"Une « martyre de la foi » c’est le titre que la communauté catholique de Faisalabad, au Pakistan, a déjà conféré spontanément à une jeune fille tuée le 27 novembre : Mariah Manista, une « Maria Goretti » qui a refusé de renier le Christ.
Son histoire tragique est rapportée à Rome notamment par l’agence vaticane Fides. La mission du Saint-Siège à l’ONU lui rend hommage sur son site en ligne.
Mariah Manista était une jeune catholique de 18 ans, des environs de Faisalabad, tuée le 27 novembre par un musulman de 28 ans, Arif Gujjar, toxicomane, et fils d’un riche propriétaire terrien, précise AsiaNews.
Il voulait l’épouser et il l'a enlevée alors qu’elle allait puiser de l’eau avec sa mère, Razia Bibi, en les menaçant d’un pistolet. Comme elle refusait ses avances, il l’a tiré sur elle puis il a caché le corps, retrouvé plus tard par le père de la jeune fille, Mansha Masih, selon la même source.
Le P. Zafal Iqbal, curé de Khushpur, où vit la famille de la jeune Mariah, confirme à Fides que « la jeune fille a résisté », qu’« elle n'a pas voulu se convertir à l'islam », refusant « d’épouser l'homme qui, pour cette raison, l'a tuée : il s'agit d'une martyre ».
Le cas a été porté par le P. Iqbal devant la Commission Justice et Paix et devant l'évêque de Faisalabad, Mgr Joseph Cutts.
« Le coupable a été arrêté et la police mène l'enquête. Espérons que la justice soit rendue alors que la communauté est triste et déconcertée » remarque le P. Iqbal.
Un autre cas de persécution anti-chrétienne dans le Pendjab, est celui de Rehmat Masih, catholique de 72 ans, de Faisalabad, libéré voici une semaine, après deux ans de réclusion et de souffrances effroyables, conséquences d’une fausse accusation de blasphème, déplore Fides.
Parmi d’autres cas, « Eglises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris, dénonce celui d’Akram Masih, un catholique militant contre les expropriations des chrétiens par les propriétaires terriens musulmans, abattu dans le district d’Okara, au Pendjab, dans la nuit du 23 au 24 novembre.
Shahbaz Masih, un jeune chrétien a été tué par des musulmans à Kasur. Son père, Javed Masih, vient de parvenir déposer une plainte officielle (First Information Report) et maintenant, il demande à ce que justice soit faite, toujours selon Fides.Fides explique aussi que, par nécessité économique, les familles chrétiennes les plus pauvres envoient souvent leurs enfants mineurs travailler comme domestiques auprès de familles musulmanes. Là, les jeunes subissent des abus et des mauvais traitements comme cela est arrivé à Rebecca Bibi (pseudonyme), 12 ans, de Lahore, qui est revenue chez elle couverte d’ecchymoses et de blessures. Ces proches l’ont emmenée à l’hôpital et ils ont porté plainte, la fillette ayant perdu un œil. Le pasteur Gill déclare à Fides : « Au Pendjab, la situation des chrétiens est critique : ils sont victimes d’abus de la part des puissants et n’obtiennent pas justice vue la faiblesse du système légal qui constitue un grave problème ».
Sonia Bibi, chrétienne âgée de 20 ans, de Kasur, également, a été violée par un groupe de jeunes musulmans.
« Des cas comme celui-ci arrivent chaque jour au Pendjab » confirme à Fides le P. Khalid Rashid Asi, vicaire général du diocèse de Faisalabad, qui ajoute : « C’est très triste. Les chrétiens, souvent de jeunes femmes, sont des victimes sans défense »."
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Pakistan : le martyre des chrétiens ne connaît pas de répit
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Chrétiens d'Orient : le pire serait-il à venir ?
Les perspectives semblent peu réjouissantes pour les chrétiens d'Orient. "L'Orient - Le jour" s'en fait l'écho:
Des religieux prédisent "un avenir noir" et même affirment craindre un "génocide" des chrétiens.
La poussée islamiste dans le monde arabe est un facteur d'inquiétude pour les chrétiens d'Orient et leurs soutiens occidentaux sont partagés entre le désir de les défendre ouvertement et celui d'éviter de les singulariser.
La difficulté de prévoir l'issue de la phase transitoire actuelle a été soulignée au long d'un colloque, organisé jeudi et vendredi par le Centre culturel français de Rome.
En Egypte, en Tunisie, en Libye, au Maroc, en Syrie, au Yémen et en Irak, l'islamisme est en progression, et les menaces salafistes incitent des chrétiens à émigrer.
Dans l'assistance, des religieux, notamment libanais, ont pris la parole pour prédire "un avenir noir" et, même craindre, pour l'un d'entre eux, un "génocide" des chrétiens.
Alors que 30 000 à 40 000 coptes ont déjà quitté l’Égypte depuis mars, tous les intervenants ont souligné que le départ des chrétiens sert la cause des islamistes, et appauvrit "la diversité" de la région.Lire la suite ici : http://www.lorientlejour.com/
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Pakistan : 95 % des accusations de blasphème sont fausses »
par Aide à l'Église en Détresse - Canada, jeudi 1 décembre 2011, 18:26
Au Pakistan, 95 % des accusations de blasphème contre le prophète Mahomet ou le Coran sont fausses, selon ce qu’a déclaré un avocat musulman à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « Aide à l’Église en Détresse ».
Par Eva-Maria Kolmann (AED International)
Adaptation Marie-Claude Lalonde (AED) Canada
Cet avocat musulman est obligé de demeurer dans l’anonymat pour des raisons de sécurité. Dans la plupart des cas, la loi contre le blasphème est utilisée abusivement pour se venger de quelqu’un ou pour lui nuire. Presque toutes les accusations seraient portées contre des personnes pauvres, qui ne bénéficient « d’aucun statut social » et ne peuvent donc pas se défendre.
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Italie : de quel bois se chauffe le gouvernement ?
On a donc pris acte que le gouvernement italien de Monti était constitué, majoritairement de ministres catholiques. Certains célèbrent ainsi l'ouverture de "la saison de l'espoir" (Avvenire) et Radio Vatican y réserve un large écho à propos de la parution d'un ouvrage de Diotallevi intitulé : "La dernière chance. Pour une nouvelle génération de catholiques en politique".
Sandro Magister, sur son blog, se montre beaucoup plus circonspect. Voici la traduction de sa note effectuée par notre amie de Benoit-et-moi sur cette page que l'on consultera avec intérêt : Les catholiques adultes du gouvernement Monti
"Parmi les catholiques qui se sont réunis à Todi le 17 Octobre, l'appel du cardinal Angelo Bagnasco à ne pas exclure de l'engagement politique les principes fondateurs du «vivre ensemble» - début et fin de la vie humaine, la famille, la liberté religieuse et l'éducation - a glissé comme l'eau sur le marbre.
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Chrétiens en politique
Nous avons rendu compte ici Les catholiques et la vie politique : un lunch-débat animé par le chanoine Eric de Beukelaer à l’Université de Liège du débat organisé à l’Université de Liège sur « les catholiques et la vie politique » par l’Union des étudiants catholiques de Liège, avec le concours du chanoine Eric de Beukelaer.
Sur un autre registre, l’agence interdiocésaine « Cathobel » se fait l’écho aujourd’hui d’un texte de l’évêque de Liège, Mgr Aloys Jousten, paru dans la revue mensuelle « Eglise de Liège » de décembre.
Ce texte épiscopal invite les « chrétiens, qui en ont le don et les capacités » à « s’engager avec tous les hommes de bonne volonté non seulement dans l’action associative et syndicale, mais également dans l’action politique, afin de réagir contre l’individualisme ambiant » « Stéphane Hessel, observe l’évêque, a invité les “indignés” à manifester contre le système socio-économique ; aujourd’hui il les appelle à l’engagement. Car l’indignation, bien que compréhensible, ne suffit pas, et la résignation ne change rien. Il faut regarder l’avenir avec courage et imagination ». Cependant, précise Mgr Jousten, « l’évangile, pas plus que la foi chrétienne, n’est une doctrine politique, mais il n’est pas neutre par rapport à la politique ; il offre aux chrétiens un éclairage et des priorités dont, en mai dernier, Enzo Bianchi a parlé à Bruxelles. »
Stéphane Hessel est une personnalité socialiste d’origine allemande mais naturalisé français, ancien résistant et militant des droits de l’homme, défenseur de la cause palestinienne et chantre nonagénaire du mouvement des indignés. Enzo Bianchi, prieur du monastère de Bose (dans le Piémont), est notamment connu pour son interprétation radicale du concile Vatican II. Il est le co-auteur d’une célèbre histoire de ce concile privilégiant une rupture et de nouveaux commencements peu en phase avec l’herméneutique de la continuité défendue par le Saint-Père Benoît XVI.
L’article complet se trouve ici : Chrétiens en politique
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Les catholiques et la vie politique : un lunch-débat animé par le chanoine Eric de Beukelaer à l’Université de Liège
L’Union des étudiants catholiques de Liège et le Groupe éthique sociale, avec le concours du forum de conférences Calpurnia, ont lancé à l’Université de Liège (Place du 20 août, 7) un cycle de huit lunch-débats sur le thème « neutralité ou pluralisme » réunissant, entre autres, plusieurs figures du monde académique, politique et social.
C’est le chanoine Eric de Beukelaer, doyen de Liège- rive gauche et administrateur de l’Union qui a ouvert la série, le 23 novembre dernier, sur un thème qui fit aussi l’objet de son récent « Credo politique » (paru aux éditions Fidélité) : les catholiques et la vie politique.
Son exposé, s’inspirant des réflexions personnelles qui ont nourri son livre, n’avait rien d’une théorie politique selon l’Evangile. On peut en dégager quelques traits :
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Egypte, Maroc, Libye, Tunisie... : des révolutions et beaucoup d'illusions ?
Depuis les premières manifestations qui ont éclaté en Egypte, en Tunisie et à travers tout le Magreb, nos médias et nos oracles bien-pensants (ô BHL!) se sont esbaudis, criant au miracle de ces foules aspirant à la démocratie, à la liberté, au Progrès inéluctable. Nous sommes même volés au secours de la Révolution en difficulté en Libye et nous nous sommes réjouis au spectacle de la chute de tous ces despotes, accueillis hier dans nos capitales avec moult égards et universellement décriés aujourd'hui.
Faut-il vraiment se réjouir devant ce "printemps" des peuples arabes? L'avenir est-il vraiment à la démocratie? L'état d'esprit de ces populations les porte-t-il vraiment à jouer le jeu du parlementarisme et de la transparence politique? Ce que l'on peut dire aujourd'hui, c'est que les premières élections organisées conduisent au pouvoir les Frères musulmans en Egypte et ce qu'on appelle euphémistiquement les "Islamistes modérés" au Magreb. Et demain que se passera-t-il en Syrie, alors que les minorités chrétiennes tremblent à l'idée que leur protecteur, Bachir al-Assad, pourrait être renversé par ceux que nos médias considèrent comme des champions des droits de l'homme?
Je crains bien que nous ne projetions sur ce qui se passe dans ces pays des visions illusoires qui ne coïncident absolument pas avec la réalité des faits. Quand le chef du parti "islamiste modéré" au Maroc revendique la "liberté" pour les femmes de porter le voile, je ne suis pas sûr que nous soyions vraiment sur la même longueur d'ondes. Ce que nous voyons aujourd'hui dans l'un de nos prétoires à l'occasion d'un crime d'honneur dont une jeune femme a été victime alors qu'elle refusait d'être mariée contre son gré n'est-il pas monnaie courante dans ces pays et cela changera-t-il vraiment grâce à ce "printemps des peuples"? Lorsqu'on parle de faire de la charia le socle des constitutions nouvelles, peut-on claironner pour célébrer l'avènement de la démocratie?
Cela fait penser au "printemps des peuples" européens de 1848, salué par les esprits romantiques de l'époque, qui a conduit au triomphe de Bismarck en Allemagne, de Napoléon III en France et de divers gouvernements autoritaires dans les autres pays, le tout se terminant de la façon que l'on sait, en 1914.
Il reste à espérer que nos portes seront ouvertes demain pour accueillir ceux qui, appartenant à des minorités menacées - chrétiennes, par exemple - viendront chercher refuge chez nous...
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Le n°1506 de l'Homme Nouveau
Au sommaire du numéro 1506 daté du 3 décembre 2011 :
Dossier
Entretien avec Jean Sévillia
Des erreurs historiques remises à l'endroit.
Evénement
Africæ munus
Rendre présente la compassion du Christ.
Actualités
Castellucci : La réalité en huit points.
Pie XII et l'Histoire insultés à Paris
L'Égypte se trouve dans une situation politique paradoxale.
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BXL, 6 décembre : conférence : Les racines chrétiennes de la Pologne à l'épreuve de la Révolution culturelle
"Les racines chrétiennes de la Pologne à l'épreuve de la Révolution culturelle
– Le rôle de la Fondation Pe Piotr Skaga"par M. Slawomir Olejniczak
le mardi 6 décembre à 19h00
49 rue du Taciturne 1000 Bruxelles
(Conférence en anglais, traduction en français)
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Gravissime...
La Libre.be relate cette information :
"Privé de chaise roulante car il ne lui reste plus que 5 ans à vivre"
C'est le médecin-conseil de la mutualité libérale qui a privé ce patient de chaise roulante électrique.
Francis d'Hoop souffre de sclérose latérale amyotrophique depuis deux ans, une maladie qui devrait l'emporter dans les cinq prochaines années. Malheureusement, l'état de Francis s'est aggravé ces dernières semaines et il ne peut pratiquement plus se déplacer. Il a donc fait une demande pour obtenir une chaise roulante électrique. Cette demande lui a été refusée pour la simple et mauvaise (le mot étant faible) raison qu'il lui reste normalement moins de cinq ans à vivre."
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Légitimité de l'objection de conscience
Sur genethique.org :
"Fin novembre 2011, le Medical Journal of Australia a publié un bref débat opposant Julian Savulescu, professeur d'éthique à Oxford, et Brian Conway, pédiatre à Adelaide (Sud de l'Australie), à propos de la légitimité de l'objection de conscience des médecins.
Selon le professeur Savulescu, l'objection de conscience serait "fondée sur un dangereux relativisme moral" et n'aurait pas sa place dans la médecine moderne.
Le site bioéthique Bioedge remarque la conception utilitariste qui sous-tend cet argument. Julian Savulescu part de l'idée qu'un médecin devrait toujours agir dans le meilleur intérêt de son patient et donc ne jamais lui nuire. Toutefois, déterminer ce qui est bon ou mauvais pour un patient n'appartient pas selon lui à un observateur extérieur. Intérêts et préjudices s'ancreraient plutôt dans la notion d'intérêt, comprise comme une sorte de calcul utilitariste.
Ce point de vue, qui semble choquant pour beaucoup, a été contesté par le Dr Conway. Selon lui, le respect du droit à l'objection de conscience des médecins est l'ultime moyen de sauvegarder la médecine contre les abus de pouvoirs, les erreurs et son exploitation : "C'est la clef de sauvegarde de la relation médecin-patient".
Brian Conway souligne que ce déni du droit à l'objection de conscience tend à changer les médecins en des techniciens, "qui ne font que ce que l'on leur dit de faire", à qui les patient tout-puissants refusent leur autonomie." (Bioedge (Michael Cook) 25/11/11) -
Quelques liens (29/11/2011)
- Blog de Jeanne Smits :
Plus la loi d'avortement est laxiste, plus il y a d'avortements
- Zenit.org :
Chine : Nouvelle ordination épiscopale annoncée
Un évêque coadjuteur à YibinBurundi : Une religieuse et un coopérant catholiques tués
Le nonce s'est rendu sur place« Voyage intérieur » de Benoît XVI en Espagne
La « manière espagnole » en concertLe triple amour qui inspirait Jean-Paul II
La pastorale de la santé au service de la vieLien permanent Catégories : Actualité, Culture, Défense de la Vie, Eglise, Foi, International, Politique, Société 0 commentaire