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  • Pourquoi il faut prendre très au sérieux le rapport du député croate Predrag MATIĆ

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    Du site de l'European Center for Law & Justice :

    Le rapport du député croate Predrag MATIĆ "sur la situation concernant la santé et les droits génésiques et sexuels dans l’Union, dans le cadre de la santé des femmes" devrait être mis aux voix le 23 juin 2021 au Parlement européen. C'est l’occasion pour Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, de vous présenter le contenu et les graves enjeux de ce rapport et de la proposition de résolution qui l'accompagne.

    Voir aussi : Débat au parlement européen : « droit à l’avortement » et objection de conscience

  • Offensive de parlementaires européens contre des organisations chrétiennes et de défense des droits de l'homme

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    De la Catholic News Agency :

    Des parlementaires européens financés par Soros et l'IPPF (International Planned Parenthood Federation) visent à mettre sur liste noire des groupes chrétiens réputés

    22 juin 2021

    Le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF), un groupe de parlementaires européens engagés à imposer la reconnaissance de l'avortement comme un "droit de l'homme" dans le monde entier, prépare un coup politique majeur visant à discréditer des organisations chrétiennes et de défense des droits de l'homme réputées que le groupe décrit comme des "extrémistes religieux" prétendument engagés "à faire reculer les droits de l'homme en matière de sexualité et de reproduction".

    La semaine dernière, l'EPF a présenté un "rapport d'enquête" intitulé "Tip of the Iceberg : Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009 - 2018" ("La pointe de l'iceberg : Les bailleurs de fonds extrémistes religieux contre les droits de l'homme pour la sexualité et la santé reproductive en Europe 2009 - 2018"), dans le but d'influencer un vote qui dénoncerait ouvertement les organisations pro-vie au Parlement européen. Le vote du PE doit avoir lieu à Bruxelles, au siège de l'UE, le jeudi 24 juin.

    Le document, signé par Neil Datta, secrétaire de l'EPF, prétend être un exposé sur "54 acteurs du financement de la lutte contre le sida actifs en Europe ainsi que sur les principaux canaux par lesquels les extrémistes religieux génèrent des fonds et comment ils circulent."

    Selon le rapport, "l'image qui se dessine est celle d'une communauté transnationale d'extrémistes religieux et d'acteurs d'extrême droite et d'extrême gauche partageant les mêmes idées et prenant des décisions stratégiques de financement par-delà les frontières internationales."

    Le long document énumère d'innombrables organisations et individus qu'ils accusent d'être "anti-gender" avec peu ou pas de preuves. Dans le chapitre consacré à l'Église catholique, le document critique le Vatican, certains cardinaux européens comme Christoph Schönborn, la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE) et plusieurs autres organisations et individus, sans ordre particulier.

    Selon le document, "il existe plusieurs communautés religieuses catholiques qui poursuivent des objectifs antisexistes et qui ont également un poids financier ; "Ils mentionnent ensuite le mouvement laïc italien Communion et Libération, Luca Volontè de la Fondation Novae Terrae, les Chevaliers de Colomb basés aux États-Unis, le Fonds Chiaroscuro, les Légionnaires du Christ, "la famille Slim du Mexique", l'Opus Dei, la Fondation Lejeune, la Fundación Valores y Sociedad d'Espagne, le Movimento Per la Vita d'Italie et le prêtre rédemptoriste polonais Tadeusz Rydzyk ; CitizenGO, et enfin, révélation majeure, "plusieurs fonctionnaires du Vatican" qui "jouent un rôle direct dans les initiatives anti-gender". "

    D'autres organisations pro-droits de l'homme bien établies et réputées sont également dépeintes comme des institutions d'"alt-right" qui versent des millions d'euros dans un programme pro-vie et pro-famille.

    Ironiquement, l'EPF est soutenu par les organisations les plus riches de la planète. L'EPF a une liste presque infinie d'organisations qui pèsent des milliards de dollars, comme la Fondation Bill et Melinda Gates, l'IPPF, la Commission européenne, la Fondation Open Society de George Soros, la Fondation Wallace Global, la Fondation MacArthur, la Fondation Summit et la Fondation Hewlett (l'un des propriétaires de Hewlett-Packard).

    Selon une première analyse de "Tip of the Iceberg" par le Centre européen pour le droit et la justice, "le rapport est long et très détaillé. Parmi un méli-mélo de think tanks conservateurs américains et d'oligarques russes, il cible de solides groupes pro-vie et pro-famille, des politiciens pro-vie (Gudrun Kugler et Anna Záborská), des familles catholiques européennes, des think tanks (Hudson Institute, ECLJ et Alliance Defending Freedom - ADF) et, de manière générale, l'Église catholique".

    Le Centre souligne également que "le timing de ce rapport est significatif puisqu'il a été publié en vue du prochain vote du Parlement européen consacré aux droits sexuels et reproductifs."

    L'EPF a proposé un amendement stipulant que l'UE : "...est préoccupée par l'inclusion dans le registre de transparence de l'UE d'organisations telles que Ordo Iuris, ADF International, Alliance VITA, European Dignity Watch, la Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE), la Fédération européenne One of Us pour la vie et la dignité humaine, Profesionales por la Ética et World Youth Alliance Europe, qui sont ainsi autorisées à travailler ouvertement avec les institutions publiques pour le déclin des droits des femmes et des DSSR (Note : Santé et droits sexuels et reproductifs)".

    Si elle est adoptée, cette résolution constituerait la première liste noire massive d'organisations de défense des droits de l'homme et d'organisations chrétiennes dans l'Union européenne.

  • Italie : le Saint-Siège dénonce un projet de loi sur l'homotransphobie qui menace la liberté de la communauté catholique

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    C'est en Italie (voir ICI). Il s'agit d'un projet de loi ("la loi Zan") dont le texte a été approuvé à la Chambre des députés le 4 novembre dernier et qui est actuellement sur la table de la commission Justice du Sénat italien. (source) "Il prévoit la réclusion jusqu’à dix-huit mois de prison et une amende de maximum six mille euros pour tout qui incite à la discrimination basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ou une situation de handicap. De plus, il prévoit jusqu’à quatre ans de prison en cas de violence contre ces catégories de personnes. Mais le point qui fait réagir le Vatican, la Conférence épiscopale italienne et de nombreuses associations de défense des familles est celui qui punit gravement les "délits contre l’égalité". La nouvelle loi permettrait en effet de dénoncer toute organisation, association, mouvement ou groupe qui a pour objectif d’inciter à la discrimination pour motifs d’orientation sexuelle ou d’identité de genre ; certaines organisations catholiques de défense de la famille traditionnelle seraient en difficulté si la loi est approuvée. Autre question délicate, l’obligation d’organiser des activités d’éducation contre l’homophobie dans les écoles publiques et privées, lors de la journée nationale contre l’homophobie, la biphobie, et la transphobie. Le Vatican considère que cette obligation est contraire à la liberté de pensée de la communauté catholique en Italie." Le 17 juin dernier, Monseigneur Gallagher, le ministre des Affaires étrangères du pape François, a réagi dans une note transmise à l’ambassade italienne près du Saint-Siège, une note sans équivoque : le Vatican s’oppose à cette proposition de loi qui contredit les dispositions inscrites dans les dispositions concordataires qui régissent les rapports entre l'Eglise et l'Etat en Italie.

    De Nico Spuntoni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    L'"halte-là !" du Vatican sur la loi Zan, le "parti de l'amendement" grandit

    23-06-2021

    La protestation officielle du Saint-Siège, qui dénonce la violation du Concordat dans le projet de loi de Zan sur l'homotransphobie, a réveillé de sa léthargie l'anticléricalisme italien qui, comme d'habitude, craint la menace pour la laïcité de l'État. Mais elle a surtout produit un changement dans le Parti démocrate, désormais disposé à réviser le texte pour résoudre les "nœuds juridiques".

    Monsignor Paul Gallagher, segretario vaticano per i Rapporti con gli Stati

    Monseigneur Paul Gallagher, Secrétaire du Vatican pour les relations avec les États

    Le scoop de la Corsera, signé par Giovanni Viafora, a monopolisé l'opinion publique et le débat politique hier. Comme l'a confirmé le Bureau de presse du Saint-Siège, la Secrétairerie d'État a officiellement protesté auprès du gouvernement italien au sujet du projet de loi contre l'homotransphobie. Il l'a fait dans une note remise par le secrétaire du Vatican pour les relations avec les États, Monseigneur Paul Richard Gallagher, à l'ambassadeur d'Italie auprès du Saint-Siège, Pietro Sebastiani.

    Selon ce qui a été rapporté dans l'article de Viafora, dans la lettre, le Vatican se plaint que "certains contenus actuels de la proposition législative en cours d'examen au Sénat réduisent la liberté garantie à l'Église catholique par l'article 2, paragraphes 1 et 3 de l'accord pour la révision du Concordat". Pour le département de la Curie romaine qui assiste le plus étroitement le pape dans le gouvernement de l'Église, le projet de loi Zan viole donc l'accord de 1984. La violation du Concordat, dont se plaignent habituellement les âmes les plus anticléricales de la politique et de la société italienne pour une prétendue ingérence ecclésiastique dans les affaires législatives, a été dans ce cas formellement dénoncée par le Saint-Siège. 

    Une protestation officielle qui rappelle les trois notes envoyées par le Palais apostolique à l'ambassade d'Italie auprès du Saint-Siège entre 1967 et 1970, dans lesquelles il était rappelé au gouvernement italien de l'époque que l'introduction du divorce dans le cadre des mariages concordataires devait faire l'objet de négociations entre l'État et l'Église avant d'être votée au Parlement.

    Le 11 février 1970, à l'occasion de l'audience générale du mercredi des Cendres, saint Paul VI ne cacha pas son irritation face au projet de loi Fortuna-Baslini, déclarant qu'il souhaitait que "pour le bien de la paix, pour l'honneur de l'Italie elle-même et pour le plus grand bien de tout le peuple italien, on évite tout pas qui pourrait être fait par une décision unilatérale pour saper ce qui avait été solennellement établi d'un commun accord".

    Des mots qui reviennent au présent après la nouvelle de la plainte formelle présentée par la diplomatie du Vatican. L'article 7(3) du projet de loi signé par le député PD prévoit l'organisation dans les écoles de "cérémonies, réunions, initiatives" sur le thème de l'homotransphobie en vue de la prochaine Journée internationale contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie. Dans la note envoyée à M. Sebastiani, la Secrétairerie d'État s'inquiète du fait que les écoles paroissiales catholiques n'en soient pas exemptées, estimant qu'il s'agit d'une menace pour la "liberté d'organisation" de l'Église reconnue par le Concordat.

    La position du Vatican a réveillé l'anticléricalisme italien de sa léthargie. (...) L'offensive diplomatique du Vatican semble toutefois avoir provoqué les premières fissures dans le mur érigé par le parti démocrate pour défendre le projet de loi Zan.

    Le secrétaire d'État Enrico Letta, en effet, qui avait déclaré il y a un mois que les conditions politiques n'étaient pas réunies pour un troisième passage parlementaire de la proposition, s'est dit hier prêt à "examiner les nœuds juridiques". Difficile de faire passer la loi telle qu'elle se présente au Palazzo Madama où les chiffres, comme on l'a vu à l'occasion du dernier vote de confiance au gouvernement Conte, sont incertains pour la coalition au pouvoir. (...)

  • Italie : la foi catholique s’est beaucoup effritée en dépit du large consensus qui entoure le pape actuel

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction sur diakonos.be :

    François, un « Pape pour l’apéro ». Grande enquête sur la foi incertaine des Italiens

    Trois papes se sont succédé en à peine un quart de siècle depuis la dernière grande enquête sur la religiosité en Italie de 1995. Et à présent que la nouvelle enquête a livré toutes ses données, on sait que la foi catholique s’est beaucoup effritée en dépit du large consensus qui entoure l’actuel pape et primat d’Italie, François.

    « Gente du poca fede » [hommes de peu de foi] est le titre du premier livre qui a rendu compte de la nouvelle enquête, rédigé par Franco Garelli de l’Université de Turin, paru aux éditions « il Mulino ».

    « L’incerta fede » [la foi incertaine] est le titre du second livre, rédigé par Roberto Cipriani de l’Université de Rome Trois, avec une préface d’Enzo Pace, aux éditions Franco Angeli.

    Le premier livre s’attarde sur les chiffres d’un vaste sondage, le second sur des entretiens libres – c’est-à-dire non pilotés – d’un échantillon représentatif de la population toute entière. Et c’est ce second livre qui décrit le mieux le « sentiment » religieux de la population entière, qui est plus animé et diversifié que celui donné par les réponses obligatoires et formelles à un questionnaire.

    Le chapitre sur Jorge Mario Bergoglio en est un bon exemple. À commencer par le titre : « François, un pape pour l’apéritif », qui reprend textuellement la réponse d’une personne interrogée : « Le Pape François, selon moi, c’est pour l’apéritif, c’est typiquement le copain avec lequel on prend un café au bar, celui qui est ami avec tout le monde… »

    Les entretiens ont été recueillis en 2017, quatre ans après l’élection de Bergoglio comme pape, et témoignent d’un consensus plutôt large en sa faveur. Avec cependant plusieurs signaux qui révèlent de quel genre de consensus il s’agit, des signaux qu’analyse en détail le professeur Cipriani.

    Pour commencer, alors que les réponses aux questions fermées du questionnaire donnaient 82% d’avis positifs sur le Pape contre 5,4% d’avis négatifs et 12% d’incertains, les avis positifs tombent à 70% dans les entretiens, les négatifs grimpent à 8% et les incertains à 22%.

    Mais c’est surtout quand le professeur Cipriani adopte les critères de la « sentiment analysis » que les proportions commencent à varier, et de beaucoup. « Concernant François – écrit-il – les sentiments de type positifs s’élèvent à 33,2%, les négatifs à 20,3% et les neutres à 46,6% ».

    Et voici quelques indications que ce scientifique extrait des entretiens :

    • « les avis sur le Pape François concernent des aspects presque toujours externes par rapport au monde ecclésial et ne concernent pas les réelles dynamiques internes à l’Église » ;
    • « les actions de François sont davantage évaluées sur base d’interventionnisme de nature socio-politiques que spirituel » ;
    • « la communication intra-ecclésiale et extra-ecclésiale se révèle clairement problématique : d’un côté, des documents officiels du Pape, y compris des encycliques, dont on ne se rappelle ni les titres ni encore mais le contenu ; de l’autre on se rappelle de certains événements même majeurs de manière approximative et même avec des malentendus et des méprises macroscopiques » ;
    • « la série de déclarations et de gestes du Pape concernant les migrants, les pauvres et ceux qui souffrent font mouche, en revanche » ;
    • « une conférence de presse à bord d’un avion parvient à obtenir un retentissement presque universel, et une simple petite phrase peut se devenir de notoriété publique » ;
    • « ce qui est certain, c’est la grande influence des médias de masse quand il s’agit de donner un avis sur François » ;
    • « une bonne dose d’incertitude demeure à propos du pontificat du Pape, tantôt taxé de conservatisme masqué, tantôt de réformisme excessif, avec des points de vue contrastés même au sein d’un même entretien ».

    Tout cela en 2017, l’année où la popularité de François avait atteint son paroxysme et avait amorcé – comme le confirme également le professeur Cipriani – une courbe descendante. Dans un sondage mené en parallèle par Demos en 2017, 77% des italiens considérait François comme « digne de confiance ». Deux années plus tard, en 2019, la confiance dans le Pape était tombée à 66%.

    Mais le point central de l’enquête, c’est surtout la confrontation entre ces avis sur le Pape François et l’effritement généralisé de la foi catholique en Italie.

    Qu’en Italie, comme dans tant d’autres pays, la foi catholique soit toujours plus « douteuse » et de moins en moins « certaine » est désormais une donnée irréfragable et pleinement corroborée par l’enquête. Et tous les indicateurs prévoient que ce déclin se poursuivra dans les années à venir.

    Or, dans les entretiens, les avis sur François n’effleurent même pas cette crise généralisée de la foi. On parle de lui en ignorant cette question. Et même dans le questionnaire, la moitié des répondants ont répondu non à la question précise de savoir si le Pape était en mesure de les rapprocher de la foi religieuse.

    Ce que les gens pensent de la vie après la mort constitue un autre indicateur impressionnant de l’affaiblissement de la foi catholique en Italie. Par rapport à l’enquête de 1995, ceux qui croient en une autre vie ont beaucoup diminué : ils étaient 41% et ne sont plus que 28,6%, alors que le nombre de ceux qui nient toute vie future a doublé, passant de 10,4% à 19,5%.

    Et pourtant, face à cet effondrement de la foi en la résurrection, il est frappant qu’aucune des personnes interrogées, en évoquant le Pape François, ne parle de lui comme quelqu’un qui annonce la vie éternelle.

  • Deux églises catholiques incendiées au Canada

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    De Ouest-France :

    Canada. Deux églises incendiées sur des terres autochtones en Colombie-Britannique

    Deux églises ont été prises pour cibles par des incendiaires sur le site de la réserve autochtone de Penticton. Des actes qui pourraient être liés aux récentes révélations sur les violences subies par les enfants amérindiens aux XIXe et XXe siècles.

    Deux églises catholiques installées dans des territoires autochtones de Colombie-Britannique, à trois cents kilomètres à l’est de Vancouver, ont été détruites dans la nuit de dimanche à lundi lors d’incendies « suspects », a annoncé lundi la police fédérale canadienne, qui a lancé une enquête.

    Ces sinistres se sont produits alors que le pays célèbre la Journée nationale des peuples autochtones.

    Les pompiers sont intervenus pour maîtriser un premier incendie à 1 h 22 sur le site de la réserve autochtone de Penticton. Le deuxième brasier s’est déclaré peu après, vers 3 h 10, dans la municipalité d’Oliver, près de la frontière canado-américaine.

    « Les deux églises ont été détruites par le feu et la police considère ces incendies comme suspects », a déclaré la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) dans un communiqué.

    Ces deux incendies interviennent quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone géré par l’Église catholique à Kamloops, dans cette province de l’Ouest canadien.

    Mauvais traitements

    Cette découverte a relancé les appels au pape et à l’Église à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats, où ils étaient enrôlés de force pour être assimilés à la culture dominante.

    « Nous sommes sensibles aux événements récents mais nous ne spéculerons pas sur les motivations » derrière ces attaques, a précisé le sergent Jason Bayda, porte-parole de la GRC, cité par le communiqué.

    Le chef des pompiers volontaires d’Oliver, Bob Graham, a pour sa part estimé sur la chaîne CBC qu’un « produit accélérant a été utilisé » dans l’incendie de l’église de cette zone.

    La GRC indique ne pas avoir appréhendé de suspect mais a lancé un appel à témoins. (...)

  • URGENT Rapport Matic/Europe : la victoire n'est pas loin, aidez-nous svp !

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    De la "Manif pour Tous" :

    URGENT Rapport Matic/Europe : la victoire n'est pas loin, aidez-nous svp !

    RDV devant le Sénat le 24 juin à 19h30 !

    URGENT : RAPPORT MATIC / EUROPE

    APRÈS UNE 1ÈRE VICTOIRE, ALLONS JUSQU'À LA VICTOIRE COMPLÈTE !

    Comme vous le savez, les députés du Parlement européen débattront le 23 et voteront le 24 juin sur le Rapport Matic qui concerne les « droits sexuels et reproductifs », sans doute l'un des pires de l'histoire européenne en matière sociétale.

    Grâce à tous ceux qui ont déjà écrit, une première victoire a été obtenue auprès des députés du PPE (droite et centre) qui ont fini par déposer une résolution alternative dont le contenu est acceptable.

    Pour que le Rapport Matic échoue, il faut que cette proposition alternative soit soutenue par une majorité des députés européens.

    Or le groupe ECR (souverainiste) a déposé une autre résolution alternative. Elle est encore mieux mais, hélas, elle ne pourra pas obtenir la majorité.

    Comme les députés peuvent voter en faveur de plusieurs résolutions, nous vous appelons instamment à écrire aux députés ECR en leur demandant de soutenir AUSSI la résolution PPE. Ils n'ont pas envie de le faire et cela s'entend, mais s'ils ne le font pas, la rapport Matic sera adopté, ce qui serait pire que tout, et de loin.

    Nous vous proposons ci-dessous un message tout prêt, en anglais (seule langue qu'ils parlent tous) pour être le plus efficace possible :

    « Dear Mr. .../Mrs ...

    Honourable Member of the European Parliament,

    I write you to congratulate you about the very good AMR written by ECR group.

    Nevertheless, you know as I that the only chance to defeat the Matic report is to have a majority of MEPs voting for the EPP alternative motion resolution.

    As you may vote in favor of two AMR, I ask you to vote also for the EPP alternative motion resolution. It is certainly our only chance to defeat the Matic report. It would be a huge mistake to deny this opportunity and to let consequently the Matic report be adopted. It would be a huge mistake to refuse this chance – and to let consequently the Matic resolution be adopted - because the EPP text is not perfect enough.

    I look forward for your support in this important vote.

    I thank you in advance,

    Signature »

    Et voici les mails des députés ECR (il faut absolument mettre en « cci » si vous écrivez à plusieurs en même temps) :

  • Comprendre et combattre le « racialisme »

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    De Ludovic Lavaucelle sur la Sélection du Jour :

    Pour comprendre et combattre le « racialisme »

    Christopher F. Rufo, journaliste américain à la pointe du combat contre l’idéologie racialiste (« Critical Race Theory » ou CRT), a publié une vidéo qui décrit les origines et le projet politique de la CRT, et propose une stratégie pour contrecarrer ses objectifs (voir vidéo de 17’58’’ en lien ci-dessous).

    Le « racialisme » est dérivé du marxisme (0’27’’). Dès les années 30, des philosophes comme Herbert Marcuse ou Theodor Adorno (dits de « l’école de Francfort ») ont développé la « théorie critique ». C’est une philosophie sociale, inspirée des principes énoncés par Karl Marx, selon laquelle l’homme ne peut s’extirper de sa condition que par une déconstruction des structures sociétales et culturelles.

    Dans les années 60, l’échec communiste était déjà patent et les héritiers de « l’école de Francfort » réprouvaient l’autoritarisme du régime soviétique (1’28’’). L’appel à la lutte des classes n’avait aucune chance de provoquer une révolution dans les démocraties occidentales en plein essor économique.

    Les adeptes de la « théorie critique » (1’58’’) ont cherché un nouvel angle pour justifier leur idéologie progressiste. Profitant des troubles sociaux dans le sillage de la lutte pour les droits civiques, ils ont abandonné la dialectique de la lutte des classes pour la lutte raciale. Sur ce terrain sont nés des mouvements radicaux comme les « Black Panthers ». Ils s’opposaient à l’État Providence inauguré aux Etats-Unis par le Président Lyndon Johnson (2’48’’) et le combat pacifique de Martin Luther King. Il s’agissait de renverser le pouvoir plutôt que de réformer le système. Mais cette radicalisation est restée confinée à l’extrême-gauche…

    Le « racialisme » est né dans les années 90 en puisant ses sources dans la théorie critique et le post-modernisme (3’40’’). Souvent désigné par ses promoteurs par des euphémismes comme la recherche de « l’équité », de la « justice sociale » ou encore « de la diversité et de l’inclusion », le racialisme a pénétré les campus universitaires.

    Les racialistes considèrent que le principe d’égalité face à la loi est un camouflage permettant de maintenir l’oppression du « suprémacisme blanc » et du « patriarcat » (4’37’’). Ils rejettent la liberté d’expression et la non-discrimination. Le principe d’équité divise la société entre groupes raciaux concurrents (5’07’’). Pour cela, la discrimination est souhaitable pour que toutes les communautés se retrouvent sur un pied d’égalité.

    On revient aux sources communistes en annulant le droit à la propriété (5’25’’), symbole de la suprématie blanche. Il faut saisir et redistribuer les biens sur une base raciale. Le capitalisme doit faire place au collectivisme.

    On préconise l’ouverture d’un ministère de l’antiracisme avec le pouvoir d’abolir les lois et de contrôler le travail des parlementaires (5’40’’).

    Après être resté confiné dans les milieux universitaires, le racialisme est maintenant omniprésent dans la fonction publique américaine (6’30’’). La théorie est devenue matière d’enseignement dans les écoles publiques, et constitue une base incontournable des formations dans les entreprises multinationales.

    Cette infiltration a été facilitée par le manque de réaction du public (8’58’’). Le « politiquement correct » a découragé toute discussion sur les sujets sensibles. La « cancel culture » a accru la pression grâce aux médias sociaux politisés et à la menace de perdre son travail.

    Les écoles sont devenues des organes de propagande et les départements de ressources humaines des officines de rééducation (9’30’’). On ne traite plus les opposants de « fascistes » mais de « racistes ». Mettre en doute les préceptes racialistes devient une preuve de culpabilité.

    Comme toute idéologie totalitaire, le « racialisme » propose une relecture de l’histoire (10’57’’). Par conséquent, toutes les institutions doivent être remises en question, voire renversées car construites sur 200 ans d’esclavage, de racisme et de violence.

    L’opposition intellectuelle s’est contentée jusqu’à récemment de mettre en évidence ses incohérences (11’50’’). Cela permet aux racialistes de rester sur le terrain abstrait qu’ils affectionnent. Il faut au contraire, explique Christopher Rufo, les confronter aux conséquences politiques de leurs idées (12’30’’).

    Le combat politique se livre à plusieurs niveaux (13’31’’). Des États (républicains) commencent à bannir, par décret, l’endoctrinement racialiste à l’école. Des procès vont aussi être ouverts contre l’appel à la haine raciale ou encore les atteintes à la liberté d’expression. Enfin, la mobilisation de terrain monte, des parents d’élèves et d’employés de toutes origines, contre les pratiques orwelliennes dans les écoles et grandes entreprises.

    Pour élever le débat (15’57’’), il faut promouvoir la recherche de l’excellence et non la diversité comme but en soi. Le courage de se rassembler est la clé de la victoire (17’20’’). On peut réduire au silence un dissident, mais c’est beaucoup plus difficile face à des groupes organisés.

    Pour aller plus loin : What Critical Race Theory has wrought

  • La Prière litanique d’intercession universelle de Saint Gélase Ier (Ϯ 496)

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    La « Prière litanique » du Pape Gélase Ier

    Voici la Prière litanique d’intercession universelle « Prions avec foi le Père tout-puissant, prions Jésus, le Fils unique, prions le Saint Esprit de Dieu » de Saint Gélase Ier (Ϯ 496), conseiller du Pape Felix III qui lui succède de 492 à 496 comme 49ième Pape sur le trône de Saint Pierre.

    La Prière d’intercession du Pape Gélase Ier « Prions avec foi le Père tout-puissant, prions Jésus, le Fils unique, prions le Saint Esprit de Dieu » :

    Invitatoire :

    Prions avec foi le Père tout-puissant, prions Jésus, le Fils unique, prions le Saint Esprit de Dieu.

    1. Pour l'Eglise immaculée du Dieu vivant, répandue par tout l'univers, invoquons la richesse des Grâces divines.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    2. Pour les ministres consacrés au Seigneur, pour le peuple qui adore Dieu en vérité, supplions le Christ, notre Seigneur.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    3. Pour ceux qui dispensent fidèlement la Parole, demandons la Sagesse infinie du Verbe de Dieu.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    4. Pour les vierges d'esprit et de corps à cause du règne de Dieu, pour ceux qui peinent sur le chemin de la vie parfaite, prions Celui qui donne l'Esprit.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    5. Pour ceux qui gouvernent les peuples, pour que règnent la justice et le droit, demandons la Force de Dieu.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    6. Pour l'alternance heureuse des saisons, pour les bienfaits de la pluie et des vents, invoquons le Seigneur qui gouverne le monde.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    7. Pour ceux que le Père attire à son Fils et qui se préparent au Baptême, supplions la Bonté du Dieu tout-puissant.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    8. Pour ceux que retiennent la faiblesse humaine, l'esprit de haine, d'envie et les erreurs du monde, implorons la Tendresse du Rédempteur.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    9. Pour les absents, pour les prisonniers, pour le faible qu'on opprime, le juste persécuté, supplions Jésus, le Sauveur.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    10. Pour les chrétiens divisés, pour les fils d'Israël, pour les musulmans, et les hommes de toutes religions, invoquons le Seigneur de Vérité.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    11. Pour les ouvriers de l'Evangile, pour ceux qui servent leurs frères avec amour, prions le Dieu des Miséricordes.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    12. Pour le repos des trépassés, invoquons le Seigneur des esprits et le Juge de toute chair.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    13. Pour les frères et sœurs ici réunis, qu'une même foi a rassemblés, invoquons le Seigneur de gloire.
    R./ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

    Saint Gélase Ier (Ϯ 496)

  • Invoquer saint Thomas More, patron céleste des responsables de gouvernement et des hommes politiques (22 juin)

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    Saint Thomas More, la fidélité à l'Eglise au prix de la tête - Diocèse de  Versailles

    LETTRE APOSTOLIQUE
    EN FORME DE MOTU PROPRIO
    POUR LA PROCLAMATION DE SAINT THOMAS MORE
    COMME PATRON DES RESPONSABLES DE GOUVERNEMENT
    ET DES HOMMES POLITIQUES

    JEAN-PAUL II
    EN PERPÉTUELLE MÉMOIRE

    1. De la vie et du martyre de saint Thomas More se dégage un message qui traverse les siècles et qui parle aux hommes de tous temps de la dignité inaliénable de la conscience, dans laquelle, comme le rappelle le Concile Vatican II, réside «le centre le plus secret de l’homme et le sanctuaire où il est seul avec Dieu dont la voix se fait entendre dans ce lieu le plus intime» (Gaudium et spes, n. 16). Quand l’homme et la femme écoutent le rappel de la vérité, la conscience oriente avec sûreté leurs actes vers le bien. C’est précisément pour son témoignage de la primauté de la vérité sur le pouvoir, rendu jusqu’à l’effusion du sang, que saint Thomas More est vénéré comme exemple permanent de cohérence morale. Même en dehors de l’Église, particulièrement parmi ceux qui sont appelés à guider les destinées des peuples, sa figure est reconnue comme source d’inspiration pour une politique qui se donne comme fin suprême le service de la personne humaine.

    Certains Chefs d’État et de gouvernement, de nombreux responsables politiques, quelques Conférences épiscopales et des évêques individuellement m’ont récemment adressé des pétitions en faveur de la proclamation de saint Thomas More comme Patron des Responsables de gouvernement et des hommes politiques. Parmi les signataires de la demande, on trouve des personnalités de diverses provenances politiques, culturelles et religieuses, ce qui témoigne d’un intérêt à la fois vif et très répandu pour la pensée et le comportement de cet insigne homme de gouvernement.

    2. Thomas More a connu une carrière politique extraordinaire dans son pays. Né à Londres en 1478 dans une famille respectable, il fut placé dès sa jeunesse au service de l’Archevêque de Cantorbéry, John Morton, Chancelier du Royaume. Il étudia ensuite le droit à Oxford et à Londres, élargissant ses centres d’intérêts à de vastes secteurs de la culture, de la théologie et de la littérature classique. Il apprit à fond le grec et il établit des rapports d’échanges et d’amitié avec d’importants protagonistes de la culture de la Renaissance, notamment Didier Érasme de Rotterdam.

    Sa sensibilité religieuse le conduisit à rechercher la vie vertueuse à travers une pratique ascétique assidue: il cultiva l’amitié avec les Frères mineurs de la stricte observance du couvent de Greenwich, et pendant un certain temps il logea à la Chartreuse de Londres, deux des principaux centres de ferveur religieuse dans le Royaume. Se sentant appelé au mariage, à la vie familiale et à l’engagement laïc, il épousa en 1505 Jane Colt, dont il eut quatre enfants. Jane mourut en 1511 et Thomas épousa en secondes noces Alice Middleton, qui était veuve et avait une fille. Durant toute sa vie, il fut un mari et un père affectueux et fidèle, veillant avec soin à l’éducation religieuse, morale et intellectuelle de ses enfants. Dans sa maison, il accueillait ses gendres, ses belles-filles et ses petits-enfants, et sa porte était ouverte à beaucoup de jeunes amis à la recherche de la vérité ou de leur vocation. D’autre part, la vie familiale faisait une large place à la prière commune et à la lectio divina, comme aussi à de saines formes de récréation. Thomas participait chaque jour à la messe dans l’église paroissiale, mais les pénitences austères auxquelles il se livrait n’étaient connues que de ses proches les plus intimes.

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  • Une offensive d'experts de l'ONU pour discréditer le Saint-Siège

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    D'Andrea Gagliarducci sur le site de la Catholic News Agency :

    La déclaration des "experts" de l'ONU vise à discréditer le Saint-Siège

    20 juin 2021

    Un groupe d'"experts" de l'ONU devrait publier une déclaration visant à forcer le Saint-Siège et l'Église catholique à céder à l'avortement et à l'idéologie du genre, sous couvert d'exiger que le Vatican prenne toutes les mesures nécessaires pour prévenir les abus.

    Alors que la dernière session du Conseil des droits de l'homme doit commencer le 21 juin, des experts des Nations unies, dont plusieurs rapporteurs spéciaux, s'apprêtent à publier une déclaration exhortant le Saint-Siège à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les abus sexuels.

    Cette déclaration, qui dépasse les capacités des experts de l'ONU, présente les caractéristiques d'une tentative de saper la doctrine catholique en utilisant les scandales d'abus sexuels.

    En février 2014, un rapport du Comité de la Convention des Nations unies pour les droits de l'enfant a pataugé dans l'enseignement de l'Église sur la sexualité humaine et le droit canonique. En mai 2014, un rapport du Comité de la Convention de l'ONU contre la torture a tenté de considérer les abus sur les enfants comme de la torture pour pousser le Saint-Siège à introduire de nouvelles mesures.

    En décembre 2019, Maud de Boer-Buquicchio, alors rapporteur spécial de l'ONU sur la vente et l'exploitation sexuelle des enfants, a salué la décision du pape François selon laquelle le secret pontifical ne s'appliquerait plus dans les cas d'accusations et de procès impliquant des abus sur des mineurs ou des personnes vulnérables.

    Mais la juriste néerlandaise a également exhorté le Vatican à "faire respecter l'obligation de signalement pour tous les membres du clergé et du personnel qui ont connaissance de ces actes odieux."

    En fin de compte, la portée finale de ces déclarations est de forcer le Saint-Siège à modifier le droit canon pour l'adapter à un "protocole des droits de l'homme" qui soutient ou mentionne subtilement la "perspective de genre" et les "droits sexuels et reproductifs" (c'est-à-dire une poussée pour le "droit" à l'avortement).

    Dans la déclaration, que CNA a pu consulter avant sa publication, les experts font référence à une lettre adressée au Saint-Siège en avril 2021, dans laquelle ils exprimaient "leur plus grande préoccupation face aux nombreuses allégations, dans le monde entier, d'abus sexuels et de violences commises par des membres de l'Église catholique à l'encontre d'enfants, et face aux mesures adoptées par l'Église catholique pour protéger les abuseurs présumés, dissimuler les crimes, faire obstacle à la responsabilisation des abuseurs présumés et éluder les réparations dues aux victimes".

    Les experts se sont plaints que les concordats et les accords du Saint-Siège avec les États "limitent la capacité de l'autorité civile à interroger, à contraindre la production de documents ou à poursuivre les personnes associées à l'Église catholique."

    Ils demandent également aux autorités du Saint-Siège "de s'abstenir de toute pratique d'obstruction et de coopérer pleinement avec les autorités civiles, judiciaires et policières des pays concernés."

    La déclaration vise également deux principes catholiques. Le premier est le sceau de la confession, qui empêche les prêtres de rapporter le contenu des confessions aux autorités civiles.

    Le 1er juillet 2019, la Pénitencerie apostolique a publié une note réaffirmant que le sceau de la confession est inviolable. Cette note répondait aux attaques croissantes contre le sceau de la confession dans de nombreux pays, comme l'Australie et le Chili.

    Le deuxième principe est celui de la souveraineté du Saint-Siège. Les experts souhaitent notamment qu'il soit mis fin à la distinction entre le Saint-Siège et l'État de la Cité du Vatican, qui assure la protection de la liberté religieuse, afin que les États puissent avoir pleine juridiction sur l'Église catholique.

    La lettre fait suite à la déclaration de Maud de Boer-Buquicchio et sera signée par quatre autres rapporteurs spéciaux. Les rapporteurs spéciaux font partie du système des Nations unies. Ils travaillent sur une base volontaire et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation.

    La lettre d'avril envoyée au Saint-Siège énumère plusieurs cas : un rapport 2018 de la conférence épiscopale allemande sur les abus ; une commission sur les abus mise en place par la conférence épiscopale française ; la question des pensionnats au Canada, que le pape a récemment abordée à la fin de son Angélus du 13 juin ; un rapport chilien sur les abus, qui fait état de 344 allégations ; 12 allégations d'abus révélées par l'archevêque de Bogotà, en Colombie, en 2019 ; le cas de l'Institut Provolo en Argentine ; et aussi des cas d'abus au sein des Légionnaires du Christ.

    La lettre fait également référence à la participation du Saint-Siège à la Convention de 1990 pour les droits de l'enfant et à la Convention contre la torture.

    La demande des experts va toutefois au-delà de leur capacité, de leurs connaissances ou de leur autorité. Les experts ne peuvent pas inciter un État à adopter des procédures ou à modifier sa législation. Ils ne peuvent pas non plus remettre en question la manière dont un État met en œuvre leurs propositions.

  • Saint Louis de Gonzague, le "Patron céleste de toute la Jeunesse chrétienne" (21 juin)

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    AKG326356.jpg21 juin - Fete de Saint Louis de Gonzague (source

    Louis de Gonzague était le fils de Ferrante de Gonzague[1] et de Marta de Tana Santena[2], issus de familles illustres où l'on compte nombre d'évêques[3] et de cardinaux[4]. Ferrante, en catholique fidèle, avait refusé une haute dignité offerte par Henri VIII d'Angleterre ; Marta s'adonnait aux oeuvres de charité et aux lectures spirituelles. Louis, le premier de leur huit enfants, naquit au château de Castiglione, près de Mantoue, le 9 mars 1568 ; la naissance s'était présentée dans des conditions si difficiles qu'il fut ondoyé immédiatement ; le baptême solennel eut lieu le 20 avril 1568.

    Louis fut, dès le berceau, le modèle du calme le plus aimable. Il lui arriva plus tard de disparaître : on le retrouvait dans quelque coin, à genoux et les mains jointes. Sa mère avait le désir qu'il se consacrât à Dieu, mais son père le destinait à la carrière militaire ; il lui avait fait faire un costume de soldat et des armes adaptées à ses quatre ans. Un jour, il l'emmena à la forteresse de Casale où Louis, fort réjoui, chargea lui-même, à l'insu de tous, une petite pièce de campagne ; quand le coup partit, on crut à une révolte, et Louis faillit être tué par le recul de la pièce. Bien mieux, il se mit à employer le langage des soldats.

    Quand son père embarqua ses troupes pour Tunis. Louis retourna dans sa famille ; c'était la fin de ce qu'il appela plus tard sa vie de péché, dont il eut toujours une honte extrême. Ferrante, revenu de son expédition en 1577, envoya Louis et son frère Rodolphe à Florence, à la cour du grand-duc ; Louis étudiait le latin et le toscan, cet attique de l'italien, et on le citait en exemple aux princesses Eléonore et Marie de Médicis. Il entreprenait une lutte acharnée contre les défauts qu'il s'était découverts : la colère, l'impatience, le mécontentement intérieur ; il ne connaissait pas encore la prière mentale, mais la lecture d'un petit livre sur les mystères du Rosaire, développait sa dévotion envers la mère de Dieu. C'est à l'église des Servites, devant la Vierge de l'Annonciation, qu'il fit, à cette époque, son voeu de chasteté perpétuelle, et bien qu'il ne subît jamais la moindre tentation, il se livra, dès lors, à une vigilance et à une mortification sévères.

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  • Un nouvel acte « intrinsèquement désordonné » : le rejet de son propre sexe

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    D'Arnaud Dumouch sur youtube :

    Un nouvel acte « intrinsèquement désordonné » : le rejet de son propre sexe (12 mn) 

    Un nouvel acte « intrinsèquement désordonné » : le rejet de son propre sexe (12 mn) https://youtu.be/KsVXgtGG-yc Depuis 10 ans, on voit apparaître dans la jeunesse occidentale une épidémie de « transgenre ».

    Une cause : la théorie du genre (qui est la nouvelle tentative de nier la nature humaine) influence les jeunes en construction et conduit les plus fragiles à se poser des questions qui ne leur seraient jamais venues à l’esprit. De plus, un climat d’intimidation et de « moralement correct », habituel de l’idéologie, augmente le phénomène dans les écoles publiques comme catholiques.

    Son influence chez nos adolescents : Ses effets de plus en plus fréquents : multiplication des cas d’hésitation, portée par l’idéologisation des médias, des politiques et des écoles.

    Comment résister en famille ? Le retour des pères et des repères. Il faut aimer et favoriser chez ses enfants ce que l’idéologie du genre appelle les « stéréotypes de genre » : La grâce féminine, l’attention aux personnes, le sens de l’honneur masculin, les vertus comme la franchise, le dévouement, la pureté. Tout ceci se fait sans dureté, avec la souplesse de la complémentarité qui laisse place aux exceptions.

    Comment déstabiliser cette nouvelle idéologie ? On combat une idée par la vérité. C’est assez facile : le risque est uniquement la mort sociale ! L’usage de l’humour est une excellente arme : fréquenter par humour les toilettes de l’autre sexe ; s’inscrire par provocation aux compétitions de l’autre sexe. Inventer des sketchs manifestant l’absurdité de cette nouvelle mode.