger les droits humains et la dignité de la personne en tenant compte des souhaits précédemment exprimés par les patient » – en clair, il s’agit de promouvoir les testaments de fin de vie ou les directives pour la fin de vie. Grâce au travail intensif d’élus chrétiens, le texte définitif affirme : « L’euthanasie, dans le sens de l'usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite. »

    A cette belle victoire s'ajoute l'adoption de deux amendements présentés par Luca Volontè (président de groupe du PPE) Timothy Boswell (GDE) et d'autres membres de ces deux formations conservatrices, qui ont bataillé pour faire adopter ce principe : « En cas de doute, la décision doit toujours viser à préserver la vie de l’intéressé et à en prolonger la vie. »

    « L'an dernier, nous avons obtenu une grande victoire en réaffirmant le droit à l'objection de conscience, aujourd'hui nous reconfirmons les valeurs humaines et chrétiennes. Aujourd'hui nous avons une nouvelle fois mené une bonne bataille et nous l'avons gagnée, grâce à Dieu, face à une véritable tyrannie idéologique de la mort. Les socialistes, la gauche et une partie des libéraux ont perdu une bataille fondamentale, désormais l'euthanasie est totalement bannie de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe », rapporte mon correspondant, citant Luca Volontè.

    Addendum : Le texte de la résolution est en ligne ici.

    © leblogdejeannesmits.

  • Le débat Léonard-Onkelinx aura-t-il lieu ?

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    Les "Médias catholiques" ont pris l'initiative d'inviter Monseigneur Léonard et la vice-première Onkelinx à un débat lors de la Foire du Livre, en mars prochain. L'archevêque de Malines-Bruxelles a déjà accepté l'invitation; reste à savoir ce que va faire celle qui a tenu les propos que l'on sait à l'égard du primat de Belgique. Ce "débat sera animé par Jean-Jacques Durré, Directeur de la Rédaction, des Médias Catholiques, auxquels se joindront Christian Laporte, journaliste à La Libre Belgique, et Ricardo Gutiérrez, journaliste au Soir", annoncent les Médias catholiques. A suivre...

  • Mario Monti : la foi ne peut être réduite à une niche intime personnelle

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     Le nouveau président du gouvernement italien Mario Monti s’est rendu en  visite officielle chez Benoît XVI samedi 14 janvier. Répondant, le 18 janvier, aux questions de Radio Vatican et de   L’Osservatore Romano  , le président Monti s’est livré à une analyse précise des relations possibles entre Église et État, ainsi qu’à une évaluation éthique de la crise. Ses propos vont au-delà d’une simple évaluation de la situation italienne 

     « La relation entre les États et l’Église peut être considérée comme un pont, une ouverture qui abat les murs des égoïsmes nationaux, en affirmant le sens d’une appartenance qui signifie respect, responsabilité et solidarité », a-t-il tout d’abord déclaré (…) La crise est pour lui « de plus en plus une crise sociale ». Chacun doit s’interroger, selon Mario Monti, sur la manière de « mettre un terme au temps de la pauvreté, caractérisé par les exclusions, la perte d’espérance, la dénatalité, la désagrégation de la communauté, de la famille, des réalités associatives, tout en s’interrogeant sérieusement sur ce qu’est la véritable richesse » (…)

    À la question « Que signifie être crédible ? », Mario Monti répond : « Avant tout prendre en compte le bien commun face aux intérêts particuliers ». « Le sens de l’État, poursuit-il, se mesure à la volonté et au souci de cohérence de chacun pour traduire la conscience démocratique en règle de vie, exigeante pour soi-même et solidaire de tous » (…)

     S’appuyant sur l’expression utilisée par Benoît XVI peu après son élection (« Ne pas fuir, par peur, devant les loups »), le président du Conseil italien pense que « dans la tempête, nous devons cultiver, avec sagesse et patience, l’espérance ». Face à la crise, « les citoyens et les institutions ne doivent pas s’enfuir comme devant les loups, mais rester solidement unis ».

    Évoquant le rôle possible de la foi dans l’action publique, il confie : « La foi ne peut être réduite à une niche intime et personnelle. Au contraire, tout en respectant la nécessaire autonomie du politique, la foi ne peut pas être, comme le dit Joseph Ratzinger, “un simple corollaire théorique à une certaine vision du monde” ».

    Pour ce qui concerne la formation, l’intégration, la responsabilité civile et morale, la contribution de l’Église est, aux yeux de Mario Monti, « vraiment précieuse ». Il voit enfin dans « les mains du pape, des mains fortes, qui soutiennent les poids portés par beaucoup ».

     L’article complet dans « La Croix », sous la signature de Frédéric Mounier : Selon Mario Monti, « la foi ne peut être réduite à une niche intime et personnelle  Pourrait-on imaginer un tel propos dans la bouche d’un ministre du gouvernement belge ?

  • "Tyrannie majoritaire", la curieuse logique d'un député européen

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    Un passage amusant dans une interview de Louis Michel, dans "La Libre Belgique" de ce jour:

    Question de la journaliste: "Quel est le danger si on laisse Viktor Orban abuser de sa large majorité ?"

    Réponse: "Le danger c'est d'aboutir à la tyrannie majoritaire. Une majorité, même large, n'a pas le droit d'imposer tout et n'importe quoi." Etc…

    Quand Mgr Léonard s'inquiète des abus de la démocratie parlementaire, les médias et les politiques s'enflamment. Dans ce cas-ci, bien sûr, personne ne dira que le MR mérite mieux que Louis Michel comme député européen !

    Plus loin, le même député s'indigne parce qu'il est question d'introduire le paramètre des deux tiers dans la Constitution hongroise. Un paramètre qui existe pourtant depuis bien longtemps en Belgique…

  • En France : une Entente parlementaire pour le droit de l'enfant à un père et une mère

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    "Elle.fr, LePoint.fr, Europe1.fr, Liberation.fr, LeMonde.fr… Tous ces confrères évoquaient ce lundi la réactivation de l’« Entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère » par le député UMP de Saône-et-Loire Jean-Marc Nesme et le sénateur UMP d’Ille-et-Vilaine Dominique de Legge, après que l’AFP et Reuters se soient décidés à le faire en fin d’après-midi. Les lecteurs de Nouvelles de France le savent, eux, depuis trois jours. Trois jours qu’ils ont connaissance de la liste des 82 élus (pour l’instant) signataires, donc des noms de ceux qui n’ont pas encore franchi le pas. Ils seraient déjà nombreux, me dit-on, à les avoir interpellés…"

    source : Nouvelles de France

  • Hongrie, l’Eglise et la nouvelle constitution

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    Entrevue à Radio Vatican avec l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Ersztergom – Budapest Monseigneur János Székely. (Alessandro Speciale – Vatican Insider)

    La nouvelle constitution Hongroise a étonné et suscité de vives réactions  des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union Européenne. La constitution limiterait la liberté d’expression et de culte ainsi que l’autonomie de la Banque Centrale. Elle a cependant un défenseur : l’Eglise catholique.

    Interrogé par radio Vatican, l’évêque auxiliaire Monseigneur János Székely explique les attaques de Bruxelles et d’une grande partie de l’opinion publique européennes en raison de la défense de la vie, du mariage et de la famille, concepts affirmés dans la nouvelle Charte.

    « La nouvelle constitution Hongroise approuvée en 2011, débute par le nom de Dieu et dans son préambule affirme que la vie humaine doit être défendue dès le début de sa conception, elle déclare que la Hongrie défend l’institution de la famille qui est une alliance de vie entre un homme et une femme. La constitution précise en outre que la famille est la base de la survie de l’humanité, elle précise aussi que le coût de l’éducation des enfants doit être pris en compte dans l'imposition. » « Il est clair, a-t-il ajouté, que ces affirmations des valeurs fondamentales ne plaisent pas à beaucoup d’intellectuels européens, stimulent même leurs attaques. » Mais, malgré la nouvelle Charte, l’avortement reste légal en Hongrie.

    Il y a par ailleurs l’hostilité du monde financier international qui selon Monseigneur Székely serait dû à la taxe transitoire supplémentaire aux Banques résultat de la crise économique.  Cette décision préoccupe le monde de la finance.

    Pour le prélat : « certes dans le texte original de la loi il y avait quelques mesures exagérées » mais celles-ci « ont été corrigées et effacées » du texte suivant les suggestions de la Cours Constitutionnelle Hongroise et de quelques organismes européens.  Les critiques concernant la limitation des « confessions religieuses reconnues » et les restrictions sur la liberté de culte sont aussi infondées. Pour l’auxiliaire de Budapest, la nouvelle loi  ne reconnaît pas les Eglises dont le seul but est de profiter des subsides de l’état.

    En octobre dernier sur le quotidien Espagnol « La Razon », l’Archevêque de Budapest et président des Evêques Européens Cardinal Peter Erdo a déclaré que la nouvelle constitution « veut respecter certaines valeurs que l’Eglise défend » mais « a des imperfections parce que faite hâtivement ».

    (Merci à B.T. pour sa traduction.)