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Au rythme de l'année liturgique - Page 100

  • Les visions d'une religieuse oubliée éclairent d'un jour nouveau la vie de saint Joseph

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    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    Les visions d'une religieuse oubliée éclairent d'un jour nouveau la vie de saint Joseph
     
    San Jos   Alonso Miguel de Tovar
    Détail de Joseph avec l'enfant et la tige fleurie, par Alonso Miguel de Tovar (1678-1752). Domaine public.

    19 mars 2023

    Saint Joseph n'a pas de paroles consignées dans les Saintes Écritures, mais les méditations publiées d'une religieuse italienne du XVIIIe siècle offrent la possibilité d'imaginer les détails de la vie quotidienne de la Sainte Famille telle qu'elle aurait pu être du point de vue du père nourricier de Jésus.

    La révélation personnelle de la servante de Dieu, Maria Cecilia Baij, décrite dans le livre "La vie de saint Joseph", offre un portrait intime de la vie de prière, de souffrance et de joie au sein de la Sainte Famille.

    Comme un artiste peut remplir les détails d'un tableau représentant une scène de la vie du Christ dans la Bible, le récit de Baij permet au lecteur de s'attarder sur les scènes qui auraient pu constituer la vie de Joseph avec Jésus et Marie, en se concentrant particulièrement sur sa vie intérieure.

    Il commence par la naissance de Joseph et raconte en 75 pages sa vie avant sa rencontre avec Marie, en mettant l'accent sur la façon dont Dieu l'a préparé par des grâces à avoir le privilège de rencontrer la future Mère de Dieu.

    À partir de là, le lecteur accompagne Joseph alors qu'il exulte dans l'Incarnation dans le sein de Marie, endure des épreuves sur le chemin de Bethléem, pleure de joie en tenant le Sauveur du monde dans ses bras, chante des hymnes de louange à Dieu avec Marie, travaille avec l'enfant Jésus dans son atelier, et s'abandonne continuellement à la volonté de Dieu face à l'incertitude.

    Bien que l'Église ne considère pas qu'il soit obligatoire de croire aux révélations privées comme une question de foi, le livre a reçu l'imprimatur et le nihil obstat du Vatican, le déclarant officiellement exempt d'erreurs doctrinales et morales.

    Pascal Parente, professeur à l'Université catholique d'Amérique, a traduit le manuscrit du XVIIIe siècle en anglais.

    "Le récit de la vie de saint Joseph ne visait pas essentiellement à fournir un enseignement exégétique ou historique, mais plutôt à servir de moyen d'édification", écrit Parente, décédé en 1971, dans son introduction au texte.

    "Il révèle le chef le plus aimant et le plus aimable de la Sainte Famille sous un jour nouveau qui ne peut manquer d'impressionner à la fois l'esprit et le cœur du lecteur, le rendant ainsi participant à la paix et à l'harmonie célestes qui régnaient dans la Sainte Famille de Nazareth".

    Le manuscrit a été achevé avant la mort de Baij en 1766 mais est resté inconnu jusqu'à ce qu'un moine bénédictin, Dom Willibrord van Heteren, trouve les écrits de Baij en 1900 au couvent Saint-Pierre de Montefiascone, en Italie, et en publie quelques extraits.

    Vingt ans plus tard, un prêtre local, Mgr Peter Bergamschi, s'est intéressé aux écrits de Baij dans les archives du couvent et les a présentés au pape Benoît XV lors d'une audience privée le 17 mars 1920, pendant le mois de Saint-Joseph. Le pape encouragea Bergamaschi à les publier.

    Maria Cecilia Baij est née en 1694 à Montefiascone, une ville de montagne située à environ 60 miles au nord de Rome, sur les rives du lac de Bolsena. À l'âge de 20 ans, elle prononce ses vœux religieux au sein de la communauté bénédictine de Montefiascone. Elle a été nommée abbesse en 1743 et est restée à ce poste jusqu'à sa mort, à l'âge de 72 ans.

    Dans ses prières au couvent, Baij recevait à la fois des attaques du diable et des révélations mystiques sur la vie du Christ, de saint Joseph, de la Sainte Famille et de saint Jean-Baptiste, qu'elle consignait dans de longs manuscrits en obéissant à son confesseur.

    Son couvent bénédictin, Saint-Pierre, est toujours actif aujourd'hui, plus de 250 ans après sa mort. Les sœurs accueillent les pèlerins qui empruntent la Via Francigena, un chemin de pèlerinage médiéval qui passe par leur ville. Les sœurs possèdent encore tous les manuscrits originaux de Baij.

    On pense que Baij a achevé son récit de la vie de saint Joseph en décembre 1736. Tout au long du texte, Joseph est souvent représenté en train de prier, adressant des louanges à Dieu seul ou avec la Vierge Marie et Jésus.

    Baij écrit : "Parfois, lorsque Joseph travaillait très dur, il s'approchait de son épouse et lui demandait de condescendre à chanter pour lui un hymne à la louange de Dieu, et de soulager ainsi sa fatigue. La Sainte Vierge accédait volontiers à ses demandes. Son chant des hymnes de l'exaltation divine était si délicieux que Joseph était souvent transporté dans l'extase".

    Il dit un jour à Marie : "Mon épouse, ton chant seul suffit à consoler tous les cœurs affligés ! Quelle consolation tu m'as donnée par ce chant ! Quel soulagement pour ma fatigue ! Quelle grande joie pour moi de t'entendre parler ou chanter !

    "Pour la très sainte Vierge, ces paroles ont été l'occasion d'une louange supplémentaire à Dieu, source de tout ce qui est bon. Dieu a répandu ces grâces dans mon cœur, lui dit-elle, afin que vous soyez consolés et soulagés dans vos tribulations et vos affiliations. L'amour et la gratitude du saint envers Dieu ne cessèrent de croître et il continua à s'émerveiller de la vertu de sa très sainte épouse".

    Cette histoire a été initialement publiée sur CNA le 16 mars 2021.

    Courtney Mares est correspondante à Rome pour la Catholic News Agency. Diplômée de l'Université de Harvard, elle a fait des reportages dans des bureaux de presse sur trois continents et a reçu la bourse Gardner pour son travail avec les réfugiés nord-coréens.

  • Quand Benoît XVI évoquait saint Joseph

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    Sans titre.pngChers amis, aujourd'hui (c'était le 19 mars 2011) nous célébrons la fête solennelle de saint Joseph.

    Je remercie de tout cœur à ceux qui auront pour moi une intention dans leur prière, pour le jour de ma fête. ... 

    un humble saint, un humble travailleur, qui a été rendu digne d'être le Gardien du Rédempteur.  

    Saint Matthieu caractérise saint Joseph par un mot: «c'était un juste», «dikaios», de «dike», et dans la vision de l'Ancien Testament, comme nous la trouvons par exemple dans le Psaume 1, «juste» est l'homme qui est plongé dans la Parole de Dieu, qui vit dans la Parole de Dieu, qui vit la Loi non comme un «joug», mais comme une «joie», qui vit — pourrions-nous dire — la Loi comme un «Evangile».

    Saint Joseph était juste, il était plongé dans la Parole de Dieu, écrite, transmise à travers la sagesse de son peuple, et c'est précisément de cette manière qu'il était préparé et appelé à connaître le Verbe incarné — le Verbe venu parmi nous comme un homme —, et prédestiné à garder, à protéger ce Verbe incarné; cela demeure sa mission pour toujours: protéger la sainte Eglise et Notre Seigneur.  

    Nous nous confions en ce moment à sa protection, nous prions pour qu'il nous aide dans notre humble service. Allons de l'avant avec courage sous cette protection. Nous sommes reconnaissants pour les humbles saints, prions le Seigneur afin qu'il nous rende nous aussi humbles dans notre service et, de cette manière, saints dans la compagnie des saints.  

    Benoît XVI,

    http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2011/march/documents/hf_ben-xvi_spe_20110319_esercizi-spirituali_fr.html

  • Stockel (Woluwe-Saint-Pierre), 20-26 mars : grande retraite de Carême "Oser faire plaisir à Jésus, un fameux Mystère!" avec le Père Descouvemont

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    Du lundi 20 au dimanche 26 mars 2023, aura lieu la traditionnelle grande retraite de Carême.  Cette année, le thème de la retraite sera « Oser faire plaisir à Jésus. Un fameux mystère ! »  Elle sera animée par le Père Pierre Descouvemont, prêtre du diocèse de Cambrai, théologien, auteur de nombreux ouvrages.      Il poursuit actuellement un ministère d'enseignement (conférences, retraites) et anime des chroniques sur différentes radios chrétiennes.   Chaque jour de la semaine de retraite, la messe sera célébrée à 9h et à 18h30 ; le Saint Sacrement exposé de 14h à 18h, et une conférence aura lieu du lundi au samedi de 20h30 à 22h et le dimanche à 9h45.  

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  • Lève-toi, Seigneur (graduel du 3e dimanche du carême)

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    Graduale Graduel
    Ps. 9, 20 et 4.  
    R/. Exsúrge * Dómine, non praeváleat homo: iudicéntur gentes in conspéctu tuo. V/. In converténdo inimícum meum retrórsum, infirmabúntur, et períbunt a fácie tua. R/. Lève-Toi, Seigneur ; que l’homme ne triomphe pas ; que les nations soient jugées devant Ta face. V/. Parce que Tu as fait retourner mon ennemi en arrière, ils vont être épuisés, et ils périront devant Ta face.

    Messe du dimanche 15 mars 2020 - IIIème dimanche de Carême

  • 11 - 19 mars : neuvaine de saint Joseph avec Hozanna.org

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    Neuvaine du 11 mars 2023 au 19 mars 2023

    Comment être une famille heureuse et rayonnante ? Saint Joseph, choisi pour être le chef de la sainte famille, est l'exemple à suivre par excellence pour guider sa famille vers le bonheur !

    Saint Joseph : le plus grand saint !

    Après la Très Sainte Vierge Marie, Saint Joseph est incontestablement le plus grand saint du ciel. Pourquoi le plus grand ? Parce qu'il a eu dans ses bras de père le Dieu Incarné, et dans ses bras d'époux la Reine du Ciel !

    Il a rempli sa mission tel que Dieu l'espérait et à la manière des grands... Dans le silence de son atelier, dans l'humilité de sa maison, tandis que ses mains travaillaient le bois,
    son cœur ne se reflétait que dans les images de Jésus et de Marie, la raison de toute son existence. 

    En ces 9 jours, posons nos regards sur Joseph, l'homme de confiance du Père qui lui confie son Fils unique et Celle dont il a pris chair : Il est « Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus » (Mt 1,16). 

    L'Évangile ne nous apprend aucune parole exprimée par lui, évidemment pas parce qu'il ne parlait pas, mais parce que ses paroles les plus éloquentes étaient ses œuvres, ses actes de foi, d'espérance et d'amour ; ses paroles les plus éloquentes étaient son service, son écoute, sa patience, son partage, sa joie, son unité et sa présence.

    Pourquoi ne pas suivre l'exemple du « bon pape Jean XXIII » qui avouait en toute simplicité : « saint Joseph, je l'aime beaucoup, à tel point que je ne puis commencer ma journée, ni la finir, sans que mon premier mot et ma dernière pensée soient pour lui. » ?

    Sœur Maria Clara, sœur de Mater Dei du sanctuaire Saint Joseph du Bessillon

    Comment s'inspirer du modèle de la sainte famille au XXIème siècle ?

    Dans notre société moderne où l'individualisme croît terriblement, il est difficile de construire un foyer saint, où chaque membre trouve sa place et où règne le partage et l'amour mutuel. Le plus souvent, nos agendas surchargés nous amènent à avoir des vies parallèles, et nous perdons le trésor de se construire en famille. 

    Comment y remédier ? Comment remettre au sein de sa famille des vertus trop longtemps égarées ?

    Posons notre regard sur la sainte famille et imitons là !

    Demandons à saint Joseph, chef de la sainte famille, de faire de nous des familles saintes et véritablement heureuses, où règnent la joie, le service, la prière, la bienveillance, l'écoute, l'unité, la patience, le partage et la présence.

    9 méditations sur 9 vertus (en texte et vidéo) de saint Joseph 

    • La Prière
    • La présence
    • Le service
    • L'unité
    • La bienveillance et l'amour
    • L'écoute
    • La patience
    • Le partage
    • La joie et l'humour 

    par 9 prêtres en mission sur les réseaux sociaux

    L'abbé Martial Merlin, prêtre diocésain et président de l'Observatoire Socio-Politique

    L'abbé Matthieu Raffray, prêtre catholique de l'Institut du Bon Pasteur, docteur en philosophie, professeur d'université, à Rome

    Père Benoît Pouzin, prêtre diocésain et frère de Benjamin et Thomas Pouzin, membres du groupe Glorious

    Le père Jean-Baptiste Siboulet et le père Grégoire Sabatié-Garat de Padre Blog

    Le père Mustapha Amari de la communauté du chemin neuf 

    Le père René-Luc, prêtre fondateur de CapMissio

    -  Don Louis Hervé, père de la communauté saint Martin

    Frère Benjamin, prêtre salésien et chanteur

    Belle neuvaine à tous !


    Confiez dès maintenant votre famille à saint Joseph en cliquant ici !

    Prière de la neuvaine

    Notre Père

    Notre Père qui es aux cieux,

    que ton nom soit sanctifié,

    que ton règne vienne,

    que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

    Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.

    Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

    Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

    Amen

    Priez dès maintenant pour cette neuvaine en cliquant sur "je prie"

  • 18 mars : pèlerinage en l'honneur de saint Joseph de Bruxelles à Leuven (FSSP)

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    La Paroisse des Saints Jean et Étienne « aux Minimes » vous invite au Pèlerinage en l’honneur de saint Joseph :

    Samedi 18 mars 2023 de Bruxelles à Leuven

    Pèlerinage en l’honneur de saint Joseph pour les hommes (à partir 18 ans) :

    « Serviteur prudent et fidèle », 

    organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre

    Au programme :

    - Messe à 8h à l'église des Saints-Jean-et-Etienne aux Minimes (62 rue des Minimes, 1000 Bruxelles).

    - Puis rendez-vous à la gare de Bruxelles-Central pour prendre le train jusque Zaventem. De là, marche jusque Leuven (+- 20km), avec chapelets, chants, enseignements, confessions. Retour en train jusque Bruxelles.

    Inscription obligatoire par mail à fsspbru@gmail.com

    www.fssp.be

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  • Le Vatican se méfie des évêques sur la messe en latin. Mais le mécontentement grandit

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    Les nouvelles restrictions au rite tridentin voulues par le préfet Arthur Roche donnent plus de pouvoir à Rome, mais mécontentent fidèles et prêtres. Un article de Nivo Spunti ce 26 février, lu sur le site web « Il Sismografo »

    « La nouvelle était dans l'air depuis un certain temps, mais l'annonce officielle n'est arrivée que cette semaine. En effet, mardi dernier était le jour de la publication d'un Rescrit avec lequel le Pape a entériné la ligne dure de son préfet du Dicastère du Culte Divin et de la Discipline des Sacrements, le Cardinal Arthur Roche sur l'application de la controversée Traditionis custodes . C'est le motu proprio avec lequel, en juillet 2021, François a de facto abrogé la libéralisation de la messe dite latine accordée par son prédécesseur en 2007 avec le Summorum pontificum.

    Des fêtes plus difficiles

    Les custodes Traditionis, avec Benoît XVI vivant, avaient déjà été accueillies avec douleur par des prêtres et des fidèles amoureux de la forme extraordinaire de l'unique rite romain. Ce document confiait le contrôle de ce type de célébrations aux « gardiens de la tradition » ou aux évêques diocésains, définis comme les seuls à pouvoir autoriser les célébrations eucharistiques avec l'usage du missel promulgué par saint Jean XXIII en 1962. Il appartenait aussi d'autoriser les prêtres qui célébraient déjà la messe dite latine, tandis que pour ceux ordonnés après l'introduction du motu proprio une consultation avec Rome était nécessaire avant que le feu vert ne soit donné. Et les évêques devaient toujours surveiller les groupes stables, s'assurer de l'absence de contestations sur la validité de la réforme liturgique et du Concile Vatican II et permettre les célébrations en Vetus Ordo en dehors des églises paroissiales.

    Malgré le coup évident porté aux soi-disant traditionalistes par le renversement de ce qui était prévu dans le Summorum pontificum avec lequel Benoît XVI avait pris soin de rechercher l'harmonie entre cette sensibilité liturgique particulière des fidèles avec la pastorale ordinaire de la paroisse, en le Vatican il y en a eu qui en cette année et sept mois depuis la promulgation de la Traditionis custodes a jugé que son application n'était pas suffisamment exhaustive.

    Plus de pouvoir à Rome, moins aux évêques

    Le préfet du Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, le cardinal britannique Arthur Roche, a dû être mécontent de la manière dont les évêques diocésains ont mis en pratique le motu proprio si déjà cinq mois plus tard, en décembre 2021, il a entendu le besoin faire publier la Responsa ad dubia avec des notes explicatives annexées dans lesquelles les évêques diocésains ont reçu l'ordre de refuser la célébration des sacrements autres que l'Eucharistie aux groupes stables. Vraisemblablement, les réponses de Roche n'étaient pas suffisantes pour s'assurer que les évêques diocésains appliquaient les custodes Traditionis dans le sens voulu par le Dicastère du Culte Divin et ainsi, suite à une audience accordée au cardinal britannique par François lundi dernier, une nouvelle douche froide est arrivée pour les fidèles qui aiment la messe dite latine : un Rescrit publié dans L'Osservatore Romano dans lequel on sent le besoin de rappeler que « l'octroi de la licence aux prêtres ordonnés après » le motu proprio traditionis custodes et « l'usage d'une église paroissiale ou l'érection d'une paroisse personnelle pour la célébration de l'Eucharistie à l'aide du Missale Romanum de 1962 » sont des dispenses réservées à Rome et sur lesquelles l'évêque diocésain ne peut décider lui-même, mais il doit demander au Dicastère dirigé par Roche.

    Un soulignement qui semble pourtant en contradiction avec l'esprit proclamé par le motu proprio originel et avec ce que François affirmait dans la lettre de présentation où il avait écrit qu'avec la Traditionis Custodes il avait voulu « affirmer qu'il appartient à l'évêque, comme  promoteur, gardien et modérateur de la vie liturgique dans l'Église, de régler les célébrations liturgiques ». Le fait que l'intervention de Roche intervienne si peu de temps après la promulgation du motu proprio et de sa Responsa ad dubia pourrait être interprété comme un rejet des manières dont les évêques se sont comportés jusqu'à présent, au point de ressentir le besoin de réitérer que presque toutes les décisions sur les célébrations sous forme extraordinaire appartiennent à Rome.

    Mécontentement

    Le rescrit a provoqué l'inévitable mécontentement des prêtres et des fidèles liés à la messe dite latine, mais pas seulement. En effet, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Église, beaucoup se sont interrogés sur l'opportunité de nouvelles mesures restrictives moins de deux ans après l'entrée en vigueur de la Traditionis custodes . De plus, certains ont évoqué des urgences beaucoup plus importantes auxquelles l'Église doit faire face.

    François lui-même s'est montré conscient des controverses soulevées par le rescrit. Lors d'une audience générale mercredi, le pape a déclaré que "tout dans l'Église doit se conformer aux exigences de l'annonce de l' Évangile , non pas aux opinions des conservateurs ou des progressistes, mais au fait que Jésus atteint la vie des gens" parce que "  L'Evangile n'est-il pas une idée, ce n'est pas une idéologie : c'est une annonce qui touche le cœur et vous fait changer d'avis ». En attendant, les nouvelles restrictions à la messe latine semblent loin d'avoir atteint cet objectif de « service de l'unité" que François s'est fixé : en témoigne, par exemple, la réaction critique de l'évêque de la Providence, Monseigneur Thomas Joseph Tobinqui a noté dans un tweet à quel point « la façon dont le Vatican traite la messe traditionnelle en latin ne me frappe pas comme 'le style de Dieu' ».

    Ref. Le Vatican se méfie des évêques sur la messe en latin. Mais le mécontentement grandit

  • Le chemin inverse du péché ; homélie pour le 1er dimanche du carême

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    Du blog de l'abbé Christophe Cossement :

    Le chemin inverse du péché

    homélie du 1er dimanche de carême (archive du 1er mars 2020)

    Le récit du péché originel nous montre ce qu’est le péché dans sa racine. Pécher, c’est acquiescer à la tentation de ne plus voir ce que Dieu demande comme un chemin de vie mais comme ce qui empêche d’être heureux (Gn 3,5). Valider la tentation de trouver que Dieu exagère, qu’il ne faut pas faire si attention à lui. Accepter la tentation d’imaginer que Dieu est concurrent de l’homme, que nous devons entretenir une certaine distance avec lui pour ne pas être ses marionnettes, pour pouvoir être libre. Réaliser la tentation de se donner à soi-même son bonheur sans chercher comment le Créateur voudrait nous le donner (Gn 3,6). Succomber à la tentation de tester une action douteuse pour savoir si c’est bien ou mal (c’est d’ailleurs ce qu’est cet arbre de la connaissance du bien et du mal : la licence de faire le mal comme le bien, de les expérimenter tous les deux).

    Ce péché originel est un péché d’orgueil. C’est l’homme qui sait mieux que Dieu ou qui le juge. Nos problèmes commencent toujours ainsi. Ah, si nous pouvions apprendre l’humilité ! Si nous pouvions accepter que Dieu est grand et que nous sommes petits !

    Saint Paul nous conduit plus loin dans la méditation. Il souligne que le péché produit la mort, car il coupe du Dieu de vie (Rm 5,12). Ce n’est pas une condamnation qui doit être déclarée suite à une transgression, mais la logique de la vie (Rm 5,13). Bien sûr, la mort existait sur la Terre avant qu’il y ait des hommes, sinon nous ne serions pas là. Mais le péché a fait de la mort un drame, une séparation qui semble pour toujours, un anéantissement, plutôt qu’un passage, l’entrée dans la gloire.

    Sur fond de ce drame, qui se joue plus d’une fois dans notre vie, Dieu veut donner plus encore que ce que nous avons perdu. La grâce a surabondé. L’image de Dieu en nous est restaurée. Nous pouvons à nouveau penser que nous sommes les intimes du Père, que nous sommes sur son cœur, que rien ne nous sépare de lui. (Rm 5,16)

    Pour réaliser cela le Christ a fait le chemin inverse du péché. Il s’est battu avec le diable, l’adversaire, l’accusateur, lui qui aime à nous éloigner du Père par toute sorte de désirs, à nous décourager de revenir au Père, à nous faire croire finalement indignes de Lui. Jésus se bat avec le diable en affrontant les tentations (Mt 4), des tentations qui germent dans notre faiblesse humaine.

    Il y a d’abord la tentation du manque. « il eut faim ! » Comment combler nos manques ? Qu’est-ce qui nous rendra heureux ? Quand le manque surgit dans nos vies, le défi est de compter vraiment sur Dieu, se redire qu’il a la capacité de nous rendre heureux si nous suivons ses commandements.

    Puis vient la tentation de l’amour. « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ! » Est-ce qu’il y a quelqu’un qui m’aime ? Est-ce que Dieu m’aime, alors que je ne le sens pas ? Le défi est de croire à l’amour de Dieu et de chercher cet amour sans demander des preuves, humblement, dans la confiance, dans l’ordinaire des jours semblables. Croire à l’amour de Dieu le fait découvrir.

    Enfin, la tentation de la réussite. « Tout cela, je te le donnerai ». Jésus est venu pour être roi, pour attirer tous les royaumes à son Père. Mais sa réussite ne sera pas visible pour lui. C’est par une grande confiance qu’il saura qu’il est vainqueur du mal. Puis sa résurrection le lui montrera. Comme il a dû souhaiter un raccourci, un moyen de savoir comment il réussirait ! Le défi est de s’en remettre totalement à Dieu pour les moyens, sans vouloir mesurer humainement l’efficacité. Dans une phrase lumineuse sur l’espérance, le pape François disait avant-hier aux prêtres de Rome : « espérer, ce n’est pas être convaincu que les choses vont s’améliorer, mais plutôt que tout ce qui arrive a un sens à la lumière de Pâques ».

    Les tentations de Jésus, tous nous les éprouvons dans une certaine mesure. Tous nous devons lutter contre elles à la suite de Jésus. Car la vie chrétienne est en même temps un cadeau et une lutte. Ne soyez pas effrayés d’être tentés. Tant que vous n’avez pas acquiescé, tant que cela se passe sans votre volonté, vous n’avez pas péché. Et si vous péchez, il y a le sacrement de réconciliation. Il est fait pour ceux qui se donnent leur bonheur sans écouter ce que Dieu attend d’eux. Pour ceux qui se laissent aller à des doutes et des hésitations dans leur confiance en Dieu. Pour ceux qui cherchent la réussite ou une situation en trouvant des arrangements avec la justice ou la vérité. Sans cesse, le Père cherche notre cœur et veut le réunir au sien.

  • Traditionis custodes : « Le rescrit du Pape n’a pas été une grande surprise »

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    Lu sur le site web aleteia, cet article signé Agnès Pinard Legry publie ce 24.02.23 :

    « Dans un rescrit publié mardi 21 février le Saint-Siège a renforcé le contrôle de l’application du motu proprio Traditionis custodes. "Ce document confirme seulement ce qui avait été dit dans Traditionis Custodes tout en rappelant que certaines dispenses relèvent exclusivement du Siège Apostolique", explique à Aleteia l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP). Entretien.

    Le pape François a décidé par un rescrit en date du 21 février que les prêtres ordonnés après la promulgation du motu proprio Traditionis custodes – le 16 juin 2021 – devront demander l’autorisation au Saint-Siège pour pouvoir célébrer la messe tridentine. Les évêques doivent ainsi demander une autorisation au dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements pour que de jeunes prêtres célèbrent avec le Missel romain de 1962, ainsi que pour l’utilisation ou l’érection d’une église paroissiale pour la messe tridentine. « Ce rescrit confirme simplement les normes générales établies par le Motu Proprio concernant les autorisations relevant du Siège Apostolique », explique à Aleteia l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP).

    Aleteia : Que retenez-vous du rescrit publié ce mardi 21 février ?
    Cela n’a pas été une grande surprise, puisque des rumeurs circulaient depuis quelques semaines sur la publication d’un texte romain visant à encadrer de façon plus stricte la liturgie selon l’ancien ordo. J’en retiens, tout d’abord, qu’il s’agit d’un rescrit, c’est-à-dire, en quelque sorte, d’un procès-verbal faisant état, par écrit, de décisions prises au cours d’une discussion. Publié avec l’autorisation du Saint-Père, le document est signé par le préfet du Dicastère pour le Culte divin. Ensuite, ce rescrit confirme simplement les normes générales établies par Traditionis Custodes concernant les autorisations relevant du Siège Apostolique, à savoir l’octroi de la permission aux prêtres ordonnés après la publication du Motu Proprio de célébrer la messe selon le missel romain de 1962, et l’usage des églises paroissiales pour la liturgie romaine selon l’ancien rite.

    Cela va-t-il changer beaucoup de choses pour la FSSP ?
    Le 11 février 2022, donc après la publication de Traditionis Custodes et des Responsa ad dubia (18 décembre 2021), actes qui font l’objet des explications du présent rescrit, le pape François, dans un décret signé de sa main, a accordé, à tous les membres de la Fraternité Saint-Pierre, la faculté de célébrer la messe et d’administrer les sacrements selon les livres liturgiques en usage en 1962. Tout prêtre membre de la Fraternité Saint-Pierre jouit donc de cette autorisation qui a été donnée, je le répète, par le Saint-Père lui-même, après le Motu Proprio du 16 juillet 2021 et après les Responsa. Par ailleurs, le décret du Pape précise que cette permission vaut pour les oratoires propres de la Fraternité Saint-Pierre, et que partout ailleurs il faudra le consentement de l’Ordinaire du lieu, c’est-à-dire de l’évêque. Cette disposition du décret du Saint-Père donne à l’évêque diocésain la faculté d’autoriser, par lui-même, la célébration de la liturgie selon l’ancien ordo par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre dans les églises de son diocèse qui lui semblent adaptées.

    Notre attachement à la liturgie ancienne n’a rien d’idéologique ; il s’agit pour nous de vivre en profondeur des richesses spirituelles dont elle nous abreuve.

    Comment analysez-vous ces allers-retours ?
    À vrai dire, le rescrit du 21 février 2023 confirme seulement ce qui avait été dit dans le Motu Proprio Traditionis Custodes tout en rappelant que certaines dispenses (autorisation de célébrer la messe selon l’ancien ordo pour un prêtre ordonné après la publication de Traditionis Custodes, ou l’accueil de cérémonies selon l’ancien ordo dans les églises paroissiales) relèvent exclusivement du Siège Apostolique. C’est d’ailleurs le Saint-Père lui-même qui autorise par son décret du 11 février 2022 tous les membres de la Fraternité Saint-Pierre à user des livres liturgiques de 1962 et, avec le consentement de l’Ordinaire du lieu, de pouvoir célébrer en telle ou telle église de son diocèse. Le Saint-Père a pris cette décision compte tenu de notre histoire et de notre spécificité, en particulier la fidélité de nos fondateurs au successeur de Pierre au moment des sacres de quatre évêques par Mgr Lefebvre sans mandat pontifical. Le pape François nous a dit lors de l’audience privée du 4 février 2022 que cette attitude de nos fondateurs devait être « honorée, protégée, encouragée ». Cette histoire est commune à toutes les communautés ex-Ecclesia Dei, qui relèvent depuis lors, par leur droit propre (Constitutions définitivement approuvées par le Saint-Siège), d’un régime spécifique dérogeant à la loi générale en vigueur.

    Alors que nous entrons en Carême, quelle est votre Espérance ?
    Elle est de saisir les grâces de ce temps liturgique si fécond, en prenant de la distance par rapport à l’agitation du temps, pour revenir à l’essentiel, pour vivre davantage en présence du Seigneur, en nous retirant un peu à l’écart, en le suivant au désert. La liturgie romaine traditionnelle peut ici nous être d’un puissant secours, puisqu’une messe propre est prévue pour chaque jour du Carême, avec de magnifiques textes à méditer, dont nous allons nous nourrir. Notre attachement à la liturgie ancienne n’a rien d’idéologique ; il s’agit pour nous de vivre en profondeur des richesses spirituelles dont elle nous abreuve. Ce Carême en est l’occasion, et pour nous tous, c’est l’heure d’une conversion intérieure, qui nous établira dans la vraie Paix. »

    Ref. Traditionis custodes : « Le rescrit du Pape n’a pas été une grande surprise »

     

  • Confessions : « De plus en plus de jeunes ! »

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    saint louis d'antin 1280px-eglise_saint-louis_d_antin___paris__35155445671_-ff2ba.jpgPropos recueillis par Émilie Pourbaix et publié sur le site web de France Catholique ce 23.02.23 :

    " Dans une période de désaffection des sacrements, le sanctuaire Saint-Louis-d’Antin, qui propose des confessions toute la journée, ne connaît pas la crise. Explications du curé de la paroisse, le Père Antoine Devienne.

    Comment évolue la fréquentation de la confession à Saint-Louis ?

    Père Antoine Devienne : Cela fait soixante ans que la paroisse Saint-Louis d’Antin propose des confessions, treize heures par jour. Nous assurons un accueil environ six fois plus important que dans les autres sanctuaires parisiens. Or, nous constatons que la fréquentation des confessionnaux est stable sur une vingtaine d’années. Cela ne baisse pas.

    Et quelle est la tranche d’âge de vos pénitents ?

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la confession ne concerne pas une tranche d’âge vieillissante de fidèles : dans mes quinze heures de confession par semaine, depuis cinq ans, je constate avec étonnement que les personnes qui y ont recours sont de plus en plus jeunes ! La part des pénitents de moins de 45 ans qui se confessent est largement majoritaire : étudiants, jeunes professionnels… Les têtes blanches vénérables sont minoritaires.

    Comment expliquez-vous cette stabilité : est-ce l’offre qui crée la demande ?

    Ici, les gens savent qu’ils trouveront toujours un prêtre pour se confesser, ce qui n’est pas le cas sur les paroisses classiques, en raison des nombreuses occupations des prêtres. C’est également l’anonymat que les gens recherchent ici. Enfin, il y a un effet d’émulation collective : voir autant de gens en train de faire la queue pour se confesser permet de comprendre que c’est une démarche normale de la vie chrétienne, qui participe de la démarche de conversion. "

    Ref. Confessions : « De plus en plus de jeunes ! »

    Extrait du même site web « France Catholique » rédigé par un jeune homme au cours d’une retraite, voici un guide pour se préparer à la confession. Lire ici : Examen de conscience : pour bien se confesser

  • Tu as pitié de tous, Seigneur, et Tu ne hais rien de tout ce que Tu as fait (Introit du Mercredi des Cendres)

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    Introitus Introït
    Sap. 11, 24, 25 et 27  
    MISERÉRIS ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quae fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter paeniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus Deus noster. Ps. 56, 2 Miserére mei, Deus, miserére mei: quóniam in te confídit ánima mea. V/. Glória Patri. Tu as pitié de tous, Seigneur, et Tu ne haïs rien de tout ce que Tu as fait, et Tu dissimules les péchés des hommes à cause du repentir et Tu leur pardonnes, car Tu es le Seigneur notre Dieu. Ps. 56, 2. Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi, car mon âme a confiance en Toi. V/. Gloire au Père.
  • "Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise"; homélie pour le Mercredi des Cendres

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    Homéllie du pape Benoît XVI en la Basilique Sainte-Sabine le mercredi des Cendres, 22 février 2012   

    Vénérés frères, chers frères et sœurs !

    Avec ce jour de pénitence et de jeûne — le mercredi des cendres — nous commençons un nouveau chemin vers la Pâque de la Résurrection: le chemin du carême. Je voudrais m’arrêter brièvement pour réfléchir sur le signe liturgique de la cendre, un signe matériel, un élément de la nature, qui dans la liturgie devient un symbole sacré, très important en cette journée qui marque le début de l’itinéraire quadragésimal. Dans l’antiquité, dans la culture juive, l’usage de déposer de la cendre sur la tête comme signe de pénitence était commun, souvent associé à celui de s’habiller d’un sac ou de haillons. Pour nous chrétiens, en revanche, il n’y a que cet unique moment, qui possède par ailleurs une grande importance rituelle et spirituelle.

    Tout d’abord, la cendre est l’un des signes matériels qui introduisent l’univers au sein de la liturgie. Les principaux sont évidemment ceux des sacrements : l’eau, l’huile, le pain et le vin, qui deviennent une véritable matière sacramentelle, un instrument à travers lequel se transmet la grâce du Christ qui parvient jusqu’à nous. Dans le cas de la cendre, il s’agit en revanche d’un signe non sacramentel, mais toutefois toujours lié à la prière et à la sanctification du peuple chrétien : en effet, avant l’imposition individuelle sur la tête, une bénédiction spécifique des cendres est prévue — que nous accomplirons dans quelques instants —, avec deux formules possibles. Dans la première, celles-ci sont définies « austère symbole » ; dans la deuxième, on invoque directement sur elles la bénédiction et on fait référence au texte du Livre de la Genèse, qui peut également accompagner le geste de l’imposition : « Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise » (cf. Gn 3, 19).

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