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  • Coronavirus et déconfinement : pourquoi autoriser la célébration de la messe est essentiel pour un catholique

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    En Belgique, le déconfinement de la célébration du culte n’a apparemment fait, jusqu’ici, l’objet d’aucun examen sérieux avec les pouvoirs publics et, contrairement à leurs homologues français, les évêques belges n’ont, jusqu’à présent, dévoilé aucune indication sur la manière dont ils proposent d’avancer: prudence tactique, indifférence ou mollesse servile ?

    L'impossibilité présente pour les catholiques de participer à la messe, sinon par des représentations virtuelles, incite plus d’un à vouloir retrouver au plus vite, à sa juste place, l’eucharistie réelle, absente de leur vie depuis plus de deux mois de confinement presque planétaire.  

    Le site web de « La Vie » publie aujourd’hui en ce sens une réflexion du Père Jean-Baptiste Nadler, curé de paroisse à Vannes et auteur des « Racines juives de la messe » (Ed. de l’Emmanuel) :

    “Corps du Christ et chair de l’Église :

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    la messe est un mariage“

    « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous » (Jn 6,53). Alors que l’immense majorité des catholiques est actuellement empêchée de participer à la messe et de communier au corps du Christ, la liturgie de ces derniers jours nous a pourtant invités à manger la chair eucharistique du Fils de Dieu. Cruelle coïncidence !

    « Les chrétiens se retrouvent unis dans un même dépouillement »

    Vu le principe de laïcité, sans doute le gouvernement français est-il dans son rôle lorsqu’il traite les principales religions sur le même plan en donnant ses consignes de reprise des « offices religieux ». Mais ce que la laïcité peut difficilement prendre en compte, c’est que ces diverses religions ont des conceptions très différentes les unes des autres de la notion de culte et des rassemblements religieux : les prières à la mosquée n’ont évidemment pas les mêmes significations ni règles que les offices à la synagogue, le culte au temple protestant n’est pas non plus la messe catholique. Ajoutons que toutes ont des traditions de prières domestiques, ce qui relève donc du cadre de la vie privée, et des prières dans le lieu du rassemblement des croyants – mosquée, synagogue, église – obéissant aux normes ERP (établissement recevant du public). Au sein d’une même religion, les croyants eux-mêmes ont des rapports différents à leur propre culte : tel pratique sa foi sans jamais mettre les pieds dans une église, tel autre ne manquera aucune messe mais ne priera guère dans le secret de sa chambre.

    La messe est l’acte religieux le plus complet qui soit, et, parce que l’homme est « une âme dans un corps »

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  • Temps pascal en confinement; feuillet du jeudi (14 mai) de la 5e semaine : le culte du précieux Sang de Jésus selon Jean Chrysostome

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  • C’est en vertu du caractère unique des sacrements dans leur foi que les catholiques réclament la reprise de la messe le plus tôt possible

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    De Bastien Lejeune sur le site de Valeurs Actuelles :

    Messes interdites : pourquoi le cas du culte catholique est unique par essence

    11/05/2020

    La République laïque place toutes les religions sur un pied d’égalité : voilà donc ces dernières toutes confinées jusqu’au 2 juin. Mais dans le bras de fer avec le pouvoir, les catholiques veulent faire comprendre la spécificité de la messe par rapport aux autres cultes. 

    La répartie cinglante de ce conseiller présidentiel résume à elle seule l’impasse dans laquelle se trouve l’Eglise de France. C’était il y a une quinzaine de jours, au moment où le Premier ministre avait annoncé que la messe ne pourrait être célébrée en public avant le 2 juin - il a entre-temps ouvert la porte à des célébrations publiques pour la Pentecôte. La grogne monte au sein de l’Eglise de France, plusieurs évêques critiquent ouvertement l’attitude de l’exécutif. Interrogé au sujet de cette « sainte colère » de l’épiscopat français, le familier du Palais de l’Elysée ne peut s’empêcher de faire remarquer que dans cette affaire, ce sont les catholiques qui posent problème : « Les représentants de l’islam, eux, sont très accommodants… » 

    Comment comprendre que les catholiques exigent de pouvoir assister à la messe quand tous les autres cultes consentent sans difficulté au confinement ? Lors de la réunion en audioconférence réunissant le 21 avril dernier le président de la République et les représentants des religions, les catholiques furent isolés au moment de prôner le retour du culte public le 11 mai. L’Etat français, qui ne reconnait pas de spécificité au catholicisme, n’a aucune raison d’accorder un passe-droit : « La République laïque ne distingue pas, confirme le même conseiller, nous sommes en état d'urgence sanitaire, donc certaines libertés sont contraintes, pour tout le monde, sans distinction de religion. »

    Le ministre des Cultes, Christophe Castaner, a tort...

    Sauf que si les catholiques sont plus insistants que les autres, c’est que la messe est par nature différente des autres cultes subissant le confinement depuis huit semaines. « Si nous insistons tellement sur le caractère vital de la messe, c’est parce que nous y retrouvons le Christ ressuscité réellement présent », explique l’évêque de Montauban, Mgr Ginoux. L’explication théologique de la spécificité du culte catholique pourrait sembler hors de propos si le ministre de l’Intérieur n’avait pas lui-même tenté une sortie hasardeuse pour justifier la reprise du culte au 2 juin : « La prière se fait dans son rapport entre celui que l’on accompagne ou célèbre — chacun choisira le mot en fonction de sa religion — et soi-même, et n’a pas forcément besoin de lieux de rassemblements où l’on ferait courir un risque à l’ensemble de la communauté religieuse », expliquait-il doctement. Mais précisément, ce qu’avance Christophe Castaner est parfaitement faux dans le cas de la messe catholique. 

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  • Berlin : comment le culte a repris dans les églises

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    De sur le site du Point :

    À Berlin, les églises célèbrent la messe et la fin du confinement

    REPORTAGE. Fidèles masqués, bénitiers à sec..., certains lieux de culte d'Allemagne ont pu rouvrir après le déconfinement. En appliquant des règles strictes.

    Un prêtre masqué qui s'avance et présente l'hostie au bout d'une longue pincette… non, ce n'est pas une scène extraite d'un film surréaliste, mais la nouvelle réalité de la messe du dimanche à l'église catholique de Sankt Ludwig à Berlin. Passé la première vague de l'épidémie de Covid-19, les cultes ont officiellement rouvert le week-end dernier en Allemagne. Saisie après l'annulation des messes de Pâques, la Cour constitutionnelle a décidé que les restrictions à la liberté religieuse devaient toujours rester « proportionnées ». « Bienvenue après huit semaines d'abstinence, lance le père Maximilian à la trentaine de fidèles venus assister à la messe de 10 heures. Votre santé nous tient à cœur et nous espérons que vous ne serez pas trop gênés par les mesures que nous avons mises en place pour vous protéger. » 

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  • Les évêques allemands à l'époque du nazisme : des complices ?

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    Du Dr. Eduard Werne sur kath.net :

    Évêques à l'époque nazie. Commentaires sur la déclaration du DBK (Conférence des évêques d'Allemagne) à l'occasion du 75e anniversaire de la fin de la guerre en 1945

    Contribution d'Eduard Werner en invité

    Dans leur déclaration épiscopale relative à la fin de la guerre en 1945, les évêques Bätzing et Wilmer ont porté des accusations générales contre leurs prédécesseurs de l'époque nazie. Malheureusement, les évêques d'aujourd'hui oublient les conditions dans lesquelles leurs prédécesseurs ont dû vivre et travailler il y a 80 ans. MM. Bätzing et Wilmer ne semblent pas non plus savoir qu'en 1932, les évêques de l'époque ont unanimement mis en garde contre le choix en faveur du NSDAP (le parti nazi). Apparemment, ils ne savent pas non plus que les évêques et les prêtres ont eu de grandes difficultés à l'époque dans une dictature idéologique avec une police secrète toute-puissante pour sauver leur propre vie et celle de leurs fidèles des griffes de la police secrète.

    L'une des allégations est que l'Eglise a soutenu la guerre d'Hitler en fournissant à l'état de nombreux bâtiments d'Eglise. MM. Bätzing et Wilmer gardent le silence sur le fait que ces maisons ecclésiastiques, pour la plupart des monastères que le régime nazi utilisait avaient auparavant été enlevées de force à l'Eglise. Les moines et les moniales qui ont été soudainement mis dans la rue n'avaient généralement que quelques heures pour emballer leurs affaires à l'improviste. Vouloir donner l'impression que l'Eglise a volontairement offert ses maisons au régime nazi est aussi blessant et diffamatoire que l'a été l'expropriation de l'époque. C'est un mensonge diffamatoire ! La Conférence épiscopale d'aujourd'hui a désespérément besoin de se rappeler l'exigence de vérité : "Vous ne devriez pas faire de faux témoignages".

    Une deuxième allégation est que l'Église a stabilisé l'armée d'Hitler grâce à la pastorale militaire. C'est totalement infondé. Les aumôniers militaires ne pouvaient et ne voulaient pas intervenir dans la guerre. Ils ont administré les sacrements aux soldats mourants. Comme le lieutenant Michael Kitzelmann heureux de voir un aumônier militaire avant d'être exécuté. Kitzelmann n'avait fait qu'émettre cette déclaration imprudente en Russie : "Chez nous, ils arrachent les croix des écoles et on nous dit ici que nous lutterions contre le bolchevisme impie." Il a été condamné à mort et exécuté pour son engagement religieux. Comme Kitzelmann, Jägerstätter et Alfred Heiß, 35.000 autres soldats ont été condamnés à mort, dont environ 25.000 ont été exécutés.

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