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Lors de l'audience du mercredi 11 mars 2009, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à une évocation de l'apôtre des Germains :
Saint Boniface nous encourage à accueillir la Parole de Dieu
Chers frères et sœurs,
Nous nous arrêtons aujourd'hui sur un grand missionnaire du viii siècle, qui a diffusé le catéchisme en Europe centrale, et dans ma patrie également: saint Boniface, passé à l'histoire comme l'"apôtre des Germains". Nous possédons beaucoup d'informations sur sa vie grâce à la diligence de ses biographes: il naquit dans une famille anglosaxonne dans le Wessex autour de 675 et fut baptisé avec le nom de Winfrid. Il entra très jeune au monastère, attiré par l'idéal monastique. Possédant de remarquables capacités intellectuelles, il semblait destiné à une carrière tranquille et brillante d'érudit: il devint enseignant de grammaire latine, écrivit plusieurs traités, composa plusieurs poésies en latin. Ordonné prêtre à l'âge de trente ans environ, il se sentit appelé par l'apostolat auprès des païens du continent. La Grande-Bretagne, sa terre, évangélisée à peine cent ans plus tôt par les Bénédictins guidés par saint Augustin, faisait preuve d'une foi si solide et d'une charité si ardente qu'elle envoya des missionnaires en Europe centrale pour y annoncer l'Evangile. En 716, Winfrid, avec quelques compagnons, se rendit en Frise (aujourd'hui la Hollande), mais il buta sur l'opposition du chef local et la tentative d'évangélisation échoua. Rentré dans sa patrie, il ne perdit pas courage, et deux ans plus tard, il se rendit à Rome pour s'entretenir avec le Pape Grégoire ii et en recevoir des directives. Le Pape, selon le récit d'un biographe, l'accueillit "avec le visage souriant et le regard empli de douceur", et dans les jours qui suivirent, il tint avec lui "des conversations importantes" (Willibald, Vita S. Bonifatii, éd. Levison, pp. 13-14) et enfin, après lui avoir imposé le nouveau nom de Boniface, il lui confia avec des lettres officielles la mission de prêcher l'Evangile parmi les peuples de Germanie.
Pendant des siècles, l’action de Dieu envers l’humanité a été de faire reconnaître au peuple hébreu qu’il n’existe qu’un seul Dieu. Pour l’homme, c’était difficile à accepter de vivre ainsi, dans la dépendance au Dieu unique, sans se permettre de nourrir l’illusion de pouvoir se tourner vers un autre dieu si nous sommes déçus de la divinité, ou si elle nous demande une fidélité trop exigeante… On mesure bien que c’est difficile, à la tendance contemporaine d’aller manger un peu à tous les rateliers du supermarché des religions. Quel défi de servir le Dieu unique ! Mais quel défi lumineux !
Mais Dieu ne se contente pas de cette première révélation, car il veut tout nous donner : offrir à l’homme de communier à lui-même qui est amour inouï ! Alors voilà qu’il vient lui-même dans le monde. Par l’action de Jésus, reconnu comme le Christ, les premiers disciples ont reconnu sa divinité. Ils étaient en présence du Fils bien aimé envoyé dans le monde. En vivant ces 3 années avec le Seigneur Jésus ils ont découvert l’amour du Père pour le Fils et du Fils pour le Père. Le fait qu’il n’y a qu’un seul Dieu était resté évident pour les premiers chrétiens, mais ils étaient en même temps mis en présence de l’amour du Père et du Fils. Quant à l’Esprit saint que le Christ leur envoie d’auprès du Père, ils ont reconnu qu’il était à la fois Dieu et l’amour qui circule entre le Père et le Fils. Ainsi naît l’Église, façonnée au feu de l’amour qui est en Dieu, qui depuis 2000 ans vit de la vie de Dieu, des Trois qui sont en Dieu et qui sont un seul Dieu. L’Église communique la vie de la Sainte-Trinité à ses enfants, elle baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Se pose tout de suite une question, à laquelle il faudra un jour revenir : comment l’accueillons-nous, cette vie, cette communion à Dieu ? Que penser de notre degré d’indifférence ?
Revenons à la première lecture, Moïse qui rencontre Dieu lors de la réécriture des nouvelles tables de la Loi. Nous à qui la Trinité s’est révélée, nous pouvons comprendre que toute l’œuvre de Dieu peut être maintenant reconnue comme l’entreprise de son amour envers nous : s’adjoindre un peuple, même rebelle ; souffrir de son refus ; l’éduquer ; attirer son cœur vers les réalités d’en haut… Tout cela, c’est la Trinité qui propose son amitié à l’homme, et dès ce début nous apprenons que ce ne sera pas facile. Dieu se blessera à cette entreprise, à cause du refus de l’humanité, « peuple à la nuque raide » ; Dieu se blessera jusqu’à la croix. Ce qui à première vue pourrait paraître un amour conditionnel (le v. Ex34,7 qui a été passé dans la lecture aujourd’hui, où Dieu dit qu’il supporte le fautes mais ne laisse rien passer et finit par punir la faute) se révèle être un amour purificateur dont Dieu paie seul le prix : Dieu a envoyé son Fils dans le monde pour que le monde soit sauvé (Jn 3,17).
Dieu paie ce prix, le Fils unique nous rachète. Et notre vie peut devenir la traduction de l’amour créateur de Dieu dans nos liens sociaux. L’amour inouï qui circule entre les personnes divines, l’amour de qui vient toute réalité, cet amour veut descendre dans nos relations humaines, et saint Paul peut dire aux Corinthiens : « encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. » (2 Co 13,12). Une telle vie, c’est une vie de joie, quoi qu’il arrive, car c’est une vie d’amour. Il me revient ce mot de saint Jean de la Croix : « l’âme qui va par amour ne cause ni n’éprouve de fatigue. » (saint Jean de la Croix, Dits de lumière et d’amour, 96). Ayant commencé à prendre au sérieux l’amour de Dieu, nous serons comblés de joie et de force. Nous pourrons tout faire par amour et pour l’amour, et nous serons recréés sans cesse.
777èmes Festivités populaires de la Fête-Dieu à Liège autour du jeudi 8 juin 2023
A l'invitation de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, le diocèse de Liège célébrera la 777ème Fête-Dieu, du 3 au 11 juin 2023. Pendant cete semaine, plus de 25 événements et célébrations seront proposés : expositions, concerts, eucharisties, balade contée aux flambeaux, théâtre de marionnetes, prières. En particulier la traditionnelle et 777ème célébration annuelle de la Fête-Dieu le jeudi 8 juin en la basilique Saint-Martin à 19h. L’eucharistie solennelle sera suivie de la procession des peuples du monde vers la Cathédrale au son des trompes de chasses : « Louez le Seigneur, tous les peuples : fêtez-le, tous les pays ! Ps 166 ». Elle marquera des pauses à la collégiale Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, l’Opéra, la Vierge de Del’Cour en Vinâve d’ile. A l’arrivée à la Cathédrale Saint-Paul aura lieu une grande soirée NightFever avec 1.000 bougies pour la paix. Le week-end des samedi 10 juin et dimanche 11 juin: célébrations de la Fête-Dieu, aux messes dominicales, dans toutes les églises du diocèse, avec procession à différents endroits.
Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège dit : « Je me réjouis de célébrer la Fête-Dieu, ce trésor patrimonial immatériel et spirituel de notre cité, qui est maintenant célébrée partout dans le monde catholique. C’est la fête de l’Eucharistie, qui est en quelque sorte le big bang de l’Amour. Sous l’impulsion de femmes mystiques et engagées socialement, en particulier sainte Julienne du Mont-Cornillon et la bienheureuse Ève de Saint-Martin, la Fête-Dieu a été instaurée en 1246 à Liège par un de mes prédécesseurs, évêque de Liège. Il s’agit d’une des plus anciennes fêtes liégeoises. Etendue mondialement dès 1264, elle est fériée dans de très nombreux pays. Elle est célébrée dans tous les diocèses du monde sous le nom de Fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ ou Corpus Domini. Elle donne lieu à de magnifiques processions. Le pape François lui-même mène la procession à Rome. »
Roger Dumont, président de la confrérie du Saint-Sacrement dit : « La Confrérie du Saint-Sacrement est heureuse de cette mobilisation autour de la Fête-Dieu, et en particulier autour de l’Eucharistie solennelle et de la procession des peuples du monde du jeudi 8 juin. C’est également l’occasion de prendre le temps de s’arrêter pour prier pour la paix dont le monde a actuellement tant besoin. De nombreux lieux seront ouverts et des temps de prière, libres ou animés, sont proposés. Le jeudi 8 juin, après la procession de la Fête-Dieu, nous invitons les liégeoises et les liégeois à venir déposer une bougie pour la paix à la cathédrale entre 21h et minuit lors de la NighFever ».
Une semaine de festivités est organisée, sur les deux rives de la ville et dans la région dont Banneux et Tancrémont. Avant le confinement, en 2019, plus de 2.000 personnes ont participé, tous âges confondus. Cete année, il y a de multiples propositions culturelles, principalement à l’église du Saint-Sacrement, boulevard d’Avroy sur la rive gauche et au Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon sur la rive droite. Un concert évoquera l’anniversaire du passage de l’enfant prodige Mozart à Liège. Des expositions sont organisées autour d’icônes byzantines et du mémorable 700ème anniversaire de la Fête-Dieu en 1946, juste après la guerre, avec entre autres une grande procession nautique. Il y aura aussi une balade contée aux flambeaux à Cornillon et dans le parc de la Chartreuse sur les traces du premier hôpital liégeois. Le frère Philippe de l’abbaye de Leffe dévoilera une nouvelle pièce de théâtre de marionnetes sur l’histoire de « Julienne et le pain de vie.
Quatre journées de prière et d’adoration sont organisées dans quelques hauts-lieux spirituels de Liège : avec les sœurs de Notre-Dame des Anges à Glain le mercredi, à la basilique Saint-Martin le jeudi, à la cathédrale Saint-Paul le samedi, au Sanctuaire de sainte Julienne le dimanche avec les sœurs clarisses ou encore régulièrement à l’église du Saint-Sacrement.
16h30 : Vernissage de l’exposition « Echos du 7e centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à Liège en 1946 »à l’Eglise du Saint Sacrement, Bvd d’Avroy 132, Liège L’exposition, ouverte en libre accès tous les jours de la semaine de 10h à 12h et de 14h à 16h sauf jeudi; et dimanche 11 juin de 14h à 16h, propose: •Projection du film officiel du 7e centenaire (juin 1946), sonorisé. •Découverte de la pièce de théâtre wallon de 1946 («Li fièsse dè Saint-Sacramint å catwåzinme siéke»)
Lundi 5 juin
19h Fête de la bienheureuse Eve de Saint-Martin : Eucharistie suivie d’une conférence à 20h sur « Qui est le bienheureuse Eve de Saint-Martin ? » par Mgr J-P. Delville à la basilique Saint-Martin.
Mardi 6 juin
17h00-19h00 Vêpres chantéesselon l’office romain de la Fête-Dieu compose par Saint-Thomas d’Aquin (+1274). L’office est suivi par l’adoration, le chapelet et la bénédiction eucharistique à l’église du Saint-Sacrement.
14h : Théâtre de marionnettes apostoliques « Sainte-Julienne et le pain de vie » suivi d’un goûter, d’une fête des familles avec château gonflable et un petit temps d’adoration au sanctuaire de Cornillon.
Jeudi 8 juin
9h30 Laudesanimées par les bénédictines à la basilique Saint-Martin.
10h00-18h00 Journée d’adorationà Saint-Martin, de 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 9h30 à 17h00 à la cathédrale pour les vocations et le diocèse car c’est le 2e jeudi.
20h15 Procession solennelle des peuples du monde« Louez le Seigneur, tous les peuples : fêtez-le, tous les pays ! Ps 116 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.
11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège
15h : Théâtre de marionnettes apostoliques « Sainte Julienne et le pain de vie » suivi d’un goûter, d’une fête des familles avec château gonflable et un petit temps d’adoration au sanctuaire de Cornillon.
15h00 Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux (messe traditionnelle en latin – forme extraordinaire)
16h30 – 17h15 : « Audition concertante » : florilège de chants médiévaux interprétés par la Schola Gregoriana de l’Université Cardinal Wyszynski de Varsovie, dirigé par Michal Slawecki. Entrée libre au Saint-Sacrement.
18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement, avec le concours de la Schola Gregoriana de l’Université Cardinal Wyszynski (Michal Slawecki) et l’Ensemble polyphonique « Praeludium » (orgue et direction : Patrick Wilwerth).
La procession aura lieu dans les jardins de l’Abbaye avec beaucoup de chants grâce aux chorales d’adultes et d’enfants. Après la procession, grand goûter convivial avec glaces et frites! Tout le monde est le bienvenu mais l’évènement vise particulièrement les familles et les enfants.
"Les septdons du Saint-Esprit : d’où viennent-ils et quels sont-ils ?
Is 11,1-4
Nous les connaissons surtout pour les avoir entendus cités lors d’une cérémonie de Confirmation ou lors d’une Ordination. Tous les trois ans, il y est fait également allusion, le deuxième dimanche de l’Avent, dans la première lecture lue à la messe.
Ils viennent en fait d’un oracle du prophète Isaïe (Is 11/1-4) évoquant le messie à venir, attendu comme un lointain descendant du roi David et sur lequel « reposera l’Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ». La traduction grecque de la Septante [1], suivie par la traduction latine de la Vulgate [2], dédoublèrent le sixième attribut qui donna dès lors « la piété » (traduit dans le lectionnaire liturgique par « affection filiale ») et « l’esprit d’adoration ». Ainsi naquit la traditionnelle liste des septdons du Saint Esprit, attestée en Occident au moins depuis St Ambroise.
Sans vouloir préciser dans le détail chacun de ces dons, on peut tout de même remarquer qu’ils forment des couples complémentaires : La sagesse est la faculté de diriger sa vie; l’intelligence ou le discernement en est la mise en œuvre effective pour débrouiller les situations. Le conseil est l’aptitude à prendre des décisions; la force permet de les exécuter. La science est la connaissance de Dieu; la crainte du Seigneur, la piété filiale. L’une et l’autre forment une piété éclairée."
« Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens, Père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le coeur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen »
Le coup de froid jeté par le pape François depuis deux ans sur la liturgie traditionnelle n’a visiblement pas éteint la ferveur des catholiques attachés à la messe en latin, dite de saint Pie V. Cette année, pour la Pentecôte (fête célébrée 50 jours après Pâques marquant la révélation de l’Esprit Saint à la Vierge Marie et aux apôtres), pas moins de 16000 personnes venues de toute la France, dont près de 2000 de l’ouest (parmi eux, 500 Bretons), mais aussi d’Europe et d’autres pays du monde, sont déjà inscrites à la 41e édition du pèlerinage organisé entre Paris et Chartres parl’association Notre-Dame de Chrétienté.
Lu dans « Il Sismografo » :
(Jean-Marie Guénois, Le Figaro) ENQUÊTE –
« En ce week-end de Pentecôte, 16.000 pèlerins quitteront le parvis de l’église Saint-Sulpice à Paris pour rejoindre à pied la Beauce et sa célèbre cathédrale. Une affluence record. Au cœur d’une plaine de France, la colonne des pèlerins se déploie vers la cathédrale de Chartres. Charles Péguy chanta ce paysage, «océan des blés», «mouvante écume». C’était en 1912. Lui marchait pour implorer la guérison de son fils Pierre. «La route nationale est notre porte étroite», confiait-il à la suite de l’Évangile. Plus d’un siècle plus tard, l’atmosphère semble immuable. À l’horizon, au-dessus des épis de blé, les deux flèches de l’édifice religieux pointent vers le ciel. Notre-Dame de Chartres demeure un cap recherché.
Ils seront 16.000 catholiques à cheminer ce week-end de Pentecôte de Paris à Chartres sous la conduite de l’association Notre-Dame de Chrétienté. Présidée par un laïc, Jean de Tauriers, animée par des laïcs, cette organisation unie à Rome se revendique de la «tradition» dans l’Église. Ce qui signifie qu’elle se reconnaît dans la messe, dite en latin, selon le rite du missel de 1962, avant le concile Vatican II.
Cette nouvelle édition du «pèlerinage de Chartres» a engrangé comme jamais les inscriptions, au point d’avoir refusé du monde. Avec un tiers de demandes supplémentaires en un an, les responsables assurent qu’ils ont dû prendre cette décision pour tenir compte des normes de sécurité. Une première en quatre décennies pour ce pèlerinage lancé en 1983 par des catholiques français, inspirés par l’expérience du pèlerinage de Czestochowa en Pologne. Depuis, la colonne de priants, tel un fleuve tranquille, ne cesse de grossir.
Le périple n’est pas une promenade de santé. Chapelet à la main, bannière au vent, les 16.000 participants, répartis par «chapitres» de plusieurs dizaines de personnes et accompagnés par 330 prêtres, avalent les 97 kilomètres en seulement trois jours. Soit 30 kilomètres quotidiens, ce qui est beaucoup, même pour des marcheurs confirmés. Ils dorment sommairement en deux bivouacs sur des terres agricoles louées pour l’occasion. Entre les premiers arrivants et les derniers pèlerins qui fouleront l’esplanade de la cathédrale de Beauce, lundi 29 mai en début d’après-midi, en ayant quitté l’église Saint-Sulpice de Paris samedi au petit jour, trois à quatre heures s’écouleront… La longue file des marcheurs s’étire sur près de 10 kilomètres! La route ouverte par Péguy apparaît désormais bien étrécie.
La situation est toujours bloquée entre Rome et Mgr Rey, ce dernier n’étant pas disposé à abandonner ses brebis. Mais les ordinations, déjà annulées l’an dernier, de six futurs diacres et de quatre futurs prêtres, sont toujours en suspens. Dans un message adressé ces derniers jours aux paroisses, le diocèse indique :
« Nous restons dans l’attente des conclusions de la visite apostolique, et de ce fait, les ordinations sont reportées à une date ultérieure. Nous espérons que celles-ci pourront se dérouler durant l’année civile en cours. »
Mais Rome donnera-t-elle seulement ces conclusions de la visite apostolique menée en février 2023 par Monseigneur Antoine Hérouard, archevêque de Dijon et Monseigneur Joël Mercier, ancien secrétaire du dicastère pour le clergé ?
Le bruit commence à courir que Monseigneur Jean-Marc Aveline, cardinal-archevêque de Marseille, où il n’y a plus de séminaire puisque les rares séminaristes (9 actuellement) sont envoyés à Aix-en-Provence, qui regroupe la formation de prêtres de Marseille, Aix et Arles, Alger, Ajaccio, Digne et Gap, Nice, la Guyane et Natitingou, aimerait bien mettre la main sur les nombreuses vocations du séminaire de La Castille.
26 MAI 2023 :
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, invite les fidèles à participer à une neuvaine de prière pour le Séminaire de la Castille :
« Dans la lumière de la fête de la Pentecôte où l’Eglise célèbre la descente de l’Esprit Saint, je vous invite à prier pour le séminaire de la Castille, placé sous la protection de l’Immaculée Conception, et les 52 jeunes hommes en formation en vue du sacerdoce. Dans le cadre d‘une neuvaine de prière à l’Esprit Saint et par l’intercession de la Vierge Marie, nous demanderons au Seigneur que les ordinations puissent avoir lieu dans les meilleurs délais.
Pour que ce temps d’épreuve devienne un temps de fécondité et de grâce, je vous invite à prier chaque jour le Veni Creator et une dizaine de Je Vous Salue Marie du 3 au 11 juin.
Cette neuvaine se clôturera par la célébration de la Fête Dieu. »
+ Mgr Dominique REY
Ref. Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, invite les fidèles à participer à une neuvaine de prière pour le Séminaire de la Castille
Enquête SONDAGE EXCLUSIF du journal « La Croix » :
Entre sacralité, tradition et identité, une partie de la jeunesse catholique française semble sensible à la messe tridentine. L’édition 2023 du pèlerinage de Chartres prévoit d’ailleurs de battre des records de fréquentation, notamment grâce aux jeunes.
À l’occasion de la Pentecôte, La Croix a commandé un sondage exclusif pour étudier les orientations des jeunes catholiques qui se rendent aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), cet été à Lisbonne. Les résultats montrent une jeunesse confiante en l’Église, conservatrice et très pratiquante, à rebours de la société.
Sept animations et une messe grégorienne solennelle
À l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)
La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, est liée à la ville de Liège depuis plus de 770 ans. C’est en effet en 1246 qu’elle fut célébrée pour la première fois à Liège, après que l’évêque Robert de Thourotte ait reconnu les visions de Julienne de Cornillon dans lesquelles celle-ci voyait une lune échancrée, rayonnante mais incomplète, qui représentait l’hostie. Cette fête solennelle en l’honneur du Saint-Sacrement fut instituée dans toute l’Eglise en 1264.
Huit jours durant, l’Eglise de Liège renouvellera bientôt -du 4 au 11 juin 2023- sa profession de foi en la présence réelle du Corps et du Sang du Christ dans l’Eucharistie, illustrée par cette fête aujourd’hui universelle : la Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement.
L’église du Saint-Sacrement, au Boulevard d’Avroy 132 (face à la statue équestre de Charlemagne), est l’un des lieux où cette fête du « Corpus Christi » est mise particulièrement en lumière, comme le montre la double annonce que voici (cliquer sur les encarts pour les agrandir) :
Tous les êtres humains se posent la question de la fin de leur vie terrestre et de ce qu’il pourrait y avoir après. Les suppositions vont bon train depuis des milliers d’années. Puis vient Jésus, qui se présente comme celui qui sait, et même celui qui maîtrise cette inconnue pour tous. Il est capable de « préparer une place » (Jn 14,3), et de prendre avec lui ceux qui s’attachent à lui. Il fait sentir cela aux apôtres dans le discours que nous venons d’entendre, et quelque temps après il va leur révéler comment cela est possible. Il est devenu le maître de la mort, par sa fidélité totale au Père tout au long de sa Passion ; il a acquis le pouvoir sur la mort et le Père peut le relever d’entre les morts, le ressusciter.
Plus rien n’est comme avant pour les contemporains du Seigneur Jésus. Maintenant, il y en a un qui a vaincu la mort ! Et qui nous a promis de nous faire participer à sa victoire ! Cette nouvelle est une grande libération. Nous nous demandons tous : comment réussirons-nous notre vie ? Par nos propres forces ? Par nos prouesses et nos coups d’éclat ? Ou nous faut-il nous résigner à avoir une vie fort moyenne, sans grande espérance ? Rien de tout cela. Le Seigneur se propose de faire réussir notre vie, et déjà, dans l’amitié avec lui, il nous fait sentir le prix très précieux de notre vie à ses yeux. Il y a une joie et une paix très spéciales qui grandissent dans le cœur qui s’unit à son Créateur.
Les premiers chrétiens ont savouré cette libération. Elle illuminait leur cœur et cela leur brûlait de partager cette découverte autour d’eux. Ainsi, note le livre des Actes, « la parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement » (Ac 6,7). Saint Pierre encourage à cette attitude missionnaire : vous êtes « un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1P 2,9).
Aujourd’hui, qui pense qu’on peut trouver chez les chrétiens l’« admirable lumière » de Dieu ? Dieu est bien souvent vu comme un être gênant, dont même ceux qui se targuent de spiritualité essaient de se montrer indépendants. Il n’est pas vraiment vu comme celui qui offre une admirable lumière. Quant à nous les chrétiens, sommes-nous si convaincus que nous portons un tel trésor au cœur de notre foi et de notre Église ? Pourtant, nous ne changerons pas le monde sans nous changer nous-mêmes. J’irai jusqu’à dire qu’il y a un grand besoin d’offrir nos vies au Père pour qu’il puisse révéler sa lumière à beaucoup dans notre entourage ou chez ceux que nous pouvons toucher. C’est notre vocation de baptisés : permettre à Dieu d’habiter nos vies au point qu’il peut en déborder. Depuis cette lettre de saint Pierre on appelle cela le « sacerdoce royal », le « sacerdoce saint » qui peut unir le monde et Dieu. Offrons nos vies, disons au Seigneur : permet que ma vie soit un témoignage à ta gloire !
Nous proposons de nous encourager à cela en paroisse. L’idée de base est de devenir une paroisse vraiment missionnaire, qui vit et annonce les merveilles de Dieu. C’est l’affaire de chacune, de chacun. Et la première étape sera de devenir vraiment conscients de ce trésor que Dieu a déposé au milieu de nous dans notre foi. Qu’est-ce que la foi vous apporte à vous ? Voilà notre première question. Ensuite, nous rassemblerons toutes les réponses et vous offrirons un bouquet de cette lumière de Dieu. La deuxième question est : qu’est-ce que vous souhaiteriez apporter aux gens qui ne trouvent pas leur place parmi nous ? Et enfin : comment la paroisse peut-elle aider à cela ? Après l’été, nous pourrons vous proposer de vous investir dans un accueil nouveau de ceux qui ont un contact avec la paroisse mais n’y trouvent pas leur place à long terme : les fiancés qui demandent le mariage, les parents qui demandent le baptême de leur enfant, les familles de la catéchèse, etc. Nous aimerions tant qu’ils goûtent ces merveilles de Dieu que nous redécouvrons. Esprit Saint, illumine nos cœurs !