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BELGICATHO - Page 772

  • Hongrie : le pape rencontrera bien Viktor Orban

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    Une information qui dément celles auxquelles nous avions fait écho :

    De KathNet :

    Le pape François rencontrera le Premier ministre Orbán !

    9 juin 2021

    Communiqué de presse intégral de la Conférence épiscopale hongroise : Une rencontre avec les dirigeants hongrois, dont le Premier ministre Orbán, est prévue avant la messe papale.

    Le pape François devrait arriver en Hongrie le 12 septembre 2021 pour la messe de clôture du 52e Congrès eucharistique international. Une réunion séparée avec les dirigeants hongrois, le président János Áder, le Premier ministre Viktor Orbán, des membres du gouvernement et d'autres responsables de haut rang est prévue avant la célébration.

    Nous trouvons regrettable que de fausses informations et des interprétations erronées du programme du Saint-Père, qui est toujours en cours d'élaboration en Hongrie, se soient répandues dans les médias locaux et internationaux. Par exemple, la rumeur selon laquelle le Saint-Père a exclu quelqu'un de son programme n'est pas vraie.

    Budapest, le 9 juin 2021

  • Zélés, généreux, virils : ce que le cardinal Sarah veut dire aux prêtres

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    D'Andrea Zambrano sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Zélés, généreux, virils : ce que Sarah veut dire aux prêtres

    10-06-2021

    Il ne délègue pas sa formation aux réseaux sociaux, il ne paresse pas au lit jusqu'à 11 heures du matin, il fait de bonnes lectures, il augmente sa foi, il s'intéresse au destin éternel de ses enfants, il défend avec virilité son épouse, l'Église, contre les attaques, il ne se laisse pas utiliser comme une marionnette dans les talk-shows, il conserve la liturgie et ne l'invente pas parce qu'il sait que sa tâche est de reproduire la liturgie qui existe au Ciel et il s'appelle "don" parce qu'il exerce une responsabilité. Et de temps en temps, il vide son compte en banque pour faire l'expérience de la Providence, aider les pauvres et se sentir en famille tous les 27 du mois. L'identikit du vrai prêtre selon le Cardinal Sarah. Son dernier livre, "Au service de la vérité", sort aujourd'hui. 

    Que doit avoir un prêtre pour être vraiment un homme de Dieu ? La question n'est pas anodine, car nous vivons des temps de crise profonde du sacerdoce, pris entre le risque du fonctionnalisme et les tentations du monde. Selon le cardinal Robert Sarah, le zèle pour les âmes ne peut faire défaut à une personne consacrée. Qu'est-ce que le zèle ? C'est le préfet émérite du culte divin lui-même qui l'a expliqué lors des exercices spirituels de la fraternité sacerdotale Summorum Pontificum qui se sont tenus en février 2020, peu avant que le verrouillage ne perturbe la vie des prêtres : " Le zèle, c'est l'intérêt. Une personne est aussi zélée que quelqu'un ou quelque chose l'intéresse vraiment. Le zèle pour les âmes est donc l'intérêt que le pasteur doit porter au salut éternel des brebis confiées à ses soins."

    Avec un tel critère, il suffirait d'esquisser son pasteur ou son confesseur : cet homme s'intéresse-t-il vraiment à moi et à mon salut éternel ?

    Les mots de Sarah aux prêtres de l'amitié SP sont devenus un livre qui sort aujourd'hui chez Fede & Cultura. Au service de la vérité. Sacerdoce et vie ascétique, tel est le titre du livre qui recueille les méditations réalisées par l'ancien préfet à la sodalité sacerdotale qui a édité, par l'intermédiaire du Père Vincenzo Nuara, l'introduction. (ICI pour commander)

    C'est un livre sur le sacerdoce, ou plutôt, un guide sur le sacerdoce. Destiné aux prêtres, mais convenant également aux laïcs, afin qu'ils sachent reconnaître si quelque chose manque à leurs prêtres, ou quel aspect ils aimeraient voir mieux développé chez eux. Ou même les aider à se frayer un chemin à travers ce qui pourrait être les tentations modernes des curés.

    Sarah en énumère quelques-uns avec perspicacité et connaissance du sujet : il y a tout d'abord l'éducation reçue car "souvent les prêtres n'ont pas reçu une solide éducation humaine, affective et religieuse dans la famille, ils n'ont pas été éduqués dans la foi ou dans la valeur du renoncement et du sacrifice et cela se répercute souvent dans de nombreux aspects du ministère".

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  • Les médias du Vatican : une « montagne accouchant d'une souris » d'après le pape

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    De Loup Besmond de Senneville (envoyé spécial permanent à Rome) sur le site du journal La Croix :

    Vatican : la communication du pape François sous haute tension

    Enquête 

    Les propos chocs de François adressés aux employés en charge de la communication du Vatican, il y a deux semaines, ont mis au jour les différences de conception de l’appareil en charge de diffuser l’action du pape et du Saint-Siège.

    8/06/2021

    Les salariés de la communication vaticane se souviendront longtemps de cette visite du lundi 24 mai, qu’ils attendaient depuis le début du pontificat de François dans leurs bureaux romains du Palazzo Pio. Et de la douche froide ressentie en entendant ce jour-là le pape comparer la « belle organisation » des médias du Vatican– dont Radio Vatican, L’Osservatore Romano et le portail en ligne Vatican News – à une « montagne donnant naissance à une souris » en proie à une bureaucratie excessive.

    Le choc a d’ailleurs été si fort que deux des principaux responsables du dicastère de la communication, Paolo Ruffini et Andrea Tornielli, ont songé dans les heures qui ont suivi à remettre leur démission. Avant de finalement y renoncer.

    → A LIRE. Les propos chocs du pape François en visite à Radio Vatican

    Mais bien au-delà des questions de personnes, cette crise révèle des tensions de fond sur le mode de communication choisi par le Saint-Siège à travers son dicastère réformé. Première raison d’un malaise ressenti par certains : la personnalité du pape et ses choix.

    Car François n’entend pas se limiter à son administration pour faire connaître son action. Quand il ne la court-circuite pas. Ce fut le cas plusieurs fois ces derniers mois, lorsqu’il donna plusieurs entretiens à des journalistes italiens, sans en aviser les responsables du dicastère.

    Manque de stratégie

    Comme ce samedi matin 2 janvier, lorsque la Gazzetta dello Sport, l’un des quotidiens sportifs les plus lus en Italie, publia un grand entretien avec le pape François. « Au petit matin, on a vu l’un des chefs courir au kiosque chercher le journal », se souvient l’un des journalistes de Vatican News. Il n’en faut pas beaucoup plus pour alimenter les soupçons de crise de confiance du pape envers ses services.

    « Le pape ne veut pas recourir à l’institution, car il y voit une restriction de sa liberté, reconnaît l’un des responsables de la communication vaticane. En réalité, il ne semble pas vouloir se laisser aider, hormis par un cercle très restreint de conseillers proches de lui, mais qui ne sont pas les chefs du dicastère. » Mais la même source, qui travaille à Rome depuis des années, déplore aussi que la machinerie vaticane ne soit pas organisée pour relayer correctement les messages du pape, qui martèle pourtant les mêmes priorités depuis le début de son pontificat, comme l’attention aux pauvres, les migrants ou l’écologie.

    → À LIRE. Radio Vatican, 90 ans d’information vue du Saint-Siège

    « Nous sommes organisés pour réagir, mais jamais pour anticiper, explique la même personne. Personne ne semble penser qu’il faudrait construire une stratégie autour des priorités du pape. » Elle pointe aussi du doigt les lourdeurs de l’appareil. « Si le pape fait une annonce imprévue depuis la fenêtre de la place Saint-Pierre, à l’angélus du dimanche, il faut attendre l’accord de la Secrétairerie d’État pour pouvoir retransmettre la phrase sur Twitter… »

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  • "Cancel culture" : même Obama en a marre des excès du "politiquement correct"

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    De   sur le site du Figaro :

    «Cancel culture» : même Obama en a marre

    Dans une interview à CNN diffusée lundi, l'ancien président américain a fustigé le manichéisme de la génération «woke» et de la «cancel culture».

    Donnant d'abord des gages aux militants antiracistes en estimant que l'histoire de la ségrégation «persiste et continue», l'ancien président n'a ensuite pas mâché ses mots, évoquant les «dangers» de la mode qui consiste selon lui «à condamner les gens en permanence», expliquant qu'il s'en rend compte à travers l'expérience de ses propres filles, Malia et Sasha, qui vivent cela de l'intérieur sur les campus d'université. «Elles se rendent bien compte que cela va trop loin», commente-t-il encore, ajoutant que «l'on ne peut pas exiger des gens qu'ils se montrent politiquement corrects en toutes circonstances». Il a ensuite distingué la lutte contre les discriminations, nécessaire selon lui, de la victimisation permanente par l'entremise notamment des réseaux sociaux.

    Barack Obama avait également plaidé par le passé déjà contre la vision manichéenne des interactions sociales prônée par le mouvement «woke», expliquant lors d'un sommet à Chicago que «le monde est complexe, ambigu» et s'était délibérément moqué des gens qui «tweetent ou lancent un hashtag pour dénoncer l'emploi d'un verbe inadapté dans une phrase, puis se rasseyent et se sentent fiers d'eux».

    À VOIR AUSSI – Peut-on arrêter la cancel culture à l'université?

  • Gaspard, soldat de l’amour : séance ce jeudi 10 juin à 20H15

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    Séance jeudi 10 juin à 20h15

    Gaspard, soldat de l’amour

     
    Projection suivie d’une intervention de Marie Axelle et Benoit Clermont, les parents de Gaspard, ainsi que Steven Gunnell, réalisateur du film.
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    Un film de Sabrina et Steven Gunnell

    Le synopsis du film

    Gaspard, soldat de l’amour, est un long métrage qui retrace la vie de Gaspard Clermont, décédé le 1er février 2017 à l’âge de 3 ans et demi, à travers les témoignages de ceux qui l’ont accompagné pendant sa courte mais féconde existence.

    Atteint d’une maladie neurodégénérative incurable diagnostiquée à l’âge d’un an (maladie de Sandhoff), Gaspard a bouleversé un nombre incroyable d’hommes et de femmes, Ses parents, son frère et ses sœurs, le corps médical, sa famille et leurs amis ou encore les membres du clergé soulignent tous son charisme inouï et sa faculté à toucher les âmes par un simple regard.

    Soins médicaux, rôle de la fratrie, souffrance, espérance du ciel, amour conjugal, acceptation et accompagnement vers une mort certaine : autant d’aspects de cette épreuve dévoilée avec bienveillance au fil des minutes.

    Les témoignages recueillis après son décès par Sabrina et Steven J. Gunnell illustrent tous la prodigieuse fécondité de cette vie si inutile aux yeux du monde : Gaspard n’a jamais dit un seul mot, n’a jamais marché, il ne pouvait rien faire par lui-même. Et pourtant son lumineux exemple éclaire désormais le regard sur la vie d’une multitude de personne…

    Lui, si faible, est devenu pour eux un chemin d’essentiel. Et tous souhaitent le remercier, en attendant de le retrouver au Ciel pour l’Eternité.

    Le programme de votre soirée :

    20h15 : projection du film

    21h45 : Echange avec Steven Gunnell (réalisateur), Marie-Axelle et Benoit Clermont

  • Les enfants viennent-ils au monde pour s'adapter à nos désirs ?

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    Le projet de loi bioéthique du gouvernement français suscite un vaste débat où une voix comme celle d'Aude Mirkovic retentit avec beaucoup de justesse et peut inspirer au-delà des limites de l'Hexagone.

    D'Aude Mirkovic sur le Figaro Vox :

    Aude Mirkovic: «Les enfants viennent-ils au monde pour s'adapter à nos désirs?»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - L'article 1er du projet de loi bioéthique du gouvernement, ouvrant le droit à la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, a été validé mardi 8 juin dans la soirée. La porte-parole de l'association Juristes pour l'enfance dénonce une loi injuste, qui privera des enfants de leur filiation.

    Le projet de loi bioéthique est actuellement en troisième lecture à l'Assemblée nationale.
    Le projet de loi bioéthique est actuellement en troisième lecture à l'Assemblée nationale. Aude Mirkovic

    Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé est porte-parole de l'association Juristes pour l'enfance, auteur de La PMA : quels enjeux ? (Artège 2018) et En Rouge et Noir, roman (Première Partie, 2020).


    Le projet de loi bioéthique avec, en mesure « phare », l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes, est actuellement en troisième lecture à l'Assemblée nationale.

    Le texte n'étant pas encore adopté, le Parlement à jusqu'au 29 juin pour protéger les enfants des excès des désirs des adultes et des profits des marchands.

    Commençons par rappeler que chacun prend, en matière de procréation, des décisions plus ou moins heureuses mais qui relèvent de sa vie privée. C'est pourquoi, si une femme fait le choix d'avoir un enfant « sans père », elle prend ses responsabilités, elle expliquera le moment venu à son enfant pourquoi il n'a pas de papa et personne ne leur souhaite autre chose que du bien.

    Cependant, dès lors que la loi est sollicitée pour organiser la conception de cet enfant privé de son père et, surtout, pour inscrire dans le Code civil l'interdiction légale pour cet enfant d'avoir sa filiation paternelle, la question ne relève plus de la vie privée de la femme mais de la loi, chose publique s'il en est puisque la loi est l'affaire de tous et, plus encore, la responsabilité de tous.

    Nous serons tous au tribunal de l'histoire car les enfants à venir de ces PMA ne manqueront pas de demander des comptes de leur lignée paternelle ainsi effacée, non en raison des malheurs et aléas de la vie mais par la loi.

    Aude Mirkovic

    Si nous portons des jugements parfois sévères sur telle ou telle époque qui a toléré, dans l'indifférence plus ou moins généralisée, des lois injustes, il serait trop facile de nous laver les mains des injustices de notre temps. Nous serons tous au tribunal de l'histoire car les enfants à venir de ces PMA ne manqueront pas de demander des comptes de leur lignée paternelle ainsi effacée, non en raison des malheurs et aléas de la vie mais par la loi.

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  • La démission du Cardinal Marx : un acte pour se préserver ou une pénitence pour les péchés de l'Église en Allemagne ?

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    Du Père Raymond J. de Souza sur le National Catholic Register :

    La démission du Cardinal Marx : Un acte d'auto-préservation ou une pénitence pour les péchés de l'Église en Allemagne ?

    COMMENTAIRE : Trois précédents qui pourraient aider à expliquer la décision abrupte du cardinal allemand influent de démissionner.

    7 juin 2021

    La publication - avec l'approbation expresse du pape François - d'une offre de démission par le cardinal Reinhard Marx de Munich est incontestablement une bombe sans précédent. 

    Trois précédents partiels peuvent offrir une explication supplémentaire, bien qu'ils restent spéculatifs à ce stade.

    "Avec ma démission", a écrit le cardinal Marx, "je tiens à préciser que je suis prêt à assumer personnellement la responsabilité non seulement des erreurs que j'ai pu commettre, mais aussi de l'Église en tant qu'institution que j'ai contribué à façonner et à modeler au cours des dernières décennies."

    Le cardinal Marx n'a été jugé négligent dans aucune affaire d'abus sexuel. Un rapport sera publié cet été sur Munich, il est donc possible qu'il prenne de l'avance sur les conclusions défavorables, mais rien ne le prouve. Quoi qu'il en soit, l'une des raisons de la logique de la démission de Marx n'est pas punitive mais "cruciforme".

    C'était la prémisse d'un film puissant de 2014 sur les abus sexuels commis par des clercs en Irlande, Calvaire. Ce ne sont pas les méchants prêtres qui doivent souffrir, mais les bons, dans l'esprit d'une victime qui entreprend de tuer un prêtre. Il croit que la mort d'un bon prêtre est quelque chose d'expiatoire, alors que la mort d'un abuseur n'est qu'une justice grossière et inadéquate. 

    Le cardinal Marx suggère quelque chose de similaire. Quelqu'un, soutient-il dans sa lettre, qui n'est pas coupable doit faire un sacrifice pour le bien commun de l'Église en Allemagne. Il s'agit, bien qu'il n'utilise pas le mot, d'un acte de pénitence, et ce de façon spectaculaire.

    La démission n'a pas encore été acceptée, mais il est peu probable que le pape François aurait permis sa publication s'il n'avait pas eu l'intention de l'accepter. On ne sait pas non plus si le cardinal Marx continuera à exercer ses fonctions romaines, à savoir siéger au "conseil des cardinaux", le cercle restreint du Saint-Père, ou à la tête du Conseil pour l'économie. Sa lettre du 21 mai n'a pas abordé cette question.

    Il existe trois précédents partiels qui pourraient contribuer à expliquer la décision du pape François et du cardinal Marx.

    Le premier et le plus récent est celui du cardinal Philippe Barbarin de Lyon, en France. Il a été accusé en 2017 et condamné en 2019 pour ne pas avoir signalé des abus sexuels commis par des clercs. C'était, même pour des yeux non entraînés, un abus politique du système de justice pénale. Plusieurs autres personnes qui étaient beaucoup plus étroitement impliquées dans l'affaire n'ont pas été inculpées ou ont été acquittées. Le procureur chargé de l'affaire s'est prononcé contre la condamnation, mais le système judiciaire français a permis que les charges soient avancées par d'autres défenseurs. 

    Le cardinal Barbarin a proposé sa démission après sa condamnation, mais le pape François a insisté pour que toute la procédure judiciaire soit menée à son terme. En 2020, le cardinal Barbarin a été acquitté en appel. Néanmoins, il a demandé à démissionner pour deux raisons. Même s'il était innocent des accusations, une oblation devait être offerte pour reconnaître les péchés du passé. En outre, l'ensemble de l'enquête avait compromis sa capacité à diriger. Le pape François a accepté sa démission.

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  • Scandales de la pédophilie : "Si nous avions suivi les commandements du Décalogue, tout cela ne serait pas arrivé"

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    De Vatican News (Fabio Colagrande) :

    Le cardinal Pell : en prison, la foi et la prière ont été «fondamentales»

    Dans une interview accordée à Vatican News, le cardinal australien, qui fête ses 80 ans ce mardi 8 juin, raconte ses treize mois de détention dans un livre, “Journal de prison” publié désormais en italien. «Cela m'a beaucoup aidé de vivre mes souffrances en les associant à celles de Jésus. J'ai toujours cru que Dieu était derrière tout ce qui m'arrivait », assure-t-il.

    Depuis quatorze mois, le cardinal George Pell, ancien préfet du Secrétariat pour l'Économie, est à nouveau un homme libre et aujourd'hui, 8 juin 2021, il a pu célébrer son quatre-vingtième anniversaire dans son propre pays, l'Australie. Nous l'avons joint au téléphone pour commenter avec lui la publication en Italie de son Journal de prison, Volume I, publié par les éditions Cantagalli. Le livre rassemble en 400 pages les notes quotidiennes rédigées par le cardinal du 27 février au 13 juillet 2019, alors qu'il était en prison à Melbourne pour des accusations d'abus sexuels sur mineurs qu’il a toujours niées. Pell avait été condamné à six ans de prison en mars 2019 et l'appel de ses avocats devant la Cour suprême de l’État de Victoria avait été rejeté par deux juges sur trois en août de la même année. Il ne sera complètement disculpé qu’en avril 2020 par la Cour suprême d’Australie, devant qui l’affaire avait été portée en dernier recours.

    La sentence d'acquittement a été accueillie avec satisfaction par le Saint-Siège qui, dans un communiqué, a déclaré avoir toujours fait confiance aux autorités judiciaires australiennes. Puis, le 12 octobre dernier, au Vatican, le cardinal australien a rencontré le Pape François, qui l’a remercié pour son témoignage.

    Auriez-vous pu imaginer qu'en 80 ans de vie, vous feriez l'expérience de la prison ?

    Non, bien sûr que non ! Je n'ai jamais pensé cela. Je me suis battu pour que cela ne se produise pas, mais malheureusement sans succès. Ce fut un concours de circonstances, de mensonges et de tromperies, mais finalement ma libération est arrivée, grâce à la Cour suprême.

    Pourquoi avez-vous tenu un journal de vos 13 mois d'emprisonnement ?

    Pour beaucoup de raisons. J'ai pensé que cela pourrait être utile pour ceux qui sont en difficulté, pour ceux qui traversent un moment de souffrance, comme celui que j'ai vécu. Puis j'ai pensé que tenir un journal serait intéressant d'un point de vue historique, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de cardinaux qui ont fait l'expérience de la prison. Mais aussi parce que j'avais découvert que de nombreux prisonniers se sont consacrés à l'écriture, à commencer - dans la sphère catholique - par saint Paul. Écrire en prison est une bonne thérapie.

    Dans quelle mesure la prière vous a-t-elle aidé à vivre l'humiliation de la détention ?

    Je dois dire que la foi et la prière ont été fondamentales, elles m'ont aidé à changer complètement la perspective de ces jours de détention. Aujourd'hui, je le dis à tous, en utilisant une expression anglaise, qu'en prison j'ai eu la confirmation que le “package” chrétien fonctionne. Mon expérience montre à quel point les enseignements de l'Église nous aident, à quel point il est utile de prier, de rechercher la grâce de Dieu. Surtout, lorsque nous comprenons que nous pouvons vivre notre souffrance personnelle en fonction d'un bien plus grand, nous pouvons associer notre souffrance à celle de Jésus. En tant que chrétiens, nous savons en effet que nous avons été rachetés par la passion et la mort du Fils de Dieu. Vivre cet enseignement sur la valeur de la souffrance change vraiment tout quand on se trouve dans une situation comme la mienne.

    Pendant vos jours d'emprisonnement, quelles relations aviez-vous avec les autres prisonniers? Vous écrivez que vous avez ressenti leur souffrance...

    J'étais en cellule d'isolement, pour garantir ma protection personnelle. Je n'ai jamais vu les onze autres détenus qui étaient avec moi dans la même section. Ce n'est qu'au cours des quatre derniers mois de mon emprisonnement que j'ai pu rencontrer trois autres détenus et leur parler. Mais la plupart du temps, je ne pouvais qu'entendre la colère, l'angoisse de mes codétenus, sans avoir de relation personnelle.

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  • Le voile : si on croit être libre de le porter, on n'est jamais libre de l'enlever

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    De Kamel Daoud sur le site du Point :

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  • Liège : 11 au 30 juin grande exposition sur les miracles eucharistiques au Sanctuaire de Cornillon

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    Le sanctuaire a le privilège d’accueillir du 11 au 30 juin la grande exposition internationale sur les miracles eucharistiques, conçue par le bienheureux Carlo Acutis.

    C’est aussi l’occasion de venir visiter le béguinage contemporain et de profiter de la vue sur Liège depuis le Mont-Cornillon. Les travaux de l’esplanade touchent à leur fin.

    Dans la tradition catholique, on appelle miracle eucharistique un événement « surnaturel » produit lors de l’Eucharistie, comme la transformation des hosties en sang ou en chair. L’Eglise est très réservée à l’égard de tels prodiges. Son attitude critique nous donc à accueillir avec confiance les cas très rares qu’elle a retenu. Longtemps relégués au rang de la crédulité populaire, ou réduits au cercle des bigotes, les miracles eucharistiques suscitent à nouveau l’intérêt. Notamment grâce au bienheureux Carlo Acutis. Ce jeune italien, féru d’informatique, mort l’âge de 15 ans en 2006, en avait recensés pas moins de 136, dont plus de 5 en Belgique. Ainsi, plus de 50 panneaux didactiques seront exposés dans 3 lieux : l’église, la nouvelle salle saint Thomas d’Aquin et la salle Bolsano au rez de l’auberge.

    Vendredi 11 juin à 20h00, conférence de Jean-Luc Moens, en visio: « Le bienheureux Carlo Acutis et son exposition des miracles eucharistiques ». Présence sur place sur invitation sinon, la conférence sera disponible en ligne dès 20h00 sur la chaine Youtube de Liège Fête-Dieu. Plus d’infos sur la conférence ici.

    Visites de l’exposition jusqu’au 30 juin

    Entrée gratuite. Réservation obligatoire. Maximum 4 personnes par réservation.
    Toutes les informations sur l’exposition ici.

    Réservations : http://bit.ly/expo-miracles-eucharistiques

    Le samedi de 9h à 18h et le dimanche de 12h à 18h
    Visites guidées : Samedis 12, 19 et 26 juin à 11h et 16h, dimanches 13, 20 et 27 juin à 16h , groupes de maximum 20 personnes.

    En semaine de 9h à 10h, de 18h à 20h
    Enfants 4-12 ans : visite adaptée, atelier d'hosties, animation les mercredis 16 et 23 juin de 14h à 16h

    Les sœurs clarisses et la communauté du béguinage contemporain de Cornillon se réjouissent de vous accueillir pour ce temps fort, qui donne un écho particulier à la fête du Corps et du Sang du Christ révélée à sainte Julienne en ce même lieu vers 1208.

    Consultez tout le programme de Liège Fête-Dieu 2021 sur le site : www.liegefetedieu.be

  • Carnage djihadiste au Burkina Faso

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    De Xavier Sartre sur Vatican News :

    7 juin 2021

    Consternation et impuissance au Burkina Faso après une attaque terroriste

    160 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés au Burkina Faso ce weekend, dans le village de Solhan, dans le diocèse de Dori. L’évêque des lieux, Mgr Dabiré, exprime sa consternation face à l’attaque la plus meurtrière dans ce pays du Sahel depuis 2015 et le début de l’offensive terroriste.

    «Une grande consternation devant ce massacre»: ce sont les premiers mots de Mgr Laurent Dabiré, évêque de Dori et président de la conférence épiscopale du Burkina-Niger concernant l’attaque menée dans la nuit de vendredi à samedi dernier à Sohlan, petit village de la province du Yagha, au nord-est du Burkina Faso. Selon un dernier bilan confirmé par les autorités locales, 160 hommes, femmes et enfants ont été tués et enterrés par les habitants eux-mêmes dans trois fosses communes. Depuis le début de la vague terroriste dans le pays en 2015, c’est l’attaque la plus meurtrière.

    Les habitants exécutés

    Ce sont les prêtres en poste dans la paroisse de Sebba, localité proche de Sohlan qui ont averti Mgr Dabiré. Ils ont recueilli le témoignage d’un survivant qui est parvenu à s’enfuir et à donner l’alerte. «Au petit matin, jusqu’à 6h, des hommes armés ont envahi la localité. Ils ont tiré des coups en l’air, avant de passer de maison en maison parce que les gens étaient encore au lit. Ils les ont exécutés purement et simplement. Ils ont ensuite brûlé le marché, les maisons, les boutiques, des véhicules, des camions, des moyens de transport qui étaient stationnés dehors», relate l’évêque.

    Comme à chaque fois dans ce genre de cas, aucune revendication n’a été faite. Les autorités et l’armée n’ont donné aucune indication particulière sur les auteurs de ce massacre. Sur les raisons d’une telle violence, là encore aucune certitude. «C’est peut-être des représailles», avance Mgr Dabiré. À Solhan, «il y a les Volontaires pour la défense de la patrie (une milice citoyenne mise en place en 2020 par le gouvernement NDLR). Est-ce que leur présence ou le fait que ce village aiderait des jeunes qui sont entrés dans ce corps de supplétifs de l’armée, a provoqué cette réaction des terroristes?», s'interroge l'évêque burkinabè. Impossible de le dire pour le moment.

    Un sentiment d’impuissance

    Les habitants de cette région frontalière avec le Niger ont ressenti «un grand émoi» et éprouvé «un sentiment d’impuissance» confie l’évêque de Dori. «On aimerait bien faire quelque chose, mais quoi?» poursuit-il, reconnaissant que «l’on est face à un ennemi invisible, inconnu et très armé». La population compte beaucoup sur l’efficacité du dispositif mis en place par l’armée pour combattre les groupes djihadistes.

    Dans ce contexte tragique, Mgr Dabiré envoie un message d’espoir à ses diocésains et à l’ensemble des populations du Sahel, tous concernés par ces attaques terroristes, en leur disant de «ne pas perdre confiance en la vie, de garder fermement la foi dans l’espérance, de rester solidaires pour faire face à cette violence qui nous tombe dessus, afin d’explorer toutes les solutions, y compris le dialogue. C’est, je crois, la seule manière de pouvoir s’en sortir un jour».

    Les mots du Pape François, dimanche lors de l’angélus, au lendemain de l’attaque, ont été d’un grand réconfort pour Mgr Dabiré qui est très reconnaissant au Saint-Père pour avoir évoqué le sort de son pays et de son diocèse.

  • "Des passions aux vertus, de la vertu au bonheur"; philo à Bruxelles le 15 juin avec Stéphane Mercier

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    https://www.youtube.com/watch?v=fd8Axmuxe6w