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Actualité - Page 1184

  • Culture : la course au désastre

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    De Jean-Robert Pitte, président de Canal Académie (source) :

    Le mois dernier, les éditions Gallimard ont publié le journal que Jean Clair, de l’Académie française, a tenu de 2012 à 2015 sous le joli titre de La Part de l’ange. Ces pages ne constituent toutefois pas un simple commentaire au jour le jour de l’actualité. En puisant dans son immense érudition comme dans les souvenirs de toute une vie, l’auteur tient plutôt la chronique acérée et mélancolique de l’affaissement qui caractérise, à ses yeux, notre époque.

    Fils de paysan, Jean Clair s’inquiète du déracinement de nos contemporains, incapables de s’inscrire dans une terre, une lignée ou une histoire. Ancien conservateur du patrimoine, il déplore la financiarisation de l’art et la massification de la culture. Académicien, il se préoccupe de l’affadissement de la langue. Épris de métaphysique, il se demande si une société peut perdurer en récusant toute transcendance…

    « Je suis toujours en retard d’une indignation » reconnaît Jean Clair. Il ne faut toutefois pas se méprendre sur le sens profond de son implacable réquisitoire. Car, dans son journal, comme dans l’entretien qu’il nous a accordé, ses indignations révèlent surtout un énergique désir de transmettre le fragile trésor que représente notre civilisation. C’est pourquoi, en complément de cette émission inédite, nous vous en proposons d’autres, plus anciennes, dans lesquelles il développe ses réflexions sur l’évolution de l’art et ce qu’elle révèle.

    Bonne écoute !

    Jean-Robert Pitte
    Président de Canal Académie

    (1) La Part de l’ange, par Jean Clair, Éditions Gallimard, janvier 2016, 416 p., 26 euros.

    Accéder à l'émission : http://www.canalacademie.com/ida11049-La-Part-de-l-Ange-le-requisitoire-de-Jean-Clair.html

    Le navrant essor d’un art sans signification

    « Il suffisait de voir le genre d'œuvres qui, pendues au-dessus de leur fauteuil, ornaient les bureaux des ministres d'État, des présidents d'administration, des hauts dirigeants des instances internationales, à New York, à Berlin ou Bruxelles : toujours pareilles, de même dimension, quatre mètres sur trois environ, toujours abstraites, sans rien de discernable qui pût livrer quelque lueur sur les idées, les engagements, les convictions ou les trahisons, les lâchetés ou les hypocrisies de l'homme important qui les avait placées au-dessus de sa tête. Non, rien que des taches, des points, des griffes, des halos colorés. Une nébuleuse informe, mais aussi souvent d'une indicible laideur, une image saisissante - ne le comprenaient-ils pas ? - du flou, de l'inanité, des décisions que ces Puissants prétendaient assumer, et qu'ils se faisaient gloire, pensaient-ils probablement, d'afficher sur leurs murs. Comment ces exemples choisis par des directeurs de m usée - car les œuvres étaient le plus souvent prêtées par les plus grandes collections publiques - pouvaient-ils bien s'inscrire dans la continuité au souvenir des œuvres qui ornaient jadis les demeures des Princes, des Églises et des États, des Tyrans même, et qui avaient le devoir de témoigner de la grandeur de leur idéal, de la continuité de leur histoire et de la justesse de leur croyance ou de leur gouvernement, de leur ténacité aussi, des portraits, des architectures, les emblèmes des arts et des sciences, des paysages de la nation, et même des batailles, à l’occasion.
    Mais l'art ici ne servait à rien, ne représentait rien, ne défendait rien, n'illustrait rien. Abusant du crédit, depuis longtemps épuisé, de l'admiration et du respect, acquis dans les siècles passés, il n'était plus là que pour montrer, non pas les hauteurs inaccessibles au profane d'une modernité mise en images, mais à qui voulait bien tout simplement la voir, comme l'enfant les habits neufs de l'Empereur d'Andersen, la nudité des politiques dont il était devenu la dernière, pauvre et invisible parure… »

    Extrait de La Part de l’ange, par Jean Clair, Éditions Gallimard, janvier 2016, 416 p., 26 euros.

  • Carême : jeûne et miséricorde

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    Lu sur le site « Aleteia »

    Pour que vous viviez à fond cette année Sainte, l’Aide à l’Église en détresse a fait appel aux service de l’abbé Amar. Après sa recette du jeûne, place au coaching Miséricordieux. C’est en effet urgent de se perfectionner en la matière, car 2016 est l’année absolue de la Miséricorde, la vraie! Mais attention, l’abbé prévient : « Devenir miséricordieux, ce n’est pas seulement de la gonflette, c’est un vrai entraînement de fond ». Alors calculez dès à présent votre IMC, indice de miséricorde, et suivez le guide : « pour augmenter votre IMC en moins d’1 an et vous sentir divinement bien, suivez mes conseils et astuces, pour un esprit sain(t) dans un corps sain! », conseille le père Amar. Suivez pas à pas sa méthode et perdez chaque jour un peu plus cette rancune, ces préjugés et ce dédain qui vous encombrent.

    Enfilez un shirt, une paire de baskets et place à l’expert : primo, « augmentez votre bonté », secundo, « musclez votre compassion », tertio courrez vous confesser et enfin quatro, boostez votre pardon!

    Ref.  Calculez votre Indice de Miséricorde !

    JPSC

  • Le cardinal Ouellet plaide en faveur du célibat sacerdotal

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    Lu sur zenit.org :

    Le célibat sacerdotal, pour une vie toute consacrée au Christ, par le card. Ouellet

    (Dans le cadre du congrès consacré au «célibat sacerdotal, chemin de liberté»)

    Le célibat des prêtres donne le « témoignage d’une vie toute consacrée au Christ », explique le cardinal Marc Ouellet, à propos de la tradition de l’Eglise catholique latine de choisir ses prêtres seulement parmi des hommes chez qui on a discerné qu’il ont reçu le charisme du célibat.

    Après sa conférence au congrès organisé à l’université pontificale grégorienne (4-6 février 2016) sur le thème « Le célibat sacerdotal, chemin de liberté », le préfet de la Congrégation pour les évêques est intervenu au micro de Radio Vatican. Il est en effet aussi prêtre de Saint-Sulpice, une communauté experte dans la formation des candidats au sacerdoce et la formation permanente des prêtres.

    Nous avons publié hier, 9 février, l’intervention du cardinal Pietro Parolin lors de ce congrès. Parmi les autres intervenants, Mgr Tony Anatrella, cité par le cardinal Ouellet.

    « Quand la Parole est accompagnée du témoignage d’une vie toute consacrée au Christ, elle a un effet plus profond, a fait observer le cardinal Ouellet. Et le célibat donne ce témoignage, surtout quand il est bien vécu, c’est-à-dire dans la prière, dans l’union au Christ et aussi dans la cohérence de vie. »

    « L’Église a besoin de renouveler son témoignage d’amour pour le Christ et celui-ci doit être donné avant tout par ceux qui sont appelés à le suivre de près et à proclamer sa parole », a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, les points de vue de l’Église latine et de l’Église orientale, catholiques, au sujet de l’ordination d’hommes mariés « sont parfaitement conciliables », a encore fait remarquer le cardinal canadien : «  Il existe une tradition de prêtres mariés dans l’Église orientale catholique, qui nous dit que ce n’est pas parce que le mariage serait impur que les prêtres ne peuvent pas se marier. Mais par ailleurs, il faut reconnaître que le choix de renoncer au mariage pour être tout entier au Christ, y compris dans un style de vie identique au sien, est une valeur incontournable pour l’Église catholique latine, qui a cette longue tradition et qui devrait la conserver. »

    Le cardinal a évoqué la symbolique du « mystère nuptial » de l’Église : le Christ, « son époux », « donne son corps eucharistique à l’Église ».

    « Il faut voir cette harmonie de la vie de l’Église, a souligné le cardinal Ouellet, avec, au centre, des personnes consacrées qui vivent de l’Eucharistie, qui vivent du don virginal du Christ et se nourrissent de ce don : les personnes consacrées, les familles et aussi les prêtres qui ont comme responsabilité, par leur ordination, de rendre présent à tous ce don nuptial du Christ. »

    A propos de la pédophilie, que certaines personnes lient au célibat, le cardinal

    a cité les paroles de Mgr Anatrella : « Cela ne dépend pas du célibat, parce que la grande majorité des problèmes de pédophilie vient d’hommes qui sont aussi pères de famille ». «  Le problème n’est donc pas le célibat », a réaffirmé le cardinal Ouellet.

    Avec une traduction de Constance Roques

  • Couvrir le pécheur du manteau de la miséricorde, pour qu’il n’aie plus honte et qu’il puisse retrouver la joie de sa dignité filiale

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Le confesseur du Jubilé de la miséricorde, portrait robot (traduction complète)

    Un risque qu’il ne faut pas courir

    Capture CTV - Audience aux missionnaires de la miséricorde, 9 février 2016

    Capture CTV - Audience Aux Missionnaires De La Miséricorde, 9 Février 2016

    « Nous ne pouvons pas courir le risque qu’un pénitent ne perçoive pas la présence maternelle de l’Église qui l’accueille et qui l’aime », déclare le pape François.

    Le pape a reçu en audience, ce mardi 9 février, à 17h30, dans la Salle royale du Palais apostolique du Vatican, 126Missionnaires de la miséricorde (en tous ils sont 1142, l’un d’eux vient de mourir), provenant de tous les continents, auxquels il confèrera, demain, 10 février, au cours de la messe du Mercredi des cendres, le « mandat » de Missionnaires de la miséricorde dans le cadre du Jubilé. Il a en quelque sorte brossé un portrait robot du confesseur idéal pour ce Jubilé.

    « En entrant au confessionnal, souvenons-nous toujours que c’est le Christ qui accueille, le Christ qui écoute, le Christ qui pardonne et le Christ qui donne la paix », a recommandé le pape.

    Commentant l’épisode biblique où Noé, ivre, est couvert d’un manteau par ses fils, le pape a ajouté : « Être confesseur selon le cœur du Christ signifie couvrir le pécheur du manteau de la miséricorde, pour qu’il n’aie plus honte et qu’il puisse retrouver la joie de sa dignité filiale. »

    Le pape a continué son portrait robot du confesseur du Jubilé en disant : « Un missionnaire de la miséricorde prend le pécheur sur ses épaules et le console par la force de sa compassion. »

    Avant la rencontre le pape est passé parmi les missionnaires pour les saluer personnellement, sous les flashes et le crépitement des téléphones, se prêtant aux « selfies ». Il a été accueilli par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, organisateur du Jubilé de la miséricorde.

    Au terme de la rencontre, le pape François a prié avec eux un Je vous salue Marie et il leur a donné sa bénédiction, avant de s’approcher des premiers rangs pour en saluer encore personnellement de différents continents et différentes communautés religieuses ou diocèses. Pour celui qui part en arctique – dont avait parlé Mgr Fisichella -, le pape François a recommandé qu’il s’habille chaudement. Il s’est retiré en levant le pouce de la main droite, en signe de connivence avec eux.

    A chacun, le pape a offert une étole, en signe de leur mission spéciale.

    Voici notre traduction complète de l’allocution du pape François. Avec, en italiques, notre traduction et transcription des ajouts improvisés par le pape en italien.

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  • Virus Zika et controverse sur le recours à l'avortement

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    D'Alliance Vita :

    Virus Zika : controverse sur l’avortement

    L’ONU a demandé le 5 février 2016, aux pays concernés par l’épidémie du virus Zika d’autoriser aux femmes l’accès à la contraception et à l’avortement. L’OMS avait décrété trois jours avant, le 2 février, l’état d’« urgence de santé publique de portée internationale ».

    Il s’agit de la diffusion d’un arbovirus transmis par la piqûre des moustiques infectés du genre Aedes, responsable de la fièvre Zika chez l’être humain. L’infection n’est symptomatique que dans 18 % des cas et son diagnostic clinique est difficile. Le virus Zika est soupçonné d’être lié au syndrome neurologique de Guillain-Barré.  Les conséquences chez l’homme restent pour le moment très mal connues des spécialistes. Le virus se propage depuis mai-juin 2015 en Amérique centrale et latine. Au Brésil, plus d’1,5 million de personnes auraient été touchées.

    C’est dans ce contexte qu’en janvier 2016, une étude a été publiée montrant un nombre inhabituel d’enfants nés avec une microcéphalie en Amérique du Sud depuis le mois d’octobre 2015 : sur 4.180 cas suspectés,  270 ont été confirmés.  Les autorités sanitaires suspectent le virus Zika d’en être à l’origine. Pour le moment, il n’existe aucune preuve formelle du lien entre le virus et les malformations fœtales, des études plus poussées sont en cours. Le professeur Yves Ville, chef de la maternité de l’hôpital Necker, à Paris, explique que « pour d’autres virus, comme le cytomégalovirus, le placenta joue un rôle de barrière. Une infection de la femme enceinte n’est donc pas toujours transmise à son fœtus. »

    Pour Jean-Yves Nau, médecin et journaliste : « On a, ici, l’impression d’avancer dans le brouillard médical et scientifique. Le  Dr Isabelle Catala, dans un papier du site Medscape consacré à Zika,  résume le mieux la désagréable impression de grand flottement qui prévaut aujourd’hui. Flottement au carré pourrait-on dire. Il concerne tout d’abord le lien de causalité (toujours évoqué, jamais démontré) entre l’infection de la femme enceinte et la microcéphalie fœtale. Il concerne ensuite la conduite à tenir (selon les autorités sanitaires) face à ce risque hypothétique ».

    Dans ce contexte, la pression pour proposer l’avortement aux femmes enceintes est clairement un prétexte : Silvia Camurça, présidente de SOS Corpo, a reconnu que cette épidémie offrait une opportunité rare pour faire évoluer l’avortement au Brésil... Au Brésil, l’avortement est autorisé depuis 1940 en cas de viol ou de risque pour la mère et plus récemment en 2012 en cas d’anencéphalie. L’ONG néérlandaise Women On Waves propose d’envoyer par voie postale des paquets des pilules abortives dans les pays touchés par l’épidémie et où l’avortement est limité. Invoquant les mauvaises conditions sanitaires si les avortements sont clandestins, cette association préconise cependant l’utilisation de ces pilules abortives conseillées jusqu’à 7 semaines de grossesse dans le milieu hospitalier français mais jusqu’à 12 semaines de grossesses pour l’ONG, et en dehors de tout suivi médical.

    Il est important de rappeler que le dépistage ne peut se faire que lors de la première semaine d’infection du virus, lequel ne provoque aucun symptôme dans la majorité des cas. D’autre part, il faut généralement attendre l’échographie pour savoir si le fœtus est atteint de microcéphalie qui n’est en principe pas diagnostiqué avant 32 semaines. C’est-à-dire pratiquement à la naissance.

    Aucun vaccin ni traitement ne sont pour le moment disponibles, et les autorités ont tardé à réagir face à la contamination : pour le moment, la prévention consiste en la distribution de produits anti-moustiques. Le 6 février, de vastes mobilisations ont eu lieu au Honduras et au Brésil, pays les plus touchés par l’épidémie. Carissa Etienne, directrice de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) après une réunion en urgence des ministres de la Santé de 14 pays d’Amérique latine, a expliqué que  « la réponse face à ce problème va passer par la lutte contre le moustique transmetteur du virus ».

  • Quand Mgr De Kesel s'exprime sur RTL et prend position sur la question de la laïcité de l'Etat

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    Jozef De Kesel : l’interview politique

  • Et si cette modernité dans laquelle nous vivons était un totalitarisme qui ne dit pas son nom ?

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    De Jean-Marie Salamito sur aleteia.org :

    Le totalitarisme soft

    Et si les élites politico-médiatiques d’Europe occidentale, tout en condamnant les totalitarismes du siècle dernier, ne faisaient, en réalité, que prolonger par d’autres moyens l’asservissement des individus et l’abrutissement des peuples ?

    9782204108065.jpgC’est ce que dénonce avec brio, dans son livre La Haine du monde, la philosophe Chantal Delsol.

    Nos démocraties d’Europe de l’Ouest se définissent volontiers par contraste avec les horreurs perpétrées au XXesiècle par le nazisme et le communisme. Or, entre les régimes criminels d’hier et les politiques faussement tolérantes d’aujourd’hui, il existe, nous dit Chantal Delsol, « une sorte de continuité inavouée ».

    Comme les grandes utopies du siècle dernier (l’utopie hitlérienne de la race pure, l’utopie marxiste-léniniste de la société sans classes), l’idéologie d’aujourd’hui proclame que tout est possible : elle mène « une croisade contre la réalité du monde ». Comme les totalitarismes défunts, la « deuxième Modernité », celle dans laquelle nous vivons, veut changer l’humanité de fond en comble. Nous voici « au moment où l’idéal d’égalité des Lumières en vient à toucher le roc, à s’attaquer non plus aux inégalités mais aux simples différences », les différences entre femmes et hommes, entre adultes et enfants, voire entre humains et animaux, entre humains et machines.

    Nous confondons totalitarisme et terreur

    Si nous peinons à repérer le totalitarisme actuel, c’est parce que nous confondons le phénomène totalitaire en général avec une seule de ses expressions : la terreur. Mais ce que nous subissons sans le savoir, c’est un totalitarisme mou, qui emploie moins la répression que la dérision, la disqualification habile des opposants. L’idéologie du Progrès se prétend le Bien absolu, qu’on ne peut refuser sans devenir ridicule ou abject.

    Cet éclairage sur ce qui nous arrive, Chantal Delsol le doit aux « écrivains dissidents de l’Est et du Centre-Est », les premiers à avoir perçu « cette ressemblance troublante entre le communisme et l’Occident postmoderne ». Elle cite à plusieurs reprises Soljenitsyne et Vaclav Havel. Mais ces héros d’hier ne connaissaient pas encore le « post-humanisme », auquel ce livre oppose des pages magnifiques : « Mon avenir, ce n’est pas mon immortalité. Mon avenir, c’est autrui, qui renouvellera encore le monde ».

    Qu’on ne s’y trompe pas ! Chantal Delsol n’a pas écrit un pamphlet antimoderne. Elle ne règle pas de comptes avec le présent ni avec les Lumières. Elle ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. « Ce n’est pas la Modernité elle-même qui est en cause, ce sont ses excès. »

    L’homme a besoin d’enracinement et d’émancipation

    Chantal Delsol propose une anthropologie, selon laquelle « les humains ont impérativement besoin à la fois d’enracinement et d’émancipation ». Cet « à la fois » fait la grandeur de sa démarche. Elle n’évacue nullement l’idée de progrès, dont elle voit l’origine dans la Révélation juive et chrétienne. Justement, elle réfute une idéologie qui veut figer l’évolution et arrêter l’Histoire. « L’amélioration du monde humain, fruit du temps fléché judéo-chrétien, représente une promesse en perpétuel accomplissement, et non un butoir de perfection auquel il faudrait parvenir en récusant tout ce qui précède ». 

    Chantal Delsol ne nous dit pas qu’hier était meilleur qu’aujourd’hui ; elle nous appelle à faire en sorte que demain ne soit pas atroce. Son livre est une leçon d’intelligence, de courage et de liberté.

    La Haine du monde. Totalitarismes et modernité de Chantal Delsol. Éditions du Cerf, 240 pages, 19 euros.

  • Carême : un temps privilégié pour la miséricorde

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    Vu sur le « salon beige »

    Chaque jour de carême, un membre des Missionnaires de la Miséricorde présentera un aspect de la spiritualité de la miséricorde divine.

    Pour recevoir directement chaque jour la vidéo, inscrivez-vous à l'Infolettre ici.

    Ref. Pour vous, la Miséricorde, c’est quoi ?

    JPSC

  • Le pape apporte son soutien à la Journée pour la Vie

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    De zenit.org (Océane Le Gall) :

    Italie : le pape François soutient la Journée pour la vie, toute vie

    Une « œuvre de miséricorde » de la société pour elle-même

    Le pape François redit son soutien à la Journée italienne pour la vie, pour toute vie humaine, à l’occasion de l’angélus, dimanche, 7 février, place Saint-Pierre. 

    « Aujourd’hui en Italie, on célèbre la Journée pour la vie, sur le thème « La miséricorde fait fleurir la vie ».  Je me joins aux évêques italiens pour demander aux divers acteurs institutionnels, éducatifs et sociaux, un engagement renouvelé en faveur de la vie humaine dès sa conception jusqu’à sa mort naturelle », a dit le pape.

    Il souligne que la société se doit ce choix de la vie : « Notre société doit être aidée en faisant aussi œuvre de miséricorde pour elle-même. »Il encourage spécialement les éducateurs : « Je salue et encourage les professeurs universitaires de Rome et tous ceux qui s’emploient à témoigner d’une culture de la vie. »

  • La video de la Nuit des Témoins (à Paris, le 29 janvier)

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    Cette veillée de prière et de témoignages rendent hommage à ceux qui ont été tués parce qu'ils étaient des disciples du Christ. Elle permette aussi de porter dans la prière ceux qui souffrent toujours et d'écouter leur témoignage. L'Aide à l'Église en détresse invite des grands témoins pour honorer les martyrs de la foi, prêtres, religieuses, religieux et laïcs engagés ayant perdu la vie ces derniers mois par fidélité au Christ. Au cours de la Nuit des témoins, ils donneront leur témoignage sur la réalité de la situation des chrétiens dans leur pays respectif : Mgr Jeanbart, archevêque d'Alep (Syrie), Mgr Coutts, archevêque de Karachi (Pakistan), président de la Conférence des évêques du Pakistan, Soeur Lika Marooki, religieuse dominicaine à Erbil (Irak), P. Antonio Aurélio Fernandez, prêtre trinitaire ( Soudan).
    Direct à Notre-Dame de Paris du 29/01/2016.

  • L'exode des chrétiens de Syrie : une catastrophe pour notre civilisation

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    Lu sur lecourrierderussie.com :

    « L’exode des chrétiens de Syrie est une catastrophe pour notre civilisation »

    « Vous savez, les médias occidentaux font aujourd’hui preuve d’une indifférence étonnante à l’égard de la Syrie. »

    La rencontre historique du 12 février 2016 à La Havane entre le pape François de Rome et le patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill sera l’occasion d’aborder la question de la situation des chrétiens d’Orient. Pour le patriarche de l’église syriaque catholique Ignace Joseph III Younan, les chrétiens de Syrie subissent actuellement un « génocide ». La revue russe Ogoniok s’est entretenue avec lui.

    Ogoniok : Votre Sainteté, que se passe-t-il en Syrie, en fait ?

    Ignace Joseph III Younan : Je suis un homme d’Église, et non un politicien : et ce qui m’inquiète en premier lieu, ce sont les souffrances de la population, qui paie le prix le plus élevé de cette guerre civile. Je ne parle pas seulement des victimes. Le nombre de gens souffrant de la faim, de la pénurie de médicaments et de conditions de vie inhumaines se compte en millions [plus de 2 millions, selon les données de l’organisation catholique « Aidons l’Église souffrante », ndlr].

    Regardez ce qui s’est passé en trois ans à Alep ! Ce qui était autrefois un centre culturel et marchand prospère, unique en termes de démographie et de composition religieuse, cette ville où toutes les confessions étaient représentées, n’est plus aujourd’hui qu’un amas de ruines.

    Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie est un génocide des chrétiens – je n’ai pas d’autre mot. La communauté chrétienne du pays était une des plus importantes du Proche-Orient, elle représentait jusqu’à 19 % de la population globale – mais aujourd’hui, nous ne sommes plus que 5 % en Syrie. Et un exode aussi massif des chrétiens hors des lieux qui constituent le berceau de leur enseignement est une catastrophe non seulement pour la Syrie et tout le Proche-Orient, mais pour notre civilisation dans son ensemble.

    Ogoniok : Tous les pays semblent prêts à combattre l’État islamique, mais ils sont incapables de se mettre d’accord sur des opérations militaires communes…

    Le patriarche Ignace Joseph III Younan. Crédits : famillechretienne.fr

    Le patriarche Ignace Joseph III Younan. Crédits : famillechretienne.fr

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  • Liège, église du Saint-Sacrement : messe et imposition des cendres le mercredi 10 février 2016 à 18h00

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    Ouverture du carême 2016

    EGLISE  DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132, à Liège 

    MERCREDI 10 FEVRIER 2016 À 18 HEURES

    MESSE ET IMPOSITION DES CENDRES

    04-Ceremonie-des-cendres.jpg

    par l’abbé Claude Germeau

    Chants grégoriens et Motets traditionnels

    Repons « Emendemus » de la procession des cendres

    Kyriale XVIII

    Extraits du propre de la messe « Misereris »

    Chant des psaumes 50 (latin) et 129 (français)

      Hymne du carême 

     schola, orgue (Mutien-Omer Houziaux ) et violoncelle (Octavian Morea)

    Possibilité de se confesser 

    Plus d’information : tel 04.344.10.89 (secrétariat) ou sursumcorda@skynet.be 

    Comme toute fête du calendrier chrétien, le mercredi des cendres, par lequel débute le carême,  se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection du Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours. Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième -sous-entendu : jour, le quarantième jour étant le jour de Pâques.

    Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

    C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi avant le 1er dimanche de carême. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est, avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).  

    Psaume 50 (Miserere) 

     

    Hymne du carême « Attende Domine » : 

     

    Saint Césaire d'Arles, Ve siècle:

    "Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe." 

    JPSC