"Vous venez d'avoir 18 ans. Vous avez décidé d'en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l'origine de ce sentiment".
Ce sujet de rédaction a été donné à deux classes de 3e du collège de Montmoreau. C'était le 22 octobre dernier. Ce sont des parents choqués, qui, anonymement, ont communiqué à Charente Libre la copie du courrier qu'ils viennent de faire parvenir au principal et à l'inspection académique. «Nous sommes révoltés que l'on puisse proposer ce genre de sujet à des enfants qui ont entre 13 et 14 ans», écrivent-ils. «De par notre éducation, nous n'avons pas l'habitude de remettre en question ce qui se passe à l'école, mais il y a des limites». Ils interrogent: «Quel va être le prochain sujet? "Que ressentez vous lorsque vous vous piquez?" On aimerait comprendre».
Actualité - Page 1660
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Un curieux exercice de rédaction
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Des perles sur "benoît-et-moi"
Nous sommes redevables de nombreux "emprunts" effectués sur "benoît-et-moi", un site remarquable dont le succès est dû au travail assidu de notre amie Béatrice qui ne ménage ni son temps ni ses efforts. Nous vous invitons à rendre visite à ce site, et à y découvrir notamment ces mises en lignes récentes :
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Quand le Nouvel Obs se laisse piéger par la Fondation Lejeune
Le Nouvel Observateur s’est laissé « piéger » par une campagne en faveur du droit des embryons humains… Scandale à gauche quant aux « valeurs » ainsi malmenées ! (France Catholique)
Il y a quelques années l’avocat Antoine Beauquier signait un roman policier sur le thème des embryons congelés… On sait que les méthodes d’assistance médicale à la procréation ont conduit à la production d’un grand nombre d’embryons surnuméraires. Qu’en fait-on dès lors qu’ils ne font plus l’objet d’un projet parental ? Ils sont des centaines de milliers conservés dans des cuves à très basse température. Dans le roman, de très méchants laboratoires sont prêts à tous les crimes pour s’emparer de ce précieux matériau génétique. Et le héros sauve l’honneur de la race humaine par un acte « terroriste ».
Mais la vraie vie offre des rebondissements qu’aucun romancier n’oserait imaginer. Qu’on en juge. C’est dans la nuit du 4 au 5 décembre qu’une poignée de sénateurs a tenu une sinistre séance de moins de deux heures trente pour offrir, sans plus aucune restriction opérante, aux laboratoires les embryons dont la destruction leur semble promesse de brevets hautement rentables.
Ces sénateurs (ils ne sont pas tous de gauche) cèdent sur le modèle habituel des « libéraux-libertaires » quand il s’agit de mettre en l’air une règle morale et légale : 1/ Obtenir une exception à la loi sous prétexte que cela se fait déjà. - 2/ Transformer l’exception en règle. - 3/ Rendre obligatoire l’exception…Dans un souci de compromis, la loi Léonetti permettait déjà la recherche sur les embryons sur autorisation exceptionnelle, ce qui était une entorse à l’article 16 de notre Code civil garantissant « le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ». Il s’agirait désormais de se contenter de précautions purement théoriques… On dira que ce n’est qu’une affaire de symbole. Mais en matière de transgression, cela importe.
Ce qu’il y aurait de presque comique dans cette affaire c’est que le lobbying des laboratoires semble porter ses fruits au Parlement au moment où les avancées de la science ridiculisent les chercheurs sans éthique qui ont cru qu’en détruisant des embryons, ils arriveraient plus vite à des brevets extraordinaires. Or c’est un professeur japonais, qui avait refusé la transgression d’« élever des embryons humains » pour ses expériences, qui a permis le développement d’une technique beaucoup plus prometteuse, celle des cellules souches reprogrammées dites iPS. Il a des résultats probants et, accessoirement, c’est à lui qu’on a donné un prix Nobel !
La fondation Lejeune a beau jeu de mener campagne sur ce thème et de dénoncer au passage les mensonges du Téléthon qui finance des techniques de dépistage et de tri des embryons (qui seront détruits s’ils ne sont pas conformes) plutôt que de vraiment chercher à guérir des maladies comme la trisomie 21.
La fondation Lejeune a réussi un coup médiatique avec sa campagne« Vous trouvez ça normal ? », déclinée en trois photos. Les deux premières montrent des ours polaires et une baleine en argumentant sur le fait que ces animaux sont désormais protégés par la loi, alors que les embryons humains risquent de ne plus l’être. La troisième montre une souris blanche et nous fait nous demander si c’est pour économiser sur l’élevage de souris que les laboratoires préfèrent utiliser des embryons humains gratuits. L’embryon humain est d’ailleurs représenté aussi en dessous de chacune des trois photos...
Le Nouvel Observateur a accepté de passer ces encarts publicitaires (peut-être au nom du droit démocratique au débat ? Ou juste pour prendre un peu d’argent ?). Mais des bien-pensants y ont vu une scandaleuse atteinte aux valeurs de la gauche. D’où des excuses piteuses (et odieuses) du rédacteur en chef…
Une pub publiée dans le Nouvel Obs suscite l’indignation
http://www.metrofrance.com/info/une...
Quand le Nouvel Obs passe une pub anti-IVG : "Vous trouvez ça normal ?"
http://leplus.nouvelobs.com/contrib...
http://feminisme.fr-bb.com/t844-pub...
https://twitter.com/RenaudDely/stat...
https://twitter.com/RenaudDely/stat...
http://www.acrimed.org/article3954.html
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Trois messages de l’Immaculée
Comme chaque année le 8 décembre en la fête de l’Immaculée, le pape a couronné la statue de Marie, place d’Espagne à Rome et, comme d’habitude, Benoît XVI n’a pas parlé à la foule pour ne rien dire comme font les politiciens et les sermonneurs du dimanche . Ecoutons sa voix modeste et timide qui s’adresse à chacun plutôt qu’à tous (source et traduction : benoît et moi):«C'est toujours une joie spéciale de se rassembler ici, sur la Piazza di Spagna, en la fête de Marie Immaculée. Se retrouver ensemble - Romains, pèlerins et visiteurs - au pied de la statue de notre Mère spirituelle, nous fait nous sentir unis au nom de la foi. Il me plaît de le souligner en cette Année de la foi que l'Eglise toute entière est en train de vivre. Je vous salue avec une grande affection et je voudrais partager avec vous quelques réflexions simples, suggérées par l'Evangile de cette solennité: l'Evangile de l'Annonciation.
Tout d'abord, nous sommes toujours frappés, et cela nous laisse songeurs, par le fait que le moment décisif pour le destin de l'humanité, le moment où Dieu s'est fait homme, est entouré par un grand silence. La rencontre entre le messager divin et la Vierge Immaculée passe totalement inaperçu: personne ne sait, personne n'en parle. C'est un événement qui, s'il arrivait à notre époque, ne laisserait pas de traces dans les journaux, dans les revues, parce que c'est un mystère qui se passe dans le silence. Ce qui est vraiment grand passe souvent inaperçu, et le silence tranquille est plus fructueux que l'agitation frénétique qui caractérise nos villes, mais qui - toutes proportions gardées - se vivait déjà dans les grandes cités comme Jérusalem alors. Cet activisme qui nous rend incapables de nous arrêter, de rester tranquilles, d'écouter le silence dans lequel le Seigneur fait entendre sa voix discrète.
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Sénégal : convertir au Christ serait-il devenu illégal ?
C'est ce que l'on pourrait penser à la lecture de cette "sénégalaiserie" publiée dans SudOnLine (via l'"Observatoire de la Christianophobie" :
On en apprend tous les jours, décidément… Stupeur, donc, avant-hier, à la lecture de la «une» du Populaire : «le pasteur brésilien convertissait des enfants au christianisme». Le surtitre en rouge (faut bien que ça saigne) nous annonce qu’il a été «arrêté (la veille) à Mbour et déféré au parquet de Thiès avec son assistante». Bien sûr, je panique. A mon âge, découvrir un matin de décembre, à quelques jours de la Nativité, qu’adorer le Christ est un crime sévèrement puni par la loi, ça m’en bouche un coin.
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Bientôt un "observatoire de la laïcité" en France ?
C'est ce qu'on peut lire dans la "Matinale de la Vie" de ce lundi :
UN OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITE EN FRANCE?
C'est ce qu'annonce un communiqué de l'Elysée, selon lequel le président "a saisi l'occasion [de la remise de la légion d'honneur au sociologue des religions Emile Poulat] pour rappeler que la loi de 1905 permet de répondre aux enjeux du temps présent et il a annoncé la mise en place en 2013 de l'Observatoire national de la laïcité, dont le principe est acquis depuis huit ans sans avoir jamais été traduit. L'observatoire aura aussi la charge de formuler des propositions sur la transmission de «la morale publique » pour lui donner une place digne d'elle au sein de l'école". -
Le Hobbit, une rencontre qui te change la vie
La Nova Bussola Quotidiana (Marco Respinti) présente "Un voyage inattendu" qui apparaîtra sur nos écrans d'ici quelques jours (traduction par nos soins) :
"Il y a plus de bon en toi que tu ne le soupçonnes, fils de l'aimable Ouest"
La lecture de Bilbo le Hobbit de JRR Tolkien (1892-1973) transposée à l'écran par un réalisateur de talent, le Néo-Zélandais Peter Jackson, auteur de l'excellente version du film Le Seigneur des Anneaux, arrivera dans les salles (italiennes) le 13 décembre, après une longue, longue attente. Il s'agira de la première partie, intitulée Un voyage inattendu, de trois blockbusters qui se suivront dans les années à venir. (...) ....ce sera un véritable succès, au-delà des gains et de l'écho médiatique, à la condition, sans être un doublon du livre (chose aussi impossible qu'inutile), de pouvoir en rendre pleinement la profondeur de l'inspiration. Le Hobbit, en fait, est une histoire de maturité, raison pour laquelle il peut s'adresser à la fois aux plus grands et aux plus petits, abolissant, comme peu savent le faire une barrière méprisante et aussi un peu trop idéologique que la critique classe comme un obstacle infranchissable entre enfants et adultes. Le Hobbit est un conte sérieux, et pour cela, il sait aussi faire rire aux éclats au bon moment sans jamais tomber dans l'humour fielleux. Et Bilbo le Hobbit est une histoire vraie, parce qu'elle évoque des choses réelles, même si elles ne le sont pas toujours matériellement.
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Une lettre ouverte aux conservateurs qui ont envie de rester dans l'opposition toute leur vie
Henri Hude a rédigé cette "Lettre ouverte aux conservateurs qui ont envie de rester dans l'opposition toute leur vie" (source : Magistro) :
La méthode garantie pour perdre
Mon intention est de montrer comment les conservateurs américains s’y prennent pour perdre. Ils sont "d'un gabarit exceptionnel".
Ils se répartissent en deux groupes : les ultralibéraux et les protestants moralisateurs. Les premiers expliquent au peuple qu’il aura moins d’argent, et les seconds moins de sexe.
L’idéal supérieur et l’amitié noble mis à part, il y a dans l’homme trois grandes pulsions : le pouvoir, le sexe et l’argent.
Pour ce qui est du pouvoir, en démocratie, le peuple en a fait son deuil depuis longtemps, pourvu que les dominants y mettent des formes. Mais pour le reste, il faut être humain. Alors, si on veut sauver la famille, il faut faire saigner la banque. Et si on veut peaufiner l’usurier, alors il faut tolérer la luxure. En un mot, on ne peut à la fois plumer le peuple et le puritaniser. Entre deux maux, il faut choisir. Les Républicains ne choisissent pas. Démos vote Obama. -
Profanations à la chapelle militaire de la base navale de Toulon
Nous lisons sur "juridique et culturel"
Profanation anti-catholique sur la base navale de Toulon
La base navale de Toulon est un centre industriel militaire qui emploie 20 000 personnes. C'est le premier port militaire d'Europe, il concentrerait environ 70 % des forces navales françaises. Vues les missions qui sont dévolues à l'armée, on pourrait croire à un environnement moral de haut niveau…
Via le Salon beige, voici un communiqué de Mgr Poignard, « vicaire général du diocèse aux armées françaises » :
« J'apprends ce samedi soir que la chapelle militaire de la base navale de Toulon a été profanée. On s'en est pris aux trois grands symboles de notre foi : le St Sacrement (tabernacle renversé et brisé, les saintes espèces répandues sur le sol), le baptistère totalement brisé et l'ambon (la Parole de Dieu jetée à terre et piétinée).
L'intolérance pénètre maintenant à l'intérieur des enceintes militaires : il y a de quoi être vraiment très inquiets.
FAITES CONNAITRE CET EVENEMENT ODIEUX... » (...)
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A CONTRETEMPS : REGARDS POLITIQUEMENT INCORRECTS

Le 21 janvier 2011, nous avions signalé la parution du livre suivant :
Mutien-Omer Houziaux. À contretemps. Regards politiquement incorrects, 288 pp., 15x20,50 cm., Editions Mols, coll. Autres regards. Wavre, 2010, prix librairie 22,50 €
Quelques exemplaires de ce livre qui n'a rien perdu de son actualité sont encore disponibles et seront adressés aux amateurs, dédicacés par l'auteur, aux conditions figurant au bas de cette note.
C’est du belge. Et même du liégeois. Mutien-Omer Houziaux, romaniste, ancien maître de conférence à l’Université de Liège, auteur de nombreuses publications touchant à la linguistique, à l’informatique appliquée, à la pédagogie et à la musicologie (il fut titulaire des orgues de la cathédrale de Liège) vient de publier aux éditions Mols (diffusion Desclée en France) un essai critique des mœurs contemporaines : un autre regard sur la bioéthique, la spiritualité et le scientisme ambiants.
Familles recomposées, homoparentalité, mort dans la dignité, la parole est aujourd'hui au politiquement correct. Né en 1980, au pays de l'american way of life, le politiquement correct n'a pas tardé à franchir l'Atlantique. Son discours, qui se réclame de la démocratie, est -en réalité- l'arme principale d'une pensée dominante, voire unique. Arme redoutable, la parole, notait déjà Talleyrand, a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée.
Sous prétexte de promouvoir le "vivre ensemble", la société, qui prône le libre arbitre individuel, devient en réalité liberticide. Pis encore, de contrainte sociétale, le politiquement correct se mue parfois, sournoisement, en contrainte légale: toute opinion politiquement incorrecte est alors bâillonnée par un pouvoir civil "démocratique".
Avec un humour parfois corrosif, Mutien-Omer Houziaux dénonce sans détour quelques-uns des effets délétères d'une dictature qui s'avance sous le masque du dialogue et de la tolérance comme dans le « meilleur des mondes » prédit par Aldous Huxley.
La préface de l’ouvrage a été rédigée, peu avant sa mort, par le regretté Mgr Michel Dangoisse, Elle condense excellemment la portée de cet ouvrage lucide et impertinent.
L’Union, Cercle royal des étudiants catholiques de Liège, tél.+32 (0)4.344.10.89 ou +32 (0)4.223.54.11, a contribué à cette publication et met l'ouvrage en vente au prix de faveur de 22,50 euros (port compris). Pour le recevoir à votre adresse postale, il suffit de verser cette somme au compte IBAN BE15 2400 0748 1330 BIC GEBABEBB de l'Union, Cercle Royal des Etudiants Catholiques de Liège asbl, Rue Vinâve d'île, 20 bte 64 à B- 4000 Liège, avec la mention "A contretemps".
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Quand la RTBF s'intéresse aux jeunes pro-life de Belgique...
La RTBF annonce un reportage qui sera diffusé mardi soir (11 décembre à 20H15) sur la Deux, dans le cadre de l'émission "Tout ça ne nous rendra pas le Congo"; on peut s'attendre au pire rien qu'en lisant la présentation sur le site de la RTBF (ci-dessous). La couleur y est clairement annoncée mais c'était couru d'avance lorsqu'on connaît la tonalité de cette émission qui a pris la relève de "striptease". La question se pose d'ailleurs de savoir si l'on est bien avisé de se prêter au jeu de ce genre d'émission où l'on se fait piéger à tous les coups...
Tout ça (ne nous rendra pas le Congo) nous emmène à la rencontre de jeunes missionnaires, qui se battent contre l’avortement et pour la vie. Et dans leur combat, ils ne sont pas soutenus par n’importe qui mais par Monseigneur Léonard en personne ! (...)
Les chrétiens, c’est comme les autres : il y en a de toutes sortes. Il y a ceux qui se souviennent de Dieu juste avant de mourir. Ceux-là ne fréquentent l’église qu’aux baptêmes, aux mariages et aux enterrements. Et mangent même de la viande le vendredi ! Et puis il y a les vrais, ces jeunes courageux qui nagent dans l’eau bénite en fumant de l’encens, luttant avec ferveur contre l’adultère, les vices contre nature, l’euthanasie et l’avortement. Ceux-là le proclament : " L’intolérance peut être belle ! ". Dieu merci, dans ce combat, les Croisés du Christ ne sont pas seuls : une star américaine du mouvement Pro Life les a formés au combat et Monseigneur Léonard leur montre la voie. Et même parfois la voix, n’hésitant pas à entonner Le temps des cerises, une chanson de ... révolutionnaires! Réalisation : Safia Kessas
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La laïcité doit être une religion comme une autre
Le 7 décembre, en Italie, on fête saint Ambroise, patron de Milan, et l'archevêque prononce traditionnellement un discours devant les autorités. Cette année, on célèbre le 1700e anniversaire de l'"édit de Constantin". Le Cardinal Scola a donc prononcé un discours sur le thème de la laïcité (source : Benoît et moi) :"Avec l'édit de Milan apparaissent pour la première fois dans l'histoire ces deux dimensions que nous appelons aujourd'hui "liberté de religion" et "laïcité de l'Etat". (…). Saint Ambroise n'a jamais hésité à appeler les chrétiens à être loyaux envers l'autorité civile, qui à son tour devait garantir aux citoyens la liberté à la fois personnelle et sociale » mais sur la base de références anthropologiques généralement reconnues par tous, ajoute le cardinal.
Toutefois dans les Etats démocratico-libéraux «l'évolution n'a cessé de modifier l'équilibre sur lequel reposait traditionnellement le pouvoir politique », observe Scola. L'archevêque attribue cette évolution, «au modèle français de 'laïcité ‘ (en français dans le texte), qui a semblé à la plupart des gens la réponse adéquate pour assurer la pleine liberté religieuse, en particulier pour les groupes minoritaires. Il est basé sur l'idée de l'in-différence ‘, définie comme la ‘neutralité’ des institutions de l'État à l'égard du phénomène religieux et cela semble à première vue comme étant adapté à construire un milieu favorable pour la liberté religieuse de tous. Il s'agit d'un concept désormais largement répandu dans la culture juridique et politique européenne dans lequel, cependant, à bien y regarder, les catégories de la liberté religieuse et de la soi-disant ’neutralité’ de l'Etat se chevauchent de plus en plus, au point de finir par se confondre».
Donc une "laïcité" qui a fini par devenir un modèle «mal disposé» à l'égard du phénomène religieux. Pourquoi? «Tout d'abord, l'idée même de "neutralité" s'est avérée très problématique, surtout parce qu'elle n'est pas applicable à la société civile, dont l'Etat doit toujours respecter la priorité, se limitant à la gouverner et ne prétendant pas la gérer.
Respecter la société civile implique la reconnaissance d'un fait objectif: aujourd'hui dans les sociétés civiles occidentales, en particulier en Europe, les divisions les plus profondes sont celles entre culture laïque et phénomène religieux, et non pas - comme on le pense souvent à tort - entre croyants de différentes religions. En ignorant ce fait, la juste et nécessaire a-confessionalité de l'État en est venue à dissimuler, sous l'idée de "neutralité", le soutien de l'État à une vision du monde fondée sur l'idée séculariste et sans Dieu. Mais celle-ci n'est qu'une parmi les visions culturelles qui peuplent la société plurielle. De cette manière, l'Etat soi-disant "neutre", loin d'être tel, fait sienne une culture spécifique, celle séculariste, qui à travers la législation devient culture dominante et finit par exercer un pouvoir négatif par rapport à d'autres identités, surtout celles religieuses, présentes dans la société civile, tendant à les marginaliser, sinon à les exclure du domaine public».
Une société plurielle qui subit en fait l'hégémonie d'une culture laïciste: «Sous un semblant de neutralité et d'objectivité des lois, se cache et se répand - du moins en pratique - une culture fortement marquée par une vision sécularisée de l'homme et du monde, privée d'ouverture au transcendant. Dans une société plurielle, une telle culture est légitime en soi, mais seulement comme une parmi les autres. Si toutefois l'État la fait sienne, il finit inévitablement par restreindre la liberté religieuse». [...]"
http://benoit-et-moi.fr/2012%28III%29/articles/la-lacite-a-la-française-est-nefaste.php
Reste à savoir quelles sont les valeurs qui s'imposent à tous et sans lesquelles la vie en société est impossible: entre la contingence du contrat social et la loi naturelle, il faut choisir...
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