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BELGICATHO - Page 543

  • Deux martyrs italiens, victimes des nazis, ont été béatifiés

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    De Vatican News (Tiziana Campisi) :

    Béatification de deux martyrs italiens, victimes des nazis

    Victimes du massacre de Boves le 19 septembre 1943, le premier perpétré par les nazis en Italie, le père Giuseppe et le père Mario étaient respectivement curé et vicaire dans la ville piémontaise qu'ils ont tenté de sauver, le payant de leur vie. «Comme Moïse, ils ont levé les mains vers le ciel pour intercéder auprès de Dieu. Intercéder pour les autres est le devoir de tout chrétien», a lancé l’envoyé du Pape dans le nord de l’Italie.

    Martyrs parce que tués par les nazis le 19 septembre 1943 à Boves, aux côtés de la population, dans l'exercice de leur ministère sacerdotal, Don Giuseppe Bernardi et Don Mario Ghibaudo, prêtres de l'Église de Cuneo, sont bénis. Cet après-midi, le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des saints, a présidé, au nom du Pape, le rite de béatification des deux prêtres à Madonna dei Boschi, un hameau de Boves. C'est là qu'a eu lieu ce qu'on appelle le massacre de Boves, le premier massacre perpétré par les nazis en Italie. Les Allemands ont frappé la population civile sans défense, incendiant plus de 350 maisons et laissant des dizaines de victimes sur le terrain. Parmi eux, le curé de la paroisse, le père Giuseppe, âgé de 46 ans, et son jeune vicaire, le père Mario, 23 ans, prêtre depuis trois mois seulement. Il y avait eu un affrontement entre résistants et nazis, deux Allemands avaient été enlevés. Le père Bernardi et un homme d'affaires sont intervenus en tant que médiateurs pour leur libération, mais malgré l'issue positive des négociations, le commandant SS a ordonné que la ville soit incendiée. Le père Giuseppe a été abattu et brûlé avec d'autres concitoyens, le père Mario a été tué alors qu'il bénissait un civil touché par le feu d'un soldat allemand. Les deux prêtres ont essayé de sauver Boves et ses habitants au prix de leur propre vie. Don Giuseppe est connu pour avoir invité des jeunes filles à prier avec lui devant le corps d'un soldat allemand, un geste qui a porté des fruits de paix et de réconciliation. Un signe de l'un de ces fruits a été la présence aujourd'hui au rite de béatification des deux prêtres d'une délégation de Schondorf, la ville natale du commandant SS responsable du massacre de Boves.

    Comme les bras de Moïse levés vers Dieu

    Dans son homélie, le préfet du dicastère pour les Causes des saints a rappelé l'image de Moïse, décrite dans la première lecture de la liturgie du jour, qui a vaincu les Amalécites en tendant les mains, «un geste d'intercession en faveur d'Israël qui souffre dans la lutte». Le cardinal Semeraro a expliqué que le catéchisme de l'Église catholique définit ce que Moïse a fait comme «une prophétie de l'intercession de Jésus sur la croix» et a ajouté que le père Bernardi et le père Ghibaudo peuvent être comparés aux «deux bras de Moïse, levés pour intercéder en faveur» de l'Église de Cuneo.

    L'amour des deux prêtres pour leur troupeau

    Le préfet du dicastère pour les Causes des saints a ensuite précisé que la tâche propre de tout prêtre est d'intercéder, que la mission sacerdotale est essentiellement «une médiation d'intercession». Pour vivre la miséricorde, il a précisé que «le prêtre intercède, non pas parce qu'il est saint, ou parce qu'il est plus méritant que les autres, mais parce qu'il croit au pouvoir rédempteur de son Seigneur en faveur du troupeau». Et c'est précisément par amour pour le troupeau qui leur a été confié que les deux prêtres de l'église de Cuneo sont morts, a souligné le cardinal Semeraro, rappelant que le père Bernardi n'a pas fui pour défendre la population et que le père Ghibaudo a été tué «dans l'exercice de son ministère sacerdotal en administrant l'absolution à un mourant». Voici leur intercession, poursuit le cardinal, qui bénit et absout. À travers eux, c'est la figure du ministère sacerdotal comme intercession qui est mise en avant, a déclaré le préfet du dicastère pour les Causes des saints, ajoutant que même le Pape François, lors de la messe chrismale de 2018, a parlé du prêtre intercesseur.

    L'intercession, tâche de tout chrétien et de toute l'Église

    «L'intercession, cependant, est la tâche de tout chrétien», a poursuivi le cardinal Semeraro, soulignant que la prière chrétienne est toujours et avant tout une intercession pour tous les hommes et que la prière du chrétien est toujours catholique et inclusive. En conclusion de son homélie, le cardinal a souligné que l'intercession «est la forme ultime de la responsabilité chrétienne envers le monde». «Quand, nous ne pouvons rien faire d'autre pour aider notre prochain», «quand nous ne pouvons rien faire d'autre, même pour la paix, même pour la réconciliation», «il nous reste toujours la possibilité de lever les bras vers Dieu et d'intercéder", a-t-il poursuivi. La mission de pratiquer la prière d'intercession, d'intercéder pour les autres, a conclu le cardinal Semeraro, incombe à chaque chrétien et à toute l'Église, et en particulier à ceux qui ont un rôle de responsabilité, qui doivent regarder les autres «avec les yeux et le cœur de Dieu, avec sa propre compassion et sa tendresse invincible».

  • Tagle, Hollerich, Roche, Tolentino de Mendoça : quelques "papabili" de gauche

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    De Res Novae :

    Les papables de gauche

    La considération du profil de ces cardinaux progressistes, dont on nous dit que les stratèges de cette mouvance, spécialement jésuites, s’apprêtent à pousser l’un d’eux vers l’élection au Siège de Pierre, laisse rêveur. On avance trois noms : Tagle, Hollerich, Roche. Mais la liste n’est pas exhaustive. Par exemple, pourrait être avancé le nom du tout nouveau cardinal africain Richard Kuuia Baawobr, 63 ans, supérieur général des Pères Blancs.

    Luis Antonio Tagle, le cardinal-qui-plaît-aux-jeunes

    Luis Antonio Tagle, Philippin, 65 ans, n’a certes pas une pensée d’une grande originalité, mais elle est délibérément progressiste. Il fut l’élève brillant des jésuites, et a obtenu ses grades théologiques à la Catholic University de Washington. Il a pris part aux travaux de L’Histoire de Vatican II, éditée par l’École de Bologne (Giuseppe Alberigo, Alberto Melloni), qui est typiquement une histoire « selon l’herméneutique de rupture ».

    Il est devenu le cardinal-archevêque de Manille des mains de Benoît XVI, qui se plaisait à élever des universitaires reconnus, fussent-ils partisans de « l’herméneutique de rupture ». Et le pontificat bergoglien en a fait un personnage de premier plan : en 2014 et en 2015, il était l’un des co-présidents des deux assemblées du Synode sur la Famille, faisant ces apparitions « jeunes » qu’il affectionne : c’est un « bon gars », dit-on de lui.

    Il n’a point besoin de tisser des réseaux : toutes les tendances de mouvement agissent pour lui. Le cardinal Rodriguez Maradiaga, du Honduras (du Conseil des cardinaux qui a préparé la fameuse réforme de la Curie), l’a propulsé au titre de « défenseur des marginalisés » à la présidence de Caritas Internationalis pour lui succéder.

    Donné comme un grand représentant de « de la pensée théologique asiatique », le 8 décembre 2019, il était nommé préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples. La réforme de la Curie a regroupé en un seul dicastère cette Congrégation et le Conseil pontifical pour la nouvelle Évangélisation. Nommé Pro-Préfet d’une de ses deux sections, il y a été comme posé comme sur un piédestal. Pro-Préfet seulement parce que le pape, pour signifier la prééminence de ce Dicastère, en est le Préfet, de même qu’avant le Concile les papes, maîtres de la doctrine, étaient eux-mêmes Préfets du Saint-Office.

    Mais les responsabilités romaines et l’atmosphère plus que tendue du monde curial actuel ont montré les limites de Tagle et affecté sa santé : il a été victime du fameux syndrome d’épuisement professionnel, d’un burn-out. Souriant et énigmatique, il reste cependant « en réserve ».

    Jean-Claude Hollerich, le cardinal synodal

    Le cardinal Hollerich, Luxembourgeois, 64 ans, est, pour sa part, plus que l’ami des jésuites, il est jésuite. Ordonné en 1990, il fut intégré à la province jésuite du Japon, dont il connaît la langue et la culture (il a enseigné à l’université Sophia de Tokyo). Archevêque ratzinguérien de Luxembourg en 2011, il est devenu cardinal bergoglien en 2019.

    Sandro Magister lui a réservé un article assassin : « Si le conclave souhaite un François bis, voici son nom et son programme »[1]. Il a été nommé en 2021 rapporteur général du grand synode pluriannuel sur la synodalité, lequel est en partie conçu comme un moyen de transaction avec les « excès » du Chemin synodal allemand. Il a eu ainsi l’occasion, en une série d’entretiens, de détailler une sorte de programme modéré.

    Il s’est opposé à la déclaration de l’avortement comme droit fondamental par le parlement européen, mais il comprend que l’on soit préoccupé par la dignité des femmes et pense que le discours de l’Église pour la défense de la vie n’est plus audible et qu’il faut trouver d’autres voies. Lesquelles ? Il n’en dit rien. Il souhaite, « après mûre réflexion », qu’on ordonne des hommes mariés parmi des viri probati, ce qui permettrait de solutionner, croit-il, la crise des vocationsIl ne juge pas utile que des femmes soient ordonnées, dans la mesure où la reconnaissance des virtualités du sacerdoce commun des baptisés leur permettra d’exercer de nombreux rôles d’importance. Concrètement, il fait sienne la mesure de transaction qui est dans l’air du temps : les femmes n’ont pas à consacrer l’Eucharistie, mais on peut leur confier l’homélie.

    Et surtout : « Nous devons changer notre façon de voir la sexualité ». En effet : « « Les positions de l’Église sur le caractère peccamineux des relations homosexuelles sont erronées. Je crois que les fondements sociologiques et scientifiques de cette doctrine ne sont plus corrects. » Cela vaut a fortiori pour les divorcés « remariés » et même pour les protestants : « À Tokyo, je donnais la communion à tous ceux qui venaient à la messe. Je n’ai jamais refusé la communion à personne. Je partais du principe que si un protestant venait communier, c’est qu’il savait ce que les catholiques entendent par la communion, au moins autant que le savent les autres catholiques qui participent à la messe. » Mais d’ajouter : « Cependant, je ne concélébrerais pas avec un pasteur évangélique. » Ouf !

    Arthur Roche, le cardinal qui veut en finir avec la liturgie traditionnelle

    Le tout nouveau cardinal Arthur Roche, n’a pas l’envergure d’un personnage historique, ni ne cherche à l’être : l’Auream quisquis mediocritatem diligit, d’Horace, Quiconque aime la médiocrité dorée…, s’applique bien à sa personnalité. Mais ce grand humaniste a réussi à se glisser parmi les possibles post-François. Et il est devenu l’homme d’une idée : néantiser les adversaires de la réforme liturgique.

    Anglais du Yorkshire, 71 ans, il a dû sa nomination comme Secrétaire du Culte divin, en 2012, par Benoît XVI, au fait qu’il connaissait mieux que personne le dossier des traductions anglaises de la nouvelle liturgie (il avait présidé l’International Commission on English in the Liturgy, ICEL, le très libéral organisme de coordination entre les conférences épiscopales anglophones).

    Le nouveau pontificat advenu, il a participé activement à la mise en place par étapes de l’offensive contre la liturgie traditionnelle : motu proprio de 2019, qui supprimait la Commission Ecclesia Dei ; lancement, en 2020, par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, auprès de l’ensemble des évêques de l’Église latine d’une enquête sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum ; publication de Traditionis custodes, le 16 juillet 2021, accompagné d’une lettre du pape aux évêques annonçant clairement l’intention des rédacteurs : faire disparaître à terme l’ancienne lex orandi. Elle était mise sous la tutelle de la Congrégation pour le Culte divin et des Sacrements, en d’autres termes sous la tutelle d’Arthur Roche qui en était devenu Préfet.

    Et le 18 décembre 2021, par ses Responsa, des réponses à des questions censées avoir été posées à la Congrégation au sujet de Traditionis custodes, le Préfet Roche en rajoutait. Seul le missel traditionnel, et donc la célébration de l’Eucharistie, restait permis comme tolérance. Il interdisait l’usage des autres livres (rituel des sacrements et pontifical de l’évêque) et interdisait donc de célébrer traditionnellement tous les autres sacrements : baptêmes, pénitences, confirmations, mariages, extrêmes-onctions et ordinations. Théoriquement.

    Ou bien alors le bobo-cardinal Tolentino de Mendonça ?

    Le Catholic Herald, qui affirme avec assurance que la course du pré-conclave se joue actuellement entre Tagle le progressiste, Erdö le conservateur[2] et Matteo Zuppi, situé dans un centre indéfini[3], remarque cependant qu’une élection pontificale se fait aux deux tiers des voix et nécessite donc un large consensus. Du coup il avance un nouveau nom, celui du nouveau cardinal José Tolentino de Mendonça, qui serait « le genre de figure acceptable pour toutes les factions et capable d’attirer un large soutien parmi elles.[4] » Portugais de Madère, bientôt 57 ans, bibliste de formation, il a essentiellement eu une carrière académique et est devenu archiviste et bibliothécaire de l’Église romaine en 2018, bien que de compétences d’archiviste et de paléographe légères. Invité, la même année, à prêcher la retraite de carême de la Curie, il a été créé cardinal l’année suivante et, à l’occasion de la tout récente réforme de la Curie, il est devenu Préfet du Dicastère pour la Culture et l’Éducation.

    Il est déjà l’auteur d’une œuvre très conséquente de poésie, théâtre, essais, prières, qui lui a valu une collection de prix littéraires. Poète blasé, coqueluche des salons de Lisbonne et de l’intelligentsia lusitanienne catho, il a été désigné en 2019 personnalité portugaise de l’année par l’hebdomadaire Expresso.

    José de Mendonça, comme il se doit, est bergoglien : « Nous vivons au milieu de la ville, dans cet espace plein de frontières et plein de murs invisibles et de blocages existentiels […] Que les chrétiens soient remariés, blessés par des expériences conjugales naufragées, ou par la réalité de nouvelles familles, ou des homosexuels, ils doivent trouver dans l’Église un espace d’écoute, d’accueil et de miséricorde.[5] »

    Il est plus que bergoglien même, car il est très lié avec la Sœur Teresa Forcades, bénédictine de Montserrat, féministe convaincue : « Accepter l’avortement comme un mal mineur n’entre pas en contradiction avec le Dieu chrétien »[6]. Elle est pro-contraception, pro-ordination des femmes, et parcourt le monde pour répandre ses idées : « Je crois que sur le thème de l’acceptation de l’homosexualité ou des minorités sexuelles en général dans l’Église, le pape François n’a pas promu des changements doctrinaux mais l’atmosphère dans l’Église a changé. […] Je peux parler pour moi et pour d’autres compagnes qui travaillent pour une inclusion pleine de l’homosexualité dans l’Église[7]. » Le cardinal poète a donné une préface très élogieuse à son livre, La théologie féministe dans l’histoire[8].

    Qui vivra, verra. À bien des reprises et de bien des manières Dieu jadis a envoyé des fléaux pour punir les péchés des chrétiens. Lui seul sait ce qu’il veut permettre demain.

    Don Pio Pace


    [1] Si le conclave souhaite un François bis, voici son nom et son programme | Diakonos.be.
    [2] Péter Erdő, 70 ans archevêque d’Esztergom-Budapest et primat de Hongrie.
    [3] La candidature Zuppi, 67 ans, est plombée du côté conservateur par le fait qu’il a préfacé l’édition italienne du livre du P. James Martin, sj, rédacteur en chef de la revue jésuite America, Un ponte da costruire. Una relazione nuova tra Chiesa e persone LGBT (Marcianum Press, 2018). Dans ce type de littérature on ne dit jamais clairement que celui qui demande les sacrements doit avoir cessé, pour les recevoir, d’être installé dans une situation publique de péché. Certes, la préface propose, quant à elle, « une savante pédagogie de la gradualité ». Réserve insuffisamment claire, disent les conservateurs, pour faire espérer un enseignement moral irréprochable.
    [4] Enter Cardinal Mendonça, newly-promoted love poet and possible future Pope – Catholic Herald.
    [5] Radio Renascença, 22 décembre 2016.
    [6] TV5, 11 mars 2016.
    [7] Médias-Presse-Info, 18 octobre 2019.
    [8] La teologia feminista en la història, Fragmenta Editorial, 2007.

  • Le Synode pataugeant au milieu de la synodalité : le pape prolonge le processus de réforme d'un an au milieu de l'apathie et des critiques

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    Par NICOLE WINFIELD aujourd'hui via  « il Sismographo » :

    1000.jpeg« ROME (AP) – Le pape François a décidé de prolonger d'un an une longue consultation mondiale des catholiques ordinaires sur l'avenir de l'Église catholique, au milieu d'une participation limitée des laïcs et d'une résistance apparente à ses réformes de la part de la hiérarchie.

    François a annoncé dimanche que le rassemblement des évêques prévu en 2023 se déroulerait désormais en deux étapes - une session en octobre 2023 et une seconde en octobre 2024 - pour laisser plus de temps pour trouver une voie à suivre.

    En 2021, François a officiellement ouvert un processus de consultation de deux ans sur le thème de la « synodalité », ou une structure plus décentralisée de l'Église avec les laïcs ayant un rôle plus important. Le processus fait partie de l'objectif à long terme de François de rendre l'Église plus inclusive, participative et réactive aux problèmes du monde réel auxquels sont confrontés les catholiques ordinaires.

    Dans le cadre du processus, le Vatican a demandé aux diocèses, aux ordres religieux et à d'autres groupes catholiques de se lancer dans des séances d'écoute locales afin que les catholiques ordinaires puissent parler de leurs besoins et de leurs espoirs pour l'Église. Les conférences épiscopales du mois d'août ont rendu compte des résultats, et un comité d'organisation s'est récemment réuni près de Rome et a achevé un document de synthèse.

    Mais plusieurs diocèses et conférences épiscopales ont signalé une participation minimale. La Conférence des évêques catholiques des États-Unis, par exemple, a signalé que 700 000 personnes avaient participé à la consultation, dans un pays de 66,8 millions de catholiques. De nombreux pays européens ont également signalé des taux de participation inférieurs à 10 %. »

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  • « La mort attendra, la vie est toujours là et elle est belle, que ce soit debout, assis, avec ou sans jambes »

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    De gènéthique.org :

    Charcot ou la vie, il faut choisir – Gwenaël Bernard

    14 octobre 2022

    Bibliographie

    « La mort attendra, la vie est toujours là et elle est belle, que ce soit debout, assis, avec ou sans jambes ».

    A travers un témoignage plein d’espérance, Gwenaël Bernard livre une véritable leçon de vie sur le handicap. Diagnostiqué de la maladie de Charcot en juin 2011, alors qu’il n’a que 30 ans, il fait face tour à tour au pessimisme des médecins qui lui prédisent une espérance de vie de 2 ou 3 ans, et au regard insistant des autres. Au début, il cache sa maladie, puis il décide d’apprendre à vivre avec. « Je suis malade mais pas encore mort ; ne m’enterrez pas trop vite ».

    Malgré cette maladie dégénérative, il parcourt le monde avec sa famille, joue avec ses enfants, reçoit des amis. Il se bat pour vivre car « accepter [son handicap] c’est recommencer à vivre ».

    Dans ce récit plein d’humour, d’optimisme et de joie de vivre, il souhaite prouver que « même en chaise roulante ou appuyé sur des béquilles, sans bras, sans voix, avec une différence physique même majeure, la vie peut être belle et vaut la peine d’être vécue ». Il veut éveiller les consciences, sensibiliser au handicap, faire sortir les personnes handicapées et éduquer le regard des autres.

    Un témoignage plein d’espérance face à une maladie qui paralyse.

    Editions : L’Harmattan

    Date de parution : 20/06/2022

    Nombre de pages : 186

  • Le Cardinal Mindszenty ou la vertu de l'héroïsme chrétien en action

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    De Daniel J. Mahoney sur le Catholic World Report :

    Le Cardinal Mindszenty et la vertu de l'héroïsme chrétien en action

    Victime de l'histoire" de l'historienne hongroise Margit Balogh : Le cardinal Mindszenty est une biographie approfondie, judicieuse et sympathique d'un témoin loyal de la foi et d'un défenseur infatigable de la liberté et de la dignité humaine à l'ère du totalitarisme.

    14 octobre 2022


    De nombreuses voix dans l'Église contemporaine appellent les chrétiens à "accompagner" et à "dialoguer" avec ceux qui sont opposés au message et à l'éthique de l'Évangile. Trop souvent, cela devient un accommodement avec l'esprit du temps. Cela implique de faire cause commune avec une politique progressiste qui confond la justice sociale avec l'étatisme et le collectivisme socialiste ; un flirt avec des idéologies inhumaines, du marxisme à la théorie du genre, qui se moque de l'Imago Dei ; et la confusion du grand don qu'est la conscience morale avec ce que C.S. Lewis appelait "le poison du subjectivisme". Au lieu d'une fidélité inébranlable aux vertus cardinales de courage, de tempérance, de prudence et de justice et aux vertus théologales de foi, d'espérance et d'amour, nous constatons un désir inquiétant de la part de nombreux chrétiens, y compris ceux qui occupent des postes de grande autorité dans l'Église, de réduire la foi à un message moral humanitaire et à ce que le pape Benoît XVI a appelé "la dictature du relativisme".

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  • C’est le dimanche de la persévérance (19ème dimanche du TO)

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    L'homélie du 19ème dimanche du temps ordinaire (année C), sur le site de l'abbé Christophe Cossement :

    D’où l’invitation à demander avec constance, non pas parce que Dieu serait dur de la feuille, mais parce que notre cœur doit mûrir et que ses duretés doivent craquer. La relation avec Dieu doit passer par une supplication constante parce que notre cœur doit s’assouplir pour entrer dans l’alliance. Quelles sont les duretés de notre cœur ? D’abord celle de ne compter que sur soi-même et sur ses propres projets, si bien que c’est seulement quand rien ne va plus qu’on se tourne vers le Seigneur. Une autre dureté de cœur est celle de se poster comme le juge de Dieu plutôt que d’entrer dans une confiance inconditionnelle. Juger Dieu le fait regarder avec suspicion, sans se mettre de son côté, restant prêt à reprendre ses billes quand la situation ne nous plaît pas. Cela conduit à la dernière dureté de cœur : celle de préférer croire que nous sommes orphelins, que le monde est mauvais, que nous ne sommes pas aimés, que le dépit ou le cynisme sont une bonne solution pour se situer devant les défis de la vie.

    Ce n’est pas facile de braver tous ces réflexes intérieurs qui nous poussent au découragement envers Dieu, à laisser tomber la foi, à nous replier sur nous-mêmes. Jadis, les mains de Moïse s’alourdissaient. Où trouvait-il de l’aide ? Auprès des autres qui lui soutenaient les mains. Nous aussi, il nous faut parfois pouvoir dire : « prie pour moi, afin que je persévère ! » Prie avec moi ! C’est pourquoi se développe la « prière des frères » que l’on voit dans certains rassemblements de prière, quand nous allons demander à un petit groupe de priants de prier pour nous à tel ou tel sujet.

    Les lectures aujourd’hui ne nous parlent pas de persévérance dans la prière seulement, mais aussi dans l’enseignement de la foi. Saint Paul explique à Timothée qu’il lui faut demeurer ferme dans ce qu’il a appris et retourner sans cesse à la Parole inspirée par Dieu. Si souvent aujourd’hui on réfléchit à partir des modes, des affirmations approximatives répétées sans cesse dans les médias. Il nous faut repartir de l’Écriture, du Père qui crée l’homme et la femme, de leur salut dans le Christ, de la promesse du Saint-Esprit, de la présence de Marie au Cénacle, de l’annonce du ciel nouveau et de la terre nouvelle. « Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. » (2 Tm 4)

    Garder le cap en faisant avant tout confiance à l’Écriture, c’est un exercice difficile en notre temps où la désaffection de nombreux compatriotes qui se disent catholiques crée un vent d’inquiétude chez tous ceux qui ont des responsabilités dans l’Église. Que devons-nous changer ? Comment devons-nous nous adapter pour que ceux qui ne nous comprennent plus restent quand même ? Mais est-ce un service que l’on rend à l’humanité quand on cherche à adapter non pas la façon de dire la Parole, mais le contenu de la Parole elle-même. Tant de fois je constate qu’on fait dire à l’Écriture le contraire de ce qu’elle dit, parce que cela nous dérange trop. Et on se trouve devant des nouveautés dont on se demande sur quoi elles reposent.

    Pas étonnant que le Seigneur Jésus ait dit : « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Maintenant que nous voyons tant de croyants abandonner la foi ou errer dans des idées à la mode, cette question de Jésus prend une actualité énorme. Seigneur, qui prend ton parti inconditionnellement au­jourd’hui ? Donne-nous le courage ! Garde-nous d’adapter ton enseignement à nos faiblesses ! Fais-nous plutôt adapter nos aspirations à ton enseignement, afin que nous courrions toujours plus loin, sans jamais choisir une voie de garage, un état très peu saint où nous voudrions être déjà contents de nous, nous arrêtant avec la bénédiction de ton Église fatiguée… Par la force de ton Esprit, fais-nous nous lever à nouveau, pour marcher joyeusement toujours plus loin sur le chemin de la sainteté !

  • Comment ressaisir l’unité et la vie, le sens et l’urgence  de la question de Dieu ? (Pierre Manent)

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    Pascal et la proposition chrétienne

    Pascal et la proposition chrétienne

    « Alors qu’il est repoussé à la périphérie de la vie européenne, le christianisme en reste le centre agissant. Nous sommes gouvernés par ce que nous fuyons. Difficile d’imaginer situation plus dommageable. Ayant séparé Dieu du reste de notre vie, nous sommes devenus incapables d’aborder la question la plus haute et la plus urgente que l’animal rationnel puisse se poser. Comment ressaisir l’unité et la vie, le sens et l’urgence  de cette question de Dieu ? 

    C’est au mitan du XVIIe siècle que la décision a été prise de construire l’État souverain. Et c’est à ce moment que fut repensée par Blaise Pascal ce que j’appelle la proposition chrétienne, entendant par là l’ensemble lié des dogmes ou mystères chrétiens offerts à la considération de notre entendement et au consentement de notre volonté. «  Proposition  » n’a pas ici qu’un sens logique ou notionnel, mais pratique et actif  : il s’agit d’un acte dont l’auteur est Dieu dans son Église.  
     
    L’œuvre de Pascal est l’objet d’une très riche tradition critique. J’ai, pour ma part, seulement cherché l’aide et l’appui de cet auteur pour retrouver les termes exacts, et ressaisir la gravité et l’urgence de la question chrétienne – celle de la foi chrétienne, de la possibilité de la foi chrétienne. Y a-t-il quelque détour ou artifice à employer la force de plus fort que soi pour poser la question la plus personnelle  ? C’est en tout cas cette question qui est l’objet de ce livre. »
  • Le premier corps hyperréaliste du Christ basé sur le Saint Suaire est exposé en Espagne

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    De Nicolás de Cárdenas sur Catholic News Agency :

    Le premier corps hyperréaliste du Christ basé sur le Saint Suaire est exposé en Espagne

    hyper-realistic body of Jesus Christ 
    Corps hyperréaliste du Christ d'après le Saint Suaire de Turin | Crédit photo : Nicolás de Cárdenas / ACI Prensa

    14 octobre 2022

    À partir d'aujourd'hui, la cathédrale de Salamanque accueille l'exposition de la première recréation hyperréaliste du corps du Christ à partir des données obtenues sur le suaire de Turin.

    La sculpture, faite de latex et de silicone, pèse environ 165 livres.

    La posture est celle du Christ décédé en rigidité cadavérique. Les jambes sont quelque peu fléchies, les mains croisées au niveau du pubis. Il n'y a aucune fausse pudeur dans cette figure. Tout le corps de l'homme sur le suaire est visible, rien n'est omis, y compris la circoncision.

    Les cheveux utilisés sont humains et peuvent être vus sur tout le corps, des pieds à la tête, en tout réalisme, sans oublier aucun détail.

    Lorsque l'on s'approche du personnage - les mains derrière le dos, conformément au règlement de l'exposition pour les visiteurs - on peut observer chaque pore de la peau, les taches de rousseur, les cils et les sourcils.

    Le dos est légèrement relevé, laissant apparaître les lacérations de la tête causées par la couronne d'épines, et il y a une sorte de petite tresse qui attache les cheveux à l'arrière de la tête. On voit également les ecchymoses sur les épaules dues au port du poids de la croix.

    Sur la peau, on peut voir chacune des plaies déchirantes produites par la flagellation et les traces des clous dans les mains et les pieds, ainsi que celle entre la cinquième et la sixième côte du côté droit. Le nez est cassé et l'œil droit meurtri.

    L'évêque Jose Luis Retana Gozalo de Salamanque a déclaré que cette représentation hyperréaliste n'implique pas un "conflit théologique", car le Mystère s'est fait chair. Au contraire, "ce sera une aide pour voir le Mystère, un appel vers le Mystère".

    En plus de la figure représentant le Christ crucifié, il y a une exposition préliminaire qui met le spectateur dans le contexte de la réalité de la flagellation et de la crucifixion et des recherches sur le Saint Suaire.

    La sculpture hyperréaliste tente de présenter au spectateur un "corps de qualité humaine sans mouvement artistique", sans interprétation, réalisé à partir de données scientifiques multidisciplinaires basées sur des études sur le Saint Suaire.

    Le commissaire de l'exposition, Álvaro Blanco, qui a consacré plus de 15 ans de recherche à sa réalisation, explique longuement au préalable les données historiques et scientifiques qui aboutissent au corps hyperréaliste.

    Blanco a avoué, lors de la présentation de l'exposition dans la sacristie de la cathédrale de Salamanque, qu'au moment de voir le corps terminé, il était convaincu qu'"il était devant Jésus, il était devant l'image du corps de Jésus de Nazareth."

    Un groupe d'artistes a créé la sculpture sous la direction de Blanco.

    "L'homme mystère", présenté par ArtiSplendore, une entreprise spécialisée dans les expositions et le tourisme du patrimoine culturel et artistique, devrait rester à Salamanque entre quatre et six mois.

    "Dans les 20 prochaines années, nous voulons aller dans les églises du monde entier", a déclaré le directeur exécutif de la société.

    Cette histoire a été publiée pour la première fois par ACI Prensa, le partenaire d'information en langue espagnole de CNA. Il a été traduit et adapté par l'AIIC.

    Nicolás de Cárdenas est le correspondant d'ACI Prensa en Espagne depuis juillet 2022. Dans sa carrière de journaliste, il s'est spécialisé dans les sujets socio-religieux, et il a également travaillé pour des associations civiles locales et internationales.

  • Club des Hommes en noir : les évêques servent-ils encore à quelque chose ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Les évêques servent-ils encore à quelque chose ? Les réponses du Club des Hommes en noir

    Les évêques servent-ils encore à quelque chose ? Les réponses du Club des Hommes en noir

    Dans une Eglise qui se veut synodale mais qui semble hyper centralisée, les évêques ne sont-ils finalement que de simples relais, les préfets du pape François ? L'analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Célier, le père Thomas et Anne Le Pape.

     

  • Liturgie 21 : La suite du synode de Pistoie : Révolution française et Restauration (XVIII-XIX° s)

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    Liturgie 21 : La suite du synode de Pistoie : Révolution française et Restauration (XVIII-XIX° s) (40 mn) 

    https://youtu.be/cZkH1FBBsII  

    Comme l'a montré le docteur Denis Crouan, le synode de Pistoie aura été l’aboutissement d’un mouvement établi sur la base des Lumières et dont les idées, en partie greffées sur des principes élaborés à la Renaissance, avaient pénétré l’esprit des clercs et futurs clercs bien avant la Révolution de 1789. Au sortir de la Révolution de 1789, la liturgie est dans un état qu’on peut qualifier de misérable : les prêtres demeurés fidèles à l’Église sont peu nombreux, dispersés et très peu formés. La liturgie est appauvrie.  

    Une fois encore l’Histoire prouve qu’au long des siècles la liturgie a subi de nombreuses variations - heureuses ou non, légitimes ou pas - qui ont sans cesse nécessité des corrections pour en revenir à ce que le culte eucharistique a d’essentiel et d’inaltérable. Le rite liturgique que l’Église qualifie de « romain » a été fluctuant mais jamais jusqu’à permettre à des prêtres d’en utiliser des variations illégitimes pour remettre en question les fondements de l’Église. 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Pour accéder à la totalité de la playlist :  

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • 2,4 millions de pèlerins à Zapopan (Mexique) : record battu !

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    De Catholic News Agency :

    Un nombre record de 2,4 millions de personnes participent au pèlerinage de Notre-Dame de Zapopan au Mexique.
     
    The Basilica of Our Lady of Zapopan in Zapopan, Mexico.
    La basilique de Notre-Dame de Zapopan à Zapopan, au Mexique. | Andum via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

    13 octobre 2022

    Après avoir été suspendu pendant deux ans en raison de la pandémie de COVID-19, le pèlerinage de la Vierge de Zapopan, dans l'État mexicain de Jalisco, a attiré 2,4 millions de fidèles.

    Ce chiffre a été confirmé par le gouverneur de l'État, Enrique Alfaro, qui a annoncé sur Twitter qu'"en 288 ans de tradition, le record de participants a été battu."

    Le pèlerinage de la Vierge de Zapopan est considéré comme un patrimoine culturel immatériel de l'humanité depuis 2018 par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

    Chaque année, l'image de la Vierge de Zapopan est ramenée de la cathédrale de Guadalajara à la basilique de Zapopan.

    Le 15 septembre 1821, cette image de la Vierge a reçu le titre honorifique de "général" de l'armée Trigarante, qui a gagné l'indépendance du Mexique vis-à-vis de l'Espagne moins d'une semaine plus tard. 

    L'armée, dirigée par le général Agustín de Iturbide, a été appelée "Trigarante" parce qu'elle se battait pour trois garanties : la religion catholique, l'indépendance vis-à-vis de l'Espagne et l'unité des forces insurgées.

    Les couleurs du drapeau tri-garant - blanc, vert et rouge - représentaient ces trois garanties et figurent encore aujourd'hui sur le drapeau mexicain.

    Lors du point culminant du pèlerinage, le 12 octobre, avec une messe à la basilique de Zapopan, l'archevêque de Guadalajara, le cardinal Francisco Robles Ortega, a encouragé les Mexicains à surmonter les "nombreuses divisions" car "nous sommes frères, fils d'un seul père, Dieu".

    "Nous avons beaucoup de violence, nous avons déjà trop de ressentiment et de vengeance, de divisions, nous ne sommes pas satisfaits de vivre avec tant de divisions", a-t-il déclaré, selon ArquiMedios, le site internet de l'archevêché de Guadalajara.

    "Nous formons une seule et même famille et nous avons été choisis et marqués par l'amour infini et miséricordieux de notre Père", a-t-il ajouté.

  • Berlin : 4000 fidèles ont escorté la Vierge de Fatima sous la porte de Brandebourg

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    De kath.net/news :

    Berlin : 4000 fidèles portent la Madone de Fatima à travers la porte de Brandebourg !

    14 octobre 2022

    "L'Allemagne remercie Marie et prie pour la paix"

    Berlin (kath.net) La capitale allemande n'avait encore jamais vécu une telle chose dans son histoire mouvementée : mercredi soir, la veille du 105e anniversaire du miracle solaire de Fatima, environ 4000 catholiques fervents venus de toute l'Allemagne se sont rendus en procession solennelle, en chantant et en priant, jusqu'au symbole national, la porte de Brandebourg. Là, ils ont écouté le discours que saint Jean-Paul II avait prononcé à cet endroit précis lors de sa visite en Allemagne en 1996, discours présenté par le célèbre publiciste Martin Lohmann. "L'homme est appelé à la liberté - et c'est en Christ qu'il trouve cette liberté", telle était la phrase centrale de ce manifeste pour une Europe chrétienne qui a fait date. Pour lui, la porte de Brandebourg était le symbole le plus fort de la liberté des hommes dans une Europe unie et non plus séparée.

    Ensuite, des enfants de chœur et des prêtres ont porté la "Madone nationale allemande", une statue de pèlerin offerte au peuple allemand par le pape Paul VI en 1967, sur le chemin de la porte qu'avaient également emprunté à l'époque le pape polonais et le chancelier fédéral Dr. Helmut Kohl. En effet, Jean-Paul II était lui aussi convaincu que la chute du mur de Berlin en 1989 et la réunification de l'Allemagne un an plus tard, en même temps que la chute des dictatures communistes dans toute l'Europe de l'Est, étaient un miracle opéré par cette même Vierge qui était apparue à trois enfants voyants à Fatima, au Portugal, en 1917. C'était l'année de la révolution d'octobre et elle avait dit aux enfants : "La Russie répandra ses erreurs dans le monde entier. Ce n'est que lorsque le Pape me la consacrera qu'elle se convertira et qu'un temps de paix sera donné au monde". Lorsque Jean-Paul survécut à l'attentat du 13 mai 1981, date du 64e anniversaire de la première apparition de Fatima, il y vit un signe du ciel l'invitant à réaliser le souhait de la Vierge. Il a procédé à la consécration le 25 mars 1984 - et effectivement, un an plus tard, Mikhaïl Gorbatchev arrivait au pouvoir, lançait la perestroïka et mettait fin à la persécution de l'Église en Union soviétique en 1988. Un an plus tard, le mur tombait, et en 1991, l'URSS s'effondrait à son tour. Trois décennies de paix s'ensuivirent, jusqu'à l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

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