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Au rythme de l'année liturgique - Page 104

  • Hymne d'Avent tiré de l'anthologie des Grecs

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    HYMNE TIRÉE DE L’ ANTHOLOGIE DES GRECS.

    Bethlehem , prépare-toi, Eden est ouvert à tous ; réjouis-toi , Ephrata , car dans la grotte l'arbre de vie a fleuri au sein de la Vierge. Ce sein est devenu un Paradis spirituel, où nous trouvons la plante divine, de laquelle ayant mangé nous vivons ; car désormais nous ne mourrons plus comme Adam : le Christ naît pour relever son image tombée aux premiers jours du monde.

    Le Christ daigne venir lui-même pour servir ; il prend, lui créateur, la forme de l'œuvre de ses mains ; riche de sa divinité et plein de miséricorde, il apporte à Adam misérable une création et une naissance nouvelles.

    Il incline les cieux, et, habitant dans la Vierge, il approche revêtu de notre chair. Il va naître en la grotte de Bethlehem, ainsi qu'il a été écrit ; il va paraître comme un enfant, celui qui donne la vie aux enfants dans le sein des mères; allons tous au-devant de lui avec un cœur ardent et joyeux.

    Le Seigneur plein de sagesse vient naître comme étranger en son propre domaine ;  recevons-le, afin que, devenus les hôtes du Paradis de délices, nous y puissions habiter de nouveau par la miséricorde de celui qui naît dans l'étable.

    Déjà les portiques de la divine Incarnation du Verbe s'ouvrent pour tous. Cieux, réjouissez-vous ; Anges , tressaillez d'allégresse ; que la terre et ses habitants se livrent à une joie spirituelle avec les Bergers et les Mages.

    La Vierge s'avance portant un vase d'albâtre tout rempli d'un parfum spirituel ; elle l'introduit d'une manière mystique en la grotte pour l'y répandre avec prudence, et remplir nos âmes de sa bonne odeur.

    Accourez , Vertus angéliques, vous qui habitez Bethlehem ; préparez la crèche, car le Christ va naître ; la Sagesse s'avance. Reçois, ô Eglise, les félicitations ; peuples , disons pour réjouir la Mère de Dieu : Béni soit celui qui vient, notre Dieu.

    Le Christ notre Dieu paraîtra au grand jour ; il s'avance, il va venir, et ne tardera pas ; il apparaîtra issu d'une Vierge intacte ; dans quelques jours il reposera dans la grotte; et toi, crèche d'animaux privés de raison, reçois, pour être en toi enveloppé de langes, celui que le ciel ne peut contenir, qui d'une parole répare nos coupables folies.

    Mène le chœur, ô Isaïe! signale-nous le Verbe de Dieu ; prophétise-nous comment le buisson de la Vierge Marie est en feu sans se consumer. Orne-toi, Bethléhem, d'une splendeur de Divinité ; Eden, ouvre tes portes ; Mages, mettez-vous en chemin pour voir le Salut enveloppé de langes en la crèche ; c'est lui qu'a désigné l'astre mystérieux s'arrêtant au-dessus de l'étable, l'auteur de la vie, le Seigneur qui vient sauver le genre humain.

  • Ni mère ni déesse : même le chant grégorien est contre la nouvelle idolâtrie de la terre

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduction française de Diakonos.be :

    Ni mère ni déesse. Même le chant grégorien est contre la nouvelle idolâtrie de la terre

    (S.M.) Plus encore en ce temps de l’Avent, la grande liturgie de l’Église catholique est littéralement aux antipodes de la nouvelle religion de la nature à la mode, avec la terre comme déesse mère.

    Que les cieux « pleuvent le Juste » et la terre « s’ouvre et germe le Sauveur ». Voilà ce que l’Église chante et espère, comme elle le fera dans quelques jours dans l’admirable introït grégorien « Rorate caeli » du quatrième dimanche de l’Avent. La nature et l’homme ne trouvent d’autre raison ultime qu’en Dieu leur créateur et Sauveur.

    Le chant grégorien est l’expression parfaite de cette vision biblique et chrétienne de la terre. Et c’est ce qu’explique dans ce dossier de Settimo Cielo le maître Fulvio Rampi, grand expert passionné de ce chant séculaire qui ne fait qu’un avec la liturgie catholique, une liturgie dont l’actuel obscurcissement est en grande partie dû précisément à l’impardonnable abandon du grégorien.

    Maître Rampi enseigne la pré-polyphonie au Conservatoire de Turin et dirige les « Cantori Gregoriani » et le « Coro Sicardo » de Crémone où il a également été maître de chapelle de la cathédrale. C’est l’un des plus grands grégorianistes au monde, il est l’auteur d’ouvrages importants et a dirigé et enregistré une quantité considérable de chants, on peut suivre ses cours sur son site web personnel, en italien et en anglais.

    Bonne lecture et bonne écoute des huit pièces musicales insérées dans le texte !

    *

    L’écologie selon le chant grégorien

    de Fulvio Rampi

    Ce qui identifie chaque chant grégorien – ce « son de la Parole » que l’Église latine a défini comme étant son chant propre – c’est avant tout sa position à un moment précis de la célébration, qui est à son tour nécessairement et intimement connoté sur le plan esthétique par des textes propres et par un caractère stylistico-formel bien spécifique.

    À cela s’ajoute la dimension diachronique, tout aussi essentielle, c’est-à-dire l’appartenance à un temps célébratif qui situe chaque pièce dans la vie d’un parcours christologique rythmé par l’année liturgique.

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  • Hymne de l'Avent

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    HYMNE DE L'AVENT

    source (Au Bréviaire Mozarabe, Ier Dimanche de l’Avent)

    Que la famille du Christ fasse éclater ses chants ; qu'elle offre au Père universel les actions de grâces les plus dignes d'une si haute majesté , et qu'elle consacre à sa gloire les louanges les plus magnifiques.

    Le Fils unique du Dieu qui forma l'univers, en venant nous racheter, a rempli les oracles sortis jadis de la bouche des prophètes du ciel.

    Le Verbe descendu du trône de la gloire pour se manifester, a délivré les hommes de la peine que méritaient leurs crimes; et, prenant notre poussière, il a terrassé le prince de la mort.

    Né d'une mère dans le temps, mais éternel par son Père, il n'est en deux substances qu'une seule Personne de Dieu.

    Dieu est venu se faisant homme : afin que le vieil homme, devenu nouveau, brille d'une beauté nouvelle, renaissant dans le Dieu nouveau-né.

    Que le peuple des Gentils, qui a pris renaissance par la grâce, triomphant de joie, et fier de son trophée, célèbre tous les ans cette fête de la Naissance.

    Que cet Avènement soit Célébré par les vœux solennels de tous ceux qui sont appelés à prendre part au triomphe d'un si grand jour;

    Afin que cette humble démonstration de notre zèle soit pour nous un motif d'espérance, lorsque le second Avènement, éclatant tout à coup, glacera le monde de terreur.

    A Dieu le Père soit gloire, et à son Fils unique, avec l'Esprit consolateur, dans les siècles éternels.

    Amen.

  • La joie de l'Evangile n'est pas une joie quelconque

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    "L'Eglise est la maison de la joie"

    Angélus du dimanche de la joie, texte intégral

    ROME, 15 décembre 2013 (Zenit.org) - Pour le dimanche « de la joie », dimanche de « Gaudete », IIIe dimanche de Carême, le pape François a célébré l’angélus place Saint-Pierre, où une foule s’était rassemblée sous la pluie, pour la traditionnelle bénédiction des santons de « l’Enfant Jésus ».

    La « vraie joie », a-t-il expliqué, « n’est pas une joie quelconque. Elle trouve sa raison dans le fait de se savoir accueillis et aimés de Dieu ».

    Paroles du pape François avant l’angélus (en italien)

    Aujourd’hui c’est le troisième dimanche de l’Avent, appelé aussi dimanche du Gaudete, dimanche de la joie. Dans la liturgie résonne plusieurs fois l’invitation à la joie, à se réjouir, car le Seigneur est proche. Pourquoi ? Parce que Noël est proche…. Le message chrétien s’appelle “évangile”, c’est-à-dire “bonne nouvelle”, une annonce de joie pour tout le peuple; l’Eglise n’est pas un refuge pour personnes tristes, l’Eglise est la maison de la joie ! Ceux qui sont tristes trouvent en elle la joie, trouvent en elle la vraie joie.

    Mais la joie de l’Evangile n’est pas une joie quelconque. Elle trouve sa raison dans le fait de se savoir accueillis et aimés de Dieu. Comme nous le rappelle aujourd’hui le prophète Isaïe (cf. 35,1-6a.8a.10), Dieu est celui qui vient nous sauver, et apporte son secours spécialement aux égarés de coeur. Sa venue parmi nous fortifie, rend fermes, donne courage, fait exulter et fleurir le désert et la steppe, c’est-à-dire notre vie quand elle devient aride… et quand notre vie devient-elle aride ? Quand elle est sans l’eau de la Parole de Dieu et de son Esprit d’amour. Aussi grands que soient nos limites et nos égarements, il ne nous est pas permis d’être faibles et vacillants face aux difficultés et à nos faiblesses. Au contraire, nous sommes invités à renforcer ses mains, à raffermir les genoux, à avoir courage et à ne pas craindre, car notre Dieu montre toujours la grandeur de sa miséricorde. Il nous donne la force pour avancer, il est toujours avec nous pour nous aider à avancer, c’est un Dieu qui nous aime tant, Il nous aime et pour cela Il est avec nous pour nous aider, pour nous fortifier et pour aller de l’avant… courage, toujours de l’avant !

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  • Liège : bientôt un Avent concertant vers Noël dans la belle église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy !

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    Le choeur de Chambre Praeludium vous invite à son concert de Noël, dans la belle église du Saint-Sacrement (Liège) ce dimanche 11 décembre à 16 heures.

    Oeuvres de JS Bach, GF Haendel, F. Mendelssohn, et divers noëls du monde. Une belle après-midi en perspective.

    Entrées : 15€ / étudiants <26 ans : 10€

    Renseignements : 0495/798038 ou patrickwilwerth@icloud.com

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  • De belles cartes de voeux bien inspirées pour Noël et le Nouvel An

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    Anne Junker est une remarquable dessinatrice; la fraîcheur de ses compositions est vraiment réjouissante. On ne peut qu'être séduit par l'art de cette jeune illustratrice très créative. Son art puise notamment son inspiration dans sa foi vive. Nous vous recommandons ses cartes de voeux pour les fêtes de Noël et de Nouvel An.

    cartes de voeux anne junker 2022 (2).jpg

    Le prix ? 

    La carte est au prix de 2.5€ l'unité, 20€ les 10 (et 35€ les 20...) + le prix de la livraison (en général : 3 timbres).
     
    Le format ? 
    Les cartes sont au format A6 4 faces pliées (épaisses : 300gr/m2) - de la même taille qu'une carte postale - et des enveloppes correspondantes à patte pointues sont également fournies.
     
    La livraison ? 
    Dès réception de votre commande, votre petit colis prendra son envol sous forme d'une grande enveloppe matelassée. Vous pouvez également venir chercher les cartes à notre domicile. J'enverrai évidemment toutes les cartes de voeux afin qu'elle vous parviennent le plus tôt possible avant les fêtes.
     
     
  • Grotte, prépare-toi

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    Grotte, prépare-toi : voici venir la Brebis qui porte le Christ en son sein; Crèche, reçois celui qui d'une parole ineffable nous délivre, nous enfants de la terre ; Bergers, qui veillez la nuit, publiez le prodige; Mages, accourez de la Perse, apportez au Roi l'or, l'encens et la myrrhe; car le Seigneur est  apparu, né d'une Vierge-mère qui s'abaisse comme une humble servante, toute mère qu'elle est, l'adore et dit, le tenant en ses bras : Comment as-tu été produit, comment as-tu été engendré dans mes entrailles, mon Sauveur et mon Dieu ?

    Ecoute, ô ciel ! terre, prête l'oreille ; car voici le Fils et le Verbe du Dieu Père, qui s'avance pour naître d'une Vierge qui n'a pas connu l'homme, et qui enfante sans douleur par la vertu du Saint-Esprit. Bethléhem, prépare-toi ; Eden, ouvre tes portes : Celui qui Est devient celui qui n'était pas ; celui qui du limon forma toute créature reçoit lui-même une forme, apportant au monde une grande miséricorde.

    Nature immense, Christ Roi, comment pourra vous recevoir une chétive étable? comment la crèche vous pourra-t-elle contenir, ô Jésus ! fils d'une mère intacte,qui vous êtes fait étranger dans votre propre domaine, pour sauver ceux qui vous donneraient l'hospitalité!

    Auguste Princesse, nouveau ciel, de votre sein, ainsi que d'un nuage, hâtez-vous de faire sortir le Christ, Soleil de gloire : que dans la grotte il apparaisse avec notre chair, et répande jusqu'aux extrémités du monde le vif éclat de ses splendeurs par une immense miséricorde.

    Vous savez nos douleurs et nos misères, ô Christ débonnaire ! et vous ne nous dédaignez pas ; mais vous vous anéantissez avant même de sortir de votre mère, fixant votre demeure au sein virginal de celle qui, dans la grotte, vous enfantera sans douleur, revêtu de notre chair.

    Monts et collines, vallées et plaines, peuples et tribus, nations de la terre et tout ce qui respire, poussez des cris de victoire : voici venir la plénitude de joie divine, la Rédemption de tous approche, le Verbe de Dieu qui ne connaît point de temps, soumis au temps par sa miséricorde.

    Elle approche, la vigne céleste sur laquelle a mûri la grappe incorruptible ; elle vient enfanter le vin  d'allégresse qui, comme une vive, source , étanchera notre soif, à nous qui lui chanterons : Vous êtes béni, ô notre Dieu !

    Le vase de divins parfums qui renferme le parfum d'excellence, s'avance pour répandre en la grotte de Bethléhem celui qui remplit de sa mystique odeur ceux qui lui chantent :Vous êtes béni, ô le Dieu de nos pères !

    Marie , vous êtes semblable a l'instrument que vit autrefois lsaïe entre les mains de l'Ange : comme lui vous portez en vous le divin charbon, le Christ qui consume toute matière de péché et illumine les âmes des fidèles.

    Les chants des Prophètes ont cessé : car Celui qu'ils ont annonce devoir venir en la plénitude des temps, va paraître ; il est présent, ayant pris un corps dans la chaste Vierge : allons le recevoir avec des cœurs purs.

    HYMNE TIRÉE DE L’ANTHOLOGIE DES GRECS (Dom Guéranger, Année liturgique, mercredi de la 2ème semaine de l'Avent)

  • Pas de restauration de la liturgie sans volonté réelle

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    Par Philippe Maxence dans « Res Novae » Perspectives romaines :

    « Il n’y aura pas de restauration de l’Église possible, sans envisager une période de transition liturgique. Outre que celle-ci agira sur une amélioration de la liturgie en elle-même, elle aura aussi des conséquences sur une réappropriation par le peuple chrétien de la doctrine et des mœurs catholiques. Non par un coup de baguette magique, mais par une imprégnation permanente. Lex orandi, lex credendi. Reste que cet effort liturgique, qui s’insère dans une visée plus large, de véritable réforme de l’Église, nécessite des hommes pour l’accomplir. Des prêtres, des évêques, un pape ! Encore faudra-t-il que les artisans de ce « retour » aient la volonté décidée de l’accomplir malgré tous les obstacles qu’ils rencontreront.

    Or, que constatons-nous ? Depuis un peu plus de quarante ans, cette volonté a manqué aux hommes d’Église, alors même qu’ils auraient pu amorcer ce « retour » et qu’ils en parlaient. Plus exactement, ils se sont contentés de vouloir – et encore faiblement – un encadrement de la réforme. Benoît XVI a théorisé cette tentative, qui s’applique notamment à la liturgie, en la qualifiant d’« herméneutique de la réforme dans la continuité », qu’on pourrait aussi qualifier d’herméneutique de conservation des acquis du concile, dans une perspective modérée.

    La liturgie nouvelle rectifiée selon Jean-Paul II

    Il est clair que Jean-Paul II, puissamment aidé par le cardinal Joseph Ratzinger, a voulu imposer une troisième voie entre la réaction traditionaliste et la marche en avant progressiste. En ce qui concerne la liturgie, il s’agissait alors de mettre en application une interprétation de la réforme liturgique en tentant de la placer, dans une certaine mesure, dans le fil de la tradition liturgique. La parole officielle consistait alors à affirmer que la réforme liturgique constituait la dernière étape d’une réforme organique de la liturgie romaine, à l’instar des réformes antérieures de saint Pie X, Pie XII ou Jean XXIII. Une parole officielle qui avait pourtant quelques difficultés à entrer dans les esprits tant le fossé séparant la liturgie traditionnelle de la nouvelle liturgie semblait abyssal à tout spectateur honnête qu’il préfère d’ailleurs l’une ou l’autre de ces liturgies.

    À vrai dire, la difficulté ne venait pas seulement de la compréhension intellectuelle de ces liturgies que de la pratique elle-même de la nouvelle liturgie. D’où la multiplication des textes pontificaux pour à la fois célébrer la réforme liturgique issue du Concile et pour en corriger les mauvaises interprétations.

    Cependant, cette volonté de corriger les abus et de donner une interprétation correcte de ce qu’est « la vraie liturgie » issue du Concile trouvait une première limite dans la pratique liturgique du pape lui-même, notamment de Jean-Paul II. Malgré tout, peut-être sous l’influence de son très bugninien maître de cérémonies, Mgr Piero Marini, le pape de la « restauration », qui était aussi le pape d’Assise, a présidé des Eucharisties dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles s’éloignaient de l’interprétation que le même pape et les organes curiaux compétents en la matière tentaient de faire passer par ailleurs. De la même manière, la célébration d’un rite dit zaïrois en la basilique Saint-Pierre ne s’est pas déroulée la première fois sous le pontificat de François mais sous celui de Jean-Paul II. Il faut dire que Jean-Paul II, qui avait des dons incontestables d’acteur, était parfaitement à l’aise dans la liturgie nouvelle où la part de « jeu » du célébrant est très importante.

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  • Il faut changer son cœur pour voir Dieu qui vient (homélie pour le 2ème dimanche de l'Avent)

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    homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 2e dimanche de l’Avent A,

    4 décembre 2022

    Je suis touché par le réconfort que nous apportent les Écritures en ces temps difficiles pour le monde et pour l’Église. Chaque jour de la semaine, nous lisons le prophète Isaïe, comme nous venons de le faire aussi ce dimanche. Par sa bouche, le Seigneur rend courage à son peuple épuisé par l’injustice fomentée par les puissants de la société de l’époque et par les menaces de guerre qui planent par le nord (Assyrie) ou par le sud (Égypte). À ce peuple à l’avenir bouché, dont la situation rappelle nos épreuves présentes et à venir, Dieu annonce sa visite, sa présence, la consolation de son amour pour les pauvres, les faibles, ceux qui sont regardés de haut, méprisés ou moqués. Le peuple juif a vécu avec cette espérance. Il pouvait se redire sans cesse : voilà ce que le Seigneur va faire pour nous. Au milieu des épreuves, au lieu du découragement ou du chacun pour soi, les croyants pouvaient se rappeler le merveilleux règne de paix promis par le Seigneur, ce règne où « le loup habitera avec l’agneau », où « il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute la montagne sainte » du Seigneur (Is 11,9).

    Pour quand est-il, ce règne ? Car espérer quelque chose de proche, c’est stimulant. Mais attendre indéfiniment sans jamais rien voir venir, c’est usant. Vous avez entendu que le règne de paix où l’enfant n’a plus à craindre la vipère s’établit parce que « la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer » (Is 11,9). C’est par l’accueil du Seigneur dans notre intelligence et notre cœur, donc notre volonté, que le règne du Christ se répand et se fait voir. C’est quand le Seigneur se sera fait connaître de tous que son règne sera là. Alors on se dit : c’est pas demain la veille ! Et même : ça va de mal en pis ! Oui, mais…

    Dieu dont Isaïe annonce l’action a fait un pas de géant il y a 2000 ans, car ce rejeton de la racine de Jessé, père de David, qui inaugurera ce règne de paix, nous le connaissons, nous l’avons accueilli comme le Christ : c’est Jésus, de Nazareth, lui qui s’est fait serviteur au milieu de nous, par amour, pour nous sauver. Son règne est là, bien établi depuis sa passion et sa résurrection.

    Pourtant nous souffrons souvent de ne pas le voir. Nous ressentons un déficit de l’action du Seigneur, au point que nous oublions que c’est lui qui sauve, que c’est près de son cœur que nous trouvons la chaleur et la lumière dont nous avons besoin pour vivre. Maintenant nous parlons beaucoup de réformes dans l’Église, mais trop souvent ce qu’on dit de l’Église passe à côté de l’essentiel, nous ne mettons pas assez en avant sa mission, qui est de dire ouvertement : « viens te réchauffer auprès du Seigneur ».

    Comment réagir ? Comment vivre de l’espérance du Royaume dans un monde qui semble aller dans l’autre sens et avec une perception si faible de ce que le Christ a déjà réalisé ? Nous oublions que c’est le Seigneur qui sauve, qui apporte la lumière, parce que notre cœur ne le voit pas. Et ce qui nous rend aveugle, c’est le péché, c’est-à-dire ce comportement de l’homme qui refuse de prêter assez d’attention à Dieu et qui dit qu’il va surtout suivre sa propre idée. Le pécheur ne voit pas la lumière, il ne perçoit pas que Dieu est là et qu’il agit, car il a comme des écailles spirituelles sur les yeux. Cela le conduit à se désintéresser de Dieu et à répandre le règne de l’indifférence, du repli sur soi, du découragement. Par notre péché nous devenons incapables de voir le règne du Christ et en conséquence nous collaborons à la diffusion des ténèbres. Nous devenons découragés et décourageants.

    C’est pourquoi Jean le Baptiste a annoncé la venue du Christ par un appel à la conversion. Il faut changer son cœur pour voir Dieu qui vient, pour goûter la paix de Dieu. Il faut sortir des murailles de résignation où nous nous sommes enfermés, il faut désirer le salut. Demandons au Seigneur de voir déjà le règne qu’il établira bientôt de gré ou de force dans notre monde ! Cherchons ce qui nous rend tristes, tendus, pessimistes ! Voyons s’il n’y a pas là un attachement désordonné, une dureté de cœur cachée. Et renonçons-y ! Et allons demander le pardon de Dieu ! Alors nous verrons la lumière de l’amour de Dieu, d’une façon bien plus nette, bien plus forte, bien plus joyeuse. Il vient le Seigneur, et dès maintenant il veut renouveler notre vie. Et bientôt, au milieu des épreuves du monde et de l’Église, son règne éclatera.

  • Liège : le samedi 3 décembre prochain à 8h00 : célébration de la « Messe aux Chandelles » en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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    Au temps liturgique de l’Avent annonciateur de Noël, dans les pays alémaniques, mais aussi en France, la tradition propose des messes « Rorate », célébrées avant l’aube à la seule lueur des bougies. Leur nom vient du premier mot de l’hymne grégorienne « Rorate caeli desuper » chantée à la messe et qui signifie : « Cieux, distillez d’En Haut votre rosée » (Es. 45,8).

    C’est un peu romantique et très beau, comme dans les tableaux en clair obscur de Georges de la Tour soulignant des détails inhabituels : une petite flamme prête à s’éteindre perce l’obscurité de la nuit. Cette obscurité a quelque chose de notre vie et la lumière symbolise la lumière qu’on attend : l’Enfant-Jésus est comparable à cette petite lumière que peu ont reconnue un peu plus tard dans la nuit de Bethléem.

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    L’église du Saint-Sacrement a voulu s’associer à la restitution de cette belle symbolique religieuse: à (re) découvrir à Liège. Un petit déjeuner amical suivra la liturgie.

    Tous renseignements: Email : sursumcorda@skynet.be ou Gsm : 0470947005

  • Le Club des Hommes en noir reçoit Mgr Schneider

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    Dans ce Club des Hommes en noir exceptionnel, Philippe Maxence reçoit Mgr Schneider à l’occasion de la sortie de son livre : La messe catholique (Contretemps). Pour s’entretenir avec lui : les abbés de Tanouärn et Laurans, le père Thomas et Jean-Pierre Maugendre:

  • Bruxelles, 1-3 décembre : marché de Noël sur le parvis de Sainte-Catherine

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    Soyez les bienvenus à notre marché de Noël sur le
    parvis de l’église Sainte-Catherine !

    Venez découvrir les cadeaux de Noël qui conviendront à votre famille et à vos amis.
    Pensez à vous-même aussi...

    Deux échoppes à votre service :
    – La Librairie Damase avec ses livres, cartes, images, disques…
    – Les Ateliers des monastères de Bethléem avec leurs œuvres d’art : statues, médailles…