Irak: 35 morts dans l'explosion d'une voiture piégée à Bagdad
ATTENTAT - Au moins 14 personnes sont mortes mercredi dans un attentat à la voiture piégée contre une église à Bagdad, à la sortie de la messe le jour de Noël, ont annoncé des responsables de sécurité.
Dix ans après la chute de Saddam Hussein, il ne fait toujours pas bon de célébrer Noël à Bagdad. Au moins 35 personnes sont mortes mercredi, jour de Noël, dans l'explosion d'une voiture piégée près d'une église à Bagdad, ont annoncé des responsables de sécurité.
35 morts et 56 blessés
L'explosion qui a frappé le quartier de Doura, dans le sud de la capitale. «Deux bombes ont explosé dans un marché de Doura (un quartier du sud de Bagdad, ndlr), tuant 35 personnes et en blessant 56», a précisé Saad Maan, le porte-parole du ministère, qui a insisté sur le fait que le marché était visé, et non une église, comme indiqué précédemment par des sources sécuritaires. «La zone visée est une zone où cohabitent musulmans et chrétiens», a-t-il souligné.
Un prêtre assyrien de Doura a confirmé à l'AFP que l'église n'avait «rien à voir avec l'attentat», tandis que le patriarche chaldéen, Louis-Raphaël Sako, a souligné que l'attaque «visait un lieu pauvre près de l'église à Doura».
«Cette attaque visait l'église, et la plupart des martyrs sont des chrétiens», avait déclaré un colonel de police ce matin à l'AFP. «L'attaque a eu lieu au moment où les fidèles quittaient l'église», avait-t-il précisé.
Les attentats visent souvent des endroits fréquentés, comme des marchés, des cafés et des mosquées, pour faire le plus grand nombre possible de victimes.
La population chrétienne en Irak a fondu de moitié depuis l'invasion américaine de 2003 et les années de violences confessionnelles qui ont suivi. Selon les estimations, de 1,5 million de chrétiens en 2003, il n'en reste aujourd'hui en Irak que moins de 500.000.
6.650 personnes tuées depuis le début de l'année en Irak
L'année 2013 a été noire pour l'Irak, qui a renoué avec des niveaux de violences proches de ceux de 2008. Plus de 6.650 personnes ont été tuées depuis le début de l'année dans le pays, selon un bilan compilé par l'AFP.
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Noël sanglant à Bagdad
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Irak : Noël devient fête nationale
Selon Radio-Vatican :
« (RV) Entretien - Un geste de solidarité en faveur des chrétiens : en Irak, le gouvernement chiite de Nouri al-Maliki a ainsi institué le 25 décembre, jour de « fête nationale » pour tous les Irakiens, à la demande de Mgr Louis Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens. C’est une nouvelle reconnaissance de l’exécutif irakien envers la minorité chrétienne du pays, une communauté depuis toujours très impliquée dans la vie du pays, et tentée depuis près de 10 ans par les sirènes de l’exode, face à l’instabilité et aux menaces.
Le gouvernement veut ainsi montrer sa « proximité » et son « respect » à l’égard des chrétiens. Des sapins illuminés et décorés ont d’ailleurs surgi un peu partout dans différents quartiers de Bagdad, la capitale.Ici :Irak : le 25 décembre devient fête nationale
JPSC
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Ces chrétiens qui meurent par milliers
Lu sur 20minutes.fr :
Des milliers de chrétiens meurent chaque année à cause de leur foi
PERSECUTIONS - Catholiques, protestants, orthodoxes ou anglicans, ils sont des milliers à être tués à cause de leur religion...
Qu'ils soient catholiques, protestants, anglicans ou orthodoxes, des milliers de chrétiens meurent chaque année à cause de leur foi et sont de plus en plus souvent ciblés ensemble dans les pays du Sud, notent des experts avant les célébrations de Noël. Comment se fait-il qu'en Occident sécularisé, règne «le silence de Noël sur les chrétiens persécutés», s'est interrogé lundi en une du Corriere della Sera le fondateur de la Communauté Sant'Egidio, Andrea Riccardi, très impliqué en Afrique.
Des menaces de la Syrie au Pakistan
Dans La Stampa, le pape François avait dénoncé début décembre l'«oecuménisme du sang»: «on tue les chrétiens dans certains pays sans leur demander s'ils sont anglicans, luthériens, orthodoxes ou catholiques. Leur sang est mêlé». Cela devrait rapprocher ces églises concurrentes, selon le pape. De la Syrie au Nigeria ou au Pakistan, les chrétiens sont menacés collectivement. Alors que les chrétiens sont quelque 2,3 milliards, les estimations de ceux tués chaque année en raison de leur foi varient énormément: de 9.000 (un par heure) à 100.000 (onze par heure).
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Les embarras de la pratique de l'euthanasie
Ainsi, aux Pays-Bas, les médecins seraient plus timorés face à l'euthanasie comme le rapporte Jeanne Smits sur son blog :
Aux Pays-Bas, ce n'est pas tant le caractère définitif (et homicide) de l'euthanasie qui fait actuellement hésiter un nombre croissant de médecins de famille au seuil de l'administration de la piqûre létale, que la peur du gendarme. Qui est donc coupable de cet état de fait qui inquiète les responsables de la clinique de fin de vie ouverte au printemps de 2012 ? Eh bien, c'est l'inspection des services de santé, qui a « surréagi » dans l'affaire du médecin de Tuitjenhorn, Nico Tromp, accusé d'avoir procédé à une euthanasie illégale, soumis à une enquête diligentée par le ministère public et qui s'est finalement suicidé en octobre.
Le quotidien de gauche Het Parool rapporte aujourd'hui que de nombreux médecins qui pratiquaient des euthanasies sans états d'âme sont aujourd'hui plus « timorés », citant que cas d'un généraliste qui avait quasiment bouclé la procédure au « bénéfice » d'un de ses patients et qui, au bout du compte, n'a pas eu le « cran » de pratiquer le geste lui-même. Inquiet à l'idée de s'exposer à d'éventuelles poursuites judiciaires, il avait renvoyé le malade vers la clinique de fin de vie et c'est l'un des trente médecins faisant partie des équipes volantes de cette dernière qui a administré la mort.
Lire la suite sur le blog de J. Smits
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Noël 2013 à Liège
en grégorien et en polyphonie ancienne
Église du Saint-Sacrement
(Boulevard d’Avroy, 132)
MERCREDI 25 DÉCEMBRE

10h00, messe du jour de noël en latin (missel de 1962)
Propre grégorien de la messe « Puer natus est »
Kyriale IX « cum jubilo »
Noëls polyphoniques anciens
« Gaudens in Domino » (conduit diaphonique, XIIe s.)
et « In dulci iubilo » (motet att .à Henri Suso, circa 1328).
Hymne « Adeste fideles » (XIIIe s.)
par
la Schola du Saint-Sacrement et Michèle Viellevoie, soprano solo
A l’orgue : Patrick Wilwerth
11h15, messe du jour de noël, en français (missel de 1970)
Chants grégoriens et motets de noël. Mutien-Omer Houziaux (orgue)
et Octavian Morea (violoncelle)
(à noter aussi: adoration et confessions le mardi 24 décembre de 17 à 19h)
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L'Académie pontificale pour la Vie préoccupée par les dérives éthiques en Belgique
Lu sur LaLibre.be :L’extension de la loi aux plus jeunes fâche le Vatican.Alors que le projet de loi sur l’extension de l’euthanasie aux mineurs doit encore entamer son parcours à la Chambre, l’Académie pontificale pour la Vie du Saint-Siège a exprimé sa grave préoccupation face à ce qu’elle appelle de "nouvelles dérives éthiques en Belgique".
Kerknet et Cathobel ont relayé au cours du week-end des propos très durs de Mgr Renzo Pegoraro, le chancelier de l’Académie. "Nous espérons que cette évolution peut être arrêtée parce que nous voulons que ce débat public aille plus loin. Les gens doivent se rendre compte que l’extension de l’euthanasie aux mineurs a de graves conséquences, parce que les enfants sont fortement influencés par les effets psychologiques et physiques d’une maladie. Pourquoi n’est-il pas possible de leur offrir de très bons soins palliatifs ?"
Mgr Pegoraro a aussi estimé que les enfants pouvaient moins facilement prendre de bonnes décisions. "La conviction universelle que les enfants sont plus vulnérables et fragiles et ont donc besoin d’un soutien supplémentaire, l’aide et les soins restent prédominants. Nous acceptons les restrictions et la nécessité d’accepter le fait qu’une personne meure. Mais nous ne comprenons pas pourquoi il est nécessaire d’anticiper ou de provoquer la mort."
Au Vatican, on parle d’"une miséricorde mal comprise, qui balaie l’idée que chaque vie est digne de respect".
Pour Renzo Pegoraro, le projet de loi belge est "parti d’une incompréhension, voire d’une perversion de la miséricorde".
"Nous offrons la miséricorde, de bons soins palliatifs et le contrôle de la douleur et de la souffrance. Les enfants méritent les meilleurs soins, mais aussi tout le soutien des parents. Il est difficile de comprendre pourquoi les parents qui souffrent parce que leur enfant est en train de mourir, anticipent la mort et tuent leur enfant. Les parents eux-mêmes dépensent normalemen t le maximum pour sauver des vies."
Le chancelier de l’Académie constate que la Belgique est décidément "sur une pente glissante"."L’avertissement donné il y a 10 ans devient, hélas, une réalité concrète. Aujourd’hui, l’euthanasie est également susceptible d’être utilisée sur des enfants. Nous sommes de plus en plus éloignés de l’idée que chaque vie est précieuse et digne de respect."
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Un beau meurtre ?
Y a-t-il de beaux meurtres ? Sans doute si l'on suit Yves Paccalet, propagandiste du suicide assisté et de l'euthanasie sur "altermonde-sans-frontières" auquel on peut reconnaître le mérite de recourir sans détours aux termes les plus clairs :
"Je veux rester l’organisateur de mon décès. Si, demain, je ne suis plus capable de piloter mon corps ni mon esprit, j’accepte que quelqu’un décide à ma place, humainement et dans le respect d’une loi qui nous protège l’un et l’autre. Lorsque le moment sera venu, je désire bénéficier d’un bel et beau suicide médicalement assisté. À l’ancienne, comme les philosophes stoïciens, en relisant une maxime de Marc-Aurèle ; mais sans angoisse ni souffrance physique, grâce aux outils modernes de la science. Si ma conscience s’est déjà dissoute dans la brume des atomes, alors je veux que quelqu’un qui m’aime encore un peu commette sur ma personne le beau meurtre empli d’humanité qu’on appelle l’« euthanasie »."
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Réfugiés afghans, euthanasie, avortement : Mgr Léonard se livre sur le plateau de la RTBF
Sur le site de la RTBF :
Mgr Léonard: "Je suis prêt à marcher" avec les réfugiés afghans
L'Indiscret du 22/12/2013: Mgr Léonard
Parlant de l'avortement, Monseigneur Léonard estime que l'on "a banalisé l'acte de faire mourir avant la naissance". Il est opposé à l'extension aux mineurs de la loi sur l'euthanasie, rappelle-t-il à la RTBF. A propose des réfugiés afghans, il déclare: "accueillir ces gens, c’est vraiment un acte de charité politique".
André-Joseph Léonard, l'archevêque de Malines-Bruxelles revient sur le plateau de L’Indiscret sur l'extension de la loi sur l'euthanasie aux mineurs, pour rappeler son opposition : "Il y a d’autres moyens de rencontrer la souffrance, le désarroi ou l’état dépressif d’enfants ou d’adolescents. Je crains que si l’on ouvre encore plus largement la porte, on va avoir finalement l’euthanasie pour tout et pour n’importe quoi : l’euthanasie pour cause de vieillesse, l’euthanasie pour cause de situation dépressive" explique-t-il au micro d’Olivier Maroy.
Pour Monseigneur Léonard, d’une certaine manière, on impose l’euthanasie "parce que si je requiers qu’on me fasse mourir, j’impose à toute une profession, médicale ou paramédicale, de changer de sens, d’oublier le serment d’Hippocrate et de transformer l’art de soigner".
Banaliser l’acte de faire mourir
Il salue par ailleurs le gouvernement espagnol pour sa décision concernant l'avortement. Vendredi, le gouvernement de Madrid a en effet adopté une nouvelle loi qui enterre le droit à l'avortement, en ne l'autorisant plus qu’en cas de danger pour la vie de la femme ou en cas de viol. C’est une décision courageuse, estime de son côté Mgr Léonard : "Nous avons banalisé dans beaucoup de pays l’acte de faire mourir quelqu’un avant sa naissance. Pourquoi sommes-nous nés, et pourquoi cette occasion, cette chance serait-elle refusée à d’autres ?"
"Il nous faut garder aussi un cœur qui est ouvert"
André-Joseph Léonard estime que la Belgique devrait être plus ouverte aux réfugiés afghans. Se référant aux personnes qui se rendent à pied de Bruxelles à Mons dans l’espoir de rencontrer Elio Di Rupo, il déclare : "C’est une cause à laquelle j’adhère totalement, je suis prêt à marcher avec eux. Renvoyer quelqu’un en Afghanistan, c’est extrêmement dangereux, ces gens méritent un accueil. Je pense que l’Europe est en retard par rapport à l’accueil que l’on trouve dans d’autres continents, que nous pourrions en accueillir un peu plus. Je sais bien que la Belgique ne peut pas accueillir tout le monde, mais parmi nos règlements il nous faut garder aussi un cœur qui est ouvert". Il se dit "heureux" que des chrétiens se mobilisent pour l’accueil des sans-papiers : "Accueillir ces gens, c’est vraiment un acte de charité politique, un engagement qui vaut vraiment la peine" conclut-il.
A.L. avec O. Maroy
La video : http://www.rtbf.be/video/detail_l-indiscret-du-22-12-2013-mgr-leonard?id=1880368
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La crèche que Jésus préfère : celle de ton coeur
Message de Noël de Mgr Léonard :
Chers Amis,
Je vous souhaite une très joyeuse et sainte fête de Noël.
Notre pape François vient de publier, il y a quelques jours, un texte, une exhortation, une sorte de petite encyclique qui s’appelle « La joie de l’Evangile ». Or, ce sont justement ces mots-là que l’on entend à la messe de minuit à Noël quand l’ange dit au berger « je vous annonce une grande joie pour tout le peuple ».
Je me suis parfois demandé: « comment se fait-il que, même aujourd’hui dans notre société très sécularisée, Noël reste synonyme de joie pour beaucoup de gens, même en dehors de l’Eglise. Et je pense que c’est parce que dans cette fête de Noël, le Très-Haut s’est fait pour nous, tout petit, de façon à ce que, face à Lui, personne ne perd la face, même le plus petit de nous peut se sentir à l’aise avec Lui parce qu’Il vient à nous dans l’humilité, dans la petitesse, dans la vulnérabilité et nous n’oublions que, dans quelques mois, nous allons, non seulement fêter et célébrer l’humilité de Jésus dans la crèche mais également l’humiliation de Jésus sur la croix. Et cela veut dire que, même le plus grand pécheur, peut se sentir à l’aise devant celui qui s’est fait, non seulement le plus petit, mais qui a également vécu sur la croix Dieu son Père comme étant absent pour que chacun, même toi, même moi, nous soyons à l’aise avec Lui.
Alors, en échange, puisque Lui nous manifeste en ce jour tant de tendresse, tant de proximité, cherchons, nous aussi à lui faire plaisir. Et je dirais volontiers ceci: « n’oublie jamais que la crèche, que le Seigneur préfère par-dessus tout, toutes nos crèches sont bonnes, sont les bienvenues mais que la crèche qu’il préfère par-dessus tout est celle de ton cœur. » Et je nous souhaite à tous, que nous puissions, en ce jour, l’accueillir avec amour, avec tendresse dans la crèche de notre cœur. Encore une fois, une joyeuse et sainte fête de Noël à vous tous.
Les messages de Noël des évêques belges sont sur le site des Médias Catholiques :
› Mgr Kockerols: "Notre espérance est source de joie!"
› Tournai: Message de Noël de Mgr Harpigny
› Mgr Delville: "Noël, fête de la joie et mystère de la pauvreté"
› Namur: les voeux de Noël de Mgr Warin
› Namur: Le message de Noël de Mgr Vancottem -
Le formatage des maîtres pour enseigner le gender se met en place

dans la dernière livraison de "Prof", "le magazine des professionnels de l'enseignement"
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Professionalisme, esprit de service, sainteté : les qualités requises pour travailler à la Curie romaine
Source : Zenit.org « Je ressens le besoin, en mon premier Noël d’Évêque de Rome, de vous dire un grand «merci» », a déclaré le pape François dans son premier discours pour l’échange des vœux de Noël avec la curie. Il a aussi invité à une forme d’« objection de conscience » utile dans cette communauté de travail: l’ « objection de conscience aux bavardages ».
Le pape François, on s’y attendait, innove un nouveau style : pas de bilan, pas de passage en revue de l’année. Il a consacré son allocution à la figure idéale du collaborateur de la curie en prenant comme modèle saint Joseph. Un discours de pasteur à ceux qui lui sont confiés en tant « qu’évêque de Rome ».Chaque année, ce discours est très attendu, il fait habituellement le bilan de l’activité de l’Eglise et du pape pendant l’année écoulée et il ouvre des perspectives d’avenir. Il fait pendant avec le discours de janvier au Corps diplomatique, radiographie de l’Eglise et de la situation du monde. Déjà le pape Benoît XVI avait innové, livrant un discours sur l’interprétation de Vatican II (2005) ou un bilan de ses voyages de l’année, dont par exemple la JMJ de Sydney (2008).
Au moment où le pape opère un discernement pour fuseler davantage les organismes romains au service de la nouvelle évangélisation, il a en quelque sorte brossé le portrait-robot du collaborateur idéal qui réunit « la professionnalisme et le service » et « la sainteté de la vie ».
Le pape a déclaré « qu’il y a eu et qu’il y a des saints » à la curie, et qu’il l’a déjà « dit publiquement ».
Discours du pape François à la curie romaine
Messieurs les Cardinaux,
Chers frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce,
Chers frères et sœurs,
Je remercie de tout cœur le Cardinal Doyen de ses paroles. Merci !
Le Seigneur nous a accordé de parcourir une fois encore le chemin de l’Avent, et nous sommes arrivés rapidement aux derniers jours qui précèdent Noël, jours riches d’un climat spirituel unique, fait de sentiments, de souvenirs, de signes liturgiques et non liturgiques, comme la crèche… Dans ce climat se déroule aussi la traditionnelle rencontre avec vous, Supérieurs et Membres de la Curie romaine, qui collaborez quotidiennement au service de l’Église. Je vous salue tous cordialement. Et permettez-moi de saluer de façon particulière Monseigneur Pietro Parolin, qui a commencé depuis peu son service de Secrétaire d’État, et qui a besoin de nos prières !
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Le Père général des jésuites commente la canonisation de Maître Favre
(Zenit.org) La canonisation de Pierre Favre, un des premiers compagnons d'Ignace de Loyola, par le pape François, le jour de son anniversaire, le 17 décembre, met en lumière ce grand savoyard, au moment où la Compagnie de Jésus fête le bicentenaire de son rétablissement (1814).Cet apôtre plein de douceur était notamment un maître de prière, continuelle, et un maître de la réconciliation, et un "mystique de l'itinérance".
A cette occasion, le père général des jésuites, Adolfo Nicolas, adresse à toute la Compagnie de Jésus un message dans lequel il pose la question de l'actualité de Pierre Favre: "Que nous enseigne encore « Maître Favre », presque 470 ans après sa mort, avec sapédagogie à voix basse qui était si bien sa manière ? Et que pouvons-nous apprendre « si nous nous livrons au Christ et si nous le laissons occuper le centre de notre cœur » (cf. Mémorial 68) ?" Et il répond à la question.
A toute la Compagnie
CANONISATION DE PIERRE FAVRE S.J.
Chers frères et amis dans le Seigneur,
Avec une joie profonde je m'adresse à toute la Compagnie le jour où le Pape François proclame « saint » Pierre Favre, « le compagnon silencieux » de la première génération de jésuites. En cette date qui se trouve être aussi l'anniversaire du Saint Père, celui-ci a voulu faire à l'Eglise universelle un cadeau qui est pour lui hautement significatif et précieux.
La canonisation de Pierre Favre coïncide avec un autre grand événement de notre chemin, oukairos, jésuite : le bicentenaire du rétablissement de la Compagnie en 1814. Sans aucun doute, nous pouvons trouver en notre cher compagnon savoyard stimulation et énergie pour une restauration dynamique, personnelle et collective, de notre vie de jésuites, jamais achevée, toujours en pèlerinage. La foi transparente et spontanée, presque celle d'un enfant, qui animait Favre, doit nous aider à demeurer « compagnons en Sa Compagnie », pleins de foi, selon la manière ignatienne, en « Celui qui est et qui fait tout en tous, Celui par qui tous les êtres ont l'existence et le mouvement, et Celui en qui tous les êtres subsistent » (Mémorial 245).