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Ethique - Page 268

  • Simone Veil au Panthéon : « et eritis sicut dei »

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    La Rome païenne « divinisait » des personnages mortels parce qu’elle avait une conception peu élevée de la divinité et de la vie au-delà de la mort : sa mythologie en témoigne. L’ère postchrétienne, qui nie la divinité et l’immortalité, ajoute un abus de langage en les glorifiant par une sépulture dans un édifice dédié par antiphrase à tous les dieux auxquels on a cessé de croire.

    Plus qu’à elle-même d’ailleurs, l’apothéose de Madame Veil s’adresse en réalité à la dépénalisation de l’avortement: un acte en soi transgressif de la loi divine et emblématique d’un culte prétendument libérateur rendu à l’homme par lui-même.

    A une supercherie éthique dont témoigne l’ampleur aujourd’hui atteinte par la banalisation de ce qu'on nomme pudiquement l' I.V.G., il est encore permis, jusqu’à présent, de préférer un autre geste: celui de la canonisation d’une Mère Térésa de Calcutta, le 4 septembre 2016 sur la place Saint-Pierre à Rome. Ici, nous entrons dans un autre monde, dont témoigne le discours prononcé par la future sainte à l’occasion de l’année de la famille, le 3 février 1994, devant le président et e vice-président des Etats-Unis. Le site « Forum Catholique » en reproduit la presque totalité du texte :  

    « Nous parlons de l'amour de l'enfant ; c'est là, dans le cœur de l'enfant, que doivent naître l'amour et la paix. Mais je sens que le plus grand destructeur de la paix dans le monde d'aujourd'hui c'est l'avortement, car c'est une guerre déclarée contre l'enfant, un meurtre pur et simple de l'enfant innocent, un assassinat de l'enfant par sa mère elle-même. Si nous acceptons que la mère ait le droit de tuer même son propre enfant, comment pourrons-nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres ? Comment persuader une femme de ne pas se faire avorter? 

    …J'élève la voix en Inde et partout ailleurs. " Il faut sauver cet enfant. " L'enfant est un don de Dieu pour une famille. Chaque enfant porte en lui, de manière unique et particulière, une ressemblance et une image de Dieu en vue de choses très grandes : pour aimer et pour être aimé. Dans cette année de la famille nous devons mettre de nouveau l'enfant au centre de notre affection et de notre attention. C'est seulement de cette façon que notre monde peut survivre, car les enfants sont notre seul espoir pour l'avenir. Lorsque les plus âgés sont appelés à Dieu, il n'y a que des jeunes qui peuvent prendre leurs places.

     

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  • France : La fin de vie ne figurera pas dans les prochaines lois de bioéthique

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    D’Antoine Pasquier sur le site de « Famille Chrétienne » :

    « Elle avait été introduite à la dernière minute dans le cadre des États généraux. Finalement, la question de la fin de vie ne devrait pas figurer dans le futur projet de loi de bioéthique, attendu à l’automne. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, l’a indirectement confirmé le 12 juin à l’Assemblée nationale, en indiquant que « l’avis officiel du Comité consultatif national d’éthique portera sur les thèmes prévus : la procréation, la génétique, le big data, l’intelligence artificielle, les greffes et les neurosciences ». Quelques jours plus tôt, le président du Comité d’éthique, Jean-François Delfraissy, avait laissé entendre que la fin de vie serait exclue du cadre de la révision, mais qu’elle pourrait revenir sous la forme d’un « autre véhicule législatif ».

    Le gouvernement cherche visiblement à temporiser sur ce sujet très électrique. À plusieurs reprises, Agnès Buzyn a fait part de ses réserves devant l’éventualité d’une modification de la loi actuelle. « Je suis convaincue que la loi Claeys-Leonetti  répond aux besoins sans aller vers une loi différente », a-t-elle affirmé le 7 mars devant la commission des Affaires sociales du Sénat. Un point de vue partagé par l’Inspection générale des Affaires sociales. Dans son rapport du 12 juin sur l’évaluation de la loi en vigueur, cette dernière ne suggère que des « ajustements limités » et estime que « la stabilité du cadre juridique est une condition de sa bonne appropriation par les professionnels et par les personnes en fin de vie, leur famille et leurs proches ».

    Ref. La fin de vie ne figurera pas dans les prochaines lois de bioéthique

    La loi française Claeys-Leonetti du 2 février 2016 a mis en place, un « droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir ». En vertu de cette loi, un médecin ne peut plus s’opposer à une demande de sédation profonde et continue de la part d’un patient atteint d’une « affection grave et incurable » et dont le « pronostic vital est engagé à court terme ». Mais, loin du boulevard ouvert par la loi belge du 20 mai 2002 (et son appendice du 28 février 2014 consacré à l’euthanasie des mineurs), ce texte n’autorise ni l’euthanasie ni le suicide assisté : au grand dam d’une partie des parlementaires de gauche.

    JPSC

  • URGENT :deux pétitions à signer et à faire circuler pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique

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    Deux pétitions pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique

    Alors que certains partis politiques poussent en direction d'un vote express pour une dépénalisation totale de l'avortement avant les vacances parlementaires du 21 juillet, alors que les partis ont auditionnés les "experts" qu'ils s'étaient choisis, voici que des citoyens prennent la plume et invitent leurs semblables à se joindre à eux par ces 2 pétitions : ils veulent ainsi faire entendre leurs voix à ceux qui, lors des élections prochaines,  demanderont leurs votes.

    La première Initiative est une lettre ouverte qui se trouve ICI.

    "Nous pensons que le débat actuel ne pose pas la bonne question. Le fait de sortir ou non l'IVG du Code pénal ne nous semble pas la réponse adéquate à la seule vraie question : comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse, c’est-à-dire comment aider les femmes et les jeunes filles à ne pas se trouver enceintes sans l’avoir voulu, et d'autre part, comment améliorer l'accueil, l'écoute et l'accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d'une grossesse non prévue."

    La deuxième, ICI , concerne plus particulièrement la menace que ferait peser la dépénalisation totale de l'IVG sur les soignants : comme  le soulignent les experts soutenant la pétition, " Si l'avortement venait à être considéré comme un acte médical - ainsi qualifié par une loi distincte ou parce qu'il serait réglé dans la loi relative aux droits des patients - et non plus comme une infraction dépénalisée dans certaines circonstances, la liberté des institutions de soins et la liberté de conscience des soignants seraient gravement mises en danger."

    Cette position est détaillée sur ce nouveau site qui recueille les signatures des soignants mais aussi de tous les citoyens voulant protéger la clause de conscience du personnel soignant qui est confronté aux demandes d'avortements.

    www.soignantSOSverzorger.be

  • Avortement : les catholiques doivent accepter d'entrer en dissidence

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    Avortement : accepter d'entrer en dissidence (du Salon beige)

    Tribune de Thibaud Collin dans L'Homme Nouveau à propos de l'avortement dans La Croix :

  • Etats-Unis : fin de l'ère "progressiste" ?

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    Ce qui n'a pas l'air de réjouir Lauric Henneton ne peut manquer de susciter de sérieux espoirs, notamment en ce qui concerne la protection de la vie à naître...

    De Paul Sugy sur le Figaro Vox :

    Démission du juge Kennedy de la Cour suprême : la fin d'une ère progressiste aux États-Unis ?

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Lauric Henneton décrypte l'importance de la nomination prochaine d'un nouveau juge à la Cour suprême. Si pour le Trump l'enjeu est d'abord électoral, les conservateurs espèrent se saisir de l'occasion pour renverser cinquante années de réformes progressistes.

    Lauric Henneton est maître de conférences à l'Université de Versailles Saint-Quentin. Il est l'auteur de La fin du rêve américain? (Odile Jacob, 2017).

    FIGAROVOX.- Le juge Anthony Kennedy a annoncé son départ à la retraite, ce qui laisse à Donald Trump le pouvoir de nommer à vie l'un des neuf juges qui détiennent le pouvoir juridique suprême dans le pays. Faut-il s'attendre à ce que la Cour bascule définitivement du côté des conservateurs ?

    Lauric HENNETON.- Oui, il est probable que Donald Trump désigne un juge plutôt conservateur, car c'est là qu'est son intérêt électoral. Autant, dans sa période new-yorkaise, Trump était bien plus progressiste dans ses positions et n'avait pas grand-chose en commun avec un évangélique de l'Arkansas par exemple… autant, depuis qu'il est élu, il a su habilement changer de convictions sur des sujets jugés fondamentaux par une large composante de son électorat: l'avortement, par exemple.

    Tout l'enjeu pour lui est de montrer qu'il est le Président qui tient ses promesses, et de fait, la nomination de juges conservateurs à la Cour suprême est un élément-clé pour lui permettre de tenir de nombreux engagements pris durant sa campagne: sur les lois fiscales, les droits de douane et le protectionnisme, le Mexique… Sur Twitter, Trump joue sur cette ligne-là en égrenant à longueur de temps la liste des promesses qu'il a tenues, et c'est en effet un argument très fort à l'approche des élections de mi-mandat, où Trump est loin d'être assuré de conserver une majorité républicaine au sénat. Alors, il cherche à tout prix à montrer qu'il est l'homme qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il fait: le transfert de l'ambassade à Jérusalem, par exemple, avait été promis de longue date, notamment par Obama, mais seul Trump a effectivement pris cette décision.

    Justement, sur quels thèmes quoi vont se jouer ces élections de mi-mandat?

    C'est difficile à anticiper car la vie politique américaine va très vite, au gré des événements, et certains sujets dont l'on croit un moment qu'ils vont être primordiaux disparaissent rapidement de la scène médiatique. En février par exemple, après la fusillade de Parkland et les manifestations immenses qui ont suivi, on était en droit de penser que la question du contrôle des armes à feu allait dominer la campagne des midterms… En réalité, cette question a quasiment disparu de l'actualité, bien qu'on ne soit pas à l'abri qu'elle ressurgisse à l'occasion d'une nouvelle fusillade dans une école, ou bien qu'un attentat ramène au contraire les enjeux de sécurité voire d'immigration au rang des priorités médiatiques.

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  • Congo : une indépendance pour quoi faire ?

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    Souvenir : il y a 58 ans, jour pour jour, c’était le jeudi 30 juin 1960: sur le coup des 11 heures, au fond de la brousse de l’Uélé, par petits groupes, des villageois se rassemblent  sur la  barza et dans le lupango de la maison familiale: « Radio Congo Belge » relaie la cérémonie de la déclaration de l’indépendance qui se déroule très loin de là (1.500 km à vol d’oiseau) à Léopoldville, dans la grande salle des congrès de la résidence du gouverneur général (rebaptisée Palais de la Nation).

    Babuas ou Bakérés, les paysans des bords de la Bima ou de l’Andu, ne comprennent pas le français. Au fur et à mesure, Maman traduit en lingala les discours bien lissés du Roi Baudouin et du futur président de la République, Joseph Kasavubu. Une harangue impromptue de Lumumba alourdit soudain l’atmosphère: la traductrice improvisée, imperturbable, prend alors des libertés avec les propos désobligeants du leader nationaliste: tout va bien, chacun veut la paix.

    Le peuple approuve. Simon Mpango, le capita-chef,  invite toute la famille  à participer à la grande fête organisée au village. Papa esquisse quelques pas de danse entre deux haies de travailleurs indigènes. Je filme la scène avec ma petite caméra 8mm. La bière et le vin de palme coulent au milieu des épilis, des coiffes à plumes et des pagnes en écorce. Non, la nuit dernière, les morts ne sont pas ressuscités, aucun enfant n’a disparu dans la forêt et ce soir la voie lactée baignera encore le ciel de sa douce lumière. Mais cinq jours plus tard la Force Publique se rebelle à Thysville, l’incendie se propage et tout s’effondre comme un château de cartes. Le Congo ne s’en est jamais remis.  

    Eternel retour d’une histoire sans fin : 58 ans plus tard, un an et demi après avoir arraché in extremis l’Accord de la Saint-Sylvestre, les évêques catholiques congolais continuent à exiger la tenue des élections libres, démocratiques et inclusives en République démocratique du Congo. Lu sur le site de "La Libre Afrique":

    Cenco ob_6630c9_carton-rouge-des-eveques-a-kabila.JPG« Dans un long courrier diffusé ce jeudi 29 juin, à la veille de la fête nationale et au terme de leur assemblée plénière, les évêques congolais dressent une série de constats et adressent une série de recommandations à l’ensemble de la population congolaise, mais aussi à la communauté internationale, appelée à continuer à soutenir le processus démocratique en RDC. Les évêques se disent préoccupés par les incertitudes qui planent sur le procesus électoral à six mois du passage par les urnes.

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  • Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ? Pour en finir avec les malentendus

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    De Philippe Maxence, le 29 juin 2018, sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau »:

    Thibaud Collin FIC140625HAB0.jpg« Cinquante ans après la parution de l’encyclique Humanæ vitæ, le philosophe Thibaud Collin se penche à nouveau sur la crise du mariage. Son dernier livre, Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ?, semble poser dans son titre une question quasi désespérée. C’est pourquoi, il ne faut pas manquer d’y associer le sous-titre retenu : Pour en finir avec les malentendus, qui ouvre des perspectives, non seulement plus optimistes, mais surtout plus actives. On prendra ainsi mieux en considération le propos et le but de l’auteur.

    Et si nous évoquons pour notre part le repère historique que constitue Humanæ vitæ, il ne s’agit pas non plus d’un hasard. Certes, l’analyse de Thibaud Collin ainsi que sa réflexion ne portent pas essentiellement sur cette encyclique publiée en 1968 par le pape Paul VI. Mais celle-ci avait marqué un coup d’arrêt dans les hésitations du magistère concernant le recours à la contraception artificielle, période qui a ébranlé en profondeur chez les fidèles la perception de ce qu’est le mariage chrétien. Après la parution de l’encyclique, la contestation ne s’est pas tue ; la pratique d’une grande partie des couples catholiques ne s’est pas forcément conformée à l’enseignement du magistère, mais la parole était claire, les repères présents et une pastorale cohérente possible.

    Le contexte historico-magistériel

    Humanæ vitæ rappelait dans une époque en crise l’enseignement de l’Église catholique. À sa manière et pour son temps, Paul VI s’inscrivait dans les pas de l’un de ses prédécesseurs. Le 31 décembre 1930, le pape Pie XI avait en effet publié une encyclique intitulée Casti connubii dans laquelle il rappelait le sens authentique du mariage chrétien. Le contexte historique n’était déjà plus favorable à ce dernier. Le droit nouveau, né de la Révolution, enraciné dans les Lumières, favorisait le divorce. Comme l’a bien montré Xavier Martin, les Lumières rompaient aussi radicalement avec la conception chrétienne de la femme et ravalaient celle-ci au rang de mineure, déséquilibrant le couple chrétien et accumulant à long terme les ingrédients nécessaires à la révolution féministe. L’égoïsme des classes bourgeoises se manifestait également dans sa volonté de réduire le nombre d’enfants, volonté élevée au rang de théorie puis de politique par le malthusianisme.

    Léon XIII avait déjà rappelé la sainteté du mariage dans l’encyclique Arcanum divinæ sapientiæ. Pour sa part, Pie XI répondait en quelque sorte à la décision de la Communion anglicane qui, lors de la Conférence de Lambeth de 1930, avait ouvert la voie au recours à la contraception artificielle, ouvrant ainsi dans les milieux chrétiens une longue et inachevée période de doutes.

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  • Alors que la législation belge sur l'avortement risque de devenir l'une des plus libérales du monde, il faut écrire aux membres de la Chambre

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    Ce message qui vient de nous parvenir mérite votre attention et devrait vous inciter à signer la lettre ouverte adressée aux membres de la Chambre des Représentants :

    Nous sommes très préoccupés par les propositions de loi relatives à l'avortement débattues en ce moment même au Parlement belge et visant à faire de la législation belge l'une des plus libérales au monde (supprimer les conditions strictes dans lesquelles l’avortement est permis ; augmenter jusqu’à 20 semaines de grossesse (5 mois!) le délai dans lequel l’avortement est admis ; supprimer totalement les sanctions pénales en cas de non-respect des conditions posées par la loi).

    Nous pensons que le Parlement se trompe de débat. Les seules vraies questions sont : comment faire diminuer le nombre d’avortements et comment améliorer l'accueil, l'écoute et l'accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d'une grossesse non prévue?

    Un petit groupe de citoyens a décidé d'écrire une lettre ouverte à nos Députés afin de leur faire part de leur souhait de les voir prendre plutôt des initiatives législatives visant à faire diminuer drastiquement – à l’exemple de nombreux pays européens – le nombre de grossesses non désirées et donc le nombre de femmes et jeunes filles susceptibles de recourir à l'avortement.

    Nous vous invitons à soutenir cette initiative citoyenne constructive en signant cette lettre ouverte que vous trouverez ici : http://bit.ly/2Kb17wF . Celle-ci sera remise au Président de la Commission Justice de la Chambre au début du mois de juillet et nous voulons également la faire publier dans les médias.

    Si vous êtes convaincus du bien-fondé de notre démarche, nous vous encourageons aussi à diffuser rapidement cet email LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE autour de vous. En effet, plus nombreux nous serons à signer la lettre, plus son impact sera grand.

  • Fécondation in vitro : les embryons sont-ils en sécurité dans les congélateurs ?

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    FIV EN ESPAGNE : UNE FAILLE ÉLECTRIQUE PROVOQUE LA MORT DE DIZAINES D’EMBRYONS CONGELÉS

     de genethique.org

    Les 1er et 2 juillet 2017 à Valence en Espagne, le dysfonctionnement d’un congélateur obsolète a provoqué la mort de tous les embryons qui y étaient conservés. Une faille électrique a, en outre, empêché le déclanchement des alarmes du Laboratoire de Reproduction de l’Hôpital Blasco Ibáñez.

    Plusieurs employés de l’unité d’obstétrique avaient déjà fait remonter l’existence de ce risque, mais rien n’a été fait pour éviter les pannes électriques qui se sont avérées fatales pour les embryons. L’hôpital parle d’ « irresponsabilité ». Les installations sont obsolètes, mais continuent à être utilisées. Le Ministère de la Santé, informé, n’a pas voulu rendre publique l’information. Du côté de l’hôpital, il a été discrètement décidé de payer un cycle complet de FIV dans un centre privé, pour plus de 20 000 €, à une de ses infirmières concernée, pour que l’incident ne soit pas révélé au grand jour.

    Voir aussi :

    Ohio : Plus de 2000 ovocytes et embryons potentiellement endommagés

    Etats-Unis : des congélateurs endommagés dans une seconde clinique de fertilité, des clients veulent porter plainte

    Sources: El Mundo, Vicente Useros (25/06/2018)

  • La difficulté de partager l'épreuve de l'avortement

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    Du "Salon beige" :

    Un documentaire évoque la difficulté de partager l'épreuve de l'avortement

    Un article du Monde d'hier traite d'un documentaire diffusé hier soir sur LCP :

    Capture d’écran 2018-06-27 à 08.32.01

    "Il y a un peu plus de quatre ans, en décembre 2013, le gouvernement espagnol adoptait un avant-projet de loi visant à limiter le droit à l’avortement. C’est à ce moment-là que Marie-Pierre Jaury décida de réaliser un film autour de ce sujet, en allant voir les principales personnes concernées. « Je ne voulais pas faire une enquête avec des chiffres et des spécialistes », a déclaré la documentariste lors de la présentation du film. Elle s’est donc rendue en France, au Canada et aux Etats-Unis pour rencontrer des femmes ayant subi une interruption volontaire de grossesse. Afin de les écouter et de faire entendre leurs témoignages.

    Eugénie, Alicia, Laura, Melissa, Caroline et Sarah avaient entre 15 et 30 ans lorsqu’elles ont eu recours à l’avortement, par choix ou obligation. Du test de grossesse à l’intervention finale, elles racontent et analysent cette épreuve qui a façonné leur vie, faisant d’elles ce qu’elles sont aujourd’hui. Leurs paroles sont d’autant plus fortes qu’elles interviennent des années plus tard, avec le recul et la distance nécessaires.

    « I had an abortion » (« J’ai avorté »), peut-on lire sur le sac de Melissa, qui, 16 ans après sa grossesse non désirée, recueille les témoignages de femmes ayant vécu la même expérience, pour en faire des podcasts. Une démarche aux accents thérapeutiques pour cette jeune fille qui, à l’époque, n’avait pas eu son mot à dire.

    Certaines sont devenues militantes, d’autres parviennent à évoquer cet épisode à haute voix, après des années de silence, et c’est déjà beaucoup. Le documentaire souligne la difficulté de partager cette épreuve. Pourtant, ces femmes expliquent comment elles ont continué – et continuent – à « vivre leur vie »malgré la honte, la culpabilité et la solitude que certaines ont pu ressentir.

    Les entretiens sont longs et riches, Marie-Pierre Jaury laisse le temps à ses interlocutrices de s’exprimer, sans filtre. Poignant, son documentaire met en évidence la pression et la violence, sous-jacentes ou réelles, exercées par la famille, la société et le corps médical qui font parfois de l’avortement un tabou, une omerta. Surtout, il choisit de concevoir l’avortement comme un moment constructeur et non destructeur dans la vie de ces jeunes femmes."

    A voir ici.

  • Etats-Unis : une nouvelle décision pro-vie

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    Nouvelle décision pro-vie de la Cour Suprême des Etats-Unis

    source : "Le Salon beige"

    La Cour suprême des Etats-Unis a donné tort à la Californie qui voulait imposer à des centres pro-vie d'informer les femmes enceintes de leur droit à se faire avorter ailleurs. Une telle loi viole la Constitution, ont jugé les cinq juges conservateurs de la haute cour, dans une décision très attendue. Les quatre magistrats progressistes minoritaires ont eux exprimé séparément leur désaccord.

    Ce dossier concerne les "centres de crise de la grossesse", gérés par des groupes chrétiens et conservateurs. Il en existe plusieurs centaines en Californie. Permettant d'assister et de conseiller des femmes qui ne souhaitaient pas tomber enceintes, ces centres tentent de les convaincre de ne pas avorter. La Californie a imposé à ces organismes privés d'informer les femmes qu'elles pouvaient bénéficier d'un avortement ou d'une contraception gratuites ou à bas prix dans d'autres centres, subventionnés par l'Etat. La loi californienne oblige aussi ces lieux d'accueil à informer clairement leur clientèle s'ils sont habilités à l'exercice de la médecine et s'ils disposent de praticiens sur place.

    Les militants "Pro-Life" avaient porté plainte contre la loi californienne de 2015, d'inspiration démocrate, assurant qu'elle violait leur liberté de conscience protégée par le premier amendement de la Constitution. Mat Staver, président de l'organisation conservatrice Liberty Counsel, s'est réjoui de la décision :

    "La Californie ne peut plus forcer les centres de crise de la grossesse à émettre un message qui va directement à l'encontre de leurs croyances religieuses et de leur mission consistant à sauver des vies".

    Il est manifeste que cette succession de jugements contre la dictature LGBT et contre la culture de mort est un effet Trump, alors qu’il n’y a pas (encore) de majorité nette à la Cour suprême pour la défense de la vie et de la loi naturelle.

  • Ne faisons-nous pas nous-mêmes le “sale” travail de la mort ?

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Académie pour la vie : la culture de la vie, c’est aussi tourner le regard vers sa destination ultime

    Non au « sale travail de la mort » (Traduction intégrale)

    « La culture de la vie… doit tourner plus sérieusement le regard sur… sa destination ultime. Il s’agit de mettre en lumière avec une plus grande clarté ce qui oriente l’existence de l’homme vers un horizon qui le dépasse », a assuré le pape François devant les participants à la XXIVe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie (PAV), sur le thème « Commencements égaux. Et ensuite ? Une responsabilité égale ». («Equal beginnings. But then? A global responsibility»), ce 25 juin 2018. Le pape a exhorté à se désolidariser du “sale” travail de la mort, qui « cherche à nous persuader que la mort est la fin de de toute chose, que nous sommes venus au monde par hasard et que nous sommes destinés à finir dans le néant ».

    Dans son discours introduisant l’assemblée organisée du 25 au 27 juin, il a pointé du doigt le narcissisme : « En excluant l’autre de notre horizon, la vie se replie sur elle et devient bien de consommation. Narcisse, le personnage de la mythologie antique, qui s’aime lui-même et ignore le bien des autres, est naïf et ne se rend compte de rien. Pendant ce temps, cependant, se diffuse un virus spirituel assez contagieux, qui nous condamne à devenir homme-miroir et femme-miroir, qui se voient seulement eux-mêmes et rien d’autre. Cela revient à devenir aveugle à la vie et à sa dynamique, en tant que don reçu des autres et qui demande d’être mis de façon responsable en circulation pour d’autres. »

    Le pape François a plaidé pour « un discernement soigné des différences complexes fondamentales de la vie humaine : de l’homme et de la femme, de la paternité et de la maternité, de la filiation et de la fraternité, de la socialisation et aussi de tous les différents âges de la vie. Ainsi que de toutes le conditions difficiles et de tous les passages délicats ou dangereux qui exigent une sagesse éthique spéciale et une résistance morale courageuse : la sexualité et la génération, la maladie et la vieillesse, l’insuffisance et le handicap, la privation et l’exclusion, la violence et la guerre ».

    « Il faut s’interroger plus profondément sur la destination ultime de la vie, capable de rendre dignité et sens au mystère de ses affections les plus profondes et les plus sacrées. La vie de l’homme, belle à enchanter et fragile à mourir, renvoie au-delà d’elle-même : nous sommes infiniment plus que ce que nous pouvons faire par nous-mêmes », a-t-il encore affirmé.

    Voici notre traduction intégrale de ce discours :

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