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Belgique - Page 201

  • Trop d'églises à Bruxelles ? Quand Mgr Kockerols tente de s'expliquer...

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    Dans le Vif de cette semaine, Olivier Rogeau aborde le dossier des églises bruxelloises menacées de fermeture et donne largement la parole à l'évêque auxiliaire en charge de Bruxelles. Face à la détermination des paroissiens montés au créneau pour défendre leurs églises et qui dénoncent un cléricalisme autoritaire, Mgr Kockerols oppose des arguments assez prosaiques qui ne les convainquent guère. Il ne faut évidemment pas s'attendre à un éclairage des plus objectifs de la part du journaliste qui évoque "la très controversée fraternité des Saints Apôtres" ou encore les difficultés de l'évêque qui résulteraient d'un "terrain miné par Mgr Léonard" ! Quant aux propos de Mgr Kockerols, ils suscitent de multiples interrogations. Ainsi, par exemple, peut-on s'interroger sur ce que constituent à ses yeux des "assemblées signifiantes". Il reconnaît que la communication et le dialogue ont fait défaut : "Peut-être y a-t-il, de notre côté, un déficit de communication." Mais au lieu d'y remédier en entamant un dialogue avec les paroissiens, il nous promet, du haut de sa chaire, "une lettre pastorale, qui sortira cet automne" où il expliquera tout ce qui est entrepris. Il n'y aurait donc plus qu'à dire "amen" à ses explications... Curieuse façon d'envisager le dialogue et la concertation.

    Et nous apprenons que, en radio sur "la Première" (RTBF), ce lundi 27 juin, de 12h20 à 13h, l'émission radio "FORUM de MIDI" sera consacrée à "l'avenir des églises de Bruxelles". Cette émission s'inscrit dans le prolongement des articles susmentionnés consacrés à cette question dans le numéro du " VIF" de cette semaine (pages 50 à 53). Ce qui biaise complètement cette émission, c'est qu'aucune place n'y sera apparemment réservée aux opposants à la ligne de Mgr Kockerols puisque ne participeront à cette émission qu'Olivier ROGEAU (journaliste au "VIF" et auteur de cet article), Mgr Jean KOCKEROLS, évêque auxiliaire de Bruxelles, et l'Abbé Philippe MAWET.

  • Une émission avec Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, sur KTO

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    Emission spéciale avec Mgr Delville, évêque de Liège, sur KTO

    Pour la Fête-Dieu, les catholiques étaient en procession dans les rues de Liège à la suite du Saint-Sacrement. Il y a 3 ans, l'évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville, a repris cette tradition ancienne. Dans l'émission La Vie des Diocèses, il revient sur le sens de cette fête du Corps et du Sang du Christ d'origine liégeoise avec l'inspiration de sainte Julienne de Cornillon, et sur son attachement à cette procession organisée par la Pastorale urbaine. Mgr Delville remet également en perspective l'engagement de l'Eglise pour le respect de la vie humaine notamment pour les personnes en fin de vie, mais aussi sa vigilance sur les conditions de détention dans les prisons en Belgique. Il partage également sa vision de l'évangélisation dans son diocèse.

    Diffusé le 25/06/2016 02:28 et 25/06/2016 06:15
    sur VOO (canal 144), Proximus (299) ou SFR (94).

    Bon début d'été,
    KTO Belgique asbl

  • Enseignement fondamental en Belgique francophone : "Le cours de philosophie et de citoyenneté est en ordre de marche"

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    Lu dans « La Libre » :

    « Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté mercredi, en seconde lecture, le projet de décret instaurant un cours d'Education à la Philosophie et la Citoyenneté (EPC) dans l'enseignement officiel. "Par l'adoption définitive de ce décret, du référentiel le 1er juin et du programme commun du cours dont la rédaction vient de se terminer il y a quelques jours, le cours est sur les rails, fin prêt à être dispensé dans les écoles de l'enseignement officiel dès la rentrée (2016-2017 dans l'enseignement primaire, à partir de 2017 dans le secondaire, Ndlr). Les parents ont à présent toutes les cartes en main pour poser leur choix concernant la deuxième heure", s'est réjoui le ministre-président du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte.

    Le cours d'EPC remplace une heure de cours de morale ou de religions dans les écoles primaires de l'enseignement officiel dès la rentrée prochaine. Les élèves ont le choix de remplacer l'heure restante de morale ou de religions par une deuxième heure d'EPC.

    Le décret peut désormais poursuivre son chemin parlementaire. Ce décret règle notamment la question des titres et conditions requises pour enseigner ce cours dès la rentrée prochaine en primaire. Pour donner le cours de Philosophie et Citoyenneté il faudra obligatoirement être titulaire au minimum d'un bachelier, être formé à la neutralité - ou, le cas échéant, suivre et réussir pour le 1er octobre 2016 la formation à la neutralité qui est organisée depuis début juin en promotion sociale. De plus, les professeurs devront avoir suivi pour le 1er septembre 2020 le module de formation didactique en cours de carrière à la Philosophie et la Citoyenneté et posséder obligatoirement un titre pédagogique. Les professeurs ne disposant pas d'un titre pédagogique (à savoir l'"accès à la profession"), devront en être pourvus pour le 1er septembre 2020 également.

    Le journal Le Soir a confirmé l'intention de professeurs de morale de contester ce décret dont ils craignent les conséquences au niveau de l'emploi. Réunis au sein d'un collectif, ils devraient saisir la Cour constitutionnelle ou le Conseil d'Etat. En tant qu'agents de l'Etat désignés par le ministre, ils s'estiment neutres pour donner l'EPC, et notamment pour évoquer l'avortement ou l'euthanasie, contrairement aux professeurs de religion proposés par les chefs de culte. Or, selon les dispositions décrétales, les professeurs de religion seraient également habilités à dispenser l'EPC. Ce cours de philosophie s'apparentant plus à un cours de morale qu'à un cours de religion, les professeurs de morale craignent que les élèves finissent par déserter la morale, avec des conséquences sur l'emploi.

    En reconnaissant la faculté des élèves à être dispensés de religion ou de morale, la Cour constitutionnelle a confirmé récemment que ces cours de morale étaient engagés. »

    Ref. "Le cours de philosophie et de citoyenneté est en ordre de marche"

    Le cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté remplacera une des deux heures hebdomadaires dédiées à l’enseignement de la religion ou de la morale laïque dans l'enseignement fondamental et il pourra même remplacer ces deux heures pour les élèves qui ne souhaiteraient plus  suivre  la religion ou la morale. Mais, solution « à la belge » oblige,  les professeurs de morale et de religion formés à la neutralité  seront prioritaires pour donner ce nouveau cours...

    Première remarque: le décret s’inscrit dans la ligne de l’arrêt de la cour constitutionnelle selon lequel la morale laïque est "convictionnelle" au même titre que les religions: pour l’enseignement de la citoyenneté, les professeurs de morale seront mis sur un pied de stricte égalité avec les professeurs de religion.

    Deuxième remarque : le cours de citoyenneté ne concerne que le réseau des écoles publiques et le réseau libre non-confessionnel. Il ne sera pas donné en tant que tel dans le réseau catholique où son contenu sera "ventilé" dans l’ensemble des cours de ce réseau. Or, le réseau catholique couvre la moitié de la population scolaire en Wallonie et à Bruxelles (et même plus de soixante pourcents dans l’enseignement secondaire). Ceci relativise cela.

    JPSC

     

  • Tout ce qui rappelle Léonard doit disparaître...

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    Lu sur De Standaard (Stijn Cools) (http://m.standaard.be/cnt/dmf20160621_02351226 ) :

    Notre traduction :

    " Tout ce qui rappelle Leonard doit disparaître "

    L’archevêque Jozef De Kesel met le fruit du travail de son prédécesseur André Léonard en suspens. Les séminaristes conservateurs de la Fraternité des Saints-Apôtres doivent s’adapter ou disparaître.

    Après avoir pris sa retraite comme archevêque l’an dernier, André-Joseph Léonard a souligné que son cœur réside dans la formation des jeunes prêtres. En 2013, il avait fondé la Fraternité des Saints Apôtres dans l’idée « de former des personnes compétentes ». Cela se passait notamment à Namur et dans le diocèse français de Bayonne. Dans la paroisse bruxelloise de Sainte-Catherine, ils ont eu le bonheur de faire leurs premiers pas en tant que prêtres.

    Son successeur à l’archevêché, Jozef De Kesel, y met fin à présent. La semaine dernière, il a envoyé une lettre à la vingtaine de séminaristes de la Fraternité résidant dans notre pays. Le message est qu'ils ne sont plus les bienvenus sous les auspices de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles. Fin de ce mois-ci la coopération prendra fin.

    Les séminaristes ont le choix: soit ils quittent la Fraternité et se joignent au séminaire de l'archidiocèse lui-même, ou alors ils y iront chercher ailleurs d’autres statuts.

    Le grand nombre de séminaristes français est la base de cette décision. C’est ce que Jeroen Moens, porte-parole de De Kesel,  communique. « Dans certaines régions de France, il y a une grande pénurie de prêtres. Il ne serait pas collégial de laisser des séminaristes de la Fraternité à Bruxelles pour y devenir prêtres ».

    Le fait que De Kesel met ainsi fin brutalement à l'initiative de son prédécesseur, il ne le nie pas. « Ceci est une autre politique. De Kesel donne sa propre interprétation à ses fonctions d'archevêque. Mais il n’a pas opté pour ce choix en l’espace d’une nuit. Cette décision a été prise en concertation avec les autres évêques. »

    "Cela sent l'abus de pouvoir"

    La déclaration officielle de l'archidiocèse provoque dans l'Eglise, et même au-delà des frontières nationales, des froncements de sourcils. « C’est une curieuse décision», a déclaré un juriste en droit ecclésiastique, Kurt Martens.

    « L'argument selon lequel il y a une pénurie de prêtres, est flagrant pour tout le monde. Nous vivons dans un monde globalisé. Appliquez ce raisonnement et aucun prêtre des Pays-Bas ne pourrait exercer son apostolat en Belgique. Ou des prêtres anversois au Limbourg. »

    Cela ressemble à un règlement de compte entre De Kesel et son prédécesseur Léonard. « Tout ce qui rappelle Leonard, doit disparaître. Cela sent l'abus de pouvoir. Il se pourrait que Monseigneur De Kesel doive s’attendre à un été chaud. »

    Pour la tendance plus conservatrice au sein de l'Eglise belge, la mise a l’écart de séminaristes constitue un dossier symbolique. Les séminaristes déambulent en soutane et professent une foi plus traditionnelle, inspirée par le prêtre français Michel-Marie Zanotti-Sorkine. Ils constituent un milieu de vie en soi.

    Geert De Kerpel, rédacteur en chef de Tertio, relativise : « L'argument de la pénurie de prêtres semble valable. Mais De Kesel adopte bel et bien une nouvelle ligne. On fait pas d’omelettes sans casser des œufs ».

    Le Vatican a annoncé «vouloir respecter les pouvoirs décisionnels des évêques et ne peut donc pas faire de commentaires sur leurs décisions ».

    L'article en néerlandais :

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  • 21 - 29 juin : GRANDE NEUVAINE AU COEUR IMMACULÉ DE MARIE DANS LES PAROISSES DE SAINTE CATHERINE À BRUXELLES ET SAINT JOSEPH À UCCLE

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    Du mardi 21 juin au mercredi 29 juin


    GRANDE NEUVAINE AU COEUR IMMACULÉ DE MARIE DANS LES PAROISSES DE SAINTE CATHERINE À BRUXELLES ET SAINT JOSEPH À UCCLE

    Nous prierons pour le diocèse de Malines-Bruxelles, ses évêques, ses prêtres et ses séminaristes, en particulier ceux de la Fraternité des Saints Apôtres.

    Nous vous proposons de vivre ce temps de prière chez soi ou en paroisse à l’église sainte Catherine (après les messes de 18h15).

    Le dernier jour de la neuvaine le 29 juin…

    Aura lieu une grande veillée d’adoration, de prières et d’action de grâces de 19h30 à 21h à l’église saint Catherine (Bruxelles)

    Nous remercierons pour cette année riche de vie paroissiale, pour nos prêtres et séminaristes et nous demanderons à Dieu de combler de grâces la Fraternité des Saints Apôtres.

    Dans cette veillée, nous ferons un acte d’espérance radical, nous renouvèlerons notre foi en la puissance de Notre Dieu, de la Vierge Marie, de la cohorte des saints et des anges du Ciel. Nous leur demandons d’ouvrir les coeurs de chacun à l’Amour de Dieu, de faire briller en chacun des évêques, des prêtres et des séminaristes du diocèse la joie de l’unique Vérité.

    – Télécharger la Neuvaine –   (fr)
    – Télécharger la Neuvaine –   (nl)

    Venez nombreux ! 

    A Jésus par Marie.

  • La lettre d'une paroissienne de Sainte-Catherine à Mgr De Kesel

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    Lettre d’une paroissienne à Mgr de Kesel

    Nous vous partageons une lettre parmi tant d’autres écrite à Mgr de Kesel par une paroissienne.

     Bruxelles, le 17 juin 2016  

    Monseigneur,

    Je prends connaissance avec stupéfaction de votre communiqué concernant la Fraternité des Saints Apôtres. Après avoir rappelé combien l’option d’une fraternité est « fondamentale et précieuse pour la vie du prêtre aujourd’hui », vous décidez que les prêtres de la FSA ne pourront plus compter sur celle-ci puisque trop nombreux ! J’avoue ne pas comprendre. Le Christ Lui-même avait l’habitude d’envoyer ses apôtres prêcher deux par deux au moins. La vie en communauté est une vraie force pour les prêtres aujourd’hui, et presque une nécessité tant leur apostolat est difficile. Et si ces jeunes prêtres et séminaristes de la FSA ont choisi cette option, c’est qu’ils reconnaissaient que c’était un besoin pour eux. Là est leur vocation. Vous détruirez leur apostolat en les renvoyant dans une solitude qu’ils n’ont pas voulue, et dont ils ne sont peut-être pas capables.

    Quant à nous, ma famille et moi-même, nous avons retrouvé le Christ grâce à eux à Sainte Catherine. Loin de ces paroles trop souvent entendues dans les paroisses, si complaisantes pour chacun, mais, souvent, hélas, vides de sens, il nous a semblé, à Sainte Catherine, entendre prêcher la Vérité. Avec simplicité et avec une foi inébranlable, ces jeunes prêtres nous ont donné une envie irrésistible de suivre le Christ. Venez et voyez par vous-même, Monseigneur, je suis sûre que vous serez vous aussi conquis par le magnifique apostolat qui se déroule à Sainte-Catherine ! Combien de conversions n’avons-nous pas connues dans notre entourage ! Des amis croyants non pratiquants qui retrouvent avec joie le chemin de l’église- de l’Eglise ! D’autres qui le découvrent pour la première fois, et qui en sont métamorphosés !

    Vous ne vous doutez pas, je pense, de tout le bien que cette fraternité a fait à l’Eglise de Bruxelles, et de cette joie nouvelle qui naît dans nos cœurs à son annonce de l’Evangile ! Si vous aussi, Monseigneur, vous tenez à ce que la Bonne Nouvelle soit annoncée au plus grand nombre, si vous aussi, vous souhaitez voir notre Eglise de Bruxelles renaître de ses cendres, si vous êtes heureux vous aussi de voir le plus grand nombre se mettre à la suite du Christ, si vous êtes sensible au message du Christ, si, vous aussi vous souhaitez que soit distribuée au plus grand nombre cette eau vive, qui devienne en eux une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle 1, si vous ne voulez pas, un jour, pouvoir être accusé de ne pas avoir donné à boire à ceux qui avaient soif, alors, je vous en conjure, revenez sur votre décision ! Nous avons besoin à Bruxelles des Saints-Apôtres, et nous avons besoin qu’ils restent en fraternité et à Sainte-Catherine !

    Avec de nombreux paroissiens, nous attendons avec une grande espérance votre nouvelle décision. Laissez, je vous en supplie, annoncer l’Evangile à Sainte Catherine ! Monseigneur, j’espère que vous daignerez agréer l’expression de mon très profond respect.

    Une copie de cette lettre est adressée à son excellence le nonce apostolique Monseigneur Berloco.

  • Le communiqué de presse des paroissiens de Sainte-Catherine suite à l’immense mobilisation de ce 19 juin 2016

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    265cd9dc-95d9-435d-93f0-3ff850cc4729.jpgCommuniqué de presse des paroissiens suite à l’immense mobilisation de ce 19 juin 2016

    Bruxelles, le dimanche 19 Juin 2016

    Communiqué de presse : Les paroissiens de Sainte-Catherine, menacés d’être privés de la Fraternité des Saints Apôtres, ont envoyé un message au pape François pour obtenir son soutien et demandent à Mgr de Kesel une rencontre en urgence cette semaine.

    Aujourd’hui, un rassemblement de grande ampleur a eu lieu à la paroisse Sainte-Catherine, dans le centre de Bruxelles, pour soutenir la Fraternité des Saints Apôtres, en réaction à la décision annoncée par l‘Archevêché il y a quelques jours de ne plus accueillir dès la fin du mois de juin cette Fraternité de 6 prêtres et 23 séminaristes en Belgique. La raison ? Il y aurait trop de Français parmi eux, ce qui serait une concurrence déloyale pour les diocèses français en manque de prêtres.

    Une Fraternité qui attire pourtant chaque semaine plus de 400 paroissiens…et qui est très intégrée localement, comme le prouvent les nombreux témoignages d’amitié apportés par les restaurateurs de la place Sainte Catherine.

    Devant les médias nationaux qui s’étaient déplacés en nombre pour l’occasion (RTBF, RTL, la Capitale, etc.), plus de 1000 personnes ont assisté à la messe de 10h30 avant de se retrouver sur le parvis de l’église Sainte-Catherine et d’adresser un message de soutien à leurs prêtres et séminaristes, pour les remercier de tout ce qu’ils avaient accompli dans leur paroisse depuis la réouverture de l’église il y a deux ans. De nombreux témoignages spontanés ont été livrés par des paroissiens provenant de diverses communes devant la foule compacte rassemblée dans une atmosphère joyeuse et chargée en émotion.

    Ils ont également adressé un message fort à l’Archevêque Mgr de Kesel et à Mgr Kockerols, son auxiliaire, les invitant à répondre à leurs questions, restées jusqu’ici sans réponse.

    Après un chant poussé en l’honneur des séminaristes, les enfants de la paroisse ont lâché 23 colombes représentant les 23 séminaristes de la Fraternité, en signe d’espérance et comme un message adressé au pape François, qui lui, saurait certainement les entendre !

    Lors de ce rassemblement, les paroissiens ont tenu à rappeler qu’ils ne contestaient pas l’autorité de leur archevêque, au contraire, ils lui ont tendu une nouvelle fois la main, en lui demandant de les rencontrer au plus vite. Ils ont cependant fait remarquer qu’à aucun moment les paroissiens n’avaient été entendus alors qu’ils sont les premiers bénéficiaires de l’apostolat de la Fraternité. Il manque vraisemblablement à notre Archevêque des informations fondamentales pour pouvoir prendre une décision équilibrée quant à l’avenir de cette Fraternité dans notre diocèse.

    Les paroissiens ont réitéré leurs questions posées maintes fois à l’Archevêché et qui demeurent toujours sans réponse aujourd’hui :

    • Monseigneur de Kesel ne souhaite plus accueillir la Fraternité des Saints Apôtres (FSA), une jeune communauté de prêtres et de séminaristes, sous prétexte qu’elle comporte trop de Français. Est- il bien l’évêque de la capitale de l’Europe du XXIème siècle ?
    • Le principe de solidarité vis-à-vis des évêques français, invoqué dans le communiqué de l’Archevêché pour ne plus continuer l’oeuvre entamée par Monseigneur Léonard, et ce malgré tous les succès de la FSA que lui-même reconnaît dans ce même communiqué, n’a pas de sens. En effet, sur 80 séminaristes en formation à Namur aujourd’hui seulement 25 sont belges. Va-t-on tous les renvoyer dans leur pays ? Va-t-on renvoyer tous les prêtres africains, polonais qui viennent nous aider à porter le message du Christ en Belgique ? L’Eglise catholique n’est-t- elle plus universelle et ne transcende-t-elle pas les frontières ? L’argument invoqué ne tient évidemment pas la route et nous espérons qu’il n’y a pas derrière cela d’autres réalités purement idéologiques moins avouables. Quelle étonnante solidarité que celle de laisser des séminaristes dans des bâtiments en piteux état et de leur couper les vivres depuis plusieurs mois (80.000 euros de manque) ! Une telle attitude manquant à l’accueil et à la charité élémentaire a- t-elle sa place dans l’Eglise qui prône l’accueil du prochain, le vivre-ensemble, la charité, et l’amour du prochain ?
    • Un jeune néerlandophone belge du diocèse (donc ni français, ni étranger), déjà ordonné diacre, devait être ordonné prêtre en ce mois de juin. Son ordination a été reportée sine die. A-t-on tant de vocations en Flandre que l’on puisse se permette une telle attitude ? Cette situation est tout simplement grotesque et inhumaine.

      Un rendez-vous est demandé en urgence pour cette semaine avec Monseigneur de Kesel afin de clarifier les choses. Une lettre est partie dès hier à son attention. A la suite de ce rendez-vous, nous espérons trouver ensemble une solution de bon sens.

      http://www.paroissiensdesaintecatherine.wordpress.com

     

    Flyer délivré lors du happening place Sainte Catherine le 19/06/2016 (FSA)

    De très nombreux fidèles de la paroisse Sainte Catherine sont stupéfaits d’apprendre la décision de l’archevêché de mettre fin à l’accueil de la Fraternité des Saints Apôtres (FSA) dans le diocèse de Malines-Bruxelles.  En effet, alors même que le Pape François invite le Clergé à servir les fidèles et non se servir d’eux, les paroissiens n’ont jamais été rencontrés ni consultés à propos de l’apostolat des prêtres et des séminaristes. Ils sont les premiers concernés. Ils ont posé des questions à leurs évêques.  Elles sont restées sans réponse à ce jour :

    • Est-ce que la paroisse sainte Catherine sera confiée à l’apostolat des prêtres en tant que communauté et selon leur charte de vie ?
    • Quel est le contenu du dossier Sainte Catherine ?
    • Pourquoi le dialogue en confiance et transparence est-il si difficile ?
    • Pourquoi prendre des décisions sans concerter les laïcs ?
    • Pourquoi les prêtres de la FSA sont les seuls à ne pas être invités aux réunions du diocèse ?
    • Pourquoi les séminaristes de la FSA sont les seuls à ne pas être invités à la réunion des séminaristes du diocèse ?
    • Pourquoi les évêques ne viennent-ils pas eux-mêmes nous rencontrer ?
    • Pourquoi l’invitation à Mgr De Kesel à venir célébrer à Sainte Catherine (signée par plus de 200 paroissiens) reste-t-elle sans réponse ?
    • Pourquoi les frais de logement et d’étude des séminaristes ne sont pas réglés (plus de 80 000 €)?
    • Pourquoi l’ordination sacerdotale du frère diacre est-elle reportée sine die malgré tous les feux verts ?

    Face à cette éviction et face à vos projets de fermeture de tant de paroisses : quelle Eglise voulez-vous ?

    Pour contacter nos évêques :

    Monseigneur Jozef De Kesel
    Archevêché
    Wollemarkt, 15
    2800 Mechelen
    secretariat.archeveche@catho.be
    015 29 26 11

    Monseigneur Jean Kockerols
    Rue de la Linière, 14
    1060 Bruxelles
    vicariat.general.bruxelles@catho-bruxelles.be
     02 533 29 11

  • Expulsion de la Fraternité des Saints Apôtres : de nombreux chrétiens de Bruxelles ont manifesté leur profond désaccord avec la décision de l'archevêque Mgr De Kesel. Mais encore ?

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    Ce dimanche 19 juin 2016 à l'église et sur la place Sainte-Catherine à Bruxelles:

    reportage RTL

    JPSC

  • Mobilisation pour les Saints Apôtres à Sainte-Catherine

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    http://www.rtbf.be/auvio/detail_manif-contre-l-exclusion-de-la-fraternite-des-saints-apotres?id=2120175

    Un journal italien - Tempi - rend compte de ce surprenant épisode de la vie de l'Eglise de Belgique : http://www.tempi.it/chiesa-di-bruxelles-vuole-privarsi-dei-frutti-magnifici-della-fraternita-dei-santi-apostoli#.V2bmZruLS72

    Et encore : http://www.lastampa.it/2016/06/21/blogs/san-pietro-e-dintorni/bruxelles-chiede-aiuto-al-papa-ChpcV8UWB40Mkmlha3DrnI/pagina.html

  • Bruxelles, dimanche 19 juin 2016 : mobilisation à Sainte Catherine en soutien à la Fraternité des Saints Apôtres

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    13423708_301140283560558_2002485981486187212_n.jpgCe dimanche 19 juin 2016, des paroissiens de Sainte Catherine vous invitent à se joindre à eux pour une journée de mobilisation, forte en émotions.

    Au programme :

    - 10h30 Grand-messe solennelle à l'Église Sainte Catherine
    - 12h00 pique-nique tiré du sac SUR la place Sainte-Catherine
    - 13h30 nous vous préparons une surprise, qui avec votre mobilisation fera parler des chrétiens de Belgique jusque dans les couloirs du Vatican !!

    Nous vous attendons tous, nombreux et motivés, avec vos familles, vos amis, les paroissiens de toutes les églises de Belgique ou d'ailleurs qui souhaitent se faire enfin entendre.

  • Laïcité: quand la neutralité cache le mépris religieux

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    Du P. Charles Delhez dans « La Libre » du 15 juin 2015 :

    « En 1950 déjà, Emmanuel Mounier déclarait défunte la chrétienté, cette société de part en part religieuse. Mais peut-être, aujourd’hui, devons-nous dire adieu à une autre figure sociétale, celle qui se considère comme intrinsèquement séculière, rejetant toute religion comme un supplément inutile, voire nuisible. " En Europe, explique Eric-Emmanuel Schmitt, dans sa "Nuit de feu", sans pour autant être d’accord , les intellectuels tolèrent la foi mais la méprisent. La religion passe pour une résurgence du passé. Croire, c’est rester archaïque; nier, c’est devenir moderne ." Régulièrement, en effet, des voix s’élèvent pour exclure les religions de la sphère publique et les confiner dans le privé, voire dans l’intime - sous entendu : faute de pouvoir les éradiquer. Cette conception méprisante s’abrite volontiers derrière la neutralité. Mais comment définir cette dernière ? Par une absence de convictions ? Mais, dans les faits, n’en est-ce pas déjà une, ainsi qu’a pu l’illustrer l’affaire des cours de morale ?

    Le philosophe Habermas, lui, estime que l’heure est à la société "postséculière" : les religions y gardent leur pertinence. La dimension religieuse est en effet constitutive de notre humanité, et les croyants sont des citoyens comme les autres. Ils ont non seulement le droit, mais le devoir de participer au débat de société en vue de bâtir l’avenir. Il n’y a pas de citoyenneté sans convictions. Si l’Etat doit être neutre, la société - faut-il le rappeler ? - ne l’est pas et s’appauvrirait en le devenant. Le rôle de l’Etat est de permettre à la diversité de s’exprimer et de dialoguer, tout en préservant la paix sociale.

    Cependant, s’il ne faut pas éradiquer les religions, il faut éduquer les croyants. Dans sa "Lettre ouverte au monde musulman" (2015), Abdennour Bidar est tout aussi sévère pour son " cher islam " qui a fait de la religion " l’empire de la soumission " que pour l’Occident qui a oublié la puissance de la religion - en bien comme en mal, précise-t-il. Il y a donc tout un travail de rééducation à faire, qui passe par une approche critique de la religion. Il ne faudrait pas, en effet, que son retour soit la victoire du fondamentalisme et du radicalisme.

    L’école peut donc aider les religions à ne pas tomber dans le prosélytisme outrancier, l’obscurantisme aveugle, le dogmatisme intolérant, et même la violence. Mais si elles ont besoin du regard critique de la modernité (qui se cherche encore), celle-ci a besoin de l’instance critique que sont les religions tout comme, dans la Bible, le roi devait entendre le prophète. La notion de citoyenneté ne peut cacher un absolutisme d’Etat.

     Pour un enfant qui arrive à l’école avec un enracinement catholique plus ou moins explicite, un cours de religion clairement référencé (dans le réseau libre comme dans l’officiel) peut l’accompagner dans son questionnement, dans sa recherche de sens, de valeur, de spiritualité. L’enfant, en effet, n’arrive pas vierge de toute religion à l’école. Dans le milieu familial, il a été formé, voire formaté. Notre société n’est elle-même pas sans passé. La tradition judéo-chrétienne fait partie du patrimoine culturel et peut servir de ressource pour poser la question du sens. C’est ce que les cours de religion catholique peuvent offrir, et cela même à celui qui n’a pas la foi, mais qui a choisi le réseau catholique. Et pour le réseau officiel, ce raisonnement peut être aussi tenu, mais en l’appliquant également à d’autres traditions religieuses. A ces conditions, un réel dialogue citoyen sera possible.

     Notre société est en pleine mutation. Il faut y préparer le jeune, avec les ressources souvent ignorées de sa propre tradition religieuse, en dialogue avec celle des autres. Tel est un des rôles - délicat, mais incontournable - de l’école. Ce n’est pas en niant la dimension religieuse ni en parlant de neutralité, antidote de la rencontre vraie, que l’on servira l’avenir.

    Ref. Laïcité: quand la neutralité cache le mépris religieux

    JPSC

  • Bruxelles, 22 juin : conférence-débat "L’Europe, la politique et la famille – quels enjeux et défis aujourd’hui et demain ?"

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    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE)

    a le plaisir de vous inviter à une conférence débat sur le thème

    L’Europe, la politique et la famille – quels enjeux et défis aujourd’hui et demain ?

    le 22 juin 2016 à 19H30

    Square de Meeûs 19 - 1050 Bruxelles

     « Le rôle social de la famille est appelé à s'exprimer aussi sous forme d'intervention politique: ce sont les familles qui en premier lieu doivent faire en sorte que les lois et les institutions de l'Etat non seulement s'abstiennent de blesser les droits et les devoirs de la famille, mais encore les soutiennent et les protègent positivement. Il faut à cet égard que les familles aient une conscience toujours plus vive d'être les «protagonistes» de ce qu'on appelle «la politique familiale» et qu'elles assument la responsabilité de transformer la société; dans le cas contraire, elles seront les premières victimes des maux qu'elles se sont contentées de constater avec indifférence. »  - Saint Jean Paul II, Familiaris Consortio 44

    A partir de cette exhortation à destination des familles, le Président de la FAFCE, Antoine Renard débattra avec Maria Teuscher Hildingsson qui représente le Comité des citoyens de l’Initiative citoyenne européenne Mum, Dad & Kids.

    Le débat sera animé par Joseph Junker d’Action Famille.

    Inscriptions avant le 17 juin par courrier électronique : info@fafce.org