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Idées - Page 77

  • La Philosophie pour la Vie de Stéphane Mercier est disponible

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    L’avortement est-il une conquête décisive de l’humanité ou, au contraire, le retour à la barbarie ? L’avortement est-il la libération de la femme, ou le meurtre d’un petit innocent ? Stéphane Mercier, docteur en philosophie, aborde ces questions avec justesse et clarté, après avoir établi les conditions d’un véritable débat.

    Ce petit ouvrage écrit d’un point de vue philosophique constitue un vade-mecum pour tous ceux qui désirent des arguments contre l’avortement.

    Stéphane Mercier est docteur en philosophie. En tant que chargé de cours à l’Université catholique de Louvain (Belgique), il livre à ses étudiants cet argumentaire le 21 mars 2017. L’auteur ne se doutait pas qu’il allait mettre tous les partisans du droit à l’avortement en émoi : la presse et les politiques se saisissent de l’affaire, on en parle jusqu’au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Tous réclament des sanctions contre ce professeur qui ose condamner l’avortement : l’UCL finit par le licencier. 

    Prix : 10 euros

  • "La responsabilité du pape est d'abord le développement humain intégral"; vraiment ?

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    L'abbé de Tanoüarn, sur son blog, réagit au propos du père Stalla-Bourdillon que nous avons relayé hier :

    Qu'est-ce qu'un Christ humanitaire

    En cette fête de saint Augustin légèrement dépassée, je tombe, en lisant La Vie, sur une formule du Père Stalla-Bourdillon, responsable du Service pastoral d'étude politique, qui me semble révélatrice, c'est-à-dire porteuse de vérités. Nous sommes en plein dans le débat sur les migrants, sur ce droit opposable universel que le pape François, au nom de la Personne humaine, veut voir conféré aux migrants, qui déferlent sur l'Europe depuis la Syrie, l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, le Tchad et toute l'Afrique sub-saharienne. Loyalement le Père Stalla-Bourdillon fait son métier, en défense de la parole pontificale.

    Son premier argument ? Une nouvelle définition de la fonction pontificale. Pour lui, il faut reconnaître, je cite, que "la responsabilité du pape est d'abord le développement humain intégral, tel qu'il est apparu dans la personne [divine] du Christ".

    On peut rapprocher cet essai pour la délimitation d'un rôle qui soit propre au Successeur de Pierre, mais qui touche en même temps à l'univers et à l'universel, de cette belle appellation, qui resurgit depuis Vatican II : "pasteur universel". Le pasteur est celui auquel le Christ a confié solennellement ses brebis, après sa résurrection (Jean 20). Quant aux brebis, elles ne sont pas toutes explicitement de "ce" bercail (Jean 10). Le pape-monde a une fonction qui dépasse cette confession particulière qu’est le catholicisme. "Doux Christ en terre" disait Catherine de Sienne, chargé, au nom du Christ, du salut du monde, il est bien le pasteur universel. On peut dire que la personne de Jean-Paul II a illustré, pour la première fois depuis les grands papes du Moyen âge, cette fonction du pape-monde, qui dépasse toutes les limites humaines, comme l'Eglise dont il a la charge, parce qu'elle est à la fois l'Eglise visible et l'Eglise invisible. Nous avons trop tendance à juger le pape en tant que chef de l'Eglise catholique (par quoi nous entendons de façon humaine, trop humaine le catholicisme). Or il est beaucoup plus que cela, puisqu'il est le pasteur universel, pour qui le salut ou la damnation d'une âme quelle qu'elle soit ne peut pas être un événement indifférent.

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  • Expériences de mort imminente : pourquoi la prudence est requise

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    De Louise Alméras sur le site Aleteia.org :

    Expériences de mort imminente : la mise en garde d’un théologien

    Les expériences de mort imminente suscitent (NDE), comme tout événement inexplicable, un engouement qui mérite la prudence.

    Arnaud Join-Lambert, théologien, enseigne à l’université de Louvain, en Belgique. Après avoir publié en 2010 un ouvrage sur les NDE (expérience de mort imminente en français), il continue de s’intéresser à ce phénomène, souvent très positif pour les personnes qui le vivent. Que tirer de ces expériences hors du commun sans les dénaturer ? Quelle est la prudence à avoir vis-à-vis d’elles ? Arnaud Join-Lambert privilégie une approche théologique et universitaire. Il aborde ces phénomènes dans le contexte précis de la culture occidentale, où la théologie chrétienne est marquée par le recours à la raison.

    Aleteia : Vous semblez prudent face aux « dérives » que les NDE peuvent susciter vis-à-vis de la foi ou de l’utilisation que l’on peut en faire pour l’accompagnement des personnes en fin de vie. Notamment vis-à-vis de ceux qui en tirent une théorie sur la mort, comme Elisabeth Kübler-Ross, Marie de Hennezel et le père Monbourquette. Pourquoi?

    Arnaud Join-Lambert : Cela fait plus de 40 ans que les NDE ont fait leur entrée dans la culture contemporaine. Il y a ce que j’appelle une sorte de « péché originel » dans ce domaine, bien involontaire au départ mais qui continue à se transmettre. Je m’explique. Lorsque Raymond Moody (médecin auteur de La vie après la vie) a collecté sa centaine de récits, il a constaté des éléments récurrents. Il a alors reconstitué un récit type, qui est devenu la référence des NDE. Tous avaient été vécu positivement, ce qui a aussi orienté les premiers écrits sur le sujet. Comme c’était des éléments en commun, cela équivalait à une sorte de preuve. Des auteurs, aussi connus que ceux que vous citez, sont restés dans le registre de la preuve, typique des années 1970 et 1980. Or des milliers de récits ont modifié ce récit type de Moody, jusqu’à réduire les éléments communs à très peu. Il convient donc d’être au minimum prudent si l’on s’aventure dans l’utilisation de ces récits. Et cela me parait hasardeux d’en tirer des « recettes » pour « bien mourir ».

    Les témoignages de NDE ne cessent d’augmenter. Certains évoquent des connaissances acquises lors de leur expérience, comme la réincarnation de leur âme à plusieurs époques, ou d’une « mission » qu’ils n’auraient pas accompli sur terre. Certains reviennent même avec des facultés qu’ils n’avaient pas auparavant : capacité de guérison par les énergies, télépathie, vision d’anges sur terre etc. Que pensez-vous ou que pense l’Église de cela ?

    Les NDE complexes que vous évoquez sont assez rares, par rapport aux NDE « simples » qui se résument à une expérience de sortie de corps, une impression de chaleur ou parfois de froid, de joie ou plus rarement de terreur, la vision ou la rencontre de personnages connus ou de figures religieuses, un retour à la conscience plus ou moins bien vécu. Les recherches scientifiques en neurosciences, actuellement les plus performantes sur les NDE, par exemple au sein du Coma Science Group de l’Université de Liège, se focalisent sur les éléments simples et les plus communs. Les expériences que vous relatez peuvent se passer en état conscient, dans des périodes de transes ou dans une expérience mystique. Selon moi, il faut les considérer de la même manière, sans valeur ajoutée par la perte de conscience et la situation de NDE. Dans ce cas l’Église catholique, ainsi que les autres Églises, sont très prudentes, voire méfiantes.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Le christianisme n’est pas une des racines de l’Europe, il en est l’unique

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    De Didier Rance sur le site de l'Homme Nouveau :

    Christopher Dawson ou la défense des racines chrétiennes de l'Europe

    Christopher Dawson ou la défense des racines chrétiennes de l'Europe

    Alors que l’Europe tourne aujourd'hui le dos à ses racines chrétiennes, les analyses de l'historien Christopher Dawson (1889-1970) peuvent encore nourrir et enrichir la pensée et l’action de tous ceux qui résistent à cette fuite en avant.

    Contrairement à l’idée reçue, les clichés ne sont souvent nullement des pensées banales, mais au contraire des pensées originales et fortes, marquées du sceau de l’évidence ou du génie – parfois des deux (c’est pourquoi elles sont reprises, parfois ad nauseam, et deviennent alors des clichés). Parmi les penseurs qui ont ainsi marqué leur époque à un point tel que les idées et les thèmes de pensées qu’ils ont lancés de façon très originale sont devenus des clichés et des cadres de référence pour toute discussion sur le sujet pour leur génération et souvent les suivantes, fussent-elles divergentes ou contraires, il y a certainement Christopher Dawson (1889-1970).

    Le vrai progrès de l’homme

    Christopher Dawson est né en Angleterre dans une famille de militaires et d’ecclésiastiques anglicans de grande culture. Après de solides études classiques à Oxford, le jeune diplômé décida de vivre, non sans difficultés, sur les ressources de son héritage familial plutôt que d’entreprendre la brillante carrière universitaire à laquelle il semblait promis. Nulle paresse ou mépris dans cette décision, mais le désir de pouvoir s’adonner entièrement à la recherche à laquelle il avait décidé de consacrer sa vie : l’histoire générale de l’humanité. Après une quinzaine d’années de travail solitaire, Dawson commença à publier, et chacun de ses livres fut désormais un évènement dans le monde anglo-saxon et au-delà. Le premier, L’Âge des Dieux (1928), est une synthèse des connaissances sur les civilisations de l’Antiquité. Il fut suivi de Progrès et Religion (1929) et de La construction de l’Europe (1932). Dawson développa dans ces ouvrages quelques idées-force qu’il conserva toute sa vie, les approfondissant au fil des ans et des publications :

    • La religion est le fondement et l’élément dynamique de toute culture, et de toute civilisation. Elle comprend toujours un pôle rituel liturgique et un pôle prophétique, en tension créative, y compris dans les civilisations primitives. •

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  • L’heure est grave car tout est dans le paraître et dans les techniques de report des problèmes

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    De Marc Dugois sur Magistro.fr :

    Les essentiels perdus

    Que ce soit en Belgique, en France ou presque partout en occident, les dirigeants politiques sont perdus. Formés à la démagogie des campagnes électorales et à la discrète recherche de fonds pour les financer, dans un monde dogmatiquement scindé entre droite et gauche et où, être les deux à la fois devient aujourd’hui le nec plus ultra, aucune réflexion de fond ne les encombre, ils "font de la politique".

    Et cela ne marche plus. Les peuples les rejettent et cherchent l’homme providentiel tout en se contentant d’hommes au coups de menton mussolinien façon Trump ou Macron, car les peuples ont été totalement désorientés par des médias qui ont pris le pouvoir au nom de leurs actionnaires. Les voix médiatiques indépendantes comme Zemmour ou Polony en sont écartées et la morale est confiée au Conseil Constitutionnel, au Conseil d’État, au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et au Comité Consultatif National d’Ethique, groupuscules nommés par le pouvoir en place qui leur donne une puissance considérée de plus en plus comme sagesse divine et donc non contrôlable par le peuple. "En même temps" le Président de la République considère qu’il n’est "pas digne d’étaler certains débats sur la place publique" quand le Chef d’État-Major des Armées dit sa vérité aux députés à l’Assemblée Nationale.

    Que Macron et Trump échouent est d’une telle évidence que l’annoncer est sans risque car les essentiels sont perdus. Macron et Trump sont les derniers avatars du système dans les deux pays phares de l’Occident, l’Angleterre, l’Allemagne, le Japon et la Corée du sud n’en étant que les meilleurs techniciens. Si la constitution américaine empêche le totalitarisme, la constitution française le permet et la tentation s’en fera évidemment jour. Espérons que la sagesse et l’humilité l’emporteront !

    Mais quels sont ces essentiels perdus dont nous vivons l’absence par ses innombrables retombées ? Ne faut-il pas mettre provisoirement de côté ces retombées dont tout le monde parle mais qui ne sont que le petit bout de la lorgnette et l’écume des vagues, pour nous concentrer sur ces essentiels perdus dans chacune des 3 bases d’une société, l’économique, l’éducatif et le politique ?

    Mais il faut bien évidemment d’abord prendre conscience de ce qu’est une société. Une société est un groupe d’êtres humains qui, pour pouvoir vivre quotidiennement en groupe, répute comme étant objectifs pour tous ses membres les subjectivités du beau, du bien et du vrai, c’est-à-dire de la richesse, de la clarté et de la justice si l’on fait la symbiose deux à deux de ces trois approches de groupe, objectives pour ce groupe mais subjectives pour tous les autres.

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  • L’hypothèse d’un voyage du pape François en Russie suscite des réactions « partagées » à Moscou

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    Lu sur le site web « aleteia » :

    « Alors que le secrétaire d'État du Saint-Siège était en visite pour quelques jours en Russie, l'hypothèse d'un voyage du pape François au pays des tsars a été discutée, suscitant des réactions partagées. À l'issue de cette visite, le métropolite Hilarion appelle, néanmoins, à "agir conjointement" avec l'Église catholique.

    Le métropolite Hilarion, président du département pour les relations extérieures du patriarcat de Moscou, a accordé un entretien au quotidien des évêques italiens Avvenire, le 25 août 2017. Au lendemain du retour de Russie du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, le « numéro 2 » de l’Église orthodoxe russe appelle à agir conjointement avec l’Église catholique pour défendre les valeurs chrétiennes traditionnelles.

    « Pour nos Églises, déclare-t-il, le moment est venu d’agir de manière conjointe pour défendre les idéaux des Évangiles » en matière de vie sociale, familiale et privée. Une telle défense commune des valeurs chrétiennes traditionnelles « nous oblige à développer la coopération bilatérale au sein des organisations internationales », telles que l’Onu, le Conseil de l’Europe, l’Unesco.

    Et le métropolite Hilarion de souligner la position commune qu’affichent déjà les deux Églises à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur la question des discriminations contre les chrétiens en Europe.

    Il est toutefois « trop tôt », estime-t-il, pour envisager une nouvelle rencontre entre le patriarche orthodoxe Cyrille 1er et le pape François à Moscou. La rencontre de l’année dernière à la Havane (Cuba) a, selon lui, indiqué les perspectives à suivre pour le développement des relations entre les deux Églises dans le futur. Il faut maintenant « les mettre en œuvre ». « Pour réaliser cet objectif, a-t-il jugé, cela exige bien plus qu’une année ».

    Ref. L’Église orthodoxe russe décidée à « défendre les idéaux de l’Évangile » aux côtés de l’Église catholique

    Le Cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du pape, a été accueilli poliment et prudemment. En termes diplomatiques, le journal « La Croix » parle d’un « succès d’estime ».

    JPSC

  • Le libéralisme moral d’Emmanuel Macron est-il compatible avec l’anthropologie chrétienne ?

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    Les tweets piratés de l’entourage de celui qui est devenu, entretemps,  le huitième  président de la république française suscitent l’inquiétude d’Antoine Pasquier, sur le site web de « Famille Chrétienne »:

    "Wikileaks a publié au cœur de l’été les mails de plusieurs cadres d’En marche !, piratés la veille de la présidentielle. Ils montrent la manière dont Emmanuel Macron a bâti le volet sociétal de son projet.

    On en sait un peu plus sur la manière dont Emmanuel Macron a élaboré, durant sa campagne électorale, ses propositions en matière familiale et sociétale. Le 31 juillet, l’organisation Wikileaks, fondée par Julian Assange, a mis en ligne la totalité des mails dérobés à plusieurs responsables d’En marche !, le 5 mai dernier, quelques heures avant le premier tour de la présidentielle. Parmi les 150 000 fichiers répertoriés, plusieurs concernent la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Au cœur des échanges, un nom revient régulièrement : celui d’Anne-Marie Leroyer. Cette enseignante à l’École de droit de la Sorbonne fut l’ancien rapporteur de la mission Filiation, origines, parentalité – plus connue sous le nom de rapport Théry. Ce document avait défrayé la chronique en 2014 en préconisant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger, un an seulement après l’adoption de la loi Taubira.

    Les premiers échanges entre Anne-Marie Leroyer et l’entourage d’Emmanuel Macron datent du 8 novembre 2016. C’est Sarah Dormont, maître de conférences en droit privé à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), qui met en relation Anne-Marie Leroyer et Quentin Lafay, la « plume » d’Emmanuel Macron. La commande est simple : la juriste doit réaliser trois courtes notes « pédagogiques » sur la GPA, la PMA et le changement de sexe à l’intention du candidat. « Nous avons demandé à Anne-Marie non pas de défendre une position, mais de présenter objectivement la situation », précise Quentin Lafay, dans un message à plusieurs membres d’En marche !. Mais, dans ses notes, Anne-Marie Leroyer ne peut s’empêcher de donner son avis : « c’est ce que je dirais si j’étais [Emmanuel Macron] pour atteindre l’électorat anti-Fillon sur ces questions, sans perdre les plus modérés », écrit-elle.

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  • Le pape François propose 21 mesures pour l'accueil des migrants

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    Dans le « Figaro » de ce jour, Jean-Marie Guénois présente clairement l'enjeu du message "opérationnel" écrit par le pape François pour la 104e "journée internationale du migrant et du réfugié"  :

    « Le Pape réaffirme, avec ces propositions concrètes, son opposition à toute restriction de l'immigration. Il se prononce notamment pour « l'octroi de visas humanitaires » et recommande de favoriser « le regroupement familial ».

    Ce n'est pas un programme mais une lettre annuelle rédigée par le pape pour la 104° «journée mondiale du migrant et du réfugié» du 21 août 2017. Les cinq pages très denses, signées par François le jour du 15 août, contiennent cependant 21 mesures concrètes, similaires à un programme d'action qui résument sa pensée sur la question des migrations. Elle vise, tant dans les pays d'origines, que dans les pays d'accueil, à rendre légale l'immigration illégale.

    Dans ce document, le pape promeut en effet un accueil large, généreux et légalement organisé des migrants et des réfugiés sans mentionner l'idée d'une quelconque restriction des flux migratoires qu'il avait toutefois évoquée et justifiée à son retour de Suède le 1er novembre 2016, restrictions fondées sur les capacités d'accueil.

    L'objectif de François, dans ce document, est de changer les mentalités et de faire pression sur la communauté internationale pour qu'elle adopte, avant la fin de l'année 2018, deux accords globaux, l'un sur les réfugiés, l'autre sur les migrants dont le principe avait été acquis le 19 septembre 2016 lors du sommet de l'ONU.

    «La garantie d'une subsistance minimum vitale»

    Pour le pape actuel, la question de l'accueil des migrants et des réfugiés est une priorité absolue. Le 8 juillet 2013, il avait dédié son premier voyage papal à cette thématique en se rendant sur l'île de Lampedusa, entre la Sicile et la Tunisie, pour demander aux Européens d'ouvrir leurs portes. Et dans sa réforme du Vatican, il a créé un nouveau ministère «le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral» dont la section chargée des migrations et des réfugiés est placée, selon sa volonté, à titre exceptionnelle et symbolique, sous sa propre responsabilité.

    Quant au principe fondamental qui guide le pape François, il le rappelle dans sa lettre: «Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s'identifie à l'étranger de toute époque, accueilli ou rejeté.»

    Voici la liste des 21 mesures voulues par le pape François pour l'immigration :

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  • Réfléchir sur ce qu'est un zygote

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    De Vianney sur le site "Des hauts et débats" :

    Réflexions sur le statut ontologique du zygote (1/3)

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    Voilà sept ans, j’ai écrit un article intitulé “Pourquoi je suis contre l’avortement”. Des hauts et débats est avant tout un blog d’économie, et pourtant cet article est toujours le plus visité sur ce blog avec près de 40 000 visites. Cependant, comme la plupart des articles écrits à l’aube de ce blog, je ne suis pas complètement satisfait du résultat. Je n’y ai pas tant exprimé une position particulière que critiqué certaines opinions communes au sujet de l’avortement. Résultat, c’est insuffisant : il y a des digressions inutiles, certaines phrases sont caricaturales, l’argumentation n’est pas toujours rigoureuse. Je veux donc reprendre ici la question de façon plus rigoureuse, et en développant un point en particulier, en m’aidant notamment d’un livre que j’ai lu récemment : Le zygote est-il une personne humaine ? du philosophe Pascal Ide (2003). L’approche que j’entends mener ici se distingue donc de celle de 2010 : elle est essentiellement philosophique.

    Le statut ontologique du zygote : un débat central

    Bien qu’avec le recul je trouve mon ancien article sous-argumenté, j’ai au moins rappelé une chose : le débat philosophique central est le statut ontologique du zygote. Est-ce une personne humaine à part entière ? un simple amas de cellules ? un matériau biologique ? quelque chose d’indéterminé ? un individu ? un individu potentiel ? quand, et comment faire la distinction ?

    Cette question est spéculative : elle peut donc sembler éloignée des préoccupations des médecins ou des femmes souhaitant réaliser une IVG, et elle n’a qu’un lien indirect avec la législation sur l’avortement. Elle n’en demeure pas moins centrale.  Selon que l’on considère un ovocyte fécondé comme une personne à part entière ou comme un amas de cellules, ou comme quelque chose entre les deux, la position que l’on aura sur l’avortement sera forcément différente. Certes, il est possible d’être favorable à la loi Veil même après avoir rationnellement conclu que le zygote est une personne humaine, car le droit, la morale et l’ontologie sont des choses différentes, comme je l’ai souvent rappelé sur ce blog ; inversement, on peut s’opposer à la recherche sur les embryons au nom d’un principe éthique de respect dû à l’embryon sans pour autant considérer celui-ci comme une personne humaine à part entière, car “reconnaître une personne est un acte autant éthique que scientifique” (Pascal Ide) ; mais dans tous les cas, le débat sur le statut ontologique de l’embryon est central.

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  • Karl Rahner, le théologien qui a enseigné comment se rendre au monde

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    De Jeanne Smits sur le site "Réinformation TV" :

    Karl Rahner, le théologien qui a signé la capitulation face au monde 

    On n’en finit pas de mesurer les effets de la théologie erronée de Karl Rahner. L’observatoire international sur la doctrine sociale de l’Eglise « Cardinale Van Thuân » a publié au début de juillet une chronique hispanophone du dernier livre de Stefano Fontana, La nuova Chiesa di Karl Rahner (« La nouvelle Eglise de Karl Rahner, le théologien qui a enseigné comment se rendre au monde »). Ce texte sur la capitulation face à la mondanité vient heureusement compléter des articles similaires comme celui traduit depuis l’italien en avril dernier par le site benoit-et-moi et montrant comment le théologien jésuite a profondément influencé les récents synodes sur la famille.

    Le nouvel article, signé Silvio Brachetta, éclaire de manière particulièrement intéressante le véritable renversement qu’a opéré la théologie de ce penseur allemand, en partant du constat déjà fait en 1980 par le cardinal Giuseppe Siri dans Getsemani : l’évêque de Gênes y montrait comment Rahner a inventé « le concept du surnaturel non gratuit » qui se trouve à la racine de ses erreurs théologiques.

    Le monde selon Karl Rahner

    Brachetta résume : pour Rahner, le surnaturel est « nécessairement » lié à la nature humaine, mais si cela était vrai la grâce ne serait plus gratuite, ne serait pas un don, et ne pourrait être acceptée ou rejetée librement par l’homme. La gratuité obligatoire en quelque sorte. A partir de là la foi devient inutile dès lors que Dieu fait déjà partie de l’homme que celui-ci le veuille ou non, notait le cardinal Siri.

    Le livre de Fontana cherche à montrer que cette idée s’est répandue bien au-delà de l’esprit du théologien hétérodoxe, contaminant une grande partie de la théologie de ces 60 dernières années. « Il semble avoir gagné », souligne Fontana, rappelant qu’à l’université pontificale du Latran, peu après la clôture du concile Vatican II, une enquête auprès des séminaristes y faisant leurs études révélait que la majorité d’entre eux tenait Rahner pour le plus grand théologien catholique de tous les temps, loin devant saint Thomas d’Aquin et saint Augustin.

    Le présupposé central de la philosophie de la théologie de Rahner se résume à une méthode assumée sous le nom du « transcendantal moderne » : dans la modernité, on ne conçoit plus une relation directe avec la réalité à connaître, mais on estime que l’homme voit le monde travers des lentilles dont il ne peut se libérer. C’est une vision qui modifie ou limite l’objet de la connaissance rendant impossible toute certitude, toute conclusion à son sujet, qu’il s’agisse d’une chose matérielle ou de Dieu lui-même.

    Karl Rahner, le théologien du « trou de la serrure »

    Dans cette optique, chaque théologien regarde par son propre « trou de la serrure ». Pour Fontana, celui de Rahner se résumerait ainsi : « Dieu se révèle dans l’obscurité qui précède et entoure le trou de la serrure » – et encore, de manière « athématique », privée de contenu. Ce qui devient intéressant dès lors, c’est ce qui se trouve au-delà du trou de la serrure : le monde de l’expérience et des paroles humaines, dont la relation avec la vérité ne peut qu’être équivoque, faite de doutes et d’incertitudes, puisque des critères de jugement se trouvent en-deçà de la serrure, là où je me trouve et là où se trouve Dieu mais où règnent le silence et l’obscurité. Ce qui aboutit à un subjectivisme total.

    La gnoséologie de Rahner rappelle celle de Kant mais plus encore celle d’Heidegger pour qui l’homme s’interrogeant sur l’être se trouve à l’intérieur du problème et ne peut pas avoir une connaissance d’un objet qui ne soit pas en même temps une connaissance subjective. « Il s’agit d’une reddition inconditionnelle face à l’opinion, au point de vue personnel. Si en outre, le sujet est défectueux, il va également rendre défectueux l’objet, le monde, Dieu, mon expérience dans le monde, la vérité du monde et celle de Dieu », observe Silvio Brachetta.

    Cette théologie n’a rien à voir avec la connaissance imparfaite que les philosophies classiques ont bien perçue et identifiée, sans jamais tomber dans l’erreur de penser que l’homme ne pouvait pas atteindre la vérité. Le classique situe le critère du jugement sur le monde bien au-delà du cosmos et accepte l’aide d’un Dieu qui se révèle et qui parle, dépassant les limites de la phénoménologie.

    Capitulation face au monde puisque le temps est supérieur à la vérité !

    Avec Rahner, c’est au fond la métaphysique qui disparaît, et avec elle tous les contenus liés au concept de nature, d’essence et de substance. Au bout du compte, vient l’impossibilité de concevoir une nature humaine et chez Rahner comme chez Heidegger avant lui, cet existentialisme mène à dire que « l’homme n’a pas de nature dans la mesure où il est un être historique ». Dans cette logique, l’être se fluidifie et se transforme sans cesse dans le temps et dans l’histoire, ce qui rend évidemment inopérante la loi naturelle et impossible tout discours en relation avec le surnaturel. Et ce aussi bien pour l’histoire sacrée que pour l’histoire profane.

    Partant de ce point de vue, Rahner a suivi les suggestions de la théologie protestante du XXe siècle en vue de la « déshellénisation » du christianisme afin de le purger des catégories de la philosophie grecque. On évacue la doctrine qui permet de discerner le temps présent, c’est la praxis qui se voit attribuer le primat absolu et toute conclusion de la pensée se devrait de suivre le devenir historique. Doctrine, dogme, enseignement : tout est dès lors absorbé par l’historicisme, tout est en relation avec les époques et coutumes ; et d’ailleurs tout peut être remis en question et évoluer, y compris la Révélation. Celle-ci se réalise dans l’immanence de l’histoire et elle ne doit jamais être tenue pour achevée, voilà le sens de la théologie de Rahner dégagé par Fontana.

    Le théologien Karl Rahner fait suite à Kant, Heidegger, Hegel

    Ce faisant, à la suite du protestantisme, cette théologie prive la foi des catégories rationnelles et s’oppose – à la manière d’une antithèse – à la raison. Et chaque homme, où qu’il se trouve, se situe à égale distance de la Révélation et de la vérité. Dans ce contexte, l’Eglise enseignante et l’évangélisation deviennent inutiles – et les hommes sont tous chrétiens, qu’ils le sachent ou non. A partir de là, il n’y a plus lieu de gouverner d’enseigner ou de sanctifier qui que ce soit, mais de se mettre à l’écoute du non-croyant et de l’accueillir.

    Voilà le fond réel des priorités que beaucoup d’évêques fixent à l’action pastorale, observe Brachetta, ce qui va de pair avec la dévaluation du thomisme et la promotion du dialogue à n’importe quel prix – sans compter la recherche du consensus, de préférence en utilisant le langage du monde.

    On ne sera pas surpris par le rappel du fait que le cardinal Kasper, qui joua un rôle tellement proéminent lors des synodes sur la famille, est de formation totalement rahnerienne, épousant son rejet maçonnique du dogme selon l’acception traditionnelle du mot. Kasper pense qu’il faut « considérer le dogme comme intermédiaire entre la parole de Dieu et la situation de vie de la communauté chrétienne ». De vérité définitive, le dogme devient dès lors « une simple expression linguistique qui doit se plier face à la situation réelle de la personne et des perceptions historiques modifiées ».

    Et c’est bien ainsi que le modernisme nous vend aujourd’hui l’idée d’une vérité qui ne cesse de changer et d’exigences qui varient selon les circonstances et les temps : on peut s’étonner avec Brachetta et Fontana de ce que Rahner n’ait jamais été condamné – il était expert au Concile à la demande de Jean XXIII. La crise que nous vivons aujourd’hui a des racines profondes.

  • Le pape François se dit favorable à la béatification de Blaise Pascal

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    Du site d'Ouest France :

    Blaise Pascal béatifié ? Le pape François y est favorable

    Le pape François s'est déclaré samedi favorable à une béatification de Blaise Pascal, philosophe, mathématicien, polémiste et théologien français du XVIIe siècle qui s'était vivement opposé aux jésuites à son époque.

    Blaise Pascal sera-t-ilm béatifié ? « Je pense moi aussi qu'il mérite la béatification. J'envisage de demander la procédure nécessaire et l'avis des organes du Vatican chargés de ces questions, en faisant part de ma conviction personnelle positive », a déclaré le pape François, répondant à une question en forme de plaidoyer d'Eugenio Scalfari, le fondateur de La Repubblica, dans un entretien publié samedi par le quotidien italien.

    Pascal, catholique tourmenté

    Autodidacte surdoué né en Auvergne en 1623, rivalisant dès l'adolescence avec les plus grands mathématiciens, polémiste efficace, Blaise Pascal est devenu un catholique tourmenté après une expérience mystique à l'âge de 31 ans.

    Malade et sujet à de violentes migraines, il est mort en 1662, à 39 ans, sans avoir eu le temps de finir son apologie de la pensée chrétienne, dont l'ébauche a été publiée après sa mort sous le titre Pensées. Dans cet ouvrage, il a exposé son « pari », expliquant qu'il n'y avait rien à perdre et tout à gagner à croire en Dieu. De manière moins connue, ce raisonnement s'accompagnait aussi d'un appel à une conversion du coeur et un choix de la pauvreté susceptible d'avoir touché le pape argentin.

    Un obstacle ? 

    Outre une jeunesse plutôt prétentieuse et mondaine, les féroces « Provinciales » de Pascal en faveur des jansénistes dans leur lutte théologique et politique contre les jésuites pourraient cependant faire obstacle à une éventuelle béatification.

    Mais l'élection en mars 2013 de François, le premier pape jésuite, pourrait avoir modifié la donne. « Trop de contentieux traînaient entre l'auteur des Provinciales (et les jésuites) pour qu'un pape tiers à l'affaire puisse se sentir légitime à mettre sur les autels (...) le vibrionnant adepte de l'apostrophe ironique », écrivait Xavier Patier, auteur d'un livre sur l'expérience mystique de Pascal, dans le magazine Famille Chrétienne en mai 2013. « Nous avons ce pape, et de surcroît un pape ami de la pauvreté, cette pauvreté que Blaise disait avoir décidé d'aimer », ajoutait-il.

  • Selon des chercheurs de l'UCL, les athées auraient l'esprit moins ouvert que les croyants

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    D'Anne Dolhein sur le site "RéinformationTV" :

    Les athées ont l’esprit moins ouvert que les croyants, découvre l’Université catholique de Louvain

    Ils ont beau se croire plus ouverts, plus tolérants, plus capables de respecter les exigences de l’intellect, les athées sont en réalité plus bornés que les croyants. Cette mauvaise nouvelle pour les esprits forts nous parvient de l’université catholique de Louvain, où une étude réalisée par le Dr Filip Uzarevic a permis de constater que les sans religion et les sceptiques ont tendance à être moins tolérants à l’égard d’opinions qui diffèrent des leurs que la moyenne des personnes adhérant à une foi déterminée.

    La recherche trouve son origine dans un constat. Avec son équipe, Uzarevic avait constaté que dans le débat public, « bien que les groupes conservateurs et religieux d’une part, et les groupes progressistes et laïcistes d’autre part faisaient montre d’une forte animosité à l’égard de leurs opposants sur l’échiquier idéologique, c’était généralement les premiers qui étaient désignés comme ayant l’esprit étroit ».

    L’Université catholique de Louvain s’intéresse à l’intelligence des athées

    L’équipe de psychologues s’est interrogée d’abord de manière informelle sur le fait de savoir si cela est toujours exact : en somme, la religion vous met-elle des œillères ? D’où l’enquête.

    L’étude a été menée sur un échantillon de 788 adultes provenant du Royaume-Uni, d’Espagne et de France, et comportant 302 athées, 143 agnostiques et pour le reste, des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, des juifs ou des personnes se réclamant d’autres religions.

    Sans surprise, ceux qui s’affichent chrétiens sont plus enclins à avoir un tour d’esprit dogmatique que les participants non religieux : ils étaient par exemple plus nombreux en proportion à être en désaccord avec l’idée selon laquelle « il y a tant de choses qui restent à découvrir que personne ne devrait être absolument certain de la véracité de ses croyances ». C’est l’attitude de celui qui se croit ou se sait dans la vérité.

    Plus surprenant était le constat à propos des athées : en moyenne, ils se sont montrés plus intolérants par rapport à leurs contradicteurs et, chose plus intéressante encore, ils ont eu plus de mal à envisager la pertinence d’arguments contredisant les leurs.

    Les croyants et les chrétiens ont l’esprit plus ouvert que les sceptiques

    « Les non religieux, en comparaison avec les personnes ayant une foi religieuse, semblaient être moins étroits d’esprit en ce qui concerne la certitude en leurs propres croyances. (…) Mais pour ce qui est de la mesure fine de la propension à accepter des points de vue divergents ou contraires à leurs propres perspectives, ce sont les personnes religieuses qui se sont montrées les plus ouvertes. »

    En fin de course, on est bien obligé d’accepter que l’étroitesse d’esprit n’est pas l’apanage des croyants religieux, les athées et les sceptiques étant tout à fait capables de les dépasser dans ce domaine.

    Les chercheurs ont souligné les limites de l’étude, à la fois par le nombre des cas étudiés et par l’origine occidentale de l’échantillon. D’autres recherches sont envisagées.