Magnificat: par excellence, prière des futures mères (J. Smits)
Des organisations musulmanes du monde entier condamnent la violence au Nigeria (La Vie)
De vrais indignés (Benoît-et-moi)
La patience de Li, la patience de Dieu (Benoît-et-moi)
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Lapidation de saint Etienne par Paolo Uccello (Prato, XVe s.)
"On ignore si saint Étienne fut disciple de Jésus-Christ ou s'il fut converti par les prédications des Apôtres; mais il est certain qu'il se fit promptement remarquer par ses vertus, et mérita d'être le chef des sept diacres élus par les Apôtres pour les aider dans les fonctions secondaires de leur ministère. Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre lui attribue cinq plénitudes. Il était plein de foi, parce qu'il croyait fermement tous les mystères et qu'il avait une grâce spéciale pour les expliquer. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de Dieu. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du Saint-Esprit, qu'il avait reçu au cénacle par l'imposition des mains des Apôtres.
Tant de vertus ne tardèrent pas à produire dans Jérusalem d'abondants fruits de salut. Étienne, élevé à l'école de Gamaliel, dans toute la science des Juifs, avait même une autorité spéciale pour convertir les prêtres et les personnes instruites de sa nation. Ses miracles ajoutaient encore au prestige de son éloquence et de sa sainteté. De tels succès excitèrent bientôt la jalousie; on l'accusa de blasphémer contre Moïse et contre le temple.
Étienne fut traîné devant le Conseil, répondit victorieusement aux attaques dirigées contre lui, et prouva que le blasphème était du côté de ses adversaires et de ses accusateurs. A ce moment le visage du saint diacre parut éclatant de lumière comme celui d'un ange. Mais il avait affaire à des obstinés, à des aveugles. Pour toute réponse à ses paroles et au prodige céleste qui en confirmait la vérité, ils grinçaient des dents contre lui et se disposaient à la plus noire vengeance. Afin de rendre leur conduite plus coupable, Dieu fit un nouveau miracle; le ciel s'entr'ouvrit et le Saint, levant les yeux en haut, s'écria avec ravissement: "Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu." A ces mots ses ennemis ne se contiennent plus; ils poussent des cris de mort, entraînent le martyr hors de la ville et le lapident comme un blasphémateur. Étienne, calme et souriant, invoquait Dieu et disait: "Seigneur, recevez mon esprit!... Seigneur, ne leur imputez point ce péché." Saul, le futur saint Paul, était parmi les bourreaux. "Si Étienne n'avait pas prié, dit saint Augustin, nous n'aurions pas eu saint Paul."
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Une parole dans la nuit
C’est Benoît XVI qui l’a prononcée lors de la messe de la nuit de Noël 2011 :
« Celui qui aujourd’hui veut entrer dans l’église de la Nativité de Jésus à Bethléem découvre que le portail, qui un temps était haut de cinq mètres et demi et à travers lequel les empereurs et les califes entraient dans l’édifice, a été en grande partie muré. Est demeurée seulement une ouverture basse d’un mètre et demi. L’intention était probablement de mieux protéger l’église contre d’éventuels assauts, mais surtout d’éviter qu’on entre à cheval dans la maison de Dieu. Celui qui désire entrer dans le lieu de la naissance de Jésus, doit se baisser. Il me semble qu’en cela se manifeste une vérité plus profonde, par laquelle nous voulons nous laisser toucher en cette sainte Nuit : si nous voulons trouver le Dieu apparu comme un enfant, alors nous devons descendre du cheval de notre raison « libérale ». Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu. Nous devons suivre le chemin intérieur de saint François – le chemin vers cette extrême simplicité extérieure et intérieure qui rend le cœur capable de voir. Nous devons nous baisser, aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions : le Dieu qui se cache dans l’humilité d’un enfant qui vient de naître."
Une parole qui vaut pour chacun d’entre nous qui cherchons, tant bien que mal, le visage de Dieu. Mais pour le trouver, il faut constamment purifier notre regard, sur Lui comme sur les autres. « Amen, je vous le dis, si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux. (Mt.18-3) »
"Dieu est apparu. Comme un enfant"
"Dieu est devenu pauvre. Son Fils est né dans la pauvreté d’une étable. Dans l’enfant dans l’étable de Bethleem, on peut, pour ainsi dire, toucher Dieu et le caresser". L'homélie du pape pour la nuit de Noël est mise en ligne ici : http://chiesa.espresso.repubblica.it/
L'Église maronite fait aujourd'hui mémoire de Charbel Makhlouf, moine et ermite.
Issu d'une famille très pauvre, Yussef Makhlouf naquit à Bekaakafra, village de la montagne libanaise. Resté orphelin, le jeune Yussef s'enfuit au monastère de Saint-Maron à Innaya, où il devint moine sous le nom de Charbel.
Sa vie de prière intense et d'une extrême simplicité l'amena vite à désirer une plus grande intimité avec Dieu. À quarante-sept ans, Charbel fut autorisé à se retirer dans l'ermitage attenant au monastère; c'est là qu'il vécut jusqu'à sa mort, dans le silence et la vie cachée, en compagnie de Macaire. Le 24 décembre 1898, âgé de soixante-dix ans, il s'en alla vers le Père, ce qu'il avait si ardemment désiré. Charbel Makhlouf, presque inconnu durant sa vie, après sa mort a été et reste encore un des saints les plus populaires au Liban, aimé par les chrétiens de toutes confessions, tout comme par les druzes et les musulmans, qui ont tous reconnu en lui un homme totalement abandonné en Dieu.
(Source : Spiritualité 2000)
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Premier sermon pour la Vigile de Noël (source : EAQ)
Cieux, prêtez l'oreille ! Terre, écoute avec attention ! Que toute créature, que l'homme surtout soit transporté d'admiration et éclate en louanges : « Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Juda »... Quelle plus douce nouvelle pourrait-on annoncer à la terre ?... A-t-on jamais rien entendu de pareil, le monde a-t-il jamais rien appris de semblable ? « A Bethléem de Juda naît Jésus Christ, le Fils de Dieu. » Quelques petites paroles pour exprimer l'abaissement du Verbe, la Parole de Dieu devenue un tout-petit, mais quelle douceur dans ces paroles !... « Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem. » Naissance d'une sainteté incomparable : honneur du monde entier, réjouissance de tous les hommes à cause du bien immense qu'elle leur apporte, étonnement des anges à cause de la profondeur de ce mystère d'une nouveauté sans pareil (cf Ep 3,10)...
« Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Judée. » Vous qui êtes couchés dans la poussière, réveillez-vous et louez Dieu ! Voici le Seigneur qui vient avec le salut, voici la venue de l'Oint du Seigneur, son Messie, le voici qui vient dans sa gloire... Heureux celui qui se sent attiré par lui et qui « court à l'odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) : il verra « la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique » (Jn 1,14).
Vous donc qui êtes perdus, respirez ! Jésus vient sauver ce qui avait péri. Vous les malades, revenez à la santé : le Christ vient étendre le baume de sa miséricorde sur la plaie de vos cœurs. Tressaillez de joie, vous tous qui éprouvez de grands désirs : le Fils de Dieu descend vers vous pour faire de vous des cohéritiers de son Royaume (Rm 8,17). Oui, Seigneur, je t'en prie, guéris-moi et je serai guéri ; sauve-moi et je serai sauvé (Jr 7,14) ; glorifie-moi et je serai vraiment dans la gloire. Oui, « que mon âme bénisse le Seigneur, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom » (Ps 102,1)... Le Fils de Dieu se fait homme pour faire des hommes des enfants de Dieu.
En guise de voeux par ces temps difficiles, Belgicatho vous adresse ces mots très beaux que Colette Nys-Mazure a su trouver pour évoquer Noël :
Issue claire
étoffe de lumière taillée dans nos obscurités
la crèche aimante le regard.
De nos épaules
glisse la chape des fatigues
des âpres déconvenues
Aux lèvres
s’ébauche l’ancienne musique
fragment du cantique premier
La marche se fait plus sûre
plus vif le corps tendu
sereine enfin l’âme
Le coeur avide
s’abandonne aux plénitudes
l’Enfant est parmi nous
Colette Nys-Mazure
source : http://www.ecrivainscroyants.fr/2010/12/24/1307-colette-nys-mazure-noel-creche/
Georges de la Tour, le nouveau-né (Tetramorphe)
Les sept secrets de la prière (Liberté politique)
La contraception ? C'est le problème, pas la solution (J. Smits)
L'histoire falsifiée (Valeurs Actuelles)
Un peu de vocabulaire : "christianophobie" (Liberté politique)
La loi sur l'avortement remise en question (La Libre)
La crèche du pape (Benoit-et-moi)
Voici la synthèse en français du message délivré par le pape lors de l'audience générale de ce mercredi, telle qu'elle figure sur le site de Radio Vatican :
"Chers frères et sœurs, dans quelques jours, nous célébrerons Noël ! C’est l’occasion d’échanger des vœux. Ce geste a peu à peu perdu sa grande valeur religieuse. On s’arrête à l’émotion qui peut-être sincère, et aux signes extérieurs. Ceux-ci doivent surtout nous conduire à la dimension sacrée et chrétienne de Noël pour que notre joie ne soit pas superficielle mais profonde. Avec la liturgie de Noël, l’Église nous introduit dans le mystère de l’Incarnation. Ce n’est pas le simple anniversaire de la naissance de Jésus qui est célébré, mais un profond mystère qui continue de marquer l’histoire humaine aujourd’hui. Noël intéresse ma foi et mon existence. Comment est-ce possible ? La naissance de Jésus ‘aujourd’hui’ est un évènement qui pénètre toute l’histoire et le cosmos. Dans la tradition chrétienne, les années se comptent à partir de la naissance du Fils de Dieu. Depuis cet instant, Dieu s’est approché de l’homme. Dans l’Enfant de la crèche, nous pouvons le reconnaître et le rencontrer en un ‘aujourd’hui’ qui ne finit pas. La naissance de Jésus renvoie à sa passion et à sa résurrection, car le mystère de l’Incarnation et le mystère pascal font partie de l’unique œuvre rédemptrice du Christ. Il a pris notre chair pour vaincre la mort et le péché. A Noël, apparaît le Christ Sauveur, soleil de justice, qui dissipe les ténèbres du monde et de notre vie. Chers amis, accueillons la lumière apportée par cet Enfant pour qu’elle nous transforme."
Chant de la Vierge Marie.
Marie.
Je me hâte, je prépare,
Car nous entrons en Avent,
Je me hâte, je prépare
Le trousseau de mon enfant.
Joseph a taillé du hêtre
Pour sa couchette de bois.
Les anges.
Les hommes tailleront du hêtre
Pour lui dresser une croix.
Marie.
J'ai fait de beaux points d'épine
Sur son petit bonnet rond.
Les anges.
Nous avons tressé l'épine
En couronne pour son front.
Marie.
J'ai là des drapeaux de toile
Pour l'emmailloter au sec.
Les anges.
Nous avons un drap de toile
Pour l'ensevelir avec.
Marie.
Un manteau de laine rouge
Pour qu'il ait bien chaud dehors.
Les anges.
Une robe de sang rouge
Pour lui couvrir tout le corps.
Marie.
Pour ses mains, ses pieds si tendres,
Des gants, des petits chaussons.
Les anges.
Pour ses mains, ses pieds si tendres,
Quatre clous, quatre poinçons.
Marie.
La plus douce des éponges
Pour laver son corps si pur.
Les anges.
La plus dure des éponges
Pour l'abreuver de vin sur.
Marie.
La cuiller qui tourne, tourne
Dans sa soupe sur le feu,
Les anges.
La lance qui tourne, tourne,
Dans son cœur, Un rude épieu.
Marie.
Et pour lui donner à boire,
Le lait tiède de mon sein,
Les anges.
Et pour lui donner à boire,
Le fiel prêt pour l'assassin.
Marie.
Au bout de l'Avent nous sommes,
Tout est prêt, il peut venir...
Les anges.
Tout est prêt, tu peux venir,
O Jésus, sauver les hommes.
(Marie Noël. 1883-1967)
source : http://stnicolaslachapelle.blogspot.com/2010/12/un-conte-de-noel.html
Nous prenons la liberté de reproduire ici ce billet de l'abbé Guillaume de Tanoüarn sur Metablog parce qu'il nous semble poser un diagnostic lucide sur la terrible crise religieuse que nous traversons. Faute d'une prise de conscience urgente de la part de nos pasteurs, cette crise ne peut que s'aggraver et rien ne pourra entraver le processus de désertification spirituelle de nos sociétés. (Les "gras" et les soulignés sont le fait de notre rédaction.)
"Mgr Fisichella, ancien recteur magnifique de l'université du Latran actuellement président du Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation, répond à Eric Martin, notre confrère de Nouvelles de France, à propos des chances de la Nouvelle évangélisation : "En Occident, il y a une situation paradoxale : d’un côté on veut que Dieu soit mis de côté, on ne veut pas que les croyants aient une présence sociale mais d’un autre côté, le désir de l’homme est de connaître Dieu. Vous savez, Dieu est présent au plus profond de chaque personne. On ne peut pas éteindre le désir de Dieu et c’est pour cela que la situation est paradoxale". L'année 2012 va être déclarée Année de la nouvelle évangélisation... Nous sommes donc dans le mouvement en réfléchissant à cette question délicate : comment évangéliser l'Europe aujourd'hui ?
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Dix mille étudiants autour du pape pour se préparer à Noël
Le vrai visage de Dieu dans l'Enfant de Bethléem
"Quelque dix mille étudiants de Rome se sont rassemblés, jeudi soir, 15 décembre, autour de Benoît XVI, pour prier les vêpres d’entrée dans la grande neuvaine préparatoire à Noël. « Le vrai visage de Dieu est dans l’Enfant de Bethléem », a affirmé le pape.
La rencontre était organisée par la pastorale universitaire de Rome qui célèbre ses 20 ans: elle a été instituée par Jean-Paul II. En cette troisième semaine de l'Avent, la célébration avait pour thème: « La question de Dieu aujourd’hui »..."
Lire la suite ici : http://www.zenit.org/article-29748?l=french
L'intégralité du message du pape (en italien) : http://www.vatican.va/