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Belgique - Page 342

  • Quand on ne sait même plus lire...

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    L'abrutissement collectif est-il inéluctable ? On peut le penser au vu de ces nouvelles statistiques qui viennent d'être publiées. Comment veut-on que des élèves qui ne savent même plus lire soient capables de développer des "compétences" et de faire preuve du moindre esprit critique ? L'inculture gagne du terrain, jour après jour (source) :

    ... PISA nous avait déjà ouvert les yeux… Mais voilà que PIRLS le confirme. PIRLS? Kesako? Il s’agit du Programme international de recherche en lecture scolaire, lancé en 2001 par l’IEA (Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire), et qui évalue, vous l’avez compris, les enfants de primaire dans le domaine de la lecture. Une des différences avec les études PISA, c’est que PIRLS est ouvert à des pays non-OCDE.

    En 2006 déjà, lorsque la Fédération Wallonie-Bruxelles avait rejoint le programme, la situation n’était pas rose. Avec un score de 500, elle se situait exactement au niveau de la moyenne internationale des 45 systèmes éducatifs participants. Il ressortait que nos petites têtes blondes de 4e primaire avaient quelques difficultés à comprendre et à utiliser les formes du langage écrit que requiert la société. Quatre compétences étaient alors définies: prélever des informations, faire des inférences directes, interpréter et assimiler et examiner et évaluer le contenu. (...)

    Les élèves « bon lecteurs » ne seraient que 25% dans nos classes (contre 45% en moyenne). Ceux qui ne dépassent pas le niveau jugé « élémentaire » sont eux plus nombreux : 30% (moyenne : 19%).

     

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  • Quand Mgr Léonard laisse les médias sur leur faim

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    En ce temps de Noël, les médias auraient volontiers exploité l'une ou l'autre sortie de Mgr Léonard qui aurait pu faire le buzz. Malheureusement pour eux, l'archevêque a évité de tomber dans leurs pièges; du coup, ils sont un peu déconfits comme le suggère Christian Laporte :

    "A la veille de la fête de la Nativité, les grandes chaînes de télé accueillent l’archevêque de Malines-Bruxelles avec l’espoir qu’André-Joseph Léonard sorte l’une ou l’autre déclaration forte assurée de faire le "buzz". Un moment d’autant plus attendu ici que le prélat s’est fait très discret cette année. Mieux, il a souvent préféré honorer des rendez-vous de prière et de célébration plutôt que de répondre aux sirènes médiatiques ! Cela dit, avec des sujets "hot" comme le mariage pour tous en France ou la demande d’élargir l’euthanasie aux mineurs en Belgique, nos collègues pouvaient raisonnablement atteindre leurs objectifs. Mais l’invité est resté fort prudent sans pour autant mettre son drapeau en poche.

    Ainsi, à propos du mariage homosexuel, il a été très œcuménique voire interreligieux :"Nous pensons avec d’autres, pas forcément des chrétiens, que le mariage est fondamentalement, par définition et par nature, l’union, capable éventuellement de transmettre la vie, d’un homme et d’une femme et qu’il y a intérêt à respecter cette réalité. Nous ne refusons à personne le droit de cohabiter mais ce que je remets en question c’est qu’on appelle cela un ‘mariage’. Les contrats de vie commune existants suffisent à garantir fiscalement, économiquement, etc., la vie ensemble."

    Quant aux manifestations françaises contre le mariage homosexuel, il n’a pas hésité à dire"que le combat mené en France est d’avant-garde, prophétique pour l’avenir de la famille."Mais là aussi, il précise que les trois religions monothéistes"sont d’accord sur ce sujet parce qu’elles sont attentives : nous pensons parfois en Occident qu’il suffit d’un vote majoritaire pour changer la nature profonde des choses. Or un vote de ce type n’est pas nécessairement en faveur d’une loi qui est juste. On a connu des lois votées démocratiquement et qui ont semblé injuste à la classe ouvrière, et donc qui ont été contestées, avec raison."

    Sur l’extension de l’euthanasie, Mgr Léonard s’est contenté de rappeler l’opposition des évêques belges mais a insisté sur le droit du personnel médical de pouvoir lui aussi jouir vraiment de l’objection de conscience.

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/786187/mgr-leonard-la-ligne-romaine.html

    thmb_13038_img1.jpgDu coup, la RTBF se rattrape en se livrant à "une piqure de rappel" au cas où l'on aurait oublié les affaires de pédophilie ecclésiastique. On en attendait pas moins de sa part à la veille de Noël. C'est fait avec la promotion ce matin sur ses antennes, d'un mauvais film pseudo-humoristique consacré à ces affaires. 

  • Apocalypse now ?

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    L’ « information » a eu ces dernières semaines son petit succès médiatique : pour certains théoriciens de l'apocalypse, la fin du monde, c'est pour ce vendredi 21 décembre 2012. Même si les Mayas n'ont pas vraiment prédit cette fin du monde, mais plutôt la fin d'une ère, la légende a la peau dure. Le calendrier maya, à l'origine des spéculations de la fin du monde 2012, est gravé sur une pierre de Torguero, au Mexique…

    Le Père Irénée, moine de l’abbaye bénédictine (rite romain et rite byzantin) de Chevetogne (Belgique) commente ce désir récurrent d’apocalypse:

    “ La fin du monde est un sujet contemporain de toutes les époques. Comme si elle était une antique prévision enfouie au plus profond de l’homme. Suscitant sa crainte et lui faisant prendre conscience de sa fragilité extrême, elle l’encourage à se rendre compte qu’il existe plus grand que lui-même. De ce schéma classique, la Bible ne s’écarte guère. Mais elle invite le lecteur à dépasser ses peurs archaïques en engageant une réflexion sur ce qu’est le temps selon Dieu. En affirmant que pour Lui « mille ans sont comme un jour », elle révèle que la mesure du temps est relative et que son étalon, son « horloge atomique » est la conversion des hommes. Comprise ainsi, la fin du monde est un événement à la fois cosmique et individuel qui se joue dans le cœur de chaque homme. Un cœur qui, de façon irrépressible, aspire à la venue du Seigneur afin de goûter la vie divine en plénitude. Mais alors, pourquoi tarde-t-il, se demandent les croyants jusqu’aujourd’hui ? Parce que « Dieu n’accepte pas que quelques-uns se perdent » !

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  • Euthanasie : mon cœur dit non !

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    L’agence belga le rapportait mardi : l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a salué l'annonce du prochain dépôt par le parti socialiste de propositions visant à "actualiser" la loi sur l'euthanasie votée il y a dix ans, par le parlement fédéral belge

    Le sénateur P.S. Philippe Mahoux, l'un des pères de la loi, déposera des textes visant notamment à l'élargir aux mineurs et à prendre en compte le cas des personnes atteintes d'Alzheimer.

    Ces textes viseront plus précisément à étendre la loi aux mineurs "s'ils sont capables de discernement, atteints d'une maladie incurable et d'une souffrance inapaisable".

    Ils auront par ailleurs pour objectif de "prendre en compte la situation des patients atteints de maladies mentales dégénératives (de type Alzheimer)".

    Le PS souhaite à cet égard l'organisation d'un débat au Sénat pour "vérifier si les dernières avancées des neuro-sciences permettent d'étendre la loi aux personnes souffrant de ce type de maladies lorsque celles-ci le souhaitent", cela dans des circonstances qui devraient être très précisément définies pour garantir tant "l'autonomie des patients" que la "sécurité juridique des médecins".

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  • Sur info.catho.be

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  • "Tout ça..." et les jeunes pro-life ; des questions et des réponses sur une émission discutable

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    Antony Burckhardt répond aux questions soulevées par la diffusion d'une émission ("Tout ça ne nous rendra pas le Congo") que Safia Kessas a consacrée aux jeunes organisateurs de la Marche pour la Vie :

    ''Le temps des cerises" est sorti il y a une semaine, reflète-t-il fidèlement vos actions ou relève-t-il de la désinformation ?

    Comme vous le savez, un sujet journalistique (reportage, documentaire, JT) n'est jamais un miroir de la réalité. Quel que soit son parti pris il est toujours et avant tout une construction. Pour réaliser ce sujet Madame Kessas et son équipe ont dû élaborer un scénario. En fonction de celui-ci ils ont ensuite procédé à des coupes. Ce qui était inévitable dans la mesure où ce documentaire dure 20 minutes tandis que sa réalisation s'est étendue sur un an ! Comme vous j'ai découvert le scénario en question quelques jours avant la diffusion, sur le site de la Rtbf : nous sommes des croisés qui militons contre tous les vices que compte la société belge, et je suis une illustration vivante du péché d'orgueil. A partir de ce moment l'affaire est pliée : tout ce qui accrédite ce scénario sera diffusé à l'écran, le reste ira aux oubliettes...

    Avez-vous des exemples concrets qui révèlent le parti-pris de la Rtbf ?

    Ils sont nombreux, mais je vais me limiter à trois. Commençons par la première séquence ou nous sommes filmés distribuant des tracts rue Neuve à Bruxelles. Comme vous avez pu le constater j'essuie plusieurs refus consécutifs. Bien sûr, Mme Kessas et son équipe n'ont pas inventé ces images... Mais en ne diffusant que celles-ci ils laissent croire que nos campagnes de rue ne reçoivent qu'indifférence ou hostilité. Pourtant, en six mois, c'est près de 15 000 tracts couleurs qui ont été distribué et des centaines de dialogues engagés ! Deuxième exemple : Safia Kessas a totalement zappé les visites que nous avons effectuées auprès du grand rabbin de Bruxelles et auprès de l'imam de la mosquée du cinquantenaire. A-t-elle jugé ces images indignes des ultras que nous sommes ? Enfin, que penser de la conclusion du documentaire qui met en scène un monsieur tenir un discours imbuvable pour le spectateur belge ? J'ai constaté que c'est la troisième fois que cette personne apparaît dans les reportages des chaînes francophones.. Est-ce vraiment un hasard ?

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  • Offir un CD de Noël pour une première annonce de l'Evangile

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    Nous souhaitons donner l’occasion aux chrétiens d’aller à la rencontre des habitants de leur quartier et de leur entourage en partageant leur foi par un geste simple. Nous espérons permettre à plus d’un million de personnes d’entendre le sens profond du message de Noël pour leur donner une chance d’être touchées par lui. 

    Ce projet est porté par Argos Production, P.U.S.H. et les Editions Mediaclap. 

    Voir les autres vidéos : http://www.youtube.com/user/ThePUSHLIVE

    Des centaines de personnes, de paroisses et d'institutions participent à ce projet.

    Plus de 200.000 CDs déjà écoulés en francophonie à ce jour. L'opération en cours jusque début janvier. Redonnons une signification à la fête de Noël dans un contexte religieux, ou moins religieux comme les marchés de Noël, redonnons du sens à la naissance de Jésus, fils de Dieu fait petit enfant ! 

    Offrons un CD vendu à prix coûtant. CD à partir de 0,50 € pour 1.000 ou 1,00€ pour 1 unité (prix dégressif en fonction de la quantité) Frais de port en sus, livré sous 24h à réception du règlement.

    Contact en Belgique : famille@galloy.be ou 04 374 23 74

    Regardez l’interview et le clip tourné en Terre Sainte sur la RTBF Une le 25 décembre à 23h55 dans l’émission « il était une foi ».

    Pour plus d’informations, écouter les 6 morceaux, et consultez les vidéos et dessins animés de ce beau projet : http://www.etoilesdenoel.com/

    http://www.facebook.com/etoilesdenoel

  • La loi peut-elle dire l'histoire ?

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    9782802738152FS.gifVia un site d'histoire, nous trouvons la recension d'un ouvrage paru récemment et qui soulève cette intéressante question : La loi peut-elle dire l'histoire ?

    La loi peut-elle dire l'histoire?

    Droit, Justice et Histoire

    Sous la direction de : Bertrand Favreau

    Editeur : Bruylant

    Présentation de l’éditeur :

    Pourquoi des « lois mémorielles » censées déclarer, voire imposer, un point de vue officiel sur des événements historiques ? En France, la loi dite «Gayssot «du 13 juillet 1990 est la première «loi mémorielle». Son but était de lutter contre ce négationnisme et de reconnaître la douleur des survivants et des descendants des victimes face à ces remises en cause. Les lois suivantes ont repris ces objectifs de lutte contre la négation de faits historiques avérés (génocide arménien, esclavage, traite négrière) et de reconnaissance des mémoires blessées (Arméniens, habitants des départements d’outre-mer, anciens colonisés, rapatriés, harkis).

    En Belgique, la loi du 23 mars 1995 tend à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation du génocide commis pendant la Seconde Guerre mondiale par le régime national-socialiste allemand. La question de l’efficacité de ces dispositifs est en débat. Plusieurs conceptions des rapports entre la loi et l’histoire s’affrontent. Les partisans de telles lois soulignent qu’il ne s’agit pas de dicter l’histoire mais de lutter contre (le négationnisme ?); les opposants à la loi disent que celle-ci instaure une «vérité officielle».

    Certains affirment aussi qu’elles seraient contraires à la liberté d’expression et aux droits de l’homme et donc contraire à plusieurs instruments internationaux. Les «lois mémorielles» n’incitent-elles pas à une « guerre des mémoires » et à une «concurrence des victimes» ? Ces lois ne remettent-elles pas en cause les frontières entre histoire et mémoire ? Faut-il une multiplication de tels textes ou bien au contraire une abrogation totale ou partielle de ces lois ?

    Un intervenant, sur le site en question, précise : "Il s’agit de la parution plusieurs fois différée des actes d’une journée d’études à la Maison des avocats de Paris."

  • A propos du mariage entre personnes du même sexe : chiffres et bouleversements sociétaux

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    Histoires de chiffres et chiffres des bouleversements sociétaux

    Inévitablement les conversations aujourd’hui sont influencées par l’actualité et les manifestations en France. Le mariage des personnes homosexuelles mobilise les foules. Des bus partiront aussi de Belgique le 13 janvier prochain : destination Paris !

    En Belgique, le « mariage » homo est passé inaperçu.

    Non, nous n’avons pas manifesté lorsque le 1er juin 2003, il a été autorisé.

    Quant à l’adoption d’enfants, par des personnes homosexuelles, il y eut – vous en rappelez-vous ?- une petite mobilisation de 5.000 personnes, dans le parc du Cinquantenaire, le 10 septembre 2005 grâce à l’action nationale de plusieurs associations, notamment «  Action pour la famille ».

    En 2007, les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) étaient accessibles non seulement aux couples infertiles, mais aussi aux personnes seules, et donc les femmes homosexuelles. Le nombre de PMA accordées aux personnes homosexuelles n’est pas répertorié, nous semble-t-il. Cela relève de la vie privée…

    Que nous disent les chiffres :

    Le nombre cumulé de mariages de personnes de même sexe depuis 2004 est de 6.625 soit près de 950 mariages "homo" par an. A noter que le nombre cumulé de mariages hétéro est de 307.886

    Pour savoir quelle est la répartition géographique  des mariages entre personnes de même sexe : http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/population/mariage_divorce_cohabitation/mariages/homosexuels/

    Nombre de divorces  "homo" sur cette courte période de 6 ans : 705

    Ce chiffre est en constante augmentation, trois fois plus en 2010 qu’en 2007. En 2010, pour 1082 mariages de personnes de même sexe,  on enregistre 225 divorces : 24%. Ce taux élevé de 24% de divorces est d’autant plus interpellant, qu’il ne s’applique qu’à une période et à un nombre relativement faible de mariages. Peut-on en déduire une certaine fragilité  et une instabilité des couples "homo" ?

    Passons maintenant aux nombres d’adoptions :

    C’est depuis le 1er septembre 2005 que la loi permettant l’adoption par des personnes homosexuelles est entrée en vigueur. Il faut souligner le fait que ces chiffres comprennent aussi l’adoption par le conjoint homosexuel d’une personne qui était précédemment hétérosexuelle lorsqu’elle a eu cet enfant.

    http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/population/autres/adoptions/

    Total cumulé d’enfants adoptés par personnes de sexe différent ou personnes seules de 2009 à 2011 : 2.222

    Total cumulé d’enfants adoptés par personnes de même sexe de 2009 à 2011 : 13 (2010 : 2 et 2011 : 10)

    Le nombre de « mariages » semble ne pas évoluer, se stabilisant autour des 1.000 par an. Par contre, le nombre de divorces est en constante augmentation, atteignant le taux de 24%. Le nombre d’enfant adoptés en très grande augmentation, mais restant proportionnellement très faible.

    Alors on pourrait se dire : tout ce « ramdam » autour de l’adoption pour 13 enfants ? Pourquoi une minorité de gens, que nous respectons en tant que personnes, font-ils tellement de bruit par leurs revendications au nom de la non-discrimination ?

    Ces 13 enfants feront-ils autant de bruit dans quelques années parce qu’ils auront été, eux surtout, discriminés par rapport aux enfants ayant pu avoir un papa et une maman ?

  • Monseigneur Léonard a célébré la messe selon le rite extraordinaire à l'église des minimes

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    crosse.pngLe dimanche 2 décembre dernier, Mgr Léonard célèbrait la messe du 1er dimanche de l’Avent à l’église des Minimes
    Pour le premier dimanche de l’Avent, Mgr Léonard était invité par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, à l’église des Minimes à Bruxelles. Il y a célébré la messe dans le rite romain extraordinaire. Le prélat a commencé son homélie en rappelant que nous étions certains de mourir un jour, et que la vie serait littéralement insupportable si nous devions vivre quelques centaines, voire quelques milliers d’années.
    lire la suite et découvrir les nombreuses photos prises à cette occasion

  • L'avenir de l'enseignement supérieur, je m'en préoccupe

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    Nous relayons l'appel à la mobilisation contre le plan du ministre Marcourt lancé par les "Alumni" de l'UCL :

    L’AVENIR DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, JE M’EN PRÉOCCUPE !
    Chers Alumni de l’UCL,

    La semaine dernière, par le biais d’une édition spéciale de la Louvain Newsletter, nous vous informions de la vision soutenue par l’UCL dans le débat suscité par l’avant-projet de décret de réforme de l’enseignement supérieur proposé par le Ministre J.-C. Marcourt.

    Vous avez été nombreux à manifester votre soutien à notre Université et à nous proposer d’agir de manière plus concrète.

    En réponse à vos interpellations, et si vous demeurez désireux de prendre une part plus active dans ce débat, nous vous invitons aujourd’hui à envoyer pour ce jeudi 20 décembre au plus tard un courriel ou un courrier à l’adresse des Ministres du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont vous trouverez les coordonnées ci-dessous (si vous envoyez un courriel, merci de mettre l’adresse info-alumni@uclouvain.be en Cci).

    De manière idéale, pour démontrer que votre mobilisation dépasse tout cadre strictement idéologique ou confessionnel, et que vous avez pour principale priorité la défense et le développement d’un enseignement supérieur de qualité, nous vous recommandons de reprendre simplement le texte suivant, sous l’objet : L’avenir de l’enseignement supérieur, je m’en préoccupe !

    Monsieur le Ministre-Président,
    Mesdames et Messieurs les Ministres,

    Au regard du très vif débat suscité par l’avant-projet de décret de réforme de l’enseignement supérieur, je voudrais vous faire part de ma très grande préoccupation quant à l’avenir de l’ensemble de nos universités, de nos hautes écoles et de nos écoles supérieures artistiques, qu’elles se situent en Wallonie ou à Bruxelles.

    Je voudrais également vous inviter à demeurer pleinement à l’écoute des arguments de tous les interlocuteurs en présence, de telle manière que toute réforme -ou évolution- du paysage de l’enseignement supérieur permette véritablement à celui-ci de conserver et d’accroître son degré d’excellence, tant en matière de formation que de recherche.

    Car cette excellence constitue la seule garantie d’avenir pour tous les acteurs de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui devront très prochainement –et inévitablement !- faire face à des défis considérables, notamment sur le plan institutionnel.

    Formulant le vœu que vous vous montrerez attentif à la présente interpellation, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre-Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, l’expression de mes sentiments distingués.


    Merci pour votre mobilisation et pour votre réactivité.

    Pour en savoir plus, lisez l'édition spéciale de la Quinzaine. 
     

    Adresses des membres du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles :

    Monsieur Rudy Demotte
    Ministre-Président du Gouvernement wallon et de la Communauté française
    Rue Mazy, 25/27
    5100 Jambes (Namur)
    rudy.demotte@gov.wallonie.be

    Monsieur Jean-Marc Nollet
    Vice-président de la Wallonie et de la Communauté française,
    Ministre wallon du Développement durable et de la Fonction publique
    Ministre communautaire de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique
    Place des Célestines, 1
    5000 Namur
    info-nollet@gov.wallonie.be

    Monsieur André Antoine
    Ministre du Budget, des Finances, 
    de l’Emploi, de la Formation, des Sports et en charge de la politique aéroportuaire
    Rue d’Harscamp, 22
    5000 Namur
    andre.antoine@gov.wallonie.be

    Monsieur Jean-Claude Marcourt
    Vice-Président et Ministre de l’Economie, des PME, du Commerce extérieur et des technologies nouvelles du gouvernement wallon et Vice-Président et Ministre de l’Enseignement supérieur de la Communauté française
    Rue Kefer, 2
    5100 Namur
    jeanclaude.marcourt@gov.cfwb.be

    Madame Fadila Laanan
    Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances
    15-17, Place Surlet de Chokier
    1000 Bruxelles
    info.laanan@cfwb.be 
     

    Madame Marie-Dominique Simonet
    Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale
    Place Surlet de Chokier, 15
    1000 BRUXELLES
    marie-dominique.simonet@gov.cfwb.be

    Madame Evelyne Huytebroeck
    Ministre de l'Aide à la jeunesse
    Rue du Marais, 49-53
    1000 Bruxelles
    evelyne.huytebroeck@gov.cfwb.be

  • Pédophilie au sein de l’Eglise de Belgique : les désordres de la justice

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    Une confirmation donnée dans la « Libre » de ce jour par Christian Laporte :

    « Les pièces saisies lors des perquisitions effectuées le 24 juin 2010 au palais archiépiscopal de Malines et chez le cardinal Danneels doivent être retirées du dossier Calice, ouvert par le juge d’instruction Wim De Troy, enquêtant sur d’éventuelles tentatives d’étouffement au sein de l’Eglise de faits de pédophilie commis par des prêtres. Ainsi en a décidé hier la chambre des mises en accusation de Bruxelles, appelée à se prononcer - pour la quatrième fois - sur cette question.

    On le sait de longue date : les perquisitions menées le même 24 juin 2010 à la commission Adriaenssens sont définitivement illégales. Les pièces saisies ont dû être retirées du dossier d’instruction. Par contre, si la Cour de cassation avait jugé le 3 avril dernier que les perquisitions à Malines étaient définitivement illégales, elle demandait à la chambre des mises en accusation de Bruxelles de se prononcer sur l’opportunité de les écarter du dossier.

    Elle a répondu par la positive hier, comme le demandait la défense de la Conférence épiscopale et du cardinal Danneels, représentée par Me Fernand Keuleneer. Ces documents parfois hétéroclites, qui, mis bout à bout, représentent 145 mètres de rayons, ne peuvent être pris en considération dans le dossier. Ce n’est pas pour autant la fin du carrousel : les parties civiles peuvent aller en Cassation. Mais l’arrêt est cinglant : il dit que le droit à un procès équitable a été violé sans possibilité de réparation et que la force publique a été utilisée de manière arbitraire. La seule réparation est d’écarter ces pièces.

    Ce n’est pas pour autant la fin de l’instruction, reprise par la juge Colette Callewaert, qui a succédé au juge Wim De Troy. Tous les devoirs d’enquête qui ont été réalisés depuis le 24 juin 2010 - comme l’interrogatoire du cardinal Danneels - restent dans le dossier. La Cour de cassation l’avait dit dans le même arrêt prononcé le 3 avril dernier. "Je l’ai toujours dit : il n’y avait rien à cacher dans ces documents. C’était une question de principe : le juge d’instruction a agi de manière illégale. Je suis satisfait que son action ait été sanctionnée", dit Me Keuleneer.

    Les questions relatives à la légalité de l’enquête ne sont pas épuisées. Le 5 février, la chambre des mises en accusation examinera les conséquences à tirer de la disparition de 445 PV du dossier lors du transfert entre M. De Troy et Mme Callewaert. Ils pourraient avoir été emportés par une femme de ménage lors du déménagement du dossier.

    Des copies conformes de ces PV existent. Elles ont été ajoutées au dossier. Mais la Conférence épiscopale s’interroge : "Pourquoi dit-on 445 PV ? Car on a retrouvé 445 copies. Y en a-t-il d’autres ? On ne peut l’exclure", dit Me Keuleneer. "Et, si le dossier n’est plus complet, il n’est plus fiable", poursuit l’avocat, qui a déposé plainte - pour vol - au sujet de cette disparition. Il demandera à la chambre des mises en accusation de prononcer la nullité de tout le dossier Calice. Les débats ne sont donc pas clos. »

    Ici: Cure d’amaigrissement pour le dossier Calice

     

    Mais voilà : c’est la faute à la femme de ménage….