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  • Covid19 : le retour de la fatalité ?

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    De Jérôme Poignon sur le site « Boulevard Voltaire » : 

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    Tremblements de terre, raz-de-marée, ouragans : catastrophes naturelles normales parce que naturelles. Elles possèdent à chaque fois un périmètre et l’on sait leur durée. Mais aujourd’hui, un danger mortel investit durablement toute la Terre.

    De même qu’il y a cent ans, nous sommes impuissants devant un mal souverain – opportunément « couronné » – qui nous plonge dans la sidération, l’hystérie et le dénuement. Pourtant, c’est une catastrophe naturelle, elle aussi. Car il est inutile de savoir qui a vendu au marché un pangolin suspect ou qui a laissé une fenêtre ouverte dans un mystérieux laboratoire P4 : le marchand chinois ignore sa bévue et le laborantin négligent est couvert par le secret défense… L’ignorant et l’apprenti sorcier ploient ensemble maintenant sous un virus létal disséminé et invaincu depuis des mois.

    L’ubiquité du danger souligne douloureusement l’adversité essentielle de notre environnement. Tout notre labeur ne vise qu’à lutter, au moins pour survivre et au mieux pour aspirer à un éden mythique. Mais la nature n’est toujours que partiellement comprise et maîtrisée : on ne peut saisir intégralement que sa propre création et, en fait, nous ne créons rien de matériel. Notre génie scientifique est limité à l’observation et l’assemblage des éléments qui nous entourent et de ceux qui nous composent. Les savants poussent des frontières mais ne peuvent les traverser ; l’art seul permet d’entrevoir l’autre côté du miroir.

    Puisque être dans la nature, c’est être aussi de la nature, l’instabilité de cette dernière est consubstantielle à notre condition et le destin du puissant n’est pas plus assuré que celui du manant. De même que la tuile qui tombe du toit ne choisit pas sa cible, de même nul ne peut savoir « ni le jour ni l’heure ». 

    C’est bien un appel à l’humilité qu’inspire la tragédie : humilité à l’égard de la nature et compassion des uns envers les autres pour les vies arrachées. Mais après les bacchanales médiatiques, sportives et politiques célébrant une mobilité retrouvée, l’égoïsme, l’arrogance et la rancœur surgiront d’autant plus violemment que les suites du grand bond en arrière seront dures à supporter.

    Pour traverser les épreuves, les poètes et les artistes sont des soutiens lumineux : leurs chefs-d’œuvre renvoient parfois du monde une image décalée. Or, voir différemment, c’est sans doute voir autre chose »…

    Ref. Covid19 : le retour de la fatalité ?

    La vie en ce monde passe comme le songe d’une nuit d’été ou plutôt, selon le mot abrupt de sainte Thérèse d’Avila, comme une mauvaise nuit dans un mauvais lieu où la fatalité finit toujours par l’emporter sur la liberté. L’espérance n’est pas pour ce monde mais en l’autre. Un virus minuscule nous le rappelle. En exergue de l'avis mortuaire d'une personne proche décédée ce mois-ci, je trouve cette citation de Newmann qui exprime plus élégamment la même chose: " Ex umbris et imaginibus in veritatem", "loin des interrogations et des discussions stériles, enfin dans la vérité". 

    JPSC

  • Le cri d'alarme des chrétiens de Bethléem

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    De Laurent Grzybowski sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Le cri d’alarme des chrétiens de Palestine

    Face au projet d’annexion d’une partie des territoires palestiniens par l’État d’Israël, les responsables des Églises chrétiennes de la région de Bethléem lancent un cri d’alarme.

    « Pratiquez le jugement et la justice, et délivrez de la main de l’oppresseur celui qui est pillé. » C’est par cette parole biblique, tirée du livre de Jérémie (22,3), que s’ouvre la Lettre ouverte du clergé chrétien de la région de Bethléem. Publiée début juillet, en réaction au projet d’annexion de territoires palestiniens par l’État d’Israël, cette lettre en forme d’appel au secours, signée par sept leaders religieux, entend alerter les chrétiens du monde entier, mais aussi l’opinion publique internationale, sur les conséquences du plan américain pour le Proche-Orient. Imaginé par le président des États-Unis, Donald Trump, ce plan prévoit l’annexion par Israël de l’ensemble de la vallée du Jourdain, qui représente près d’un tiers de la Cisjordanie, en plus des colonies implantées dans les territoires occupés. Rejeté en bloc par les Palestiniens, qui n’ont même pas été consultés, ce plan a été salué par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou comme une « opportunité historique ».

    Ces zones de conflit que le Covid-19 fait (presque) oublier

    « Pour la Palestine, pour Bethléem et en particulier pour sa population chrétienne, ce nouveau processus d’annexion sera particulièrement catastrophique », alertent les signataires de ce texte peu repris dans les médias. « Entourée de murs et de colonies, Bethléem ressemble déjà à une prison ouverte. L’annexion signifie que cette prison deviendra encore plus petite, sans espoir d’un avenir meilleur (…) » Plus de 2,8 millions de Palestiniens vivent actuellement en Cisjordanie, où résident aussi quelque 450.000 Israéliens dans des colonies, illégales au regard du droit international. Les chrétiens, quant à eux, ne sont déjà plus que quelques dizaines de milliers (1% des Palestiniens), notamment à Bethléem qui compte une communauté de moins de 11.000 fidèles, soit seulement 20% de la population, dans une ville où ils furent longtemps majoritaires.

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  • Les catholiques étouffés par l'agressivité de la laïcité et de l'Islam : le franc parler de Mgr Ginoux

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    Nico Spuntoni interviewe Mgr Ginoux, évêque de Montauban, sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    "Les catholiques étouffés par l'agressivité de la laïcité et de l'Islam"

    24-07-2020

    Les églises brûlées en France ne sont que la partie visible de l'iceberg d'un climat d'hostilité envers les chrétiens. Il y a une convergence évidente entre les forces laïques et une présence de plus en plus importante de l'Islam. Pendant que des mosquées sont construites, des églises chrétiennes - dont l'entretien est à la charge de l'État - sont abandonnées et fermées. L'évêque de Montauban, Bernard Ginoux, s'exprime sur Sainte-Sophie : "L'accord d'Abou Dhabi a été violé, Erdogan mène une politique d'expansion et d'hégémonie en Méditerranée au nom de l'Islam, le dialogue avec lui est impossible".

    Les images de la cathédrale de Nantes en flammes ont malheureusement provoqué un effet de déjà-vu. Il est difficile de ne pas revenir avec le souvenir du tragique incendie qui, il y a un peu plus d'un an, a dévoré un symbole de la chrétienté comme Notre-Dame. Assister à des scènes d'incendie d'églises, quand elles ne sont pas blasphématoirement vandalisées ou démolies pour faire place à des parkings, devient tristement commun dans l'ancienne France catholique. De nombreux commentateurs ont souligné l'aspect symbolique de ces épisodes, mais l'ampleur du phénomène est telle qu'elle nécessite une prise de conscience. Craintes, attentes et espoirs de l'Eglise au-delà des Alpes : la NBQ en a parlé avec Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban, dans la région occitane.

    Votre Excellence, face à l'incendie de Nantes, les catholiques français se sentent-ils plus effrayés ou plus abandonnés ?

    L'incendie - apparemment intentionnel - qui a éclaté dans la cathédrale de Nantes samedi matin cause beaucoup de souffrance au diocèse de Nantes, aux fidèles et à tous les catholiques. Les médias ont montré de nombreuses images, ont fait de nombreux commentaires. Les ministres sont arrivés, le Président de la République a pris la parole. Un homme a été mis en détention puis relâché. Aujourd'hui, l'enquête se poursuit pour "incendie criminel", selon les termes du procureur. Mais nous devons nous inquiéter de ce qui va se passer ensuite, comme nous l'enseigne le précédent de l'enquête sur l'incendie de Notre-Dame de Paris, enveloppée, jusqu'à aujourd'hui, par le silence.

    Il est difficile de ne pas inclure cet incident dans une liste qui s'allonge depuis deux ou trois ans sur le territoire français. Ajoutez à cela la dégradation et la profanation d'églises ou de chapelles. Il est triste de constater que la plupart du temps, les auteurs de ces infractions ne sont pas identifiés et les enquêtes échouent.

    L'historien italien Marco Gervasoni a écrit que les incendies et les effondrements de nombreuses églises chaque année en France montrent "un désintérêt congénital des derniers gouvernements". Cette insouciance peut-elle cacher les raisons idéologiques de ceux qui veulent dépasser la laïcité de l'État et viser la sécularisation de la société ?

    En France, l'État est propriétaire des cathédrales construites avant 1905 en vertu de la loi de séparation entre l'Église et l'État. En outre, selon cette loi, les églises paroissiales construites avant 1905 sont la propriété des municipalités. Les propriétaires ont donc le devoir d'entretenir ces bâtiments afin qu'ils puissent être utilisés en toute sécurité. Mais de forts courants résultant de la mentalité laïque tentent de contourner cette obligation, arguant que l'État ne devrait pas financer l'entretien des édifices religieux. De plus, la présence importante de l'Islam qui construit des mosquées est un prétexte pour ne pas "favoriser" une autre religion. L'égalitarisme semble être un impératif pour ne pas maintenir les églises catholiques.

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  • "Transmettre" : des cahiers pour les parents et les catéchistes

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    Transmettre

  • Quand la "Bienheureuse Marie toujours Vierge" devient la "Vierge Marie"

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    Du Père Michel Viot sur Riposte catholique :

    L’injure faite à Marie

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  • Actes de vandalisme antichrétien : "ces attaques sont le signe d’une société en besoin de guérison"

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    De Vatican News :

    Les évêques américains condamnent les actes de vandalisme anti-chrétiens

    Églises incendiées, statues du Christ et de la Vierge Marie vandalisées ou décapitées : les dommages causés aux lieux et aux symboles chrétiens sont de plus en plus nombreux aux États-Unis. La conférence épiscopale s’en inquiète et enjoint les fidèles à répondre à la haine par l’amour.

    «Qu’il s’agisse de geste posés par des individus tourmentés ou par des agents de haine qui veulent intimider, ces attaques sont le signe d’une société en besoin de guérison», écrivent, au nom de leurs frères évêques, Mgr Thomas G. Wenki et Mgr Paul S. Coakley, respectivement présidents du comité épiscopal pour la liberté religieuse et du comité pour la justice interne et le développement humain. Si les deux archevêques reconnaissent que les motivations de tels actes restent peu claires, ils affirment prier pour leurs auteurs et appellent à rester vigilants.

    En ce «moment particulier de conflit culturel que vivent les États-Unis, poursuit la note, le chemin vers l’avenir doit passer par la compassion et la compréhension pratiquées et enseignées par Jésus et Marie». Et l’USCCB de lancer un dernier appel : «contemplons, plutôt que de détruire, les images qui représentent l'amour de Dieu en suivant l'exemple du Seigneur, répondons à la confusion par la compréhension et à la haine par l'amour».

    Mais la liste est longue : dans la nuit du 2 au 3 juillet, une statue de la Vierge Marie a aussi été décapitée à Gary, dans l'Indiana. Auparavant, début juillet, la croix de la paroisse de sainte Bernadette à Rockford, dans l'Illinois, avait été détruite à coups de marteau. À la mi-juillet, dans une station de ski de Monstana, une statue du Christ a été enduite de peinture brune et recouverte de banderoles portant les mots «rebellez-vous». Plus récemment, le 18 juillet, dans l'église de Notre-Dame de l'Assomption à Bloomingburg, New York, un monument aux enfants à naître, décoré de versets du prophète Isaïe, a été détruit. D'autres actes de vandalisme ont été enregistrés ces dernières semaines contre d'autres lieux de culte catholiques. Le plus grave a été l'incendie qui a éclaté dans l'église de Saint-Gabriel, à Los Angeles, l’une des plus anciennes des États-Unis, fondée en 1771 par saint Juniperro Serra.