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Au rythme de l'année liturgique - Page 131

  • Dieu permet que tout ce qui pourra nous arriver sur terre concourra au bien de ceux qui l'aiment

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    Du Père Simon Noël sur son blog :

    Homélie Dimanche 24 année B

    11 Sep 2021

    Depuis plusieurs mois déjà, Jésus parcourait la Galilée. Il annonçait l’Évangile, guérissait les malades, chassait les démons, pardonnait les péchés. Il donnait ainsi des signes de sa mystérieuse origine et de la venue du Royaume. Il avait appelé ses apôtres, les avait instruits, formés et envoyés en mission dans les villages. Ceux-ci apprenaient ainsi à connaître de mieux en mieux qui était vraiment Jésus. Et nous en arrivons à un tournant capital de la vie de Notre Seigneur, le moment où il va interroger ses compagnons sur leur foi personnelle : Pour vous qui suis-je ?

    Saint Pierre va répondre au nom de tous : Tu es le Christ. Pierre adhère ainsi au Christ, reconnaît qu'il est le Messie attendu par Israël. C'est la foi de l’Église que Pierre proclame, la foi qui est encore la nôtre aujourd'hui. Car si nous sommes ici, c'est bien parce que nous croyons, que cet homme qui est passé parmi nous, Jésus de Nazareth, est le Fils éternel de Dieu, qu'il est Dieu, créateur du ciel et de la terre, avec son Père et le Saint-Esprit, qu'il s'est fait homme pour venir nous faire connaître le mystère de Dieu et son dessein sur les hommes et pour donner sa vie, afin que nos péchés soient pardonnés et que nous recevions ainsi la vie éternelle.

    Mais ensuite le ton de Jésus à l'égard de son apôtre change tout à fait. Jésus ne dit plus que Pierre parle sous l'inspiration du Père céleste, mais sous celle de Satan. Pierre, tout pape qu'il soit, reste donc un homme comme les autres. Tous nous devons dans notre vie chrétienne opérer ce que Saint Ignace de Loyola appelait le discernement des esprits. Lorsqu'une pensée germe dans notre esprit, il faut discerner si elle vient du bon esprit ou du mauvais. Pierre a reconnu en Jésus, le Christ, le Fils du Dieu vivant, mais maintenant il refuse l'idée d'un Christ qui sauverait le monde par ses souffrances et par une mort humiliante. La foi de Pierre est réelle mais elle n'est pas encore parfaite et complète. Ce n'est qu'avec le don du Saint-Esprit à la Pentecôte, que tout deviendra enfin clair pour lui. Il deviendra alors vraiment apôtre du Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde.

    Notre foi aussi tout au long de notre vie doit s'approfondir avec les années. En particulier il nous faut intégrer dans notre vie spirituelle le mystère de la souffrance. Jésus le dit aujourd'hui : Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il prenne sa croix. Tous nous avons une croix à porter, ne fût-ce que celle des ennuis de santé qui apparaissent avec l'âge. Il y a une chose bonne à savoir là-dessus : une croix acceptée est plus légère à porter qu'une croix refusée. Nous avons un chemin de sanctification à suivre et la croix en fait partie. A la suite de Jésus, nous ne pouvons aller vers la sainteté et la vie éternelle qu'en passant par la Croix. Bien sûr, c'est un devoir de lutter contre la souffrance. Nous ne sommes pas des masochistes. Mais il arrive parfois qu'une épreuve nous frappe, sans que nous ne puissions y échapper. Quand une croix surgit dans notre existence, nous devons l'embrasser et l'offrir au Christ pour l’Église et le salut des âmes. Si nous vivons nos épreuves chrétiennement, le Christ sera à nos côtés. Il nous fortifiera et nous soulagera, comme il l'a promis : Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai.

    Si le christianisme est la religion de la Croix, c'est aussi la religion du Cœur de Jésus, doux et humble, miséricordieux et compatissant. Les paroles de l'évangile d'aujourd'hui ne doivent pas nous faire peur par conséquent. Car Dieu permet que tout ce qui pourra nous arriver sur terre concourra au bien de ceux qui l'aiment.

  • Liberté du culte en Belgique : les mesures sanitaires préventives du Covid 19 font l’objet d’un nouveau protocole plus minutieux qu’annoncé

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    Contrairement à ce que nous aurions pu laisser entendre sur la foi d’informations de presse émanant de source ecclésiale (ici: 1er septembre 2021: fin des restrictions pour les messes en Belgique), le Ministère belge de la justice a rédigé, en concertation avec les cultes, un protocole qui ne remet pas en cause la fin des limitations au culte lui-même, sauf le port du masque, mais enjoint néanmoins au respect de règles de prudence qui méritent d’être soulignées.

    En voici les éléments principaux communiqués par le vicariat général du diocèse de Liège:

    1. À l'entrée: tout le monde doit se désinfecter les mains et mettre un masque buccal. Il s’agit aussi d'aménager une circulation à sens unique afin de guider les visiteurs à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment au moyen d'un parcours balisé. Si la circulation à sens unique n'est pas possible, appliquez des règles de priorité. Les visiteurs prennent place de manière à ce que les sièges les plus éloignés de l'entrée soient occupés en premier.
    1. À la fin du service: chacun reste à sa place jusqu'à ce qu’un responsable fasse sortir les personnes. En commençant près de la sortie, un responsable indique le chemin aux personnes présentes. Les réceptions avant ou après la cérémonie sont organisées conformément aux mesures en vigueur concernant les réunions privées.
    1. Un responsable corona est désigné. Celui-ci veille à ce que les activités se déroulent conformément aux mesures de prévention contre le coronavirus. Toutes les personnes présentes sont informées en temps utile et de manière claire sur les mesures (de sécurité) en vigueur ; les membres du personnel reçoivent une formation appropriée à ce sujet. Si le responsable corona, ou le ministre du culte constate que certains éléments sont contraires aux dispositions en vigueur, il doit exiger qu'il y soit remédié dans les plus brefs délais. Si la personne concernée refuse d’y donner suite, il lui sera demandé de quitter l'activité. En cas de refus, il est indiqué de faire appel à la police.
    1. Nettoyage et aération: Entre chaque service (du culte), le local est nettoyé et suffisamment aéré. Toutes les surfaces que les personnes présentes pourraient toucher sont nettoyées avant et après la réunion : loquets, portes, bancs, rampes, interrupteurs, robinets, chasses d’eau, lunettes de w.c. et autres surfaces touchées. Les locaux sont aérés au maximum (air frais et/ou ventilation interne). Il est prévu un micro individuel, une tribune et un siège (lavables), qui ne peuvent être utilisés que par le ministre. Si d’autres intervenants sont prévus, ils reçoivent chacun un micro, une tribune et un siège, sauf s’ils vivent sous le même toit ou si ces objets sont désinfectés après chaque intervenant. Dans la mesure du possible, des entrées et sorties séparées sont prévues. Toutes les portes et fenêtres restent ouvertes au maximum pendant le service (du culte).
    1. Collecte: Sans faire passer des plateaux, corbeilles, sacs, etc. mais à un ou deux points de collecte. Les points de collecte sont clairement indiqués et contrôlés. Le ministre du culte encourage les dons en ligne dans ses communications et durant la cérémonie.
    1. Éléments propres au culte: Le bénitier à l’entrée est couvert ou rendu inutilisable. De l’offrande jusqu’à la communion, la pale est posée sur le calice et les hosties sont couvertes sauf pour la consécration. Lors du Notre Père, on ne donne pas la main aux personnes qui ne vivent pas sous un même toit. Pas de poignée de main, d’embrassade ou d'autre contact lorsque des personnes ne vivant pas sous un même toit se souhaitent la paix. Seule une personne boit dans le calice.
    1. Communion: Le moins de personnes possible pour administrer la communion.  Celui qui administre la communion se désinfecte les mains et porte un masque bucco-nasal. La personne qui administre la communion et le communiant se tiennent largement à distance en tendant les bras le plus loin possible. La personne qui administre la communion laisse tomber avec déférence l’hostie dans la main tendue du communiant (sans toucher la main du communiant). Il n'est pas autorisé de déposer l'hostie sur la langue du communiant. Les personnes présentes avancent sur une file par allée et retournent à leur place par une autre allée.
    1. Funérailles: Pas de poignée de main pour présenter ses condoléances. Pas d’offrande impliquant un contact avec la croix ou la patène. Les souvenirs sont distribués avec des gants ou mis à disposition.
    1. Mariages: À l’issue de la célébration de mariage, les nouveaux mariés peuvent être félicités, sans poignées de main et embrassades.
    1. Baptêmes: Seule une personne touche un objet ; retrait de tout ce que les parents, le parrain et la marraine et le célébrant touchent ensemble (remise de la croix, cierge de baptême, robe blanche de baptême). Prévoir à chaque fois une nouvelle eau baptismale. Le ministre du culte se désinfecte les mains avant et après l’onction.
    1. Confession et onction des malades: La confession est possible à l'église, pas dans le confessionnal. Imposition des mains à distance sans contact. Onction des malades, si autorisée d’un point de vue médical et sans communauté. Le ministre du culte se désinfecte les mains avant et après l’onction. Dans une maison de repos et de soins, le règlement d’ordre intérieur en vigueur est respecté.

    Source : [email protected].

    Référence: Protocole sanitaire cultes 20210901-Protocole-FR.pdf

    JPSC

  • Octobre, le mois du Rosaire!

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    La réflexion publiée ci-dessous constitue le texte de l’éditorial de la livraison d’octobre 2020 des feuillets mensuels de l’église du Saint-Sacrement à Liège proposés par l’Abbé Marc-Antoine Dor, Recteur de ce sanctuaire :

    « Pourquoi le Rosaire ? Cette forme de dévotion ne rencontre pas toujours l’approbation et il n’est pas rare, surtout chez les intellectuels, d’entendre dire qu’on a du mal à entrer dans cette prière.

    François Mauriac a très bien décrit cette difficulté : « Je n’ai jamais pu me plier au partage qu’elle exige : la bouche qui profère les Ave Maria par dizaines et l’esprit qui médite chacun des mystères joyeux, glorieux, douloureux : quinze en tout, un par dizaine, cinq par chapelet. Il n’y a rien là qui me choque, mais cette dissociation entre la parole et la pensée m’est interdite. Il faut que je sois engagé tout entier dans chaque mot que je prononce. Il n’est pas question pour moi, que la salutation de l’Ange à Marie occupe mes lèvres tandis que mes pensées s’attacheraient à l’une ou l’autre scène de l’Evangile. Mais comment obtenir de soi une attention exclusive à la même parole indéfiniment répétée ? Telles sont, exposées sans fard, les difficultés que je trouve, personnellement, à la dévotion du Rosaire. »[1]

    I - Un album de souvenirs commentés par la Vierge

    Une comparaison peut nous aider à résoudre ce problème bien posé, en nous montrant comment dans le rosaire la méditation des mystères de la vie du Christ et l’humble récitation des Ave forment un tout.

    Qui n’a jamais rendu visite à une vieille maman ou à une grand-mère chargée d’ans et vivant seule ? De quoi parle-t-elle ? De ceux qu’elle porte dans son cœur, en particulier de ses descendants. Une mère aime ses enfants, et elle en est fière. Elle garde en son cœur les souvenirs de leur enfance, de leur scolarité, de leurs jeux, de leurs joies et de leurs peines, de leurs maladies et de leurs succès, de leurs amis, etc. Si elle a eu le malheur de perdre un fils, s’il a été un héros de la guerre, elle aime parler de lui, montrer ses photographies, ses décorations et ses citations, raconter ses exploits. Elle vit dans ses souvenirs qui ne la quittent pas. Souvent son récit rend attachant celui dont elle parle. Au fur et à mesure qu’elle tourne les pages de l’album de famille, des détails, des anecdotes lui reviennent à l’esprit et elle nous en fait profiter. Grâce à une telle maman, à son cœur et à ses souvenirs, on entre dans l’intimité de sa famille, on y vit.

    Un album de souvenirs commenté par une maman : voici une image suggestive qui peut nous faire comprendre de l’intérieur ce qu’est la prière du rosaire. Les paroles récitées au cours des dizaines s’adressent surtout à la Sainte Vierge, la mère du Christ, mais tous les souvenirs, tous les mystères, concernent surtout son fils bien-aimé. C’est évidemment impossible, mais si elle avait eu un album photo, la Sainte Vierge ne nous aurait montré que les clichés de son fils : son fils attendu, né, grandissant, accomplissant des miracles, souffrant, ressuscité, etc. Il y aurait beaucoup de photographies ! C’est pourquoi l’Eglise a sélectionné pour nous les meilleures : ce sont les mystères du rosaire. Et, pour continuer de filer ma métaphore, le pape saint Jean-Paul II a eu la chance de retrouver un lot d’excellents clichés qui s’étaient égarés ou qui passaient inaperçus : ce sont les mystères lumineux de la vie publique de Jésus[2].

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  • Les saints Anges Gardiens (2 octobre)

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    Mémoire des Saints anges gardiens (2 octobre)

    Commentaire du jour (EAQ)

    Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre - Sermon « The Invisible World », PPS, t. 4, n°13

    « Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père »

          Les anges s'occupent activement de nous dans l’Église ; on nous dit « qu'ils sont les serviteurs envoyés pour exercer leur ministère en faveur de ceux qui doivent être les héritiers du salut » (He 1,14). Il n'y a pas de chrétien si humble qui n'ait des anges pour le servir, s'il vit par la foi et par l'amour. Quoiqu'ils soient si grands, si glorieux, si purs, si merveilleux que leur vue seule nous jetterait à terre, comme cela est arrivé au prophète Daniel (10,9)…, pourtant ils sont des  « serviteurs comme nous » (Ap 19,10) et nos compagnons de travail. Ils veillent sur nous ; ils défendent jusqu'au plus humble d'entre nous, si nous sommes au Christ.

          Qu'ils fassent partie de notre monde invisible, cela ressort de la vision qu'a eue le patriarche Jacob (Gn 28,10s)… Comme il pensait peu qu'il y avait quelque chose de merveilleux là où il s'était couché pour dormir ! C'était un endroit comme tous les autres, un lieu solitaire et incommode…; et pourtant, combien la réalité était différente ! Jacob ne voyait que le monde visible ; il ne voyait pas le monde invisible, et pourtant le monde invisible était là. Il était là, bien que Jacob n’ait pas réalisé tout de suite sa présence mais qu'elle ait dû lui être révélée de façon surnaturelle. Il l’a vu dans son sommeil : « une échelle dont le pied était appuyé sur la terre, et dont le haut touchait le ciel ; des anges de Dieu montaient et descendaient le long de l'échelle ; et le Seigneur se tenait au sommet ».

          Il s’agissait de l'autre monde : des gens en parlent comme s'il n'existait pas maintenant mais seulement après la mort. Non, il existe maintenant, même si nous ne le voyons pas ; il est parmi nous, autour de nous. C’est ce qui a été montré à Jacob : des anges étaient autour de lui, même s’il ne le savait pas. Et ce que Jacob a vu dans son sommeil, d'autres aussi l'ont vu...et entendu, comme les bergers de Noël. Ces esprits bienheureux louent Dieu jour et nuit, et nous, dans notre état, nous pouvons les imiter.

  • 1er septembre 2021: fin des restrictions pour les messes en Belgique

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    messes_jauge_2 (1).jpgSoumis depuis des mois à une jauge de 15 puis 200 personnes fin juin dans les églises et un espacement de 1,5 m entre chaque fidèle, les catholiques belges seront délivrés de ces restrictions sanitaires anti-covid19 à partir du 1er septembre. Pour les messes à Bruxelles, les règles ne sont pas assouplies. Un commentaire de l’hebdomadaire français « Famille chrétienne » signé Camille Lecuit :

    « Enfin ! S’exclament sans doute en ce moment les catholiques belges. Alors qu’ils espéraient depuis des mois l’assouplissement des règles en vigueur pour les messes, celui-ci vient d’être autorisé par un arrêté ministériel du 26 août 2021. Dès mercredi 1er septembre, seule l’obligation du port du masque sera requise et « toutes les autres mesures seront supprimées : distanciation sociale, nombre maximal de participants, sens de circulation, organisation des chaises, gel hydro-alcoolique… », détaille le Vicariat général de Liège dans un communiqué du 31 août. Idem pour les activités pastorales.

    Une liberté durement obtenue

    Jusqu’alors, en plus des gestes barrières classiques en vigueur dans de nombreux pays, les fidèles belges étaient soumis à une jauge de 15 personnes dans les églises depuis la Toussaint et jusqu’au 27 juin, puis de 200 personnes (400 à l’extérieur). Ils devaient aussi respecter une distance de 1,5 mètres entre eux.

    Un régime jugé très sévère et que certains ont dénoncé avec ténacité ce derniers mois, peinant beaucoup à faire évoluer la situation. Des tensions sont même apparues entre les évêques et plusieurs fidèles leur reprochant leur manque d’engagement. « Certains nous reprochent de ne pas nous faire assez entendre du gouvernement, mais on fait ce qu’on peut ! La pratique religieuse et l’impact de l’Eglise ne font guère le poids : nous devons bien constater une disparition du religieux hors du champ de vision des pouvoirs publics », déclarait à Famille Chrétienne Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, en mai dernier.

    Bruxelles toujours en proie aux restrictions

    À Bruxelles, toutes les restrictions demeurent, en raison de la situation sanitaire jugée encore trop critique. Dans tout le pays, « la prudence reste de mise, car le virus circule encore et toujours », insistent les évêques belges. Ils tiennent à « remercier encore une fois les personnes engagées dans la lutte contre le virus », invitent « au respect des mesures de sécurité proposées par le Gouvernement et à se faire vacciner. »

    Le vicariat général de Liège donne quelques instructions supplémentaires : « Il est conseillé de conserver l’utilisation des pales et la désinfection des mains par le célébrant avant de donner la communion et le port du masque par ceux qui distribuent la communion. Il semble sage d’éviter pour le moment la communion au calice et de continuer à préférer la communion dans la main. »

    Ref. Fin des restrictions pour les messes en Belgique 

    Même le rite prescrit de la communion "dans la main" se fait moins catégorique : il est conseillé "pour le moment", pas obligé…

    JPSC

  • "Un homme qui ne sait pas mentir!"

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    images.jpgLors de l'audience générale du 4 octobre 2006, le pape Benoît XVI commentait en ces termes la confession de foi de Barthélemy (Nathanaël) que nous fêtons aujourd'hui :

    L'évangéliste Jean nous rapporte que, lorsque Jésus voit Nathanaël s'approcher, il s'exclame : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir ». Il s'agit d'un éloge qui rappelle le texte d'un psaume : « Heureux l'homme...dont l'esprit est sans fraude » (Ps 31,2), mais qui suscite la curiosité de Nathanaël ; il réplique avec étonnement : « Comment me connais-tu ? » La réponse de Jésus n'est pas immédiatement compréhensible. Il dit : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu ». Nous ne savons pas ce qui s'est passé sous ce figuier. Il est évident qu'il s'agit d'un moment décisif dans la vie de Nathanaël. Il se sent touché au plus profond du cœur par ces paroles de Jésus, il se sent compris et il comprend : cet homme sait tout sur moi, il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement faire confiance à cet homme. Et ainsi, il répond par une profession de foi limpide et belle en disant : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël ! »

          Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l'itinéraire d'adhésion à Jésus. Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l'identité de Jésus : il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique, que dans son rapport au peuple d'Israël, dont il est déclaré le roi, un qualificatif propre au Messie attendu. Nous ne devons jamais perdre de vue ni l'une ni l'autre de ces deux composantes, car si nous proclamons seulement la dimension céleste de Jésus, nous risquons d'en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l'histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui précisément le qualifie.

    (© Libreria Editrice Vaticana) repris aujourd'hui sur EAQ (Evangelizo.org)

  • Bernard de Clairvaux (20 août) : une remarquable fécondité

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    S-Bernard-BR.jpgDu Livre des Merveilles, Fleurus-Mame, 1999, pp. 352-355 :

    ENFIN, GUILLAUME TIENT SON MANUSCRIT. L'ABBÉ DU MONASTÈRE DE SAINT-THIERRY, près de Reims, contemple l'ouvrage qu'il attend depuis des mois. En parcourant une première fois cette Apologie à Guillaume de Saint-Thierry, il sait immédiatement que ce texte va bouleverser la vie monastique. En fait, en demandant à Bernard de Clairvaux de prendre parti dans les querelles entre monastères, il n'en attendait pas moins et connaissant la personnalité de ce diable d'homme, il avait la conviction qu'il ne pouvait en être autrement.

    L'abbé champenois caresse les parchemins, contemple la graphie épurée, l'harmonie des lettrines et des caractères, l'absence totale d'enluminures... Il sourit. Dans l'apparence même de ces pages, il reconnaît le style et l'esprit de Bernard. Depuis dix ans, depuis toujours, il lutte contre le luxe et l'ostentation dans les monastères. Des manuscrits à l'architecture, des ornements à la statuaire, il demande aux moines es d'imiter la simplicité du Christ. Il appelle à la pratique stricte de l'observance bénédictine, condamne la richesse des mets et des mœurs et affronte sans faiblir les moines de Cluny et tous les abbés qui ont renoncé à la pauvreté évangélique. À l'opulence des abbés bénédictins et de nombreux prélats qui se comportent souvent en princes de ce monde, Bernard répond par la rigueur et la sobriété de l'idéal cistercien. Prêchant un retour aux valeurs de l'Évangile, il n'a de cesse de fustiger le manque de charité des princes comme des bourgeois, des nobles dames aussi bien que des paysans.

    Diable d'homme, ce Bernard, mais surtout homme de Dieu I La première fois que Guillaume a entendu parler de lui, c'était à propos de son arrivée, en avril 1112, aux portes de l'abbaye de Cîteaux. Accompagné d'une trentaine de compagnons, parmi lesquels plusieurs de ses frères et de ses cousins, Bernard avait décidé de rejoindre cette communauté que l'on disait désireuse de vivre une réforme, mais dont la volonté commençait à faiblir. La stricte observance, le respect absolu de la règle de saint Benoît, voilà la réforme à laquelle Bernard croyait. Il voulait retrouver le modèle de vie imaginé par saint Benoît quelque sept siècles plus tôt : équilibre entre prière et travail, ora et labora, recherche de la pauvreté. En trois ans, c’est cela qu'il réussira, avec ses amis, à imposer à l'abbaye.

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  • "Le virus a comme révélé la vulnérabilité d’un monde sans Dieu"

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    De Dom Pateau, Père Abbé de Fontgombault, pour la fête de l'Assomption (via Le Salon Beige) :

    Le virus a comme révélé la vulnérabilité d’un monde sans Dieu

    Le virus a comme révélé la vulnérabilité d’un monde sans Dieu

    Voici l’homélie prononcée par le père abbé de Fontgombault en cette fête de l’Assomption, au cours de laquelle deux moines ont fait profession simple, ainsi que l’allocution prononcée lors des Vêpres :

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  • Invoquons Marie

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    Du Père Simon Noël OSB sur son blog :

    samedi 14 août 2021

    Assomption 2021


    Après la Pentecôte, au tout début de l'Eglise, Marie était là et vivait sa vocation de Mère de l'Eglise. Par sa maternelle et puissante intercession, elle obtenait de nombreuses grâces pour les apôtres. En 1964, le pape Paul VI a proclamé Marie, Mère de l'Eglise. Et depuis peu nous avons maintenant une fête de Marie, Mère de l'Eglise, qui se célèbre le lundi de Pentecôte.

    Marie, dans les années qu'elle vécut encore sur terre, ne cessait de grandir dans son désir de rejoindre son Jésus au Ciel. Sans cesse l'amour de Dieu grandissait en elle. Enfin, Jésus vint la prendre pour la faire entrer dans sa gloire de Ressuscité. Il vint la chercher avec son âme et son corps. Il ne convenait pas en effet que la Mère de Dieu, qui n'avait jamais commis le moindre péché, connaisse la corruption du tombeau. 

    Marie exerce maintenant au Ciel sa fonction maternelle envers chacun de ses enfants, chacun d'entre nous. Toutes les grâces que nous recevons passent par ses mains. C'est elle qui nous les obtient par sa prière.

    Sainte Thérèse de Lisieux a dit: Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. Cela est encore plus vrai de la Sainte Vierge.

    C'est pourquoi il est si important de prier la Sainte Vierge. Dans le chapelet, nous redisons la prière du Notre Père, la prière parfaite que Jésus nous a enseignée. Et nous redisons inlassablement le Je vous salue, Marie, afin que Marie prie avec nous et pour nous. Lorsqu'on le dit avec la simplicité d'un enfant, le chapelet nous obtient beaucoup de grâces et apaise notre cœur en profondeur.

    Soyons fidèles du moins à dire, matin et soir, trois fois le Je vous salue, Marie. D'après l'enseignement de nombreux saints, cette pratique nous donne l'assurance d'obtenir la grâce d'une bonne mort et la béatitude éternelle du Ciel.

    Pour nous encourager, je conclus en citant une sentence certaine de la Tradition: Un enfant de Marie ne périra pas. Bonne et sainte fête de l'Assomption.

  • Assomption: de la terre au ciel

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Assomption: de la terre au ciel
     
    Proclamée comme dogme par Pie XII en 1950, l'assomption de la Vierge Marie célébrée chaque année le 15 août est très loin d'être une fête qui  serait née au XXè siècle. Non seulement les premiers pères de l'Eglise (dont St Ephrem en 373) en parlent, mais l'Ecriture en fait également allusion. En effet, comment (comme le faisait Jean-Paul II) ne pas reconnaître cette "femme enveloppée de soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête" (Apocalypse 12, 1-12) comme étant la figure de Marie au ciel? Non cette réalité ne date pas d'hier. Sur un papyrus égyptien intitulé "sub tuum praesidium" datant de l'an 250, on lit cette prière: "Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse".  

    Outre ces faits historiques (dont la liste est longue) montrant que le culte marial date des premiers temps de l'histoire chrétienne, je pense qu'on ne peut faire l'impasse sur toutes les apparitions de Celle qui, montée au ciel, s'est manifestée sur la terre. Et s'il fallait trouver une confirmation que Dieu existe, que le Christ est corporellement ressuscité et qu'il y a réellement une vie après la mort, comment ne pas en trouver une à travers ces mariophanies  dont certaines sont contemporaines? En ce sens, permettez-moi de penser que, loin d'être une fête qui ne reposerait sur rien, l'Assomption est une sorte de boussole qui nous indique notre avenir: un avenir qui, loin d'être un plongeons dans le gouffre du néant, nous rappelle, comme l'écrit St Paul,  que "Notre véritable patrie est dans les cieux, d'où reviendra notre Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire"  (Epître aux Philippiens, 3, 20-21).

  • Que fête-t-on lors de l'Assomption ?

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    Du Père Laurent de Villeroché, eudiste, sur le site de l'Eglise catholique en France :

    Que fête-t-on à l’Assomption ?

    La fête de l’Assomption célèbre la mort, la résurrection, l’entrée au ciel et le couronnement de la bienheureuse Vierge Marie.

    Une croyance, une fête, un dogme

    Que fete-t-on a l'Assomption ?

    Malgré la discrétion des Évangiles, les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps à réfléchir à la place de Marie dans leur foi. Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer leurs saints. À cause du caractère unique de sa coopération, une croyance se répand : son « endormissement » – sa Dormition – consiste en réalité en son élévation, corps et âme, au ciel par Dieu.

    La fête exprime cette croyance : chaque 15 août, les chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

    En 1950, le pape Pie XII estime utile de proposer une définition plus précise : « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort ». La définition fait partie des dogmes de l’Église.

    L’Assomption de Marie dans le sillage de l’Ascension du Christ

    On associe souvent l’Assomption de Marie avec l’Ascension du Christ ; de fait, les mots se ressemblent et il y a dans les deux cas une montée mystérieuse au ciel dans la gloire de Dieu.

    Pourtant, « assomption » ne vient pas du verbe latin « ascendere » (monter, s’élever), qui a donné « Ascension », mais d’« assumere » (assumer, enlever). L’étymologie souligne l’initiative divine : Marie ne s’élève pas toute seule vers le ciel, c’est Dieu qui fait le choix de l’« assumer », corps et âme, en la réunissant à son Fils sans attendre la résurrection finale, tant elle a su s’unir, corps et âme, à Lui dès sa vie terrestre.

    Dans le sillage de l’Ascension, Marie inaugure le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps.

    La fête de l’Assomption entretient l’espérance

    La liturgie de l’Assomption célèbre Marie comme la « transfigurée » : elle est auprès de Lui avec son corps glorieux et pas seulement avec son âme ; en elle, le Christ confirme sa propre victoire sur la mort.

    Marie réalise ainsi le but pour lequel Dieu a créé et sauvé les hommes. En la fêtant, les croyants contemplent le gage de leur propre destin, s’ils font le choix de s’unir à leur tour au Christ.

    Cette contemplation renforce enfin la confiance dans l’intercession de Marie : la voilà toute disponible pour « guider et soutenir l’espérance de ton peuple qui est encore en chemin » (préface). Ils aiment alors demander à Dieu : « Fais que, nous demeurions attentifs aux choses d’en-haut pour obtenir de partager sa gloire » (collecte).