De Natalia Trouiller, ce matin, sur le site de “La Vie” :
La mort ce samedi de Chenouda III, pape des 10 millions de coptes orthodoxes depuis quarante ans, signe la fin d'une époque. Pour le meilleur ou pour le pire? (…) Le 117e successeur de l'évangéliste saint Marc, mort samedi, est exposé à la vénération des fidèles assis dans ses vêtements d'apparat. (…). Pape de la minorité copte depuis presque 41 ans, Chenouda, cet ancien journaliste devenu prêtre, puis évêque, puis primat de la communion copte, laisse un vide qu'il sera difficile de combler - une situation qu'il n'a pas peu contribué à créer. Car sous son pontificat, l'Eglise copte a voulu être la seule voix de la minorité chrétienne égyptienne. Avec succès: le pape Chenouda, très aimé de ses fidèles, était tout à la fois le porte-parole politique et le chef religieux des coptes. (…) .La mort de Chenouda tombe au pire moment qui soit: arrivée d'une assemblée constituante islamiste au pouvoir, tractations pour que les coptes ne soient pas les oubliés de la nouvelle Egypte, choix dans les semaines à venir d'un nouveau président... Seul le pape avait l'envergure et l'autorité nécessaires pour faire peser la minorité copte dans le débat. Et les quelques leaders issus de la société civile sont bien faibles (…).Et du côté des clercs, la figure de Chenouda ne laissait guère de place à l'émergence d'un autre évêque. Celui qui assurera l'intérim, Mgr Bakhomious, jusqu'à l'élection d'un nouveau pape, est conformément au canon copte le plus âgé des évêques. Trois noms sont cités pour devenir le 118e pape: Mgr Moussa, chargé de la jeunesse et qui fut le premier officiel copte à soutenir la Révolution; Mgr Bishoy, discrédité aux yeux des musulmans pour des propos jugés insultants sur le Coran; Mgr Youanis, secrétaire du défunt pape. C'est probablement l'un de ces trois hommes qui aura pour tâche de permettre aux chrétiens d'Egypte de rester dans l'histoire de leur pays.
Tout l’article ici: Les coptes entre douleur et incertitude après la mort de Chenouda III
Les Coptes constituent la minorité historique des Αἰγύπτιοί (Egyptiens) -appellation déformée par l’usage en Kuptioί, d’où vient leur nom- demeurés fidèles au christianisme de l’Egypte antique après la conquête arabe de 641. Ils représentent environ 10% environ de la population . Face à l'actuel « revival » musulman, la survie de cette minorité dépend de son unité autour d’un patriarche solide…
Ce dimanche 18 mars, une centaine de fidèles ont de nouveau assisté à la messe latine traditionnelle (missel de 1962) célébrée tous les mois à l’église des Capucins à Malmedy. La chorale a chanté le propre grégorien de la messe de "Laetare" ainsi que le kyriale polyphonique de la petite messe brève de Claudio Casciolini (XVIIIe s.), un choral de Jean-Sebastien Bach et une mélodie slave d’inspiration populaire. Une belle constance pour cette initiative dominicale mensuelle inaugurée le 26 février dernier. Prochaine édition : le 22 avril, même lieu (église des capucins, ruelle des capucins), même heure (18 heures), avec la messe du « Bon Pasteur » (2e dimanche après Pâques).Pour plus de renseignements, tél. 080.33.74.85 (L. Aussems) ou 080/39.81.28 (P. Lambert).
C'est France Catholique qui fait cette proposition que nous relayons bien volontiers tant il est rare de trouver quelque chose de semblable dans l'univers de la culture "jeune". Il suffit de parcourir les rayons de BD dans les librairies pour en faire le constat et pour réaliser combien nos enfants sont en voie de déchristianisation complète.