De la Libre du mercredi 27 mars (dans la rubrique "Lire"):


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De la Libre du mercredi 27 mars (dans la rubrique "Lire"):


De Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :
Faut-il prendre « Le Monde » au sérieux ?
Pour pouvoir juger de ce qui concerne une institution comme l’Église, encore faut-il avoir quelque relation avec ce qui est au cœur de sa pensée et de la substance de sa foi. Désolé, mais Le Monde est à des années lumières d’un pareil souci, dont sa rédaction se moque comme d’une guigne. Ce n’était pas vrai du Monde d’Hubert Beuve-Méry, le fondateur légendaire de ce qui fut un quotidien de référence. Beuve avait le plus vif intérêt pour les choses de la foi, dont il s’entretenait avec son ami le père Bernard Bro. Il assista même à la totalité des conférences de carême à Notre-Dame prêchées par le fils de saint Dominique et de Lacordaire. On ne sache pas que Le Monde d’aujourd’hui prête de l’intérêt aux conférences actuelles de Notre-Dame, où s’énonce pourtant l’essentiel de ce que l’Église a mission de transmettre.
Et pourtant, indépendamment de cet essentiel je ne vois pas la possibilité de juger l’Église dans ses faiblesses, ses fautes, et les crimes des siens. Ce que le quotidien anciennement de référence défend c’est une vague idéologie progressiste. De cela, oui, on peut se taper comme d’une pomme. Quant aux choses sérieuses qui donnent prétexte à règlement de compte, je fais confiance à l’Église pour les traiter sérieusement. Ce qu’elle fait d’ailleurs publiquement avec des réunions au sommet qui ne cachent rien. On me permettra enfin de m’étonner : il y aurait absence totale de débat dans l’Église, où certains sujets seraient interdits et où les laïcs seraient muets ? Pardon, mais laïc je suis et j’ai une entière liberté de parole sur tous les sujets. Cette liberté me permet de récuser les idéologues qui profitent de la crise actuelle pour nous imposer leur dictature intellectuelle, notamment à travers le magistère de l’éditorialiste du Monde.
De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction sur le site diakonos.be (que nous remercions pour son travail) :
Encore sur le Jésus « de l’histoire ». La leçon de Giacomo Biffi, grand théologien et cardinal
L’article de Settimo Cielo du 21 mars sur « l’histoire de Jésus réécrite par un grand historien » a suscité de vives critiques par email de la part d’un éminent théologien jésuite, élève de Joseph Ratzinger et appartenant à son « Schulerkreis ».
Ce qu’il conteste, c’est que l’on puisse attribuer à Jésus, pendant sa brève vie publique, une évolution dans le conscience de sa propre identité et de sa propre mission, faite d’expectatives déçues et transformées, de changements d’objectifs parfois soudains, d’annonces peu à peu modifiées, jusqu’à une plus complète auto-conscience de lui comme Messie sauveur qui n’aurait été atteinte qu’à l’imminence de sa mort sur la croix.
Ce parcours tortueux de Jésus est effectivement celui que l’historien de l’antiquité chrétienne Giorgio Jossa reconstruit dans son dernier essai annoncé par Settimo Cielo. Un Jésus « de l’histoire » – explique-t-il – qu’il n’oppose pas mais qu’il place à côté du Jésus des Évangiles, lesquels en racontent l’histoire à la lumière de sa résurrection.
Cependant, aux yeux de notre critique, cette reconstruction historique du parcours humain de Jésus semble trop en contradiction avec le Jésus de la foi pour être acceptable. Les disciples de Jésus, eux oui, pouvaient être incertains et tomber dans l’erreur face aux « signes » accomplis par lui. Mais pas lui. En lui il ne pouvait il y a voir d’ignorance ni d’incertitude concernant son identité et sa mission, au moins depuis qu’il avait atteint l’âge de raison : « Jésus savait certainement avec clarté qu’il était le Fils de Dieu et le Messie à l’âge de 12 ans ».
A 12 ans en effet, dans l’Évangile de Luc (2, 41-52), on peut lire que Jésus s’est disputé avec les docteurs de la loi dans le temple et qu’il les étonnait tous par « son intelligence et sa doctrine ». Et il a déclaré à Marie et à Joseph : « Ne savez-vous pas que je devais m’occuper des affaires de mon Père ? ».
Et justement, on trouve un passage dans un livre du grand théologien et ensuite cardinal Giacomo Biffi (1928-2015) intitulé « À la droite du Père » – la « synthèse de théologie dogmatique » la plus aboutie qu’il ait publiée et dont la dernière réimpression date de 2004 – dans lequel il fait ce commentaire, justement concernant Jésus parmi les docteurs du temple :
Du site "Pour une école libre au Québec" :

L'empire du correctivisme politique

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« LES DIFFÉRENCES CÉRÉBRALES ENTRE LES SEXES COMMENCENT DÈS L'UTÉRUS » AFFIRME UNE ÉTUDE AMÉRICAINE
synthèse de presse bioéthique de genethique.org

Une étude américaine affirme que le développement du cerveau pendant la grossesse ne se fait pas de la même façon chez les garçons et les filles. Pour le professeur Moriah Thomason, chercheur à l'Université de New York et principal auteur de l’étude, c’est une « preuve que les filles et les garçons naissent différents ».
Son équipe de chercheurs a étudié le développement cérébral de 118 fœtus pendant le deuxième trimestre de grossesse, et identifié des « différences notables » au niveau de la connectivité du cerveau en développement entre le groupe des fœtus de sexe masculin et celui des fœtus de sexe féminin. Le professeur Thomason affirme que la principale différence réside dans la connectivité entre les zones distantes dans le cerveau : les cerveaux des filles fabriqueraient des réseaux « de plus longue portée », quand les cerveaux masculins seraient « plus sensibles aux influences environnementales ». L’étude américaine, publiée dans la revue Developmental Cognitive Neuroscience, conclut que « les différences cérébrales entre les sexes commencent dès l'utérus ».
Sources: Daily Mail (25/03/2019)
Photo : Pixabay/DR
De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix à propos d'une video qui circule où l'on voit le pape refusant de laisser les fidèles embrasser son anneau pontifical (ce qui suscite émois et commentaires) :
Pourquoi le pape ne laisse-t-il pas embrasser son anneau pontifical ?
Une vidéo montrant le pape empêchant des fidèles d’embrasser son anneau pastoral suscite certaines interrogations.
Certains catholiques, notamment parmi ceux réputés conservateurs, ont exprimé leur incompréhension sur les réseaux sociaux après une vidéo où on le voit ostensiblement refuser que des fidèles embrassent son anneau pastoral.
Lundi, François était venu au sanctuaire marial de Lorette (centre de l’Italie) pour signer l’exhortation apostolique sur les jeunes. À cette occasion, il a célébré la messe dans la Sainte Maison qui, selon la tradition, serait celle de la Vierge à Nazareth.
À l’issue de cette messe, le pape devait saluer dans la sacristie la communauté de capucins qui animent le sanctuaire. Une quarantaine d’entre eux défile devant lui, soit en s’inclinant soit en s’agenouillant devant lui, quelques-uns baisant son anneau pastoral.
Viennent ensuite des cardinaux et évêques italiens puis des religieuses. Mgr Fabio Dal Cin, prélat de Lorette, s’approche alors du pape pour lui rappeler qu’il doit encore rencontrer les malades qui l’attendent dans la nef de la basilique.
François accélère alors le mouvement, relevant les laïcs qui s’agenouillent devant lui et n’hésitant pas, pour ne pas perdre de temps, à retirer sa main à ceux qui commencent à vouloir la lui embrasser.
« Dérangeant », s’indigne le site canadien LifeSiteNews. « François, si tu ne veux pas être le Vicaire du Christ, va-t’en », ajoute le blog intégriste Rorate Caeli, tandis que certains évoquent un « KissGate » ou un « RingGate » !
Le baisemain retiré du protocole papal par Benoît XVI
Ce baiser à l’anneau pontifical n’est pourtant plus prescrit par le protocole depuis plusieurs années. Jean-Paul II avait demandé de l’éviter tandis que, dans Lumière du Monde, son livre d’entretiens avec Benoît XVI, le journaliste allemand Peter Seewald, relève que le pape allemand a « aboli le baisemain », « consigne qui n’était d’ailleurs respectée par personne ».
De fait, lors des audiences papales au Vatican, où François a pris l’habitude de saluer la plupart des participants, il est régulièrement rappelé aux fidèles de ne pas prendre trop de temps en saluant le pape, et d’éviter la génuflexion et le baisemain.
Il est probable que les responsables du sanctuaire de Lorette n’ont pas explicité cette consigne, lundi, lors de ce qui devait être une brève rencontre avec les seuls capucins du sanctuaire.
François ne porte pas l’anneau du pêcheur
À noter enfin que ce n’est pas l’anneau du pêcheur que le pape porte habituellement à la main droite mais l’anneau qu’il a reçu au moment de son ordination épiscopale, en 1992 à Buenos Aires.
À lire aussi : L’anneau du pêcheur
Si Benoît XVI avait pris l’habitude de le porter en permanence, l’anneau du pêcheur – que chaque pape reçoit lors de l’inauguration de son pontificat et qui est détruit à sa mort ou sa renonciation – est normalement sous la garde de la Secrétairerie d’État et François ne porte que très rarement le sien.
Festival Choose Life : pour les jeunes et par les jeunes
Du 15 au 19 avril prochain, le festival Choose Life rassemblera une centaine de jeunes de 12 à 30 ans à Soignies (Belgique). Durant quatre jours d’une grande intensité, les adolescents, animés par d’autres jeunes et des jésuites, pourront vivre l’expérience d’une Église jeune et joyeuse, grâce à la spiritualité ignatienne… mais aussi grâce à la musique et aux arts de la scène.

Le festival Choose Life est conçu et animé par des jeunes de 18 à 30 ans à destination des ados de 12 à 17 ans. En 2001, le Réseau Jeunesse ignatien belge décide de créer une nouvelle activité pour les 12-18 ans. Nous souhaitions permettre aux jeunes de faire une expérience de foi qui puisse être suffisamment longue et ressourçante. Un temps d’Église jeune, joyeuse et dynamique, un vrai défi pour ces générations qui sont confrontées au vieillissement dans leur église locale. Vivre l’Évangile et se former ensemble, “les jeunes par les jeunes”. Un langage jeune et une culture jeune.
L’essentiel, pour nos participants, c’est la musique. Celle-ci occupe une large place au festival, qui dispose de son propre orchestre, “le Band”. Chaque soir, un groupe de pop, rock, louange, rap ou autre style, est invité. Ces groupes musicaux proviennent de Belgique, de France et de Suisse. Ainsi, le festival est l’occasion de lancer de nouveaux groupes, en leur donnant l’occasion de réaliser leur premier “vrai concert”.
Comment être jeune chrétien ?
Dieu peut-il être notre guide ? Être jeune chrétien ce n’est pas si facile. Nous sommes souvent influencés et happés par toutes les sollicitations du quotidien. Il n’y a pas de formules magiques, ni de mode d’emploi. Au festival, un thème est proposé chaque année pour nourrir et creuser sa foi. Cette année, le thème est : “Riches de nos différences ! Let’s be one !” S’appuyant sur l’évangile de Jean (17, 21), les jeunes seront invités à suivre le Christ, qui nous montre le chemin de l’unité. “Que tous soient uns”. Ensemble, ils le vivrons avec Lui.
Diverses activités sont proposées chaque jour : ateliers sportifs et artistiques, forum sur les enjeux de société, des temps forts de célébration et d’intériorité, un grand jeu, etc.
Pour les jeunes, par les jeunes

La coordination comporte sept jeunes âgés de 18 à 30 ans, et deux jésuites, Benoît Willemaers et Éric Vollen. La mission de ce groupe : choisir le thème, gérer les pôles (technique, pédagogique, artistique, le Band, secrétariat et finance, les activités, les concerts, le fil rouge, etc.) en parrainant une petite équipe de jeunes affectée à chacune de ces tâches ; il faut aussi superviser l’ensemble du festival et organiser les week-ends de formation. Ceux-ci sont essentiels pour souder le groupe des 40 animateurs, et pour susciter les talents les plus variés, alimenter le travail et l’imagination créatrice des pôles.
En outre, pendant le festival, les jeunes sont répartis dans des « Frats », petites équipes de 8 à 10 jeunes encadrés par deux animateurs. Ainsi, l’animation tout entière est confiée aux jeunes. C’est l’occasion pour eux de partager leur foi, de l’approfondir, de la transmettre aux plus jeunes et d’offrir à ceux-ci un espace de parole et d’échange.
Nourrir sa foi et l’approfondir
Pour beaucoup de jeunes, le festival est l’occasion, avant 18 ans, d’avoir un lieu d’Église où ils peuvent vivre et expérimenter leur foi. Après 18 ans, ils se forment pour devenir acteurs dans l’Église et prendre des responsabilités diverses selon leurs talents. Ces dernières années, dans les diocèses francophones de Belgique, plusieurs responsables des pastorales jeunes ont été très actifs dans le festival. Un de nos objectifs est d’ailleurs de former des jeunes adultes à prendre leurs responsabilités dans l’Église en devenant acteurs et en donnant une colonne vertébrale à leur foi et à leur vie spirituelle, grâce à la spiritualité ignatienne. En 17 ans, plus de 400 jeunes ont été animateurs et plus de 1200 jeunes de moins de 18 ans ont été animés.
Les arts de la scène, une école de vie

Tout est occasion à se former. Ainsi, le multimédia, le son et les lumières, la vidéo, le théâtre, le chant et la musique, sont autant de disciplines où les jeunes sont invités à s’engager avec beaucoup de rigueur et de professionnalisme. Les jeunes se forment et en forment d’autres.
Chaque année, le Band compose une chanson à partir du thème et une vidéo en quatre épisodes est produite. Chaque jour, un sketch introduit le thème de la journée. Le multimédia et la régie sont entièrement confiés aux jeunes. C’est ainsi qu’ils apprennent à exercer des responsabilités, qu’ils découvrent leurs talents et qu’ils apprennent à s’affirmer et à avoir confiance en eux. L’expression personnelle de leur foi et leur recherche de sens s’expriment de bien des manières, à travers une culture 100% jeune.
Éric Vollen sj
Source : Échos jésuites, 2017-1, p 14-15.
Intéressé(e) ?
Festival Choose Life 2019 : du 15 au 19 avril 2019 à Soignies (Belgique)
En savoir +
> Dépliant-invitation édition 2019
> Site web du festival Choose Life